Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Mise au point

Melar
Les choses n'allaient pas comme il les auraient souhaité, ça c'était le moins de le dire. Alors qu'il aurait aimé liberté et insouciance, ses responsabilités n'en finissaient plus de se rapeller à son bon souvenir. Ses responsabilités, mais pas que...

Les passants devaient le prendre pour un gland, adossé là, à regarder les vannetais courir entre les gouttes de l'averse qui prenait à chaque instant un peu plus d'ampleur. Nul sentiment n'aurait pu se lire sur son visage, qui cillait à peine quand quelque goutte un peu plus audacieuse que les autres venait le taquiner tout le long de sa descente. La lourde pluie martelait maintenant les toits de la ville et nul chat du bled n'aurait eut l'outrecuidance de sortir par ce temps.


Elle a de la chance... La Bretagne lui souhaite bienvenue comme elle sait si bien le faire... murmura t-il pour lui même.

Il parlait bien évidemment de Lisbelle, sa meilleure amie, qui venait juste d'arriver à Vannes. Il y avait plus de 4 mois maintenant, il lui avait envoyé un courrier de détresse... le jour même de l'annonce de la grossesse d'Auria. Il avait rappelé sa plus vieille amie à la rescousse. Et elle était venue... comme l'ange quel était et qu'elle avait toujours été.

Il sortit de sa torpeur lentement à la pensée de Lisbelle et pensa aller la voir pour lui parler, la retrouver... Mais il ignorait totalement où elle logeait pour son séjour à Vannes. L'hypothèse qu'elle soit à l'auberge de la garce était à rejeter, pour la simple bonne raison que la proposition de paiement que lui avait fait la propriétaire était tout sauf Lisbelle. Le paiement en nature n'est pas de son genre... dommage. Donc, où était-elle ?

Il mit un pied devant l'autre et prit une rue à droite, puis une rue à gauche... déambulant dans Vannes pour chercher, d'une très mauvaise manière, Lisbelle. Il ne sera donc jamais malin ce pauvre garçon.

_________________
Lisbelle
Juste une mise au point...*

Et pendant que Melar cherchait la jeune fille, celle-ci courrait dans les rues de Vannes, maintenant le capuchon de sa mante de chaque côté de son visage, protégeant les boucles blondes de la pluie diluvienne.
Bienvenue en Bretagne! Elle avait compris que ce temps-là était monnaie courante, et aurait juré, si elle n'avait pas su cela impossible, voir une personne porter sous un mantel une chemise avec marqué dessus : "En Bretagne il ne pleut que sur les cons!" Voilà qu'elle commençait déjà à perdre la tête!

Elle arriva enfin à l'auberge, déboulant dans la salle principale en faisant claquer la porte. Déjà le parquet commençait à voir une belle flaque d'eau se former à l'emplacement où elle se tenait. D'un geste rapide elle rabattit la capuche libérant les mèches blondes, et se défit de la cape qu'elle posa sur le dossier d'une des chaises se trouvant à proximité.

La salle était bien calme, peu de personnes de présentes. Lisbelle avait refusé la proposition de la dame rousse voulant d'elle dans son... lupanar, mais avait trouvé une chambre dans la taverne que tenait la dame Centinel. En plus de cela, elle semblait vouloir la lui laisser gratuitement. Comme à Argonne. S'approchant de la fenêtre, la blondinette repensa à ce village champenois, et à ce qui s'y était passé. De nouveau son cœur s'emballa. Pourtant elle savait bien sur quelle pente glissante elle s'était aventurée en cédant à ses avances... Enfin bon, son cœur avait parlé, et elle avait préféré l'écouter lui plutôt que sa raison. Et à présent, elle attendait, tout en sachant que ce moment n'arriverait jamais, qu'il lui réponde à sa dernière missive.
Un petit soupir s'échappa d'entre ses lèvres, et elle s'assied à la table qui se tenait près de la fenêtre. La même en fait que celle à laquelle elle s'était installée lorsqu'elle était arrivée ici pour la première fois.

Melar. Elle était ici pour lui, et maintenant qu'elle savait pourquoi il l'avait appelée, elle ne savait trop que penser. A quoi jouait-il donc?! Apprendre comme cela qu'il avait une compagne, et un enfant en route! C'était surtout ce dernier point qui avait estomaqué la jeune blonde. Melar, et père dans la même phrase, voilà ce que Lisbelle avait du mal à accepter. Avait-il suffisamment mûri pour accepter autant de responsabilités qu'exigeait un bébé? Et puis... cela s'était passé si vite!
Non, Lisbelle ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait dans la tête de son meilleur ami. Et puis, cet air gêné, devant Auria... Il n'aurait pas du... Elle comprenait parfaitement l'état d'esprit de la jeune femme après l'hésitation de Melar. Elle-même n'aurait pas réagi positivement si elle avait été à sa place. Et toutes ces personnes qui disaient du mal de lui... N'assumait-il pas?

