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On est jamais aussi spirituel qu'à l'aube de sa mort...

[RP] Débats macchabéiens à l'ombre d'une carapace vide.

Enelos
Rendre l'âme, d'accord mais à qui ?* C'est vrai quoi. Elle n'allait pas non plus errer dans les limbes du monde déguisée en vampire aussi blanc qu'un cul avec pour compagnon un clébard bodybuildé au bronzage parfait. Telle une barque trouée qui doucement fond dans les profondeurs abyssales. Non, encore mieux : comme les traces de pas ancrées sur le sable, s'effaçant par le va-et-vient de l'écume. Oubliée, elle sera oubliée. Comme ça. Elle restera un temps dans les mémoires puis pouf, rangée au placard. Dans les débuts ça sera: "Ah ouais la blonde un peu délurée qui faisait chier tout le monde ? Bah ouais elle l'a carrément mérité, la dernière fois elle m'a dit que j'étais aussi viril qu'une jouvencelle de la cours !" Puis, plus tard : "Qui ? Enelos ? ... Ah non je connais pas. C'est une grecque ? ... Non ? Ah. Une marque d'os ? Qui qu'vous dites ? Ah bah non j'me souviens plus..."
Mais le vrai fond de l'interrogation, c'était à qui elle allait rendre l'âme. Au paradis des chauves on n'avait pas voulu d'elle. Peut-être était-ce son fouillis capillaire qui les avait dérangé. Au paradis solaire avec toutes les bergères qui s'y échouent, la blonde s'était vite taillée d'horreur. L'enfer lunaire ? Ouais mais non. Voilà quoi. C'est pas que ça fait peur hein, mais elle préférait agoniser sur le bord de la route.

C'est donc la réalité qui lui était arrivée comme un boomerang en pleine face. Elle avait senti ses nerfs hurlaient lorsque l'acier froid mordit sa chair à l'épaule gauche, puis ses doigts avaient lâché l'épée sous l'effet de la surprise au moment fatidique. Error. Elle avait essayé de s'enfuir en rampant comme un vulgaire reptile à travers les broussailles tant son genoux l'avait faite souffrir dans sa chute, mais la face bombée d'un bouclier avait rebondi sur sa tête. Alors 36 chandelles se mirent à danser devant ses yeux tandis qu'ils la ruaient de coups. Elle allait avoir un teint merveilleusement cadavérique après ça.
Une éternité plus tard, ou peut-être quelques minutes, le déluge prit fin.

Ah que oui, elle souffrait. Comme quiconque se fait faucher comme un pissenlit. Ou encore plus poétique, comme une cistude des mers qui vient de se faire bouffer par des requins et échoue lamentablement sur la plage. Enfin, le reste du corps. La carapace quoi.
Des fois lorsque l'on est en état comateux, on dit que certains voient des éléphants roses, ou des petits papillons. Genre ! Tout le monde il est beau, le ciel est bleu... Non non, elle, sentait une sorte de trou noir. Une forme de... spiritualité. Voilà ! On pense mais avec du recul. On se sent libéré de son corps bien que la douleur est toujours atroce. Une joute verbale avec soi-même.

Mais bon, il y a bien un bon moment où l'on doit rouvrir les yeux, puisque personne ne voulait d'elle. Pendant toute sa joute verbale avec son égo, elle n'avait pas senti qu'une bonne âme l'avait ramassée sur le bord de la route et avait trainé son reste de carcasse jusqu'au monastère le plus proche. Ah les nonnes, une longue histoire d'amour. Quand ce n'était pas elle qui venait à elles, c'étaient elles qui venaient à elle. A croire qu'il lui restait une once de capital sympathique. M'enfin là, la blonde n'avait pas eu le choix.

