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[RP] Cérémonie d'allégeance à la duchesse Esyllt

Theudbald
Cérémonie d'allégeance à Sa Grâce Esyllt Catarina de la Louveterie-Montfort, Duchesse de Bourgogne
Mercredi 28 juillet 1458





Citation:
Précisions pour le Role Play

Il s’agit ici pour les nobles bourguignons de prêter allégeance au duc de Bourgogne. La cérémonie se situe dans la salle du Trône du Palais des Ducs de Bourgogne, à Dijon. N’importe qui peut être introduit et regarder. Il convient de bien s’y comporter et de ne pas déranger le bon déroulement de la cérémonie. La salle est gardée comme il se doit.

RP : La cérémonie a lieu le mercredi 28 juillet 1458, du matin jusqu’au soir.
HRP : La journée RP correspond à un mois HRP. Les portes de la salle de réception ouvriront donc le mercredi 28 juillet et seront fermées le samedi 28 août. Les nobles présents dans la salle pourront continuer leur RP et prêter allégeance. Mais plus personne ne pourra entrer et plus aucun courrier d’allégeance ne sera accepté.


Citation:

    Holà, Nobles de Bourgogne,

    Par la présente lettre, moi, Theudbald de Malhuys, Héraut d'Armes de Bourgogne, déclare les suivantes choses.

    Le nouveau Conseil Ducal ayant désigné Sa Grâce Esyllt_Catarina de la Louveterie-Montfort comme duchesse de Bourgogne ;
    La duchesse de Bourgogne ayant prêté allégeance à Sa Majesté le Très-Aristotélicien Levan III, Roi de France ;

    Je vous invite à vous présenter à la cérémonie organisée le mercredi 28 juillet 1458, en la salle de réception du Palais des Ducs de Bourgogne, afin de renouveler votre allégeance à Sa Grâce Esyllt, Jeune Duchesse de Bourgogne.

    Si l’heur ne vous permettait point de vous rendre à Dijon en la date fixée, il est possible de me faire parvenir votre demande d’allégeance à Sa Grâce Esyllt par missive. Il en sera fait montre à Sa Grâce au soir de la cérémonie pour étude et acceptation.

    Recevez, Nobles de Bourgogne, mes respects les plus sincères.

    Escripte et scellee par mes soins, hui le vingt-sixiesme jour de juillet de l'an de grasce mil quatre cent cinquante-huit.






Citation:
Précisions sur l'allégeance

Les nobles doivent l'allégeance à la province en laquelle tiennent leur fief. Adoncques ils vont par-devant le comte ou le duc régnant en ladicte terre, lequel, ayant été élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur comme son suzerain légitime, les accueille et reçoit leur hommage.

L'allégeance sera prestée à la province par un hommage au comte ou au duc régnant ès dictes terres. L'allégeance à la province sera renouvelée tous les deux mois, à l'accession au trône comtal ou ducal d'un nouveau comte ou duc élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur.

Les barons et vicomtes jurent à la province, en la personne du comte ou du duc, fidélité (obsequium), aide et service armé (auxilium) et conseil (consilium).

Le comte ou le duc leur accorde, pour la durée de son règne, protection, justice et subsistance. Il leur accorde subsistance en leur accordant fief, à eux et à leur descendance, ou en ne leur retirant pas fief déjà accordé. Icelui fief est représenté par un gant, un anneau, un fétu, une poignée de terre, ou tout austre objet propre au fief, que le comte ou le duc offre à son vassal.

Semblable cérémonie se tiendra entre le Roy et ses comtes et ducs.

L'allégeance est cérémonie publique et obligatoire pour tout vassal possédant fief. Elle est scellée par le baiser de paix, et vaut contract. Elle doit estre prestée sous un mois après l'avènement du nouveau seigneur, qu'il soit comte, duc ou roy.

Faict le treizième de mars de l'an de Pasques mil quatre cent cinquante trois, par Jehan de Malpertuis, maréchal d'armes de France.


LLyr di Maggio a écrit:
Exemple de missive si empêchement

Par la grâce d'Aristote,
nous, [NOM du NOBLE], humble[RANG] de [FIEF] en Bourgogne,

à vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes,

salut.

Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes.

Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

Que si un conflit venait vous opposer vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne , notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

nous [NOM du NOBLE], humble seigneur de [RANG] de [FIEF] en Bourgogne, a écrit et ratifié,

Date en l'enceinte du château de [LIEU], le [DATE].

Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.

_________________
HRP : Absent jusqu'au 7 octobre.
Theudbald
Citation:
Nobiliaire de Bourgogne

  • Morkail de Hautefonds


  • Cardinal
      Duc de Beaujeu
      Baron de Nuits-Saint-Georges
      Lettre receptionnée.

    • Béatrice de Castelmaure-Frayner, dite Beatritz et Guise von Frayner
        Duchesse du Nivernais (héritage Knightingale) et de Bolchen (Lorraine, Guise)
        Comtesse du Lauragais (Toulouse, héritage Knightingale)
        Vicomtesse de Chastellux (héritage Lhise) et Baudricourt (Lorraine, Guise)
        Baronne de Chablis (héritage Knightingale) et de Laignes (héritage Knightingale)
        [color=blue]Présente dans la salle.


    • Theodomir. de Hennfield
        Duc de Louhans (héritage Djemilee)
        Baron de Chateau-Chinon (héritage Gaborn)
        Baron de Ciel (transmission Soraya)
        [color=blue]Lettre receptionnée.


    • Armoria de Mortain
        Princesse d'Etampes (IdF, douaire Morgenes)
        Duchesse de Saulieu (Armoria) et de Dombes (Dauphiné, douaire de Morgennes)
        Baronne d'Ath (Armoria, Flandres)
        [color=blue]Lettre receptionnée.


    • Erik de Josselinière, dit Erikdejosseliniere, et Fitzounette de Dénéré-Penthièvre
        Duc d'Anjou (Fitzounette)
        Duc de Corbigny et de Château-Gonthier (Anjou, Fitzounette)
        Seigneur de la Croixille (Anjou, Fitzounette, vassal de ?)
        [color=blue]Présent dans la salle.


    • Vaxilart de la Mirandole


































  • Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg
      Princesse impériale
      Duchesse d'Auxerre
      Comtesse de Carpentras (Provence impériale)
      Baronne de Saint-Raphaël (Provence impériale)
      Dame de Sainte-Anastasie-sur-Issole & de la Penne-sur-Huveaune (Provence impériale)
      Chevalier de l'Office militaire, dit d'Isenduil, de l'Ordre de l'Etoile d'Aristote (Rome)
      Présente dans la salle.

    • Uruk de Margny-Riddermark
        Prince de Condé (IdF, héritage Coluche)
        Comte de Hainaut (Flandres, héritage Coluche)
        Vicomte de Bourbon-Lancy (héritage Coluche)
        Baron d'Antigny et de Beaune (héritage Coluche)
        Baron de Jussey (Franche-Comté)
        [color=blue]Lettre receptionnée.


    • Athanase Serwane Damase Basile Maathis


    • Asdrubaelvect de la Louveterie
        Duc d'Amboise (Touraine, douaire Morgwen) et de Luynes (Touraine, douaire Morgwen)
        Vicomte de Sombernon, d'Avallon et de Montbazon (Touraine, douaire Morgwen)
        Baron de Vouvray (Touraine, douaire Morgwen)
        [color=blue]Présent dans la salle.


    • Saxaltesse et Saxotenor de la Clairière-Chantante


    • Virgile d’Erbamtour, dit Verbam
        Vicomte de Chamilly
        [color=orange]En retraite spirituelle.































  • Sorane de Voiturienvenir
      Vicomtesse de Couches
      Dame de Lavau (suzerain : Vaxilart, Saint Fargeau).
      Présente dans la salle.

    • Jehanne Elissa Raphaëlle de Volpilhat, dite Jehanne_elissa
        Vicomtesse de Cauvisson (Languedoc, héritage Margot)
        Baronne de Malpertuis (héritage Margot, sous tutelle de Polstephie)
        [color=blue]Lettre receptionnée.


    • Roland Wallère, dit Wolfar
        Baron de Cudot,
        Seigneur de Tillenay (vassal du Baron d'Auxonne)
        [color=blue]Présent dans la salle.


    • Juliette d'Harles de Lasteyrie
        Baronne de Mervans
        Dame de Meyssac (Limousin; par alliance avec feu Milamber) et d'Etroyes (vassale de Mellecey)
        [color=blue]Lettre receptionnée.



















  • Guilhem_de_Vergy
      Comte de Beaumont-sur-Sarthe (Maine, héritage Kratos71)
      Baron de Saint Verain (héritage Izarra)
      Seigneur d'Auriac (Rouergue, vassal de Calmont-de-Plancatge)
      [color=blue]Lettre receptionnée.


