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Info:
RP sur la gargotte... Bye Bye Le Puy!

[RP] La Fin du Puy

Gigagil


Noyé sous une avalanche de missives, Gigagil sort prendre l'air.
Mais à peine franchi le perron il vacille sur ses jambes.


Allons bon, que se passe t'il ?

je n'ai pourtant encore rien bu !
Gigagil respire un bon coup et se dirige vers les tavernes lorsque les cloches de la cathédrale se mettent à vibrer.


DING DING DON.....IINNGGG

Giga s'arrête interloqué et regarde le clocher.

Nom de d'jhuu !
encore ces garnements qui s'amusent,
Mais ils vont finir par me les fêler ces bourdons !
Si Tokai ou le Padre les choppent, ce sont leurs oreilles qui vont chauffer ... hahaha.


Gigagil se dirige vers la cathédrale, entre, parcourt les lieux, mais ne trouve personne.
Seul un léger voile de poussière flotte dans l'air, formant des draperies diaphanes tombant des voutes.

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http://gigagil.over-blog.com/ [img]
Archivons Le Puy..., incarné par Allixa
"Jhaampe"


DING DING DON.....IINNGGG

Les cloches de la cathédrale!!! En pleine semaine!!! En plein après-midi!!!

Jhaampe lève la plume d'oie des parchemins qu'il est en train de remplir pour le Comté, l'essuie et la dépose avec précaution sur l'écritoire en bois précieux qu'il a acquis il y a déjà un certain temps le jour où il a été agréé haut fonctionnaire.

Il se lève et sort devant chez lui.

Il n'a pas souvenance qu'une cérémonie doit avoir lieu...

Il se rappelle que les cloches sonnent non seulement pour les offices, mais aussi parfois pour avertir d'un danger, comme un tocsin, ou pour annoncer un événement important.

Intrigué, il se couvre d'une fourrure pour se protéger du vent piquant et se dirige vers le centre...

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"Catharina"


la vagabonde etait entrain de manger un des croissant de dame Maena lorsqu elle entendit des cloches retentir...

bah tiens en v'la une, je suis deja ronde ou mes oreilles entendent des cloches retentir...



DONG...... DONG......

bah nan... l on dirait bien que cela sonne vers la cathédrale...
vais enfin rencontrer les fameux curé et eveque de c'te village...uhmmm nondidiou....pourquoi pas !!!


Catharina salua bien bas tout le monde dans la boulangerie et s'elanca d un pas rapide vers la rue, en suivant le bruit des cloches pour ne pas se perdre encore une fois...

ce que cela sonne autant un vendredi, cela lui parut etrange...y aurait il eu un mort ??? ci c est le cas, là n est peut etre point sa place...

mais , levant la tete, elle apercut la grande batisse, une jolie cathédrale de pierre...

et quelque gens semblaient se ruer vers l entrée, elle suivit la populasse...

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"Maena"


A la boulangerie Maena n'eut que le temps de servir Cat qu'elle la vit se précipiter au dehors.

Maena sortit pour voir.
Tous les habitants allaient dans la même direction, l'église.
Les cloches sonnaient à tout rompre.


DING DING DON.....IINNGGG

L'inquiétude la gagna tout de suite.
L'un des habitants parlait de tocsin.
Maena en frissonna, c'était la première fois qu'elle entendait ça.

Il devait se passer quelque chose de grave.
Alors sans plus attendre, elle ferma la boulangerie et suivit la foule.

Archivons Le Puy..., incarné par Allixa
"Alphonse_Ben_Hur, incarné par Morphee"


- Al, J'te dis qu'elle est en train d'crever!!

- Ben_Hur, arrête ton char! Elle est juste trop grasse pour s'trainer!

- Al, j'te dis qu'tes bêtes elles font un drôle de grabuge. T'as pas vu ton cleps? Y veut même pu aller dans l'champ.
Rien qu'à s'en approcher il a la queue entre les pattes et y couine comme une pucelle.


- Déjà mon gros, tu parles pas d'mon chien comme ça, c'est pas sa faute si à la naissance le cordon les avait étranglées. Pi ferme donc ton clapet, il a du juste se faire bourlinguer par la Rose.

- Pi Al, tu trouves pas qu'ton champ y penche? Pas étonnant qu'les bêtes elles geulent.. Pi t'as pas entendu les loups hurler en pleine journée?

- Dis donc toi, t'as pas un peu trop abusé d'la gnole chez l'père Barnabé? Et jte f'rai dire qu'un loup ça gueule quand ya à bouffer, ou bien pour rappeler qui qu'est l'maître du coin.

- Quand même Al, tes vaches qui meuglent dans ton champ penché, bha moi j'trouve ça pas naturel.

- Ben?


Un bruit sourd, bourre pif pour l'emmerdeur. Ben se tient le nez des deux mains... C'est qu'il lui a ptet cassé c'te raclure.

Ta gueule!


Ben-hur, Cassandre d'un drame en devenir...

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"Tessay"


D’un pas mal assuré, sorti de l'ombre de la nuit.
Le mantel crotté, déchiré par les intempéries et le temps, le chapeau devenu informe avec une plume décharnée pendouillante.

Il s’avança interrompant de sa seule présence les conversations. On le dévisageait. Il était méconnaissable à ceux qu’ils l’avaient connu dans un autre temps.

Il leva son bâton de marche, comme pour invoquer un oracle, mais tel Cassandre serait-il entendu ?