Donc après le chemin terreux parsemé de cailloux tous aussi pointus les uns que les autres, -dont son dos en appréciait moyennement l'inconfort-, elle passait par la case paillasse bien typique et rêche des chambres des nonnes. Quelle évolution. Rien à voir avec les draps soyeux et doux de Lilo.
Quant on émerge d'une terrible torpeur, moi personnellement j'aime voir un visage connu et pas la tronche des poutres à solidité suspecte et encore bien mystérieuse. Encore si c'était une grande chambre spacieuse et pas toute miteuse avec pour seuls meubles la paillasse dégueulasse, un pot de chambre dont elle aurait du mal à atteindre toute seule, un bac d'eau qu'elle n'utilisera sûrement pas, et ces deux chaises cruellement vides, ça passait.

Il ne fallut pas longtemps à son esprit pour remettre les scènes à la bonne place et comprendre qu'elle était encore en vie. Les profondes entailles à ses épaules qui lui donnaient une douleur de chien suffisaient comme témoins. Peut-être devait-elle se contenter de sa seconde chance, mais il manquait quelque chose pour que le bonheur soit total, si j'puis dire ainsi.
Son huître, son rayon de lune, sa cristalline, sa touffe quoi, accompagnée de son acolyte le si charismatique Chauve de ces dames. Ils étaient absents. Elle mourra comme tous l'avait prédit : seule et aigrie.

Un pic d'intelligence la frappa alors en plein fouet et après avoir rejetée les caillots de sang qui encombraient sa gorge, elle philosopha les yeux rivés sur la poutre, l'air déconfituré.

Ah solitude... C'quoi la solitude hein après tout. Comme la neige... Elle s'en va et revient, au grès des humeurs... au grès des vents...
On a b'soin d'ces moments d'solitude... Et pis réfléchir 'vec soi même, faire un effort pour s'détacher d'ces bancs d'sardines... On est jamais mieux accompagné qu'par son égo, que par c'te bande de gens qui t'comprennent pas tes idées. Ouais c'est ça, chacun est un incompris. Car on a tous un esprit différent et qui tourne pas pareil. Nos pensées nous accompagnent et ça doit nous suffir...
Chacun essaye d'faire genre qu'il t'comprend mais ils n'peuvent pas.. En fait ils veulent atteindre la perfection en comprenant tout l'monde... L'problème c'est qu'personne ne peut l'atteindre c'te perfection... Mais ceux qui s'prennent au sérieux essayent pourtant de l'atteindre, puisqu'ils veulent faire croire qu'ils sont parfaits en déjouant c'dicton. Donc à la fin, t'es seul 'vec ton égo... même si t'es entouré d'pleins d'amis, -soi disant amis-, bah non. Un jour il peut arriver qu'la mort vous sépare, alors z'êtes seul... Seule... Esseulée... dans une forteresse de solitude...


Elle poussa un soupir à fendre l'âme l'air totalement dramatique alors que le loquet de la porte cliqueta. Elle grimaça.

*Gainsbourg
RP bien sûr ouvert à tous dans la limite de la cohérence, 5 lignes minimum c'est bien.
Vous l'aurez compris nous n'essayons pas de faire du poutrage un moment dramatique mais un moment de grande spiritualité.
Rebeltouf
La missive avait fait mouche :

Citation:
« Mon huître, ma pleine lune, ma cristalline, ma touffe de mon cœur, excuse mon écriture tremblante.
La mort me parle à voix basse lentement je glisse vers un monde où les bergères ne seraient qu’un futile mirage de l’esprit, et où les pigeons ne roucoulent plus de paresse mais accueillent les macchabés d’un croassement lugubre.
Je suis cendre,
Cistude. »


Au fin fond de la plaine où la Rebel s’était échouée, c’était l’hécatombe. Déboussolée qu’elle était depuis que son mentor l’avait laissée à son sort – retraite spirituelle avait-il griffonné sur un vélin trouvé un matin. Pour un peu, le tableau aurait pu être un parfait exemple de la belle abusée par un baratineur sans scrupules, c’est un topos qu’il est inutile de davantage développer : on connait tous ces histoires là. Mais le « peu » faisait la différence, toujours, ce peu qui suffit à anéantir le mur des préconçus et amène une situation à être tout autre chose de ce qu’elle avait pu bien être dans les esprits trop emplis de vieux adages, et de bons entendements . Cela avait toujours été ça leur truc : différer.

