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Vous reprendrez bien un peu de gigot ?

Matpel
Matpel adressa un sourire tout en duplicité à Manon en prenant l'enfant dans ses bras.

*M'enfin qu'est ce qui lui prend ? C'est fragile ces trucs là. Et si je le laisse tomber en voulant attraper mon verre ? D'ailleurs il est où mon verre ?*

La sirène en bas-âge vint apporter un dénouement à cette embarrassante situation.


Oh. Je crois que je ne fais pas son affaire. Mes mains rugueuses ne doivent pas être à son goût. Peut-être aurai je plus de chance une autre fois.

Il tendit le petit prince enmailloté à Manon.

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Grand Maistre des Sphincters Vigilants
cmyrille
Voyant la scène, plutôt cocasse, il s'esclaffe.

Oui, tu verras, avec le tient ça se passera mieux.
Hein Mahaut?
Mahaut
Gnagnagnagnagna. Il était encore plus fayot qu'elle. Pourtant à bien y réfléchir, c'était pas évident. Ben si, il y arrivait. Et le pire, c'est qu'il arrivait en même temps à draguer ouvertement une servante devant elle sans même avoir un minimum honte. Et vas-y que je te souris, et que je te tends les mains, que je fais genre j'aime les enfants et les longues balades sur la plage et que "n'écoutez pas Mahaut, à ce rythme là elle finira vieille fille". Techniquement, il ne l'avait pas dit mais elle avait bien compris, hein.
La vengeance étant un plat qui se mange sec, elle se servit un verre qu'elle empoigna pendant que môssieu jouait les nounous dragueuses.

Evidemment, l'enfant se mit à brailler, ce qui la poussa à se resservir un autre verre et à le boire cul sec pour éviter de sortir une remarque désobligeante. "Mains rugueuses". Ben voyons. Dans 5 minutes il allait sortir qu'il aimait énormément les sorties à l'opéra et les poèmes d'amour. Troisième verre pour ne pas écouter les "oh mais si il vous adore !". Voire un quatrième. Cul sec aussi.


- Oui, tu verras, avec le tien ça se passera mieux.
Hein Mahaut ?

Elle recracha la gorgée immédiatement, et commença à s'étouffer avant de balbutier.

- *kof kof* Pour ma part, je ne ferai rien avant le mariage. *lof kof* Avec celui qui demandera ma main à papapair et qui aura son accord, évidemment. Et le mien. *kof kof* Notez, je vais peut-être revoir mes critères.
cmyrille
Hé hé! Comme c'était simple de faire cracher son venin, en même temps que sa mirablle, à la Moche-Soeur. Il en remis une belle couche.

Ah bon? Parce tu avais des critères? Moi je pensais que tu avais chopé le premier venu... Et ça m'aurait rassuré parce du coup je me dis que là, ben... T'as vraiment mauvais goût hein.

Pis tu compte les revoir comment tes critères? J'espère que tu ne parles pas de batifoller avant le mariage pour être sûre qu'il reste bien à proximité. Ce serait moche de ta part vis-à-vis du Bof de faire un coup pareil et déshonnorant pour notre chère Elayne, qui fait tant pour nous.
A moins que tu ne comptes te passer de la bénédiction de ton Papapair... Han lala...

Il glissa d'ailleurs à Beeeelleeee-Maman en apparté.

Et dites? Si on ouvrait les hostilités? Parce que les baragouinages de Lotx ça va bien deux minutes mais il commence à faire faim. Et soif!
ElainedeTroy
Elayne, qui avait fait un petit saut dans les appartements privés de son époux pour lui toucher deux mots sur son manque de bienséance en ne se présentant pas pour saluer sa famille, et surtout l'embrasser avant son fils, revint sur ces entre-faits, passablement énervée, et entendit les dernières phrases, surtout celle de Mahaut.

"Damoiselle Mahaut, j'espère que de mauvaises idées ne traverseront jamais votre esprit avant votre mariage, avec un homme aussi parfait que le Vicomte Matpel. Messire Cmyrille a, je l'avoue, des paroles sensées, même s'il n'est pas toujours un exemple à suivre. Rappelez-vous que l'honneur de votre famille passe en priorité, bien avant l'amour. Et puis posez cette bouteille, nous passons à table ! Je vous ai toujours dit que l'on ne buvait pas entre les repas !"


Elle regarda Manon et son fils qui hurlait encore.


"Manon, Pârys me fatigue à hurler ainsi. Il me rappelle trop le cousin du Comte, en blond heureusement. J'espère qu'il ne lui ressemblera jamais ! Ramène-le dans sa chambre et occupe-toi de lui. Je veux dîner en paix. A table donc ! Et sans mon époux, puisque celui-ci s'en repart de suite pour une province éloignée."

Elle soupira et prit le bras de son gendre préféré ... Matpel.

