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Patience d'une jeune fille à la pomme d'Adam...

Lulue
Silencieuse, la Brune s’était contentée de conduire le jeune Azayes dans les dédales de la Commanderie, jusqu’à enfin pousser une porte pour lui présenter la dite salle qui serait exceptionnellement aujourd’hui celle de l’attente.
Même s’il n’avait pu le voir, la Brune avait sourit lorsqu’il avait réagit à ses provocations.
En plus de l’imagination, on ne pouvait pas dire qu’il manquait de répondant.
Tandis qu’elle le laissait découvrir la pièce, elle se planta devant une commode où elle avait l’habitude de ranger plumes, parchemins et encriers.
Elle prit quelques fournitures dont une sorte de linge, puis se retourna enfin pour poser ses yeux noirs sur Céraphin.
Le visage de la Scribe s’était quelque peu durcir, non pas par colère véritable mais simplement pour continuer son petit jeu et lui montrer qu’il fallait bien plus que quelques mots pour la décontenancer et l’effrayer.
Toutefois, elle ne doutait pas un seul instant que ce n’était guère l’attention du jeune homme.


Ainsi donc vous souhaitez que rien de fâcheux ne soit entrepris contre votre amie sous peine de quoi, déjà ?


Elle fit mine de réfléchir quelques secondes avant de continuer la question rhétorique.

Sous peine de courtoisie moins paisible, c’est bien cela ? Serait-ce une menace ?


La voix était restée calme, presque douce, contrastant parfaitement avec les mots employés.
Puis comme si de rien n’était ou qu’elle venait de faire complètement abstraction de leur échange à peine terminé, elle déplia un morceau de tissu ressemblant à une jupe à carreaux… vert.


Ceci est un kilt. En Ecosse, il parait que les hommes le porte à la place des braies. A vous de voir si vous voulez rester dans cette houppelande qui visiblement n’en peut plus, de porter ce nouveau vêtement ou de simplement garder braies et chemises. Parce que malgré vos croyances, nous n’avons rien contre les hommes, au pire si l’un a un comportement complètement déplacé il aura le droit à l’émasculation… ce qui ne sera guère votre cas, n’est-il pas ?

Le laissant réfléchir aux trois possibilités, bien que serait-bien fou celui qui choisirait le kilt… elle enchaina.

Le détail vestimentaire étant réglé, avez-vous fait bon voyage ? Et souhaitez vous que je fasse appeler votre tante ?

Posant une plume et un encrier sur la table…


Je ne sais si elle pourra vous recevoir à l’improviste, mais au pire vous aurez de quoi lui écrire si jamais vous le jugez nécessaire.


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Je prends ce monde pour ce qu'il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle (WS)

"Lucky Luke de la Commanderie & Parfaite Scribounette" dixit la GA.
Ceraphin
Il l'écouta donc, ouvrant parfois de grands yeux, tournant d'autres fois son regard alentour, comme pour jauger l'endroit.
Il ne montra nul signe d'impatience ni d'irritation, puisque la bienséance l'autorisa à s'exprimer... il le fit.


Pardonnez moi mais... en fait de menace c'est d'ores et déjà la votre que je perçus, alors que nous étions venus pacifiquement répondre à votre convocation.
En effet, vous parliez de cuisiner mon amie, or à défaut d'ignorer une nouvelle cuisine, par chez moi, au Berry, lorsque je vis ma mère cuisiner, c'était souvent à renfort de lames et par le supplice du feu.
Je n'ai jamais vu nulle chose cuisinée ressortir en un seul morceau de sa cuisine, ni nul bête y survivre, alors...
Alors, à ce compte oui, même si cela doit peut être se voir considérer comme une menace et même un fait: si vous en preniez à mon amie, dussiez vous être des myriades, je ne fermerai les yeux ni ne demanderai quelconque autorisation avant d'intervenir.
Ou quel ami serais-je?
Vous comprenez?


Les bras s'étaient naturellement croisés sur sa poitrine... toujours engoncé dans cette fichue houppelande.
Puis désignant le kilt du menton...


Je vous laisse votre kilt, je garde ma robe... je la préfère, sa teinte me sied plus, je crois.

Par contre, veuillez considérer mon accoutrement comme une forme de respect, une façon de ne point vous choquer.
Comme lorsque j'entre au monastère et que pour cela je revêts la bure, comme tous les occupants du lieu... ni plus ni moins.


