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[RP] Une Cul-Nue de plus dans un Royaume d'incertitudes.

Univers
« Vous voilà officiellement habitante de Bergerac ‘Moizelle U..Niv’.. »
La tête se penche, le représentant scrute le parchemin du mieux qu’il peut pour déchiffrer l’écriture en pattes de mouche de son collègue.
« Ton écriture est illisible! Fais un effort à la fin. »
« Comment ça habitante de.. quoi.. Où ça?!
Mais j’ai rien d’mandé moi.. »


La Brunette haïssait ses parents pour lui avoir donné un prénom aussi ridicule. Niv’ s’était bien gardé de le leur dire pour leur mener la vie encore plus dur. Ils n’ont jamais su pourquoi les murs de la maison s’imprégnaient constamment de tant de haine. L’ambiance n’était jamais à la fête. Il fallait toujours que la fillette fasse la rabat joie pour un oui ou pour un non. Marguerite, leur fille cadette, s’était fait une place à l’université. Alors que Niv', lorsqu’elle atteignit ses vingt années, devint officiellement irrécupérable. A vrai dire, elle ne fut pas dévastée lorsque ces derniers lui intimèrent l’ordre de partir vite et loin. Bien qu’Univers profitait constamment de leur hospitalité, elle prit cliques et claques et se dirigea vers un avenir incertain, sans fringues ni le sou.

Tout semblait si facile. Toujours suivre les sentiers, ils mènent à Rome nan? Mais Niv’ n’avait pas plus d’expérience qu’une larve. Quand elle dort, elle bave.
Il lui avait fallu trois jours de plus que d’ordinaire pour quitter la région de ses parents. Elle s’était perdue dès son arrivée dans les bois, elle avait voulu couper à travers champs. C’est idiot tout de même. « Apprends donc ce qu’est la vie et tu finiras peut être par la comprendre. » Ils avaient essayé les parents, mais rien n’y avait fait. Bornée qu’elle était, ça n’avait pas eu l’effet escompté. Il lui était donc impossible de se débrouiller toute seule. Sans argent elle n’avait rien pu se payer pendant des jours. Et même quand elle avait la bonne idée d’attraper des fruits de grands chemins, elle finissait toujours par une intoxication des plus carabinées. Niv’ est bonne à rien, c’est un fait. Il ne tient qu’à elle d’y remédier. Mais frêle comme elle est, difficile de voir la lumière au bout du tunnel.

Et puis, les autorités l’ont trouvé dans un coin de rue sombre à moitié en train de crever de faim. Inconsciente, elle s’était réveillée à la caserne de la ville. Les officiers avaient eu pour ordre de..
« Renflouez les caisses, trouvez nous de nouveaux habitants quoi qu'il en coute. C’est bon pour le long terme! »
Et c’est tout simplement comme ça, après un repos bien peu mérité, qu’elle devint Bergeracoise.

Pas d’endroit ou vivre encore par contre. Maintenant il fallait se rendre utile et sourire à tout bout de champ pour qu'elle puisse obtenir ce qu'elle souhaite. C'est pas pour elle. Alors Niv’ continuera de parcourir les coins de rue, sentant que très peu de choses allaient être différentes finalement. Errer à n’en plus finir. Toujours se poser dans un coin de la première taverne venue. Éviter de trop se faire remarquer. La donzelle avait compris qu’elle était une proie trop facile pour les opportunistes. Un jour, pas plus tard qu’hier en fait, un Simplet lui a confié qu’elle ne valait même pas la peine d’être croquée. A première vue, la Brunette avait faillit perdre son bras, mais lorsque le Simplet y gouta il le lui rendit un chouille ensanglanté et s'en retourna à de moins frêles occupations.


« Faut apprendre la vie pour la comprendre.. »
dit alors un Beau Brun.
Ça sonnait tellement juste à cet instant.
Univers
Deux options s’offrent à elle. Ça fait des heures qu’Univers se demande s’il vaut mieux prévenir la personne concernée de son arrivée impromptue ou plutôt débarquer à l’improviste telle une sangsue indécrottable. Elle était pour la première option, puis elle a changé d’avis. C’est mieux les surprises s’était-elle dit.
Non.. Enfin si.. Mais non..
Et puis non, c’est décidé, elle lui écrira.

Par contre, faut la jouer finaude parce qu’elle doit trouver le moyen de tourner le tout à son avantage. Les premières impressions sont toujours les meilleures, même à l'écrit. Je te suis tu me fuis, je te fuis tu me suis. Elle en veut pas de ça. Il faut montrer qu’elle a de l’intérêt pour lui tout en ayant l’air complètement détachée (enfin c’est ce qu’elle croit). Alors dans sa lettre, la ‘Niv lancera une perche, un sous-entendu puis relâchera finalement la pression. Faut pas oublier les petites blagues quitte à déformer légèrement la vérité. Ça passe toujours très bien. « Tout en finesse quoi. » Ce n’est certainement pas du goût de tout le monde, mais ça, elle ne le sait pas, ou du moins pas encore. Jamais douée, c'est pas maintenant que ça va commencer.
A la relecture, la brunette est satisfaite de son vélin surtout après un « Oh et puis merde hein. » A voir si le receveur en pense autant.