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Le vrai bonheur est dans le calme de l'esprit et du coeur / l'intolérance vient de l'ignorance
Manon
Manon était déçue, très déçue. Non seulement elle n'avait pas eu le bonheur de frôler une nouvelle fois son beau Matpel, mais en plus elle était renvoyée à sa simple tâche de servante. La vie était trop injuste !

En soupirant, elle jeta un dernier coup d'oeil à son Vicomte préféré et sortit avec un bébé braillant dans les bras.
Mahaut
- De mauvaises idées ? Moi ?

Un petit silence s'installa. Mahaut parce qu'elle boudait, les autres parce qu'ils repensaient à tout un tas de choses.
Elayne poursuivit et permit enfin qu'on retire le "machin qui chouine".
Mahaut reposa la bouteille sur un buffet et sourit poliment.
Oui. Oui, elle avait placé des bouteilles à ses pieds, et alors ? Vous avez déjà survécu à un repas de famille sans être bourrée, vous ? Ah, vous voyez.


- Le cousin du Comte ? Comment s'appelle-t'il ? On le connait ? Il est d'ici ? Il a des titres ? Des héritiers ?

Ben quoi ? Il ne faut jamais négliger les oncles et cousins éloignés sans héritiers directs. En envoyant une carte pour chaque Sainte Boulasse, on s'assure une part de l'héritage, et avec un peu de chance, on n'hérite pas de la collection de "broches à rôtir tournées du IXe au XIIe siècle" mais plus d'un titre.

*Yeux qui brillent*


- On pourra le rencontrer, un jour ?
ElainedeTroy
"Rencontrer le cousin de votre Père ? Le FAMEUX cousin Markvart ?"

Elayne éclata de rire puis se mit à frissonner comme si un courant d'air glacé lui tombait sur les épaules.

"Mais ma pauvre malheureuse, j'espère bien que Aristote nous préservera de sa visite ! Je n'ai jamais connu plus vil, plus ignoble, plus exécrable personnage que lui ... à part peut-être ..."

Elle secoua la main comme pour chasser des visages trop connus.

"Laissons cela ! Or donc, jeune Damoiselle, je ne vous souhaite point d'être en présence de ce redoutable pervers, de ce machiavélique démon."

Elle sourit à Matpel.

"Cette petite ne connaît pas son bonheur d'être aimée par vous, mon cher Vicomte."

Ils étaient à présent tous attablés. On leur présenta la salade de choux. Elayne sourit de plaisir.

"Aaahhh ! Nous allons nous régaler ... Bon appétit à tous !"

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Le vrai bonheur est dans le calme de l'esprit et du coeur / l'intolérance vient de l'ignorance
markvart
[A l'intérieur]

Allure princière, démarche hautaine. C'est avec tout l'allant des grands de ce monde que Markvart couvrit la distance entre la place Saint Martin au corps de la forteresse. Sans un regard pour les domestiques qu'il chassait devant lui en agitant tantôt la main, tantôt sa canne, il arriva dans le hall d'entrée. Là, dédaigneux et cherchant du regard une proie à son courroux, il vit Gontrand l'intendant qui s'avançait vers lui.

- Bienvenue votre Seign....

Markvart le coupa aussi sec.

- Je n'ai que faire de vos bienvenues et autres sornettes, menez moi à vos maîtres, allez allez...!


Gontrand se renfrogna tout en se disant que rien ne changerait avec ce rustre, mais ce garda bien de laisser paraître la moindre humeur sur ses traits. Il s'inclina et fit signe à Markvart de le suivre. Ce dernier soupira bruyamment pour marquer son impatience.
Gontrand se présenta à l'entrée de la salle de réception et prit un air solennel pour annoncer le visiteur. Il ouvrit la bouche mais n'eut même pas le temps de prononcer le moindre mot si ce n'est un son bizarre avant de se faire pratiquement éjecter sur le côté par Markvart.


- Poussez-vous abruti, vous me bloquez le passage.
Markvart se présenta devant la grande tablée avant de lancer.

- Alors, on ripaille et on invite pas la famille ?





cmyrille
Salade de choux, pas d'goût pas d'goût pas d'goût.
T'as des relents amer
T'as fait fuir le Pair
Salade de choux, pas d'goût pas d'goût pas d'goût.

Ils étaient ENFIN! passé à table. Babines trempées de bave et couteau en main, Cmyrille attendait impatiemment qu'on les serve. Ben oui hein, en l'abscence de la blonde, la bouffe abonde...


OOOOhhhh!!! AAAAhhhh!!!
Mais que de mets fins et délicieux! Il semblerait que tout soit fait pour combler la Moch... Mahaut ce jour.
Félicitations aux cuisinières de votre domaine Dame Elayne, cette salade est dégueu... Est excellente!

Et là... C'est le drame. Tout bascule. Un inconnu passe la porte. Son entrée fracassante détourne l'attention. Cmyrille recrache la choux!