Car.. et là il prit un risque mais cela lui brulait tant de le dire, tout comme jeter des cailloux sur Cuculus et ses Lucioles lui avait démangé les doigts, autrefois... vous dites ne rien y avoir contre les hommes mais ce n'est pas votre réputation, si je puis permettre, donà.
D'ailleurs
... et là, il tendit malgré lui un index accusateur avant de le rétracter vivement... avez vous noté que vous m'avez menacé, car là c'est vous hein... petite grimace de circonstance... d'une émasculation.
Autrement dit de me blesser dans ce qui fait, enfin
... instant de lucidité... fera de moi un homme.
Vous ne m'avez pas menacé de me blesser au cœur, à la main ou au chapeau... notez bien.
Comme quoi, tout me porte à croire que vous ne les aimez pas et qu'ils ne sont pas les bienvenus ici... alors autant rester discret, se fondre dans le décor et adopter le costume local.


Mais non, pour répondre à votre question, il n'y a nul comportement déplacé qui soit dans mes habitudes, que ce soit ici ou ailleurs.
Simplement, je ne laisserai juste nul mal fait à la princessà
... enfonçant à nouveau le clou, fermement mais en douceur.

Voici qu'un torrent lui semblait dévaler le long de son échine.
Finalement il aurait du accepter de quitter cette fichue houppelande... mais il n'en ferait rien,désormais.

Se détendant un peu il répondit aux politesses...

Oui, bon voyage fut fait,merci.
Sans encombres aucuns.

Ma tante...
Non merci.
Je la connais peu, à vrai dire et n'ai eu quasiment aucun contact avec elle donc je doute que je sois attendu ni même désiré.
Et je ne voudrais pas qu'on croit que je tente de faire jouer quelconque faveur familiale en pareilles circonstances.
Si cela peut jouer pour Davia de Villandry, pourquoi pas mais quant à moi je me débrouille seul comme à l'habitude
... se penchant légèrement en avant pour remercier.

Quant à écrire... peut être plus tard...

Mais à vrai dire, il n'avait pas plus d'inspiration à écrire qu'à parler à cette tante dont il savait peu.
A moins que d'ici là, une idée lui vienne.

Et reportant son regard sur son interlocutrice...


Mais dites moi, je vous prie, du moins si vous connaissez la réponse... se grattant la tempe droite... puisque ma tante ne m'attend point, comment se fait-il que j'ai été convoqué ici?
Car je doute fort que cela soit pour m'enrôler dans votre... ordre... n'est-ce pas?
Donc... d'où venait cette convocation et dans quel but?





Lulue
Eeeeeh beh, le dernier être humain du sexe masculin qu’elle entendit avoir autant de bagout était surnommé Ovni.
Mouarf, serait-ce son fils caché ?
Cela la fit doucement sourire, intérieurement cependant, comme de l’entendre et de le voir s’énerver ainsi… la fougue de la jeunesse.

Toutefois, lorsqu’il parla du Berry, le sang de la Brune se glaça instantanément et son regard se voila un court instant.
C’était une partie de son passé qu’elle ne pouvait pas renier, surtout lorsque le gamin - enfin jeune homme - lui en demanda davantage sur les raisons de sa présence ici.
Mais c’était toujours plus facile lorsque c’était elle qui évoquait le nom de ce maudit duché.
Machinalement la Blanche serra nerveusement les bagues qu’elle avait autour du cou.
Une bague de fiançailles offerte par un Dragon à une Fée.
Maigre hommage et promesse pour ces deux êtres qui l’avaient guidée autrefois.
Quand au second bijou, il marquait le veuvage dans lequel elle était depuis quelques années, puisque ce n’était autre que son alliance.
Son regard s’était posé sur la cour de la Caserne, ne s’apercevant même pas qu’elle s’était stoppée devant la fenêtre.
Toujours le regard dans le vide, quitte à paraitre d’une impolitesse phénoménale aux yeux du jeune homme
.

Vous avez peut-être soif ? Ou faim ? Et puis vous pouvez vous asseoir si vous le souhaitez…

Par ces simples phrases, la Scribe avait comme naïvement pensé que cela pourrait faire disparaitre cette tristesse soudaine et qui restait (désespérément ?) interne… qu’elle n’avait jamais été fichu d’exprimer comme il se devait au monde extérieur.
Elle espérait au mieux que son trouble passager fut fantomatique pour son interlocuteur.
En attendant qu’il se décide, la Ténébreuse rangeât le fameux kilt… à garder précieusement.
Puis elle prit place dans un des fauteuils et posa ses pupilles de l’Azayes.


