Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   1, 2, 3, 4   >   >>

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Mariage ou Quand le Canard s'allie au Rouge ?

Juliette
Le soleil se levait tout doucement sur l'horizon.

Ce jour devait être comme un autre sûrement, certainement obligatoirement et pourtant...
Le soleil se levait toujours. Le coq de la ferme plus loin avait déjà chanté depuis un heure. La rosée était tombée rafraichissant quelques instants le sol et l'air. Les étendards s'animaient au grès de la brise. Peu à peu, le domaine s'éveillait. Il y avait des personnes en cuisine, aux écuries, dans les couloirs. La fourmilière était réveillée et devait finir les préparatifs pour ce jour où Evreux changerait un peu, beaucoup, à la folie.

Le soleil était bien rond à l'horizon.

Les chevaux étaient préparés. Les lads les nourrissaient, les brossaient soigneusement. Leur écrin devait être propre et luisant. En aucun cas, les montures et le coche ne devait paraitre inaperçus lors du trajet jusqu'à la Cathédrale.
En cuisine, les plats étaient relavés pour briller de tout éclat lors du banquet. Les cuisiniers avaient commencé à faire les préparations pour les desserts. Tourte... mais ne commençons pas à allécher les babines trop vite ! changeons donc de pièce.

Les heures passées.

Une domestique s'inquiéta tout d'un coup. La baronne était matinale habituellement et elle n'était toujours pas levée. Elle entra doucement dans la chambre, à pas de loup au départ. Il ne fallait pas que la maîtresse soit en retard pour ce jour fatidique.


OOOOOOOOOOOOhhhhhhhhhhhhhh !!!!! cria-t-elle tout d'un coup. La Baronne n'était pas dans la chambre et rien n'indiquait qu'elle avait dormi ici. Marine, de son nom, couru alors dans le couloir à la recherche de l'Harles. Personne ne la trouva, personne ne savait où elle était. Diantre ! la noble se mariait ce jour, dans plusieurs heures certes mais ce jour quand même et le temps de préparation rétrécissait. Elle n'osa pas déranger le Duc pour ne pas qu'il s'inquiète à son tour. Marine fut suivi par Blondine et toutes deux se mirent à la recherche de la Baronne. Benoit ne tarderait pas à s'apercevoir qu'il y avait un hic. Mais le deux donzelles souhaitaient faire bonne figure en la trouvant d'elle même. La baronne était prévisible.

Cuisine, rien. Elle aurait pu avoir une petite faim à cause du stress
Salle de réception, rien. La nostalgie de l'étendard des Lasteyries aurait pu la frapper
Le petit salon, rien. Elle aurait pu avoir eu envie de broder pour se détendre.
La bibliothèque, rien. Elle aurait pu avoir envie de lire un livre du Duc pour prendre sa place quelques minutes.
La cour, rien. Elle aurait peut-être voulu accueillir les invités qui venaient de loin, elle même malgré qu'elle aurait manqué de temps.
Le jardin, rien. Elle aurait pu sentir les fleurs le matin pour animer ses sens et apaiser son esprit.
Mais où était-elle ? Elle n'était peut-être pas aussi prévisible que cela.

Blondine eut pourtant une idée qu'elle souffla à sa compère. Cela paraissait pourtant improbable mais on ne savait jamais. Elles relevèrent leur jupon et courrurent vers la forêt.


Madame la Baronne !!! Madame la Baronne !! Madame la Baronne !

Elles crièrent, appelèrent ainsi pendant plusieurs bonnes minutes. Et aucune réponse en retour. Les pauvres dames commençaient à désespérer. Dernière solution qui leur vint à l'esprit : l'Iton. c'était là que la Baronne avait passé son temps ces derniers mois.

Madame la Baronne !!! Madame la Baronne !! Madame la Baronne !

Toujours aucune réponse !

Elle veut toujours se marier au moins ? Demanda Marine sans vraiment attendre de réponse. Blondine haussa les épaules, presque confuse.

Pendant ce temps, les appartements des invités étaient prêts pour réceptionner les bagages. Le portier était à sa place.

_________________
--La_grande_epopee
la grande épopée avait suivi son cours. L'élection avait bien eu lieu aboutissant au résultat positif attendu. IL avait voté pour elle.

Rappelez vous...


    mars 1457

    Quand les sentiments prennent le dessus

    ... ou l'envie d'une autre vie.

    C'est l'histoire d'une Liste Ducale.

    La grande épopée commença à germer dans l'esprit d'une Dame alors qu'elle participait à des patrouilles militaires pour son Duché. Faire le ménage qu'ils avaient dit ! Ainsi, elle avait fait presque le tour du territoire guettant le moindre individu suspect, l'arme à la main, tout aussi déterminée à en découdre que durant la guerre contre les bretons.
    Depuis des mois, Elle ne reconnaissait plus son Duché qui s'enfonçaient peu à peu sous le poids des menaces, de la vengeance, de la division... La Dame avait donné de la voix pour que chacun retrouve la voie de l'entente, du travail d'équipe. Elle avait reçu le soutien d'autres nobles mais aucun changement ne fut visible immédiatement.
    La Dame se dit qu'il était peut-être temps de se décider. Il fallut près de 2 semaines pour trouver un point de départ. Un dijonnais. Mais ce dernier semblait plus se plaire dans un monastère que dans une liste. Elle chercha encore et c'est alors qu'une semaine et demi après, elle trouva ce qu'elle cherchait à Sémur. Ils étaient 6 ! Les 6 se mirent à la tâche pour réfléchir sur le programme électorale. Ils arrivèrent à se mettre d'accord. Mais il était trop beau de croire que cette "grande épopée" puisse commencer aussi bien. Deux hommes dans les six semblaient louches. De peur qu'ils ne soient là pour piéger les 4 autres, ces derniers décidèrent de changer leur programme.
    C'est ainsi qu'après une bonne organisation l'équipe des 4 devint ensuite l'équipe des 5 à Tonnerre. Le programme était monté, les frais pour la liste étaient près et le groupe au complet. Seulement, il y a eu un désistement de dernière minute. On revint au groupe des 4. La Dame pouvait tout de même espérer.