Que de questions se bousculaient dans la petite tête blonde. D'instinct elle plongea la main dans la besace qu'elle avait posée sur la table, et en sortit une feuille de parchemin jaunie. De nouveau elle relut ce premier message reçu depuis des mois.

"J'ai besoin d'aide, mon amie, atrocement. J'ai besoin des conseils de celle qui me connaît le mieux pour m'empêcher de faire une bêtise"

Cette phrase, elle voulait tout dire. Mais cela faisait plus de quatre mois. Qu'en était-il à présent? Que pensait-il? Que voulait-il faire?
Il fallait qu'elle le voit. Qu'elle lui parle. Mettre de côté tout ce qui s'était passé à Angoulême, et redevenir ce qu'ils étaient avant : des amis.

Elle rangea le pli dans la besace et se leva. Rapidement elle remit sa cape, grimaça légèrement au contact mouillé et remit la capuche pour se protéger. Et elle sortit, prête à affronter la pluie qui tombait dru.

Bientôt on put voir une petite blonde errant entre les rues de Vannes. Elle ne savait même pas où chercher. Elle avait eu dans l'idée de faire toutes les tavernes, pensant que son ami aurait pu s'y arrêter pour s'abriter. Et si ce n'était pas le cas, elle allait passer un sacré moment à courir dans le village breton.
Aussi maligne que le Melar, la Lisbelle...



(hrp)*Désolée, pas pu m'en empêcher (/hrp)
_________________

Chroniqueuse de la Grande Maison d’Attigny
Melar
[ Je marche sous la pluiiiie ]

L'avantage de cette petite ballade est le fait qu'il apprenne à connaître dans ses moindres méandres cette ville qui l'avait accueillie. Il tombait des trombes d'eau et, bien qu'il marche maintenant depuis suffisamment longtemps pour prendre froid, que sa ridicule chemise et son minuscule pourpoint ne le réchauffait pas d'un iota, il ne s'en souciait toujours pas plus qu'avant. Il était bien plus loin que tout cela. Ses pensées avaient commencées à dériver du côté de Lisbelle et n'avaient, depuis, pas changé de sujet de réflexion. Il avait matière à réflexion. Hélas. Ses pas le menaient donc à la baguette. Vannes se dénudait devant lui.

La fin d'après-midi en taverne s'était avérée très chaotique. Les retrouvailles avec Lisbelle auraient pu être aussi normales qu'elles l'avaient toujours été... mis à part le fait que, cette fois, ils se soient quittés en très mauvais terme. Mais l'annonce de la grossesse d'Auria fut comme une détonation. Le choix des termes qu'il aura employé, pour cacher sa gêne, auraient été du plus mauvais goût. Il s'en voulait certes d'avoir vexé Auria mais ce qui lui faisait le plus peur était la réaction de Lisbelle. Qui fût comme il l'avait imaginé. Décevante.

Il en était à ces pensées, à cette remémoration de l'après-midi, et se trouvait... hum... quelque part dans Vannes. Les nuages bas et gonflés de pluie, noirs, avaient assombris la fin d'après-midi et c'est dans une presque nuit qu'il se rendit compte qu'il n'avait aucune idée d'où il se trouvait. Chapeau Melar. Perdu.

Il tourna les talons pour essayer de revenir sur ses pas et s'aperçut alors qu'il y avait une personne aussi stupide que lui : quelqu'un se baladant sous une pluie torrentielle pour réfléchir. Ou quelqu'un qui, tout simplement, va d'un point A à un point B, sans d'idée aussi bizarre que celle de Melar. Celui-ci, pris d'une curiosité, s'approcha de la silhouette pour voir il-ne-sait-quoi. Il marcha d'un pas rapide pour traverser la rue et plus il s'en approchait, plus il s'apercevait que la personne accumulait tous les traits physiques de son amie : de petite taille, un peu rondouillette, des boucles blondes s'échappant de la capuche... Mais le jeune homme ne la reconnût pas du premier abord. Il attendit pour cela d'être seulement à trois pas d'elle. Il s'arrêta net et resta, coi, devant elle. Ô coïncidence ! Merci Totote !

Un sourire timide finit par s'aventurer sur ses lèvres...

Lisbelle.... Je te cherchais justement. Il fallait que je te parle.
Mais que fais-tu là ? Tu vas attraper la mort à rester ainsi sous la pluie.