- Alors, on ripaille et on invite pas la famille ?

Ah?
Pourtant la bienséance est toujours de mise dans cette maisonnée. On traite toujours les gens avec le plus grand respect. N'est-ce pas Dame Elayne.

Et il lui lance un regard appuyé, comme un signe de défi. Du genre "démerdes-toi avec celle là tient!"
Mahaut
Attente, attente, sourire, attente, pose d'assiette devant elle, soulèvement de cloche et... déception.

- Donc le foie gras, non, hein, c'est ça le message ?

Elle retint de justesse un soupir et contempla l'assiette en marmonnant un "et bon appétit bien sûr !".
Autour d'elle, les fourchettes plongeaient dans les assiettes. Il fallait qu'elle fasse pareil sinon on allait la remarquer mais elle ne parvenait pas à s'y résoudre. Du chou... Non mais fallait vraiment aller mal pour manger du chou... Même son poney n'en voulait pas.
Elle commença une prière interne vers le Grand Machin.

*Grand Machin, Grand Machin, toi qui est si fin, ne laisse pas Sainte Boulasse dans la mélasse... Grand Machin, Grand Machin transforme ce chou en vin ! Ou en pain à la rigueur. Ou en n'importe quoi de mangeable. Ou je sais pas, moi, démerde toi mais vite, fais quelque chose !*

Et comme les bons croyants sont toujours récompensés, la porte s'ouvrit avec fracas sur un inconnu.


- Alors, on ripaille et on invite pas la famille ?

Et tandis que le Bof' en profitait pour recracher une bouchée, Mahaut profita de l'instant. Elle se leva immédiatement et tendit son assiette à l'inconnu.

- Juste ciel, non ! Tenez, voici ma part. C'est de bon coeur. Non, non, Machin... Elle fit signe à un servant qui s'avançait. Je préfère laisser ma part, n'allez pas vous mettre en frais en me proposant autre chose à manger.
- Mais il en reste...
- Non non, vous dis-je ! Je me réserve pour la suite, elle sera, j'en suis sûre, merveilleuse. Et comme ça, je pourrais rentrer dans ma robe, MOI.


Elle se tourna vers l'homme, le salua et réussit à se retenir d'afficher un sourire enchanté. Mahaut : 1, Salade de chou : 0.


- Excusez nous, vous nous trouvez en plein repas de presque famille. Vous êtes ?
markvart
C'est une chose de genre féminin qui s'avança vers lui qui l'accueilla.

- Excusez nous, vous nous trouvez en plein repas de presque famille. Vous êtes ?


Repas de famille, certes mais quelle famille, on fêtait quoi, l'arrivée d'un marmot d'une famille de dégénérés peut-être ou tout, au plus.
Markvart plissa les yeux devant l'impudente qui le toisait tout en se présentant d'une manière des plus légère.


- Et vous qui êtes-vous pour vous permettre de me demander qui je suis ? moi l'Immensité incarnée, Markvart de Raven, Seigneur des Seigneurs de Livonie... Place maraude où se trouve mon illustre cousin ?
cmyrille
Cmyrille rigolait niaisement. Enfin un qui semblait comprendre comment se passait la vie."Place maraude"! Ah ah!

Gné hé. Il me plait bien le cousin machin...
Mahaut
Elle se retourna vers les convives en chuchotant.

- Mince, c'est un malentendant. Il faut bien articuler alors. Et elle est où l'immense cité ?


Elle se retourna vers l'homme.


- Bon-jour, je suis Ma-haut. Ma-haut. Pas Maraude. J'vous en veux pas, hein, vous avez une espèce d'accent, je sais pas comment on parle chez vous. Bref. Chuis une des filles du Comte Valnor. Val-nor. Il m'entend ? Il me regarde bizarrement... Il est peut-être un peu arriéré, c'est souvent le cas dans les pays lointains...Oui, j'ai été chandelière, je sais de quoi je parle hein. Regardez, Angoulême, on les comprend pas. Quid erat demonstratum.
markvart
Ignorant la jeunette et la dépassa entendant à peine sa réponse sauf que....

....Chuis une des filles du Comte Valnor...

Il se figea comme un vieux fond de sauce, ses sourcils se relevant simultanément alors que sa bouche s'ouvrit involontairement d'un air idiot. Une violente douleur l'attrapa aux tripes et son teint devint tout falot en un instant. Il devait avoir mal compris, mal entendu, sûrement la barrière de la langue, une ritournelle propre au pays, une itération folklorique.

La fille..., non une des filles....qu'elle a dit de l'autre ?! Non impossible, pas possible...
pensa-t-il

Son plan ! Sa vie ! Son Oeuvre ! tout semblait vaciller autour de lui. Il se tourna lentement vers l'effrontée tentant vainement de refermer la bouche. Un poids se posa sur ses épaules.

- Que ne, que n'avez...dit... là...?


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