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[RP] Chroniques guyennaises d'un couple d'Auvergnats

Althiof
Pour commencer :

Suite du rp sur l'arrivé à Bordeaux, commencé en gargote. RP ouvert vu que l'on ne sait pas où cela nous conduira. Si vous souhaitez participer dites le nous par un petit mp on pourra envisager une orientation

On est ouverts à toutes les idées, le voyage de noces de l'an passé à La Rochelle, après la cérémonie sur la plage et l'évocation d'une enfance lointaine dans les plaines de Thessalie ou sur fond de relations familiales chez les de la Serna, était devenu ensuite plutôt très sanglant dans les ruelles de la vieille ville



La Teste-de-Buch, au matin du 9 juillet,

Partis une dizaine de jours auparavant de Murat ils arrivaient à présent à ce qui serait leur lieu de villégiature pour les jours à venir. Il n'avait pas encore décidé de leur date de départ et cela lui convenait parfaitement. Ce serait d'ailleurs probablement la petite cousine de son épouse, Carmen, qui déciderait pour eux. Ils avaient donc tout le temps devant eux avant d'envisager descendre vers le Béarn.

Ce serait la la troisième partie de leur voyage et malheureusement déjà la première du voyage de retour vers l'Auvergne. Mais les vacances ne pouvent durer éternellement et on ne profiteque plus des jours qui s'offrent à nous pour ne pas en perdre une miette.

La première étape les avaient conduit à faire le cour chemin jusqu'à Clermont, pour récupérer un jeu de carte, mais aussi pallier à la possible menace de bandits à quelques jours de marche seulement. Pas n'importe lesquels, les pilleurs d'Orléans, Kar1 en tête. Mais le menance s'estompa et ils prirent la route vers Sarlat avec Nanny et l'une de ses Dames. Le voyage fut donc plutôt calme et même studieux vue l'agitation autour de la loi martiale perigourdine.

Pas même une petite escapade derrière un buisson, ils n'avaient tout de même pas été chastes pour autant, il ne faut pas rêner les connaissants mais sage à coup sûr. Ils auraient donc tout loisir de se rattraper. Les plages devaient offrir des coins isolés où le vent de l'océan couvent des cris qui ne doivent être entendus d'oreilles chastes et pures que vous êtes chers lecteurs je n'en doute point.

Ils étaient alors partis tous les deux et cela en faisait la deuxième étape de Sarlat jusqu'à la Teste. Ils avaient croisé bien du monde en taverne à Bergerac notamment mais ils étaient surtout désireux de passer du temps tous les deux désormais. Certains regards et autres gestes malicieux ne trompaient pas. Le fait qu'ils arrivèrent dans le village tous deux sur Pégase, blanc immaculé qui faisait ressortir le vert printanier de la robe légère de son épouse, guère davantage.

Ils se mirent rapidement à la recherche d'une taverne où séjourner.



Quelques jours plus tard,

Ils étaient désormais bien installés. Il n'avait pas fait plus attention que cela au nom de la taverne - Kory avait toujours eu très bon goût pour cela - il s'était surtout occupé des petits paquetages pour vérifier que rien n'avait été oublié. Ils n'étaient pas gros mais ô combien importants pour leur séjour.

La chambre était simple. Une grande couchette, une table et ses deux chaises, un petite salle d'eau rudimentaire, mais pas besoin de plus lorsqu'en ouvrant les volets on a une vue imprenable sur l'océan.



Ils s'étaient déjà promenés dans le village, avait profités du marché du samedi matin pour déguster les fruits et légumes typiques de la région, mais pas de la messe du dimanche. Ils avaient été déjà bien assez pieux à leur goût. Ils avaient fait ainsi connaissance avec nombre de Testerins et bu quelques chopes avec les pêcheurs dans les tavernes sur le port de La Tèsta . Ils avaient échangé quelques anedoctes poissonières mais les embarcations ici n'avaient rien à voir avec les barques sur le petit lac montbrissonais ou les bâteaux moulinois. Il avait été d'ailleurs impressionné par la taille du port de Bordeaux. Cela lui donna envie de s'y remettre après tant d'années. Il n'avait pas l'intention d'étudier, à part peut-être l'anatomie mais la théorie il la connaissait déjà et pour la pratique il avait son professeur particulier, bien loin du style universitaire. Et puis la pêche est avant tout une activité calme et reposante. La Dune du Pyla qui s'étendait au sud devait offrir des coins isolés pour s'adonner à la pêche en toute ou d'autres activités plus énergiques. Il n'en avait pas encore parlé à sa belle mais comptait demander au garde-pêche la localisation des coins poissonneux et calmes le long de la plage.

En ce jour, Kory dormait encore, mais l'aube était à peine là. Les premiers rayons du soleil apportaient une fraîcheur appaisante. La journée promettait d'être belle mais surement très chaude, mais pas toride - encore que mais ça c'était du ressort de sa sulfureuse amante - le vent qui soufflait de l'océan apportant toujours un peu de fraîcheur qui leur manquait si souvent au milieu des monts et volcans d'Auvergne. Il l'vait déjà remarqué l'été passé à La Rochelle.

Il savait qu'elle avait préparé quelque chose, elle avait été plutôt mystérieuse ce derniers jours et à voir le temps qu'elle avait pris à choisir ses tenues hier ce serait peut etre le jour J. Il s'approcha. Les rayons du soleil venaient eclairer son doux visage. Il s'assit pour la contempler et ecarta quelques mèches rebelles. Qu'elle était belle quand elle dormait.

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Adieu Alice
Korydwen
Courir pour finir sa surprise ? Oui et non, disons qu'elle avait juste essayé de semer son époux pour récupérer les choses qui lui manquaient et ensuite faire sa petite cuisine sans trop se faire voir ce qui était difficile tant son époux était un curieux et bien souvent elle pensait lui annoncer des choses mais il le savait déjà, enfin pour cette fois, elle avait visiblement réussi son coup. Elle dormait encore en ce début de journée, elle l'avait pourtant senti bouger, mais elle était bien, elle remuait dans le lit essayant de cacher son visage des rayons du soleil. Dans sa bataille fictive avec le soleil elle avait laissé ses mèches rebelles recouvrir son visage et elle sentait des doigts, une grande douceur, ses yeux s'ouvrirent difficilement et elle tomba presque nez à nez avec son époux.

Elle bailla et se redressa légèrement avant de finalement se laisser tomber dans ses bras contre lui pour finir de se réveiller, elle avait fait une drôle de rêve, elle avait vu sa cousine Eldarwenn sur un bateau, elle revenait... Mais c'était impossible, cela faisait si longtemps qu'elle avait disparu et pourtant ce drôle de sentiment qui lui disait qu'il restait une sorte d'espoir... Elle se frotta les yeux et regarda son époux qui lui souriait. Elle déposa un doux baiser sur ses lèvres avant de se lever et d'aller enfiler sa belle robe rouge, plutôt encombrante mais tellement jolie, elle mit un moment, c'était plutôt difficile, elle imaginait déjà son époux se bataillant avec les divers lacets et autres froufrous qui l'empêcheraient d'atteindre son but.

Elle s'allongea par terre ensuite pour récupérer un panier qu'elle avait caché sous une montagne de vêtements sous le lit, elle le tira en bataillant un peu, la rendant un peu plus sauvage dans sa coiffure qu'elle n'avait pas, elle posa le panier au bord du lit et tenta d'aplatir ses cheveux avec, pas évident, une brosse sans doute ? Mais finalement non, tout simplement parce qu'elle savait que son petit air sauvage ferait craquer à coup sur son époux.

Elle grimpa sur le lit et le regarda avec grande malice, elle sortit un bandeau et le noua sur les yeux de son époux, non sans lui avoir glissé un très tendre baiser au creux du cou.


Viens suis moi, je t'emmène à la découverte de ta surprise...

Malicieuse ? Surprenante ? Un peu des deux, de quoi entretenir la flamme qui brûle depuis tant d'année, des hauts, des bas, des discussions, mais des surprises, ne pas tomber dans un drôle de train train et s'ennuyer à mourir... Elle coinça la hanse du panier au creux de son coude et prit les deux mains de son époux dans les siennes, elle le fit sortir de la chambre de l'auberge, la descente des escaliers fut difficile, une fois de plus, elle avait un peu réfléchi à l'envers, mais elle s'en sortirait coûte que coûte, elle lui fit traverser la grande salle de l'auberge avant de le faire sortir de l'auberge, parfois il faisait semblant de retirer son bandeau pour taquiner son épouse, bien entendu Korydwen démarrait au quart de tour et grognait un petit peu.

Finalement, ils arrivèrent en vue de la plage, Korydwen continuait de le guider alors que ce dernier se demandait sans doute où elle l'embarquait. Une fois les pieds, ou plutôt les chausses dans le sable, elle retira les siennes et celles de son époux, avant de glisser sa main dans la sienne et de l'emmener en direction du petit coin qu'elle avait trouvé. Elle posa le panier par terre.


Bouge pas et retire pas ton bandeau, j'ai presque fini ! Encore quelques grains de sable qui tombent dans le sablier et ça sera bon.

Elle sortit la grande nappe en tissu et la déplia sur le sable chaud, elle déposa au centre de celle-ci un plat de moussaka qu'elle avait préparé elle-même, elle lui en avait déjà fait gouté un et il l'avait trouvé parfait, elle avait essayé de le refaire. Elle sortit une petite amphore pleine de vin et la posa à côté de la Moussaka, elle partit ensuite derrière un rocher et retira sa lourde robe rouge pour se draper une tenue de déesse grecque qu'elle avait pu voir dans un de ses livres, des jours, des semaines d'entrainement pour finalement arriver à un résultat plutôt pas mal. Elle retourna auprès de son époux et s'installa confortablement.


Ferme les yeux... Oups c'est déjà fait. Imagine que tu es un peu plus au Sud du Royaume, imagine que tu te trouves au bord d'une mer qui t'a vu grandir... Enfin je crois... Des odeurs... Des plats...

Alors qu'elle parlait, elle cherchait sa cuillière en bois, elle finit par la trouver et elle la plongea dans le plat de moussaka avant de la glisser dans la bouche de son époux.

Maintenant tu peux enlever ton bandeau...

Ce n'était pas les plaines thessaliennes qu'elle avait à lui offrir, mais elle espérait que cette petite attention lui ferait plaisir, il était difficile d'être loin de ses terres, elle se souvenait de la discussion de l'an dernier, il avait parlé de la Thessalie avec son coeur... Malheureusement un voyage jusque là-bas était long et sans doute dangereux...