De sa voix éraillée, méconnaissable, il dit d’un ton fataliste :


Ponots, POnotes, on nous prends en traîtres
Le village du Puy va disparaître !
C'est mon village ou que je suis né,
Mais où c'est que je va troubader ?????
Et ma fière équipe de soule !!!
Qui se battait à en devenir saoul ?
Et mes amis des tavernes ????
Parfois Ours des cavernes !
Et mon merveilleux cadastre ?????
Perdu à jamais dans les astres ?

Emporté par la ferveur de son discours, le vieux troubadour s’affaissa. Il s’appuya sur son bâton, puis se redressa mais la tête courbée dans l’ombre de son feutre d’une voix morne et repentante il ajouta :

C’est de ma faute, si je n’étais en retraite …
Je n’aurais pas laissé le permettre.


Il vacilla, puis continua sa marche trainante dans le noir de la nuit transparente.



[HRP A bientôt peut-être, dans une autre ville, village, je sortirais un jour de ma retraite. /HRP]

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"Jhaampe"


Ils sont maintenant plusieurs à marcher vers le parvis de la cathédrale. Certains guignent leurs voisins du coin d'un oeil inquiet, d'autres insouciants jasent comme se rendant au marché...

Il y a des années que les cloches ont ainsi sonné.
Peu ont connu les époques troublées des guerres contre l'Anglois, mais tous en ont ouï par leurs parents. Les grands rassemblements, scandés par les cloches battant à toute volée, n'étaient jamais temps de réjouissances. Étaient annoncé alors l'arrière-ban, la réquisition des hommes et des victuailles pour fournir les troupes armées par le Comte au service de son Seigneur le Roy; ou aussi la fermeture des villes qui désiraient échapper à la Peste, laissant les paysans démunis hors les murs à la merci du fléau...

Jhaampe rumine ces sombres pensées, lorsqu'une voix familière lui fait tendre l'oreille... Tessay!
Il sourit mais se rembrunit aussitôt.
Tessay a manifestement connu des jours meilleurs. Il semble sortir d'outre tombe et son discours qui a toujours merveilleusement charmé son auditoire est aujourd'hui parole de Mort. C'est la fin du monde qu'il annonce, bâton haut levé dans la main droite, tel Moïse fendant les eaux de la Mer Rouge.

La fin du Puy!!!

Mais, quand... comment... Dieu ne peut permettre une telle ignominie...

Jhaampe, assommé, arrive sur la place où une foule encore clairsemée commence à se rassembler.

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"Carnegie"


L eleveur revenait des champs.
Il etait alle inspecter une terre qu il envisageait d acheter. Un peu loin du village, certes, mais avec une herbe bien grasse pour ses betes et meme un petit filet d eau qui traversait le fond de la vallee.
Et puis a 15km de le la mairie, le terrain etait quand meme bien moins cher.

Le Ponot avancait donc sur le chemin desert, le sourire et le brin d herbe aux levres. Il vit des nuees d oiseaux s envoler et s eloigner rapidement dans les cieux.

Soudain, il chuta. Surpris, il se releve et se demande sur quoi il a trebuche.
Rien. Rien ne depasse de la sente. Pas une racine, pas un caillou. Tout est calme et silencieux.

Il reprend a peine ca marche lorsqu il se met a trembler. Il tremble. Les arbres tremblent. La terre tremble.

Le chemin danse sous ses yeux. Les cailloux du haut de la colline devalent ses flancs.

Le phenomene s accentue. Des blocs de roche un peu plus gros commencent a passer sous les yeux de Carnegie.

L homme, completement interloque, est a quatre pattes sur le chemin. Regardant fixement le sol qui change juste sous son visage.

Il croit devenir fou. Est ce donc la la fin du monde dont il a entendu parler a l eglise? Est ce la manifestation du tout puissant qui vient punir les mauvaises actions des hommes de ces terres?

Il ne peut y croire.
Il se redresse, tente de garder l equilibre et de reprendre sa marche. Il doit aller prevenir les Ponots.

D un pas mal assure, s effondrant tous les quelques pas, il avance. Il lui semble alors entendre des cloches dans le lointain, sonnant comme pour le soutenir, le guider.
Et soudain, plus rien.

La terre est de nouveau ferme sous ses pieds. Les cloches ne sonnent plus. Son regard se porte sur la colline et il lui semble qu elle a retrecit, perdant les roches de son sommet.

Se demandant si il a reve ou si l endroit est maudit, il prend ses jambes a son cou et courre en direction du Puy et de sa taverne: il faut qu il raconte ca! (et vide un tonnelet de vin!)

Il courre a en perdre haleine et couvre rapidement la distance qui le separe de la ville. Il debouche enfin en haut de la derniere montagne avant la descente vers la porte de la cite.

Stoppant d un coup, la bouche grande ouverte de surprise, il decouvre alors un paysage de desolation.


HRP: Pour la fin de notre bonne ville, j ai pris le parti de suivre LJD Gigagil dans l option tremblement de terre. On peut ensuite enrichir avec incendie, innondation, etc...
Ce fut un plaisir de jouer avec vous tous LJD des Ponots! A bientot dans une autre ville! /HRP

Archivons Le Puy..., incarné par Allixa
"Morphee"




Morphée était satisfaite de sa journée de la veille. L'échoppe avait enfin pris vie. Le métier à tisser était bien campé sur ses pattes de bois, elle avait même, malgré le froid et la lumière vacillante, fait quelques aller retour avec la navette pour éprouver la qualité de l'installation... Avant de vite monter au premier étage pour un sommeil réparateur.

