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[RP] La douleur d'une Lutine

Stephandra
La jouvente avait ramassé son épée et elles avaient pris le chemin de terre qui donnait sur la rue, ne marchant pas trop vite, blessée mais bien moins que la Lutine, il fallait la préserver au maximum, espérant qu'elle tiendrait le coup jusqu'à un lieu plus serein.

Shao réussit à lui offrir un léger sourire avant de chanceler, Stéphandra tenta de la retenir mais son bras n'était pas assez solide et sa plaie au ventre la fit grimacer terriblement... Elle ne parvint qu'à ralentir la chute de la brunette et éviter que sa tête ne heurta trop violemment le sol.

La Stéph s'en voulait de ne pas avoir eut la force ni l'anticipation suffisante pour atténuer plus encore cette chute... s'agenouillant près de son amie, elle murmurait son nom pour la faire réagir, ne la secoua pas elle était déjà bien abimée, ses azur parcoururent son corps meurtri...

Elle était apprentie, pas médicastre mais pouvait très bien évaluer les blessures et là, il fallait trouver un médecin rapidement. Comment s'y prendre?

Soupire long d'impuissance, terrible sentiment... Pas question de la laisser seule ici le temps de ramener un médicastre, pas possible de la tirer non plus sur une longue distance, Shao était pas en état, trop la bouger serait dangereux. Rester si près du verger et encore loin du centre animé de la ville l'était tout autant.

Quand des rires la tirèrent de ses pensées, Stéphandra se retourna et vit un groupe de gamins d'une dizaine d'année à vue de nez, presque au même instant ils la virent aussi posée là. Les rires firent place au silence, ils tournèrent les talons et commencèrent à partir


Attendez! Attendez! S'il vous plait revenez...

Une forme de détresse dans la voix, Stéphandra ne voyait qu'eux pour l'aider et déjà qu'ils se sauvaient... Un des mômes du comprendre que ça n'allait pas, que la jeune femme avait besoin d'aide, plus courageux que les autres, il stoppa sa course et fit face à bonne distance de Stéphandra.

Ce n'était pas pour autant gagné, elle le savait, il lui fallait gagner très vite sa confiance pour qu'il accepta de l'aider. Mais il fallait faire vite aussi, très vite


Mon amie est blessée, inconsciente...Elle a besoin de soin et moi j'ai besoin de vous...

L'enfant la scruta, malgré son angoisse, sa douleur, la jouvente devait avoir reprit ses traits plus doux et il s'approcha, regarda Shao en grimaçant.


Elle a quoi? C'est vous ...

Terrifiée à l'idée qu'il puisse croire qu'elle aie pu lever la main sur Shao, Stéphandra lui coupa la parole

Nous avons fait une vilaine rencontre, j'aimerai que vous m'aidiez à la déplacer légèrement et doucement et ensuite je vous dirai...

Le gamin semblait prendre confiance et la croire, il aida la Stéph à la déplacer en un lieu moins en vue au cas où, très lentement avec grande précaution, à ce moment là il vit le sang sur la chemise de la jouvente et grimaça à nouveau.

Stéphandra n'y attacha pas d'importance et tout en lui parlant, elle commença à faire des garrots aux membres qu'elle pouvait à l'aide de morceau de bandelettes qu'elle avait en besace et fit pression sur son ventre pour stopper le sang


Alors, il lui faut des soins...Je ne peux pas la laisser seule, pouvez vous trouver un médicastre ou prévenir au campement de l'Ordre du Saint Sépulcre à l'extérieur de la ville que j'ai besoin d'aide...Là bas, dites Shaomye et Stéphandra ont besoin d'aide... et ramenez moi de l'aide, je vous prie... Je vous donnerai une récompense.

Azurs qui fixèrent les émeraudes de l'enfant, attente d'une réponse qu'elle voulait positive , il les détailla à nouveau toutes les deux et répéta


Médicastre...Campement... Shaomye... Stéphandra... J'vais!

Le voilà parti en courant vers la ville.... Soupire de soulagement de la Stéph, azurs qui se reposèrent sur la Lutine...

Shao accroche toi, reste avec moi.... Shao pense à tes fils...

Elle ne cesserait de lui parler en attendant les secours, pression sur le ventre et attente...

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--Flocel
Flocel et ses amis revenaient de l'extérieur de la ville. Agé de huit ans, il suivait partout son grand frere et les copains de celui ci, tous agé d'environ 10 à 14 ans. Plutot que de rentrer directement chez eux, ils avaient voulu faire un détour par le verger, histoire de chaparder quelques fruits.

Ils apercurent tous au meme instant les deux silhouettes non loin de l'entrée du verger. Malgré leur age, ils avaient suffisament de sagesse pour savoir qu'une telle situation signifiait qu'il y avait eu bagarre, et peut etre morts. Et peut etre encore du danger. Prudemment, ils firent demi tour.
Trop tard. Une voix les interpella. Les autres continuerent leur route mais Flocel s'arreta. Il y avait quelque chose dans cette voix... Il se retourna et fit face, de loin, à la femme qui les avaient appelés. Du haut de ses 8 ans, il la trouva très jolie.
Il s'approcha avec prudence, et les regarda toutes les deux, la belle dame, et l'autre, qui semblait dormir.


Pourquoi elle dort par terre, ta copine?

La réponse le laissa perplexe, mais piqua sa curiosité

Elle a quoi? c'est vous...

Horrifié par l'idée qu'elle lui fasse subir la meme chose, il commenca à reculer. Mais elle lui coupa la parole, et le rassura, avant de lui expliquer ce qu'elle voulait, tout en nouant les membres de la femme qui dormait

Pourquoi tu l'attache? elle a fait quelque chose de mal?