Sachez que nul nom de nobliaux ou quelque connaissance que ce soit, aidera votre amie ou quelques autres postulantes à entrer dans cet Ordre. Le seul moyen pour elle d’y parvenir, c’est qu’elles arrivent à me convaincre durant l’entretien qu’elles sont les meilleures et motivées.

En ce qui concerne Nanny… enfin votre tante, vous devriez apprendre à la connaitre, je suis sure que vous apprendriez à l’apprécier. Peut-être avez vous des questions à son sujet? Enfin concernant le pourquoi de votre venue…


Pour soutenir votre amie déjà me semble-t-il… ensuite j’ai connu un gamin … enfin moi oui, lui non… en Berry. Il est parti avec une Luciole il y a bien longtemps. Il m’est arrivée de le croiser plusieurs fois durant mes missions dont en Béarn. A ce que je peux constater…

Le détaillant de la tête aux pieds…


Il a bien grandit, à du répondant, de la suite dans les idées et ma foi toujours sa jolie frimousse, sans vouloir vous offusquer. Mais que devient-il concrètement?
Ah et…


Elle se pencha légèrement comme pour lui confier un secret de la plus haute importance…


L'uniforme réglementaire pour les Blanches en ces murs, c’est une chemise et des braies.

Un sourire amusé s’afficha finalement.
Qu'importe la suite des évènement, la promesse qu'elle avait faite il y a bien longtemps à une Blondinette avait été tenue...


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"Lucky Luke de la Commanderie & Parfaite Scribounette" dixit la GA.
Ceraphin
Ceraphin était d'une nature vive mais non emportée.
Son esprit était à la fois acéré et curieux, avide de connaissance et de compréhension.
Or en al circonstance, même s'il pouvait paraitre emporté au premier regard, c'était plus à mettre sur le compte d'une certaine appréhension et d'une intime conviction, croisées et renforcées l'une dans l'autre.
Mais point d'énervement, de la fougue certes.
De l'entièreté aussi.


Par conséquent, lorsqu'un rafraichissement lui fut offert, il l'accepta volontiers, refusant au passage la nourriture proposée.
Et il s'assit donc, comme on le lui permit.
Ecoutant la scribe, il acquiesça à sa réponse quant aux prérogatives que ne pouvait offrir titre ou famille.
Il n'en n'était point surpris et n'avait, d'ailleurs, pas tenter d'user outre mesure de ce passe droit pour son amie, se proposant uniquement d'écrire en son nom pour obtenir audience, éventuellement.


Puis à propos de la tante citée, il se permit de répondre brièvement, le temps d'une pause faite, entre deux phrases de la Blanche.

Donà, je ne remet pas en cause la valeur de ma tante.
C'est juste que l'occasion de la connaitre ne m'a pas encore été fourni.
La... famille... est grande et n'est pas des plus facile à appréhender, surtout lorsque... comme moi, on est une pièce rapportée.


Or voici que son vis à vis lui servait elle même le propre récit qu'il aurait du fournir!
La surprise se lit alors sans faillir sur son visage lorsque la dame énonça sa propre histoire, ou du moins une partie, mais une partie incontournable.


Balbutiant plus qu'il ne prononça...

Oui c'est... ce que je.. vous disais, pour Davia.
Je l'accompagne... je veille sur elle...


Encore une pose dubitative, un temps de brève réflexion...
Et puis ça repart...


Mais comment vous savez ça pour le Berry!?
Vous y étiez donc?
... s'étant relevé, d'un bond, trop fougueux pour rester en place, à cet instant.

Vous fîtes la guerre, chez nous?
Je ne me souviens pas qu'il y avait des Blanches... se creusant la mémoire.
A moins que...vous n'étiez dans les rangs des Sentinelles, au moins!?


Son regard s'était passablement obscurci.


Je ne les aime pas, eux.
Ils ont tué mon père...


Mais la Blanche ne semblait pas sur la défensive, poursuivant son récit et ses questions.
Un peu renfrogné, plus du fait de ne savoir sur quel pied danser avec tous ces mystères que par réelle animosité, il marmonna...


J'vais bien, merci.
Maman est morte, enfin celle que vous appelez la Luciole.
Mais mon oncle, le frère de Maman, le cardinal, s'est occupé de moi et j'ai fait quelques rencontres dont le capitaine Namaycush, le vassal de Maman.
Mais qui êtes vous!?