  • Casanier de la Forge d'Antan
      Baron de Lormes
      [color=blue]Lettre receptionnée.


  • Angelyque


  • Eusaias de Blanc-Combaz
      Baron de Digoine
      Seigneur de Saint Robert (vassal d'Arnac-Pompadour, en Limousin)
      [color=blue]Présent dans la salle.



_________________
HRP : Absent jusqu'au 7 octobre.
Esyllt_catarina
Assise sur un cathèdre en chêne directement importé d'Amboise, face à une fenêtre ayant vu sur la cour du Palais des Ducs, le lieu même semblant vivre à une certaine allure -Empressement, énervement, tracasseries, étourderies-, celle des grands jours sans aucun doute, Esyllt Catarina se laisse faire alors que Guigone passe un peigne dans la broussaille rousse qui lui sert de chevelure.
Dans une robe aux couleurs framboisines, d'un rouge acidulé et gouteux, la Duchesse avait consenti à arborer dans un coin, les couleurs de la Bourgogne. Non pas qu'elle n'en soit pas fière, juste que pour elle, il n'y avait meilleur et plus important que ce fruit si petit mais si intense. Un peu comme elle ...

Alors qu'elle attendait, là, assise, une discussion entre elle et sa nourrice commença ..


Ma bonne Guigone,
Sous peu sur ce trône,
Je verrais tant de trognes,
Que j'ai peur de finir aphone ..

Les craintes d'Esyllt étaient bel et bien fondées. Elle débarquait encore, elle n'était qu'adoptée et trônerait sous peu devant la plus belle noblesse de France.

Haut les cœurs votre Grasce,
Une fois dans la place,
Vous serez tellement efficace,
Que vos admirateurs de vous voir partir seront las ...

Ces mots étaient chaleureux et affectifs alors que la main de la nourrice caressait la joue rosie de sa protégée..

Pensez-vous seulement que je ferais le poids, dans cette pale robe tissée de soie ?
Et si mes sens étaient en émoi, mes interventions à la noix ?
Qui voudrait alors de moi, trouverai-je seulement un roi ?
Ne vais-je pas faire n'importe quoi ? Ohlala, honte sur moi !

Rien n'y faisait, Esyllt ne semblait rien vouloir entendre. Des idées pleins la tête, rien n'allait plus dans son esprit.

Soudain ce fût trois coups qui se firent entendre. Un valet ouvrit l'huis et fit dire que la cérémonie allait commencer. Esyllt se releva, tassa sa robe avec quelques coups assénés du plat de la main, conforta son idée que le tissu était mauvais et sa tête mal coiffée. Il ne restait plus alors qu'à enfiler une paire de souliers vernis avant de rejoindre le lieu de rendez-vous ..

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Asdrubaelvect
La salle du trône, c'était bien la première fois qu'il y arrivait avant tous les autres nobles. Lorsqu'il était Duc, il avait décidé de faire la cérémonie d'allégeance dans la Cathédrale, juste à la suite de la cérémonie de couronnement durant laquelle avaient officié Aaron le camerlingue et Gédéon l'évêque de Nevers et Grand Aumônier de France... Ah que de souvenirs !

Asdru s'était donc apprêté et s'était vêtu de vêtements flambant neuf et... noirs ! Bien sûr, on ne change pas une équipe qui gagne. Pourtant aujourd'hui ce ne serait pas lui qui serait à l'honneur mais bien sa jeune fille.
On parlait souvent d'elle à présent et le Duc d'Amboise était fier de celle qu'il avait adoptée alors qu'elle n'était encore qu'un nourrisson. Il avait peur qu'elle ne devienne une royaliste chevronnée vu ses ascendances "officielles" mais... il était aussi fier de l'éducation qu'il lui avait transmise.

Bref, en ce jour, il se rendait dans les appartements de sa fille pour l'aider dans cette épreuve difficile qu'était les allégeances. Ce n'était pas non plus le mariage, mais c'était un moment important de sa vie.

Il frappa à la porte car même père, il était bien éduqué !


Ma princesse... es-tu prête ? puis-je entrer ?
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Sorane
[Château de Couches]

"Vite vite, je vais être en retard ! Passez-moi ce voile, et la ceinture brodée ! Merci !"

