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[RP] Bucolique promenade en mer, ou pas.

Babette
Maman, les petits bateaux...

Oh bordel de foutrecul de catin vérolée ! Si elle avait su ce qui l'attendait, E aurait fermé sa gueule quand son père avait dit qu'il prenait bientôt la tangente. Déjà, E ne savait pas ce qu'était une tangente, et elle aurait du se douter que celle-là ne lui irait pas au teint...

... verdatre, le teint. Voire blême par moments. Elle a beau la ramener, E n'a pas le pied marin... mais alors pas du tout. A peine avait-elle fichu un peton sur l'embarcation de Cousin Thib qu'elle avait rendu son déjeuner. La nuit avait été affreuse...

... et encore c'est un euphémisme. Mais alors quand c'était engagé le vrai voyage, dans le gros truc en bois qui était censé naviguer... Là elle avait vraiment douillé. E avait vomi. E avait gerbé. E avait repeint la cale, sa cabine, le couloir, le pont et la taverne de bord. E était malade, et pas qu'un peu.

Quand elle osait une vague sortie de sa cabine pour aller voir les gens, elle faisait genre. E n'a jamais le mal de mer, elle ne rend pas, elle ne pète pas, elle ne fait pas caca, elle ne vomit pas. E est une fille, et une fille sent toujours la rose, est toujours belle, et n'a pas de transit intestinal, encore moins capricieux.

Sauf qu'elle avait du mal à donner le change, s'échappant constamment une main sur la bouche, l'autre sur le ventre. Les cernes creusés, la mine blafarde, le cheveu poisseux et puant. Comme sa robe...

... elle en chialerait si elle avait le temps. Or, du temps, elle n'en avait que peu. Et comme toujours, elle le passait à invectiver T.


"Et où étiez-vous quand il fallait me tenir les cheveux ?"
- A jouer aux cartes avec Django Elan, il m'a plumé, ce goëland...
Et la belle de regarder son père, blasée.
"Et tu dis rien ?"
- Non ma fille... tu as autant le pied marin que ton paternel. Donc tout va bien.

Famille de menteurs, ceux là. Au moins on sait de qui elle tient, la Penthièvre. D'autant qu'ils finiront par rouler une pelle à la même corsaire, qui sans gêne ni vergogne, s'en vient charmer la fille après avoir embrassé le père. Quelle horreur d'être coincé sur un raffiot, on en vient à faire n'importe quoi...

"T ! Tttttttttttttt ! Venez là ! arrêtez avec cette mouette maintenant ! M'enfin veneeeez !"

C'est que les hauts le coeur la reprennent, et que quittant la taverne précipitamment, elle ne voit pas d'autre excuse qu'aller soigner son délirant d'amant. Elle reviendra pour sur le lendemain...

-Tout va bien E ?
"Comme d'habitude ! On arrive quand ? De toute façon, je m'en fiche, je ne suis pas malade en bateau..."

Menteuse...
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Messiah
Deux semaines plus une poignée de jours …

La poignée de jours en moins, c'est le temps qui avait été estimé dès le début pour rallier en bateau la ville Portugaise de Lisbonne depuis Saumur.

Quinze jours, 360 heures, 21 600 minutes, 1 296 000 secondes …

Ça passera vite, s'était-il dit, après tout il avait déjà siégé au conseil ducal où il avait passé deux mois cloitré quasi en permanence dans un bureau. Là, il ne s'agissait que d'un quart de la durée d'un mandat ducal, une broutille, presque une promenade de plaisance. Seulement voilà, la promenade de plaisance en question s'effectuait sur un bateau. Alors oui il y avait pensé à ça, oui les rares fois où il s'était aventuré sur le lac de Saumur en barque il avait flippé sa race Penthièvrique, oui il ne sait pas nager, mais bon une fois de plus il s'était dit - ça ne lui réussit vraiment pas de se dire en fait - que pour le coup il ne s'agissait pas d'une barque mais d'un grand bateau, et que ça devait être stable ce genre chose.