Bin quoi, il est curieux le petit Flo! Nouvelle explication, puis des consignes breves. Les yeux couleur azur capterent son attention, avant qu'il ne reporte son attention sur l'autre. Et à nouveau sur la belle dame. Il hocha gravement la tete et répéta

Médicastre...Campement...Shaomye...Stéphandra...J'vais!

Sans autre forme de procès, il fila. Comme tous les enfants, il avait déja vu le dit campement, parce que comme tous les enfants, il jouait au chevalier, et comme tous les enfants, il avait voulu voir "en vrai". Meme si on lui avait expliqué que ce n'était pas des chevaliers.

Un peu avant le campement, il faillit heurter un homme, et l'esquiva de justesse. Il allait reprendre sa course, mais la voix de l'homme résonna dans son dos, lui demandant où il courrait ainsi


La belle dame m'a demandé d'aller chercher les chevaliers! parce que sa copine elle est blessée et pi elle s'est endormie et pi elle veut pas se reveiller!

La dessus, il repartit de plus belle, laissant l'homme en plan. Il arriva à bout de souffle au dit [url]campement[/url], et fut arreté par un garde.

Que fais tu la gamin?

La belle dame m'a dit de venir la! Elle a dit qu'il fallait que j'aille ici, que je trouve un médicastre. Meme qu'elle a dit qu'il fallait que je dise "Stephandra et Shaomye"!

Fier d'avoir accompli sa mission, Flocel regarda avec un leger dépit le garde palir et partir à l'intérieur du camp après avoir murmuré quelque chose à son copain. Ni une ni deux, il le suivit, et trottina à ses cotés. Le garde, d'abord surpris, haussa les épaules et se mit en quete d'un des freres de l'Ordre.
Il finit par en trouver un, et transmis le message du petit, en le désignant du doigt
Eymerick
Eymerick, comme quasiment tous les jours où le temps le permettait, se baladait. Il n'avait pas de but précis, juste le besoin de marcher, de changer d'air, laissant ses pensées vagabonder, alors que ses pas le menaient parfois dans des endroits insolites, dès fois même des endroits où il n'avait jamais mis les pieds auparavant.

Sa demeure se trouvait en dehors de la cité, et souvent il en faisait le tour par le bas des remparts, saluant au passage les gardes qui se tenaient tout en haut et qui le reconnaissaient.

Alors même qu'il allait prendre la direction du verger, là où même sans cueillir il aimait aller se poser contre un arbre et méditer, parfois des après-midi entières quand ils n'avaient rien d'autre à faire, un gamin faillit lui rentrer dedans. Le Vicomte ne l'avait pas vu arriver et le petit homme aurait pu lui rentrer dedans de plein fouet si son adresse ne lui avait pas permis de l'esquiver. Il restant un instant stupéfait avant d'interpeller le gamin pour lui demander il courait comme çà !?


La belle dame m'a demandé d'aller chercher les chevaliers! parce que sa copine elle est blessée et pi elle s'est endormie et pi elle veut pas se reveiller!

Eymerick se gratta alors la tête et ne put lui poser aucune autre question, l'enfant repartant aussi vite qu'il était arrivé.

Belle dame... chevaliers... endormie et veut pas se réveiller... encore une histoire à dormir debout, une histoire de gosses quoi ! Qu'est-ce qu'il nous invente pas !? S'exclama le Vicomte d'un air perplexe avant que ceci n'étire un léger sourire sur ses lèvres.

Il reprit donc sa route, repensant à ce que lui avait dit le gamin et regardant le sol, shootant dans quelques cailloux au passage. Soudain, arrivant près du verger, il releva légèrement la tête puis s'arrêta à bonne distance. Un peu plus loin, au sol, se tenait deux silhouettes qui de cette distance, l'homme ne pouvait reconnaître. L'une était apparemment couchée sur le sol, l'autre se tenait à ses côtés. Le jeune Vicomte avança alors à pas lents, les sens aiguisés, la main prête à se saisir de son épée, et le regard perçant, observant et préférant anticiper le moindre danger. La tête basse, le chapeau bien enfoncé sur son crâne, il essayait en même temps qu'il s'approchait des deux personnes d'essayer de les identifier.

Et si ce satané gamin avait dit vrai !?
Grommela t-il !
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Stephandra
Le gamin était parti depuis un moment déjà et ne semblait pas revenir, leur avait il fait faux bond ? Ne trouvait il pas le camp ? N’y avait il pas de médicastre dans cette ville ?

Toujours agenouillée, Stéphandra était parvenue à placer la tête de son amie sur ses genoux sans lâcher la pression sur son ventre. Les garrots avaient fait leur effet, le sang avait cessé d’affluer, mais Shao ne répondait pas pour autant.

Stéph ne cessait de lui parler entre deux prières qu’elle murmurait, elle demandait aide au Très Haut, le suppliant de ne pas la rappeler trop rapidement vers le soleil, ses fils avaient besoin d’elle et même si leur père Anatol venait de partir pour le grand voyage, c’était trop tôt pour la Lutine.

La Lutine respirait de façon irrégulière alors que la respiration de la jouvente était plus sereine, stable même si elle était entrecoupée de longs soupirs. Le temps lui semblait long, tellement long, elle se sentait impuissante, tellement inutile …


Que fait le gamin ?

Alors qu’elle marmonnait, un léger son lui attira son ouie, machinalement elle porta sa main disponible à la dague, elle aimait pas les arrivées surprises.

