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[RP] De l'autre côté... ou pas.

Shirine
Prélude:

Ce rp est ouvert à la suite des événements de mon perso ci-dessous. Ma marionette étant morte IG j'ai décidé de la ressuciter le temps d'un rp afin de décider si oui ou non elle reste réellement en vie.

La décision dépendra donc du déroulement de ce rp. Si quelqu'un décide de soigner ma rousse, elle "reprendra vie", si personne ne poste, elle ira rejoindre le Très Haut. Ce rp est donc ouvert à qui veut, dans le respect de la trame de base et des joueurs qui y participent.

Merci et bon jeu!

Citation:
22-06-2010 04:19 : Votre bouclier a été détruit.
22-06-2010 04:19 : Votre arme a été détruite.
22-06-2010 04:19 : Tinounou vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Laurentide vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Jeansebastien vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Cocma vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Lced62 vous a donné un coup de baton. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Augustelumiere vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Ezechiel vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Nereis vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Laurentide vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Rv007 vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Ma_gueule vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Tinounou vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Noucky vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Laurentide vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
22-06-2010 04:19 : Vous avez été attaqué par l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Garcimore.



Encore une journée chaude et ensoleillée. Encore une journée à marcher tranquillement aux côtés de Glover, compagnon de route depuis un certain temps. Tellement qu'elle ne se souvenait plus. Le silence les entoure, on ne peut entendre que le bruit de leurs pas sur le chemin poussérieux. Pas besoin de parler pour s'apprécier. Entre eux c'est parfois des mots doux pour se taquiner, mais pas de grands discours ni de grandes discussions dans le but de refaire le monde. Pas besoin de trop parler pour s'apprécier...

Shirine avait relevé ses cheveux pour tenter de moins souffrir de la chaleur. Par chance, elle était peu habillée ne possédant pas suffisemment d'argent pour se vêtir, ayant préférée mettre ses économies dans une épée et un bouclier... qui dailleur ne lui seront d'aucune utilité dans peu de temps...

C'est en allant vers Polignac que le drame arrive. Ils n'avaient rien vu venir les pauvres, souhaitant juste traverser le BA pour aller à Genève, ville que la rousse rêve de visiter depuis qu'elle a croisé le chemin de la Réforme. Le chemin passe au travers d'un bosquet et c'est ce moment que Shirine choisit pour sortir une blague douteuse à Glover, détachant quelques instants leur attention de ce qu'il se passe alentours. A peine le temps de voir une ombre passer, puis un cris.


UNE EMBUSC...!

La rousse sort son épée, parant déjà un coup violent de son bouclier qui lui résonne dans tout le bras gauche. Son aprentissage avec Ela fuse alors dans son esprit. Il est temps de mettre vraiment en pratique ce qu'elle a appris. Sauf que ce que la Comtesse lui a enseigné c'est à se défendre contre une personne... Pas dix. Elle repousse un premier coup d'épée avec la sienne, mais un coup bien placé dans les jambes la fait chuter. La rousse tombe face contre terre et lache son arme, sonnée. A peine le temps de se retouner, dans un dernier geste de survie, elle avance son bouclier pour se protéger, mais ils sont trop nombreux. Elle ne voit meme plus Glover. Une pluie de coup s'abat sur elle, tant et si bien qu'elle ne distingue pas où son ses blessures, elle souffre sur toute la surface de son corps...

Et perd connaissance...

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Rastero
Quelle idée pour l'Université de me faire donner un cours aux jeunôts à la tombée du jour ?
Maintenant je dois rentrer et le soleil est quasiment couché...
Il restait une demi-douzaine de lieues avant de pouvoir apercevoir Aurillac et je commençais à m'inquiéter pour ma bourse.