Et puis un matin de décembre, il était passé de la théorie à la pratique, et là la pratique lui a mis une bonne grosse claque dans la tronche. Ou plus exactement elle lui a fait perdre l'appétit, tortillé l'intestin grêle, retourné l'estomac, pas le pied marin le Messiah donc. Alors forcément pour le coup les quinze jours de promenade bucolique se sont rapidement transformés en voyage au bout de l'enfer. Parce qu'avoir ou ne pas avoir le mal de mer n'est pas la seule chose à laquelle le Penthièvre n'avait pas réfléchit plus de cinq minutes, et lorsque finalement il se retrouve sur le bateau en pleine mer c'est là qu'il se rend compte de tous ces petits détails qui font la différence entre plaisant et horrible, sympathique et désagréable, ou encore bucolique et épouvantable.
En effet, un voyage en mer signifie également devoir subir une humidité quasi permanente, manger rarement à sa faim, être régulièrement réveillé en pleine nuit par une vague plus forte qu'une autre, et surtout s'ennuyer ferme. Il est clair que s'il avait su tout ça avant le départ, Messiah aurait certainement réfléchit un peu plus avant se lancer dans l'aventure, et il est probable qu'il serait finalement resté à ses vagabondages sur la terre ferme ,et surtout stable.
Il pouvait tout de même compter comme occupations sur la lecture de lettres d'une rousse Baronne à laquelle il prenait grand soin de répondre, sur la présence en taverne de sa fille lorsqu'elle daignait sortir des entrailles du bateau, d'une pâleur à en faire pâlir un linge, mais également sur la compagnie d'une jeune Mainoise amplement plus sympathique et amusante que tous les autres habitant de ce Duché réunis, du moins ceux que le Penthièvre avait croisé.

Tandis que les jours passaient, le transit intestinal de l'Angevin se faisait petit à petit un peu moins capricieux, ses repas restaient enfin quelques heures dans son corps sans que son œsophage ne cherche à leur faire visiter le bateau, et il commençait à garder de mieux en mieux l'équilibre lors de ses déplacement cabine – taverne, taverne – cuisine, et cuisine – cabine.
Et alors qu'il se réjouissait de tout ça, était venue la tempête, la vraie, celle qui crée des vagues hautes de plusieurs mètres, vous donnant l'impression de passer du sol au plafond en moins d'une seconde. Le ciel était noir, menaçant, certaines vagues passaient par dessus le bateau, rendant tout déplacement sur le pont plus dangereux encore que le voyage, seul et les poches pleines, entre Saumur et Chinon du temps où Beucheumeu rodait dans les parages.
Éprouvant alors une peur comme il n'en avait jamais connu, même pas avant une bataille perdue d'avance, Messiah avait tenté de se rassurer comme il pouvait, se disant que des tempêtes comme celle là les marins devaient en traverser tous les jours, que le Capitaine savait parfaitement ce qu'il faisait, et que le bateau tiendrait bon coûte que coûte. En réalité il n'en était rien, le fameux Capitaine lui confiant entre deux vagues qu'ils étaient perdus dans la tempête, qu'ils naviguaient à l'aveugle, et surtout qu'aucune histoire ne vante bateau ayant survécu à pareille tempête, amenant le trouillomètre du pauvre Angevin très très proche de zéro.

Et puis finalement, après les deux semaines prévues et la poignées de jours bonus, étaient apparues des côtes, puis en s'approchant un peu plus, des maisons, un port, et surtout, un château.

Un château … enfin le Penthièvre allait pouvoir poser un pied sur la terre ferme, et surtout enfin il allait pouvoir mettre à l'œuvre une de ces choses pour lesquelles il était doué ...

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Theobald.
L’aventure, c’est l’aventure. Qu’on dit…

Tout cela avait commencé bien curieusement. Il aime la curiosité, T. Tout ce qui finit en T lui plait, sauf exception qu’il trouvera bien plus tard. Il aime bien les exceptions, T. Il en est une, là, maintenant, tout de suite, assis sur le bastingage, à la poupe, face à l’océan à qui ils tournent le dos.

Ils, c’est une fine équipe de… de quoi, au juste ? Un peu tout, hommes, femmes, gamins, riches ou pauvres, il n’a pas vraiment détaillé. Et n’en a cure, pour le moment.

Pour le moment, il laisse le roulis lui chatouiller l’estomac, les embruns lui fouetter méchamment la joue, la pluie lui ravager les pommettes, nettoyant le sel précédemment laissé par les embruns. C’est que la tempête fait rage, là dehors, et qu’il est seul à s’être aventuré sur le pont.