La question l'obnubilait, occultant une bonne partie de ses facultés mentales et reléguant le reste à l'arrière plan.
D'ailleurs à la précision donnée quant à l'uniforme réglementaire local, il ne répondit qu'en se défaisant machinalement de la robe qu'il aurait pourtant refuser d'ôter quelques instants plus tôt.
Mais là, il était ailleurs.
Dans l'expectative de réponses qui pour l'heure, lui titillait l'imagination à travers de folles spéculations silencieuses...

Lulue
Pourquoi donc ne s’était-elle pas contentée de le mener à bon port et de repartir à ses occupations … à cet entretien qu’elle devait mener avec une des stagiaires à côté ?
Pourquoi fallait-il toujours qu’elle se donne à fond dans ce qu’elle entreprenait ?
C’est vrai quoi… il suffisait simplement de l’observer pour voir qu’il était en pleine forme… Alors quoi ?
A six pieds sous terre, la Blondinette ne pouvait de toute façon pas lui faire de reproche.
Une sérieuse envie d’hausser les épaules de façon puérile vint la titiller fortement, mais une fois de plus elle garda contenance.

Céraphin lui rappelait ses neveux à s’agiter ainsi.
Après tout, ils avaient le même âge, alors rien d’étonnant à cela.
La Scribe resta silencieuse de longues secondes… enfin ce n’était plus ce membre du Conseil qui était en face de lui, mais ça ce n’était qu’un détail.
Le fixer droit dans les yeux lorsqu’il parla de manque d’occasion pour connaitre la dite tante.
Norf ! C’est cette opportunité là que je suis en train de t’offrir !
Le message restera muet, ne passant que par son regard. Restait à savoir s’il arriverait à le décrypter.
Enfin la Brune brisa le silence qu’elle avait imposé sans le vouloir.


Elles révèlent de belles surprises parfois, les pièces rapportées. Mais soit, je n’insisterais pas davantage sur le sujet de votre tante. Il est même clos.

Sourire qui se voulait rassurant.
Allez cependant savoir si c’était pour lui ou se leurrer elle.
Puis à nouveau, la Ténébreuse refit surface comme un rapace fonderait sur sa proie.
C’était toujours ainsi lorsqu’elle baissait la garde, bien qu’avec le temps, Lucie avait réussi à dompter cette partie d’elle la plupart du temps.


Que souhaitez vous boire ? Eau ? Jus de fruit ?
Ensuite pour répondre à vos questions…


Nouveau geste pour l’inviter à s’asseoir.
D’ailleurs sa phrase fut restée en suspend jusqu’à ce qu’il se décide à prendre place.


A l’époque de la guerre qui opposait le Berry à la Touraine, je n’étais pas Blanche. C’est justement cet épisode de ma … de votre ... de notre ? vie, qui fait que je suis ici aujourd’hui.


Nouvelle pause éclaire juste pour préciser…

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas bourrer mon récit de ce genre d’information dont vous vous fichez éperdument.

Reprenant son récit…

Votre mère… je ne l’appelle pas Luciole par plaisir. C’était le nom du groupe dont elle faisait partie à l’époque. J’ai vécu de longues années en Berry. Toutefois lors de cette guerre, avec mon époux nous étions hors des remparts berrichonnes. Nous avons essayés de rejoindre Châteauroux pour venir aider nos amis.
J’ai su pour la mort de votre père et à l’époque j’en étais déjà navrée pour vous. Céraphin… des deux côtés des remparts, votre prénom était souvent prononcé. Nous vous avons recherché.


Passer les détails, le pourquoi du comment, ne voulant pas trop remuer cette partie d’un passé commun par le plus grand des hasards.


Et lorsque je vous ai retrouvé, votre mère vous avez déjà pris sous son aile.
Voilà pourquoi je sais si bien ce qui c’est passé là bas à cette époque.


Un soupir faillit filer entre ses lèvres, comme si elle venait de se libérer d’un poids incommensurable.

Enfin, vous voulez savoir qui je suis ? hum...

A nouveau ses yeux noirs accrochèrent les siens (même s’ils ne sont pas noirs ^^).
Là, elle aurait pu dire : une vieille folle ? Une suicidaire ? L’ombre d’elle-même ?
Ou tout simplement : m’enfin ! J’me suis présentée un peu plus tôt ! Tsss
Mais non au lieu de cela, elle avait opté pour la discussion genre vieux potes réformés qui se retrouvent au détour d’une taverne, malgré la différence d’âge.