_________________
Lisbelle
Et la pluie continuait de tremper Vannes, comme si elle ne voulait jamais s'arrêter. Et la petite blonde continuait malgré tout d'avancer, consciente qu'elle risquait la mort à rester dehors malgré le temps, mais il lui était inconcevable qu'elle retourne à l'abrit tant qu'elle n'avait pas retrouvé son ami. Il lui fallait lui parler, et ce de suite. Enfin dès qu'elle l'aurait retrouvé. Sinon elle ne cesserait de ressasser toujours la même chose, les mêmes questions continueraient de s'imposer à son esprit, et elle finirait par en devenir folle.
Et puis, voir Melar sans avoir les autres autour d'eux, elle le voulait également. Voir le jeune homme seule à seul, le retrouver tel qu'il est vraiment, et non pas voir celui qu'il veut être face aux autres. Et ne plus entendre toutes ces choses mauvaises sur lui.
Oh oui il était un gredin, combien de fois l'avait-elle surnommé de cette façon, mais il n'étais pas mauvais. Loin de là même. A moins que toute cette histoire l'ait changé? Il fallait qu'elle voit cela par elle-même...

Et c'est en refermant la porte de la troisième taverne qu'elle laissa s'échapper un soupir. Depuis combien de temps parcourait-elle les rues de Vannes? Aucune trace de Melar, et personne ne semblait l'avoir vu. Resserrant les pans de la cape sur son corps menu, elle compta mentalement combien de tavernes il lui restait à fouiller, et chercha dans quel endroit elle avait le plus de chance de le trouver. La vraie aiguille dans la botte de foin! Bien sûr, la première chose qu'elle avait fait était d'aller voir directement là où il vivait, chez Auria d'après les dires d'une des personnes croisées, mais aucune réponse suite aux coups frappés à la porte. Il pouvait être n'importe où! Aussi se décida-t-elle. Si il n'était dans aucune des tavernes, elle retournerait à l'auberge et attendrait donc. Hmpf, pourtant elle n'aimait pas baisser les bras, la blondinette! C'est pourquoi elle continua son chemin, se dirigeant vers la taverne "Barzh genoù al louarn". Han, le lupanar! Lisbelle hésita pendant quelques secondes à y entrer... Et si la propriétaire était là, et qu'elle lui refaisait sa proposition?
Mais non, Aristote avait toujours veillé sur la jeune blonde, du moins c'était ce qu'elle croyait, et cette fois-ci ne fit pas défaut. Alors qu'elle hésitait à pénétrer dans la taverne, une silhouette s'approchait d'elle. Ce ne fut que lorsqu'elle fut à ses côtés que Lisbelle la remarqua, et qu'elle tourna le visage pour poser ses yeux bleus sur... Melar! Une expression d'étonnement se dessina sur ses traits. Bah ça alors!
Le soulagement remplaça vite fait la surprise. Au moins ils allaient pouvoir se mettre au chaud!
La petite blonde adressa un sourire à son ami en hochant la tête.


Je dois te parler aussi, je te cherchais pour tout te dire... Mais oui, ne restons pas sous la pluie, ou nous risquons de faire un concours à savoir lequel de nous deux mourra le premier... ajouta-t-elle en détaillant la tenue qu'il portait.

Puis elle reporta son attention sur la taverne qui leur faisait face, et une petite moue naquit sur ses lèvres. Pas qu'elle n'aimait pas cet endroit ni sa propriétaire! Mais elle n'avait pas vraiment envie qu'on lui reparle d'une chambre en échange de... ses services... Elle prit alors le bras de Melar et l'entraîna vers la taverne la plus proche de celle-ci. Après tout, au point où ils en étaient, un peu de pluie en plus ne pouvait pas faire plus de mal...

Et ce fut donc dans la taverne municipale que l'on retrouva les deux amis. Lisbelle se débarrassa aussitôt de sa cape plus que trempée et alla s'installer à une table, près de la cheminée qui avait été allumée, plus pour sécher les clients que pour la chaleur qu'elle pouvait prodiguer.
Elle commanda un verre de chouchen, voilà qui la revigorera un peu, et fixa Melar. Elle se rendit compte alors que pendant ces quatre mois, il avait changé, physiquement. Elle se demanda si il pensait de même pour elle... Après tout, ils n'étaient plus ces gamins qu'ils étaient autrefois.

Un silence gêné s'était installé entre eux. Elle ne savait trop comment commencer... Tant de choses à dire... Toutes les questions qu'elle se posait ne lui venait plus en tête maintenant qu'elle était face à lui. Pourtant il fallait bien briser ce mur de silence...


Tu as l'air d'aller bien...

Voilà un bon début... Enfin peut mieux faire quand même...
_________________

Chroniqueuse de la Grande Maison d’Attigny
Wamarine
Le voyage avait été long depuis l'Armagnac et pour corser le tout c'est sous une pluie froide et battante que Vannes accueillit les arrivantes. Le ciel lourd et plein d'eau, semblait vouloir engloutir dans la noirceur de ses nuages les maisonnées serrées les unes contre les autres. On se serait cru à la nuit tombée, la pluie tombait droite et ne semblait vouloir cesser. La lourde charrette avançait dans les rues sombres et boueuses. Intérieurement, la conductrice du chariot remercia la vieille bâche qui les protégeait, en dépit des quelques trous que l'usure du temps avait causés.