    La liste fut posée et passa le premier cap non sans encombre. Elle subit une interdiction pour l'affichage de son programme. Il fallait donc tout reprendre. Des courriers furent échangés avec les autorités pour que tout se passe au mieux sans qu'aucun des 3 autres qui accompagnaient la Dame ne subissent quoi que ce soit pour son projet.
    L'interdiction fut levée. Et la liste - de 4 - s'élança de nouveau. Une cinquième personne se joignit à eux juste après. C'était une liste électorale exceptionnelle. Mais pour quelle élection ?


    mais c'est aussi l'histoire d'une Dame éprise d'un seul homme et convoitée par d'autres.

    Elle avait longtemps hésité entre ses ambitions personnelles et ses sentiments. La réflexion fut longue. Elle eut néanmoins un déclic au vu de la situation de son duché. Elle avait senti que ses ambitions ne seraient pas pour maintenant et qu'il serait sûrement trop tard si elle n'agissait pas maintenant pour ses sentiments. La Dame avait préparé son départ.

    La première étape : trouver une escorte et réunir les fonds.
    Elle avait cherché pendant longtemps jusqu'à proposer ses services pour jouer le rôle de marchand ambulant. Il y en avait déjà un tout désigné. Elle l'avait contacté et n'avait reçu pas de réponses très clair quant à une date de départ. Force était de constater que ce ne serait pas pour demain. Alors elle chercha une autre solution. La Dame entendit parler d'un départ d'une personne qu'elle connaissait. Elle se renseigna auprès de cette personne, Dame Tornade_974 qui lui indiqua sa destination. De fil en aiguille, l'itinéraire changea et cette dame proposa à La Dame de l'accompagner jusqu'à une ville de Normandie. Surprise par tant de générosité, la Dame ne su quoi dire au début.
    Ils devaient être 6 au départ mais deux semblaient trop louches aux yeux de Tornade pour qu'il soit possible de voyager avec eux. L'itinéraire fut changer. Ils passeraient par la Champagne laissant les deux hommes.

    Le duché lui devait beaucoup mais n'était pas en mesure de pouvoir tout payer. Une guerre coûtait décidément cher. Voyant son Duché croulait sous les dettes, elle consenti à ne pas tout réclamer et laissa une certaine somme pour aider son Duché. c'était bien là le devoir d'une Noble.

    La Deuxième étape : l'au revoir.
    Juste avant le départ, la Dame avait passé ses heures écrire des lettres pour dire au revoir à ses amis et connaissances. Un soir, un homme qu'elle connaissait bien passa la voir alors qu'elle faisait les derniers préparatifs pour le voyage. Ce seigneur n'avait d'yeux que pour ses corsets et la belle gorge qu'il convoitait. Ils discutèrent longtemps : lui faisant ses avances, elle lui résistant tant bien que mal. Elle réussi à le faire partir. Prévoyant un retour de ce dernier, elle ordonna aux domestiques de dire qu'elle était déjà partie pour ne pas être dérangée mais il parvint à découvrir le subterfuge et retenta sa chance. Cette fois-ci la Dame failli perdre son calme. Il chercha à la retenir, à ce qu'elle ne parte pas mais ne parvint pas à la convaincre. Plus ils discutaient plus, il semblait clair à la Dame, que ce seigneur était de ceux qui courraient jupon sans dignité et elle s'était juré que jamais, non jamais elle ne ferait les même erreurs. Une fois encore, elle le remit à la porte, sans regret. L'histoire du seigneur et du corset n'était plus qu'une légende. Il lui fallait partir.

    La Troisième étape : Tonnerre - Conflans les Sens
    A Tonnerre, un homme avait rejoint le groupe des dames. Il en fallait bien un disait-on pour s'assurer qu'elles ne risquent rien. Ils avaient sûrement oublié ou jamais su que la Dame avait fait la guerre. Là avait commencé le mensonge. Elle passait ses journées à écrire des lettres lorsque bien sûr, elle avait un moment possible pour le faire. Des lettres de demande de laisser passer à la Champagne qui était toujours égale à elle même, à l'Orléanais, à l'Alençonnais et enfin à la Normandie et des lettres pour un seul et même homme. Penser à lui la motivait plus que tout. Elle ne voulait pas lui dire qu'elle lui rendait visite avec sa fille. Une surprise qu'elle espérait agréable. La Dame avait alors monté l'histoire de la liste ducale derrière laquelle elle racontait son voyage.

    la Quatrième étape : Conflans les Sens - Montargis
    Arrivé à Montargis, elle croisa une femme détestable sur laquelle elle aurait craché si elle n'avait pas encore au fond d'elle même un peu de noblesse. Des vieux souvenirs remontèrent. Sa fille ne comprenait pas pourquoi sa mère parler aussi durement à une femme qu'elle ne connaissait pas. A part cela, le groupe prit avec eux la sœur de Dame Tornade, dame Martine36 qui allait faire le voyage avec eux. Le club des 5 était complet.
    Elle reçu une lettre de la personne qu'elle souhaitait retrouver, qui lui annonça une nouvelle. Elle en était toute retournée mais ne changea pas pour autant son programme.