Elle grommèle : pff retraite spirituelle, parti redonner sa la foi aux culs bénis de bonnes sœurs, oui. Des culs, le terme était le bon.

Elle avait néanmoins accepté son infortune, si elle osait l’appeler ainsi, de là était née une nouvelle association, temporaire certes mais riche en rebondissements, et elle prenait le visage d’un pissenlit, une tortue de mer au franc parler : Enelos. Et quoi ? Une ombre, un bruit, une rumeur, trop familière, lui, l’avait détournée de la route prévue vers Chinon. Elle l’avait laissée sous l’impulsion d’une impression, irrépressible.
Qui avait passé son chemin, sans s’arrêter, sans un regard.
L’avait-il seulement reconnue ?

Vomir. Vomir ce qui lui tordait l’estomac, vomir ce qu’elle avait sur le cœur, se vomir elle-même de trop de faiblesse : la sienne.

Cistude tu nous fais quoi, là ?

La Rebel, bredouille, revient de sa maraude, tant pis, court vers l’amie au visage désormais tuméfié.

Vire la nonne.

Elle avait esquissé un rictus quand la Brune eut franchi la porte.


« Pardonne-moi, Ené, t’es pas seule, suis revenue….

Et face au silence de marbre qu’elle conservait ,à Rebel de continuer, gueulant

Ma perle ! Mon rayon d’soleil, mon eau minérale, tu t’souviens ?! défection ! Cistude, c’est moi Rebel, la Touffe, Touffy, Touffic, tous les noms d’oiseaux que tu voudras… J’te préviens si tu te casses là où je ne sais pas, je t’y suis te ramener pour t’y renvoyer moi-même, t’entends ?! »

Elle n’avait même pas remarqué l’autre présence dans la pièce…
Senese
Bien la première fois qu'il entre frauduleusement dans un couvent pour rendre visite à une malade...

D'habitude, il fait le mur pour divertir les claustrophobes, ou pour clamer en duo quelque magnificat à vêpres. Prédicateur zélé, il n'avait pas son pareil pour rendre leur ferveur aux plus déprimées des nonnes. Et tout cela, il le faisait secrètement, trop modeste pour avouer ses hauts faits. Ou alors craignait-il une mauvaise interprétation de ses méthodes ? Voilà pourquoi il sévissait toujours sous couvert de la nuit et à l'abri des regards indiscrets, lorsque toutes ont regagné leur cellule.
Bien souvent la mère supérieure se félicitait de voir ses filles recouvrer soudainement la foi. La pauvre dévote ignorait, Aristote soit loué, que ce miraculeux éveil n'avait rien d'une intervention mystique ; et que les miasmes qui berçaient la nuit tenaient plutôt d'une bien indécente litanie.

C'est donc en plein jour et affûblé d'une perruque et de vêtements féminins que le chauve est parvenu à franchir la grand porte de l'hôpital. De son disgracieux décolleté dépasse encore un peu la lettre qui lui avait servi de laisser-passer . Elle lui intimait de se rendre au plus vite au chevet de sa vieille amie agonisante.
C'est ce qui l'avait fait sortir de sa retraite au monastère, et il espérait parvenir assez tôt pour donner lui-même à la tortue son coup de grâce. La distance fut donc couverte au plus vite, au mépris de quelque brigand trop téméraire. Il se souvient encore en souriant du petit couinement qui avait accompagné ce petit bottage de fesses en règle...