Wamarine menait l'attelage lentement. Le silence régnait. Pas un mot, juste le bruit des gouttes qui s'écrasaient sur la bâche. Marie-Isaure avait fini par s'endormir dans les bras de Chiara. Le flic-floc de la pluie, régulier, avait servi de tempo à la berceuse que l'italienne lui avait chanté pour l'accompagner jusqu'aux portes du sommeil où Morphée attendait la fillette. Ce qui inquiétait Wamarine c'est qu'elle ne savait où trouver son neveu, et comme les longs voyages sont toujours aléatoires elle n'avait même pas pu lui donner la date précise de leur arrivée mais juste une approximation avec .... une grande fourchette. Bref ! En récapitulant, elles étaient arrivées, son neveu ne les attendait pas, elles ne savaient pas où le trouver, c'était la fin de journée et pour corser le tout il tombait des cordes et donc ..... personne dans les rues pour les renseigner. La charrette empruntait les rues les unes après les autres, en vain. Près d'elle, Wamarine sentait Chiara un peu inquiète.

Ne vous en faites pas ma tante. On va bien trouver une solution ! Dans le pire des cas on dormira dans la charrette. On est, au moins, à l'abri c'est déjà pas mal. Vous ne trouvez pas ?



Oui tu as raison. Mais c'est surtout pour la petite que ça me dérange. Toute cette pluie froide ...

L'italienne souriait mais Wamarine ne se laissait pas berner. Marie-Isaure dormait du sommeil du juste. Au moins il y en avait une sur les trois qui donnait à sa fatigue ce qu'elle lui réclamait. Son petit visage semblait apaisé. Wamarine la regardait et son regard l'enveloppait de tout son amour.

Finalement, après maintes virantes, au détour d'une rue et dans le noir de cette soirée mal engagée une lueur salvatrice vacillait. Elles s'en approchèrent, Wamarine tendit son bras sous la pluie en le laissant dépasser de la bâche et indiqua d'un index déterminé la lueur qui les attirait. D'un ton légèrement plus enjoué...

Regardez .... une taverne ! Je vais aller voir si quelqu'un peut nous renseigner. je reviens. Restez à l'abri !

Elle remonta son châle sur sa tête pour couvrir ses cheveux bruns, descendit de la charrette et partit en courant vers l'auberge. La jeune femme enjambait les flaques pour les éviter mais c'est dans une boue gluante et glissante que ses pieds se posaient. Ses chaussures avaient du mal à se décoller. Finalement, d'une main trempée elle poussa la porte de l'auberge et entra. De la lumière et du monde ... Enfin !

Wamarine enleva son châle et passa une main vigoureuse dans ses cheveux humides. Le bas de sa robe était trempé et boueux, son visage laissait apparaitre quelques marques de fatigue mais elle était enfin arrivée. La chaleur réconfortante de la pièce l'enveloppa de tout son bien-être. Ses yeux firent un rapide tour d'horizon. Des personnes attablées ça et là autour d'un verre discutaient, des éclats de voix et des rires s'envolaient parfois. La jeune femme salua les quelques habités la dévisageaient curieusement. Bien sûr une inconnue dans leurs murs ça intrigue. Wamarine se dirigea vers l'aubergiste quand son regard croisa au fond de la pièce une attitude, une posture familière. Près de la cheminée un couple attablé discutait. L'homme lui tournait le dos mais semblait jeune, face à lui une jolie blonde. Ce n'était pas possible, ce serait trop simple. Enfin, après deux secondes d'hésitation elle se dirigea vers le couple. Plus elle avançait, plus elle pensait avoir raison. Toute proche elle sourit à la jeune femme qui la regardait et posa une main sur l'épaule du jeune homme.

Mélou ?

_________________
Sorianne
Plusieurs jours qu'elles étaient arrivées à Vannes maintenant. Jamais la So n'aurait eu l'idée de venir se perdre en Bretagne si elle n'avait pas été accompagnée... De ce qu'elle avait entendu en Normandie, il s'agissait de sauvages barbares à l'appétit féroce et sanguinaire... Étrangement, elle n'en n'avait pas encore croisé un seul qui soit comme ça... Peut-être qu'elle n'était pas bien tombée.. En même temps, heureusement! Contre un tel monstre si bien décrit par les personnes côté françois, elle n'aurait jamais fait le poids.