    la Cinquième étape : Montargis - les routes
    Le groupe battit la campagne tout en s'inquiétant de ne pas avoir encore reçu de réponses aux demandes de laisser passer. Ils savaient que les frontières de Normandie étaient fermées. La Dame ressaya de reprendre contact avec de vieilles connaissances du temps où elle travaillait pour la diplomatie Bourguignonne et finit par obtenir le nom du connétable. Elle continua en parallèle à écrire au Duc mais avait de plus en plus de remords à lui parler de liste Ducale. Mentir n'était pas dans ses habitudes et cela finissait par lui causer mauvaise conscience. Vivement la fin.
    La Dame reçu a ce moment là une lettre d'un Vicomte qui avait eu l'audace de participer aux joutes où sa main était mise à prix. Elle eut une sensation étrange : il n'était pas le seul à parler d'elle comme une personne importante du duché en allant jusqu'à dire que sa perte couterai chère au duché. Mais venant de lui, elle se doutait qu'il était toujours aussi intéressé et n'y teint compte qu'à moitié.

    La Sixième étape : les routes- Lisieux - Normandie
    Ils avaient enfin eu les laisser passer. Le groupe passa donc la frontière sans hésitation. Ils pourraient enfin se reposer après tout se trajet.

    L'épopée allait prendre fin. A contrario, l'élection allait commencé.

    "Voterez vous pour moi ?"


L'élection étant passée, il fallait donc scellée à jamais ce choix et le fêter comme il se devait. La Dame méritait qu'on lui accorda toute son attention ce jour après tout le périple qu'elle avait réaliser pour en arriver là.

La recherche de son regard, de son attention et de son affection avait occupé tout son temps pendant de longs mois. Il ne fallait pas oublier cette phrase : "Quand les sentiments prennent le dessus ... ou l'envie d'une autre vie. ". Elle est la clé de toute cette histoire. Mais attention, à son interprétation ! Elle était lourde de sens.


*****

L'endroit où la grande épopée allait connaitre son couronnement était une cathédrale imposante et symbolique. Grande, majestueuse, elle avait le mérite de pouvoir accueillir bien du monde venu assister au mariage.

Rien n'avait été laissé au hasard. Devant la Cathédrale, les même étendards qu'à Evreux avait été installés.



L'affiche annonçant le mariage était bien mise en évidence.


Citation:


NB : la cérémonie du mariage aura lieu à la cathédrale de Rouen (gargote) et les festivités à Evreux (domaine nobiliaire - forum off. 1)

- Des joutes vont êtres organisées pour le 1er juin 1458. Elles se dérouleront à la lice Saint Antoine (second forum off.). Les inscriptions se font auprès de Morkar, Duc d'Evreux, avant le 31 mai.
Rappel : les joutes sont réservées à la noblesse.

- deux concours (pour tous) seront organisés à la même date à Evreux. le premier sera un concours de tir à l'arc et le second le lever de coude. Les inscriptions se font par mp auprès de la Baronne Juliette qui retransmettra les noms au bureau de l'animation ducale qui a accepté d'assurer l'organisation et l'arbitrage de ces concours.

Recrutement : Nous recherchons deux personnes pour l'organisation de ce mariage. La première sera chargée de la mise en place du banquet et la seconde, de l'organisation du bal. Contactez la Baronne de Mervans (Juliette).

Tout normand est le bienvenu durant ces festivités.


Les portes étaient ouvertes laissant deviner facilement que l'on pouvait y rentrer pour prendre place. La cérémonie commencerait bientôt.
Juliette
[Domaine d'Evreux]

Blondine et Marine continuaient de chercher désespérément. Il fallait faire vite. L'heure tournait.

Bien plus loin, le clapotis de l'eau formait une musique rythmée animant les pensées d'une femme allongée près de la rive. Malheureusement, cela n'était pas une jolie berceuse encore moins une ballade dans l'esprit de la dame. Elle dormait encore profondément mais le rêve était agité.

"Non"... Il avait dit Non. C'était un non ferme, un non décisif, un non qui ne permettait aucun retour. Elle se mettait à genou, le suppliait. C'était une défaite. Le pire échec qu'elle connaissait, sous tous les regards des personnes présentes dans la cathédrale. c'était humiliant. Elle se mit à pleurer, et commença à regretter son passé, à regretter sa Bourgogne à regretter ce qu'elle avait commis. Tromperie, mensonge, tentative d'assassinat... son passé n'était pas aussi noir que des grands qu'elles connaissaient mais il avait son côté obscure.
Il savait tout. Comment ? Il savait tout, elle en était sûre. Il avait dit non... Elle pleurait désormais à chaude larme, même sa fille se détournait d'elle. Aliénor s'apercevait que sa mère n'était pas un ange et qu'elle était parcourue sans cesse de mauvaises pensées. Elle voyait alors tout d'un coup tout le monde se détourner d'elle. Ils savaient tous. Et son frère qui la regardait souriant, avec fierté. Son regard... le plus sombre des deux était lui. Elle se revoyait sur le portrait qui se trouvait dans le hall de Mervans. Le duo d'enfer... quoiqu'ils n'aient jamais fait leur "coup" ensemble.
Et Milamber était là aussi ! Elle déglutissait. Il avait un regard noir. Il leva soudain, la main très haut puis l'abattit violemment sur sa joue. "bien fait !" C'était les derniers mots qu'elle entendit lorsqu'elle se réveilla en sursaut.