A peine eus-je passé Murat que j'entendis un vacarme du diable à l'ouest...
Que pouvait-il se passer ? La belle Forza avait déjà bien forcé, la jument que feue la Dame de Maltaverne lui avait offerte le jour de son mariage accusait les années.
Mais le souvenir de mon propre brigandage me fit quasiment enrager.
Soutirant les derniers efforts de l'animal, j'accourrai vers la route qui me vis disparaître, là où on me laissa pour mort quelques années auparavant.

Je commençais sérieusement à m'éloigner vers Polignac, mais je n'aimais pas cette route, ni la nuit qui pouvait couvrir n'importe qui.
Et il faut dire que dans la discrétion, j'avais déjà fait mieux...

D'un bon galop, je traversai la forêt Auvergnate, lorsqu'une lueur m'interpella.
Je stoppai net, et mit pied à terre. Qu'est ce donc ?, marmonnai-je en m'approchant silencieusement.
Voilà qu'à terre, le corps inerte d'une femme rousse m'apparaît, fort bien accoutré avouons-le. Mais elle avait été rouée de coups et abandonnée ici.
Curieusement, sa bourse n'avait pas été décroché, bien qu'on puisse y distinguer quelque monnaie.

Que s'est-il passé ?! Mais bien sûr, aucune réponse.

Elle était gelée, je craignais le pire, il fallait qu'elle se réveille ici de toute façon.
N'étant pas médecin pour deux sous, je ne pus que la couvrir de ma vieille cape en attendant un signe de vie.

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Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Shirine
[Entre deux mondes...]

Cimetierre. La nuit. Le brouillard. Le silence. Le froid... Que fais-je ici? Je me tourne de tous cotés. Des bruits, des chuchotements. Je ne suis pas seule, mais je ne vois rien. J'ai peur. Je file entre les tombes grises. Mes yeux tombent sur des noms, inconnus. Puis je trébuche sur la racine d'un arbre. Je salis mes vêtements, j'écorche mes genou et la paume de mes mains. Tous mes membres me font mal. Je passe ma main dans mes cheveux. Je saigne. Je relève les yeux et mon sang se glace.

Il se glace du nom que je découvre sur la tombe qui me fait face. Et toujours ces chuchotements qui se font insistant, l'air qui se fait de plus en plus étouffant, l'angoisse qui m'étraint, le chagrin incommensurable...

Une larme coule sur ma joue et je pose ma main sur la pierre froide, laissant une trainée de sang sur les sept lettres du nom gravé.

Mes yeux se ferment et je sens le vent me fouetter le visage. Je relève les paupière et sursaute. La mer devant moi, infinie. Le précipice en contre bas. Mes pieds nus sur la roche. Des cheveux me barrent le visage tandis que ma robe se colle à ma peau. Je ne bouge pas, telle une statut.

Une main se pose sur mon épaule et je tourne la tête vers lui
.

Jolie rousse...

Il sourit. Je ne cille pas. Je ne dis rien. Je ne bouge pas. Mes yeux vides plongent dans son regard. J'y vois mon reflet. J'y vois la mort, la traitrise, l'abandon. Je hurle. Ma main se referme sur son poignet et je le repousse violemment. Ses pieds quittent la roche et il sombre. Sans un mot, sans un cris, sans résister. Il tombe...

Qu'ai-je fait?

Terrorisée, je me retourne pour m'enfuir. Mais mon mouvement est brutalement stoppé par un corps. Je sens des mains fermes sur ma taille. Il me colle contre lui, son souffle chaud dans mon cou
.

Et bien ma belle, où tu vas...?

Mes yeux se lèvent vers le sourire narquois de l'homme et je sens que je pars, laissant mon corps flasque entre ses bras...

Noir!



[Dans la réalité]

Seuls des gémissements traversent la barrière de ses lèvres, elle tremble un peu puis ouvre vaguement les yeux, crispant sa main sur la première chose qu'elle peut attraper, paniquée.
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Rastero
Alors que je restais au chevet de la malchanceuse et que je scrutais un peu autour des signes de passages, je commençais à sombrer dans le sommeil.
Les oiseaux me réveillèrent aux toutes premières lueurs.