Lente progression au coeur des cursives en balançant des hanches pour faire couleur locale, L'italien éprouve toutes les peines du monde à détacher son regard de la croupe de cette soeur qui le précède ; faut dire que la guide mérite bien une nouvelle expédition nocturne. Il doit cependant demeurer discret et rentrer la tête sous son capuchon façon cistude chaque fois qu'il croise un groupe de grenouilles. Manquerait plus qu'on le reconnaisse ! Ses coups d'éclat ne manqueraient pas alors de se répandre comme une trainée de poudre dans tout l'archevêché. Le bouquet d'anémones qu'il tient haut devant son visage l'aide encore à se dissimuler, ils arrivent.
Une porte lourde qu'on lui ouvre dans un grincement sourd sur une pièce baignée de lumière ; et au centre, nichée dans le halo de ses draps blancs :

Enelos.
Enelos
Un fin rictus répugnant barrait son visage. La forteresse de solitude venait de perdre une pierre. Puis elle prit le temps de considérer les boucles folles de sa visiteuse. Saloperie. Ses boucles se muèrent alors en millions d'yeux jaunes portés sur un corps visqueux. Le cauchemar prenait forme devant ses yeux. Les mèches se mirent à se trémousser, ondulant langoureusement jusqu'à l'infirme en poussant des sifflements à en faire tomber le dentier. La mort avait pour elle le visage d'une méduse au regard pétrifiant. Elle ferma les yeux.

La scène lui claqua alors à l'esprit. Sa bouille d'ange rayonnante de curiosité , le fessier posé confortablement sur les genoux cagneux du Grand-père castor. Il en avait déjà les chicots. Histoire du soir rimait avec pipe à l'époque. Lui la fumait en grommelant ses légendes, tandis que la gamine profitait de chaque volutes de fumée, les oreilles attentives. Celle de Médusa l'avait marquée. Son problème avec l'hygiène était peut-être parti de là. Bref, elle avait fini la soirée sous une table à se basculer d'arrière en avant en marmonnant des choses incompréhensibles sur les méduses et les serpents et avait refusé de s'approcher d'un point d'eau pendant un mois entier. Non ce n'était pas le bateau -de la méduse- qui allait la réconcilier avec l'eau. Déjà gosse elle avait un pète au câble. Imaginez maintenant. La blonde était complètement pétée. Merci papi !


Cistude, c’est moi Rebel, la Touffe, Touffy, Touffic, tous les noms d’oiseaux que tu voudras…

Sa cristalline oui. Le flash-back s'évanouit en un nuage de cendre et elle se risqua à ouvrir les paupières, jusqu'à lors durement fermées. La tignasse rebelle avait piqué la place des vipères menaçantes sur le crâne de notre brune, et les sifflements de langue avaient cessé de raisonner dans la pièce. La silhouette se distingua alors plus clairement dévoilant celle de son acolyte occasionnelle. La gueuse lança un regard torve à la deuxième silhouette restée en recul, lui intimant de disposer. Les contes énélosophiques étaient réservés à son cercle d'amis très, très réduit. Pas aux bonniches incapable de cautériser une plaie correctement. Non mais. De toute façon c'était trop profond pour elles. Et toc.

Reposant alors les mirettes sur son acolyte bouclée, à l'éclopée de s'humecter les lèvres gercées et de reprendre d'une voix rauque la suite, ignorant les paroles tantôt prononcées par Rebel.


Tu t'souviens d'ce dicton qu'j'avais cité, un soir où l'on débattait pour trouver une présentation qui en jette... Toi 'vec tes cons, moi 'vec mon ciel bleu. Qu'le monde sans souffrance s'comme un ciel bleu sans nuage : c'est chiant à r'garder.
En fait j'pense qu'j'préfère rire d'voir les aut's enlaçant la souffrance... 'tain de bordel d'mon cul, c'est tellement plus drôle d'se moquer des malheurs des autres hein... Ouais voilà j'ai b'soin d'me claquer sur les jambes... Un malheur à défriser un mouton... Ghast assis toi, vire la bonniche et débattons sur mon lit d'mort..
Rebeltouf
On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée; le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie.