Et bien rien de plus simple. Je ne suis qu’un bras armé au service du Roy, des duchés, du peuple de France, faisant de son mieux pour que le moins de monde possible connaissent à leur tour ce que nous avons vécu cette année là. Les horreurs de la guerre, la perte des êtres chers… Par conséquent, un bras armé prêt à défendre et à mourir pour de parfaits inconnus et pour ses convictions les plus intimes.

La Blanche lui laissa le temps de digérer toute ces informations.
Et puis, comme si un sujet plus « léger » était tout à coup vital.


Vous vous destinez à suivre le chemin de votre oncle ? Celui qui vous mènera à être homme d’église ?


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Je prends ce monde pour ce qu'il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle (WS)

"Lucky Luke de la Commanderie & Parfaite Scribounette" dixit la GA.
Ceraphin
L'enfant qu'il demeurait encore avait pris le dessus, le poussant à probablement trop d'extériorisation et de naturel.
Et à mesure que la scribe répondait plus ou moins précisément à ses questions, sa fougue s'apaisa, lui permettant même de reprendre place sur son siège.
Dans une attitude soudainement plus mature et dont le soudain contraste était presque inquiétant, il l'écouta silencieusement... après avoir opter pour un peu d'eau.

Ses yeux suivaient de chimériques scènes issues des mémoires de le Blanches, acquiesçant parfois, fronçant des sourcils d'autres fois... ce pendant que ses mains trituraient cette pitoyable robe qui avait déjà pourtant par trop souffert.
Sur le visage de la narratrice l'on pouvait voir passer des ombres, entre éclaircies et obscurité, selon les instants.
Puis...


Vous étiez donc du Berry, vous aussi...

Il avait affirmé et non questionné, ajoutant au passage la subtilité du passé, vu qu'elle s'en était tenu à ce temps pour parler de leur terre d'alors.

Je sais bien que Maman était Luciole et d'ailleurs... lissant maintenant la plume de son chapeau de feutre... s'il en avait été autrement je ne l'aurais probablement jamais connue.
Pour cela que je leur ai pardonné
... souriant à demi, les yeux dans le vague.
Et puis, ils m'ont bien traité, j'ai même reçu ceci de l'un deux... relevant de la main droite son couvre chef... c'était celui du Ruffian, autrement appelé Marlowe dict le funambule, je crois.

Le guerre n'est pas toujours une belle chose, mais elle est faite par des humains qui finalement ne sont pas très différents les uns des autres.
De fait, des rapprochements sont toujours possibles entre adversaires... je pense que le Très Haut l'a voulu ainsi, pour nous faire réfléchir.


Mon prénom prononcé?... émergeant de sa léthargie pensive.
Qui pouvait donc me connaitrei?
Je n'étais qu'un enfant de paysans du pays, rien d'autre.
D'ailleurs, pardonnez-moi, mais je ne me souviens pas de vous.
En même temps je ne me souviens pas de tout le monde, de ceux de là bas
... comme pour s'excuser.

Ma mère et mes frères et sœur sont toujours au pays, le savez-vous?...pour clore ce sujet là, voyant bien qu'il n'en apprendrait pas plus.
Et levant son verre d'eau, même s'il eut été plus approprié qu'un breuvage plus propice aux vœux y soit...

Au Berry!

Et bu quelques gorgées qui finirent par engloutir tout le contenu, en fait.
La chaleur, l'appréhension et la double couche vestimentaire... sans doute.

L'identité de son hôte ne lui apporta pas plus d'éléments.
En même temps, à quoi s'attendait-il?
La vie était pleine d'illustres inconnus qui évoluaient autour de nous et pour qui, nous même étions nous même, la plupart du temps... un illustre inconnu.

Son avenir était évoqué... toujours une histoire d'inconnu, en fait.


Je ne sais, donà.
Effectivement, ma pastorale me permet d'ouvrir les yeux sur la spiritualité et j'aime beaucoup m'y attarder.
Pour autant... jetant un œil à Brantôme... il est des choses auxquelles je ne saurais me soustraire, du moins pas encore.
Peut être trouver alors un compromis, comme devenir le bras armé de la Sainte Eglise.


Soupirant légèrement...

Enfin je ne sais pas encore, peut être un ordre, à condition qu'il soit utile et porté par de bons principes, mais aussi voué à l'action!
Voilà qui ne plairait pas au Capitan, d'ailleurs
... se mit il à penser à voix haute...
Lulue
Le passé commun continuait à être évoqué, mais déjà Lucie n’écoutait plus que distraitement contrairement aux apparences.
Oh tout serait retenu dans un coin de la tête de la Brune, mais elle avait hâte de clore ce chapitre de leur vie, bien qu’il soit finalement le seul lien qu’ils avaient pour alimenter facilement la discussion.
Parce qu’il est vrai qu’elle était restée évasive, comme souvent sur ce qui faisait sa vie, son passé.
Mais c’était ainsi.
Avec le temps, elle avait apprit que moins elle en racontait, moins de liens étaient créés et il était donc plus facile d’être détachées d’autrui.