La nuit fut propice à mille rêves fantastiques, dont un la menant au Louvre pour y présenter une robe de bal, elle fut éveillée plusieurs fois, pour une raison qu'elle ne pouvait s'expliquer. Néanmoins, au petit matin, elle remarqua que certains de ses meubles s'étaient déplacés d'un petit rien, donc elle prit cela pour un petit rien également.

Son étonnement fut grand lorsqu'elle ouvrit le volet de sa chambre. L'aube déjà disparaissait, laissant place à la journée, mais aucun chant d'oiseau ne se faisait entendre, ni piaillement, ni roucoulement agaçant de pigeons gourmands qui venait parfois mendier quelques miettes de pain à la fenêtre. Un silence de mort...

Morphée pencha la tête pour tenter d'apercevoir un humain, un animal... Le chien du voisin paraissait agité, et tirait sur sa corde comme un forcené. Sans doute avait-il du flairer une chienne en chaleur...
Oubliant un peu cette étrange atmosphère, la jeune fille mangea un bon morceau de pain et fit sa toilette afin d'accueillir ses nouveaux clients.

Petit air connu aux lèvres, elle venait d'ouvrir le auvent de son échoppe que le tocsin se mit à retentir. Ce n'était pourtant pas l'heure de la messe! Danger... Un frisson parcourut son échine... Enroulée dans sa cape de laine, la jeunette traversa la place principale pour se rendre à la cathédrale. Un attelage fou manqua de la renverser, et elle se rua au côté du paysan qui gisait, le cul par terre, sur les pavés. En une autre journée elle se serait mis à rire, mais aujourd'hui, tout semblait aller de travers.

" Mon bon Messer, ça va ti aller? "

" Vous inquiétez pas ma bon' dame, c'est qui sont énervés d'puis c'matin, ché pu quoi en faire d'ces bestiaux! "

Morphée aida le pauvre homme à se relever.

" Voulez qu'on aille l'rechercher les canassons? "

" Oh bonne mère vous fatiguez po. Jvous parie qu'ils sont r'partis à l'étable les goulus. Allons plutôt voir c'qui s'passe pour que l'tocsin y nous casse les oreilles. "

Ce fut donc en bonne compagnie que la jeune femme arriva devant le parvis de la cathédrale. La populasse entrait, et c'est avec inquiétude qu'ils la suivirent
Allixa
La nuit avait été agité, la vagabonde n'avait guère réussi à se reposer, le sol se voulant tremblant sous elle.
Ayant enfin réussi à s'assoupir sous un arbre qui avait fini de voir tomber ses fruits, Allixa grommella en entendant l'église sonner, jusqu'à l'instant où elle se redressa comme un diable, enfouissant sa couverture dans sa besace avant de la jeter sur son épaule en se rendant compte qu'on était pas dimanche et qu'il s'agissait du tocsin.

Prévoyante, la petite brunette ramassa les quelques fruits tombés de l'arbre pour les enfouir dans sa besace avant de courrir à toute jambe vers la cathédrale du Puy.
Arrivant à bout de souffle, elle entendit un troubadour poéter sur la fin de la ville, voyant des canassons traverser l'assemblée sans le moindre propriétaire pour les diriger.
Fronçant le sourcil en songeant aux tremblements du sol durant la nuit, la jeune femme frissonna d'appréhension en soupirant.

Pour une fois que je me plaisais quelque part...

Jetant un regard sur les gens en présence, elle sentit un vague sentiment de tristesse lui faire monter une larme à l'oeil.
Passant au devant de l'étal de la boulangerie, elle vit que personne n'y faisait surveillance et son instinct de survie pris alors le dessus attrapant deux-trois miches de pain pour les caler dans son sac.
Ci-fait, vérifiant que personne ne l'avait vu, elle ancra sa besace sur son épaule, ne se retournant pas sur le Puy, reprenant les routes comme elle était arrivée, sans un mot....

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Allixa, ne vous fiez pas aux apparences
Archivons Le Puy..., incarné par Allixa
"Pachillou"


La nuit précédente avait été agitée pour Pachillou. Il avait été pris de vertige, même couché dans son lit, comme s'il avait trop ingéré de bière de La Poutre. Lors de son lever, vers 1 heure de l'après-midi, il remarqua que ses parchemins, normalement bien disposés sur sa table de bois, étaient entremêlés.

Cela ne lui aurait pas paru si étrange que ça, sauf que l'atmosphère était... comme irrespirable, comme lors d'un jour de canicule. Et les rues du Puy n'inspiraient pas la tranquillité.

Lorsqu'il franchit le palier de la porte, il entendit le DING DONG des cloches de la cathédrale... en plein après-midi !!!
Et son vieil ami Tessay d'errer dans les ruelles en récitant des vers apocalyptiques. Il vint à lui, lui proposant son bras pour le soutenir


Que racontes tu mon vieux, la fin du Puy ?Ne dis pas de sottises, tu as abusé de la dive bouteille !

Mais ça ressemblait à la fin ... Une foule énervée courrait partout, et semblait se diriger vers la cathédrale. Des chevaux galopaient en tout sens ...

Et dans une ruelle, non loin de la cathédrale, Pachi remarqua ... un loup !!!!


