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[RP] Cérémonie d'allégeances à la duchesse Angélyque

Ingeburge



Citation:

    PRECISIONS HRP

    - La cérémonie se déroule sur une journée RP, celle du 19 octobre, du matin jusqu'au soir
    - Un topic sera ouvert le 19 octobre au matin en gargote
    - Cette journée RP correspondra à une période HRP s'étalant du 19 octobre au matin au 12 novembre, 23h59, heure à laquelle je posterai qu'Ingeburge ferme les portes.




Citation:

    D'Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg, Héraut d'Armes royal en charge le temps du congé de Theudbald de Malhuys de la marche bourguignonne sous la tutelle de Sa Seigneurie Thomas de Clérel, Maréchal d'Armes de France,
    A Lenada et Athos de la Bronze,
    Salut.



    La Hérauderie de France ayant validé les demandes d'octrois souhaités par Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg, alors duchesse régnante de Bourgogne, octrois vous concernant personnellement, vous êtes invités à vous présenter en Salle du Trône du Palais des Ducs de Bourgogne afin de recevoir votre fief de la duchesse nouvellement désignée et reconnue Angélyque de la Mirandole-Montestier.

    Qu'il soit su que ce l'octroi se déroulera lors de la cérémonie d'allégeances, avant que la duchesse reçoive le serment de ses vassaux,
    Qu'il soit également su que ladite cérémonie se tiendra le mardi dix-neuf octobre de l'an de grâce mille quatre cent cinquante-huit;
    Qu'il soit également su qu'en cas d'empêchement, missive datée, scellée et signée doit nous être mandée afin que celle-ci soit présentée à la duchesse au soir de ladite cérémonie;
    Qu'il soit enfin su que tout noble ne remplissant pas ses devoirs dans les temps se verra être signalé à la duchesse qui pourra, le cas échéant, demander destitution du ou des fautifs.


    Recevez nos respects.


    Rédigé et scellé le dix-septième jour d'octobre l'an de grâce MCDLVIII.






Citation:

    D'Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg, Héraut d'Armes royal en charge le temps du congé de Theudbald de Malhuys de la marche bourguignonne sous la tutelle de Sa Seigneurie Thomas de Clérel, Maréchal d'Armes de France,
    A la Noblesse de Bourgogne,
    Salut.



    Le Conseil ducal de Bourgogne ayant reconnu Angélyque de la Mirandole-Montestier comme duchesse régnante à l'issue des dernières élections ducales et celle-ci ayant vu son serment à la Couronne de France accepté par les autorités royales ad hoc au nom de Sa Très Aristotélicienne Majesté Levan III de Normandie :

    Qu'il soit su que la cérémonie d'allégeances à la Couronne de Bourgogne se tiendra le mardi dix-neuf octobre de l'an de grâce mille quatre cent cinquante-huit en la Salle du Trône du Palais des Ducs de Bourgogne* et que les vassaux bourguignons sont aimablement invités à ladite date à venir renouveler leur allégeance à la couronne bourguignonne et présenter leur serment à leur suzeraine ainsi reconnue;
    Qu'il soit également su qu'en cas d'empêchement, missive datée, scellée et signée doit nous être mandée afin que celle-ci soit présentée à la duchesse au soir de ladite cérémonie;
    Qu'il soit enfin su que tout noble ne remplissant pas ses devoirs dans les temps se verra être signalé à la duchesse qui pourra, le cas échéant, demander destitution du ou des fautifs.


    Recevez, nobles de Bourgogne, nos respects.


    Rédigé et scellé le dix-septième jour d'octobre l'an de grâce MCDLVIII.







Citation:

    Précisions sur l'allégeance

    Les nobles doivent l'allégeance à la province en laquelle tiennent leur fief. Adoncques ils vont par-devant le comte ou le duc régnant en ladicte terre, lequel, ayant été élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur comme son suzerain légitime, les accueille et reçoit leur hommage.

    L'allégeance sera prestée à la province par un hommage au comte ou au duc régnant ès dictes terres. L'allégeance à la province sera renouvelée tous les deux mois, à l'accession au trône comtal ou ducal d'un nouveau comte ou duc élu et ayant recognu le Roy nostre seigneur.

    Les barons et vicomtes jurent à la province, en la personne du comte ou du duc, fidélité (obsequium), aide et service armé (auxilium) et conseil (consilium).

    Le comte ou le duc leur accorde, pour la durée de son règne, protection, justice et subsistance. Il leur accorde subsistance en leur accordant fief, à eux et à leur descendance, ou en ne leur retirant pas fief déjà accordé. Icelui fief est représenté par un gant, un anneau, un fétu, une poignée de terre, ou tout austre objet propre au fief, que le comte ou le duc offre à son vassal.

    Semblable cérémonie se tiendra entre le Roy et ses comtes et ducs.

    L'allégeance est cérémonie publique et obligatoire pour tout vassal possédant fief. Elle est scellée par le baiser de paix, et vaut contract. Elle doit estre prestée sous un mois après l'avènement du nouveau seigneur, qu'il soit comte, duc ou roy.

    Faict le treizième de mars de l'an de Pasques mil quatre cent cinquante trois, par Jehan de Malpertuis, maréchal d'armes de France.



LLyr di Maggio a écrit:

    Exemple de missive si empêchement

    Par la grâce d'Aristote,
    nous, [NOM du NOBLE], humble[RANG] de [FIEF] en Bourgogne,

    à vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes,

    salut.

    Par la présente, nous reconnaissons comme suzerain vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne par la grâce des urnes.

    Que nous vous devons désormais respect (obsequium), aide (auxilium) et conseil (consilium),

    Que si un conflit venait vous opposer vous, [NOM du DUC], Duc de Bourgogne , notre suzerain, à un tiers, nous jurons que nous prendrions cause pour vous.

    Que nous ne puissions enfreindre la page de ce serment, ou aller à son encontre par un courage téméraire. Si cependant nous osions le tenter, que nous sachions que nous encourrerions l'indignation du Dieu tout-puissant et de ses bienheureux prophètes.