Les légendes sur le temps étaient par contre sans nul doute, vraies! Quelle misère... Où donc se cachait le soleil. Certes, c'était l'automne... Mais de là à se faire saucer à longueur de temps... Puis quelle idée lui avait prit là... Vouloir écumer les tavernes à la recherche de quelqu'un ayant vu Col, ou connaissant son nom... La petite brune savait bien qu'il avait un domaine à charges (enfin normalement) en Bretagne, mais elle n'avait aucune idée du lieu puisqu'il n'avait jamais voulu vraiment en parler... Et pour le moment, elle n'avait croisé personne pouvant lui dire s'il était passé par là, ni où se trouvait ce fameux domaine...

Déambulant dans les rues, aidée de son bâton, à la recherche d'une taverne qu'elle n'avait pas encore faite, la So se vit dans un reflet et se fit peur. Par Aristote! Qu'elle dégaine! Ses cheveux noirs, collés, et suintant de l'eau qui tombait, ses vêtements lui collant au corps, heureusement qu'elle avait uen cape qui la protégeait en parti! Hum... Enfin bien au passé, puisque trempée, le vêtement ne protégeait plus rien.

Enfin, trempée pour trempée, autant continuer. Elle aurait un sacré souvenir de ce pays! pour sûr, elle comprenait maintenant pourquoi Colhomban ne voulait pas y revenir... Col... Déterminée à le retrouver! Il le fallait! Elle ne savait pas combien de temps elles allaient devoir rester ici, mais la brunette comptait bien mettre à parti le temps qu'elles allaient passer là.

Dégoulinante, elle avisa la porte d'une taverne encore inconnue. Peut-être qu'ici quelqu'un pourrait répondre à ses interrogations! C'est qu'elle avait toujours été d'un naturel optimiste... Poussant le panneau de bois, elle se précipita à l'intérieur de la pièce et referma la porte comme si le Sans nom en personne était à ses trousses. Bigre, quel temps de chien... Bien, d'abord direction la cheminée, il fallait bien ça pour faire sécher un minimum la cape trempée. Puis si elle pouvait s'y mettre elle, ce serait un bonheur. Les frissons la prenaient, voulait pas attraper la mort!

Tout en s'y dirigeant, elle salua le tavernier, sans rien lui commander. Son estomac était toujours bien fragile, autant ne pas le brusquer. Et en tournant la tête, elle aperçue une Lisbelle semblant contrarié, un jeune homme, qu'elle reconnue comme étant Melar, et une femme inconnue. Alors ça y est Melar était donc arrivé? Dire que Lisbelle n'attendait que de se refaire pour quitter cet endroit, n'ayant trouvé son ami... Elle savaient qu'ils devaient se parler, et le mieux était qu'ils le fassent seuls à seuls... La jeune femme se dirigea donc vers le trio.


Bonjour! Temps de cochon hein! J'espère que le soleil connait au moins l'existence de ce pays, sinon... On va vite finir noyé... Un sourire doux à Lisbelle, un autre à Melar, mais agrémenté d'un air : "si tu lui fais du mal je t'attends au tournant" et un autre à la dame qui se tenait auprès d'eux.

Enchantée Dame, je suis Sorianne, la sœur de Lisbelle. Que diriez vous de venir près de la cheminée avec moi? Je pense qu'ils ont des choses à se dire qui ne concernent qu'eux. Vous aurez tout le loisir de les revoir après leur échange, qu'en dites vous?
Se tournant vers Lis et le jeune homme : Ca ne vous embête pas n'est-ce pas que je vous enlève votre amie?

C'est que Lisbelle lui avait expliqué la situation, et la petite brune comprenait aisément ce besoin de se retrouver seul à seul parfois. Or là, ils en avaient grand besoin. Ne serait-ce que pour s'expliquer, passer du temps ensemble, et se retrouver. D'un geste, la So, souriante, lui indiqua des places libres près de l'âtre, et commença à s'y diriger, de son pas boiteux, se demandant si la jeune femme allait la suivre.

_________________

Une belle bannière?
Melar
Ils avaient, évidemment, eut la même idée. D'un silence entendu, ils prirent tous les deux le chemin pour la taverne la plus proche. Endroit où ils pourraient trouver refuge contre la pluie battante et antre où discuter tout ce qu'eux deux ont sur le cœur. Chemin venant, Melar jetait des œillades prolongées et nombreuses à son amie, cherchant à décerner s'il l'avait déçue, ce qu'il en était de leur amitié... et tout autre sujet qui lui importait à cet instant présent.

Ils s'assirent donc, et regardèrent tous deux ailleurs que le regard de l'autre. Ni lui ni elle ne savait que dire, ou plutôt par où commencer...

Tu as l'air d'aller bien...