Il y a un leu Tessay !!!! Un leu !!!!

Pachi se dirigea vers le loup. Celui ci lui grogna et aboya dessus. Ses yeux devenaient fous et il se jeta sur lui. Pachillou l'attrapa avec son couteau en plein vol, et lui transperça la gorge comme un pourcin !

Non loin de la ruelle se trouvait un escalier de bois qui menait à un rempart, lequel donnait la vue sur tout le Velay, les montagnes arvernes et sur la fameuse vallée dans laquelle Ponots, osts languedocien et auvergnat vaincurent il y a quelques mois les hérétiques Lunes Pourpres...

A la grande tupeur de Pachi, cette vallée boisée était ... en flammes !!!!! Une nuée de corbeau virevoltait au-dessus de la forêt, et se dirigea sur le Puy, annonciateurs de malheur. Les bêtes sauvages, et notamment une meute de loups fuirent la forêt, et se dirigaient vers le Puy, comme pour chercher refuge en hauteur.

Pachi retrouva Tessay et s'écria paniquer


Tessay !!! Tessay mon bon Tessay !!! La forêt en aval est en feu !!!! Les leus sortent des bois !!!!

Et de conclure, en hurlant comme un demeuré :

Nous sommes piégés !!! Nous allons tous mourir !!! Il faut alerter les autres !!!

artistiquement parlant, je verrai bien une nuée de catastrophes s'abattre sur le Puy, sans origine explicable ! Le Puy va être détruite, mais miraculeusement nous allons tous survivre... Mystère mystère...


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"Morphee"




Cela s'affairait dans la tête de la brunette.

- NON!!!
- Comment ça non?
- NON! N'entre pas!!
- Et pourquoi que j'entrerai pas?
- Parce que non quoi!
- Mais pourquoi que non quoi?

Les rouages du cerveau humain sont bien étranges, mais cet échange eut comme effet de faire s'arrêter les mouvements de Morphée. On avait beau la bousculer, son corps ne pouvait se résoudre à franchir les portes de la Cathédrale...
Levant la tête, elle remarqua une lézarde, puis deux... Son visage balaya la place du regard.. Bon sang! Mais que s'était-il donc passé pendant la nuit? C'est qu'elle n'avait pas pris le temps de regarder le paysage, toute pressée qu'elle était de répondre à l'appel du tocsin.
Les maisons campaient encore sur leurs pieds, mais elles n'étaient plus tout à fait semblables. Les ruelles étaient déformées.

"Je reste dehors! Que le ciel me tombe sur la tête, mais pas l'clocher! "

Et ses parents? les fiers bûcherons qui logeaient à l'orée de la forêt? Abandonnant toute notion de sûreté, Morphée fit volte face et prit le chemin en sens inverse. D'abord, voir si sa maison faisait la trogne, embarquer sa besace et retrouver ses parents...
Une balafrée... Voilà ce que l'on aurait pu dire de l'échoppe. Et elle ne s'était rendue compte de rien. La cicatrice était fine, mais visible à qui voulait se donner la peine de poser le regard assez longtemps sur la demeure de la tisserande.
Le balluchon à l'épaule, la jeune femme descendait rapidement une rue lorsqu'elle entendit hurler :

" Tessay !!! Tessay mon bon Tessay !!! La forêt en aval est en feu !!!! Les leus sortent des bois !!!! "

Son sang ne fit qu'un tour... Voir, espérer... Elle se rua vers l'endroit d'où semblait être venue la voix...

" Nous sommes piégés !!! Nous allons tous mourir !!! Il faut alerter les autres !!! "

Un hurlement s'échappa de sa gorge lorsqu'elle vit l'étendue du désastre... Et ses conséquences... La maison familiale devait être en cendres... Et ses habitants? Comme elle aurait voulu pouvoir les rejoindre, mais de quelle manière? Au péril de sa vie? Courageuse certes, mais pas téméraire. Surtout avec les bêtes sauvages, qui apeurées, tentaient de rallier un endroit ou elles seraient en sécurité, faisant fi des gens qu'elles pourraient piétiner.

Faisant demi-tour, elle se décida à revenir en place publique, mais surtout pas dans la cathédrale... A la suite du tisserand qu'elle avait rencontré un court instant, sur le marché, pour l'achat de la houppelande qu'elle portait ce jour...


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"Alphonse_Ben_Hur, incarné par Morphee"


En aval protégé par ce rempart naturel qu'est la Borne

- Alphonse, Si j'te dis un truc tu vas pas m'en coller une?

- Ché pas Ben-Ur... Dépend d'comment tu vas cause d'mon chien.

- Nan Al, j'parle plus d'ta chienne promis. Oh merdre! D'ton chien...

Une calotte sur la nuque, pas trop fort cette fois, histoire qu'il puisse continuer

- Tu trouves pas qu'la ville elle est comme ton champ, d'traviole? Pi l'pic d'laiguilhe il a pas perdu un peu d'caillasse? J'tai dit qui s'passaient des choses pas naturelles.

- La mon gros, j'peux pas t'donner tort. Ché pas pour toi, mais moi j'mettrai bien l'campement ici, près d'la ville. On verra si d'main elle s'ra r'dvenue droite. C'est qu'on a bien tisé chez l'Barnabé hein?

- Al, et si c'était la Créature Sans Nom? Tsé comme dans l'liv de vertus.. La cité la qu'elle est maudite.