Sorane s'agitait en pressant ses deux femmes de chambre. Elle ne voulait pas être en retard et même être parmi les premiers à la cérémonie d'allégeance. En passant devant sa commode, elle attrapa la toison d'or sur l'écrin ouvert et la passa à son cou, suivit immédiatement par un pendentif de jade.

Elle avait choisit une robe assez simple d'un beau vert pâle. Elle passa par la pouponnerie et attrapa son plus beau joyau, l'adorable Circelia.

Puis elle se dirigea vers l'attelage qui l'attendait dans la cour du Château, avec Hector et la nourrice qui lui emboitent le pas.

Dans la voiture, Sorane chantonnait à sa petite merveille pour l'apaiser :


Ce jour, je serais en avance
Pour aller prêter...
Prêter...
Mon bon serment d'allégeance
loyal et dévoué
Dévoué
Ce jour, pour ma jeune Duchesse
La plus framboisée
Framboisée
Pour mon Duché que je ne cesse
Chaque jour d'aimer
Aimer.


[Château de Dijon, salle du Trône de Bourgogne]

Voix off : Arrivée d'une Couches quand la Duchesse et son père se sont installés dans la salle du Trône.

La porte de la salle du Trône s'ouvrit et la Vicomtesse de Couches fut annoncée. Elle entra donc, Circelia dans ses bras, avec ses suivants.
Elle s'arrêta sur le seuil... Elle n'était pas en retard.

Seule la Duchesse patientait déjà sur son trône, accompagnée de son père. Sorane n'hésita pas et alla les saluer par une gracieuse révérence et une petite chanson :


"Tout va très bien, Votre Grâce framboisée
Tout va très bien, tout va très bien
Pourtant il faut, il faut que je vous dise
On déplore un tout petit rien
Cette journée qui s'éternise
Mais à part ça, Votre Grâce framboisée
Tout va très bien, tout va très bien !"

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Domaine de Couches
Theudbald
Bourgogne alla s'asseoir à la gauche du Trône, légèrement en retrait. Caducée fleur-de-lyssé posé sur un accoudoir, une reliure de cuir contenant de nombreux parchemins sur les genoux, examinant méticuleusement l'état de la pointe de sa plume d'oie.

Les chevaucheurs ouvraient les portes de la salle et recevaient les nobles gens, la garde ducale veillait. L'on attendait que la nouvelle duchesse de Bourgogne entra pour commencer la cérémonie : tout d'abord la transmission de la Toison par l'ancienne duchesse, Sa Grâce la duchesse d'Auxerre, sous le regard du Grand Maistre de l'Ordre de la Toison ; suivie des échanges de serments entre Suzeraine et vassaux.

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HRP : Absent jusqu'au 7 octobre.
Olivier1er
Deux pages, portant tabard de Dennevy precedaient le Grand Maistre de l'Ordre de la Toison d'Or, collier d'Argent fierement arborer sur son poitrail.

Avec grace et élégance il vint accomplir son office, s'assurer et valider la bonne transmission de la Toison d'Or de la Duchesse sortante à la Duchesse entrante.

C'est pourquoi, un page portait un coussin avec la Toison d'Or de la Duchesse d'Auxerre qu'elle avait reçu a titre personnel. Elle transmettait la Toison d'Or de la fonction de Duc ou Duchesse Souveraine de Bourgogne, protectrice de l'Ordre de la Toison d'Or et pouvait donc porter a nouveau la Toison d'Or qui lui avait ete octroye pour les immenses services et nombreux aussi rendus a la Bourgogne.

Tout ceci avait pu etre fait avec la complicité des gens de la Duchesse qui savait que porter a nouveau sa Toison lui ferait plaisir.

Arrivé devant Irancy il le salua et alla s'assoir a la place qui lui était reservée en attendant les entrées de leurs Graces.

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Aelith
Elle s'était promis d'être présente, pour une raison somme toute logique: Esyllt avait été le fer de lance des BOEUFs, et Aelith avait eu la chance de compter parmi cette liste épicée. Et puis, au fond, la rouquine était curieuse: curieuse de connaître l'effet qu'une si jeune fille ferait sur le trône ducal; curieuse de constater la différence entre son visage si expressif, et celui si impassible de la Duchesse d'Auxerre; curieuse de la façon dont elle mènerait la cérémonie.