Il la regarda et hocha la tête, bien que ce ne soit pas vraiment le cas. Il cherchait que dire de plus, que rajouter, quand une voix loin de lui être inconnue fit son apparition derrière lui. Un sourire, depuis longtemps attendu, illumina derechef son visage. Et il se leva avec empressement pour accueillir et embrasser sa chère tante.

Wam ! Enfin ! Je suis si content de te voir ! S'exclama t-il en relâchant son étreinte. Viens, viens assieds-toi, on va te commander quelque chose pour te réchauffer. Tu viens d'arriver ? Tu es grelottante ! Rapproche toi du feu dont.

Il souriait, s'inquiétait, riait... tout à sa joie de revoir Wamarine. Sa tante, à qui il tenait comme à la prunelle de ses yeux et pour qui il s'était fait un mouron tout le long de son voyage. Elle venait du Sud, et les routes étaient loin d'être sûre jusqu'en Bretagne. Il en savait quelque chose ! Mais en parlant de voyage...

Marie et Chiara ne sont pas avec toi ?!

Mais il ne reçut aucune réponse car sur ces entrefaites, la sœur de Lisbelle qu'il n'avait pas vu depuis... longtemps arriva. Et elle rappela succinctement que la jeune blonde et lui avaient à se parler. Voir, même rapidement avant que Sorianne la lui enlève, sa tante lui avait donné du baume au cœur et c'est en souriant qu'il se ré attabla devant Lisbelle. Il la regarda longuement avant de se jeter à l'eau.

J'aurais préféré t'annoncer la raison de ta venue à Vannes seul à seule, et pas dans une taverne bondée. Tu y auras vu la mauvaise facette de Vannes... Mais tant pis.
Je voulais m'expliquer... et j'ai pas eut le temps ni les moyens de le faire tantôt. Quand je t'avais envoyé cette fameuse lettre, j'étais dans un état de désespoir... et surtout un peu bourré. Je crois même avoir renversé un peu de lambic sur le vélin, ça doit empester maintenant. Enfin bref, Auria venait de m'apprendre qu'elle était enceinte... Et là, j'ai vu toute ce que je n'avais pas encore fait et que je pouvais encore faire se dérouler devant moi... Je ne voulais pas commettre la bêtise de m'en aller et d'abandonner là Auria... pour ne pas que mon enfant connaisse ce que j'ai connu... J'avais besoin de parler à quelqu'un qui me connaissait. Je suis désolé de t'avoir fait peur, ce n'était pas si grave que ce que tu avais imaginé...


Il avait parlé d'une traite et se précipita sur les pintes que leur avait servi le tavernier pendant que Melar parlait.

_________________
Wamarine
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Wamarine avait retrouvé Mélou. Le gamin qu'elle avait connu s'était métamorphosé en un charmant jeune homme et à cette allure là la différence d'âge qui les séparait allait bientôt disparaitre. La force de l'étreinte dont il avait fait preuve à la vue de sa tante ne laissait aucun doute sur la joie de la retrouver. Dans la précipitation Mélar oublia de présenter la jeune femme blonde témoin de leurs retrouvailles. Comme elle allait s'asseoir, une jeune femme aussi brune que l'autre était blonde fit irruption et salua le jeune couple, s'adressa à Wamarine. Quelques paroles plus tard, elle fila près de la cheminée et invita Wamarine à la suivre lui faisait implicitement comprendre que le moment était malvenu pour déranger mélar et la jeune femme. Il semblait que des comptes étaient en train de se régler. Le ton et les paroles employées ne laissaient aucun doute. Tout cela allait un peu vite pour Wamarine, mais visiblement elle avait interrompu une conversation importante. Ne sachant de quoi il retournait, elle posa sur l'épaule de Mélar une main appuyée et lui adressa un sourire entendu pour qu'il comprenne que quoi qu'il s'était passé elle le soutenait.

Je vais près de la cheminée avec la dame. Je te laisse discuter et en se penchant vers son oreille je suis là si tu as besoin de moi !

Ah l'esprit de famille !!!

Wamarine sourit à la jeune femme blonde puis se dirigea vers sa sœur près de la cheminée et avant de tirer une chaise et s'asseoir

Vous pourriez me garder deux places ? En ces temps de pluie les tavernes sont pleines, mais ma tante et ma fille sont dehors dans la charrette, je vais les chercher pour qu'elles viennent un peu se réchauffer.

A la charrette, Chiara attendait toujours. Wamarine lui tendit les bras pour lui prendre des siens Marie-Isaure, dont le visage était protégé des gouttes par la couverture de laine.

J'ai trouvé Mélou. Figurez-vous qu'il était dans la taverne. Venez on va boire quelque chose de chaud parce qu'on va attraper la mort ici.

Une fois à l'intérieur de la taverne, elle prirent place à la table de la jeune femme dénommée Sorianne.