Alors ? Suis-je... à ton goût ?
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Parce que pirate...
Althiof
De l'auberge au sable de la place...

Son épouse n'avait pas tardé à se réveiller. Il faut dire qu'il n'avait pas refermé les volets après avoir regardé l'océan. Et puis il aimait bien la voir se tortiller lorsqu'elle quittait les bras de Morphées pour se glisser dans les siens pour une nouvelle journée qui s'annonçait radieuse.

Un doux baiser et la voilà qui tournait dans la chambre dans tous les sens, retournant des montagnes, enfin selon sa vision des choses, de vêtements pour attraper un panier sous le lit. Forcément à deux sur Pégase c'est autant de place libre sur le dos de Thessalie, surtout qu'un frison peut transporter bien de la charge. Mais comment pouvait-il déjà y avoir un tel tas sous le lit d'ailleurs ? Mystère féminin il faut croire mais elle enfilait sa robe rouge, celle qu'elle lui avait montré hier et qui semblait la ravir, tout comme les deux autres d'ailleurs. Il aimait tant la voir sourire. Cela avait été trop rare à son goût depuis son mandat de conseillère. La charge n'était décidemment pas pour elle, et ce voyage, tout comme celui à La Rochelle, les rapprocherait de nouveau.

Elle rendait la robe aussi belle que sa bourse devait être vide désormais. Oui, car toute robe aussi bien taillée soit-elle, est rendue splendide par la beauté qui la porte et ses formes sculpturales. Mais d'après ce qu'elle lui avait dit la veille cet achat était obligatoire pour elle. Quand c'est beau on ne doit pas compter. Enfin oui mais quand même on reste Auvergnat aussi. Faudrait pas l'oublier. Heureusement qu'il avait dit qu'il voulait garder un peu d'argent pour acheter quelques tonneaux de vin de Bordeaux et jambons de Bayonne, sans il l'aurait aussi trouvée allégée.

Alors qu'il reflechissait pour patienter en attendant que sa belle se prépare, habitude qu'il avait prise pour éviter de faire les cent pas - on apprend des petits trucs quand même au bout de 4 ans faut pas croire - elle vint lui bander les yeux. Sur le coup il ne dit rien bien trop heureux qu'il était de pouvoir l'embêter sur le trajet qui risquait d'être peu commode. Mais elle l'avait bien cherché.


Viens suis moi, je t'emmène à la découverte de ta surprise...

Si je me casse pas une patte d'ici là !!


Hop c'était parti pour les piques malicieuses et ce n'était pas prêt de s'arrêter. Il fit mine plusieurs fois de tomber dans les escaliers. Il se serait bien malencontreusement par le plus grand des hasards rattrapé sur deux beaux melons mais il n'y voyait vraiment rien. Heureusement l'auberge donnait sur la plage et ils ne mirent pas longtemps pour se retrouver les pieds dans le sable. La chaleur n'avait pas encore fais son oeuvre et il était encore frais.

Ils marchèrent un petit moment. La connaissant elle avait tout préparé pour que cela se déroule comme une missive au bureau des postes arvernes.


Encore quelques grains de sable qui tombent dans le sablier et ça sera bon.

Euh ça en fait quand même quelques uns de grains. Est-ce que ça va être aussi long que lorsque tu te prépares pour le bal ?


Il tira la langue avec un petit rire en coin mais il l'entendait un peu plus loin. Il ne bougeait pas ne sachant trop ce qui l'entourait et attendit.

Ferme les yeux... Oups c'est déjà fait. Imagine que tu es un peu plus au Sud du Royaume, imagine que tu te trouves au bord d'une mer qui t'a vu grandir... Enfin je crois... Des odeurs... Des plats...

Euh j'aurais dis à l'est surtout. T'es aussi douée que Nad en orientation ma puce. J'aurais peut-être pas dû te laisser mener ça doit être un miracle si on est arrivés à bon port. Encore qu'une fois arrivés à l'océan tu peux pas trop aller plus loin. Pis y'a pas un grand accès à la mer en Thessalie, juste le port de Pagasai qui sert surtout pour le commerce avec les cités grecques mais j'y ai un peu appris à naviguer sur des petits gréements à la latine, à voile triangulaire, donc on va dire que t'es pas trop loin. A peu près autant que 2 et 2 font 5 quoi et que je suis un gentil petit frère avec Mabel et Thémis.


Plus qu'une pique mais lorsqu'on évoquait la Thessalie il ne pouvait s'en empêcher. Son pays lui manquait souvent même s'il appartenait à une époque révolue. Il ne regrettait nullement sa vie de maintenant mais tout semble si simple là bas si loin dans les grandes plaines. Il espérait sans trop y croire qu'il y retournerait un jour. Dieu sait ce que nous réserve la vie. Il ressentirait peut-être l'appel de ses racines un jour. Mais pour le moment sa vie était là ici avec sa belle Kory et ses enfants.

Maintenant tu peux enlever ton bandeau... Alors ? Suis-je... à ton goût ?

Il resta tout simplement bouché bée. La surprise n'aurait pu être plus grande et il la dévorait littéralement des yeux alors qu'elle vint s'assoir sur la nappe. Comment aurait-il pu en être autrement. Il ne tarda pas à la rejoindre. Le tissu blanc lui était parfaitement drappé sur son épaule gauche. Elle était peut-être attachée maladroitement sous son bras mais elle avait pris tellement soin à recouvrir sa poitrine tout en laissant apparaître un décolleté qui rendait un gouffre bien peu profond en comparaison.

Alors que répondre à sa question posée avant tant de malice.


Tellement plus que la déesse Ἀφροδίτη sortant de l'écume des vagues. Si nous étions à portée de vue de l'Ὄλυμπος elle en serait jalouse tout déesse de la beauté qu'elle soit.

Une réponse qui venait du fond du coeur. A tel point qu'il avait à peine remarqué qu'il avait mélangé frabcoys et grecs. Leurs voyages avait ce don là il faut croire.
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Adieu Alice
Korydwen
Qu'est-ce qu'il avait encore dit comme bêtise pour l'enquiquiner la voir bouder ou grogner ? C'est qu'il devait apprécier ce côté parfois trop présent de son épouse, alors qu'elle était sur la nappe à tenter de faire tenir cette sorte de toge sous son bras maladroitement, il se mit à parler en grec ce qu'elle ne comprenait pas toujours, elle avait étudié le grec effectivement, mais de là à dire qu'elle réussissait à le parler...

Euh... Ἀφροδίτη tenta-t-elle de répéter avec un accent terriblement françoys à en faire frémir les oreilles thessaliennes de son époux. En françoys ça donne quoi ? Je comprends pas...

Elle se mit à rougir un peu de honte, se tortillant les mains comme à son habitude quand elle sentait la honte l'habiter.

Et... C'est quoi l'Ὄλυμπος ?
Là encore son accent laissant sans doute à désirer, mais Korydwen ne se laissait pas abattre pour autant, sa surprise venait sans aucun doute de toucher son époux en plein coeur pour qu'il se remette à parler en grec, jamais en bourbonnais elle ne l'entendait parler grec, il parlait toujours en françoys... Elle s'approcha de lui, une main sur la joue, son regard plongeant dans le sien.

Je sais que je ne suis pas très douée en géographie et pour localiser les divers Royaumes... Mais si je trouve un moyen de nous offrir un voyage sur tes terres thessaliennes, j'en vendrai mes robes pour te l'offrir... Je te le promets...


Un doux baiser salé sur ses lèvres avant de remettre en place cette toge grecque. Elle réflechissait, il y avait bien Timothée qui avait essayé de gagner un voyage en bateau pour son père mais il avait échoué. Elle regarda au loin l'océan et finalement comme souvent, l'eau semblait avoir ce pouvoir, elle se leva pour l'entrainer au bord de l'océan, tout au bord, elle avança jusqu'à avoir de l'eau au niveau des genoux, les vagues n'étaient pas trop forte encore, son morceau de tissu devenait transparent, son époux risquait à la pousser dans l'océan, histoire de pouvoir mieux contempler le paysage et les divers reliefs...

Al... Tu crois que les disparus en mer finissent par revenir un jour ? Je veux dire... Sont-ils obligés de mourir ? Est-ce que disparaitre en mer signifie forcément que l'on est mort ?

Elle commençait doucement, il y a quelques jours, enfin le soir où elle avait écrit à sa nièce Carmen Korydwen avait eu le sommeil particulièrement agité, une nuit presque cauchemardesque, Eldarwenn sa cousine, la mère de Carmen était perdue en mer et Korydwen dans ses rêves la voyait sur un radeau de fortune, elle lui tendait la main, elle réussissait à attraper la sienne avant que finalement, comme toutes les fois, l'océan ne l'engloutisse... Elle se réveillait d'un coup, en sueur... Elle ne savait pas vraiment si il l'avait remarqué, mais elle avait attendu le meilleur moment pour lui en parler et ce meilleur moment était au bord de la plage, seule avec lui. Une grande inspiration avant de continuer, l'air marin, le vent qui fouette son visage, le bruit des vagues, des mouettes.

Parfois... La nuit je rêve d'Eldarwenn... Tu te souviens ? Bayeux, les jeux ? Elle a disparu en mer voilà bien des années et pourtant je refuse de la croire morte et depuis quelques temps maintenant, elle hante mes rêves et mes pensées... Je fais toujours le même rêve, Elda est sur un radeau de fortune, je lui tends la main, elle l'attrape, mais l'océan l'aspire... Je me réveille toujours à ce moment-là en sueur...

Il n'aurait pas de réponse concernant son drôle de rêve, mais au moins, il était là, sa chaleur et sa tendresse étaient là. Et puis c'était une belle journée, le soleil brillait, elle lui avait une belle surprise, elle se tourna vers lui, avec finalement un sourire sur le visage, le bas de sa tenue trempait dans l'océan, ses mains tenaient ses bras, elle le fixait.

Elle est bonne l'eau tu trouves pas ?