Il faut croire qu'elle aussi avait entendu le piaf, le satané piaf : poussant un cri d'effroi, elle s'agrippe à mes cheveux et les tire comme une tigresse !!


Aïeuhhh !!!
Lâchez ! Lâchez !!!


Me débattant, je laissai à la sauvageonne un échantillon capillaire...
Je pus tout de même me relever, sortant à la hâte mon épée, je la tint en respect.

Qu'est ce dont, maraude ?!

Sa respiration rapide traduisait une angoisse importante. Mais j'avais un doute : et si c'était une ruse ? Si simplement, des complices attendaient dans les buissons pour me cueillir ?
Pas question de me faire avoir, je me battrai s'il le fallait !

Qui es-tu ?

Je dégageai l'estoc de la lame pour ne pas l'effrayer davantage, mais restai prudent : pas de bêtises...
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Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Althiof
Petit apparté pour commencer :

Les rp où les "deux camps" cohabitent sont bien trop rares pour que je ne trouve un moyen d'en être Ma marionette sera malheureusement hors du BA d'ici demain mais si le rp se retrouve sur rp-partage il me fera plaisir de suivre son évolution et d'y participer via un pnj si cela s'y prête.

Et puis ça serait triste de voir un excellent personnage retourner vers le Très Haut même je ne doute pas que nous nous reverions un jour dans cette vie ou dans une autre

Bon jeu à vous également



Même si les beaux jours étaient déjà là depuis quelques temps maintenant, ce n'était encore que le début de l'été. Dans l'aile ouest du château de Clermont, l'Adjoint au Prévôt scrutait comme tous les jours les rapports des soldats, douaniers, et maréchaux de garde afin de faire les synthèses si utiles pour organiser la défense du duché.

Et c'est alors qu'il nota une information importante. Durant la nuit à la sortie de Murat, sur la route qui conduisait à Polignac, l'armée "les Bûcherons Assoiffés" avaient frappés un couple de voyageurs. L'armée n'avait pas fait dans la dentelle et portait bien son nom, laissant l'homme et la femme inanimés sur le bord de la route avant de poursuivre sa route. La troupe les avait d'ailleurs parfaitement identifiés en la personne de Shirine et Glover.

Mais quelque chose n'allait pas. Aucun d'eux n'était recherché "mort ou vif", ça il en était certain, mais pourquoi donc étaient-ils en ennemis ? Le nom de Shirine lui disait vaguement quelque chose et il alla fouiller dans les listes. Il ne tarda pas à trouver la fameuse liste non vérifiée de la Bourgogne suite à la révolte avortée sur Nevers. Shirine ?! Elle n'était à sa connaissance pas membres d'une des organisations "non grata". Qu'avait-il pu se passer ? L'armée avait sans doute des informations supplémentaires vu que le responsable de la sécurité avait assuré qu'en dehors des membres reconnus de ces organisations criminelles nul autre ne se trouvait en ennemi. Shirine et Glover n'étaient sans doute pas blanc comme neige pour se retrouver sur pareille liste mais elle restée de toute manière, comme souvent avec la Bourgogne, qu'une liste de révoltés pour la grande majorité présumés et donc certainement pas exploitable pour des mises en ennemi, dont les conséquences sont importantes, la frontière étant parfois mince entre 45 jours d'indisponibilité dues à des blessures graves et la mort elle même.

Il fallait qu'il en ait le coeur net, aussi il sortit rapidement du château pour chevaucher sur Pégase vers Murat. La journée était bien avancée mais il ne ferait pas nuit avant plusieurs heures. Il fallait néanmoins faire vite pour ne pas perdre les indices et comprendre. Mais dans son esprit, les idées se bousculaient et il devenait de plus en plus clair que les ordonnances dictes "persona non grata" avaient atteint leur limite. Si le besoin de rassurer et de se surprotéger était compréhensible après la chute du château, le système était bien difficile à contrôler et il n'était pas admissible qu'il puisse se retourne contre eux. La perte de contrôle est l'ennemi absolu d'une sécurité efficace. Des choses allaient devoir être modifiées très rapidement...