C'est donc vêtue d'une longue robe d'un bleu nuit presque noir, qu'elle pénétra dans la salle du trône du Palais des Ducs de Bourgogne, aussi silencieusement qu'un chat. Patte de velours sur sol carrelé, marbré ou parqueté - à vrai dire, elle faisait plus attention à l'imposant trône qu'au revêtement qui le supportait -, Aelith alla prendre place parmi les sièges disposés pour le public qui n'avait pas l'insigne honneur de prêter allégeance à la nouvelle Duchesse. De loin, elle aperçut cependant la Vicomtesse de Couches, et un sourire lui fut tendu, elle dont le visage s'illuminait lorsqu'elle posait ses yeux sur la petite qui reposait entre ses bras. Se perdant brièvement dans ses pensées, la Chambertin s'imagina un instant faire cadeau d'un jeune poulain à la petite Circelia lorsqu'elle aurait quelque peu grandi, se figurant même les yeux amusés de sa mère, ou peut-être inquiets, qui savait? Aelith fut cependant rapidement ramenée à la toute palpable réalité lorsqu'un pas résonnant dans la salle du trône annonça l'entrée d'une autre personne, puis d'une nouvelle, et ainsi de suite, les sièges trouvant séant à leur taille petit à petit.

Le ballet avait commencé: bientôt, les danseurs entreraient en piste et donneraient leur plus belle représentation.

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Esyllt_catarina
Alors que la nourrice en personne recouvrez les petits petons ducaux, qui n'égalaient en rien les divins d'Auxerre, des souliers de couleur anis, Esyllt, la tête penchait en arrière, la nuque posée sur l'appui-tête, le reste tombant en arrière, pensait. Elle prenait son temps, profitait de ce moment, réfléchissait à tout ce qu'elle ferait, dirait ce jour. Soudain ce fut à nouveau quelques coups à l'huis qui la sortirent une nouvelle fois de sa torpeur. Excédée qu'on vienne la troubler dans ce moment de quiétude qu'elle trouvait enfin, la rouquine déclara non sans une voix abrupte et menaçante.
Allons donc, je ne suis guère déjà sourde. J'arrive !

Mais une voix se fit entendre. Une voix douce, non celle de l'inquisiteur, du professeur ennuyeux, du paternel exigeant et réprobateur, non. Son papa. Le sien est rien que le sien était là, pour elle. Ce trône serait sa revanche sur ce cadet, légitime et, pensait-elle, préféré. Esyllt prit alors elle aussi un ton de voix moins enragé pour se conformer dans sa position de fillette sous tutelle paternelle.
Oh père ! Comme je suis heureuse de vous voir. Je fonds, j'angoisse de devoir languir ici. Ma tête est comme du mou de raison. Il ne reste que l'enveloppe mais l'essence même, le meilleur, le liquide gouteux et sucré, s'en est échappé.
Comment vais-je pouvoir affronter dignement tous ses regards réprobateurs, ceux là même qui me détestent, me décrient, me jugent sans même me connaitre ?


Déjà ses gens étaient confinés dans le néant de sa considération. Plus un regard, une parole ni même une attention. Son père, son guide, son objecteur de conscience, était devenu le centre de son monde. Esyllt qui avait pourtant fière allure lorsqu'elle répondait aux autres avaient une peur bleue lorsqu'il s'agissait de la noblesse. Si elle était la première d'entre eux le temps de son mandat, sa crainte n'était guère dissipée pour autant, pour ce petit groupe qui dominait à la destinée de la Bourgogne.
Mais il était l'heure, alors, ses chaussures aux pieds, la rousse finalement prête, prit son père par le bras pour entendre ses conseils alors qu'ils se dirigeaient tout deux vers le lieu de la cérémonie.

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Wolfar
Le matin à Cudot

Gautier entra dans la chambre du Baron sans frapper. Il était un des seuls à pouvoir le faire sans s’attirer les foudres de Wolfar.

Baron un courrier important pour vous. Il vient de Dijon et est signé du Héraut de Bourgogne.

Wolfar bailla un grand coup à s’en détacher les mâchoires.

Qu’est ce donc encore ?

La cérémonie d’allégeance.

Ah, ca fait déjà deux mois que je l’ai renouvelé devant l’ancienne Duchesse. Pourquoi devrons-nous donc y retourner à chaque fois ? Il n’y a rien de plus barbant que ces cérémonies. De plus nous allons encore y croiser des personnes désagréables…

Le Baron repoussa les couvertures et s’étira.

Prépare moi mes affaires. Nous porterons la cuirasse et surtout n’oublies pas ma Toison d’Or.