Citation:
« …assis-toi, vire la bonniche »


Ainsi les retrouvailles qu’elle avait imaginé avaient enfin lieu, pas comme elle se l’était représenté ; à la fin de sa vie à lui, on en dira somme toute qu’il fut une constante surprise- elle tique. L’illusion était remarquable, point assez pour abuser ses yeux experts par trop de temps passé à le détailler sans mot dire. Il y avait ses traits ciselés, ses onyx qui vous transperçaient comme le ferait l’acier d’une épée, ces manières que n’importe quel apparat ne pouvait masquer. Elle l’avait devant elle, et en restait toute interdite, ces pieds comme deux masses de plomb, fichés sur le sol, immobile.
Point d’élans ni d’entrelacs, facultés motrices : zéro. Leur dialogue ? Muet, comme en plaine.
Elle était là sa faiblesse, de retour, et avec elle revenait la douleur lancinante infligée à ses hanches et par là même à son égo, souvenir nocturne dont elle lui tenait une rancœur sévère.

La jeune brigande était en proie à un réel conflit interne, déchirée entre sa fierté qui lui ordonnait de rester froide et distante, à la mesure de son amour propre qui avait été réduit en cendres, et cette envie qu’elle avait de faire fit de cet accoutrement ridicule, des yeux qui pourraient la dévisager désapprobateurs, et de sauter au cou de son complice, oublier comme il l’avait blessée.

Un borborygme disgracieux, provenant de l’éclopée, vint cependant troubler cette controverse introspective, et fit reporter l’attention de la Rebel vers Enélos, toujours dans le même lit blanc au dessus duquel les moniales avaient apposé un crucifix de bois sombre.

La Brune, il faut le préciser, n’était pas une inconditionnelle des cloîtres… loin de là, et elle commençait à étouffer. La Cistude délirait, c’était indéniable, à parler méduses et castors. L’emmener dehors était encore le seul remède qu’elle se sentait en mesure de lui trouver. Vite, un nain pour trimballer tout ça.



(* Sartre Huis Clos)
Nessty
[Pendant ce temps là, sous un chignon...]


Dans un bureau du conseil ducal, celui de la jugelote pour être plus précis, une gueuse en furie qui faisait sa Vilaine plus que jamais. Elle avait ouïe dire de nombreuses choses depuis le début de ce pitoyable mandat lancé par un parfait inconnu mais là, cela dépassait les limites, du moins celles posées par son idéologie de Vilaine. Pas un jour sans que le Bourrin ou le Teuton ne découpait un simple voyageur en rondelles, pas une heure sans qu'ils ne complotent dans l'ombre, pas une minute sans qu'ils ne se fichent de la gueuse et encore plus des lois élémentaires de Touraine.

Faut que cela cesse ! Vain diù d'vin doux !


Un ragot intercepté au marché, doublé par un mot étrange d'un lieutenant de l'armée et une missive de Rebel-la-Touffe-en-folie. Non, le chauve que la bougresse trainait par la tignasse inexistante ne s'était pas fait scalper. Dommage car une peau de fesse si crânienne comme la sienne devait se revendre hors de prix dans certains duchés... C'était une blondasse qui s'était fait boteculer par l'armée toute entière dans un fossé selon les dires des commères de Chinon, c'était un sieur nommé Enelos ayant participé au pillage du château d'Orléans selon la missive du soldat Linexiv, c'était une co-pine mode brochette selon l'ébouriffée de Vendôme. Que croire ? Qui croire ? Quoi qu'il en soit, la Vilaine, ou plutôt la jugelote sollicitée par voie officielle pour s'acharner judiciairement sur cette personne de prétendue mauvaise vie, sortit sa plume acerbe sans tarder pour mettre les points sur les i à une bande de raboteurs de voyageurs et n'ayant même pas le courage de s'adresser personnellement à l'enchignonnée.