Perdu dans sa reflexion il ne vit pas le temps passer et il fut rapidement arrivé aux abords de la ville de Murat, se dirigeant rapidement à la porte est à la recherche d'informations sur les poutrés de la nuit. Il vit alors un homme debout, épée à la main, surplombant une femme. Se pouvait-il que ce soit la les deux suspects frappés par l'armée ?

Il s'approcha prudemment après avoir laissé Pégase en retrait, la main sur le pommeau de son épée, mais à mesure qu'il s'approchait il reconnaissait l'homme. Rastero, ancien maréchal parti à l'aventure dans les provinces nouvellement colonisées du sud .


Qui es-tu ?

Il semblait avoir trouvé la femme en chemin, mais où était donc le compagnon qu'on lui avait signalé ? Il était de plus méfiant car il pouvait se terrer quelque part attendant le moment de frapper.

Il appela Rasterao pour ne pas le surprendre. Les réactions sont parfois imprévisibles.


Ola Rastero, comment va ? Est-elle morte ?

Il s'approcha avec prudence regardant autour de lui. Les rapports de l'armée font état de deux poutrés cette nuit sur cette route. Une femme, probablement celle ci mais aussi un homme. Tu l'as vu ?

Il essayait de faire un état des lieux précis de la situation. Ils auraient l'occasion de se rappeler le bon vieux temps et de prendre des nouvelles plus tard.
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Adieu Alice
Rastero
[Près de Shirine]

Attendant un réveil, une réponse, je fus surpris qu'une voix derrière moi me hèle dès l'aube...
Ola Rastero, comment va ? Est-elle morte ?
Qu... Althiof ! Quelle frousse !


Une fois rejoint par l'adjoint de la prévôté, nous ne pouvions que constater ce qui se passait. Althiof était méfiant, et le connaissant ce n'était pas de bonne augure...
Les rapports de l'armée font état de deux poutrés cette nuit sur cette route. Une femme, probablement celle ci mais aussi un homme. Tu l'as vu ?
Hum, poutrés par l'armée... Étrange...
Elle ne semble pas avoir brigandé, sa bourse est loin d'être pleine.
Quant à son compagnon, soit il a échappé au poutrage et le rapport est faux, soit quelque chose nous attend...


L'inquiétude montait, et peu à peu, les deux hommes se désintéressaient de la jeune rousse qui gisait encore à terre en discutant.
Je ne pouvais tout de même pas la laisser dans cette indigne posture, et la sachant juste sonnée, je m'approchais pour l'aider à se lever.

Pas de blagues, hein...

Mon sens de l'observation, sûrement dû aux années que j'avais passé à la maréchaussée, me permis de remarquer quelque chose.
Un petit blason apparaissait sur le pommeau de sa dague, et je ne pouvais pas rater celui-ci.




Althiof étant juste derrière, je ne pus révéler ce que je venais de voir.
Mais du coup, je me posais bien des questions... Qui était-elle, comment avait-elle eu ceci ?

Qui sait ce qu'il venait de se passer avec l'armée ? Les questions tournoyaient dans ma tête, et malheureusement, cela risquait de se voir sur mon visage.
Tout en relevant Shirine, je lui chuchottais alors à l'oreille :

Ne réagis pas Shirine, il est l'adjoint au Prévôt

Althiof, elle a besoin de soins, connais-tu un médecin proche d'ici ?

Étrange sensation... Je repensais à Albenga, Arezzo...
Je voulais en savoir plus sur Shirine, mais je voulais la voir seul à seule.

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Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Althiof
Il avait pris soin d'avertir de sa présence mais cela ne suffit pas et il avait bien fait de le faire à distance car les reflexes de maréchaux sont tenaces il en savait quelque chose. Une tendance à poser à fouiner, poser des questions, certes jamais autant que Beths, et à se saisir furtivement de son épée.