Citation:
Hey Beau Brun,

Je te brosse dans le sens du poil tu l’auras compris hein.
Ah! J’avais oublié qu’on se vouvoyait, c’est tellement plus romantique..
*Rature*

En tout cas, j’ai les jambes qui crient au scandale! Je crois qu’il est grand temps de les emmener en balade. La vie est trop courte pour rester pourrir à Bergerac il parait. Mes gambettes vont encore me perdre sur les routes je suis sure mais il faut ce qu’il faut.

Or donc, j’irais bien faire un tour à Castillon moi. Pas pour vous hein, ne vous méprenez pas. Juste parce que.. Mmmh.. C’est bien de faire du tourisme nan? Depuis que je suis Ôfficiellement *rature* Bergeracoise, vais pas me gêner, les chemins du Comté sont miens. Y me doivent bien ça. Ils m’ont fait poireauter comme jamais à cause de leur paperasse. Et vous savez quoi? Ben ils ont oublié de me filer un bout de bicoque. Je vous dis pas. J’ai eu droit à des « On est vraiment désolé. On n’avait pas l’inventaire sous les yeux. » Attendez la suite, vous allez rire. « On a plus de place nulle part. Même pas une couche de libre. Vous devrez vous contenter du foin de Mr Hasard, c’est un chic type. » Tu parles, c’est le vieux du coin. Tous les soirs, j’ai droit à sa carcasse rabougrie qui joue les voyeurs. Le pire, c’est qu’il croit que je ne le remarque pas derrière ses rideaux tout miteux. En même temps je comprends. Une jeune fille si fraîche et innocente. Ca ne coure pas les rues de nos jours. Et j’ai encore tout à apprendre. Qui me refuserait. Vous peut être? C’est impossible. Vous pensez à moi jour et nuit depuis votre départ n’est-ce pas? Comme je vous comprends. Il est dur de laisser derrière soi quelqu’un qui vous admire tant.
Je peux même vous honorer de ma présence pendant plusieurs jours d’affilés si vous le souhaitez. En échange, vous aurez le droit de me faire les yeux doux. Marché? Conclu! (puisque je connais évidemment votre réponse).

Je pars ce soir..

A vous,
‘Niv.


Elle est bien bonne celle là. Partir, c’est bien gentil mais avec le gabarit qu’elle se tape, va pas pouvoir aller bien loin la maigrichonne. Encore des gens pour profiter d’elle sur les sentiers, c’est certain.

« Me faut une escorte. »
--Trallodus





C’est dans une petite taverne du coin que le bon Trallodus, « le bon » étant un adjectif auto-affublé, avait décidé de renflouer ses poches percées. Trois gobelets de terre cuite, une fève bien sèche, deux mains habiles, un compère et une armée d’idiot suffisait en temps normal à gagner assez jusqu’à la prochaine disette… Qui arrivait souvent trois jours plus tard. Les gobelets étaient rapidement mélangés avant d’être aligné face au compère.

Pose ta pièce sur le gobelet qui possède la fève, tu gagnes je donne, tu perds je prends.

La pièce du compère allait toujours sur le gobelet de droite, et le gobelet de droite avait toujours la fève, afin qu’il y ait un gagnant.

Ah ! T’es fort ! T’es très fort ! Tiens un bel écu pour toi.

L’écu changea de main et Trallodus de « client ».

Attention attention, faut avoir les yeux rapides et le cœur accroché. T’sais pt’être compter jusqu’à Cinq ? Un deux trois quatre cinq ! Tadam ! Pose ta pièce le vioque ! Tu gagnes je donne, tu perds je prends.

La pièce fut posée et le vieillard délesté d’une pièce. C'était simple comme bonjour, suffisait d'être assez habile pour faire disparaitre la fève et la victoire était assurée.

Suivant suivant suivant !

Cette fois ci une carrure imposante se posa face à lui les deux mains sur la table. Faisant fi de la stature, les gobelets se mirent à tournoyer et s’immobilisèrent rapidement.

J’espère que tes yeux sont meilleurs que ta gueule ! Car elle fait peur à voir ! Pose ta pièce gradouble ! ! Tu gagnes je donne, tu perds je prends.
Tu triches j’t’étrangle.
Hein ?
T’as escamoté la fève sale rat ! Je t’ai vu ! Deux jours que je te regarde faire ! Hier tu m’as pris 60 écus !
Haaa c’était toi….

Bilan de la journée : Le compère qui se carapate, une grosse main qui empoigne le col de la cape, la seconde grosse paluche qui retire les gobelets un à un, dévoilant la supercherie. Le poing s'arma prêt à bugner un oeil

Je vais te démolir la gueule et te faire cracher, un par un, les écus que tu m’as pris sale con.
Dans ma besace y en a plein….. Des écus.


Il ne fallut que la fraction de seconde prise par le balourd pour regarder le dit sac, pour que Trallodus dégrafe sa cape et se sauve ventre à terre. La petite ruelle fut dévalée à grandes enjambées et lorsqu’il prit à droite juste à la sortie du faubourg sa sandale de gauche, aussi traitresse que le compère, se sépara de lui.