Elle se baissa et commença à l'asperger en riant, c'était finalement ça une Kory, elle passait d'une émotion à une autre en quelques secondes, mais elle aimait s'amuser avant tout et surtout, elle comptait bien profiter de ce voyage à fond avant de retrouver l'auvergne et ses emm*****...
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Parce que pirate...
Althiof
Althiof souriait car c'est en entendant l'accent de son épouse qu'il réalisa qu'il mélangeait françoys et grecs. Il le parlait tellement peu souvent mais cette langue était naturelle pour lui. C'était sa langue maternelle. Enfin pas véritablement car sa mère avait fui son couvent retiré du centre de la France pour partir sur les chemins et comme une évidence lorsqu'on porte le si beau prénom d'Hélène elle choisit de s'installer dans les collines thessaliennes. Une vie simple de paysanne vendant le lait de ses chèvres et brebis et les fromages qu'elle produisait mais c'était sa vie, son enfance, et il n'en aurait voulu d'autre pour rien au monde. Ils avaient été tellement heureux. Et s'il avait quitté la Thessalie vers ses quinze ans après la mort de sa mère il ne avait pas oublié sa langue maternelle. Elle faisait partie de lui, de ce qu'il était.

Il regarda son épouse posant sa main sur la sienne, se retenant parfois de trop plonger son regard dans son décolleté. Mais elle s'y attendant forcément en se drapant de la sorte. Cela ne pourrait de toute manière jamais lui faire oublier sa beauté et l'éclat de son visage.


Ἀφροδίτη c'est Aphrodítê, la déesse de l'amour, des plaisirs et de la beauté.

Selon les mythes, Aphrodite est née de la mer fécondée par le sexe d'Οὐρανός, pardon d'Ouranós, tranché par son fils Cronos. C'est pour ça qu'on dit qu'elle est née de l'écume. C'est de rigueur devant l'immensité de cet océan je trouve. Κρόνος...
Il sourit avant de reprendre. Cronos est lui le plus jeune des douze Titans, les divinités qui ont précédé les Dieux de l'Ólympos.

Ici on parle du mont Olympe. C'est la plus haute montagne de Grèce, dans le massif montagneux au nord de la Thessalie. Mais c'est surtout le domaine des Dieux qui veillent sur nous depuis là haut.


A mesure qu'il parlait elle se rapprochait de plus en plus de lui, l'écoutant avec attention. Dans une autre position, la tête posée contre ses cuisses, il lui avait parlé de la Thessalie sur la plage de La Rochelle et elle avait bu ses paroles, plongeant son regard dans le sien, comme elle le faisait une nouvelle fois en ce moment.

Un doux baiser échangé puis son regard se porta sur l'océan. Il tourna également la tête mais il n'y avait pas de bateaux au loin. Telle Pénélope scrutant la ligne d'horizon en espérant le retour d'Ulysse, elle semblait perdue dans ses pensées. Elle se leva et l'entraîna au bord de l'eau trempant ses pieds puis ses mollets. Le blanc immaculé devenait transparent à mesure que l'eau imbibait le tissu de son himation, dont le bas flottait à la surface de l'océan.

L'himation, cette tenue légère typique de la Grèce, portée autant par les hommes et les femmes, qui était souvent confondue avec la toge romaine, le vêtement d'apparat essentiellement masculin. L'himation était délicat à faire tenir mais la pièce de drap était à la fois plus légère et bien moins longue que celle en demi-cercle de la toge, d'un diamètre atteignant facilement 20 pieds. L'himation s'enroule donc une seule fois autour de l'épaule, là où il faut l'aide de plusieurs serviteurs pour draper une toge, tant l'ajustement est compliqué et malaisé.

Le savait-elle ? Elle avait en tout cas la bonne tenue mais parfois l'on trouve des erreurs dans les livres notamment sur les cités grecques. Rien ne peut remplacer l'expérience de vie, que dis je, une enfance et une éducation. Ils auraient bien l'occasion de parler encore, des heures durant en regardant le soleil se coucher, mais pour l'heure il se tenait juste derrière, sa tête posée contre la sienne au dessus de son épaule gauche dénudée, ses manches sur ses hanches. Elle était tellement pensive et mystérieuse et finit par rompre le silence.


Al... Tu crois que les disparus en mer finissent par revenir un jour ? Je veux dire... Sont-ils obligés de mourir ? Est-ce que disparaitre en mer signifie forcément que l'on est mort ?

Il savait très à quoi elle pensait et tenta de répondre le plus naturellement et sincèrement possible.

Je crois qu'il faut écouter son cœur ma puce. La raison nous pousse à voir la réalité en face mais dans notre cœur nous ne devons nous résoudre à abandonner. Cela fait bien longtemps que je n'ai plus de nouvelles de Mabel mais malgré ses ennuis je continue à penser qu'elle est là quelque part, qu'elle continue sa vie et qu'elle est heureuse, attendant l'occasion de pouvoir donner signe de vie pour revenir.

Il faut s'accrocher à ses espoirs, ne pas les laissez devenirs des murmures et des rêves qui s'envolent au vent.

Je suis sûr qu'il y a d'autres terres au délà de cet océan immense, qui semble si calme mais parfois si cruel, lorsqu'il engloutit tout ceux qui osent le braver.

Dis toi que ce radeau que tu vois dans tes songes est un bon signe, qu'elle est vivante et qu'elle n'aura pas dérivé longtemps pour trouver avec ses compagnons une terre accueillante.


Quelles étaient les chances pour qu'Eldarwenn soit encore en vie après avoir disparu en mer depuis si longtemps ? Sa raison lui disait qu'elles étaient aussi minces que celles que Mabel soit encore en vie vu ses acoquinements avec les Loups du Gévaudan là bas dans son Helvétie natale où il avait perdu toute trace. Mais son cœur avait besoin de croire qu'elles étaient encore là, quelque part, meurtries par les épreuves qu'elles avaient traversées mais tellement fortes à la pensée de leur revenir un jour.

Rien n'égalait la famille à ses yeux et s'il avait la sienne désormais, ses soeurs en faisait partie intégrante et il donnerait tout ce qu'il possédait pour les serrer une fois de plus dans ses bras. Leur relation était si fusionnelle. Tous les trois espiègles... entre eux mais avec tous les autres. Si forts en surface mais si fragiles à l'intérieur. Trois êtres qui avaient grandi trop vite, endurcis par un passé qui s'était acharné à les séparer et qui avait laissé bien au fond sous la carapace de rires et de taquineries des blessures qui n'appartenaient qu'à eux... Deux soeurs et leur petit frère. Trois adultes qui courraient continuellement après l'insouciance d'une enfance qui trop tôt leur avait été arrâchée. Ils étaient si peu à voir au delà de ce bouclier...

Perdus tous les deux dans leurs pensées le silence s'était installé. Elle le rompit en se tournant vers lui.


Elle est bonne l'eau tu trouves pas ?

Excellente. Les derniers jours de grande chaleur y sont pour beaucoup, mais quel que soit la saison ou le lieux l'océan sera toujours merveilleux si tu es à mes côtés.


Il déposé un doux baiser sur ses lèvres. C'était une bien belle journée en ce début de séjour qui ne pouvait en augurer que de nombreuses autres. Il ne pouvait en être autrement et pourtant La Rochelle pourrait leur rappeler le contraire mais face à l'immense étendue d'eau ils étaient à mille lieux d'y penser.



Pour information : unités de mesure principales :

L'unité de base, c'est le pied français (pied du Roy) soit 32,48 cm.
Le pouce mesure un 1/12 de pied et la ligne 1/12 de pouce.


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Adieu Alice
Korydwen
Une fois de plus, elle buvait ses paroles, gardant son regard fixé sur lui comme à La Rochelle, il parlait si rarement de son enfance qu'elle en profitait à chaque fois, avide de connaissance sur une Terre qu'elle ne connaissait qu'à travers les livres contre lesquels son époux râlait parce qu'ils racontaient des bêtises, elle devait avoir appris des choses fausses, mais il serait bien là pour lui expliquer et lui donner la véritable version. Elle le regardait ou plutôt regardait le haut de sa tête parce qu'il plongeait bien plus souvent sur son décolleté, elle le regardait en souriant, riant intérieurement. Il devait détailler sa tenue donc elle ne savait pas grand chose, si ce n'est que c'était une tenue pour les dames grecques... Après il faudrait lui demander, il risquait encore de dire que les livres n'étaient pas bons concernant la description...

Ἀφροδίτη c'est Aphrodítê, la déesse de l'amour, des plaisirs et de la beauté.

Là, elle comprenait mieux le pourquoi du comment de la référence, déesse de l'amour, des plaisirs et de la beauté, surtout des plaisirs, pourvu qu'un curé ne s'insère pas dans ses pensées avec leurs idées de procréation à tout bout de champ, alors qu'elle allait tout contre certains préceptes aristotéliciens...

Et là, elle le dévorait, pendue à ses lèvres au moindre de ses mots, essayant de les imprimer en grec, mais pas évident, il faudrait qu'il lui donne des cours particuliers... Enfin un début de cours particulier, généralement cela finissait pas réellement en cours, mais ce n'était pas là le plus gênant.

Les Dieux de l'olympe... De ce que j'ai pu lire d'eux, ils sont plus joyeux et festifs qu'Aristote...

Matthis m'a questionné une fois sur la Thessalie, je pense qu'il est assez grand pour comprendre... Je crois qu'il a du tomber sur l'arbre des Marigny dans la bibliothèque... Il a envie que tu lui apprennes à monter comme toi et il s'amuse à raconter que lui aussi est Thessalien, une grande fierté l'habite quand il parle de toi.

Un doux baiser et dans l'océan, elle l'écoutait à nouveau des mots réconfortant ou plutôt la confortant dans son idée, sa tête contre la sienne ses mains autour de sa taille, elle posa les siennes sur les siennes.

Tu as raison, tant que l'on y croit.

Elle se tourna pour le regarder avec un grand sourire, ils étaient si semblable en cet instant et si souvent d'accord sur bon nombre de choses, c'est ce qu'elle appréciait et qui pourtant ces derniers mois l'avait gonflé, parce que les Hommes sont des idiots, parce qu'ils pensaient à tord que son époux lui faisait tout et qu'elle n'était qu'une marionnette... Et ça, sans doute pour cette raison qu'elle comptait abandonner la politique et surtout qu'elle avait songé à quitter la prévôté, mais finalement ils l'avaient presque tous obligé à rester...


On est si semblable...


Elle l'embrassa avant de plonger à nouveau ses mains dans l'océan pour lui en envoyer.

Excellente. Les derniers jours de grande chaleur y sont pour beaucoup, mais quel que soit la saison ou le lieux l'océan sera toujours merveilleux si tu es à mes côtés.