- J'en sais rien Ben, chu pas baptisé...


De la fumée noire apparaît au loin, après la ville et son tocsin qui peut s'entendre à des lieues...

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"Gigagil"


Le sol vacille sous les pieds de Gigagil.
Il a l'impression que les murs oscillent.
Des gravats s'abattent autour de lui dans un nuage de poussières.


DONNGGG BLAMMMM

Gigagil se précipite hors de la cathédrale, évitant de peu pierres et poutres qui chutent autour de lui.
Sur le parvis, il se retourne et voit le clocher se fissurer et s'effondrer.


Mordiou, cette fois c'est grave !

Gigagil fait le tour de la place du village en hurlant.

Sortez de chez vous, faites gicler les animaux,
éloignez vous des bâtiments !

Le ciel nous tombe sur la tête !


Archivons Le Puy..., incarné par Allixa
"Carnegie"


Il descendait dans le creux ou se blotissait Le Puy comme il descendrait en Enfer.
Plus il descendait, plus la temperature augmentait. L air devint lourd, epais. Il ne pouvait plus vraiment courir.

L eleveur allait donc marchant se demandant ce qu il se passait.
La foret au Nord de la ville etait en feu. Les eaux du Lac semblait anormalement hautes et agitees.

Et la ville...
Il voyait des toitures effondrees, une fumee anormalement epaisse s elevait de la rue des forgerons, des petits bonhommes courraient dans tous les sens. Il en vit un, dont la carrure lui fit pense a Gigagil, sortir en courant de la cathedrale, poursuivit par un nuage de poussiere.

Carnegie saisit un baton pour s aider dans sa marche et tente d accelerer le pas.

Alors qu il est a 50m des portes de la cite et se mele au flot des fermiers qui vont chercher securite a l abris des remparts, la tour du midi se detache de la courtine et lentement descend vers le creux du val. Sans se desagreger, non non, juste en glissant, delicatement, bien droite.


Ah crenom de crenom! Qu est ce qu il se passe ici?!

Gigagil! Ola! Quelqu un!


Il franchit les portes et s enfonce dans l agitation des rues, ou les tuiles des toits tombent de plus en plus drues. Les vibrations du sol reprennent...


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"Maena"


Maena regardait autour d'elle. Tous, comme elle, avaient peur.

La terre grondait et montrait sa colère.
Les gens criaient, couraient dans tous les sens.Des enfants pleuraient.
Les animaux étaient affolés, fuyaient cet endroit.

Alors elle courut aux écuries, ouvrit les portes et libéra les chevaux.
Elle essaya de calmer Pegasus

Mais une autre secousse la fit tomber
Alors elle le laissa filer, comment aurait-elle pu le protéger.


Va, mon beau !! sauve toi !!

Elle se releva, les murs des écuries craquaient, se fendaient.

Elle courut au dehors.
La peur, elle ne vit que la peur dans les yeux des femmes et des hommes.

Le malheur s'abattait sur la ville


Où aller ? Que faire ?

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"--Martin_pecheur"


Il pechait.
Autant dire qu il dormait au fond de sa barque, attendant qu un poisson assez bete morde a l hamecon.
Il etait bien au fond de sa barque. La mere Michelle ne pouvait pas le faire suer ici. Tout etait calme.
Meme si ces abrutis de la ville avait encore trouver une raison pour creer de l agitation et du bruit!


BLOP!

Allons bon, il pensa, qu est ce que c est que ca? Une prise? Non, pas deja!

Il se redressa et regarda autour de la barque. Il n etait plus sur le Lac. Enfin...


Ah foutriquet que ca! comment est ce que...

Sa barque etait bien sur l eau, certes, mais plus sur le lac.

Il voguait au dessus de ce qui, ce matin encore, etait le champ de ble du vieux Martial.

L eau etait bizarre, et puis si chaude qu il du retirer la main qu il venait d y tremper. Tres boueuese aussi, et...

BLOP!

Il l avait vu cette fois, pas reve!

Une bulle! Une enorme bulle!
Et une autre!

Des bulles crevaient la surface du lac comme si c etait un potage sur le feu!

Martin saisit ses rames et dirige son embarcation vers sa maison, situee la ou le lac s epanche dans la riviere.


La mere Michellee! Elle va pas me croire!

Mais lorsqu il arriva sa maison, il n y a plus rien. Juste la montagne.

La falaise qui auparavant dominait sa chaumiere depuis l autre rive et lui fournissait l ombrage si agreable en ete, cette falaise donc, avait basculee en avant. La ou sa modeste demeure devait se trouver, il n y avait plus qu amas de roches et de terre. Un mur de rocailles d une bonne vingtaine de metres de haut.


Et ce mur bloquait le debouche du val ou etait le Puy.
Au moins maintenant Martin savait pourquoi le lac montait.


Entoure de bulles percant la surface de tous cotes, il echoua sa barque pres du chemin de la ville et courut en criant pour alerter tout le monde.

Nous sommes perdus! On va tous mourir noyes! Ou ebouillantes!


Allixa
Au temps du jugement dernier, A la Poutre

Ses pas pour partir du Puy l'avait conduit jusqu'ici, levant son regard vert sur la batisse, elle s'aperçut que certaines réparations orchestrées par Milk n'avaient pas tenu le choc des secousses de la nuit.
Du joint de chaux et de la pierre gisaient ça et là au sol, soupirant la brunette entra alors dans la taverne en poussant la lourde porte de bois qui peina à s'ouvrir, ne s'entrebaillant que pour le passage d'un homme, surement avait-elle pris du jeu, ou le sol avait-il bouger suffisament pour la bloquer.