Lentement, elle tourna la tête et scruta l’homme tête baissée, chapeau sur bien enfoncé, froncement de sourcils ses azurs parcourent ses vêtements, il ne ressemblait pas aux pouilleux qu’elles avaient combattu mais cette arrivée discrète ne faisait pas pour autant de lui un gentilhomme.

Elle le regardait s’approcher lentement, sa silhouette ne lui était pas inconnue mais à cet instant elle ne voyait pas qui il était. Stéphandra redressa la tête bien haute, le guettant, plissant les yeux afin de le reconnaître, dague en main …Malgré ses blessures si il y avait encore danger, elle défendrait son amie ….

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Eymerick
Eymerick avançait toujours et vit la silhouette redresser la tête, sûrement la personne l'observait avancer vers elles. Toujours avançant à pas lents, il regarda l'arme tenue en main dont reflétait légèrement la lumière du soleil.

Groumpf ! Marmonna t-il. Mais ça ne l'empêchait nullement d'avancer. S'il fallait se battre, il se battrait, même s'il n'en avait pas spécialement envie. Enfin, quand il était à bonne distance pour mettre un nom ou pas sur les silhouettes, il leva la tête, cligna des yeux et les observa attentivement. Puis, enlevant la main de son épée, il leva le bras en l'air en agitant la main en signe amical avant de parcourir à pas rapide la distance qui les séparait encore.

Stephandra, vous allez bien !? Par Aristote, Shaomye !! Il se pencha alors vers les deux femmes, tout en observant rapidement les différentes blessures, mais avec le sang un peu partout, difficile de se faire une idée précise.

Je vais vous aider... vous pouvez marcher !? Je vais la porter...

Pendant qu'il parlait à Stephandra, Eymerick avait déjà passer ses bras sous Shaomye et s'apprêtait à la soulever dans ses bras.

Vous connaissez un médicastre ?

Il observait gravement Stephandra, se disant qu'elle aussi apparemment elle avait bien prit.
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Shaomye
Je flotte... Tout autour de moi est blanc. Ou peut etre est ce parce qu'il n'y a rien, justement?
Est ce que je suis morte? Est ce cela mourir? N'avoir rien autour de soi?
Je pense à mes garcons, qui grandiront sans parents, et un vide se créé en moi. Soudain je revois ma mère. A t elle aussi pensé à moi lorsqu'elle est morte?
Comme si penser à mes fils et à ma mere avait ravivé le souvenir, le blanc autour de moi n'est plus blanc. Je me trouve dans la maison de mon enfance. Mais qu'est ce que je fais ici? Pas le temps d'avoir une réponse. Une fillette de 4 ou 5 ans, très brune, passe à coté de moi, riant aux éclats et tenant un objet dans ses mains. Elle poursuivie par une jeune femme elle aussi très brune qui essaye de masquer son rire. Sans chercher à comprendre, je regarde en souriant ma mere attraper la fillette, moi, et la couvrir de baiser.
La scene disparait, remplacée par une autre: la fillette est toujours la, mais elle semble avoir vieilli, et est cette fois elle est sagement assise à une table, une plume dans la main en train de recopier avec application un passage du Livre des Vertus. Un homme d'une quarantaine d'année est debout à coté d'elle, surveillant ce qu'elle fait. Danael de Beinac, mon pere adoptif...
D'autres scenes suivent, et peu à peu je prend conscience d'un fait que je n'avais jamais considéré avant: mon enfance a été des plus heureuses, remplie d'affection et de soins attentifs, ce qui n'est pas offert à tous les enfants.

D'autres souvenirs de mon enfance et de mon adolescence défilent, souvenirs de bagarre joyeuse avec mes cousins et cousines, de jeux avec mon amie d'enfance, de leçons avec mon pere adoptif.
Un nouveau souvenir apparait. Une jeune fille d'une quinzaine d'année est étendue sur une paillasse dans une cellule. Elle porte des haillons, son visage est émacié et ses genoux forment un angle étrange avec le reste de son corps. Une nausée (purement mentale) me prend et je me détourne. La porte de la cellule s'ouvre, et un jeune homme entre. Son regard tombe sur la jeune fille et il s'approche doucement. De la où je suis, je peux voir son visage horrifié, et la tentative de recul de la prisonniere. Il s'approche un peu plus, et souleve délicatement la jeune fille. Il resort en passant à coté d'un homme vétu comme un garde, et qui pourtant le laisse passer.
Eben... Il m'a sans aucun doute sauvé la vie ce jour la, au meme titre que mon frère. Plus tard, bien plus tard, quand j'ai enfin repris conscience, il était la. Ce jour la, je lui ai juré qu'un de me fils porterait son nom... Mon petit Eben.. Comme ils me manquent, lui et son petit frere!

Le coeur de Shaomye rata brusquement un battement, et son souffle déja irrégulier s'emballa encore un peu plus. Grace aux soins de Steph le sang avait cessé de couler des blessures les plus graves, mais elle n'était pas tirée d'affaire pour autant...

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Stephandra
L’homme au chapeau approchait toujours aussi lentement mais releva la tête, malgré les rayons du soleil qui lui faisait face, Stéphandra le fixait.

Il leva la tête et lui fit signe de la main, ses azurs reconnurent le Blond Vicom, la jouvente rangea lentement sa dague, aucun risque avec lui. Soupir de soulagement, enfin elle ne serait plus seule, Eymerick ne les laisserait pas ainsi, même si ils se connaissaient peu, ils se respectaient.