Qu... Althiof ! Quelle frousse !

En s'approchant de la jeune rousse il remarqua rapidement qu'elle était consciente, surement très sonnée mais a priori pas blessée. Rastero lui transmit les indices qu'il avait repéré.

Elle ne semble pas avoir brigandé, sa bourse est loin d'être pleine.
Quant à son compagnon, soit il a échappé au poutrage et le rapport est faux, soit quelque chose nous attend...


Soyons sur nos gardes tout de même. Les derniers rapports rapports de douanes font aussi mention d'un homme l'accompagnant.


Alors qu'il gardait un oeil attentif à leur entourage immédiat, Rastero s'approcha de la jeune femme pour la relever. Cela dura un petit moment et il n'aimait guère cela. Plus vite il serait de retour derrière les remparts de Murat mieux ce serait. On ne sait jamais quel danger rode et ils auraient là bas tout le temps de comprendre ce qui lui était arrivé et de l'interroger.

Toujours aux aguets il remarqua que Rastero se tenait très proche de la jeune femme, un peu trop peut être cela pouvait être dangereux mais il s'adressa à lui avant qu'il note son mouvement de lèvres.


Althiof, elle a besoin de soins, connais-tu un médecin proche d'ici ?

Dans le coin non, mais à Murat on en trouvera très certainement. Clo pourra surement nous renseigner.


Rastero était parvenue à la redresser. Mais serait-elle capable de retourner jusqu'à Murat sur ses propres jambes. Il l'espérait car en rase campagne, même si proches de la ville, ils feraient alors une cible de choix s'ils étaient contraints de la soutenir tous les deux.
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Adieu Alice
Shirine
Un hurlement, puis une voix. Des mots mis bout à bout... incompréhensibles... indéchifrables... Les connexions du cerveau n'étaient pas rétablies. Sa main se déserre et elle retombe lourdement sur le sol poussiéreux. Les yeux à moitié ouvert, la rousse peut tout de même distinguer un homme et une lame, proche de son cou, trop...

Pourtant, Shirine n'a pas la force de bouger. Elle gémit et pense en son fort intérieur, découragée: vas-y tues moi si tu veux, au moins j'arrêterais de souffrir! Bordel j'ai trop mal!

Elle referme un instant les yeux, comme pour tenter de faire le point sur les endroits qui la font souffrir. Elle est touchée à l'estomac, aux côtes aussi -peut-etre une ou deux de cassées qui sait?- a les bras endoloris et sans doute des bleu au visage... Elle qui sait à quel point ses charmes peuvent jouer en sa saveur déprime déjà à l'idée d'être dévisagée. Sanctus ne la regarderait certainement plus de la meme façon...

C'est quand une seconde voix s'élève que Shirine se rend compte qu'elle a retrouvé ses esprit. En effet, elle retient tout de suite les deux noms et rouvre les yeux sur Rastero qui l'attrape pour la redresser. Elle grogne et serre les dents.


Pas de blagues, hein...

Elle lève les yeux vers lui et le dévisage un instant.

Ne réagis pas Shirine, il est l'adjoint au Prévôt

La rousse écarquille les yeux, mais ne bouge pas et ne dit rien -de tout façon, elle n'est même pas sure de pouvoir parler-. Comment connait-il son nom? Par le prévôt? Son adjoint? Les nouvelles de cette attaque ont-elles été si vite? Combien de temps est-elle restée inconsciente? Elle tente de se faire discrète mais observe l'autre homme en coin.

Althiof, elle a besoin de soins, connais-tu un médecin proche d'ici ?

Une envie soudaine de lui sauter à la gorge pour l'étrangler lui prend, mais si elle veut avoir une chance de sauver sa peau il lui faut pour une fois se contenir. Elle d'habitude si spontannée et vive tente d'apprendre la patience et la sagesse depuis sa rencontre avec le Lion.