Exception, on a dit. De temps à autres, il teste quand même la corde qu’il a solidement noué autour de sa taille, puis plus solidement encore au bastingage qui l’accueille alors que les éléments se déchaînent. Exception, certes, mais pas totalement inconscient, T. Juste que, quitte à être paumé au beau milieu de l’océan, autant en profiter pleinement.

Profiter, il aime ça, T. Et oui, ça finit en T aussi. Alors même embarqué dans un voyage dont il n’avait réellement saisi ni le but, ni l’intérêt, si ce n’est, ô raisons amplement suffisantes, qu’il y aurait des femmes et des écus à la clé, il glane tout ce qui peut s’avérer intéressant. Sensations inconnues, expériences novatrices, tournures de pensée rafraîchissantes. Tiens, c’est curieux, ça… Curieux ? Essayons !

Voilà, en quelques mots succincts, comment il en était arrivé là, attaché au bastingage, bien déterminé à assister au point culminant de cette deuxième, ou troisième, qui peut savoir, tempête qui les secouait comme de vulgaires pantins de paille, ballotés par des flots sur lesquels, il faut bien l’avouer, ils n’ont strictement rien à fiche. Si ce n’est rêver d’or et de femmes et d’aventure.

Ah, l’aventure. Elle n’aime pas trop ça, E. Enfin, celle là, en tout cas. C’est elle, pourtant, qui l’avait tiré jusqu’ici. Oh, bien sûr, il s’était laissé tirer. A quoi bon résister ? Surtout qu’en suivant E., il avait découvert que l’on faisait à chaque pas une expérience nouvelle. Tenez, le jour prévu du départ. E. avait insisté, répété, l’aurait marqué au fer rouge si elle n’avait su que c’était une des rares choses à éviter de faire avec sa peau. Soyez là, T. Ne manquez pas le départ, T. Et puis Père d’E. s’y était mis aussi. Ah, tiens, en voilà, une de ces découvertes inattendues qu’on cueillait sur le bord du chemin qu’E. empruntait. Aller dénicher un père au fin fond de l’Anjou, puis le suivre dans une quête un peu cinglée…

Bref, à force de le lui répéter, ben il l’avait manqué, le jour du départ. La faute à une blonde… ou une brune… ou… Fichtre, de toute façon, il faisait noir, peu importait donc la couleur. Une petite effrontée qui prétendait que l’alcool n’avait pas le même goût quand on venait lui suçoter sur les lèvres, et l’avait mis au défi de s’en rendre compte par lui-même. Toujours avide d’apprendre et de tenter des expériences nouvelles, T. avait goûté. Il aime goûter, T. Et oui, goûter, ça finit par… Enfin, vous avec compris.

Bon, sûr qu’après avoir testé différents alcools sur différentes lèvres, les idées n’étaient pas des plus clairs dans la tête de T. pour lui assurer le pied marin. Surtout qu’au vrai, ce n’était pas la mer qui avait fait faux bond à son pied, mais bien le quai et la passerelle. Car il y était, au départ du bateau. Enfin, à un petit mètre près, quoi.

Et bien ça, il n’avait jamais fait. Ni le coup du changement de goût de l’alcool - dont il n’est plus bien sûr de résultat, mais finalement, est-ce que ça compte, le résultat ? -, ni la baignade improvisée au lieu de l’embarquement tant répété.

Petite mésaventure qui n’avait fait que repousser d’un jour le changement d’un pied terrien en pied marin, puisque dès le lendemain, après avoir galopé jusqu’au port suivant, il avait rejoint E. et le bateau.

Il y avait vite pris ses aises. A l’aise partout, T. Elle l’était beaucoup moins, E. Elle répétait, regard noir et haleine fatale, que si, si, elle avait le pied marin. Dubitatif, T. Pour le pied, il voulait bien lui accorder. Pour l’estomac, c’était autre chose.

Il avait donc eu tôt fait de fuir cette cabine soudain saturée non point du parfum suave d’E., mais des relents du contenu à peine macéré de son estomac point marin pour deux sous. De temps en temps, il était allé voir si elle ne s’était pas endormie dans les grandes gerbes multicolores dont elle avait décoré leur cabine. Il eut été dommage qu’elle s’en barbouille sur la peau, il parait que la bile n’est pas bonne pour le teint. Il l’avait trouvée dans la taverne du navire, attablée avec son père.