Stéph esquissa un sourire le voyant arriver à grands pas, elle remercia le ciel de lui avoir envoyé quelqu’un qui pourrait les aider. Arrivé à leur hauteur, le Vicom se pencha vers elles.


Stephandra, vous allez bien !? Par Aristote, Shaomye !!

Regards qui se croisèrent, devait elle lui répondre ?
Non, pas besoin il n’avait rien d’un idiot et voyait bien par lui-même qu’elle était pas au sommet de sa forme.
Eymeric détailla Shaomye pouvant par lui-même plus ou moins constater son état, le sang avait séché mais cachait les plaies. Pourtant il comprit la gravité…Soudain Shao eut une sorte de soubresaut, Stéphandra eut un doute sur la respiration de son amie, se pencha sur son visage tout en guettant sa cage thoracique , Le Vicom dû s’en rendre compte et prit les devant.


Je vais vous aider... vous pouvez marcher !? Je vais la porter...

Stéphandra lui lança un regard plein de gratitude

Je peux marcher mercé, ça ira pour moi ne vous souciez !

Eymeric prit délicatement Shaomye dans ses bras, Stéphandra accompagna avec précaution des mains cette élévation, pensant « doucement, je vous prie, doucement… » mais ne le dit pas. Pas la peine, leVicom prenait toutes les précautions nécessaires. Stéphandra tenta de se relever mais n’y parvint pas seule…Elle s’aida du mur à ses côtés pour pouvoir enfin se redresses.

La station à genou l’avait engourdi, les blessures la faisaient souffrir, mais elle tiendrait le choc ! Une fois debout, elle lui sourit se voulant rassurante,si si elle marcherait jusqu’au bout du monde s’il le fallait pour sauver sa Lutine. Bien droite enfin elle pensait l’être tout du moins, lâcha le mur, posa une main sur son flanc et scruta Shao.


Vous connaissez un médicastre ?

Oui… Loupa…Faut se rendre au campement de l’OSS. Vous pensez pouvoir la porter jusqu’aux extérieurs de la ville ?

Shaomye n’était pas lourde, mais sur la longueur Stéphandra n’osait imaginer si il devait tomber avec elle en bras. Stéphandra chercha son regard soucieuse, elle cherchait certitude et réconfort.

C’est bon ? Vous me suivez ?

Serrage de dents, elle était fin prête pour la route…

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Eymerick
La lutine dans ses bras, Eymerick essayait de se faire le plus délicat possible. Shaomye était assez légère, mais son inconscience lui rajoutait un peu plus de poids, et le jeune Vicomte ne savait pas s'il tiendrait jusqu'au bout. Cependant, l'état de la jeune femme ne lui laissait guère le choix. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile et ses blessures étaient d'une grande gravité. Le tout était de savoir s'ils arriveraient à temps... oui mais où !?

Le Vicomte regardait Stephandra se relever avec du mal, s'aidant du mur voisin, se demandant si elle aussi parviendrait à tenir la distance. Mais elle lui sourit, l'air rassurant. Désormais, seuls leurs volontés à chacun leur permettraient d'aller au but, l'endroit où se terrait un médicastre.

Vous connaissez un médicastre ?

Oui… Loupa…Faut se rendre au campement de l’OSS. Vous pensez pouvoir la porter jusqu’aux extérieurs de la ville ?

Sa question fit glacer le sang du Vicomte. Il ne savait pas s'il pourrait tenir jusque là. Le jeune femme le regardait d'un air soucieux alors qu'il regardait devant lui, le regard au loin, puisant et rassemblant toute sa force physique et mentale puis il tourna le visage vers elle, plantant son regard dans le sien, l'air déterminé.

Je ferais tout pour la sauver, quoiqu'il m'en coûte !

Eymerick sortit cette phrase, alors qu'il savait très bien que ça lui en coûtait déjà. Le fait de soulever la lutine lui avait raviver une blessure récente au dos, une blessure dû à une chute de cheval. Beaucoup de gens savaient qu'il était resté un moment au monastère, environ trois semaines, mais personne n'en savait vraiment la raison. Il allait souffrir tout le long du trajet mais qu'importe, l'important était d'aller au plus vite faire soigner les deux jeunes femmes.

Enfin ils allaient prendre la route vers le camp. Le jeune homme resserra alors délicatement son étreinte sur Shaomye pour mieux la fixer à lui, et suivit les pas de son guide, Stephandra, ne sachant pas où se trouvait le camp. Il aurait préféré porter la jeune femme sur son épaule comme un sac de farine, la tâche aurait été plus aisée, mais pour cela il aurait dû appuyer ses blessures contre lui, ce qui l'aurait fait encore plus souffrir si elle se réveillait en chemin. Le Vicomte avait sa concentration à son apogée. Il était hors de question de tomber ou de la laisser tomber.


Je vous suis Stephandra. Soyez mon guide.


Il observait la femme qui marchait du coin de l'oeil, s'inquiétant tout autant pour elle que pour Shaomye, tout en essayant de ne pas faire paraître les grimaces de douleur qui pouvaient se former sur son propre visage.
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Stephandra
Côte à côte, ils allaient tous les trois affronter le destin le long chemin du doute, de l'espoir, de la prière, de la douleur, de la vie, de la mort qui rode insidieusement. Tous les trois armés de tout le courage, la force mais surtout la volonté, cette volonté qu'ont ceux qui veulent vivre, survivre.

Cette détermination allait décupler leur force, atténuer leur douleur et leur fatigue, le Vicom et la Stéph en avaient conscience, au fond de leur être ils luttaient pour y parvenir.