Les deux hommes discutent. Elle les écoute sans un mot, prostrée sur ses fesses. Ils parlent de Glover et ses muscles se contractent malgré la douleur. Glover? Mais oui, où est-il? Que lui ont-il fait? Elle jette des regards discrets de tous côtés mais si eux n'ont rien vu, peu de chance qu'elle aussi.

Et maintenant? Que va-t-il se passer...?

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Rastero
Plus trop le temps d'attendre, et tout le monde avait l'air un peu tendu.
Connaître le prénom de la jeune femme lui avait parut juste impossible, l'expression de son visage en témoignait. Tout aussi impossible qu'elle dispose d'une des dagues que j'avais confectionnées jadis !

J'avais eu vent à Murat d'une attaque de l'armée. Ils faut dire qu'ils doivent s'ennuyer à la COBA pour être aussi "discrets" sur leurs agissements en mission, ou bien trop content qu'ils le fêtent en taverne en chantant...

Quoiqu'il en soit, le lien entre ces chants et cette jeune femme ne pouvait être que celui-ci, excluant alors tout brigandage sur le couple.
Mais on atterrit pas sur une liste de gens recherchés morts ou vifs comme ça...

Althiof connaissait sûrement quelqu'un à Murat, et il était probablement le mieux placer pour savoir qui quémander...

Je vais rester avec elle et l'escorter nous verrons bien si nous trouverons son compagnon sur la route.
Pourrais-tu retourner en ville et avertir que nous aurons besoin d'un soigneur, nous arriverons dans la journée.


Je reposai le regard sur Shirine, assise. Ces yeux... Malgré les contusions, quelque chose me troublait.
Je soupirai, délicate situation, mais je n'imaginais pas une seconde laisser repartir la belle rousse seule.

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Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Glover
Le noir. Le noir total.

Une douleur fulgurante sur le flanc. Et ce mal de crâne à vomir.

Ou peut il bien être? Ses yeux refusant obstinément de s'ouvrir, ses membres de bouger il essaie de se remémorer les derniers instants avant le noir.

...Se souvenir...

Le voyage vers Genêve, aux cotés de Shirine... Shirine! Ou est elle?

Il arrive péniblement à bouger un bras et à le ramener vers lui. C'est encore confus dans sa tête,mais il commence à reprendre ses esprits et les souvenirs affluent.

Il faisait chaud. La marche commençait à devenir fatigante. A ses cotés, la rousse. Ils cheminaient ensemble depuis un moment déjà.
Le hasard au départ. Puis ils avaient pris le temps de s'apprivoiser, de mieux se connaitre. Elle avait du cran la petite. Et de la répartie.

Elle ne manquait jamais une occasion de plaisanter son compagnon de route. Et il apprécie.

Cette chaleur...

Une voix, celle de Shirine. Glover se retourne pour répliquer, suivant leur coutume désormais établie.
Mais il voit son visage se déformer et un cri sortir de sa bouche.

Il n'a que le temps de tirer son épée. Plusieurs gaillards sont déjà sur lui. Décidés.
Ce ne sont pas des brigands, ça se voit. Et ils n'attaquent pas au hasard.

Son bouclier est attaché dans son dos, pour plus de commodité pour la marche. Mais pas pour le combat.
Il pare tant qu'il le peut, mais doit reculer. Ils savent se battre.

Pas le temps de voir Shirine. Trop occupé.

Ils sont trop forts. Trop nombreux. Un coup d'épée mieux ajusté,sur le coté, lui crée une douleur fulgurante.
Il pare le suivant en jetant ses dernières forces,mais la puissance du coup brise net sa lame. Il blémit.

Un dernier coup qui le fait chanceler. Le sol se dérobe et il tombe dans un petit ravin, roulant jusqu'en bas. Jusqu'à une pierre sur laquelle cogne sa tête. Il s'évanouit

Combien de temps à passé?