"Et où étiez-vous quand il fallait me tenir les cheveux ?"

A jouer aux cartes avec Django Elan, il m'a plumé, ce goëland...

Vrai que les goélands sont tous des tricheurs. Presque autant que les Siciliens. Mais baste, ce vieux Django avait un bon fond, bien dans le fond. Et par cette tempête, alors que le pont était déserté, il était de bien meilleure compagnie que les rats qui pullulaient dans tous les coins.

Il y avait eu une petite embellie après cet épisode en taverne. Il avait même cru qu’E., une fois la tête plongée dans l’eau claire, et en faisant fi de l’haleine d’un poisson mort depuis trois semaines après avoir bouffé un rat empoisonné, redeviendrait suffisamment attirante pour qu’il se maintienne la santé autrement que sur la fille qui était de corvée de nettoyage chaque matin sur le pont, et de corvée de T. chaque après midi depuis qu’E. avait perdu cette petite flamme qui la rendait si singulière, flamme étouffée par les gerbes odorantes qui franchissaient ses lèvres dès qu’elle voulait les ouvrir.

Pourtant, à peine eut-il raccompagné E. de la taverne à la cabine que celle-ci s’affala, avec l’élégance qui la caractérisait, même les tripes lui remontant jusque dans l’arrière-gorge. Quelques mots s’étaient échappés :

« De toute façon, je m'en fiche, je ne suis pas malade en bateau... »

Menteuse. Preuve en fut que le « teau » fut ponctué d’un « beuuuuurrrrrhhh » beaucoup plus allongé et guttural. Il venait de la glotte, à n’en point douter, ce « beuuuuuuurrrrrrhhh », glotte qui trembla aussitôt sous l’effet des pauvres aliments qu’E. régurgita presque sur les pieds de T.

Paradoxale en toute circonstance, E. Découvreuse de la parole antiperformative, celle qui est niée dès qu’elle est dite.

Et avant qu’elle ne profite de l’occasion pour lui faire retomber, à défaut des pieds, sur le dos sa propension à n’utiliser sa bouche que dans un sens, T. s’esquiva vers les hauteurs.

Voilà comment, les pieds ballants au dessus des flots furieux, il se gorgeait de la tempête tandis qu’E. dégorgeait tant d’autres choses. Et dire qu’elle soutenait qu’elle n’était pas malade, et assurait que c’était lui qui avait la fièvre, qu’il délirait comme un damné.

Sourire narquois à cette pensée. Délirant ? Lui ? Jamais plus que la veille, en tout cas. Et souriant, toujours, quelle que soit la situation. Au milieu de la colère de l’océan, arrimé à l’esquif qui montait et descendait tel un jouet au bout d’une ficelle, agité par un dieu furibond, son sourire grandit, même, quand une ombre se détachait du gris des cieux, émergea du rideau de pluie et se posa sur la bastingage.


Hey, Django ! J’ai fauché quelques écus au capitaine pendant qu’il roupillait. Une petite partie, ça te dirait ? Et je te préviens, pas moi qui me ferait plumer, ce coup ci…

Délirant ? T ? Allez savoir.

De toute façon, délirant ne finit pas par T.

Enfin, question de point de vue…
Mara_lalia
Sur le bateau, la gamine, comme si elle avait eu le choix.. Traînée avec les sacs et tout le reste. Amenée par son protecteur.. Mais ça lui était égal à la petite. Sur terre ou sur mer après tout, où était la différence ? Moins d'espace, certes, mais à quatre ans, tout parait immense. Et merveilleux..

Et puis, c'était amusant le bateau, ça changeait de la charrette. Et elle n'était pas seule la Mara. Sa nouvelle poupée était de la partie, ainsi que Doudou. Doudou qui devenait noir, Doudou qui puait, Doudou que tout le monde voulait laver. Mais Doudou qui était caché, pour échapper au triste sort du lavage, frottage, séchage.. Allez savoir pourquoi, mais elle l'aimait crade son doudou. Forcément, elle était prête à tout pour qu'il le reste. Pauvre chiffon.