Elle le regarda avec un grand sourire, pourtant l'année dernière tout n'avait pas été si merveilleux à la fin et ses cicatrices en témoignait, mais pourtant rien... Elle ne voulait plus y penser, c'était à la fois si loin et si proche. Elle l'embrassa une nouvelle fois avant de reculer et de trébucher dans l'océan, elle tomba les fesses dans l'eau, les vagues mouillait sa tenue si bien qu'elle se retrouva rapidement transparente et collée contre sa peau, elle regarda son époux.

Euh... Va falloir que tu m'aides sinon je vais mériter un TOP... Et puis je commence à avoir faim.

A peine sa phrase terminée que son ventre se mit à gargouiller comme jamais, elle le regarda avec un air un peu penaud, mais si heureuse d'être avec lui sans rien d'autre à faire.
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Parce que pirate...
Althiof
Althiof sourit au propos de son épouse. Il y avait une telle différence entre les mythes des Dieux et l'Aristotélicisme.

D'un côté la religion dominante, mais surtout une quête spirituelle nous guidant tout à long de notre vie, nous aidant à affronter les événements tragiques de la vie, à les accepter quand l'âme est meurtrie et le coeur brisé, à savoir apprécier les moments heureux à leur juste valeur. Un chemin de valeurs et de principes pour atteindre la Vie Eternelle dans l'au delà.

De l'autre, des légendes nées de l'imaginaire, de nombreux mythes où les hommes et les dieux cohabitent, où ces derniers ont autant sinon plus de défauts que les mortels. Une suite de récits tous plus extraordinaires les uns que les autres qui alimentent les croyances populaires et contribuent à faire de terribles faits de vie des récits fantastiques placés au delà du monde des hommes mortels. Car on pardonne tout aux dieux immortels là où les mythes parlent de viols et d'incestes, de guerres fratrices et de massacres ignobles, de jardins luxuriants et nourritures en abondance quand sévissent ici bas la séchèresse et la famine.

L'un des mythes les plus célèbres qui a largement franchi les frontières de la Grèce est sans doute l'Iliade puis l'Odyssée d'Homère et les vingt années
d'errance sur la mer d'Ulysse pour avoir procoqué le courroux de Poséidon, protecteur de Troie, dértuite par les Grecs pour une femme, Hélène, toute demi-déesse qu'elle fut.

Oh que oui il y avait tant de différences mais il aimait à apprendre des deux et tirer de chacun d'eux la force de surmonter les épreuves de la vie.


Les Dieux de l'olympe... De ce que j'ai pu lire d'eux, ils sont plus joyeux et festifs qu'Aristote...

Oh ça oui les Dieux savent faire la fête, mais bon c'est normal, Aristote lui il est tout seul là haut pour veiller sur nous, même s'il a bien quelques anges et saints pour l'aider. Les Dieux sont douze comme l'étaient les Titans avant eux. Mais ils sont même plus que ça sur l'Olympe car d'autres divinités y vivent et puis entre les querelles et les guerres divines ça n'a pas toujours été les mêmes dans le canon olympien des douze.


Il entreprit d'en citer certains, les plus connus mais ils l'étaient presque tous pour celui qui avait étudié le grec à l'université. Il fit attention de prononcer sans trop d'accent pour que Kory puisse bien suivre.

Il y a les trois frères, Zeús, Roy des Dieux et du Ciel, Poseidỗn, Dieu des Mers, et Hadès qui règne sous la terre dans les Enfers. Mais il y a aussi des femmes ; il y avait même en général parité parmi les douze. Ártemis, Déesse de la chasse, Athênã, Déesse de la Guerre et de la Sagesse, ou Hêra, qui protège le mariage et les femmes. Et puis il y Árês, Dieu de la Guerre, ou Hêphaistos, surnommé « le Boiteux », Dieu du feu et des volcans, que l'on trouve dans sa forge sur le mont Ida.

La dedans c'est un beau sac de noeuds, pire que deux amants cherchant une ficelle violette dans une botte de foin
, dit-il malicieusement connaissant l'effet garanti sur ses joues. Ils sont à peu près tous parents et rarement de manière légitime. Et cela sans compter tous les autres êtres qui peuplent les mythes comme les nymphes dont les plus connues sont sans doutes les Muses, et puis les récits fantastiques comme l'Odyssée d'Ulysse et les mille épreuves qu'il a traversées pour revenir à Ithaque auprès de son épouse Pénélope et son fils Télémaque.

Il sourit en regardant son épouse. Les récits sont infinis, je pourrais continuer des heures, si tant est que j'arrive à me souvenir de tout.

Après avoir tant parlé, les mythes et légendes antiques se perdirent dans le vent et l'immensité de l'océan. Ils étaient silencieux à contempler cette masse imposante qui se présentait devant eux, qui paraissaient si calme avec les petites vaqgues qui venaient mouiller les jambes en cet instant. Mais il ne fallait pas s'y fier. Ne dit-on pas qu'il faut se méfier de l'eua qui dort ? La mer pouvait à tout moment réveiller sa fureur et engloutir ceux qui étaient bien trop intrépides.

Elle se baissa pour l'eclabousser à nouveau. En cette chaleur c'était des plus agréables mais surtout telle est prise qui croyait prendre car le sable humide peut offrir un appui incenrtain et sa tenue rendait ses pas moins assurés. Elle trébucha et il ne tarda pas à epxloser de rire en la voyant.

Il s'approcha pour l'aider à se relever. Il remarqua alors la cicatrice qu'elle portait sur son bras droit dénudés, dernière trace visible des événements de La Rochelle mais il plongea à nouveau son regard dans le sien. Enfin il essaya parce qu'elle avait bien conscience de la situation la bougresse.


Euh... Va falloir que tu m'aides sinon je vais mériter un TOP... Et puis je commence à avoir faim.

Il rit aux éclats et retira sa chemise qu'il passa autour de ses épaules. Elle lui tombait au milieu des cuisses mais c'était bien là le but. Il ferma un bouton et déposa un baiser sur ses lèvres.

Heureusement il n'y a personne sur la plage. C'eut été gênant, avec un tel corps tu aurais retourné tous les petits vieux un peu fragiles. Après y'aurait fallut les enterrer dans le sable pour couvrir les traces. On est en vacances quand même.

Ca sera vite sec par ce si beau soleil.

Il rit de bon coeur en lui tirant la langue malicieusement comme il faisiat si souvent. Mais il savait qu'une fois revenus dans le coin tranquille où elle avait posé la nappe à leur arrivée la chemise allait tomber bien vite de ses épaules. Mais ce fut un bruit qui le sortit de ses rêveries, le genre de bruit qui aurait sans doute réveillé en géant endormi. Il manque de se tordre de rire mais il n'aurait pas osé, ce n'était pas du tout son genre.

Tu commences ? Parce que là à l'oreille je dirais qu'il te faudrait un boeuf entier et quelques poulets pour accompagner.

Il la prit dans ses bras comme un marié faisant passer à sa belle la porte du nid conjugal pour la première. Ca éviterait qu'elle tâche sa tenue mouillée de sable et puis ils n'arriveraient que plus rapidement au panier.

Il la posa délicatement sur la nappe.


Qu'est-ce que tu nous as apporté de bon ? Enfin si y'en a une part pour moi. Un bruit d'ogre sortant d'un ventre de déesse ça doit surement cacher quelque chose de pas très aristotélicien. Je voudrais pas me mettre entre un coup de Lucifer et ses provisions.

Comme dirait Beths, y'a cachalot sous gravillon ! Va falloir enquêter. Entre le trouble à l'ordre public pour attentat à la pudeur et la sorcellerie pour complaisance avec le Malin, on est bien montés ma puce.


Ils rirent - cela faisait bien longtemps qu'ils n'avaient rit de la sorte, et rien ne le rendait plus heureux que voir le visage rayonnait de son épouse - puis il s'assit sur la nappe avant de s'allonger et poser sa tête sur ses cuisses, les pieds dans le sable qui se rechauffait, levant les yeux vers son si beau visage. Alors qu'elle regardait dans le dit panier, il leva son bras pour écarter ses mèches rebelles, qui lui donnait en air un peu sauvage et qu'elle aimait à garder pour lui lorsqu'ils n'étaient que tous les deux, mais qui cachaient un peu trop à son goût ses yeux si envoutants.
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Adieu Alice
Korydwen
Son époux était si bavard et elle, elle était pendue à ses lèvres buvant absorbant toutes ses paroles, ne l'interrompant jamais, visiblement sa réflexion semblait l'amuser. Elle l'écouta compter les histoires, elle lui glissa sur un air tout aussi enjoué.

Si il arrivait tant d'aventures à Aristote, Christos et les autres, la messe serait beaucoup plus amusante.

Rapidement elle baissa la tête et espérait qu'un curé ne passerait par-là, Aristote était largement plus répandu que les autres, mais parfois il fallait avouer que les curés étaient barbant avec tout leur précepte, elle se rappelait encore la réaction d'un lorsqu'il avait appris qu'elle faisait tout pour contre carré les plans d'Aristote concernant sa descendance, tout de suite jugée et invitée à aller se confesser ce qu'elle n'avait jamais fait et puis le curé en question était mort, comme quoi... Elle avait bien rigolé quand elle l'avait appris d'ailleurs.


Tu sais toutes les histoires que tu connais, tu devrais les rapporter dans un grimoire... Tes enfants en seraient heureux.


Elle le regardait silencieuse, il attendait ou plutôt regardait l'océan si calme, une image qui pourrait très bien représenter Korydwen et son drôle de caractère mais depuis le début du voyage elle était bien et si heureuse, enfin profiter réellement de la vie et partager des moments qui devenaient trop rare avec son époux.

J'aimerai bien que tu m'apprennes à prononcer les mots aussi bien que toi... J'aime t'écouter, j'aime quand tu parles de chez toi... Surtout quand tu parles d'une certaine ficelle violette, ça me rappelle vaguement quelques aventures paysannes... On devrait le faire plus souvent à la maison, prendre plus de temps pour nous...


Elle le regardait en souriant mais dans l'eau fraiche c'était plutôt difficile de garder le sourire, cela rafraichissait un peu certes mais de là à y rester pendant des heures, son bras droit était hors de l'eau, elle avait vu son regard se poser furtivement dessus, alors qu'il fixait son décolleté, elle essayait de tirer sur sa tenue pour essayer de cacher cette cicatrice qui décorait son bras sur toute sa longueur, n'y arrivant pas, elle plongea son bras dans l'eau et le regarda avec un grand sourire. Lui aussi il en avait une de cicatrice sur le bas du ventre, mais ce n'était pas la même histoire, un coup d'épée lors des joutes et elle, une agression en ville et Aristote sait que son époux s'était senti bien mal et s'en était voulu, elle espérait juste que cela ne ferait pas remonter d'affreux souvenirs pour lui.