Les mouvements de la terre avait été minimes et pourtant nombre de choppes d'argile étaient explosées sur le sol, tombées des étagères.
Les lèvres pincées, la vagabonde parcourut alors l'auberge et ses réserves, enfouissant tout ce que sa besace put recevoir.
Du vol ??? Oui on pouvait appeller ça comme ça, pour autant le proprio du lieu ne le saurait surement jamais, d'ici qu'il revienne il retrouverait sa taverne en milles morceaux ou incendiée comme elle avait pu l'être par le passé.

D'ailleurs vu le passif du lieu, entre un tressé bourru, une tavernière-alchimiste-mairesse, l'incendie, milshakeur et maintenant ces tremblements de la terre, l'endroit devait être maudit ou un truc du genre.
Pourtant la petite brunette pris le temps de se poser autour d'une table pour manger et boire, pourquoi ?
Se sustenter assurément, faire des réserves pour pouvoir tenir quelques jours sans manger ou presque.
Conjurer le sort en risquant de se prendre une pierre sur la caboche ?
Peut-être oui...

Toujours était-il qu'elle restait là, le temps de dévorer un repas au milieu des morceaux de choppes brisées, la vagabonde promue au rang de tavernière de cette taverne par un homme qui la connaissant pourtant à peine, à tort ou à raison...

Quelques fractions de minutes après...

Assise sur son banc, la petite brunette sentit quelques tremblements, ne s'en inquiétant pas plus que ça en terminant de croquer avidement sa pomme et de boire son gorgeon.
Son obstination à vouloir rester icilieu fut remise en question par un morceau de pierre suffisament conséquant qui se détacha du plafond pour venir fendre en deux la table sur laquelle Allix mangeait, envoyant voler les quelques ripailles qui se trouvaient dessus.

Se retrouvant les quatres fers en l'air sous l'explosion du plateau de bois, la jeune femme resta un moment le regard agard, ses grands yeux verts écarquillés à l'extrême.
Encore abasourdie, la brunette redressa rapidement le regard vers le plafond en entendant un bruit de bois qui travaillait, c'est alors qu'elle aperçut une des plus grosses poutres de bois de la taverne, surement celle qui lui avait valu son nom d'ailleurs, commencer à se fendre en deux.

OH BORDEL !!!!!!

Ni une, ni deux, la bougresse tira sa besace de sous le banc à terre et fila à toutes jambes vers la sortie, l'atteignant juste au moment où l'énorme morceau de bois craqua sous une secousse plus intense que les autres, la faisant tomber juste au dehors sur le seuil de l'auberge.
Une nuage, mélée de poussière de chaux, d'échardes de bois et de minuscules morceaux de pierre fit s'ouvrir grand les portes de La Poutre, laissant juste le temps à Allixa de plaquer son visage au sol, posant sa besace sur sa tête, la plaquant avec ses mains, pour se protéger au mieux des projections que portait le souffle.

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Allixa, ne vous fiez pas aux apparences
Tania.w.
Trop jeune pour avoir ce passé, trop sensible pour les ressentir.
Tania observe, sur ce sol froid, l'agonie de leur coeur brisé.
Leur existence maintenant se finit au Puy, sous leurs yeux défilent leurs vies.
Ils écrivent leurs derniers adieux avec tant de regrets.
Avec tant de cruauté, il faut le dire, leur destinée est défaite.

Son esprit devient muet, leurs ténèbres la touche, elle se perd dans ce tumulte.
Son avenir devient à présent incertain, elle voudrait savoir, connaître sa destinée à présent mais en vain.
Il faudra prendre ce chemin sans retour mais lequel prendre, elle est comme un coeur sans amour.

Les murmures deviennent incessants sous ce ciel gris monotone.
Les souffrances se mélangent au gré d'un bal tel une douloureuse fête.
Il ne manque plus à ce tableau quelques larmes de nostalgie.
C'est sur sa joue immature que Tania sent cette perle couler malgré l'esquisse d'un sourire presque anodin.

Demain, Le Puy ne sera plus qu'une image qui de temps en temps sera dans vos mémoires, de passage...
La secousse grondait comme eux criaient leur désaroi...
Morphee


" Dans un tremblement assourdissant, le sol s’ouvrit sous les pieds des rares à être restés en ville. Des flammes hautes comme une cathédrale vinrent les dévorer. Les bâtiments furent mis à bas, les pierres s’effondrant sur leurs habitants, et les flammes dévastaient tout. Bientôt, toute la cité fut engloutie dans les entrailles de la terre, ne laissant plus aucune trace de son existence. "
Le Livre des Vertus - Livre de la Pré-Histoire - Chapitre VI - « La punition »

Bordel de Dieu! J'sais c'qui se passe!

Le pouvoir divin, c'est comme une arme de destruction massive. De temps en temps, faut vérifier que la machine est pas enrayée. Alors le Très-Haut avait fermé les yeux, et pi pointé, au hasard. Pas d'bol, c'est L'Puy qu'allait ramasser. Et ramasser dur.

Fallait qu'elle retourne à son échoppe... Et espérer... La jeune fille suivit le flot de la foule sans pouvoir toutefois bifurquer là ou elle aurait voulu...