Elle haleta. En sueur, elle réalisa où elle était et vit un morceau de branche à côté d'elle. Elle avait du lui tomber sur le visage durant son sommeil. Son cœur ne ralentit pas de suite. Elle se rappela alors que hier, dans la soirée, elle avait quitté le château furtivement et de manière pressée. Elle n'allait pas bien. Elle avait une boule en ventre et s'était donc dirigée vers le lieu qui l'apaisait le plus : l'Iton. Juliette se leva doucement puis s'approcha plus près de l'eau pour se mouiller un peu le visage. La jour était bien là. Ce rêve était horrible et l'avait complètement effrayée. Et s'il disait Non ? Paniquée, elle se remouilla le visage. C'est alors qu'elle entendit qu'on l'appelait.


Madame la Baronne !!! Madame la Baronne !! Madame la Baronne !

Mais qu'elle heure est-il ? Marmonna-t-elle.

Elle n'était pas encore très bien. Juliette finit par répondre.
Je suis là, ... C'était vague comme indication mais au son de sa voix, les autres finiraient bien par la trouver.

Ce n'est pas ce qu'il manqua d'arriver. Blondine et Martine arrivèrent en trombe sur les lieux, rassurées de voir la Baronne vivante mais s'inquiétèrent très vite de son état.


Ma Dame, Commença la première vous êtes bien palote et rouge à la fois ! Finit la seconde.
ce n'est rien ! je me suis endormie hier soir, je n'ai pas fait attention...

Fronçant les sourcils, les deux domestiques l'enjoignirent de les suivre pour que la Baronne se prépare.

- Il est si tard que cela ? Je ne me sens pas d'y aller maintenant... repoussons la cérémonie !

- Mais ma Dame !! n'avez vous pas invité de nombreuses personnes pour ce mariage ? elles sont venues de loin pour certaines ...

- et alors ? cela fera des regards en moins sur moi...
Marmonna-t-elle. Juliette n'était pas encore bien réveillée pour bien réagir. Elle finit par céder tout de même et suivi les deux femmes qui examinèrent tour à tour les marques qu'elle avait sur le visage. Elles n'avaient pas l'air très positives à ce sujet d'ailleurs.

Elles arrivèrent au château et allèrent jusqu'à la chambre de la Baronne. Blondine sorti la robe et la disposa sur le lit. Martine s'occupa du ban en espérant pouvoir faire très vite pour ne pas être en retard. la première s'occupa ensuite de nettoyer le visage de l'Harles. Il y avait des traces de sang très légères comme des griffures. Cela resterait rouge la journée mais elle espérait bien avoir redonné le visage lisse de sa baronne demain. Il lui faudra trouver un subterfuge pour qu'on ne voit pas ces égratignures.

[A la Cathédrale]

Un homme veillait à ce que tout soit en place. Et était prêt à accueillir les personnes dans le lieu béni en attendant le début de la cérémonie.

_________________
ulrich
Bâtard qui n'a même pas pris le temps de repasser chez lui...après ses péripéties provençales dont on a idée, il était parti en visite, chez les helvètes, et avait terminé son périple en passant par l'Artois qui devait déjà l'avoir mis sur la liste des gens à abattre sans sommation par les armées... Un truc héréditaire, auquel le fécampois mettrait bientôt un terme... Et pour une fois, pas grâce à son nom, ou aux amitiés de ses parents...

Il rangea sa mule qui tirait un lourd chariot rempli de sacs de farine, de blé, et de pain, qui devaient cruellement faire défaut à Bertincourt, non loin de la cathédrale, en créneau, cela va de soi...

...Puis courut en direction du monument: il se croyait très en retard... Avant d'y pénétrer, il frotta un peu ses braies, un sac de farine avait dû se percer...

Quand fallait y aller...

Le bâtard se découvrit et entra...
Pieusement, il inclina la tête, et prononça les mots ce que chaque aristotélicien assidu se devait de dire chaque dimanche:


Claaaasse, j'suis l'premier!

A moins que la cérémonie ne soit déjà achevée? Un homme semblait avoir été rangé là exprès pour lui, juste pour le renseigner...

P'rdon mon brave, j'cherche l'mariage d'ma tante Juliette et de...

Arf comment il s'appelait déjà?

...et d'un type!

V'savez pas où qu'c'est?
Et si c'est d'jà fini, v'savez où est l'festin? J'ai pas raté l'festin tout d'même? Rhooo!?


Grands yeux hébétés, dus à la fuite de la nuit passée...Ulrich n'avait qu'une envie: tester le confort de ses sacs de blé...
_________________
--Villageois
C'est quoi ça, encore un imbécile prétentieux qui croit que parce qu'il est posté à l'entrée, il doit renseigner le premier péquin? Surtout un péquin sale, et loin de sentir la rose...

V'pourriez vous présenter, nan?
Moi, c'est Séraphin. Et la baronne épouse Estienne Morkar, non mais vous sortez d'où vous?
La messe n'a pas encore commencé, d'ici une demie heure, les premiers invités arriveront.
Nan mais sérieux, z'avez vu l'heure? Z'êtes débile ou quoi? Avez-vous déjà vu un mariage qui s'achève avant sexte?
Soyez patient un peu!
ulrich
Insultes gratuites, voilà qui revigora le bâtard... Elles avaient fusé sur lui comme un "vennt frais, veeeeeennnnnt du matinnnnn", et avaient achevé de le mettre de bonne humeur, d'autant qu'apparemment, il était en avance...
Ignorant les demandes de Séraphin, il se mit à trépigner d'enthousiasme... Une idée (forcément mauvaise) venait de germer dans son esprit médiocre...


une demie heure, une demie heure!


Le voilà qui papillonne...


Superbe!

Voilà ce qu'on va faire, l'ami pour tuer le temps... Permettez que je vous appelle l'ami? C'est moins laid que Séraphin tout de même...