Citation:
* Expéditeur : Linexiv de Gerfault, Dame de Restign�
* Date d'envoi : 08/08/2010 - 21:14:22
* Titre : Interception brigand par armées

* Dame le Juge,

A la demande de mes supérieurs je vous informe que nos armées ont intercepté le sieur Enelos cette nuit, ce dernier étant connu pour s'être emparé de la mairie d'Orléans en mai-juin 1458.

La Touraine n'ayant toujours pas de procureur, nous nous permettons donc de nous adresser à vous afin de voir les éventuelles suites judiciaires avec l'Orléanais si tenté que ladite interception ne leur suffise point.

Cordialement,

Lieutenant Line de Gerfault.


Ainsi la brave Linexiv se prit une litanie de Vilaine en pleine face comme réponse cérémonieuse.

Citation:
Dame,

C'est avec colère que j'apprends que l'on persiste à occire de simples voyageurs sur base de rumeurs. Pour exemple, venez donc dans mon bureau et recevez une baffe car ce matin j'aurai entendu un ragot infâme échangé entre la poissonnière et le boucher à votre sujet. Vous me direz l'effet que cela aura sur vous, en dehors d'avoir une joue en feu !

Voici la liste des personnes reconnues OFFICIELLEMENT lors des pillages de château dont celui d'Orléans. Vous verrez que le sieur cité n'y figure pas et que les accusations que vous portez à son encontre relève de pure diffamation à mon sens.
(...)

Citation:
Angel. Pillage Clermont
Angeldark Pillage de Reims
Attia. Pillage Orléans
Attila_Caligula Pillage Mont-de-Marsan
Baptistaa Pillage de Reims
Baron_arwin Pillage Le Mans
Batbot Pillage Bourges
Burrich Pillage Orléans
Cerdanne Pillage Orléans
Conrad. Pillage Mont-de-Marsan
Dekos. Pillage Clermont/Reims
Demerzel Pillage Mont-de-Marsan
Djenesa Pillage Orléans
Drannoc Pillage Mont-de-Marsan
Eikorc Pillage Le Mans
Estrella.iona Pillage Le Mans
Felina Pillage Le Mans
Finam Pillage Le Mans
Frambault Pillage Mont-de-Marsan
Fraxie Pillage Orléans
Fredbug Pillage Mont-de-Marsan
Galovert Pillage Mont-de-Marsan
Géricault Pillage Mont-de-Marsan
Grenade Pillage Orléans
Jaja38 Pillage Bourges
Kar1 Pillage Orléans
Khipulnapalm Pillage Bourges
Kika15eme Pillage Clermont
Klervia Pillage Le Mans
Labaiteuh Pillage Mont-de-Marsan
Labaronne Pillage Mont-de-Marsan
Laurettes Pillage Bourges
Leadusud Pillage Clermont
Lediabolo Pillage Mont-de-Marsan
Lilo-akao Pillage Orléans
Loupphoque Pillage Bourges
Malaterre Pillage de Reims
Mara Pillage Bourges
Melchiore. Pillage Le Mans
Minidingue Pillage Le Mans
Nenuphar Pillage Mont-de-Marsan
Nerevarine Pillage Orléans
Nyxx Pillage Bourges
Pierresiorac Pillage de Reims
Raspoutine Pillage Mont-de-Marsan
Rhadamentes Pillage Clermont
Robain Pillage Mont-de-Marsan
Rodrielle Pillage Le Mans
Sadnezz Pillage Orléans
Santiagoriccardo Pillage Clermont/Reims
Sauvane Pillage Bourges
Sbouby Pillage Clermont
Selene. Pillage Le Mans
Sibylle. Pillage Mont-de-Marsan
Sieurfernand Pillage Mont-de-Marsan
Solid Pillage Clermont
Tarikovicc Pillage Clermont
Thoros Pillage Mont-de-Marsan
Vassilissa Pillage Mont-de-Marsan
Verso Pillage Orléans
Williamss Pillage Le Mans
Ygerne Pillage Orléans
Zefta Pillage Clermont/Reims