    Pour que l'autorité de notre sermentation obtienne une vigueur plus ferme dans les temps à venir, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.

    nous [NOM du NOBLE], humble seigneur de [RANG] de [FIEF] en Bourgogne, a écrit et ratifié,

    Date en l'enceinte du château de [LIEU], le [DATE].

    Qu'il en soit ainsi et heureusement. Amen.





Citation:

    Nobiliaire de Bourgogne


    • Cardinal




    • Béatrice de Castelmaure-Frayner & Guise von Frayner
        Ducs du Nivernais (héritage Knightingale) & de Bolchen (Lorraine, Guise)
        Comtes du Lauragais (Toulouse, héritage Knightingale)
        Vicomtes de Chastellux (héritage Lhise) & de Baudricourt (Lorraine, Guise)
        Barons de Chablis (héritage Knightingale) & de Laignes (héritage Knightingale)
        [IG : Beatritz & Guise]
        lettre reçue


    • Theodomir & Pandorha de Hennfield
        Ducs de Louhans (héritage Djemilée via Gaborn)
        Barons de Chateau-Chinon (héritage Gaborn) & de Ciel (transmission Soraya via Djemilée)
        Seigneur de La Fortilesse (Berry, vassal de Chaillac, Pandhora)
        [IG : Theodomir. & Pandorha]
        allégeance prêtée



    • Armoria de Mortain
        Princesse de Chantilly & douairière d'Etampes (IdF, douaire Morgennes)
        Duchesse de Saulieu & douairière des Dombes (Lyonnais-Dauphiné, douaire Morgennes)
        Baronne d'Ath (Flandres)
        [IG : Armoria]
        allégeance prêtée


    • Erik de Josselinière & Fitzounette de Dénéré-Penthièvre
        Ducs de Corbigny & de Château-Gonthier (Anjou, Fitzounette)
        Seigneurs de la Croixille (Anjou, vassal de Charnay, Fitzounette)
        [IG : Erikdejosseliniere & Fitzounette]
        dépérissement dans la salle


    • Vaxilart de la Mirandole


    • Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg
        Princesse impériale
        Duchesse d'Auxerre
        Comtesse de Carpentras (SRING)
        Baronne de Saint-Raphaël (SRING)
        Dame de Sainte-Anastasie-sur-Issole & de la Penne-sur-Huveaune (SRING)
        Chevalier de l'Ordre de l'Etoile d'Aristote, Office Militaire dit d'Isenduil (Rome)
        [IG : Ingeburge]
        présence dans la salle




    • Uruk de Margny-Riddermark
        Prince de Condé (IdF, héritage Coluche)
        Comte de Hainaut (Flandres, héritage Coluche)
        Vicomte de Bourbon-Lancy (héritage Coluche)
        Baron d'Antigny, de Beaune (héritage Coluche) & de Jussey (Franche-Comté)
        [IG : Uruk]
        lettre reçue


    • Athanase Serwane Damase Basile Maathis
        Vicomte de Mellecey
        Seigneur de Pisy
        [IG : Maathis]
        allégeance prêtée


    • AsdrubaelVect de la Louveterie
        Duc d'Amboise (Touraine, douaire Morgwen) & de Luynes (Touraine, douaire Morgwen)
        Vicomte de Sombernon, d'Avallon & de Montbazon (Touraine, douaire Morgwen)
        Baron de Vouvray (Touraine, douaire Morgwen)
        [IG : Asdrubaelvect]
        lettre reçue


    • Saxaltesse & Saxotenor de la Clairière-Chantante


    • Sorane de Voiturienvenir
        Vicomtesse de Couches
        Baronne de Brandon
        Dame de Lavau (vassal de Saint-Fargeau)
        [IG : Sorane]
        lettre reçue




    • Jehanne Elissa Raphaëlle de Volpilhat,
        Vicomtesse de Cauvisson (Languedoc, héritage Margot)
        Baronne de Malpertuis (héritage Margot)
        [IG : Jehanne_elissa]
        lettre reçue


    • Roland Wallère
        Baron de Cudot,
        Seigneur de Tillenay (vassal d'Auxonne)
        [IG : Wolfar]
        allégeance prêtée


    • Juliette d'Harles de Lasteyrie
        Baronne de Mervans (transmission Astérius)
        Dame douairière de Meyssac (Limousin & Marche, douaire Milamber987) & d'Etroyes (vassal de Mellecey)
        [IG : Juliette]
        lettre reçue


    • Guilhem de Vergy
        Comte de Beaumont-sur-Sarthe (Maine, héritage Kratos71)
        Baron de Saint-Verain (héritage Izarra)
        Seigneur d'Auriac (Rouergue, vassal de Calmont-de-Plancatge)
        [IG : Guilhem_de_Vergy]
        en retraite (21/10)


    • Casanier de la Forge d'Antan
        Baron de Lormes
        [IG : Casanier]
        lettre reçue


    • Eusaias de Blanc-Combaz
        Baron de Digoine
        Seigneur de Saint-Robert (Limousin & Marche, vassal d'Arnac-Pompadour)
        [IG : Eusaias]
        allégeance prêtée



    • Athos de la Bronze
        Baron de Châtillon-en-Bazois
        Seigneur de Dennevy (vassal de Chamilly)
        [IG : Olivier1er]
        allégance prêtée







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Phylogène, duchesse d'Auxerre, Grand Maître des Cérémonies de France
« Aultre n'aurai. »
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Joueuse quelque peu accaparée par le RP du sacre, je n'oublie pas les RP/demandes en cours, promis!
Ingeburge
[Mardi 19 octobre 1458, Palais des Ducs de Bourgogne, Salle du Trône, tôt le matin *]


— Un peu plus à droite... la vôtre.
Et d'un geste élégant, la Prinzessin illustra son propos. Yeux mi-clos, elle observa ensuite la manœuvre du valet à qui elle venait de s'adresser. L'homme, juché sur un escabeau de fortune, finissait de fixer au mur les oriflammes des fiefs des vassaux de Bourgogne. C'était là la dernière étape des préparatifs en vue de la cérémonie d'allégeances qui se tiendrait en ce mardi dix neuf-octobre et qui s'ouvrirait sous peu.