Puis d'un coup d'un seul, un grondement sourd, et l'impuissance des habitants à stopper les élans de la terre. La ville entière tremblât, les maisons s'effondrèrent dans un fracas assourdissant, pierres, tuiles et débris volèrent dans les airs, blessants certains, ensevelissant d'autres... Morphée sentit une vive douleur à la nuque... Mais il fallait continuer, quelque soit la douleur, quelque soit le spectacle qui se déroulait devant ses yeux affolés, quelque soit le sort que le Très-Haut semblait vouloir leur réserver.

Elle avait conscience qu'il lui fallait rester sur ses deux pieds, car elle se serait fait piétiner par la foule, cette foule terrorisée qui hurlait et semblait vouloir se précipiter vers la place de la Cathédrale afin de se rendre au seul endroit ou réconfort serait donné.

Merdre! Trébuchant sur une pierre, Morphée s'étala de tout son long, et se recroquevilla bien vite pour se protéger de ceux qui allaient lui marcher dessus. Une personne, puis deux... Des pas qui vous broient le dos, vous écrasent les cuisses... des larmes de douleur coulèrent le long de ses joues poussiéreuses... Etait-ce ainsi qu'elle finirait ses jours?


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Un peu d'elle, et des autres
Catharina
la Catharina ne comprit rien de ce qui se passait dans cet endroit...
Elle etait simplement entrain de suivre un son de cloche lorsqu elle vit tout un amas de gens crier ci et là...

Elle fut meme bousculée par des manants...

Certains criaient "aux leus", d autres etaient génés pas des chutes de pierre...


Mais que se passe t'il donc par ici ??

Le ciel nous tombe sur la tete ?? non d'un p'tit bonhomme....

J' sais ben que je suis nouvelle mais faudrait me le dire si c'te village est piègé...y a tout qui tombe !!!


Hey le mioche!!! tention à't ' tete !!


La vagabonde eu juste le temps de pousser le p'tit à l abrit qu elle apercut la dame Maena tomber sur les fesses en libérant les chevaux d une écurie....

Meme dans une situation pareille, son bon coeur l emportait... C'etait un sacré bout de femme cette Maena....

Catharina court vers la dame pour la relever mais elle s'etait deja remise debout seule lorsqu'elle arriva à son encontre...


Bah dites donc..z'etes bien courageuse de tenter de liberer ces betes, vais vous aider...votre joli postérieur ca va ?? il a pas trop mal ??

Catharina eu un leger regard vers le fessier de la dame, pour regardé si du sang coulait mais elle ne vit au travers de la cape biensur...elle regarda alors la dame droit dans les yeux et demanda sérieusement..

sinon.. il se pas quoi donc dans c'te village ??
Jhaampe
Au moment de pénétrer dans la cathédrale, Jhaampe sent le sol se dérober sous lui. "V'là que je suis ivre sans avoir bu, maint'nant!!!" se dit-il. Mais les secousses s'accentuent dans une sourd grondement. Des gravillons lui tombent dans les cheveux, une pierre sculptée le frôle dans un grand fracas...

Il voit Gigagil jaillir de l'édifice. Le maire est hagard. Jhaampe se rue à sa suite sur le parvis. Comme dans un rêve, il entend:

Sortez de chez vous, faites gicler les animaux,
éloignez vous des bâtiments !

Le ciel nous tombe sur la tête !


Il lève les yeux. Les tours de la cathédrale semblent se balancer, des fissurent apparaissent, des pierres se déchaussent et s'écrasent au sol...

"AURORE!" Il se secoue et se met à courir vers la masure de sa maîtresse.
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Nismois d'origine, ex-Ponot d'adoption et de cœur.
Avocat du Barreau languedocien et... Maçon
Croix civile du Languedoc
Maena
Maena voit arriver cat alors qu'elle se relevait et que Pegasus galopait vers les remparts.

Je vais bien, je vais bien.
Mais ne restons pas là !


Maena prend Cat par le bras et l'entraîne vers la place du marché.

Ce qui se passe ?
j'n'en sais rien, Cat

l'autre matin j'ai rencontré une vieille femme, elle criait en me pointant du doigt
vous allez tous périr et disparaître dans les entrailles de la terre !!
j'ai traité, cet oiseau de mauvaise augure, de vieille folle !!

et maintenant que j'y repense ........


Il nous faut nous organiser, rassembler tout le monde.
Nous devons quitter cet endroit pour sauver nos vies.
Regarde les maisons ne vont pas tenir très longtemps.


Puis des pleurs attirent son attention.

Elle aperçoit une petite fille, seule, en larmes, une poupée de chiffons dans les bras.


Mon Dieu !! Combien d'entres eux vont se retrouver seuls !!

Elle prend la petite dans ses bras

Il faut nous dépêcher, Cat.
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Allixa
Devant La Poutre

Les secousses se faisaient fort violentes, de plus en plus puissantes, reprenant doucement ses esprits après avoir été soufflée au dehors par la chute de la poutre centrale de la taverne, la petite brunette ota sa besace de sa tête, des gravats tombant au sol sous ses yeux.
Quelque chose pesait sur son dos, tournant le regard, elle aperçut alors un bout de bois conséquent et le poussa de la main, donnant un coup de rein pour aider à le faire choir.

Bon sang...