Il ouvre enfin les yeux et tant bien que mal se met à quatre pattes pour essayer de remonter. Marcher, il n'en est pas question.
Mais il a présumé de ses forces et s'abat, face contre terre.

Combien de temps? Et Shirine?.
Shirine
La rousse profite que les deux hommes soient occupés à échanger pour tenter de sonder les environs et échafauder un plan pour s'enfuir. Si une armée lui était passée dessus c'était qu'elle était recherchée... ou alors juste Glover? Et ils n'avaient pas fait de différence? Dans le tout premier cas, si elle se retrouvait en ville, sans doute viendraient-ils la chercher pour la faire croupir en prison vu qu'elle n'était pas morte. Hors de question de se retrouver entre les barreaux, que le Très Haut l'en protège!

Courir était exclu dans son état. Prétexter une envie pressante et aller se cacher derrière un arbre avant de les semer dans la foret? C'était à tenter...


Je vais rester avec elle et l'escorter nous verrons bien si nous trouverons son compagnon sur la route.
Pourrais-tu retourner en ville et avertir que nous aurons besoin d'un soigneur, nous arriverons dans la journée.


Shirine se tourne vers lui, interloquée, alors qu'il la regarde. Bas pour que seul Rastero puiss l'entendre, elle lui dit:

T'as pas peur de te retrouver seul avec moi? Si j'suis dans cet état après l'passage d'une armée, c'est qu'chuis dangereuse!

Shirine lui adresse un petit sourire en coin, effronté, tout en posant sa main droite sur la garde de sa dague sortant de sa botte. Seule arme restée intacte après le passage du troupeau de monstres.
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Rastero
Althiof était déjà entrain de partir, que Shirine m'interpelle discrètement.
On pouvait entendre le cheval entamer la route derrière moi.

T'as pas peur de te retrouver seul avec moi? Si j'suis dans cet état après l'passage d'une armée, c'est qu'chuis dangereuse!

Petit sourire narquois de la jeune femme, je lui répondis par le même rictus.
Sans doute ne s'attendait elle pas à ce que je puisse la comprendre...

Non, je n'ai pas peur, ni de toi, ni de ton compagnon. Ton compagnon parce que je sais me défendre, et toi...
Tu es bien jeune et peu expérimentée jeune dame.
Je suis bien plus dangereux que toi, et que tu ne l'imagines...


Regard plus sombre, sourire en coin, elle n'imaginait sûrement pas mes aventures précédentes.
Mais d'un côté, j'avais presque envie de les lui faire partager.
Lorsqu'elle mit sa main à la botte, je reculai :
Calme, je ne te veux pas de mal !

Cette dague, elle ne savait sûrement pas de quoi il s'agissait, mais je ne pouvais pas me défaire de ce dessin sur la garde.
Observe ! Observe ce blason et compare !

Je sorti un écu, un écu sorti droit des caisses d'Arezzo que je gardais en souvenir d'Elfy...
Après lui avoir donné pour qu'elle regarde ce qui pouvait bien les réunir, je m'assis à mon tour : bien des choses trottaient dans ma tête, je voulais tirer tout ça au clair.

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Shirine
Même sourire de Rastero qui rentre dans son jeu à merveille!

Non, je n'ai pas peur, ni de toi, ni de ton compagnon. Ton compagnon parce que je sais me défendre, et toi...
Tu es bien jeune et peu expérimentée jeune dame.


La dessus, il n'a pas tord du tout. Seulement Shirine a un peu tendance à se surestimer, ou à jouer à faire peur des fois que ça marche...

Je suis bien plus dangereux que toi, et que tu ne l'imagines...

La rousse perd son sourire. Lui il ne bluff pas, et ça se voit, ça se ressent. Pourtant, il semble prendre peur en la voyant toucher à son arme, qu'elle n'avait jamais eu l'intention d'utiliser, bien trop faible pour se battre.

Observe ! Observe ce blason et compare !