Tout avait commencé bien plus tôt, à l'arrivée d'Ingeburge au Palais des Ducs de Bourgogne. Elle avait voyagé de nuit, depuis le sud du duché et l'habitude qu'elle avait d'être toujours sur la route faisait que nul stigmate de son périple nocturne ne pouvait se lire sur son visage d'albâtre. Parvenue à destination, elle n'avait guère songé à se reposer, l'urgent était de tout mettre en place pour accueillir la duchesse de Bourgogne, les feudataires et tous les curieux désireux d'assister à l'événement. Tout s'était décidé au dernier moment. L'absence de
Bourgogne avait contraint la Hérauderie de France à trouver une solution de rechange et Ingeburge, Auxerroise, sur place ou presque et expérimentée en ce qui concernait les affaires de la marche bourguignonne avait été chargée par Thomas de Clérel d'organiser une cérémonie sur le tard et en peu de jours. Elle avait donc interrompu sa tournée épiscopale et avait quitté Bourg, où elle venait de nommer une diaconesse et un curé, pour la Bourgogne. Nulle panique ne s'était emparée d'elle à la perspective d'être la première fois celle qui superviserait la bonne marche de la prestation de serment des nobles bourguignons et de devoir écrire, convoquer, passer commande, préparer avec si peu de jours devant elle. Son expérience de poursuivant lui servirait, ainsi que celle de prélat rompu aux diverses manifestations religieuses et d'ancienne régnante. C'était d'ailleurs son expérience de duchesse et de cardinal qui lui avait permis de réaliser ce que l'on attendait d'elle, grâce aux contacts noués avec divers artisans et maîtres et à sa connaissance du Palais des ducs et des gens y travaillant. Ainsi, elle ne connut aucune difficulté pour établir un menu et le faire exécuter, pas plus qu'elle n'en rencontra pour faire préparer la salle d'apparat. De même, les fleurs furent livrées à temps et elle pouvait présentement en admirer l'éclat et les couleurs. Des chrysanthèmes frutescents, des colchiques d'automne au mauve profond, des asters en forme d'étoiles aux couleurs pastels garnissaient la pièce, rivalisant avec des roses... roses de l'églantier commun aux fleurs blanc rosé, roses de Provins aux pétales carmin, roses de Damas aux effluves délicatement sucrés et roses musquées au puissant parfum boisé et à la vêture immaculée. Les senteurs florales commençaient de se mêler à celles, épicées, des plats que des garçons disposaient sur une longue table à tréteaux sous l'œil vigilant d'un maître d'hôtels. Terrines, pièces de volaille et pâtés seraient servis, dûment arrosés de vins bourguignons et suivis, pour faciliter une bonne digestion, de dragées et de plantes confites.

Ingeburge se recula d'un pas, scrutant avec intensité le mur qui se trouvait derrière le trône des Ducs et qui supporterait les couleurs des fiefs bourguignons. Elle craignait quelque peu que le domestique, occupé à disposer les étendards finît par tomber sur la cathèdre ducale. Mais l'homme faisait montre d'une agilité remarquable et d'une patience exemplaire devant les exigences du héraut. Une nouvelle indication, un nouveau geste, il fallait que l'ensemble se trouvât centré au-dessus du trône, question d'esthétique. Le regard de la Duchesse d'Auxerre glissa sur la gauche du précieux siège, là où avait été dressé le pupitre derrière lequel elle prendrait place. Une inspiration profonde gonfla sa poitrine, elle n'aurait pas dû devoir prendre place à cet endroit, c'était le poste de Theudbald, non le sien et, l'honneur qu'elle pouvait ressentir à être le témoin héraldique de la cérémonie était sérieusement écorné par le vide qu'elle ressentait. Elle aurait été présente en ce jour, assurément, mais elle aurait dû se trouver parmi ses pairs, pas ailleurs. Elle soupira tandis qu'elle se retournait pour jeter un dernier coup d'œil aux fauteuils où s'installeraient les feudataires. Derrière, quelques rangées de bancs, pour ceux qui viendraient assister au rituel qui, tous les deux mois, se reproduisait immanquablement. Satisfaite, elle se rendit au pupitre, vérifiant à nouveau que sa reliure y était serrée, ainsi que tout le matériel dont elle aurait besoin. A ses côtés, sur sa gauche et légèrement en retrait, se tiendrait le Comte de Corfou, actif et productif chevaucheur de Bourgogne. Son examen fut satisfaisant, rien ne manquait, comme lors de sa précédente inspection... non, rien, ni même son tabard de héraut outrageusement coloré et son caducée.

L'appel du valet décorateur la tira de ses réflexions, les oriflammes étaient accrochés au mur. Alors, elle revint au centre de la pièce et détailla la mise en place. Pour la première fois de la matinée – et elle s'était présentée dès potron-minet – un léger sourire étira ses lèvres et durant quelques minutes, elle demeura là, inactive et silencieuse, son regard opalin errant sur les étoffes précieuses et chatoyantes** :



Finalement, elle consentit à parler, déclarant :
— Vous pouvez ouvrir les portes et prévenir Sa Grâce qu'elle peut paraître dès qu'elle le souhaitera.

Chacun sut ce qu'il devait faire : le majordorme tira les lourds vantaux de bois, des gardes ducaux allèrent prendre place à l'entrée, suivis d'un huissier qui ne manquerait pas de prévenir le héraut de chaque arrivée, quelques valets se postèrent près des victuailles et des rafraîchissements, un messager partir porter l'information à Angélyque et Phylogène alla s'asseoir à son pupitre.



[HRP]* Si, si^^ Mais entre les grèves qui m'ont retardée et la maintenance de deux heures qui en a duré pfiouuuuuuuuuu bien plus, bah...
** Etendards réalisés par LJD Theudbald, Nebisa, Miglia et votre servante.[/HRP]

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Phylogène, duchesse d'Auxerre, Grand Maître des Cérémonies de France
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Eusaias
Allégeances par Trois


Si une chose dans la vie d’un noble est fatigante, c’est bien le « gnagnagna » habituel. Le Baron de Digoine avait fait lever les enfants et s’était fait habiller sans passer par la case nettoyer. Se nettoyer était pour les sales et le Balbuzard ne s’estimait jamais sale ce qui lui faisait gagner un temps précieux. Deux œufs durs, une tranche de viande sèche et un rot sonore avaient servi de repas et il quitta donc la table après avoir essuyé ses doigts sur sa chemise. De toute manière il savait bien que la cuirasse qu’il porterait cacherait les traces grasses sur ses habits.