Mais qu'en était il de Shaomye, la Lutine semblait reprendre une respiration saccadée mais elle respirait, elle aussi devait se battre contre ce quelque chose qui vous attire quand vous êtes entre la vie et la mort. Sans le savoir, elle devait se battre seule, avait elle conscience d'être dans des bras?

Pensait elle à ses jumeaux qui âgés de trois mois et quelques jours avaient encore grand besoin de leur maman?

Stéphandra connaissait la force de caractère de Shao, la Lutine était restée forte et digne lors de l'enterrement de son époux. Donc la jouvente ne doutait pas de son envie de se battre pour vivre , sauf que là, un médicastre était plus que nécessaire.

Le Vicom plongea son regard dans les azurs et à cet instant Stéphandra comprit qu'il ne les laisserait pas tomber, qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour aider la Lutine, mais il utilisa les mots pour le signifier comme pour s'en persuader lui-même:


Je ferais tout pour la sauver, quoiqu'il m'en coûte !

La jouvente esquissa un sourire et posa sa main délicatement sur son bras comme si elle souhaitait lui transmettre toute la force qui pourrait lui être utile, alors qu'elle même allait devoir serrer les dents à chaque pas, qu'elle même espérait ne pas s'écrouler à la moindre pierre qui heurterait ses pieds. Son épée semblait peser une tonne, sa vue parfois se brouillée, elle scruta machinallement son flanc qui n'avait cessé de saigner lentement mais sûrement, elle appliqua une main en pression constante, grimaçant violemment lorsque sa main se posa sur son ventre.

Je vous suis Stephandra. Soyez mon guide.

Clin d'oeil qui en disait long, pas question de dépenser ses forces en papotant, le moulin à parole savait quand il fallait se calmer et là son corps avait besoin de la plus petite parcelle de force.

Ses pensées filèrent à l'enfant au regard émeraude, se demandant s'il avait pu trouver Loupa, espérant intimement que les frères de la Lutine allaient venir à leur rencontre, sans en être sûre pourtant elle savait au fond d'elle que dès qu'ils sauraient,ils presseraient le pas pour leur porter secours.

Chaque pas était souffrance, à chacun d'eux elle serrait un peu plus son poing libre, serrait les dents , la jouvente senti le regard du Vicom, elle le regarda


Yep! ça ira Blond Vicom! Vous souciez le tout est de pas glisser!

Desserrage de dents, large sourire, une pointe d'humour juste pour le rassurer, d'ailleurs il le fallait pour Shao, pour les enfants de celle-ci... mais aussi plus égoïstement...pour elle-même.

Poursuivant les pas , pas trop rapides, d'abord ses forces ne lui permettaient pas, mais Shao ne devait pas non plus être trop bousculée.
Une ruelle, on tourne à l'angle, une autre ruelle, on tourne encore, une grande rue et au bout de cette grand rue, les portes de la ville...

Ils avançaient lentement mais sûrement, ils allaient bientôt atteindre la moitié du chemin et Stéphandra murmura le nom de son amant.
Elle regarda droit devant elle, scrutant ses portes si proches , si lointaines puis regard à Eymerick, une lueur dans les azurs, la vue des portes lui redonnait force et courage


Les portes de la ville, on approche Vicom!

Tout le long, elle avait surveillé sa Lutine qui semblait se battre pour laisser son coeur faire son ouvrage, de la main elle effleura sa chevelure noire jais.

Accroche toi ma Lutine

Sourire au Vicom qui semblait souffrir, plissement de nez léger de la part de la jouvente, ne pas lui montrer qu'elle avait saisi qu'il souffrait afin de lui éviter de trop écouter la douleur... Azurs qui fixèrent Ces Portes qui pour eux étaient signe d'aide!

Pensées qui s'enfuirent vers son amour, qu'elle souhaitait entendre, voir, la rassurer aussi, il était sa force, sa faiblesse mais en ce cas précis il était la volonté qu'elle avait de le retrouver. Concentration sur le chemin, il, elle, ils devaient y arriver!

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Shaomye
Souvenir qui s'estompe, retour du blanc, ou du rien. J'ai revu ma vie, certes, mais il en manque un bout!
Il manque les plus belles années, les années de plénitude... Si je dois mourir, je l'accepte volontiers, mais quite à avoir revécu mon enfance, je veux aller jusqu'au bout!
Je ferme les yeux et lutte de toutes mes forces pour aller jusqu'au bout du chemin.


Le coeur de Shaomye ratta encore un battement. Dans sa bataille contre elle meme, son visage se crispa une seconde. Infime tressaillement inconscient quand Steph effleura ses cheveux et puis plus rien de nouveau.


Le blanc redisparait, et à nouveau un souvenir se dessine. Une des tavernes d'Alais, ma ville natale. Ce jour où mon destin a été scellé.
Trois hommes sont là, et ils sont en train d'expliquer à une jeune fille d'environ 16 ans comment fonctionnent le village, les tavernes, tout en lachant souvent des blagues qui les font rire aux éclats.
Un des trois hommes, très blond, propose quelque chose à la jeune fille. Partir vers l'ouest, dans une région qu'on appelle Gascogne, où il y a fort peu d'habitants et tout à construire.
Quelques jours plus tard, ils quitteront tous les deux le Languedoc pour gagner Labrit. Cher Sirvictor... Où es tu en ce moment?