Alors, j'vous e'splique: j'suis diplômé d'aristomachin, et on m'a d'mandé d'préparer des tas d'messes théoriques... J'voudrais éprouver mes homélies en public, parc'qu'ma prof, l'était bien gentille, et jolie, mais comme j'ai pas cessé d'lui faire du gringue, niveau objectivité... bof.

Allez vous asseoir et écoutez- moi!


Bâtard qui va se placer devant l'autel, il connaît bien son texte pour le mariage...

Vous écoutez hein?

Le bâtard se lança...

Bon, pour le reste, soyez les bienvenus mes enfants, au rendez-vous dominical, dans la maison de Dieu, que nous allons célébrer.
Il ne sera pas le seul à être célébré aujourd'hui d'ailleurs. C'est une chose heureuse que nostre église soit si remplie aujourd'hui, pour l'amour du Créateur, uniquement lui, parce que, heureuse coïncidence, vous pourrez, outre la messe, assister à l'union aristotélicienne de X et d'Y aujourd'hui...
Mais ce n'est pas pour cette raison accessoire que vous êtes tous présents aujourd'hui, ...

N'est-ce pas!

Hé oui, c'était lui la star, comme chaque dimanche, pas les mariés, et il tenait à le rappeler...

Allons, allons, mes enfants, sortez vostre livre des vertus, et ouvrez-le à la page 38.


Houla, houla! (c'était l'expression du moment du jeune homme), la foule risquait de s'agiter...
S'inquiéteraient-ils que le célébrant n'ait pas choisi un texte sur l'amour?
Bon, il allait falloir rassurer ces [strike]moutons[/strike] brebis égarées...

Je... je n'ai pas choisi un texte sur l'amour, celui que vous entendez d'habitude: vous êtes des humains, non?
Donc, vous savez que le sens de la vie est l'amour; si vous avez oublié pourquoi, je vous renvoie à la page 24... MAIS PAS MAINTENANT!
revenez à la page 38 s'il vous plaît mes enfants...


Passablement énervé, il commença la lecture, il décida de laisser de côté le début, inutile de bourrer leurs molles cervelles avec des faits peu importants...


Le contexte: Aristote est invité à une org... heu... une fête chez son ami Polyphilos. Et il discute avec lui...

Citation:
Aristote : Tous ces gens ici, sont donc vos amis ?

Polyphilos : Bien entendu. Nul n'entre ici qui ne soit mon ami.

Aristote : Je vois pourtant des gens de toutes extractions sociales et
occupant diverses fonctions pour la Cité.

Polyphilos : Et alors ? Je ne suis pas hautain. Je laisse ça au nouveaux
riches.

Aristote : Certes, c'est tout à votre honneur. Mais il ne peut s'agir
d'amitié véritable. Un vrai ami est un égal car l'amitié doit être
parfaitement réciproque et équitable. Si elle ne l'est pas, ce n'est
plus de l'amitié mais de l'intéressement. Un roi ne peut rien attendre
d'un mendiant, ce dernier est incapable de l'aider en cas de besoin, or
l'entraide est la base de l'amitié. Donc il n'y a pas d'amitié possible
entre personnes par trop inégales.

Le jeune fils de Polyphilos s'était
approché.


Eumónos : Je le répète sans cesse à mon père. Ces gens ne sont pas ses
amis et il doit prendre ses distances.

Aristote : Ce serait tomber dans l'excès inverse, jeune homme. L'amitié
est le plus grand bien de l'homme. Elle noue les liens des communautés.
Et les communautés forment à leur tour la Cité. L'amitié permet les
relations sociale et l'Humain peut alors prendre part dans les affaires
de la Cité. Et comme la vertu cardinale de l'homme est la participation à
la cité, l'amitié est une chose essentielle.

Eumónos : Mais comment trouver un parfait égal ?

Aristote : Ce n'est pas nécessaire. Il faut surtout que l'intéressement
ne soit pas trop prononcé dans le chef d'un des prétendus amis. Le juste
milieu, celui de la vertu, c'est de savoir s'entourer d'amis
véritables, de gens qui peuvent compter sur vous et sur qui vous pouvez
compter.

Polyphilos et Eumónos hochèrent la tête pour marquer leur accord. Aristote s'éloigna de quelques pas avant de se retourner.

Aristote : Ces feuilles de vigne sont délicieuses, aussi délicieuses que
le conseil d'un ami, vous ne trouvez pas ?


Ulrich toussota pour réveiller les éventuels endormis...

Bon, alors, qu'est-ce qu'il faut en retenir? Et pourquoi j'ai choisi cet extrait plutôt que celui sur l'amour?
C'est assez simple en fait: On comprend ici qu'Aristote nous explique que l'amitié (et à plus forte raison l'amour) ne peut se faire qu'entre égaux.
Que veut-il dire par là?

Pour faire simple, que l'amitié doit être basée sur des échanges équilibrés: ce peuvent être préceptes philosophiques contre feuilles de vigne, comme l'entretien de la chaumière contre une houppelande ou des fleurs de temps à autre; ce peut être de rentrer du bois en échange d'une petite... heu... non, oubliez le dernier exemple.

Bref, vous avez compris, en amitié, comme en amour, il faut qu'on ait un échange, des concessions, entendez-vous, les futurs mariés? Et des deux côtés!
Ne l'oubliez pas! Cette pratique sera le ciment de vostre mariage, si tout est à sens unique, vous ne pratiquerez pas l'amour vertueux aristotélicien, et vous serez malheureux!


Ulrich sourit satisfait, il espéra avoir fait prendre conscience de la première calamité du mariage... Il s'arrêta quelques instants... Regard en direction de Séraphin...