Cassian ! Alycianne ! Cessez de faire les « mimmomes » et venez-vous préparer ! On doit récupérer la fifille-à-papa-gousigousi et Corbigny va me tuer si j’oublie !


Erik, Corbigny le grand, le plus bourguignon de tous les héros, lui avait pourtant bien rappelé de pas laisser son etoile-d’amour-à-son-papa toute seule trop longtemps et c’est donc pourquoi ils iraient la chercher à Corbigny. Son œil se posa sur le petit paon qui dévalait les escaliers.


Allez en route !



A Dijon après être passé par Corbigny.


Enfin ! Bordel que ça pue la Capitale ! Place ! Place les bouseux !


Et le Balbuzard se fit une place dans la place.
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Angelyque
C'était le grand jour!! Angelyque n'avait pas fermé l'oeil de la nuit! Elle qui d'habitude était la première à courir aux allégeances car c'était LE lieu de rencontre de tous les nobles et moment priviligié pour pouvoir raconter son dernier potin, cette fois ci ce serait elle qui serait sur le trône, la cible parfaite, celle qui depuis le début de son mandat en avait agacé plus d'un, en avait fait sourire d'autres, en avait fait tourné en bourrique certains, en avait harcelé d'autres, peu finalement avaient pu poursuivre leur petit chemin tranquille, Angelyque adorant par dessus tout provoquer et enquiquiner, sauf que là, elle les aurait tous dans la même pièce en même temps, et s'ils se liguaient tous contre elle d'un coup pour la faire taire à jamais? ou pire? si personne ne venait? ils étaient bien capables tous de se faire porter malades afin de ne pas la subir une journée entière et d'envoyer missive...elle eut une pensée pour le pauvre Phelim, qui avait supporté sans broncher ses sautesd'humeur et qui n'avait à présent qu'une hâte, se débarasser d'elle au plus vite afin de s'en retourner chez lui...

La Duchesse plissa les yeux, personne n'avait rien compris en fait, elle qui était la plus douce des femmes avait simplement besoin d'être comprise, choyée, gâtée, et au lieu de ça, ils s'étaient tous ligués pour la plupart à tenter de la rendre chèvre, malgré tous elles les aimaient ses vassaux.

Elle commença à se préparer, enfila une robe à décolleté plongeant, comme à son habitude, puis se couvrit d'un châle afin de ne pas choquer les âmes sensibles, sa poitrine débordant bien plus que d'habitude, ce n'était pas le moment de donner du grain à moudre dans les moulins de certains, l'essentiel étant que chacun continue à penser que la Duchesse avait seulement pris de l'embonpoint, ça raillait sec, ça discutaillait derrière son dos, mais mieux valait cela que la vérité. Elle passa une paire de bas blancs, et se regarda longuement dans son miroir, malgré son extrème fatigue, son visage ne portait pas encore les traces de temps et de tout ce qu'elle avait subi depuis le début de son mandat, Angelyque appela alors sa fidèle servante afin qu'elle lui confectionna son chignon habituel, ceci fait, elle se chaussa, se parfuma, mit sa houppelande et se rendit au Palais des ducs de Bourgogne, seule, avec son cocher pour seule compagnie, elle n'avait pas envie d'entendre les niaiseries de ses suivantes, elle en entendait assez chaque jour au conseil, ni leurs plaintes continuelles, et ce, pour les mêmes raisons.

De plus elle comptait profiter de ce voyage pour se concentrer sur la cérémonie, en premier remettre les fiefs aux nobles méritants, puis recevoir les allégeances de ses vassaux, puis il y aurait la transmission de toison à moins que ce ne soit l'inverse, elle savait plus à force d'empêchements et d'évenements responsables de tout ce retard, elle savait qu'une chose, tout était tombé sur elle en même temps, et ça la mettait de fort mauvaise humeur, elle esperait au moins qu'il n'y aurait pas d'anicroche, ni de duels pendant la cérémonie, il suffisait de prier pour que cette journée se passe au plus vite.


[Au Palais des Ducs de Bourgogne]

Enfin arrivée, la Duchesse releva un peu ses jupons et pressa le pas, une fois arrivée sur place , elle fut soulagée de voir que la remplaçante de Bourgogne était déjà là. Bourgogne pouvait être terrible mais il connaissait ses défauts, anticipant chacune de ses actions, Phylogène, elle, était si froide, si susceptible, avait elle prévu assez de sels pour la cérémonie au moins? elles risquaient toutes deux d'en avoir besoin.

La Duchesse la salua et prit place sans un mot, le coeur battant et le ventre noué, priant pour parvenir jusqu'à la fin de cette cérémonie en un seul morceau.

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Vouss voulez une Bourgogne resplendissante? votez BOUM!!
Olivier1er
Au Chateau de Dennevy

Le Seigneur de Dennevy se parait de beaux atours, comme une jeune pucelle qui va a son premier bal chercher son prince charmant...

Apres tout, il allait avoir droit a son moment d'emotion : etre fait Baron de Bourgogne est un Immense Honneur qui lui faisait battre le coeur rapidement a chaque fois qu'il envisageait la scene... Non qu'il etait impressionnable...l'idee le fit sourire pendant qu'il se mirait dans le mirroir, mais il entrait dans le monde tres fermé de l'Elite Bourguignonne.

C'est alors qu'en pensant a la notion d'Elite Bourguignonne son ami et Suzerain Verbam lui revint en pensée...sa disparition recente fut un choc rude pour ses proches, dont Dennevy faisait parti.

L'emotion encore intense le stoppa dans sa joie. Il ne sera point la poir assister a ce changement..


- il me manque


Dit il a voix basse en regardant par la fenetre, les terres de Dennevy qu'il lui avait confié avec la Seigneurerie.

Il agita une clochette d'argent..et sa fidele Gouvernante entra avec un ruban large en taffetas noire...

Elle savait sa douleur et avait anticiper la demande du Vassal et ami affligé.


- ..je....