A Dijon

Après quelques heures de cavalcades, ponctuées d’un arrêt dans une auberge où Wolfar offrit le repas et le vin à ses hommes, la troupe fut enfin en vue des murailles de la capitale bourguignonne. Le reste du chemin se fit au trot jusqu’au palais. Un des hommes garda les chevaux tandis que les autres, Gautier en tête, suivirent le Baron jusque dans la grande salle. Il s’avança en faisant signe de l’attendre près de la porte. Wolfar arriva devant la nouvelle Duchesse accompagnée de son père. Un signe de tête et il attendit qu’on l’appelle.
Regardant ensuite autour de lui, il aperçut le Héraut et le Grand Maître de l’Ordre de la Toison d’Or qu’il salua également.

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Olivier1er
Il vit entrer le Baron de Cudot, toujours aussi martial dans sa demarche et dans ses entrées. le Baron le salua de loin, le Grand Maitre lui rendit son salut avec plaisir.

Puis il attendit patiemment l'arrivée de la Nouvelle Duchesse.

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Esyllt_catarina
Se faire désirer, certes, se faire chahuter pour un retard, non !
Dans le dédale du Palais Bourguignon, parcourant ça et là, au bras de son père d'adoption, les couloirs restaient sombre malgré les chandelles qui brillaient depuis l'aube, Esyllt Catarina écoutait attentivement, le cœur attendri, le discours d'Asdrubaelvect.
La logique, le sens du discours, de la propagande .. Tout y passait ! Les dernières recommandations tiraient alternativement de son enseignement religieux ou de son expérience politique flottaient dans l'esprit de la petite rousse comme autant de maitres mots à appliquer. Après la théorie, elle serait enfin confrontée à la pratique. Exercice des plus osés pour cette gamine qui sortait juste de l'enfance avec pour seul passé le poste de Vice Chambellan. Une usurpatrice ? Peut-être, et alors !? Esyllt savait très bien que son mandat ne se ferait pas sans sacrifice, sans douleur, sans lutte. Pour tout cela elle était prête !

Les grandes portes de chêne qui laissaient entrevoir les quelques uns de ses vassaux ayant fait le déplacement étaient enfin en vue. Quelques pas la séparait encore de ce virage dans sa vie innocente et sans doute plus semée d'embuche qu'alors. Sans être pleinement consciente, respirant un grand coup comme pour ne plus le faire ensuite, si c'était la dernière fois avant de rester en apnée pour toujours, pour garder l'air enfantin et ne pas user celui des adultes .. La tête se relève en direction de celle de son père, les prunelles se rencontrent, se réconfortent et se soutiennent. Le regard plonge alors dans l'inconnu, dans l'audace. Tout droit, dix pas déjà lorsque le maitre de Cérémonie s'écrit.


La Duchesse du Grand Duché d'Occident, Sa Grasce Esyllt Catarina de la Louveterie di Juliani Monfort au bras du Duc d'Amboise et de Luynes, Vicomte d'Avallon, Montbazon et Sombernon, Baron de Vouvray, Sa Grasce, le Duc père, Asdrubaelvect de la Louveterie Monfort !

Son cœur est saisit au son des clairons, elle n'entendra pas d'ailleurs cette reconnaissance .. Les mots glissent sur sa robe framboisée comme la pluie ruisselle sur les vitres froides de son nouveau bureau. La chair de poule la prend, les premiers poils se hérissent sur ses bras alors que son père l'emmène plus avant, poursuit le chemin qui doit la mener jusqu'au trône, son trône .. Son regard se trouble quand elle imagine ses aïeux faire ce chemin à leur tour, à Châteauroux, à Tours, à Pau, à Paris et ici même, à Dijon. Mais c'est bien vite qu'elle se remémore aussi leur propos, ne jamais montrer ses sentiments, les garder pour soi car c'est à la fois "La plus viable des épées, mais surtout le plus cassant des boucliers". Son regard balaie l'assistance.
Couches, son adjuvante, son irremplaçable conseillère, son amie ? ..
Dennevy et Cudot qu'elle ne connaissait finalement qu'aux propos de son père ..
Irancy, le Héraut, l'Auxerrois, le militaire ..
Aelith, une rousse, comme elle, comme Couches ! Sa fraicheur, sa spontanéité avait fait d'elle une personne qu'Esyllt affectionnait particulièrement ..