La pauvresse avait la sensation d'avoir un corps en milliers de morceaux lorsqu'elle le secoua en se retournant pour s'assoir, ayant une impression de mal de mer à force de sentir le sol bouger sous elle.
Dans son malheur, elle avait la chance d'être dans une rue peu passante de la ville et les habitants ne se ruaient pas par ici pour fuir à toutes jambes.

Passant ses mains sur son visage, elle se rendit compte qu'elles avaient subi plus d'écorchures qu'il ne l'aurait songé, certaines superficielles d'autres plus profondes, tout comme son cuir chevelu avait du céder au dessus de son front, surement taillader par un éclat de silex, un fin filet de sang sillonant entre ses yeux pour finir sur le bout de son nez.
D'un revers de manche elle essuya le maximum avant de voir à se lever, exercice pas forcément évident lorsque la terre se veut tremblante sous vos pieds.
Enfin sur ses pattes, Allixa grimaça en voyant ses braies noires cisaillées en de nombreux endroits, tout comme son corsage, des coupures aux cuisses et aux mollets apparaissant par les entailles du tissu, le sang s'en écoulant finissant dans ses chausses, il n'y avait guère que ses bras, surement protégés par la besace qui n'avait pas plus souffert que ça, son dos la tiraillant du poids du bois qui l'avait recouvert le temps de son étourdissement.

Bon !!!! Ma cocotte, tu va pas rester là à attendre que ce taudis s'éffondre, tout comme la ville !!!!
En route !!!


Ayant tenté de se redonner du courage, la vagabonde rejoignit alors une des artères principales du Puy qui se voyait bondée de monde, grimaçant en voyant combien les badauds couraient en tout sens, ne prenant garde à personne et piétinant même ceux tombés sur leur passage.

Mouaip....


Se ravisant l'impétueuse décida de passer par les petites ruelles afin de sortir du Puy, visitant rapidement les échoppes abandonnées qu'elle rencontrait sur son passage pour compléter sa besace de voyage.
Dieu seul savait combien de temps durerait son nouveau périple, ni où elle atterirait.


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Allixa, ne vous fiez pas aux apparences
Morphee


[ Conversation entre deux neurones ]

- Non!
- Hors de question!
- Chui pas d'accord
- Ah? T'es d'accord avec moi pour dire que tu ne l'es pas?
- Et bien oui! Ce n'est pas le moment!!
- Bien sûr que si c'est le moment, sinon elle s'en sortira jamais!
- C'est bien ce que je dis, ce n'est pas le moment de se laisser mourir
- Tu dis toujours les choses en deux fois.. Qu'est-ce que tu peux être énervant!
- Bha oui, mais c'est comme ça qu'on m'aime non?


[ Roulée en boule, dans une rue de la ville ]


Morphée se tourna brusquement, et marcha à quatre pattes par terre afin de s'éloigner du danger. Position qui n'était pas confortable, car à son tour elle faisait tomber des habitants qui trébuchaient sur elle. Mais qu'importe, elle voulait vivre, à tout prix! Ses cuisses la faisaient atrocement souffrir, la paume de ses mains devait avoir été blessée par le verre brisé et autres débris qui jonchaient la rue. Sa 'course' folle prit fin le long d'un mur branlant qui tenait par je ne sais quel miracle.

Repliée sur elle même, les mains croisées sur les genoux, la jeune fille reprit lentement son souffle tout en tentant d'évaluer si elle aurait assez de force pour se rendre à nouveau sur la place du village. Pensive, la brunette s'imagina à quoi elle pouvait bien ressembler à cet instant... Ses cheveux d'habitude si sages devaient être en bataille, rempli de poussière... Son visage maculé de tout ce qui pouvait bien trainer par terre... surtout quand on voyait l'état de ses habits...

Ses doigts se glissèrent dans sa besace... Il lui faudrait obligatoirement retourner dans son échoppe... Au péril de sa vie... Parce qu'elle ne voulait en aucun cas abandonner les quelques trésors qu'elle avait accumulés tout au long de sa petite existence... Quelques morceaux de bois qui pourraient l'aider à se construire une nouvelle vie, ailleurs... Pensée qui fut vite chassée par un hurlement de peur... C'est qu'elle devait déjà survivre à tout ce charivari!

Une grimace de douleur accompagna ses mouvements alors qu'elle se remettait debout... Et c'est claudiquant qu'elle avança, lovée contre ce qui portait encore le nom de mur... Tomber une deuxième fois lui serait fatal... Son attention fut attirée par un mouvement diffus sous une planche, et un petit bruit strident... Elle avança avec précaution parmi les décombres et souleva le morceau de bois. Un sourire se dessina sur ses lèvres grisâtres... Moment assez cocasse de bonheur dans le foutoir ambiant... Un chaton, une petite boule de poil, miaulant à côté de feu sa mère... A la robe écaille de tortue.. Bien étrange rencontre au détour d'un cataclysme.

Avec douceur la brunette s'empara du petit être et le posa dans un des replis de la houppelande, tout prêt de son coeur afin que la petite bête ne soit plus seule... Qu'ils ne soient plus jamais seuls... L'idée du décès de ses parents lui arracha un soupir, mais elle ne s'autorisa pas une larme. Ce n'était ni le moment, ni l'endroit.

Pas à pas elle remonta la rue, pour se diriger vers la grand place... Là ou les survivants se retrouveraient tous... Pour panser leurs plaies tout d'abord... Et organiser leur survie.

Edit pour fôôôte!

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Un peu d'elle, et des autres
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