Alors, alors, z'en dites quoi?

_________________
--Villageois
L'endormi n'était pas éventuel pour le coup...

Rzzzzzzzzzz!
ulrich
Usurpation de fonctions... Ca devait aller chercher loin... Ulrich se prit à espérer qu'à part l'autre qui dormait, il n'y avait personne d'autre dans la cathédrale...
Bon, pas tout ça, mais il fallait le réveiller lui...

Grandes claques...


Debout crétin!
Si les gens ne sont pas encore arrivés, ils ne devraient pas tarder, allez, file à ton poste!



Amateurs de chantage, et autres délations, c'est l'moment ou jamais

_________________
Ursin
le vieux comte de Comborn s'était vêtu de conséquence pour assister au mariage de sa chère belle sœur.
Il portait son tabar Hospitalier de soie noire frappé de la croix d'argent de son ordre. Par dessus Ursin avait mis une cape de soie blanche aux armes des Lasteyrie, il portait également le collier d'argent de Chevalier de l'ordre de l'hospital. Ainsi paré il était prêt à faire son entrée dans la Cathédrale pour assister au mariage.
Il ne savait point encore la place qui serait la sienne, et il lui semblait que bien peu de personnes étaient pour l'heure présentes.
Il entra donc dans la cathédrale au bras de sa tendre épouse.

_________________
Della
Blonville, chez lui...j'adore !
Ou je veux la bleue !


Et voilà ! A cause de cette saleté d'angevins, pas moyen d'entrer dans sa belle robe !
Normal, le bandage au ventre, la blessure, l'épaisseur en plus...pensez, une si belle robe, cousue rien que pour elle et voilà qu'elle ne savait pas la mettre !

Enfin, tout le monde sait qu'une femme ne voyage pas léger et qu'elle prend toujours plus de vêtements qu'il n'en faut. Et voilà la raison...justement, quand il arrive pareille péripétie, on est bien obligée d'avoir de quoi parer la difficulté !

Ainsi donc, dans une des chambres de Blonville, la Renarde s'habilla pour la noce de la Baronne Juliette. La jolie robe bleue était étendue sur le lit...la robe banale d'un vert banal était sur le dos de la Blonde.
Regard dans le miroir...

J'ai l'air de quoi, moi, là-dedans !
Non non et non, je veux mettre la bleue !


Et voilà la camériste qui, cachant un soupir, aide la Renarde à enlever la verte pour tenter de mettre la bleue.
Ma Dame, avec votre bandage, je ne peux pas serrer les lacets trop fort, vous allez avoir mal.

Tant pis, serrez ! Mais serrez donc, je vous dis !
La brave femme tira donc et la Blonde en eut le souffle coupé...mais dans la bleue !

Il restait à coiffer les indomptables cheveux et à mettre le collier de feue sa mère et la bague offerte par Fil.
Ces deux bijoux, cachés le premier dans une petite bourse sous la chainse et l'autre simplement sous son gant, avaient miraculeusement échappés au carnage de l'attaque angevine.
Enfin prête, la damoiselle, le souffle court, se fit conduire à la cathédrale de Rouen.



[Cathédrale...ou...ah non, ça va pas recommencer !]

Pendant le trajet de Blonville à Rouen, dans la voiture, la camériste embarquée de force avait réussi par un tour de passe passe miraculeux à changer le lacet de la robe bleue par un lacet plus long...rendant ainsi la possibilité à la Blonde Renarde de respirer à peu près normalement.

Aussi, c'est une jeune femme rayonnante qui descendit de la voiture, sourire aux lèvres et le regard pétillant...Certains sauront pourquoi.

Hop hop hop, les marches du parvis furent avalées bien que pour les trois dernières, il fallut s'arrêter un moment. La blessure au ventre se rappelait au souvenir de la belle, la faisant pester encore contre les angevins !
Un jour, un jour viendrait où elle embrocherait un angevin et un Zokoïste, voilà ! Et si le zokoïste était angevin, ce serait encore mieux !

Mais bon, trêve de plaisanterie.
Della reprit son souffle et entra dans la cathédrale.

Elle avait toujours été fascinée par les édifices religieux.
Ceux-ci portaient en eux tant de foi des hommes portée vers le Très Haut que cela l'impressionnait.
Bâtir de telles bâtisses rien que pour exprimer la gloire de Dieu...c'était en soi un miracle.
Là, elle allait s'adonner à son admiration habituelle, espérait admirer vitraux, statues et fresques mais son élan fut coupé...lorsqu'elle reconnut le...pseudo-prêtre !

Une voix au fond d'elle-même cria : Non ! Pas lui !!!!!
Mais si, c'était bien lui...Ulrich en personne.
Là, la Blonde s'arrêta net.
Elle se frotta les yeux, genre "est-ce que je dors"...puis, hésita à avancer ou au contraire à se carapater discrétos...

Etude de la situation.
Premièrement, elle était diplomate, Vice-Chambellan, en voyage diplomatique, ici pour représenter la Bourgogne au mariage de la Baronne. Donc, il faut rester.
Deuxièmement, Fil allait arriver, sans doute, et elle avait envie de passer ces instants avec lui. Donc, il faut rester.
Troisièmement, là, devant elle, à la place du prêtre, se tenait celui par qui la fin du monde arrive. Donc, il faut fuir !
Deux pour, un contre...Elle restera.

Relevant le menton, épaules en arrières, regard franc planté sur le bâtard, elle avança, digne et fière en Bourguignonne qu'elle était.