Perdue dans mes pensées, je ne remarque pas tout de suite que le souvenir a disparu, remplacé par un autre. Une autre taverne. La Ruche Victorieuse... taverne qui a vu passer tant de monde, naitre et mourir tant d'histoires.
A propos d'histoire, la jeune femme est là dans la taverne, calée près de la cheminée, en grande conversation avec un homme, le propriétaire des lieux, et un autre jeune homme blond. Sirvictor et Persiano. Les deux piliers de taverne de Labrit. La porte s'ouvre sur un homme brun, grand et bien bati. Le type meme du soldat. La jeune femme sourit et le salue amicalement. Depuis quelques mois qu'elle est ici, elle a du le croiser 4 ou 5 fois. Anatol de Warenghien. Gentil mais peu causant. Pourtant ce jour, il s'installe avec eux et participe à la conversation.
Le soir, resté seule avec la jeune femme, il lui avoue que sa fiancée vient de le quitter , que venir en taverne lui permet de ne pas broyer du noir, et elle essaye de lui remonter le moral.
Je souris intérieurement, et remercie cette femme sans qui jamais il ne serait venu en taverne, et sans qui jamais notre histoire n'aurait pu avoir lieu.
Mon lieutenant... tu es parti trop tot, nous avions encore besoin de toi...
Un autre souvenir se met en place: le terrain d'entrainement de l'ost gascon. Fallgor, Vincent, Ashmael, Anatol, Agnia, Levaniv. Tous de jeunes soldats encore, tous promis à un destin hors du commun. Namaycush, Deubs, LouisNapoléon. Déja des anciens, déja ils attirent l'attention.
Une scene jaillit de ma mémoire, aussitot elle se créée autour de moi. Une jeune femme, moi, qui se dirige vers le terrain d'entrainement, croyant bien faire. Une voix qui résonne comme un coup de tonnerre dans son dos la fait sursauter. Elle se retourne et fait face à Anatol. Ils sont amants depuis quelques semaines, mais au fort, interdiction de montrer ses sentiments. Elle se prend donc un beau savon pour etre venue ici sans autorisation alors qu'elle a encore du travail en salle d'études. L'adjudant a du remarquer qu'il y est allé fort et qu'elle est totalement déboussolée, car il jette un coup d'oeil autour de lui, s'assure que personne n'est dans les parages, s'approche doucement d'elle, et la serre contre lui, tout en lui expliquant que les recrues doivent d'abord finir d'étudier avant de s'entrainer. Ils restent serrés l'un contre l'autre quelques minutes, mais un bruit de pas les fait se séparer. A nouveau son visage est fermé, pourtant le clin d'oeil qu'il adresse à la jeune femme qui se dépéche de filer est explicite.
Le fort... des bons comme des mauvais moments, que je n'échangerais pour rien au monde.

A nouveau tout redevient blanc, à nouveau je lutte. Le temps de voir les garçons naitre. Et ensuite, lacher prise... Viendras tu me chercher?

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Stephandra
Alors que la marche la peinait de plus en plus malgré sa volonté de fer, elle aperçu le gamin au regard émeraude qui courait vers eux l’air dépité, dépitée de le voir seule Stéph serra les dents plus fort encore.

L’enfant s’approcha et désigna un homme plus loin dans la rue, la jouvente se concentra pour enfin reconnaître Loupa,sa vue commençait à la lâcher doucement. Le médicastre était à côté de elle ne savait pas qui mais là elle ne comprenait pas…

Stéph regarda le Vicom, puis puisa au plus profond d’elle la force de positionner ses doigts dans sa bouche afin de lancer un sifflement fort et puissant . Profonde inspiration et


LOUPAAAAAAAA……………

Toux qui la prit violemment, Stéphandra avait laissé échapper tout l’air que ses poumons pouvaient lui offrir, sa tête se mit à tourner, la jouvente exécuta malgré tout un geste à l’attention du médicastre pour lui signifier qu’elles sont .

Espérant qu’il les ai vu, car ses jambes commençaient à défaillir, instinctivement Stéph posa sa main sur l’épaule de l’enfant en guise de soutien afin de tenter de récupérer l’équilibre qui lui faisait défaut.

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Eymerick
Eymerick commençait à zigzaguer à droite à gauche et part deux, trois fois, il avait failli se ramasser, mais il tenait. Tant qu'il était concentré sur sa tâche, il faisait fit de la douleur. Malgré sa concentration, il s'était permit de lui rendre son sourire. Ne pas glisser... elle connaissait pas le Vicomte, parfois il était maladroit comme un ... euh... maladroit !? Les pas n'étaient pas très rapides malgré l'urgence, ce qui lui permettait de son concentrer aussi sur la prise de la jeune femme. Elle était déjà bien amochée, il n'allait pas non plus la secouer comme un prunier !

Enfin les portes de la villes étaient en vue. Ils avaient fait une bonne partie du chemin mais il restait encore beaucoup à faire. Observant toujours Stephandra, malgré son sourire rassurant, il ne pouvait s'empêcher de se dire que si quelqu'un ne venait pas à leur rencontre, ils auraient du mal à finir le trajet.

Le Vicomte écoutait aussi la respiration de Shaomye, quand il la percevait. Elle avait encore raté un battement de coeur. Ce n'était pas bon du tout du tout. Des perles de sueurs dégoulinait sur le visage du jeune homme, non seulement par l'effort physique mais aussi par la douleur qui se faisait de plus en plus poignante l'air de dire : stop ! Mais il n'abandonnerait pas la partie !

Alors que Steph avait de plus en plus de mal à avancer et que Eymerick n'était pas au top de sa forme non plus, le gamin qui faillit le heurter un peu plus tôt refit son apparition, seul. Il ne lui avait pas dit qu'il allait chercher de l'aide ? C'est pourtant ce qu'il avait comprit dans le charabia du gosse. Mais il ne voyait rien venir.