Si au moins vous étiez en mesure de me certifier que ce voyageur n'était pas en possession d'un LP alors que nos frontières sont encore fermées, j'aurai pu comprendre votre démarche, mais là... c'est une pure offense à notre loi sur la présomption d'innocence et au principe tourangeaux relatif à la justice par l'épée dont vous me dispensez par votre missive.

N'étant point procureur et n'en ayant pas en ce moment, je ne suis pas en mesure de vous dire si ce sieur est sous couvert d'un procès entrant dans le cadre de la collaboration judiciaire entre l'Orléannais et la Touraine. Tout ce que je sais c'est qu'il n'y a pas de dossier ouvert à ce jour en cour de justice au nom d'Enelos. Et s'il y en avait eu un, le simple fait de porter atteinte à la vie de ce prévenu aurait été une nouvelle offense au droit à la défense que l'on accorde à un accusé.

Veuillez m'excuser pour le ton de cette missive puisqu'il semble que vous agissez sur ordre mais en tant que Vilaine comme en tant que juge de Touraine, je ne puis tolérer que l'on s'acharne sur des voyageurs. Qui sont vos crétins de "supérieurs" ? Ceux qui vous ont envoyé ainsi au casse pipe ? Le Bourrin ou le Teuton ? Qui que ce soit, ils savaient que j'allais vous cueillir de la sorte ! Si vous ne leur bottez le séant sur le champ, c'est moi qui le ferait...

Bien à vous,

Nessty












Un petit mot à Rebel, pour lui répondre.

Citation:
Bonjour la Touffe,

Quoi ? moi silencieuse ? Roooo ! Même pô vrai. Il est vrai que je n'écume pas les tavernes de Vendôme ni celles de Chinon où je me trouve en ce moment. L'ducaillon est trop radin pour nous laisser picoler au conseil ducal ou ailleurs. Il a même collé un molosse nommé Hans comme maître de chais, ce qui signifie clairement que je suis condamnée à la sobriété ! Puis n'oublie pas que je suis fiancée avec un homme si Vénérable et si Vieux Con que chaque seconde de libre, c'est avec lui que je les passe. J'ai même trucidé mes chèvres, faute de temps, pour dire.

T'es à peine contradictoire toi : tu dis que je suis silencieuse puis tu dis que continue de gueuler... héhé, c'est soit l'Alantriste qui t'a dit ça après s'en être pris plein la tronche pour ses âneries et avoir brillé par ses absences, soit le roi de la Bibithur qui vient d'arriver au conseil. Mais oui, j'suis Vilaine et je n'en démordrai pas, surtout quand on tambourine sur des voyageurs sans sommation.

Ton amie qui s'est fait tabasser par une de nos armées, n'aurait elle pas été en compagnie d'un certain sieur Enelos ? J'ai eu une bien étrange missive de la part d'un lieutenant de l'armée au sujet de ce dernier. Pour le remboursement des armes, ils peuvent se brosser ! Si déjà l'ducaillon est radin pour le vin, je ne te raconte pas pour le reste.

Dis, ton chauve, ne l'expose pas trop aux rayons de soleil. Il risquerait d'aggraver son insolation chronique ! Sinon, comment va-t-il ?

Vilainement,

Nessty


L'impertinence de Linexiv ayant appelé naturellement l'arrogance de Nessty dans sa réponse, la missive de la Vilaine ne tarda pas à recevoir en guise de gratitude formelle et de respect envers un haut fonctionnaire du pur mépris, mépris comme l'on en connait beaucoup chez certains noblions trop surs de leur coup. Stoïque, la gueuse impétueuse le fut elle face à une telle situation ? C'était bien mal la connaitre. Elle n'était pas Vilaine pour rien ! Un nouveau pigeon s'envola vers la fiancée du ducaillon. Si elle avait pu le faire par boulet de canon interposé, elle l'aurait fait. Bien qu'elle s'en serait voulu de priver P3 d'une partie de plaisir avec sa belle.