Il l'aida à se relever, elle en profita pour déposer un baiser sur sa main et le regarda en souriant, songeant déjà à ce qu'il allait pouvoir lui répondre, essayant de deviner quelle pique il allait lui envoyer. Malicieux son époux, taquin et tant d'autres qualificatifs qu'elle pourrait employer.

Heureusement il n'y a personne sur la plage. C'eut été gênant, avec un tel corps tu aurais retourné tous les petits vieux un peu fragiles. Après y'aurait fallut les enterrer dans le sable pour couvrir les traces. On est en vacances quand même.


Hé oui c'eut été dommage de faire la une de l'AAP en Guyenne ! J'imagine déjà le gros titre !

Et joignant le geste à la parole, elle tendit son bras droite et le fit bouger comme si elle écrivait.

Les petits vieux de la teste décèdent mystérieusement !

Et tu devrais faire une enquête étant sur place et pis après je serai obligé de me donner à toi encore plus pour acheter ton silence et rejeter la faute sur quelqu'un d'autre !


Elle le regarda en éclatant de rire, c'était plutôt drôle et cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas passé un si bon moment. Tout en parlant et riant, elle n'avait pas vu qu'il lui avait mis sa chemise qui ressemblait à une sorte de robe courte, mais malin qu'il était il n'avait fermé qu'un seul bouton, préférant sans doute garder de quoi occuper ses yeux.


Ca sera vite sec par ce si beau soleil.


Oui ! Et pis ça rafraichit un peu !

Un tirage de langue dans les règles, elle lui répondit avec un grand sourire.

La prochaine fois j'te mords la langue.

Et puis son gargouillement qui semble faire rire son époux, elle le regarde avec malice et puis c'est vrai que c'était drôle et ce n'était pas souvent que cela arrivait, mais régulièrement durant le voyage il lui avait rappelé qu'il fallait manger, elle était si bien, qu'elle en oubliait de manger.

Tu commences ? Parce que là à l'oreille je dirais qu'il te faudrait un boeuf entier et quelques poulets pour accompagner.

Euh oui ! Tu es si galant mon trésor ! Ah nan ! Pas un boeuf et des poulets ! Après comment je fais si j'ai plus faim pour mon dessert.


Et vu le regard malicieux qu'elle lui lançait il avait sans doute déjà une idée quand au dessert en question et cela ne risquait pas de le contrarier... Voilà qu'elle se retrouvait dans ses bras comme un certain 28 octobre, elle le regarda en souriant, symbole du début des vacances et puis il était si agréable de se faire porter par son époux futur époux, elle se demandait quand est-ce qu'elle l'épouserait de nouveau, il y tenait tellement.

Qu'est-ce que tu nous as apporté de bon ? Enfin si y'en a une part pour moi. Un bruit d'ogre sortant d'un ventre de déesse ça doit surement acher quelque chose de pas très aristotélicien. Je voudrais pas me mettre entre un coup du Malin et ses provisions.

Comme dirait Beths, y'a cachalot sous gravillon ! Va falloir enquêter. Entre le trouble à l'ordre public pour attentat à la pudeur et la sorcellerie pour complaisance avec le Malin, on est bien montés ma puce.


Elle le regarda et plaqua ses mains sur son ventre, une drôle de grimace s'afficha sur son visage et si... Et si... Non ! Non ! Ce n'était pas possible, elle se perdit dans le regard de son époux un instant avant de chercher dans sa mémoire le moment où elle avait eu ses dernières menstrues... Mais bien rapidement rassuré, Murat et depuis pas de câlins ou alors veille l'avant veille, l'on ne découvrait pas sa grossesse trois jours après et elle avait pris ses précautions, c'était l'air marin, oui voilà l'air marin qui creuse l'appétit. Elle essaya de reprendre sur un ton qui ne traduisait pas sa terreur du moment.

De la moussaka, du jambon, de la viande séchée et quelques fruits !

Alors qu'elle tâchait de masquer son trouble en se jetant sur le panier et en sortant tout sur la nappe, mais cela n'était que retardé les questions de son époux, elle le regarda avec un sourire.

L'air marin ça donne faim ? Hein ? Dis moi que ça donne faim... Je veux pas d'ogre dans mon ventre...


Puis reprenant légèrement ses esprits.


Enfin pas d'ogre... De descendant... Je veux pas... J'ai jamais oublié mes plantes... Tu m'as bien vu les prendre... Et si j'avais acheté les mauvaises ?

Grand moment d'angoisse, alors qu'il n'y avait pas besoin de s'en faire pour l'heure son ventre était aussi stérile qu'un desert. Mais les dames s'enflamment bien vite pour peu de choses finalement. Elle attrapa un morceau de viande et commença à le manger alors que la chemise commençait à descendre le long de ses épaules.

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Parce que pirate...
Althiof
Ils riaient de tout et de rien comme si tout le reste n'avait pas d'importance. Finalement n'était-ce pas pour cela qu'ils avaient quitté l'Auvergne ? Un dépaysement au bord de l'océan rien que tous les deux. Cela semblait avoir un effet bénéfique autant sur l'un que sur l'autre. Kory rayonnait comme elle ne l'avait plus fait depuis trop longtemps et lui avait retrouvé sa joie de vivre qui faisait partie de lui mais qui avait eu tendance à s'effriter un peu. Lorsque les piques et les taquineries revenaient c'était toujours bon signe.

Mais le petit nuage se promenant seul dans le ciel bleu, les peurs de son épouse revinrent. Le prit sa main, choisissant ses mots avec soin, pour à la fois garder son ton enjoué mais lui faire comprendre que tout allait bien. Elle était bien meilleure apothicaire que lui et s'il avait pris quelques cours de base dans la voie de la médecine, il avait réussi à apprendre à préparer une potion, pas n'importe laquelle et cela l'avait sans doute particulièrement motivé, mais il avait réussi. Alors il ne doutait pas un instant que son épouse savait utiliser les plantes avec soin.

Sa Kory était ainsi, son moral fluctuait facilement des rires aux larmes. Mais il était bien décidé à ce que cette belle journée continue, tel le vent du large chassant ce nuage qui avait osé masqué le soleil quelques temps.

Il serra doucement sa main, la regardant dans les yeux.


Ah nan je te rassure c'était bien le bruit d'un ventre complètement vide. Aucune chance qu'il y ait quelque chose là dedans.

Il détacha le bouton de la chemise pour la faire tomber et remonta sa main pour caresser son visage.

Telle que je te connais tu auras été capable de sauter quelques repas. Tu es toujours un peu tête en l'air, surtout quand tu prépares une surprise.

Il est bon le jambon ? C'est de la première qualité ? Et cette viande sechée, madame la bouchère ?


Il ne savait pas si elle avait préparé la viande, peut-être pas, ou alors elle était allée se servir chez un confrère mais nul doute qu'elle avait bien choisi. Ils n'avaient plus travaillé dans leur échoppe depuis longtemps mais ils en avaient gardé à coup sûr des connaissances sur la façon de couper et préparer la viande ou bien moudre le grain.

Il attendit donc malicieusement que son épouse sorte toutes les victuailles car il n'avait pas vraiment l'intention de bouger.


Bon alors si je comprends bien ça sera cours thessaliens à Cournon à la rentrée ? Travail de l'accent pour madame, équitation pour Matthis et cours de mythologie grecque pour tout le monde.

Il repensa à ce qu'elle avait dit quelques instants plus tôt.

Matthis est encore peut-être un peu jeune mais au printemps prochain nous pourrons essayer avec un cheval de petite taille. Quant aux récits légendaires des Dieux je préfère vous les raconter au coin du feu pendant les longues soirées d'hiver quand la neige recouvre les collines auvergnates.

Il existe quelques récits ecrits comme les très célèbres Iliade et Odyssée d'Homère, narrant la Guerre de Troie et le voyage de retour d'Ulysse à Ithaque, mais les mythes font surtout partie de la tradition orale. Ils se transmettent de bouche à oreille et c'est pour cela qu'ils sont si merveilleux. Car si la trame est toujours la même ils évoluent sans cesse au grès des générations et de l'imaginaire des habitants. Ces mythes et légandes sont aussi vivants que nous le sommes.

Les coucher sur le papier serait en quelque sorte le figer dans le temps et les dénaturer. Tu vois ce que je veux dire ma chérie ?

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Adieu Alice
Korydwen
Angoissée inutilement, mais elle pouvait compter sur son époux en cet instant, il était là et il le serait toujours, elle le savait au plus profond d'elle-même et pourtant des fois elle avait été pénible, même tout récemment, enfin, elle s'était promis de ne plus recommencée et elle essayait de s'y tenir, de nombreuses fois elle parlait sans réfléchir et elle blessait. Elle le regarda avec un grand sourire, elle sentit la main de son époux se glisser dans la sienne et elle plongea à son tour son regard dans le sien, gardant toujours le sourire, c'était une belle journée.

Ah nan je te rassure c'était bien le bruit d'un ventre complètement vide. Aucune chance qu'il y ait quelque chose là dedans.


Elle baissa son regard et commença à suivre sa main qui détacha malicieusement l'unique bouton qui tenait sa chemise la faisant ainsi tomber sur la nappe.

J'avais juste besoin de l'entendre je crois, juste besoin que tu le dises, juste entendre de ta voix.


Elle sentit sa main sur sa joue, tant de douceur, elle ferma les yeux pour apprécier d'avantage ce moment.

Telle que je te connais tu auras été capable de sauter quelques repas. Tu es toujours un peu tête en l'air, surtout quand tu prépares une surprise.

Il est bon le jambon ? C'est de la première qualité ? Et cette viande sechée, madame la bouchère ?


Elle le regardait en souriant et même en riant doucement, il avait entièrement raison, bien souvent tête en l'air et ce n'était pas son livre d'Astronomie qui l'aidait à garder les pieds sur Terre, elle était si bien à rêvasser, à imaginer un tas de choses pour passer de bons moments en compagnie de son époux ou bien des jeux pour le comité des festes ou des projets pour la prévôté et tant d'autres choses. Combien de fois avait-elle oublié ses champs, de travailler ou pire encore de manger, durant les longs mois de l'automne et de l'hiver lorsqu'elle séjournait chez les soeurs, durant plusieurs jours elle n'avait point mangé et les soeurs avaient alors prévenu son époux qu'elle avait été retrouvée mourante, depuis ce jour, il était encore plus prévenant qu'il ne l'était déjà. Alors elle mordit une nouvelle fois dans son morceau de jambon.