_________________
ulrich
Tiens, grand-père et grand mère!

Le bâtard va pour les saluer quand... hooooo! Elle, ici? Della et Ulrich souffraient ensemble, et surtout, dormaient ensemble, à Paris, dans les amphis de l'auguste faculté de droit qui formait les avocats du dragon... On pouvait aussi leur reprocher quelques péchés ensemble, un samedi soir...

A vrai dire Ulrich s'en doutait un peu en fait. Évidemment qu'il lui plaisait! Mais de là à le suivre jusqu'à sa Normandie natale... Bon, au moins, il ne dormirait pas seul ce soir, et en Normandie, les femmes n'étaient pas aussi faciles qu'ailleurs... A moins que le bâtard ne soit plus timoré en ce duché, histoire de ne pas complètement se griller?
En tous cas, ne lui demandez d'être au courant des histoires de fesses ducales, à lui qui fraye (avec le plus grand plaisir, et respect!) avec Garance...

Le voilà qui se redresse, et regrette de n'avoir pas pu se tremper dans quelque ru... Puis il se dandine d'une manière qu'il croit élégante vers l'entrée... Aucun regard en direction de la belle Bourguignone: si elle a fait le voyage jusqu'en Normandie, elle viendra bien jusqu'à lui...
Il s'arrête à quelques pas du chef de famille, et s'incline...

Grand-mère, grand père, je suis ravi de vous voir dans cette cathédrale, certes, peu pittoresque, mais qui deviendra chère en nos cœurs, car le théâtre de la joie de tante Juliette!
Avez-vous fait bon voyage jusqu'à Rouen?

_________________
Morkar
[Dans ses appartements d'Evreux]

Estienne se tenait, habillé, au milieu de sa chambre. Il regardait le jardin, à travers les rideaux à moitié tirés. Dans quelques heures, il serait à nouveau marié. Il ne se sentait pas aussi bien qu'il aurait cru. La peur lui nouait le ventre, une nouvelle fois. Il n'avait rien désiré de plus que ce mariage, mais encore, et toujours, il y avait ce doute dans la tête. Pourquoi lui ? Qu'avait-elle trouvé de bien chez lui ?

On frappa à la porte...

Benoit Tierdié entra. Il avait revêtu une tenue élégante quoiqu'à son habitude très sobre. Il salua son maitre et s'approcha. Instinctivement, l'ami et le chirurgien qu'il était avait senti la tension qui régnait dans cette sombre assez obscure.


- Estienne... Tu sembles...
- Triste ?
- Non... Soucieux...
- J'ai peur Benoit. Peur de faire une erreur.
- Pour ce mariage ? Allons donc... Tu l'aimes et tu es aimé par elle. Je ne vois rien d'autre qui compte.
- Je sais qu'elle m'aime, et je la chérie comme une relique d'Aristote. Mais j'ai le sentiment de flotter dans un songe qui ne va pas tarder à virer au cauchemar. Je crains de devoir me réveiller, et de retourner à ma vie grise d'avant.

Benoit s'approcha de la fenêtre et tira les rideaux vivement.

- Tu ne saurais faire plus mauvais choix que de ne pas saisir la chance qui t'est donnée. Crois le bien, Estienne, nous n'avons que très rarement l'occasion de savoir ce qui est bon pour nous. Le Créateur nous a donné le privilège d'avoir nos choix, mais nous devons accepter le risque que cela comporte.
- Te voilà brutalement pétri de la farine aristotélicienne. Il semble qu'enfin les prêches de Seriella aient pénétré ton cœur de charcutier médecin... dit en souriant Morkar
- Reconstruire la maison de la Cardinal a quelques conséquences. Mais je te rassure, jamais autre culte que celui de la Sagesse et de la Logique...
- Maudit seras tu, Spinoziste...
- Je sais... Tourments et errances sont promis à l'hérétique... En attendant, Vostre Grasce, il ne serait pas bien avisé d'arriver en retard à ton mariage. J'ai préparé la monture, met donc ton mantel, et allons-y.
_________________
Alienor_de_lasteyrie
[Évreux aussi, Dans la matinée.]

Ses yeux la pique, on venait tout juste de la réveiller et elle aurait parié que c'était l'aube, malgré tout, sa nouvelle gouvernante s'évertuait à affirmer le contraire.


Damoiselle il est l'heure, il faut que l'on vous prépare!
Cessez de faire l'enfant!


Comment ca elle n'a plus le droit d'être une enfant, c'est vrai qu'aujourd'hui en plus de ca elle sera damoiselle d'honneur mais la petite fille continue de secouer la tête, niant à l'évidence qu'il lui faut se préparer, maintenant et pas plus tard.
En plus sa mère ne montrait pas encore signe de vie, était-elle au moins debout? Prête?
On sent l'agitation à Évreux néanmoins la petite Lasteyrie et son mauvais caractère n'ont pas encore daigné bouger.


Il Faudra bien que vous passiez votre robe! Damoiselle voyons!!


Veut pas!

Il semblait que la gouvernante dont la patience commençait s'amenuiser, faisait couler de l'eau dans la bassine, surement pour lui débarbouiller la tête, et soudainement, sans qu'il ne se soit pourtant rien passé du point de vue extérieur la petite blonde se leva et s'approcha pour qu'enfin on puisse l'habiller.

Déclic intérieur, ne serait ce pas comme un second père que sa mère épouse le Duc? c'était donc pour répondre à cette simple curiosité que la petite c'était ensuite prêté au jeu. Il faut également dire qu'elle était très fière de sa robe de demoiselle d'honneur.