Je ne me suis pas présentée, je suis Wamarine la tante de Mélar et voici Chiara, ma tante à moi et ma fille, Marie-Isaure.

La petite s'était assise sur sa mère. Le transfert de la charrette à la taverne l'avait réveillée. Le visage encore perdu dans les quelques rêves où elle s'était égarée avait les marques d'un sommeil profond. Wamarine caressa ses cheveux d'enfant et la fit boire un peu de son infusion. Marie-Isaure buvait et cachait rapidement son visage contre sa mère. Le réveil brusque la rendait un peu sauvage. Wamarine sourit à Soriane et entre deux gorgées réconfortantes,

Vous dites être la soeur de Lisbelle ! Mais Lisbelle est donc la jeune femme qui discute avec Mélar si je comprends bien. Vous savez juste nous arrivons et à part Mélou et Auria nous ne connaissons personne.

_________________
Lisbelle
A peine eut-elle ouvert la bouche pour commencer la conversation -d'une manière très maladroite- qu'elle aperçut une silhouette s'approcher de leur table. Cette personne lui était familière, elle était persuadée de l'avoir déjà vue quelque part. Mais la mémoire de la blondinette n'allait pas plus loin, et elle fut incapable de se souvenir ni où ni quand.

La voyant s'adresser à Melar, la jeune blonde lui adressa un sourire poli et un petit salut de la tête. Une connaissance de Melou donc. Normal, vivant Vannes, il devait connaître bien du monde...
Le sourire s'agrandit à la vue de la joie que procurait ces retrouvailles. Voilà longtemps qu'elle n'avait vu son meilleur ami se comporter de la sorte. Mais bien vite le sourire s'effaça, pour être remplacé par une mine peinée. Leurs retrouvailles à eux deux s'étaient déroulées beaucoup moins bien que celle-ci... De la gêne, de la colère aussi, avait gâché la joie de se voir de nouveau réunis.
Quel gâchis, tous ces mois à s'éviter, ne voulant même pas échanger une seule lettre... Lisbelle ne comptait même plus celles qu'elle avait commencées, qui avaient fini par être rangées dans la besace, avant de se voir un jour jetées dans un lac champenois.

Quelle joie cela avait été lorsqu'elle avait reconnu l'écriture de Melar ce matin à Argonne! Mais lors de la lecture, ce sentiment de bonheur avait fait place à une certaine amertume. Il y disait clairement avoir besoin d'elle, et elle en avait déduit que c'était pour cela qu'il voulait la voir. Oh il y avait également noté qu'elle lui avait manqué, mais ce n'était pas ce passage-là qu'elle avait le plus retenu.
Et donc, malgré la deuxième missive qui avait fait suite à celle que la jeune blonde avait envoyée, Lisbelle avait quand même fait le voyage de la Champagne jusqu'à la Bretagne. Ne sachant pas ce qu'il se passait, elle en était arrivée à se demander si c'était vraiment grave ou non.
Et donc inutile de narrer la surprise que la nouvelle de la grossesse de la compagne de Melar avait suscité en elle! Bouche bée, yeux béats, et l'air sûrement un peu idiot, elle avait accusé le choc. De voir Auria supporter si mal la façon dont le jeune homme avait appris la nouvelle l'avait ébranlée. Même si elle pouvait comprendre la gêne qu'avait du éprouver Melar...

Toute à ses pensées, qui ne durèrent que quelques secondes, elle ne s'était pas rendu compte que Sorianne était à son tour entrée dans la taverne. Eh bien, elle qui pensait être la seule folle à être sortie par un temps pareil...
Elle sursauta légèrement en sentant quelqu'un près d'elle, et sourit en voyant sa sœur. Allaient-ils devoir reporter leur conversation à plus tard? Elle eut réponse à sa question bien rapidement. Sorianne entraîna la dame Wam près de la cheminée. A cet instant, Lisbelle éprouva une adoration sans nom pour sa brunette de sœur!
Et c'est alors que Melar commença. La petite blonde l'écoutait attentivement, comprenant facilement le désarroi du jeune homme.
Lorsqu'il eut terminé, elle laissa échapper un petit soupir. Elle le savait doué pour se mettre dans des situations pas possibles, mais là, il touchait le pompon!


Tu as bien fait de m'écrire, commença-t-elle alors. Si j'avais appris que tu avais une famille et que tu ne m'en aurais pas avertie, je... je l'aurais vraiment mal pris. Malgré les mots que tu as eu à Angoulême... Enfin ne revenons pas là-dessus...
Auria, elle a l'air d'être quelqu'un de bien. Nous avons un peu parlé toutes les deux, elle semble t'aimer profondément. Malgré ce que les gens disent... Tu devrais te montrer un peu plus... gentil avec elle...