Tu me connais si bien et tu veilles sur moi, plus que je ne veille moi-même sur moi. C'est qu'il faut que mes surprises soient à ta hauteur... Euh, enfin pas aussi grande que toi parce que sinon ça risque d'être difficile à faire.

Elle éclata de rire et lui en tendit un morceau.

Très bon ! Tiens prends ce morceau ! Première qualité de Cournon d'Auvergne. Il vient des fermes de Cournon. D'un cochon qui s'appelait Bob ou quelque chose dans ce style.

Elle éclata de rire, en revoyant la scène, son époux et son élevage de cochon à Montbrisson, il tenait un registre en leurs donnant des petits noms rigolos et Timothée avait repris le flambeau de son père.

Timothée s'est lui aussi lancé dans l'élevage, enfin, Matthis lui a raconté comment tu notais les noms de tes cochons et Timothée fait pareil, enfin il gribouille des choses sur un parchemin dans son coin et les cochons changent de noms tous les jours. Et puis bientôt je ne serais plus bouchère mais boulangère... Enfin pour l'heure je ne suis plus rien étant donné que ma boucherie a été détruite par des gredins...

Elle regardait son époux et souriait, des tranches de vie de ses enfants qu'elle surprenait par moment et qu'elle voulait partager avec son époux et puis il y avait un truc dont elle lui avait parlé dans un petit mot qu'il fallait qu'elle lui raconte. Il enchaîna pour son plus grand plaisir sur ses origines, sans doute un peu ça qui la faisait rêver quand il en parlait.

Bon alors si je comprends bien ça sera cours thessaliens à Cournon à la rentrée ? Travail de l'accent pour madame, équitation pour Matthis et cours de mythologie grecque pour tout le monde.

A Cournon ? Et pourquoi pas à Montbrisson, dans notre petite maison ?


Elle s'approcha de lui et déposa une bise sur sa joue, elle savait que leur maison du bord du lac lui tenait tellement à cœur. Même si de nombreuses fois, elle avait voulu quitter Montbrisson, jamais elle n'avait réussi à le faire céder à ses envies, elle voyait et surtout sentait que cela l'attristait, alors elle préférait s'en accommoder en restant à Montbrisson et en cherchant de quoi s'occuper ailleurs. Elle n'avait pas encore tout à fait trouvé, mais elle savait que l'envie de Montbrisson reviendrait pour un temps, d'ailleurs si elle le lui proposait c'était plutôt bon signe.

Je sais combien tu l'aimes notre petite maison et combien tu aimes Montbrisson et son lac, même si nos domaines sont tout aussi charmants, Montbrisson est un lieu avec tant de souvenirs.

Matthis est encore peut-être un peu jeune mais au printemps prochain nous pourrons essayer avec un cheval de petite taille. Quant aux récits légendaires des Dieux je préfère vous les raconter au coin du feu pendant les longues soirées d'hiver quand la neige recouvre les collines auvergnates.

Son poney lui convient très bien pour le moment, Althiesse qu'il l'a appelé, quand à Eléa, elle n'en perd pas une non plus avec son poney Tonnerre de Zeus, sans doute une de tes histoires qui l'a inspirée et guidée dans son choix.


Elle le regardait avec des yeux brillants se surprenant à lui caresser la joue, leurs enfants, sans doute une des plus belles choses au monde avec leur mariage et nombreux moments passés ensemble. Et puis il reprit, son idée ne semblait pas être la meilleure.

Il existe quelques récits ecrits comme les très célèbres Iliade et Odyssée d'Homère, narrant la Guerre de Troie et le voyage de retour d'Ulysse à Ithaque, mais les mythes font surtout partie de la tradition orale. Ils se transmettent de bouche à oreille et c'est pour cela qu'ils sont si merveilleux. Car si la trame est toujours la même ils évoluent sans cesse au grès des générations et de l'imaginaire des habitants. Ces mythes et légandes sont aussi vivants que nous le sommes.

Les coucher sur le papier serait en quelque sorte le figer dans le temps et les dénaturer. Tu vois ce que je veux dire ma chérie ?


Tu me les raconteras tous ? Durant les longues soirées d'hiver ? Oui je comprends, c'est juste que j'aurai aimé que ma mère écrive les histoires qu'elle racontait quand elle travaillait dans l'auberge à Vienne... A défaut de les entendre j'aurai pu les lire.

Elle le regardait en souriant, le petit nuage n'était pas là, elle était si contente de l'entendre parler de toutes ces histoires qui l'emmenait bien loin, le soleil la réchauffait et ses nombreux rayons faisaient que sa tenue était déjà presque sèche. Elle le regardait avec malice.

Au fait je ne t'ai pas raconté, mais en aout, Aiguemarine et Sunburn, nos vassales organisent une sorte de divertissement pour leurs suzerains. Un combat de boue ! Oui t'as bien entendu ! Un combat de boue ! A Sarliève même avec Ninja comme arbitre !


Elle le regardait en éclatant de rire, elle avait voulu voir sa tête en vraie, voir sa réaction.


Sinon j'ai une autre partie pour la surprise !
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Parce que pirate...
Althiof
Le soucis n'était pas dans le fait d'avoir un autre enfant mais plutôt quand l'avoir. Ils en avaient trois merveilleux, Eléa, Matthis et Timothée, qui demandaient énormément d'attention et il était plus sage d'attendre qu'ils soient plus grands pour connaître de nouveau cette joie. Ils avaient de plus parfois manqué de temps pour eux et leurs trois garnements étaient déjà bien assez espiègles et dynamiques pour deux. Il les avaient eus pratiquement coup sur coup il faut dire. Dans quelques années ils seraient grands et tout serait différent. Il avait réussi à chasser rapidement sa crainte passagère et ils commencèrent à goûter les victuailles que son épouse avait préparées.

Très bon ! Tiens prends ce morceau ! Première qualité de Cournon d'Auvergne. Il vient des fermes de Cournon. D'un cochon qui s'appelait Bob ou quelque chose dans ce style.

Aaah vi mes cochons. Ca fait longtemps maintenant. Y'a du y avoir un Bob certainement mais le tout premier c'était Maurice. American style, 9 carcasses, en 10 jours. Un bon début mais celui juste après est mort. Mais j'ai oublié son nom.

Y'a eu un tonneau aussi qui s'appelait Bob mais c'est Leg qui s'en occupe maintenant.


Il sourit en regardant son épouse. Entre les noms des cochons et ceux des poneys de Matthis et Eléa cela ne devait pas être triste quand ils appelaient leurs animaux au milieu de la ferme. Il imaginait les Althiesse, Robert, Raymond ou Gaspard volaient au quatre coins de la basse-cour.

Je reprendrais bien un élevage de cochons mais c'est trop de travail quand on est sur les routes et puis laissons le soin à Timothée de continuer l'élevage.

Il savait que son fils aimait les animaux. Tout comme Matthis d'ailleurs mais lui c'était plutôt genre grenouilles, rougeurs, insectes, pour faire monter sur les tables les filles hurlant de peur. Une stratégie sans aucun doute pour regarder sous les jupes quand passe un courant d'air.

On la lui fait pas, il les connait toutes les tactiques du genre. Matthis lui aimait la ferme et les animaux de la basse-cour. Son fils lui avait parlé de son élevage et son épouse lui apprenait maintenant leurs péripéties d'éleveurs.


Et puis ça me laissera le temps de dépoussiérer mon moulin pour moudre un peu de grain. Entre les jambonneaux fumés de la bouchère et les miches bien rondes de la boulangère mon choix est vite fait, dit-il malicieusement. Rhoo mais t'as pas honte avec tous ces sous-entendus ? Meuh ?! Absolument pô d'abord !

Je te raconterai les mythes où tu voudras ma puce. Tant qu'on est tous les cinq. Enfin ceux que je connais ou dont je me rappelle.

Voyant son visage se fermer un peu il leva sa main pour le caresser alors qu'il mangeait un morceau de viande sechée.

Il n'y avait aucun récit dans la malle que tu as retrouvée ? Nous pourrons ecrire notre propre histoire alors, celle qui n'appartient qu'à nous. Entre Timothée, ses cochons et son célèbre sort de disparition des fonds de bouteille, Matthis, futur capitaine de soule, grand chasseur et chevalier de sa princesse Athalia, et notre exploratrice casse-cou Eléa, grand amazone en herbe, et, déja grande amatrice de robes et de bijoux que le pau' p'tit Louis va y laisser sa bourse et jusqu'au fond de ses braies pour la gâter, on a biens des histoires à raconter et pas le temps de s'ennuyer.

Elle lui sourit et changea alors de sujet. Et quel sujet ! Il s'en redressa carrément sur les fesses. C'est pour vous dire ! Car il était rudement bien installé.

Un combat de boue entre Aigue & Sun ?! Et elles m'ont même pas prévenus les bougresses ? C'est quand ? On sera rentrés au moins, c'est sûr ? Sinon elles vont le payer

Nan, parce qu'il faut contrôler le terrain, vérifier que la boue est de bonne qualité et qu'elle colle bien ,vérifier aussi la taille des tenues, pis commencer à organiser les paris. Pis y'en a bien qui mettront une 'tite pièce dans l'espoir de voir un bout de chaire. J'aurais bien dis des formes avantageuses mais on parle d'Aigue & Sun. Y'a matière à faire des cauchemards faut pas trop en demander quand même !

C'est du sérieux tout ça quoi ?!


Il rit aux éclats avant de se rallonger posant son visage toujours sur sa cuisse rougie. Elle devait avoir quelques fourmies dans les jambes à force mais sa belle Kory ne disait rien.

Sinon j'ai une autre partie pour la surprise !

Oh je me demandais justement ce que serait la suite. Je suis toute ouie. Que nous a réservé ma magnifique déesse ? Si tu as quelques fruits déjà c'est pas de refus.