Alors un peu plus tard, la toute blonde Lasteyrie était sur le pas de la porte, tirée à quatre épingle, en train d'ordonner d'une voix toujours aussi revêche malgré sa vision nouvelle de la journée qu'on lui dise ce qu'il fallait maintenant qu'elle fasse.

_________________
Della
[Mais il me snobe, le bâtard !]

Sûre qu'il allait venir vers elle, elle avait ralenti le pas en le voyant venir dans sa direction. Et voilà qu'il s'arrête et qu'il ne daigne même pas jeter un regard vers elle !
Alors là, ce n'était pas un comportement qu'elle pouvait admettre !
Se retenant de taper du pied et pas ravie du tout, elle reprit sa marche de princesse jusqu'à se trouver près du groupe que formaient Ulrich et deux autres personnes, plus âgées et qui semblaient être aisées...des Nobles ? Sans aucun doute. En Bourgogne, elle se serait fait huer rien que pour oser penser que des nobles sont riches et pourtant...jamais encore on ne lui avait montré le contraire. Elle-même était loin d'être sur la paille.

En jeune fille de bonne famille noble bourguignonne bien éduquée et aristotélicienne, elle salua poliment et avec grand respect les "vieux".

Bonjour, messire...Bonjour ma dame...Bonjour Ulrich...Sourire affable à l'Ulrich. Je suis Della de Volvent, ravie de vous rencontrer. Sourire de miel aux "vieux" et se tournant vers Ulrich : J'ignorais que vous vous prépariez à prendre la bure, mon ami...Oeil qui papillonne, revanchard...Quoique, je trouve que cela vous ira très bien...Père Ulrich ! Elle battit des mains, tout sourire encore. J'espère que je serais invitée à l'ordination. Regard vers les "vieux" qu'elle ignore être de la parentèle du bâtard, évidemment. Il sera très bien avec une tonsure...ne trouvez-vous pas ?
_________________
Juliette
Domaine d'Evreux

Après que la Baronne ait eu un bon bain, les deux femmes au service de la Baronne tentaient desespérement d'habiller celle-ci qui faisait les cents pas dans la chambre. Elle était plus que nerveuse.

Blondine lui montra une première robe.


NOOOOOOONNNNNN ! mais vous êtes folle ! Elle lui prit des mains et la jeta sur le lit c'est la robe que j'avais ATTTTTTTCCCCCHHHHHHHOOOOOUUUUUUMMMMM ... excusez moi, pour mon premier mariage... je vous ai dit dans la malle à gauche !

Blondine se met alors à la recherche de la fameuse robe pendant ce temps Martine était chargée de préparer la suite : coiffure, bijoux... Martine d'ailleurs, regardait d'un œil inquiet les recherches de Blondine. Juliette était en petite tenue et s'impatientait.

Son rêve la travaillait. Elle ne voulait pas qu'il se réalise, qu'il devienne réalité. Ce n'était pas le moment selon elle. Blondine sortie une autre robe.


Mais vous le faîtes exprès ! Suivi d'un éternuement, elle souffla lourdement. ce n'est pas bien compliqué de trouver une robe pourpre et or !

- Ma Dame, vous n'avez que des robes pourpres et or !
- ah bon ? ah ... ATTTTTTTCCCHHHHHOOOOOUUUUUMMMM ... désolée... alors une robe couleur ... bleu ? ce n'est pas très joyeux bleu... c'est froid.... c'est bien le pourpre, c'est ... je n'avais pas une robe qui ... AAATCCCCHHHH.... bleu et rouge ?


Blondine fronça les sourcils et reprit ses recherches. La baronne en demandait beaucoup tout de même ! Si seulement elle s'était décidée plus tôt, elles auraient perdu moins de temps. Blondine plaignait tout d'un coup Martine qui devait finir la toilette de ma Dame.
A force de fouiller, elle finit par trouver une robe qui correspondait à la description de la baronne enrhumée. Elle la montra à cette dernière attendant encore une réprimande.


AHHHHH ! celle-ci serait bien en effet... le bleu, Evreux, Mervans, Etroyes, le Pourpre pour Harles et Mervans... ... Et je n'ai pas l'or pour Lasteyrie par contre...
Blondine commença a avoir des sueurs.
mmm.... elle ira très bien quand même, allons y ! Blondine pu souffler. Le choix était enfin fait. Elle aida donc l'Harles à mettre sa robe.

Juliette se regarda dans la glace. Elle s'admira. la robe tombait bien. Avec cette robe, il n'y avait aucun décolleté donc personne ne verrait la marque sur son sein et mieux encore, Morkar ne serait pas jaloux puisque cela ne tenterai personne. Satisfaite, elle passa à l'étape suivante. Martine se chargea de la coiffure et des parures.

Elle était prête. Juliette sortie ensuite de la chambre et s'arrêta net dans le couloir sans omettre d'éternuer.

Maudit rhum ! j'ai oublié quelque chose... savez vous si Joey est passé par Evreux ? j'ai besoin de lui parler c'est urgent...

- il a déposé les tonneaux de vins et est reparti pour la cathédrale, Ma Dame.

- Diantre ! mais comment j'ai pu oublier ce détail ! ATTTTchhhhouuuum !!!!! aaarrrrrgggggg qu'il m'énerve cet éternuement. Je vais dans le petit salon rédiger un mot pour lui à lui adresser en urgence. Que ma fille m'y retrouve une fois qu'elle est prête. Et montez la garde, la règle veut que le promis ne voit pas la promise avant le mariage, cela porte malheur


La baronne s'éloigna de manière tendue pour s'enfermer dans le petit salon. Nerveuse plus que jamaise, elle fit les cent pas dans la pièce pour trouver les bons mots.
_________________
See the RP information <<   1, 2, 3, 4   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)