La jeune femme qui l'accompagnait la regarda avant de siffler puis de hurler le nom du médicastre. Eymerick, surprit, fit la grimace, ne pouvant se boucher les oreilles. C'est tout juste si elle ne lui avait pas explosé le tympan.


Eh beh... quelle souffle ! Le Vicomte ne pût s'empêcher alors d'esquisser un petit sourire. Mais ce dernier effort avait sans doute puiser dans ses dernières réserves d'énergie. Il regarda la Dame s'appuyer sur l'enfant. Il avait vu juste.

Ils continuaient encore d'avancer vers l'homme un peu plus loin, à pas encore plus lents. Eymerick aurait aimé héler l'homme pour qu'il se presse, mais il ne pouvait pas faire de signe, les deux mains prisent, et qui sait quelle réaction aurait eut Shaomye s'il avait commencé à gueuler à son oreille. Il aurait aimé pouvoir la poser juste un instant pour récupérer, mais il savait également très bien que s'il le faisait, il ne pourrait plus repartir. C'est donc puisant dans sa volonté, l'énergie s'étant déjà évaporée, qu'il continuait d'avancer.


Tenez bon les filles...

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Shaomye
Les souvenirs défilent... moments de tendresse, de complicité, d'amitié, mais aussi de doute, de désaccords. Souvenirs de fous rires, aussi.
Je réalise lentement que ces trois dernieres années ont été les plus belles années de ma vie.
J'ai trouvé ma place et mon havre de paix: la Gascogne et mon époux...

La respiration de Shaomye se fit plus heurtée, plus dure. Inconscient que ses 50 kilos risquaient de devenir une torture pour le Blond Vicomte, son corps luttait pour trouver suffisament d'oxygene et continuer à fonctionner normalement. Sans compter l'affaiblisement causé par la perte de sang due aux multiples blessures au ventre, à la cuisse, et sur les bras.

Le blanc réapparait à nouveau. Une petite voix me souffle que si il se réinstalle entierement, il sera impossible de revenir en arriere. Pourquoi refusais je cette mort que j'appelais encore de tous mes voeux il y a quelques instants? je l'ignore... C'est comme si quelque chose me retenait encore au monde. Quelque chose? ... ou quelqu'un?
Pour tenir tete au blanc encore un peu, je m'accroche au premier souvenir qui passe. Un beau souvenir. L'annonce de l'arrivée des monstres à Anatol.
Une taverne. Deux hommes et une jeune femme. Les deux hommes se ressemblent suffisament pour qu'on devine leur lien de parenté. Meme stature, meme visage fin, memes yeux noisettes. La plus grande différence entre les deux cousins est la barbe de l'un d'eux.
Fallgor et Anatol. La jeune femme les écoute traiter leurs affaires, blottie contre son époux tout juste de retour de mission qui la sert contre lui. Il la regarde de temps en temps en souriant, mais il semble chercher quelque chose, comme si son instinct lui soufflait que sa femme n'était plus tout à fait la meme.
A un moment, il lui chuchotte quelques mots à l'oreille. Un sourire se dessine sur le visage de la brunette. Elle se penche vers lui et lui souffle son secret. Pour la premiere fois depuis qu'elle le connait, il ne trouve rien à répondre. Une longue minute de silence passe, puis il réussit à se secouer et dévore sa jeune épouse de baisers.
Un peu plus tard, le couple sort de la taverne pour rentrer chez eux, et feter convenablement leurs retrouvailles et l'evenement qui s'annonce.

Doucement, je remercie Aristote de nous avoir offert ces quelques mois après nostre union. Ces quelques mois où nous nous sommes découverts pour de bon.

Autres souvenirs fugitifs. La naissance des jumeaux. Loupa, Oryanna, Hoffy. Et après plusieures heures, Eben, suivi de près par son petit frere, Altan. La guerre qui n'en fut pas vraiment une puisqu'elle ne fut marquée d'aucune grande bataille. Et enfin l'annonce de la mort d'Anatol, qui a conduit à mon errance dans les rues, à la rencontre avec le premier agresseur, puis à la bataille aux coté de Stephandra. Ma Steph... J'espere que tu me pardonneras. Je te souhaite tout le bonheur possible avec le grand chef ma belle!
Les souvenirs se dissipent, laissant à nouveau la place au vide. Mais il n'est plus tout à fait pareil. Une lumiere est apparue non loin. Sans réfléchir, je fais un pas vers elle, puis un autre...

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Stephandra
Grâce au soutien de l'enfant, la jouvente retrouva peu à peu son équilibre, esquissa un petit sourire au Vicom en repensant à son "Eh beh... quelle souffle !",souffle qui avait bien failli la faire basculer... et il l'avait perçu car il ajouta

Tenez bon les filles...

C'était un homme bien le Blond Vicom, un homme juste et bon, trop trop gentil lui avait dit une fois la Stéph. Genre d'homme dont certaines viles âmes devaient abuser, il allait bientôt être père et la jeune femme ne pouvait lui souhaitait que bonheur à cet événement.

Ses pensées la menèrent donc naturellement aux jumeaux de Shao, à ses deux petits êtres innocents, magnifiques qu'elle avait eut l'occasion de bercer et bisouiller tendrement.
Ces bébés qui seraient rapidement des enfants, puis aussi vite que le vent vont grandir pour devenir des adolescents et des adultes...
Enfin pour ça y avait le temps, mais ça allait vite piou!