Des fruits elle en avait elle lui avait dit mais quels fruits ? En cette saison ils étaient juteux et sucrés et il en salivaient d'avance.
Sinon j'ai une autre partie pour la surprise !
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Adieu Alice
Korydwen
Depuis combien de temps n'avaient-ils pas passé un si bon moment ? A courir à droite et à gauche pour leur travail ou bien les enfants, les terres à gérer... Ce voyage était une bénédiction, elle caressait doucement son visage blotti sur sa cuisse, elle commençait à avoir un peu mal, mais elle ne disait rien, appréciant ce contact. Visiblement, les aventures de leurs enfants les amusaient autant l'un que l'autre, ils avaient de qui tenir en même temps. Elle l'écoutait parler de ses cochons avec ses american styles et autres tailles de cochons qui donnaient plus ou moins de morceaux à la fin. Puis vint l'histoire des animaux et des fistons qui ne perdaient rien pour embêter les filles... Ils avaient du bien s'entendre avec leur père pour trouver des idées pareilles. Elle pouffa de rire en le fixant.

Je te raconterai les mythes où tu voudras ma puce. Tant qu'on est tous les cinq. Enfin ceux que je connais ou dont je me rappelle.

D'accord mon tendre époux.


Un sourire malicieux, elle le fixait s'imaginant déjà les longues soirées tous les cinq à discuter à l'écouter, entendre le son de sa voix les bercer, les faire voyager à travers ses paroles.

Quand je t'écoute, j'ai l'impression d'y être... C'est si prenant et cela vient de ton coeur, cela se sent, c'est toi en fait... Et puis j'admets que t'imaginer aussi musclé et fort que tous ces héros grecs ne me laisse pas de marbre.

Un sourire enjôleur. A quoi pensait-elle ? Il devait s'en douter.


Il n'y avait aucun récit dans la malle que tu as retrouvée ? Nous pourrons ecrire notre propre histoire alors, celle qui n'appartient qu'à nous. Entre Timothée, ses cochons et son célèbre sort de disparition des fonds de bouteille, Matthis, futur capitaine de soule, grand chasseur et chevalier de sa princesse Athalia, et notre exploratrice casse-cou Eléa, grand amazone en herbe, et, déja grande amatrice de robes et de bijoux que le pau' p'tit Louis va y laisser sa bourse et jusqu'au fond de ses braies pour la gâter, on a biens des histoires à raconter et pas le temps de s'ennuyer.

Absolument aucun... Elle est partit avec... Les emmenant avec elle dans les entrailles de notre Terre... Parties, envolées les histoires. Tu crois ? Je préfère la vivre à tes côtés plutôt que de l'écrire.


Et de se baisser pour déposer un très tendre baiser sur ses lèvres.

Eléa... Elle m'avait demandé de te dire quelque chose. Elle veut que tu lui rapportes une soeur... Ce à quoi Matthis a répondu sur le même ton taquin que tu peux avoir "je peux en trouver une moi maman, il suffit d'aller au couvent".

Korydwen éclata de rire en regardant son époux, une main posée sur sa joue.

Plus il grandit, et plus je me dis qu'il te ressemble.

Mais voilà que sa dernière phrase au sujet d'Aigue et Sun le fait réagir et plutôt violemment, sur les fesses il commence à bouger dans tous les sens et à poser beaucoup de questions.


Oui ! Un combat je t'ai dit ! Bein tout simplement parce que tu allais te ficher d'elles ! Je sais pas si on sera rentré... Mais me presser pour quitter un si bel endroit ne me fait pas très envie.

La taille des tenues ?


Elle le regarde interloquée, une pointe de jalousie ? Oh sans doute.

Tu... Tu... Tu VAAAAAAaaas les REEEeeeegardEEEEEEer ?

Se frottant la tête, elle le fixait en rougissant, un peu honteuse d'avoir laisser échapper cette pointe de jalousie.

Cauchemarder ? Elles ne sont pas laides, hideuses, affreuses et j'en passe tout de même ! Peut-être point à ton goût mais y a pire ! Regarde...

Elle réfléchissait qui était moche dans ce duché, boarf, finalement point intéressant.

Pour le terrain c'est Ninja l'arbitre ! Et pis elle a dit qu'elle nous laisserait p'tre pas venir si on était pas sage, mais on doit pouvoir escalader les grilles pour y aller... Pis parait que les bains de boue c'est bon pour la peau, p'tre que je devrai me battre aussi ?

Elle éclata de rire rien qu'en y pensant, sacré couple qu'il formait en cet instant. Mais voilà qu'il souhaitait la suite du programme, elle le regardait avec malice.

Oh je me demandais justement ce que serait la suite. Je suis toute ouie. Que nous a réservé ma magnifique déesse ? Si tu as quelques fruits déjà c'est pas de refus.

J'ai bien le fruit défendu... Euh...


Et voilà qu'elle vire à nouveau au rouge et qu'elle fouille dans le panier avant de lui tendre une pêche.

J'ai des pêches !

Elle croqua dans une pêche avant de se relever et d'attraper sa main pour l'emmener au bord de l'eau du côté de quelques rochers, une barque avec un joli drapeau flottait sur l'eau.


Regarde... Cette barque devrait te rappeler quelques souvenirs ! Enfin surtout son drapeau.



Et que de souvenirs que la morale refusait de voir transcrit dans ce récit... Korydwen l'entraina à l'intérieur.

Je l'ai acheté pour quelques écus...

Korydwen s'installa dans un petit coin de la barque et le regardait avec malice, un moment sans doute bien tendre en perspective... Et tout en le fixant, elle tirait sur son bout de tissu pour cacher cette cicatrice qui la narguait et qui la grattait surtout, ce n'était pas évident de ne pas y repenser au bord d'une plage...


Et pis j'ai fini mon livre d'Astronomie, je sais plus ou moins reconnaître la forme que font certaines étoiles qui brillent dans le ciel la nuit.

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Parce que pirate...
Althiof
Althiof avait parfaitement réussi son coup en s'agitant soudainement de la sorte et la réaction de son épouse n'allait pas tarder. C'est qu'elle était jalouse, certes plus autan qu'avant mais toujours un peu et il ratait rarement une occasion de la taquiner là dessus. Se rallongeant il débitait ses propos comme si tout cela était parfaitement naturel.

Tu... Tu... Tu VAAAAAAaaas les REEEeeeegardEEEEEEer ?

Bein oui ! Si elles font ce combat en notre honneur c'est quand même la moindre des choses qu'on soit là. Tu trouves pas ? Ca me paraît logique.

Cauchemarder ? Elles ne sont pas laides, hideuses, affreuses et j'en passe tout de même ! Peut-être point à ton goût mais y a pire ! Regarde...

Oui c'est vrai tu as raison, dans le noir en tournant le dos et en pensant à une bonne tartine de fromage frais accompagné d'un verre de vin rouge de Mirefleurs, ça doit aller. J'irais même jusqu'à dire qu'elles sont potables. Tu vois si je fais des efforts !


Il se retenait de sourire pour garder son air pseudo-sérieux mais c'était difficile.

Ca doit être supportable de les regrder. Je me forcerai sinon. C'est la moindre des choses... Mais va déjà falloir qu'on entre. On est toujours sages d'abord mais je les soupsonne d'affirmer le contraire pour nous embêter.

Vi y parait pour la boue. Mais si tu y vas elles ont aucune chance. Et puis t'es deja la plus belle faudrait pas leur piquer. Y'a du boulot pour leur ravalement de façade.


Il se redressa pour ui faire une bise et croqua dans la pêche en attendant de pouvoir croquer le fruit défendu qui ne l'était depuis un certain 28 octobre.

Puis elle l'entraina vers le bord. Il avait un peu la tête ailleurs et sourit en voyant la barque.


Regarde... Cette barque devrait te rappeler quelques souvenirs ! Enfin surtout son drapeau.

Il est vrai qu'ils l'avaient testés en se balladant dans le port. Il était primordial de tester la solidité d'une embarcation. C'était par pure conscience d'acheteur pour éviter l'arnaque bien entendu. Qu'allez vous imaginer ? Le drapeau était sans doute la pour attirer le pigeon... euh on dira le badaut, car il ne fallait pas rire avec la piraterie. Depuis l'ouverture des voies maritimes elle était en plein essor mais la barque ne constituait à coup sûr pas l'une des prises de ces corsaires sans foi ni loi.

Je l'ai acheté pour quelques écus...

En même temps une petite souris bien informée m'a soufflée que "quelques écus" c'est tout ce qu'il restait dans la bourse de la baronne.


Il rit de plus belle avant de monter dans la barque. Il s'assit non loin d'elle se laissant bercer par les fines vagues qui s'échouaient sur la plage. Après ce repas cela faisait une magnifique pause pour digérer et se reposer en ce début d'après midi qui aurait été difficilement supportable sans cette brise salvatrice venant de la mer.

Il regarda vers le ciel.


En même temps là ça va pas te servir l'astronomie. Restons bien amarrés c'est plus sûr. On envisagera de se laisser guider par les étoiles plus tard. Encore que on le fera peut-être juste dans notre chambre à l'auberge parce que tu m'as l'air d'avoir déjà quelques difficultés avec une carte terrestre, ça me semble risqué les étoiles.

Baissant la tête, il attendant le tirage de langue en règle alors qu'il arborait son petit sourire en coin.
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Adieu Alice
Korydwen
Le bougre, il avait réussi son coup, réussi à la faire enrager comme il savait si bien le faire, visant juste là où il fallait pour réveiller sa pointe de jalousie, pourtant Aigue et Sun étaient belle et bien mariées, alors pourquoi cette pointe de jalousie ? Juste parce qu'il voulait les regarder elles et pas elle ? La complexité de l'être féminin dans toute sa splendeur, telle était Korydwen, il lui en fallait bien peu pour perdre tout contrôle de ses sentiments et de ses pensées. Agir avant de réfléchir, ça lui arrivait bien trop souvent. Mais c'est qu'il continuait à parler normalement comme si de rien n'était et le bougon qu'était Kory partait au quart de tour, les bras croisés, la moue des mauvais jours.

Bein oui ! Si elles font ce combat en notre honneur c'est quand même la moindre des choses qu'on soit là. Tu trouves pas ? Ca me paraît logique.

Boui... Mais... Comme tu l'as dit... Ca t'as fait sauter de joie... Et pis bein voilà quoi... Tu sais bien comment je suis...


Elle haussa les épaules, il avait réussi à réveiller cette pointe de jalousie.

T'as gagné ! Encore une fois... Pis j'ai parlé trop vite encore ! C'est moi qui ai rajouté en notre honneur, je l'ai bien cherché !

Elle le regarda en souriant, mais voilà qu'il continuait dans sa lancée.

Oui c'est vrai tu as raison, dans le noir en tournant le dos et en pensant à une bonne tartine de fromage frais accompagné d'un verre de vin rouge de Mirefleurs, ça doit aller. J'irais même jusqu'à dire qu'elles sont potables. Tu vois si je fais des efforts !