Elle marqua une très légère pause. Elle n'aurait jamais pensé avoir une telle discussion avec son ami si tôt... Elle continua :

Eloan... Que comptes-tu faire? Un enfant, c'est beaucoup de responsabilités... Te sens-tu prêt à les assumer?
_________________

Chroniqueuse de la Grande Maison d’Attigny
Melar
Ce lui avait fait du bien de trouver, sans s'y attendre et au moment propice, sa chère tante. Mais il ne put profiter longtemps de sa présence car, à peine arrivée, elle dut partir avec Sorianne pour laisser seuls les deux jeunes gens. Il aura tout loisir de profiter plus tard de sa tante.

Or donc, il reposa son regard vers Lisbelle. Et maintenant, voilà qu'elle se mettait à son tour à le sermonner à propos d'Auria. Il subit sans ciller les reproches, qui partaient d'un bon sentiment, il le savait, mais qui avaient le mauvais tort de lui être assené plusieurs fois par jours. Il était évidemment conscient du peu de présence... ou de la mal-présence... à laquelle il contraignait Auria. Il le savait... mais il n'arrivait pas à la satisfaire. Il était, et resterait, une brute incapable de la moindre douceur. Non, il n'aimait simplement pas les effusions en public... comme il se savait incapable d'être volontairement grossier. Il ressentait simplement comme une honte, que ce soit pour Auria ou pour autre chose, qu'il avait du mal à assumer.

Il soupira et entendit avec une presque surprise la question que lui posa Lisbelle. Il ne put s'empêcher de sourire. Sa meilleure amie était de retour.


Interrogations que je me pose depuis trop longtemps maintenant... J'ai l'intention de rester moi-même, comme je l'ai toujours fait, et de faire face. Je ne sais pas ce que représente un bébé... tu le sais toi ? Ce que j'en ais toujours vu c'est les matrones qui traînent leur marmaille tous les soirs en taverne, parmi les chiens, loups et autres écureuils. Ce que j'en sais, c'est que si gosse il y a, il ne se traînera pas par terre ainsi.
'Fin bref... Je ne me sens pas prêt, mais pas du tout. Mais je tiens à Auria, et loin de moi l'idée de l'abandonner ainsi.
Tu m'aurais demandé il y a 3 ans comment j'aurais vu ma vie aujourd'hui, je t'aurais répondu "avec toi" mais
*hausse les épaules* elle est ce qu'elle est. Il faut s'en satisfaire...

_________________
Lisbelle
Lisbelle posa son regard sur la choppe qui venait d'être posée devant elle, et le remonta jusque sur son ami. Pour le moment, elle n'avait aucune envie de se désaltérer.
Un petit sourire s'afficha sur les lèvres du jeune homme, ce qui surprit légèrement la blondinette. Mais bien vite le sourire trouva écho sur le visage de Lisbelle. Si déjà ils pouvaient mettre de côté cette gêne qu'il y avait entre eux, pour pouvoir de nouveau se parler en toute franchise... elle n'attendait que cela, à vrai dire. Mais n'était-ce pas déjà le cas? Elle sentait que doucement ils redevenaient proches, presque autant qu'ils l'avaient été par le passé. Si seulement tout pouvait redevenir comme avant...

Et voilà que Melar lui demandait ce que représentait un bébé! Pour la première fois de sa vie, la jeune blonde s'imagina un enfant dans les bras. Image qui laissa à la jeune fille un bien étrange sentiment. Elle ne saurait même pas dire s'il était positif ou négatif... Elle commença donc à comprendre le désarroi de son ami face à cette situation plus qu'embarrassante. Elle ne répondit cependant rien, et le laissa continuer, jusqu'à ce qu'il en arrive à parler d'eux. A ces mots, Lisbelle sentit une légère rougeur colorer ses joues, et les yeux bleus baissèrent immédiatement, comme cherchant à contenir une certaine gêne. Mais bien vite elle releva le regard.


Tu as encore un peu de temps pour te faire à l'idée... Je ne sais comment se comporter face à un enfant, je n'y ai jamais pensé à vrai dire... Mais... j'imagine que l'affection... l'amour viennent dès que l'on pose les yeux sur lui. Et après, ce n'est que de l'apprentissage.

Elle aurait aimé se montrer convaincue de ce qu'elle disait, mais vu qu'elle n'en savait trop rien... Enfin elle pensait quand même qu'elle n'était pas trop loin de la vérité... Subitement elle pensa à Sorianne, vers qui elle tourna le visage pour l'observer. Si quelqu'un pouvait donner des conseils sur les enfants, c'était bien elle. Elle avait deux terreurs et en attendait un troisième, elle devait donc être calée question bambins! Bon, elle n'allait pas lui demander de suite des conseils, mais plus tard.
_________________

Chroniqueuse de la Grande Maison d’Attigny
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)