Elle lui passa au bras droit, a la parfin de marquer le dueil... Il ne dit rien..et se decida a rejoindre le coche et le chateau de Dijon dans un grand silence
_________________

[g]Baron de Chatillon en Bazoys
Seigneur de Dennevy
Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or
[/g]
Miglia150
Son expérience passée lui exigeait le calme, lui ordonnait de rester tranquille ; son admiration toujours grande vers ce qui, à présent, devenait concrét et influent dans sa vie le poussait à l'émotion et le portait à un pele-mele de conseils dans son esprit.

C'était étrange à voir ce Comte devenant émotif comme un enfant qui pour la première fois hausse la voix dans une place publique, à la vérité il s'agissait de sa première apparition publique en Bourgogne et en Royaume de France.
Il fallait donc prouver les capacités cumulées dans le passé, démontrer que, bien qu'il eut vécu longtemps dans la peninsule italienne, dans un endroit aux moeurs différentes, son esprit avait beaucoup appris et pouvait beaucoup donner.

Julien de Lancastre, cela allait bien de soi, s'était préparé soigneusement pour cette cérémonie et, bien évidemment, il avait ordonné que sa tenue de chevaucheur, confectionnée il y avait quelque temps par l'Atelier des Doigts d'Or, fut littéralement parfaite pour l'occasion.

http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/21/101021113305241694.png

Lorsqu'il arriva, il trouva la salle presque totalement prete et se dit qu'il ne fallait point déranger dans ses préparatifs qu'il vit terminés au bout d'un moment ; il se borna juste à la cotoyer silencieusement en ne la saluant qu'avec un signe de tete.

Le délai de temps entre l'arrivée de Corfou et celle de la Duchesse s'écoula dans l'observation attentive des nobles qui atteignaient peu à peu la salle... ce qui ne dura que très peu, vu que le temps de donner un début à ces allegéances était bien venu.


Et bien, allons-y donc ! - murmura-t-il de manière totalement inaudible dans ses dents cachées par ses lèvres ébauchant un sourire distingué.

Balises image retirées, image hors normes.
(Re)lire les règles de la censure à ce sujet.
Atossa, le 24/10

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Olivier1er
Dans le Coche qui le mene au Chateau de Dijon

Le voyage aurait pu etre ennuyeux, mais finalement troublé par le fait de songer a son ami Verbam disparu qui serait absent a cette cérémonie...et pourtant si present...et le fait que sa Gouvernante était precieuse car elle savait anticipé se qu'il pensait...fit qu'il ne se rendit compte ni des cahots de la route, ni de la durée du voyage.

C'est donc un Seigneur de Dennevy songeur, élégant comme a l'acoutumé, mais grave avec son brassar noir qui descendit du coche dont un valet, ouvrait la porte.

Sa toison brillait sous l'éclat rasant d'un soleil d'Octobre.

Il entra dans le Chateau et fut conduit sans qu'il fut besoin qu'il s'anonnca jusqu'a la salle du Trone.


La Duchesse d'Auxerre excellait dans l'organisation de pareil evenement.

Entrant dans la salle du trone, il fut ravit et emerveillé par les bannieres chatoyantes qui avaient été dressé et donnaient un caractere cérémonieux et pompeux au lieu.

L'effet était excellent : solennel et martial tout en rehaussant d'une pointe de couleur.

Tres jolie et fort impressionnant.

Il entra et salua la Duchesse Angelyque et la Duchesse d'Auxerre.


- Votre Grace, vous semblez aller beaucoup mieux, vous m'en voyez ravit et rassuré. Je gage que vous auriez put etre plus rapidement retablie, si on m'avait laisser vous prodiguer les soins de premier secours..

Il sourit a la Duchesse avec malice

- Mais le principal etant de vous voir ceant rayonnante et en pleine forme.

Puis il se dirigea vers la Duchesse d'Auxerre.

- Bonjour Votre Grace, je voulais vous feliciter pour la Décoration de cette salle avec les Bannieres des Nobles de Bourgogne, en plus d'etre une bonne idée cela rehausse cette salle d'une touche de couleur et de solennité.


Il vit le Chevaucheur d'Armes de Bourgogne.


- Bonjour Comte, nous ne nous connaissons pas mais c'est une occasion pour moi de rencontrer et de saluer le chevaucheur d'armes de Bourgogne. Je suis Olivier1er le Seigneur de Dennevy, le Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or et je suis enchanté de faire votre connaissance.

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[g]Baron de Chatillon en Bazoys
Seigneur de Dennevy
Grand Maitre de l'Ordre de la Toison d'Or
[/g]
Cassian_darlezac
« Mimmome 1er vous suit Général Papa ! » Branle bas de combat dans la chambre alors que le môme envoie valser une par une toute ses tenue avant de tomber sur celle qu'il cherchait. Habituellement les mondanités le rendaient maussade, mais aujourd'hui c'était tout autre, ils étaient en Bourgogne. Et en Bourgogne tout ou presque paraît supportable, c'est donc le sourire aux lèvres qu'il enfile pourpoint et haut de chausse, tout de vert assorti, au grand damne de Maman qui – bien qu'elle lui l'avait offert – ne portait pas franchement cette couleur dans son cœur. Et c'est une fois 'Cianne prête à son tour qu'ils purent monter dans le coche qui les entraînait direction Corbigny.

« On est vraiment obligés d'aller chercher la bavouilleuse ? Parfois elle fait du regard mièvre, tellement que ça fiche la honte, on peut juste dire qu'on ne l'a pas oubliée mais qu'on avait peur que la Duchesse de Nevers la vole pour l'exemple. En plus je suis sûr qu'elle va vouloir s'installer à côté de moi comme n'Aimbaud et pas là, et puis.. et puis... » Et puis le rideau est tiré alors que la voix du môme s'élève: « Eh oh du plouc ! C'est pas fini de quémander de la piécette là ? On se fiche de ça nous ! Non mais c'est vrai, si on peut même plus faire de la bonne parlote tranquille... »

[Corbigny: check ! Dijon nous voilà ! ]

Après quelques beuglement en chœur avec son paternel, chacun se réservant un côté de la rue, une ou deux priorités à droite de cramées, un cocher ayant des sueurs froides et quelques échanges anodin dont il n'avait rien suivis entre la bavouilleuse et 'Cianne, ils étaient enfin arrivés. Charmante petite famille que voilà qui descend du coche de la plus petite au plus grand, arrivée daltonienne s'il en est. On est fier ,beau, on s'avance les pectoraux gonflés à bloc, on maudit son manque de poil et on se lamente enfin quand on sens une minuscule main s'infiltrer dans la sienne. Qu'est-ce qu'il lui avait pris d'accepter que la bavouilleuse glisse sa main dans la sienne ? Voilà la première question qui vient à l'esprit du môme la deuxième étant: Comment peut-on être si diablement exaspérante et à la fois si bigrement choupinette ?