Par contre, son attention battit son plein lorsqu’il parla d’engagement éventuel en tant que bras armé.
Lucie se leva et se dirigea vers une armoire à l’autre bout de la pièce, de laquelle elle sortit quelques feuillets, encre et plume.
Elle nota deux adresses sur un parchemin.


Vous êtes encore jeune et avez le temps de trouver votre voie. Toutefois, si jamais votre projet se précise…

Tout en lui tendant le feuillet soigneusement plié, elle lui fit part de ce qui s’y trouvait dessus.

Vous trouverez deux noms d’Ordre. Le premier, l’Ordre Teutonique, est un Ordre de Chevalerie religieux. Si vous voulez plus d’information je vous conseille de demander après les Chevaliers Izidore de Castelléo ou Jackson. Le Grand Maitre actuellement est Chevreux.

Le deuxième, l’Ordre de l’Hospital, est un Ordre Royal au même titre que les Blanches. La différence est qu’il cultive une connotation religieuse, que nous n’avons pas. Je vous conseille de demander des renseignements auprès du Chevalier Aldebbarant pour celui-ci.

Je ne sais s’ils peuvent correspondre à vos attentes, mais je les sais actifs. N'hésitez pas à dire que vous venez de ma part. On ne sait jamais, ils vous recevront très certainement plus facilement.
Ensuite, même si cela ne me regarde point, prenez le temps de la réflexion et n’hésitez surtout pas prendre votre temps et à faire ce qu’il faut pour savoir où vous allez vous engager. Mais du peu que j’ai pu constater vous concernant, je ne me fais pas trop de soucis.


Un fin sourire se dessina sur son minois pour clore ses propos.
Enfin, elle réalisa que cela qu’elle avait presque finit par oublier qu’on l’attendait dans la salle juste à côté pour commencer un entretien de recrutement.
Cela ne faisait pas longtemps qu’elle était avec Céraphin, mais il n’était pas non plus nécessaire de se faire désirer davantage par l’Apprentie et la Postulante.


Puis-je faire quelque chose d’autre pour vous ? Vous avez des questions sur un sujet quelconque ?


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Ceraphin
L'Azayes reçut le feuillet tendu, avec déférence.
Son avenir n'était pas tracé et recevoir quelques raccourcis sur d'éventuels chemins à suivre n'était pas négligeable, il reçut donc le présent fait avec gratitude, conscient de la réelle valeur de celui-ci.


Merci donà.


En rangeant le parchemin dans un pli de sa chemise, Ceraphin songea néanmoins qu'il n'était pour autant pas certain de vouloir se soumettre à l'autorité d'autrui, ce qui était inévitable dans un ordre.
La vie dont il avait hérité par la force des choses et les méandres des évènements, lui avait offert, parmi tout un lot d'épreuves, le goût de la liberté.
Et peut être qu'une addiction certaine s'était déjà installée en lui.
Pourtant de rêves et de projets croissaient en lui, de ceux qu'on ne peut résolument réalisés seul.
Alors...
Alors l'indécision régnait en lui, et c'était là chose bien normale à son âge.

Pour l'heure, il voyait que le regard de la Scribe se portait au delà de la porte close, trahissant son impatience à aller se livrer à d'autres tâches.
La question finale finit de l'en convaincre...


Non, donà, je vous remercie.
Présentez donc mes respects à ma tante je vous prie.


Il se leva de son siège et ramassa sa robe qu'il roula machinalement en boule, sans grand soin.

Je... je me demande juste ce qu'il va désormais advenir de Davia, mais je doute que vous me répondiez réellement.

Son regard tenta de décrypter le moindre signe qui s'inscrirait sur son visage...
Lulue
Un sourire fut à nouveau esquissé, lorsque Ceraphin la remercia.

Point de merci pour cela jeune homme, ce ne sont que quelques mots sur un parchemin.


Tandis qu'il rangeait soigneusement le bout de papier, Lucie remarqua uns lueur dans son regard qu'elle connaissait bien..
Ils l'avaient probablement tous eut au moins une fois dans leur vie, si ce n'était plus le cas.
Et la concernant, nul doute que son regard en serait envahit encore quelques fois, sur des sujets lui tenant particulièrement à coeur.