Ils avaient déjà perdu leur père, la jouvente refusait l'idée qu'ils deviennent orphelin, son regard se posa sur Shaomye qui vraiment semblait lutter, sa respiration, son visage qui parfois s'illuminait ou s'assombrissait, nulle ne peut savoir ce qui se passe en soi en ce genre de moment.

Stéphandra avait un vague souvenir des tourments qui lui envahissaient l'esprit quand ça lui était arrivé et elle n'avait pas comme Shao d'attache d'amour pour la retenir à cette époque.

Posant son regard sur le gamin qui lui avait servi de canne l'espace d'une faiblesse, Stéph lui sourit se demandant où était ses parents à lui... Relevant la tête chercha du regard Loupa qui semblait tarder, profond soupir, "oui elles allaient tenir bon! ".

Azurs qui scrutèrent le ciel en une prière intense et silencieuse: "Toi, je t'en prie donne la force à Shaomye de vivre... Si une doit partir prend moi! La lutine a tant à faire encore sur cette terre..."

Même si la douleur la lançait, si ses pas s'alourdissaient, sa force la quittait progressivement, sa volonté restait intacte et c'était ce qui lui permettait d'avancer encore et toujours droit devant vers Loupa.

Le gamin glissa ses doigts dans sa main, c'était attaché à ces femmes dont il ne savait rien? Les avait il prise en pitié? Ou tout simplement avait il trouvé en elles une chose imperceptible? Stéphandra reporta son attention sur lui, serrant délicatement ses petits doigts et lui murmura


Merci..Tu es un bon p'tit gars!

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--Oldo
Des heures qu’il l’avait vu quitter son amant, qu’elle s’était fait la malle sans rien dire, le jeune Normand commençait à en avoir assez des frasques de sa maistresse.
Alors qu’il râlait après Stéphandra en faisant les cent pas non loin du campement de l’oss, il repensa à la rencontre….

Janvier, la Baronne rentre en Normandie après des semaines d’absences, mais pas seule avec une jeune femme aux azurs pétillants, qui a du répondant mais qui est sage trop sage, si sage qu’Arianrod la protégeait comme sa propre fille. Innocente, si innocente et naïve que tous les membres de la Baronnie veillaient sur elle. Au fils des semaines, des mois, Oldo s’était attaché à elle, il avait une dizaine d’années de plus qu’elle et était tombé sous le charme de cette gamine qui posait des questions à tout va, passait son temps sur les routes ou le nez dans les bouquins.

Dame Stéphandra l’avait jamais pris de haut, ni même pour un valet, ils se confiaient l’un à l’autre, pouvaient rire des mêmes bêtises, il l’aimait tout simplement comme on aime une petite sœur. Aussi quand elle était partie voler de ses propres ailes en avril il avait supplié Arianrod de le laisser accompagner la jeune femme. Celle-ci avait accepté à condition qu’il veilla sur elle comme à la prunelle de ses yeux.

Jusqu’à y avait peu c’était chose aisée, elle s’éloignait jamais sans lui signifier, mais voilà que la donzelle était amoureuse et qu’il lui laissait son intimité mais cela ne lui facilitait pas la tâche mais alors pas du tout ! Quand il la savait avec son brun, Oldo vivait sa vie joyeusement s’épanouissant personnellement sans se poser de question puisqu’elle était heureuse et entre de bonnes mains.

Mais là, la chipie était partie seule et les heures défilaient…Elle ne revenait pas, il était agacé, énervé et lui dirait sa façon de penser quand il lui mettrait la main dessus ! Allez protéger une donzelle qui en fait qu’à sa tête ?

Marre d’attendre, il décida de la retrouver coûte que coûte pour lui passer un savon dont elle se souviendrait longtemps, au risque de perdre sa place mais bref ! Là elle poussait la donzelle !

Passant les portes de la ville d’un pas plus que décidé, rapide et alerte il fut surpris par un sifflement fort, le genre qu’elle faisait au prés pour appeler son destrier, c’était elle pas possible autrement. Ses émeraudes détaillèrent la rue qui lui faisait face, il la vit légèrement courbée qui tenait un gosse par la main à leur côté un homme qui portait un corps !


Bouh !Diou ! Qu’est ce qu’elle a fichu encore !

Se mettant à courir il comprit que le savon serait pour une autre fois, qu’il avait failli à sa promesse que la jeune femme avait rencontré ennui et qu’il avait manqué à son devoir la protéger ! Il est vert de rage, qu’y en est qu’aie pu poser leurs mains pleines de doigts sur elle !

Arrivé à leur hauteur, il la regarda à son air mal en point, il comprit pourtant que l’urgence c’était la brunette dans les bras du gars qu’il avait vu une ou deux fois bavasser avec elles en taverne. Scrutant le visage du dict mec, il vit des gouttes rouler sur son front, Oldo grand gaillard, costaud, charpenté comme il fallait soulagea le blond de sa cargaison en un clin d’œil. Le gaillard grogna à l’intention de la donzelle, comme pour lui prouver son mécontentement d’avoir été se coller dans les ennuis, d’une voix grave il s’adressa à l’homme :


C’est bon ! Je prends le relais ! Puis à la donzelle Dame Stéphandra, ça va aller ? P’tain vous avez foutu quoi encore ? Pouviez pas m’prendre avec vous ?

Azurs qui fusillèrent les émeraudes, Oldo comprit qu’il devait la fermer mais il en resterait pas là et même si pour l’heure il s’inquiétait pour elle, la jeune femme aurait droit au laïus !
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