Citation:
* Expéditeur : Linexiv de Gerfault, Dame de Restign�
* Date d'envoi : 10/08/2010 - 13:32:13
* Titre : Re: Re: Interception brigand par armées

* Dame le juge,

J�ai transmis votre missive à mes supérieurs, missive dont ni le ton employé, ni le contenu ne les a surpris puisque des plus fidèles à votre réputation.

A cela, tous sont unanimes pour vous réitérer qu�étant donné que vous n�ignorez rien de leur politique, qui ne changera jamais, il ne vous sert à rien d�user parchemins et votre temps si précieux.

Ladite Enelos, dont je peux vous confirmer qu�il s�agit d�une femme et ce, bien avant son interpellation, de par le signalement reçu. Néanmoins, je vous concède une légère erreur quant à la relecture des pattes de mouche recopiées dans nos archives, il s�agissait de multiples brigandages et non d�un lien direct avec un pillage.

Ce qui, après tout, ne change en rien la sanction encourue. Bref, n�en déplaise vos recommandations, nous ferons toujours usage des moyens que nous jugerons nécessaire pour assurer la sécurité du duché de Touraine.

Cordialement,

Line de Gerfault.


Citation:
Dame,

Nous ? Vous jactez pour le nom de qui là ? Enfin, plus clairement vous vous prenez pour qui ? Actuellement vous n'êtes ni conseillère ducale, ni rien ! hormis un troufion galonné. Votre statut de nobliote et de future génitrice de notre régnant le Pivert Percutant à 3 Pattes nous vous donne pas plus de privilèges pour me répondre de la sorte.

Donc, à vos supérieurs de l'ouvrir et non à vous ma ptite dame, surtout quand il s'agit des agissements de la Touraine ! Ce sont des couillus oui ou non ?

Nessty
Juge de Touraine et Vilaine ne tolérant pas la spoliation des voyageurs.


Oulà... en rogne la belle et sacrément ! Même si elle ne connaissait pas cette fameuse Enelos. Bien évidemment, la jugelote ne manqua pas de râler au conseil ducal et encore moins d'exiger la rouverture des frontières.


Courriers de Linexiv publiés bien sur avec l'accord de la joueuse.

_________________
Rebeltouf
Melchior, maudit piaf, tu as toujours trois charrettes de retard...



Citation:
Bien le bonjour ma connasse préférée,

Ne pense pas que ma tête soit victime d'un quelconque retournement, si je te dis silencieuse, c'était à mon égard, pas à tes eunuques compères ducaux qui trucident à tout va et s'allient avec des trépanés de naissance. Je te plains de devoir les côtoyer d'ailleurs, s'il te plait balance-leur les ultimes déjections de tes bestioles à la figure...

Bon mon amie, et je dis amiE, est bien une nana, blonde on lui pardonnera, elle le compense avec un bon parler, bien gueulard, bien franc comme on les aime, et elle s'appelle Enelos, oui, me demande ce qu'ils foutent dans tes services de renseignement franchement, vos troufions sont ils si ignares qu'ils ne reconnaissent pas une femme quand ils en croisent une ? Pourtant y'a des nanas qui jouent au ptit soldat, nan ? C'est des cageots ou quoi ? J'te jure...

Le chauve se porte bien, ne crains pas pour son crane, je lui ai mis une perruque pour protéger son épiderme du soleil, une avec de jolies boucles anglaises... un régal pour les yeux..

Le salut à l'ancien Duck mais Vénérable quand même.

Touffement,

Rebel


Et pendant c'temps là... l'attente
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