Trois marches la séparaient à présent du trône plaçait en peu en hauteur afin que le Duc ait toujours de quoi surclasser l'assistance, l'observer dans son entièreté sans soucis. Cette fois, cela ne suffirait sans doute pas à la petite duchesse mais qu'importe. Ses fesses se posèrent sur le trône après et son père prit le trône, moins imposant et grandiloquent mais toujours majestueux qui était à sa droite, Irancy serait à gauche pour hérautiser la cérémonie.
La veille, sa maison avait été chargé de placer ce siège pour son père, car de par sa position, l'allégeance prêtait aurait un sens particulier ce jour. Confortablement assise sur un cousin de velours couleur sanguine, brodé d'or, réhausseur plutôt anodin et discret, Esyllt regarda faire révérence Couches, la première selon les registres.
Elle chanta un petit air qui manquait malheureusement de Luth mais qui réconforta cependant assez facilement et décrispa un peu la duduche d'un jour.

Theudbald de Malhuis allait à présent prendre les choses en main, à moins que l'un de ses chevaucheurs ne le fassent ..

_________________
Ellya
Comment ça, ouvrir les portes?

Sourcil arqué, la jeune femme ne quittait du regard l'homme qui venait de lui annoncer sa super mission.

Oh hé! Je ne suis pas une ... portière!
Je ne dis pas que c'est inintéressant mais... comment vous expliquer cela... je ne suis pas censée écouter ce qu'il se passe pour apprendre?

... Non? Bon...


Une moue boudeuse sur les lèvres, la nouvelle recrue chevaucheuse s'installa près de la porte, maladroite. Le pire dans tout ça était évidemment qu'elle ne connaissait pas du tout le nom des personnes qui entraient. Enfin, le maître de cérémonie servait à cela. Lui, il avait une utilité.

Nonnette qui ronchonne de nouveau. Ouvre la porte. Ferme la porte. Non, pas sur le nez. Sourire d'excuse gêné.

Puis duchesse qui arrive, précédée de moultes titres. Mhm le temps de les prononcer équivaut à deux ouvertures/fermetures de porte. Intéressant. Nonnette qui essaye de se tenir droite. Ah, des fourmis dans les pieds. Voilà qui occuper. Comment les ôter sans bouger?

... Et la jeune femme de taper discrètement - ou pas - du pied engourdi quand elle fait un pas en avant pour ouvrir la maudite porte.

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Beatritz
[Quelque part, entre la Comté de Bourgogne et le Grand Duché d'Occident]

Un convoi aux armes du Nivernais et de Bolchen galopait à bonne cadence. Bien gardé, bien carrossé, l'équipage avait descendu vers le Sud depuis Aachen - Aix-la-Chapelle, au pays où la gorge racle quand on parle. La Maréchale d'Armes Impériale prenait des vacances. Sa Bourgogne lui manquait, et son fils était désormais entre les mains soigneuses de la nourrice.
Elle ne devait pas s'attacher à lui avant qu'il n'eût atteint l'âge de raison ; trop de dangers attendent un enfançon au détour de la vie. Du reste, il y avait en Bourgogne des affaires qu'elle devait mettre en ordre. Des affaires d'ennoblissement, des affaires de mariage, des affaires de procuration, de ban, de silences et de disputes : en un mot, Béatrice de Castelmaure avait été trop longtemps absente de Bourgogne.

Juste à la frontière, il prit à une Sicaire des Lions de Juda - reconnaissable à la Sica qu'elle portait en main - , toute vêtue de noir et de gris, de prendre d'assaut le convoi. A peine ralentit-il, et les chevaux de trait la bousculèrent, ce qui lui causa probablement quelque souffrance.*

Dans le coche, derrière les rideaux, dans une belle mante de zibeline, ses mains exceptionnellement dégantées, la Duchesse de Nevers (oups, du Nivernais) caressait sa chatte blanche. Oui, elle avait vraiment besoin de vacances, et la Bourgogne était le lieu idéal.** Les cahots lui causaient quelques nausées, qu'elle supportait tant bien que mal par la hâte qu'elle avait de rejoindre Dijon. Pourtant, lorsqu'ils furent en Franche-Comté, ils durent s'arrêter un jour entier, pour permettre à la Souveraine de reprendre vigueur.