Enfin bref, il fera avec.. Déjà la visite guidée commence alors qu'ils suivent Papa pour rejoindre les autres dans la salle du...
« Par la mazette, fichtre ! Eh Papa ?! C'est le trône ça ? » Et de siffler comme un pèquenot. « Ah oui par la salle perlotte, c'est pas du siège de lopette ! Tu vois Yolanda aga-aga piou-piou-piou c'est la que je serai bientôt assis. Là devant également que toi, 'Cianne et moult autres nobles donzelles vous alignerez à genoux l'air hagard pour me faire du baiser vassalique. »
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Yolanda_isabel
Et dans la plus haute tour du plus beau château de Bourgogne, c'est à dire Corbigny pour les non-initiés, sur un lit tendu de fourrure et de draps de Flandres roses.

_ De la vérité, j'a faim.
_ Oui mais vous avez déjà mangé, avant de vous habiller, vous ne voulez pas souiller votre jolie robe n'est ce pas votre Gracieuseté ?
_ Oui, l'est jolie .. Mais j'a faim, Jeanne !
_ Ils ne vont plus tarder .. Et une collation vous sera remise pour le voyage et pour vous faire patienter pendant la cérémonie.

Et un soupir désespéré, un ..

_ N'empêche que j'a faim ..

Un bruit de roues sur le chemin, des chevaux et une voix connue entre toutes, celle du Blanc Combaz père. Oubliée pour un moment, la faim, le lit est quitté et les escaliers dévalés au risque de se rompre les os.

_ C'est moi ! Cassian ! Cassian ! Tu donneras la mainnn ?
_ Nan je donne pas la main, moi ça fait chochotte !
_ Mais ..
_ Après tache à toi de me donner la tienne, genre tu la glisses dans ma main et c'est du tour de joué
_ Comme ça, on dit que t'es le prince qui s'appelle Charmant et moi une princesse ! Et tout le monde y va dire on est beaux !
_ Non moi j'suis un chevalier du chaos mais fichtrement charmant, c'est vrai !
_ T'es un chevalier chaotiquement charmant, alors !

Un sourire, un ! La collation est récupérée, la lettre de son père aussi, et direction Dijon ! Descente du coche enthousiaste jusqu'à lever les yeux sur le château, le sourire s'étale tandis que discrètement la petite main potelée vient se loger dans celle de l'Intrépide. Visite guidée par Papa-Blanc Combaz et le trône est expliqué par Cassian, et enfin l'azur candide de l'Etoile se pose sur le trône, sur lequel est assise une femme qui semble surveillée par une autre en noir, si ce n'est le tabard qu'elle connait pour être ceux des hérauts - Siméon i luv u - le petit nez se fronce, elle n'a pas l'air rassurée ou contente, la duchesse sur son trône. Alors, la main du petit Paon est lâché, tenue à une main, l'aumônière remplie de macarons et de la lettre paternelle, et direction le trône et son occupante. Sourire qui s'étale sur le visage rond, et la salle est traversée, la main vient se nicher dans celle de la duchesse sans un mot, et un macaron est sorti puis déposé dans l'autre main.

_ Ca rend content. Maman, elle dit toujours y faut êt' toujours belle, et pour êt' belle, y faut sourire.

Et là, une interrogation comme une autre qui traverse l'esprit de la mini-rose et de se tourner vers les deux femmes.

_ C'est bien un baiser du vassalique ?
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Angelyque
La Duchesse poussait de longs soupirs, petit à petit, la salle se remplissait, elle inclinait la tête à l'entrée de chaque personne afin de les saluer, elle se sentait si seule! elle posa son regard sur la nounou qui tenait l'enfant de Jusoor dans ses bras, cet enfant qu'elle gardait jusqu'au retour de sa mère, elle tenta de sourire au chevaucheur d'armes, puis tourna la tête en direction d'Ingeburge, qui restait stoïque, ne sachant à quel moment elle devait commencer, peut être par Olivier puisqu'il était là...et retomba dans ses pensées, bientôt elle serait au comble du désespoir et la plus grande honte s'abattrait sur elle, chaque jour le moment fatidique approchait, et son plus grand bonheur serait en même temps sa plus grande douleur, elle posa une main sur son ventre, le regard triste....

C'est à ce moment là qu'elle sentait une petite main toute collante se positionner dans la sienne, elle baissa le regard et se mit à sourire, la fille d'Erik toute de rose vêtue lui tendait un macaron.

La Duchesse se mit à rire, se pencha vers la petite pour déposer un baiser sur le front et croqua dans la friandise, il n'y avait rien de mieux qu'une sucrerie ou une belle robe pour faire oublier ses tracas à une femme, enceinte de surcroît.


Ta maman a bien raison, il faut sourire pour être belle, c'est comme ça que ton père est tombé amoureux d'elle

Et oui, aujourd'hui tu vas voir du vrai baiser vassalique, et bien d'autres choses aussi, tu verras du bourguignon, certains sont tous vilains à force de ne jamais sourire, on les pincera ceux là!

dis moi...tu en as encore beaucoup des macarons?


Angelyque rayonnait à présent de bonheur, quoi de mieux que la présence de la fille du Tri, sa toute précieuse, pour lui redonner de l'énergie.

Elle redressa les épaules, prête à tout affronter, un sourire espiègle aux lèvres.

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Vouss voulez une Bourgogne resplendissante? votez BOUM!!
Pandorha
[En pleine séance de préparation de malle]

Je veux celle-ci pour les allégeances, elle est fort belle et j'aimerais faire bonne impression. Elle s'adressa à Marie en disant cela. Critos avait réussi à sortir de la pièce en prétextant qu'il devait vérifier le carrosse.