Vous savez, parfois on trouve le chemin qui nous convient là où on ne l'aurait absolument pas soupçonné.

Le moins qu'on pouvait dire, c'est que la Scribe pour le coup savait parfaitement de quoi elle parlait.
Elle dans une organisation militaire... ou encore Scribe... ou même Fauconnière Royale...
Si on lui avait ça quelques années plus tôt, elle aurait éclaté de rire au nez de son interlocuteur.
Et pourtant...
Alors oui, on ne savait décemment pas ce que l’avenir nous réservait.
Au final, tout était une question de personnes croisées dans sa vie qui la font basculer de tel ou tel côté.

La Blanche fut surprise de constater qu’il remettait le sujet « Nanny » sur le tapis, alors elle ne put s’empêcher d’essayer une nouvelle fois…


Vous êtes sur que vous ne souhaitez pas que je la fasse appeler ?

Et la question fatidique arriva enfin.
Cette fois-ci la Muse reprit place dans le fauteuil, se disant qu’il y avait bien des sujets qui pouvait justifier d’un retard, et celui-ci entrait dans les critères.


Ce qu’il va advenir de votre amie ? … ou compagne, ouais tiens d’ailleurs, ca ne serait pas plutôt ça ?... et bien pour commencer elle va devoir me convaincre qu’elle est digne d’être une Blanche. Je vais avec ma stagiaire, l’assommer de question, la pousser probablement dans ses retranchements pour voir ce qu’elle a dans le ventre, étudier ses réactions.

Ensuite si elle a réussi à me convaincre, elle rentrera en tan qu’Aspirante et là un long et difficile apprentissage va commencer. Il demande bien des sacrifices et de la disponibilité. Par contre, qui sait, vous pourrez participer à quelques missions avec elle, si vous le souhaitez.


Petit pause pour le laisser emmagasiner les nouvelles informations avant d’accrocher son regard.

Mais dites-moi, que pensez-vous donc de sa volonté de s’engager parmi nous ?


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Je prends ce monde pour ce qu'il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle (WS)

"Lucky Luke de la Commanderie & Parfaite Scribounette" dixit la GA.
Ceraphin
Et à force le tapis commençais à pelucher, à croire qu'à le rebrosser ainsi à nouveau au sujet de "Tatie Nanny", la Scribe tenait tant à cette rencontre... tant et si bien que refuser à nouveau aurait paru inconvenant.

Si son temps n'est point trop précieux, alors oui, je lui présenterai mes hommages... puisque vous insistez faillit il ajouter.
Qu'à cela ne tienne, ainsi peut être en fera t'il peut être connaissance plus appuyée qu'entre deux pièces d'un hostel familial parisien.


La suite faillit le faire rire, mais se contrôlant encore un peu, le jeune homme en devenir se contenta de sourire franchement...

Ma compagne?!
Que nenni!
Mon amie, mais point ma douce amie.
Car douce elle ne l'est point trop et surtout nous ne sommes pas destinés à vivre comme vous l'entendez.
C'est pourtant bien ainsi que certains voulaient me la destiner mais
... regard aux cieux... non merci, donà.
J'aspire à vivre encore d'une liberté sans entrave.
J'ai tant à apprendre, tant à découvrir et à réaliser.
Alors, non, elle n'est point ma compagne.


Après une légère pause pour peser ses mots à venir...

Voilà pour moi.
Et quant à Davia, si elle désire vous entretenir de cette facette de sa vie, elle le fera... ce n'est pas là mon rôle.


Pour estomper l'aspect presque sentencieux de ses derniers mots, Ceraphin enchaina sans tarder...

Participer à quelques missions en sa compagnie?
Pour sûr!
Dans la mesure de mes possibilités et libertés d'action... je suis engagé dans des liens de vassalité désormais... oui, bien entendu.
Être aux côtés de la Corsu me rassurerait quant à son sort.
Même si je pense qu'elle vous en fera voir aussi
... ne put-il s'empêcher d'ajouter, presque goguenard.

Puis soupirant malgré lui et fixant un point perdu quelque part dans un horizon fictif...

Je n'étais pas favorable à sa venue parmi vous... reportant son regard sur son interlocutrice.

Un ordre nécessite l'oubli de soi et de sa volonté propre.
Il faut obéir avant tout, faire passer les intérêts de l'ordre avant les siens... se sacrifier pour lui.
Une sorte de couvent sans les murs...
Et je passe sur la sélection strictement féminine de vos membres.
Tout ceci s'oppose à mes principes de liberté.