Enfin, elle arriva en Bourgogne. Il lui faudrait désormais peu de temps pour gagner l'Hostel Chambellan, demeure des Castelmaure en Dijon. Il n'y aurait que peu de meubles, pas de mesnie ; on la ferait venir de Chablis. Elle pourrait du moins s'y changer, et avoir encore le temps d'arriver à la cérémonie d'allégeances avant le crépuscule.***


*09-08-2010 04:08 : un malfaiteur nommé Kamazonia (coefficient de combat 4) a tenté de vous détrousser. Vous lui avez infligé une bonne correction, et il est parti en boitant, après s'être excusé à genoux.
**La cérémonie a lieu le 28. Beatritz était en retraite IG du 25 au 31 juillet, retirée de fait de toutes les affaires impériales : voilà l'explication.
***Départ en retraite, retour pour RP vendredi !
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Ingeburge
La porte du bureau privé du héraut de Bourgogne fut poussée, un peu timidement et, Ingeburge qui s'y trouvait en plein ouvrage, leva la tête non moins lentement. Un des serviteurs du Palais des Ducs de Bourgogne qu'elle connaissait fort bien au vu du temps qu'elle avait passé et qu'elle passerait encore au sein du lieu du pouvoir politique bourguignon glissa sa tête dans l'entrebâillement de l'huis et lui indiqua que la demoiselle de la Louveterie-Montfort venait de faire son apparition en Salle du Trône. Cela avait éte convenu plus tôt entre la Prinzessin et le valet quand la première ayant rallié le palais, dès potron-minet avec carrosse, chariots, garde et valetaille, avait demandé au seond de la prévenir de l'arrivée de la petite de la Louve. Ayant fort à faire quant à son office de héraut royal et estimant avoir perdu du temps en demeurant en Bourgogne alors qu'elle devait rejoindre Paris au plus tôt, elle avait donc choisi de tromper l'attente en travaillant à ses dossiers et de ne se montrer que lorsqu'Esyllt le ferait.

La Duchesse d'Auxerre posa le pinceau qu'elle tenait en main. Ainsi donc la régnante était enfin arrivée et consultant le travail qui l'avait absorbée, Ingeburge constata qu'elle avait passé plus de temps qu'elle n'avait prévu à avancer sur ses dossiers. Remerciant le domestique pour sa peine, elle se leva et se dirigea vers la table supportant aiguière et bassinet. Là, se lavant avec soin les mains, elle déclara à Haerindor qui se trouvait lui aussi dans le bureau :

— Il nous faut donc y aller, sans plus tarder.
Elle se saisit alors d'un chiffon, s'essuya les doigts et les paumes avant de retourner à sa table. Là, se trouvait déposé un coffret qu'elle ouvrit aussitôt : le collier de la Toison d'Or des Ducs de Bourgogne se mit à luir sous l'effet conjugué des chandelles et de la lumière du jour entrant à flots par les croisées. Le précieux bijou fut agrafé à son cou, comme la coutume qu'elle avait instaurée le prévoyait et sa couronne ducale vint ensuite ceindre sa tête. Ainsi apprêtée, elle sortit, non sans avoir chassé d'une chiquenaude un grain de poussière imaginaire de sa houppelande de soie légère et noire, le contraste entre la vêture immaculée du Teutonique et son propre ramage sombre serait des plus piquants.

A la faveur de sa connaissance du Palais des Ducs de Bourgogne, Ingeburge gagna rapidement la salle d'apparat, empruntant corridors peu fréquentés et portes dérobées. Elle arriva donc au lieu où elle était attendue non pas par l'entrée principale mais non loin du pupitre de
Bourgogne. Dédiant un sourire... enfin, un non-sourire à son vassal, elle alla au-devant du trône, apercevant dans la salle les trois présents – Sorane de Voiturienvenir, Rolland Wallère et Aelith – puis inclina légèrement la tête vers Esyllt_Catarina et Athos de la Bronze, non sans noter, avec indifférence toutefois, la dérogation au protocole permettant à un vassal de s'asseoir auprès de sa suzeraine.

Gardant le silence, elle attendit qu'on lui transmit la parole, ses mains gantées préventivement croisées dans le dos – le Seigneur de Dennevy se trouvait vraiment et dangeureusement trop proche d'elle. Un Bruder teutonique ne serait pas de trop pour contenir les élans si curieux du Grand Maître de l'Ordre de la Toison d'Or. Et puis, les Morvandiaux et les Lombards, fort heureusement, avaient eu ordre de venir se poster dans la Salle du Trône, non loin des portes.

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