[Sur la route]

Après des heures de préparations la veille et enfin une nuit bien reposante le petit groupe ce mit en route pour le château des ducs en Bourgogne, en effet elle n'avait reçu aucun courrier pour les allégeances et son mari en retraite n'aurait pas pu lui dire s'il avait reçu ce fameux courrier. Aussi Pandorha avait prit ses dispositions, son intendant s'était renseigné sur le jour de l'allégeance et ce fut confirmé par un noble de Bourgogne.

Nous feront une halte en Château-Chinon après notre allégeances, j'aimerais revoir l'endroit où le Duc ma fait sa demande. Elle sourit en disant cela, ce moment avait été magique, elle en avait même pleuré, elle qui pensait que ce serait qu'une passade pour le duc qui ne verrait pas en une fille de vicomte celle qui pourrait être sa femme, mais elle avait eu tort, il l'avait choisi elle, par amour, elle l'aimait et il lui avait rendu.

[Terminus tout le monde descend]

Pandorha resta calme même si son estomac faisait des siennes, elle avait un bébé dans son ventre, bientôt le jour de la délivrance sonnerait ( Vitesse rr car 9mois à jouer les femmes enceintes pas mon truc). La porte du carrosse s'ouvre, ils avaient fait une halte pour que la Duchesse se change, elle avait toujours l'habitude de venir les cheveux détachés, elle aimait beaucoup même si on lui avait conseillé de s'attacher les cheveux. Elle met sa main sur son ventre pour se rendre à la salle du Trône, on lui indiqua gentiment le chemin, elle reprend son calme, elle respire doucement...courage Pando tu es enceinte, au pire tu fais seulement un malaise et on te sort de là.

Elle se rassura en se disant que les nobles de Bourgogne n'étaient pas comme les autres et qu'ils ne critiquaient pas sans connaitre eux, Pandorha avait cet espoir ça lui donnait un peu de confiance.

Pandorha entra enfin dans la salle, des personnes étaient déjà là, elle sentait ses joues devenir rouge, elle resta calme quand même, après tout elle était noble de Bourgogne par mariage et elle en était fière.

La duchesse savait que son rang devait être tenue hélas la jeune femme très sensible avait super peur de faire une erreur, elle resta à distance convenable des autres nobles, en s'approchant légèrement du Trône et attendit la suite.



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Aelith
[Dijon, au matin]

C'était une main tendue qui l'avait ce matin sortie de sa torpeur, tandis qu'elle retournait nerveusement entre ses mains les deux médailles aristotéliciennes - celle de feu son père, et la sienne propre - qui ornaient constamment son cou.

-« Cesse de te tourmenter; tu sais que ta mère est entre de bonnes mains, avec Lothaire. Quant à la cérémonie... »
-« Je n'irai pas », avait-elle brutalement répondu, refusant de s'imaginer au point de rencontre de toute la noblesse bourguignonne, arborant une délicate robe et goûtant du regard la somptuosité des lieux tandis que sa mère affrontait seule le premier anniversaire de la mort de son époux.
-« Je t'accompagnerai », avait rétorqué Stephan, d'un ton si péremptoire qu'il avait mis fin à la conversation.

Et ce mardi dix-neuf octobre de l'an de grâce mil quatre-cent cinquante-huit, un an jour pour jour après la mort de feu Alric de Chambertin, c'était au bras de son cousin qu'elle s'était présentée à la cérémonie d'allégeance.


[La Salle du Trône, quelques temps plus tard]

Sa main gantée délicatement posée dans celle, gantée également, de son cousin, Aelith s'avança jusqu'au trône ducal avec cette étrange sensation propre à certaines situations: son esprit semblait avoir quitté son corps, si bien qu'elle avait l'impression de se voir d'en haut marchant au bras de Stephan, incarnée en un regard extérieur scrutant le moindre de ses pas qu'une sorte d'habile mécanique lui faisait faire, puisque visiblement, elle ne pouvait être à l'intérieur de ce corps qu'elle observait avec curiosité. L'horrible dédoublement se poursuivit quelques instants encore, jusqu'à ce qu'au pied d'Angélyque, elle réintégrât sa place, ramenée ici-bas par la légère pression que Stephan exerçait sur ses doigts, l'invitant à une révérence qu'il avait déjà lui-même esquissée.

-« Votre Grâce », salua-t-elle, « je suis heureuse de vous voir à cette place en ce jour. C'est le signe que le monde n'est, malgré les apparences, pas encore devenu totalement fou... Je ne suis certes pas tenue de vous prêter allégeance aujourd'hui, mais vous savez ce qu'il en est de mon amitié pour vous, et je pourrais vous jurer obsequium, auxilium et consilium de la même façon sans avoir à en rougir. »

Un bref sourire fut adressé à la Duchesse, ainsi qu'à la petite qui tenait fermement sa main, et qu'elle n'avait pas l'heur de connaître, bien qu'il fût évident à sa toilette qu'elle était la fille d'une des personnalités de Bourgogne.

-« Avant de vous quitter, laissez-moi vous présenter Stephan de Louvel, mon cousin, fils de la sœur de ma mère. Il a, en quelque sorte, quitté Paris pour la Bourgogne; je tenais à l'amener ici pour qu'il constate que nous n'avons rien à envier à la capitale du Royaume de France. »

Le mensonge n'en était pas vraiment en, puisque Stephan l'aurait de toute façon accompagnée, que cette cérémonie se passe un dix-neuf octobre ou non. Aussi n'eut-elle pas à baisser les yeux devant la Duchesse en proférant ses dernières paroles: la part de vérité qui concernait l'incroyable soutien que son cousin lui apportait en ce jour n'était qu'accessoire...

Après une nouvelle révérence, alors que Stephan la reconduisait aux sièges qui n'étaient pas réservés à ceux qui prêteraient allégeance, ni même à la plus basse noblesse, Aelith dévia légèrement leur route pour qu'ils se retrouvent en face d'Ingeburge, qui arborait aujourd'hui le tabard de héraut contrastant avec son habituelle coutume de se vêtir de noir.