Mais pour autant, il n'était pas question pour moi de l'en décourager.
Un rêve est sacré, nul n'a le droit de tenter de briser celui d'autrui.
J'ai donc fait ce que j'ai pu pour l'y aider, et le ferai encore... malgré mes réticences.


Il hocha machinalement de la tête comme pour acquiescer à ses propres paroles.
Lulue
Lucie ne put s'empêcher de sourire tendrement en entendant son avis sur l'engagement de Davia, sur l'Ordre.
Elle avait entendu ce discours une seule fois dans sa vie... 'fin plutôt plusieurs fois sortant toujours de la bouche de la même personne.
Tout le mal qu'elle souhaitait à la future Aspirante, c'est que le jeune Azayes puisse être aussi fiable que l'avait été cet homme à son époque.

Ce discours me rappelle un grand homme. J'espère qu'elle a conscience de la chance qu'elle a de vous avoir pour garder un oeil sur elle. Par contre, de la à nous comparer à un couvent sans les murs, vous me donneriez presque l'envie de vous botter le fondement sous cet affront !

La Scribe se contenta de sourire pour retenir un petit rire.


Mais oui, cela demande de l'investissement. Toutefois, je crois que nous sommes quand même assez flexible et cela ne nous empêche guère de fonder une famille pour celles qui l'aspirent.


Elle accrocha son regard avant de poursuivre.


Toutefois Ceraphin, si votre amie réussi à nous rejoindre, je vous promets de veiller sur elle et je lui souhaite bien du courage pour me mener la vie dure. Elles sont nombreuses à essayer chaque jour et aucune n'a encore eut ma peau.

Petit sourire amusé qui restera interne, après tout c'était de bonne guerre qu'elles essaient et cela l'amusait parfois.
Pour ce qui était de la promesse, la postulante aurait tôt fait de lui dire de vive voix, que la Scribe gardait toujours un oeil sur ses oies et qu'elle avait un certain don pour savoir ce qu'elles pensaient avoir pu lui cacher.
Elle garda quelques secondes le silence, et en profita pour reposer discrètement ses pupilles sur ce jeune homme qui avait fini par céder sous son insistance.
Moui certaines mauvaises langues diraient que ce que Muse veut, Dieu le veut.
Pour la Brune, le plus important c'était d'éviter à autrui de passer à côté de certaines petites choses même si au premier abord cela paraissait insignifiant.
On lui disait souvent qu'elle s'engageait toujours dans des causes perdues d'avance, ce qui la faisait toujours sourire parce qu'au final elle obtenait toujours un résultat.
Alors voilà, loin pour elle de penser que la rencontre entre un neveu et une tante était une cause perdue, mais elle ne pouvait décemment les laisser s'ignorer alors qu'ils étaient entre les même murs.
Au pire, Nanny ne montrerait pas son minois, de toute façon.


Pour votre tante, voilà ce que je vous propose. Je vais la faire appeler, je ne sais si elle pourra venir. Disons que si dans dix minutes vous ne voyez pas âme qui vive vous rejoindre, c'est que malheureusement j'aurais fait choux blanc et vous aurez cassé les pieds pour rien. A vous de voir à ce moment, si d'une vous souhaitez lui laisser un mot à son attention, et de deux si vous souhaitez râler contre moi,ce qui serait légitime.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, les minutes continuaient à s'égrener et la Scribe ne perdait pas de vue qu'elle avait un entretien à mener.

Je suis navrée, mais cette fois-ci il me faut vous laisser. J'ai eu plaisir à vous rencontrer jeune homme. Je vous souhaite une bonne continuation, en espérant que la vie vous apportera ce que vous souhaitez. Et puis qui sait, peut-être auront nous l'occasion de vous recroiser dans l'avenir. Si jamais un jour vous avez besoin, n'hésitez pas.


Dernier sourire pour ponctuer ses dires.
Le temps de s'assurer qu'il ne manquait de rien pour l'attente qui allait commencer pour lui et de lui souhaiter un bon retour, et la Blanche s'éclipsa.
Elle alla s'engouffrer dans une salle jumelle, au fond du couloir, non sans avoir demandée à son ombre d'aller prévenir la Dame des Dames qu'un Azayes était en ces murs...

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Je prends ce monde pour ce qu'il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle (WS)

"Lucky Luke de la Commanderie & Parfaite Scribounette" dixit la GA.
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