Elle le regarda en éclatant de rire, il n'en ratait pas une, c'est pour cette raison qu'elle l'aimait sans doute, peut-être un peu trop et que cette pointe de jalousie était toujours là, même si parfois, elle tentait de la camoufler, mais elle n'était pas de ces grandes nobles capable de cacher le moindre de leurs sentiments, Korydwen était un bouquet de nerfs et un beau bouquet de sentiments.

C'est vrai qu'à côté de moi, elles sont bien pâles, d'ailleurs c'est ce qu'Aigue disait dans sa missive, elle disait que c'est parce que Sun était trop pâle. Je te demandais pas tant d'efforts hein ! Quoi qu'une bonne tartine de fromage et un bon verre de vin c'est plutôt bon !

Elle le regarda en lui tirant la langue, et en éclatant de rire à nouveau, c'était si bon de rire et puis penser à une bonne tartine de fromage de chez eux, un peu gourmande la Kory ? Oui et son époux le lui disait bien souvent...


Ca doit être supportable de les regarder. Je me forcerai sinon. C'est la moindre des choses... Mais va déjà falloir qu'on entre. On est toujours sages d'abord mais je les soupçonne d'affirmer le contraire pour nous embêter.

Vi y parait pour la boue. Mais si tu y vas elles ont aucune chance. Et puis t'es deja la plus belle faudrait pas leur piquer. Y'a du boulot pour leur ravalement de façade.


Oui force toi va ! Tes pauvres yeux vont souffrir le martyr ! Mais t'inquiètes pas je préparais une lotion et j'imbiberai quelques morceaux de tissus que je te mettrai ensuite sur les yeux pour te soigner ! Sait on jamais, faudrait pas que tu perdes la vue !

Voilà qu'elle finissait par entrer dans son jeu, comprenant que finalement l'essentiel était de s'amuser et de passer du bon temps, pas la peine de tirer la tronche tout de même, ils étaient en vacances pour s'amuser.

Oui, on est toujours sage ! M'enfin tu m'as bien donné comme consigne de ne pas l'être tout le temps, mais cela ne les regarde pas plus que ça ! Et pis ça ne serait pas nos merveilleux amis si ils ne nous taquinaient pas non plus ! Et pis ! On leurs rend bien !


Ca ne serait pas plutôt par peur ? Peur que je finisse en très petite tenue et que finalement d'autres puissent m'admirer ? Tel que je te connais tu seras capable de leur distribuer quelques poings. Comme une fois en taverne.

Elle s'allongea sur la nappe et éclata de rire en se souvenant de la scène.


Cet inconnu qui avait tenté de m'embrasser et qui s'était pris une gifle, ou encore avant même que l'on ne soit ensemble ce match de soule des dauphins contre les diables d'Alais et ce supporter qui me faisait les yeux doux, t'avais bien du lui envoyer un poisson pourri nan ? Ou encore le coup de poing dans le ventre de Rick parce qu'il se racontait en taverne que Modso était mon amant... Tant de choses si proches et pourtant si lointaines...


Souvenirs qui prennent à la gorge et qui font sourire, souvenirs oubliés mais qui ressurgisse juste parce qu'un élément vient les réveiller, doux et merveilleux moments... Elle eut le droit à une bise et la lui rendit tout aussi malicieusement, un brin coquine, les yeux pétillant d'amour pour son cher et tendre. Elle le regarda manger sa pêche avec un grand sourire aux lèvres, puis il se releva et se laissa entrainer jusqu'à la barque.

Il semblait bien la regarder sa barque d'ailleurs et puis il rompit le silence.

En même temps une petite souris bien informée m'a soufflée que "quelques écus" c'est tout ce qu'il restait dans la bourse de la baronne.

Je ne vois absolument pas de quoi tu parles mon cher époux.


Elle leva les yeux au ciel et fit semblant de ne rien avoir entendu, mais son époux n'était pas dupe et elle était plutôt bien ruinée pour l'heure.

C'est vrai... A l'heure qu'il est je n'ai que 6 écus en poche, et j'ai le percepteur aux fesses... Il veut que j'envoie 14 écus à la mairie de Montbrisson. Mais je peche et j'espère pouvoir vendre le fruit de mes peches, cependant j'ai écris au bourgmestre, mais la réponse n'est toujours pas arrivée... J'ai mis sur le marché, au pire j'aurai quelques ennuis, mais qui ne dit mot consent nan ? Pis c'est pas comme si je n'avais pas attendu quelques jours... Au pire j'informerai Aigue, diplomate ici... Une lettre de plus ! Ou une de moins !

Elle le regarda en souriant, elle espérait que quelqu'un finirait par lui acheter ses poissons, sinon pour l'urgence, elle irait à la mine pour avoir des écus de suite et pouvoir payer et manger... Elle n'avait jamais été autant sur la paille. Elle le suivit dans la barque et s'installa non loin de lui presque allongée sur lui, l'écoutant.

En même temps là ça va pas te servir l'astronomie. Restons bien amarrés c'est plus sûr. On envisagera de se laisser guider par les étoiles plus tard. Encore que on le fera peut-être juste dans notre chambre à l'auberge parce que tu m'as l'air d'avoir déjà quelques difficultés avec une carte terrestre, ça me semble risqué les étoiles.

Elle se redressa et lui tira la langue.


Blblblblblblblblblblb !

Elle croisa les bras et souffla doucement.

On est arrivé à bon port quand même, même si j'ai des difficultés et pis d'abord je peux tout à fait trouver les étoiles dans le ciel, c'est pas compliqué et même lire une carte terrestre ! C'est pas compliqué, j'ai juste fait un chemin plus long que le tien et pis d'abord si t'es pô content j'peux m'en aller aussi !

Blblblblblblblblblbl !


Et un nouveau tirage de langue avant de se glisser à nouveau contre lui, pour finalement profiter de ses caresses, parce que quoi qu'elle dise, finalement son époux c'était le meilleur et puis sans ses taquineries elle s'ennuierait affreusement.

Au fait, tu peux rajouter dans ta liste de mes mauvaises actions, comploteuse, parce que j'ai écris à Aigue, une fausse excuse pour qu'elle puisse venir en Guyenne. Parce que je t'explique, ils vont partir vivre à Gien, donc elle doit démissionner de la chancellerie et quitter son homologue Mimi et elle veut lui annoncer en direct, sauf que Nic n'aime pas la Guyenne, alors dans mon courrier je lui ai dit que je m'étais fait mal au pied en marchant sur un drôle d'animal avec des épines sur le dos et que depuis je ne pouvais plus poser le pied par terre et que je devais garder le pied dans une bassine d'eau et que...

Elle finit par prendre sa respiration, à force de parler, elle allait l'endormir c'était couru d'avancer.

Et qu'il n'y a pas de médecin ici, même si c'est faux et que du coup fallait qu'ils viennent de toute urgence.


Elle regarda son époux avec un grand sourire, la barque tanguait légèrement sur l'eau, la douceur des vagues les berçait et Korydwen ferma un instant les yeux pour se prélasser, douceur, ivresse d'un couple, moment de fusion, deux être qui finalement ne formaient plus qu'un dans cette barque, si proche et si loin du monde finalement, profitant de ce moment pour se découvrir, se redécouvrir, ne se souciant plus de ce qui pouvaient les entourer... Un doux et paisible moment, une fin de journée dans la barque, le soleil déclinait, elle se releva avec malice, remit sa tenue un peu plus en place et ses cheveux aussi.

Je crois que l'on a pas vue le temps passer... Que fait-on... On rentre ?


Elle le regarda avec malice, ça surprise avait du être assez agréable à en voir son visage.
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Parce que pirate...
Althiof
Du sable de la place à l'auberge...

Ce premier vrai moment depuis leur arrivée annonçait un séjour grandiose et surtout des plus calmes et des plus reposants. Enfin tout du moins en dehors des activités conjugales dans la petite chambre ils auraient tout loisir de se détendre et de profiter du charme de cette petit ville fort agréable. On n'y trouvait des produits bien différents de ceux de l'Auvergne et il aimait à arpenter les marchés, les auberges et les tavernes car il n'avait que trop peu le temps de le faire chez lui. Les echoppes... euh bein ça étrangement autant ici que là bas cela ne l'intéressait pas plus que cela. Mais heureusement elle n'avait plus rien à dépenser et pas encore réussi à le convaincre d'entamer sa bourse malgré quelques regards Elle avait du mal à admirer avec les yeux seulement mais il avait bien fait de lui dire qu'il comptait acheter quelques tonneaux et jambons durant leur voyage de retour.

Il était aux anges en tout cas car son épouse parlait et parlait encore et lorsqu'elle parlait c'est qu'elle allait bien. Alors puisqu'il trouvait qu'il avait déjà bien trop parlé, ce qui était tout de même peu en comparaison d'elle, il continuait de l'écoutait tout en admirant son doux visage. Dieu qu'elle était belle ! Le temps filait et la chaleur devenait difficillement supportable malgré la légère brise.


Je crois que l'on a pas vue le temps passer... Que fait-on... On rentre ?

Ca me semble une bonne idée. Retournons un peu au frais, le soleil est haut dans le ciel. Nous pourrons ressortir un peu plus tard dans la soirée. Et puis il me faut répondre à une missive, je cite, de la plus importance d'Eléa qui commande une 'tite soeur ! C'est dire si c'est important.


Il sourit et entraîna son épouse sur la plage après l'avoir soulevée malicieusement pour la faire sortir de la barque et pour l'aider à ramasser tout ce qu'elle avait apporté.

Ils firent le court chemin les séparant de l'auberge et il alla immédiatement fouiller sa besace pour trouver la fameuse missive.


Citation:
Cher papa,

Si je t'écris aujourd'hui c'est que c'est de la plus haute importance, il faudrait que tu me ramènes une soeur du voyage. J'ai demandé à Maman de te le dire, j'espère qu'elle l'aura fait.

C'est parce qu'il y a trop de garçon dans la famille, Matthis, Timothée et puis aussi Alexandre, et moi je suis la seule fille et des fois je m'ennuie.

Je te promets d'essayer d'être très sage si tu me ramènes une petite soeur.

J'espère que tu t'amuses bien avec Maman, embrasse la pour moi.

Je te fais plein de bisous,
je t'aime,
Eléa.


Nul doute que la rédaction de la réponse allait les amuser.
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Adieu Alice
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