Shirine fronce les sourcils, interloquée. Elle attrape avec hésitation l'écu qu'il lui tend et l'observe entre ses doigts. Mais le comparer avec quoi?! Sur l'objet elle peut distinguer deux tours et un pont... sur l'eau. Elle plisse les yeux comme si cela pouvait l'aider à réfléchir. Elle les lève vers Rastero qui s'est assis près d'elle puis les repose sur l'écu. Sauf que entre les deux elle aperçoit en coin la dague et tilt.

Brusquement, elle attrape son arme sans réfléchir à la réaction que pourrait avoir l'homme à coté d'elle puis observe tour à tour les deux dessins... identiques. Sonnée, serrant un objet dans chacune de ses mains, elle lève doucement la tête vers le propriétaire de la pièce, le visage dur.


C'est quoi au juste c't'histoire?
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Rastero
Elle eut précisément la réaction à laquelle je m'attendais : d'effrontée, elle passa a intimidée puis à la curiosité.
Je savais comment réagir face à ce genre de personne caractérielle. Cela m'amusait beaucoup.
Je me rapprochais un peu, alors qu'elle examinait la pièce napolitaine et la dague qu'elle prenait alors comme modèle.


C'est quoi au juste c't'histoire?
C'est à toi de me le dire. D'où te vient cette arme ? Elle porte le blason de Castel Volturno, celui de ma famille !

Me levant, je repris un air plus compréhensif. Il est vrai que depuis la mort d'Elfy, je n'avais plus eu de nouvelles de personne.
Il fallait que je tente de la découvrir, donc je me dévoilai :

Je suis Rastero de Castel Volturno, fils d'un chien de Duc de Napoli...


De nouveau, et par précaution, je mis la main sur le pommeau de mon épée.
Qui sait quelle réaction elle pourrait bien avoir ?
Il me fallait savoir qui, de la famille, elle pourrait bien être ou avoir la connaissance...


Qui es-tu ?

J'attendais une réponse, fébrile, mais toujours l'esprit clair.
Il était hors de question de la laisser filer.
Je sentais en elle une certaine appréhension à mon égard.
Peut être était-ce une réaction instinctive pour quelqu'un qui se dit dangereux.
Il me fallait garder le contrôle de la situation.
Tentant de renouer avec le charisme qui me caractérisait plus jeune, j'attendais devant elle, stoïque.
(ou ridicule, si les tempes grisonnantes que les années m'avaient offert me donnaient vraiment cet air d'abbé qu'on m'avait fait remarquer à Aurillac !)

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Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Shirine
A elle de lui dire quoi? Elle qui n'est rien ni personne... Comment pourrait-elle justifier le fait qu'elle porte un objet surement familial. A défaut de se faire enfermer à cause d'une révolte, ce sera pour vol...

L'homme se lève puis se présente. Visiblement pas forcément heureux de sa naissance.


Qui es-tu ?

Shirine lève les yeux vers lui et prend le temps de le regarder pour la première fois. D'âge mur, les cheveux foncés un peu grisonnants, il n'en garde pas moins beaucoup de charme. Plutot grand, en d'autre circonstances, la rousse aurait tenté de le mettre dans son lit.

La jeune fille ne remarque pas son geste vers son arme. Elle grimace en tentant de changer de position pour moins souffrir puis soupire.


Je suis rien, juste une fille de catin et d'un homme qu'à pas trouvé mieux que d'se payer une femme pour assouvir ses besoins.

Elle rit nerveusement, puis se tait. Elle déteste parler d'elle. Rastero est sans doute le premier à en savoir autant... Faut dire aussi que personne avant ne lui avait jamais demandé quoi que ce soit sur son passé. Pas même Jacquot...

Jacquot... Comme il lui manque... Elle espère toujours qu'il est en vie mais les chances sont minces.

Toutefois, elle sait bien que l'homme n'attend pas que cette réponse...


On m'a donné cette arme... C'est tout.
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