Rouquine de quatre ans, courant sur le pont entre les jambes des autres embarqués, s'amusant toute la journée. Quand certains rendaient les tripes au dessus du bastingage, une autre hurlait aux mouettes, puis aux poissons. Qui a dit que les poissons étaient sourds ?
Elle y croyait dur comme fer au langage de ces petites bêtes. Elle voulait même un poisson, rien que pour elle. Pour lui apprendre des tours, lever la nageoire par exemple.. Ou encore applaudir..
Il faudrait qu'elle demande à Perta. Enfin, demander.. En étant muette..

Allongée sur le pont, la rouquine regardait le ciel. Le roulement du bateau l'endormait, lentement. Le rêve prit la place de la réalité, l’emmenant au pays du rêve justement.
Des poissons volaient dans le ciel, un mouton passa, énorme, rose. La rouquine assistait au spectacle, un doux sourire sur le visage. Le mouton dansait désormais, les poissons sautillaient autour de lui, en chantant, tels une sirène.
Dors Mara, dors.
Et elle dormait, la gamine. Aussi, ne vit elle pas le ciel s'assombrir, les nuages de coton devenir de cendres.
Elle dormait, bouche entrouverte.

La pluie tomba, rapidement. Une goutte s'échappa, passa sur le nez de la rouquine, retomba sur ses petites lèvres fines, termina sa course sur la langue rose de la gamine, avant de mourir.

Les grands yeux gris papillonnèrent un instant, avant de s'ouvrir. Les poissons et le mouton disparurent, laissant place au ciel, sombre, majestueux.
La gamine se leva doucement, manqua de tomber à cause du roulis, insupportable. Pour elle.
Il faisait noir. Quelqun passa, devant elle, elle ne le reconnu pas.


Qu'est ce que tu fais là toi ?! Rentre tout de suite, je t'accompagne.

En guise d'accompagnement, il la souleva, et effectivement, l'amena dans la cabine qu'elle partageait avec le Perta.
Elle était seule. Elle avait peur.
Elle pleura.

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Cherche des roux, PJ ou PNJ pour Rp.. Plus d'infos mp.
Babette
L'avait hate la brune de fiche son pied à terre. Elle ne s'était que peu préoccupée du but de l'expédition, à vrai dire. E n'avait suivi que parce que son père avait pris ce bateau, que ça tentait T, et qu'elle n'avait rien de bien réjouissant en vue à Saumur au moment du départ.

Mais la jeune Penthièvre avait rapidement regretté sa lubie, et n'avait plus qu'une envie : le sol, la terre, se rouler dans le sable, ne plus tanguer, ne plus vomir, surtout. Faut voir son minois et l'air extatique qu'elle arbore lorsqu'enfin le port se propose à leurs regards reconnaissants. Elle en sauterait de joie, s'il lui était resté quelque force...

... mais non, plus une, plus rien. Limite réduite à ramper, E, jusqu'au quai. Mais dans les lacs verts de ses mirettes, ça danse, ça pétille, ça brille ! E exulte, E vibre de joie ! E réalise aussi la raison de leur périple...

... et E récupère rapidement ses esprits. Sans rire, rien qu'à penser que son père dans quelques heures pourrait être duc ! Elle en frétille. Le Portugal, après tout, elle s'en fout. Déjà qu'elle ne porte que peu d'intérêt à la France, alors un pays de mangeurs de morue et de moustachus ! - Oui, E aime les clichés, et alors ? - D'un coup d'oeil qu'elle essaie de mimer blasé mais dans lequel elle échoue à masquer complètement l'étincelle admirative devant le chateau de Lisbonne, elle embrasse l'architecture portugaise et le futur siège du futur fessier ducal, et penthièvrique, et paternel.

Pour fêter ça, E convainc les autres de foutre en perce le dernier tonneau de picole embarqué, et tient de grands discours comme à son habitude, un verre à la main et l'oraison en bouche....

... Tant et si bien qu'au petit matin, l'haleine d'un poney bouffeur de rats en bouche et le cheveu dépenaillé sur la tête, E tente de défroisser sa belle robe encore odorante, haussant une paupière bouffie.


"Alors ça y est, je suis fille de Duc ? Je savais que je ne méritais pas moins..."

...Menteuse... et déçue.
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