-« Votre Gracieuse Éminence, », la salua-t-elle à son tour, joignant à la parole le geste mesuré d'une respectueuse révérence, « vous avez fait des merveilles en matière de décoration. La Salle du Trône, bien que je n'y sois venue que rarement, ne m'a jamais semblé aussi somptueusement parée. »

Puis, à nouveau, la même présentation, alors qu'elle espérait ardemment que son esprit ne déciderait pas à nouveau d'aller vaquer à d'autres occupations tandis que son corps devrait rester là, immobile, dans la contemplation d'une cérémonie que beaucoup trouvaient ennuyeuse, mais grâce à laquelle elle s'était prise de passion pour l'observation minutieuse des gestes et pour l'écoute attentive des mots:

-« Laissez-moi vous présenter mon cousin, Stephan de Louvel, avant de me retirer. Malgré l'hôtel particulier que possèdent ses parents à Paris, il passe beaucoup de temps en Bourgogne, et quel meilleur évènement que la cérémonie des allégeances pour lui permettre d'apprendre à reconnaître la noblesse bourguignonne? »

A nouveau, il n'est nul besoin de baisser les yeux. Selon la rouquine, qui fixe sans ciller le regard opalin de la Prinzessin, la vérité mutilée vaut parfois mieux qu'une vérité toute grossie de son ensemble. D'ailleurs, personne ne souhaite savoir ce qui fait trembler la main de l'autre: se dépêtrer de ses propres tourments est déjà chose assez difficile pour qu'il faille en plus vivre avec la connaissance de ceux des autres... n'est-ce pas?
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Adrian.de.montjoie
Il était temps d'aller assister à la cérémonie des allégeances, la traditionnelle cérémonie, où toute la bonne société bourguignonne se retrouvait une fois par mandat, afin de prester serment au souverain bourguignon. C'était à voir, et le jeune garçon se faisait un devoir d'y assister. De plus en temps que Conseiller Ducal il était de bon ton qu'il soit présent, même si lui-même n'était pas convoqué. Alors qu'on lui amenait ses vêtements et que l'on commençait à l'habiller, le jeune garçon se demandait s'il verrait ses amis, et s'il pourrait leur parler un peu. Il haussa les épaule: il serait fixer sur place de tout façon, pas besoin de se poser les question chez lui.

Une fois prêt, vêtus de rouge et d'azur, pour une fois, il fit amener les chevaux et hop, direction la capitale du Grand Duché d'Occident. Il lui fallut un moment tout de même pour voir apparaître les hautes tours de la ville. Comme elle était belle, à chaque fois c'était un plaisir de la voir apparaître, de la redécouvrir toujours. Il galopa jusqu'au palais, ne voulant pas être en retard et mit pied à terre presque en sautant. Il était de bonne humeur ce jour-là, et il le montrait: c'est qu'il était du genre expressif le microbaron.

Aller, vite vite, direction la salle du trône. Bon d'accord il ne courrait pas, mais il marchait d'un pas rapide, sa longue et chaude cape virevoltant derrière lui. Il y arriva finalement. Tout le monde ne semblait pas encore être arrivé, c'était bon signe; il ne serait pas le dernier présent. Il regarda à droite et à gauche pour voir s'il connaissait certaines personnes. Bien entendu sa Grâce la Duchesse Angélyque était là, de même que sa Grâce d'Auxerre, à laquelle il avait parler une fois, et il espérait que ce ne serait pas la dernière. Il les salua d'un signe de tête, ne voulant pas les déranger. Le Grand Maistre de la Toison d'Or et maire de Nevers était là également, de même que le Baron de Digoine. Il sourit, il arrivait enfin à mettre des noms sur certains visage: il y avait du progrès. Ne voulant pas trop se faire remarquer, le jeune fils du baron de Montjoie alla se mettre contre un pilier, impatient que la cérémonie commence.

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Saxaltesse
Les Epoux, Saxotenor et Saxaltesse, s'étaient apprêté pour aller a Dijon. Ils se rendaient au Chateau ou avait lieu les Allégeances.
La journée avait été très occupée et une petite fatigue se faisait

Sur le chemin, la Vicomtesse avait un peu somnolée malgré les cahots du aux ornières.

Il arrivèrent au Château , ou tout le monde, se dirigeait vers la salle du trône

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Keltica
Après de longues hésitations, Keltica avait décidé de se rendre à la cérémonie d'allégeance. Elle avait appris avec un choc des plus rudes que les terres de son aimé Vebam avaient regagné sans sommation le giron de la Bourgogne, ses terres qu'il avait chéries, qu'il avait fait renaître, qu'il lui avait fait découvrir et qu'elle aimait... Elle en avait gros sur le coeur, la blonde juge de Bourgogne ; elle aurait pu être si heureuse avec Verbam ! Mais tout s'était mis contre elle ; le divorce qui n'avançait pas d'un pouce, ses demandes répétées restées sans réponses, puis la mort brutale de l'être aimé, et enfin l'arrachement sans égard des terres qu'elle avait appris à chérir comme lui le faisait, en son souvenir... Une seule étoile, bien faible, brillait encore dans les yeux de Keltica, et une promesse faite sur un tombeau, c'était tout ce qui faisait tenir encore la jeune femme...

C'est l'esprit un peu embrouillé dans cette douleur, cette absence, que Keltica parut dans la salle. Vêtue sans ostentation mais avec élégance, toujours parée de cette grâce qui ne lui manquait jamais même dans les moments difficiles, elle s'avança pour s'incliner devant la duchesse de Bourgogne.


Votre Grâce, mes respectueuses salutations.

Peu de mots, mais de la sincérité ; Keltica laissa rapidement place, saluant tout aussi respectueusement Ingeburge, retenant sur ses lèvres ses demandes brûlantes pour son divorce, ce n'était guère le lieu. Se détournant du trône, elle louvoya dans la salle pour aller saluer ses connaissances, une bise pour son collègue Adrian et pour son ami Olivier, une inclination respectueuse de la tête pour le Baron Eusaias. Comm à son habitude, elle resta un peu en retrait, préférant attendre qu'on lui adresse la parole pour prendre part à une conversation.
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