C’était donc, semi pied nu, décapé, haletant et sans un sous que le roublard se retrouva dans la vieille grange. Les mains sur les genoux, le corps plié en deux, Tallodrus porta son regard sur la brune face à lui. Vite, il fallait trouver une raison à son arrivée, pas la peine de passer pour un fuyard. Hum…. Une lueur de génie éclaira son œil.


C’est vous qui avez appelé aux secours ?
Univers
« Au s’c..? »

C'était son dos qui faisait face à l'escroc. Ses cheveux tombaient sur ses épaules tandis qu'elle était accroupie au sol. Les cuisses se dévoilaient devant son interlocuteur au fur et à mesure qu'elle se penchait, trop occupée à rassembler ses quelques affaires. Notre brunette prit alors un ton effaré et parut plus plausible. Pendant ce temps, ses muscles se gonflaient. Elle essayait visiblement de s'étoffer plus que jamais. Chaque minute est un entraînement, elle finissait par le comprendre. Le tout assaisonné d'un joli minois, pourquoi pas. Un jour, elle se fera un plaisir de berner du beau monde.

« Pas du tout! »

Univers était en train de ranger les dernières piécettes d’or qu’elle avait récupéré durant son dur labeur en l’église de Bergerac. Humm.. Dur labeur.. « Une énoooorme masse de poussière » qu'elle disait. La brune ne lésinait pas sur les gestes face à un public tenu en haleine. On lui a toujours dit que ça faisait plus vrai, une bonne manière d'illustrer ses dires. Étant donné que l’église était désertée depuis des années, personne n’eut la décence de vérifier le travail fournit. Pensez bien qu’elle en a profité comme il se doit. Pas de supervision, pas de travail. C’est tellement plus amusant quand son coté irrécupérable reprend le dessus lorsqu’il s’agit de se mettre à la tâche. C'est toujours pareil, au lieu de faire semblant de grandir, elle pourrait le faire pour de bon. Ça susciterait un peu d’intérêt en plus et puis ça nous la changerait aussi, ce qui ne serait pas plus mal. Mais résultat, la brunette avait passé ses deux journées là à flâner autour de la bâtisse. Histoire de rester crédible aux yeux des intendants de la ville, elle avait quand même visité chacun des recoins, à l’intérieur comme à l’extérieur pendant quelques minutes, pour éviter de s’embourber dans des explications interminables. Ils pourraient en poser des questions, après tout ce sont eux qui payent.
Point positif à retenir, elle est pleine de ressources la petite.

Son corps se tint alors particulièrement droit et se fit plus grand encore lorsque qu’elle daigna se redresser pour faire face au déchaussé, fine bourse en main. Il était temps de partir rejoindre ce Beau Brun pour de franches aventures, elle l’avait prévu.


« C’était pas d’la détresse. »

Paf!
Et c’est sortit tout seul. Crédibilité, envolée! Cette mise en scène n’a donc servit à rien.

« 'Tain Niv', faut te faire moins idiote à force hein. Tiens ta langue ou je vais finir par m'occuper personnellement de toi. »
« Même pas peur! »
« Oh que si tu as peur. J'sens les pulsions d'ton cœur.. Il s'emballe déjà. »
« J't'emmerde. Point. »

Ça.. C'est sa conscience. Toujours une petite voix pour la remettre sur le mauvais chemin. Oui on peut pas dire que ce soit un Ange. Pis ça la rend un peu dingue de toujours devoir rendre des comptes à son fort intérieur. Ras le bol, surtout qu'elle déteste quand la conscience a raison.
C'est donc un peu a reculons -vous l'aurez compris- qu'elle tente de se rattraper aux branches.


« C’est juste que.. J’ai peur de m’ennuyer sur la route, toute seule.. »

Croyez que c’est mieux? Il va tomber dans le panneau.. Oui! Qu'il y tombe et qu'elle puisse enfin quitter ce taudis de grange qui pue le rat mort. Ça prend trop de temps, elle commence à s'impatienter. Alors ses lèvres s’étirent petit à petit face au Mi-nu-pied. Ses yeux finissent par devenir aussi doux qu’une rivière flottant au dessus des montagnes. Elle peut bien l’amadouer. Ça marche puisqu’elle l’a déjà fait sur le Beau Brun qui doit surement se languir d’elle chaque minute qui passe.

« Connaissez la route pour Castillon? »
Josselyn, incarné par Univers
Josselyn parcourut la missive d'un regard intrigué, s'emparant des mots venus se coucher sur le parchemin. Un fin sourire s'étira sur son visage, laissant apparaître une expression amusée sur ses traits si masculins. N'ignorant pas que l'auteur était dotée d'une délicate espièglerie, il lui répondit en sachant qu'elle viendrait percer l'ironie de ses propos.

Citation:
Charmante troubleuse de ma sérénité,

Je partage votre goût pour le voyage, étant moi même en possession de bottes capricieuses qui me réclament sans cesse, et m'obligent à les suivre tout au long de leurs périples. Quelle infâme torture que d'être sous l'autorité de ces morceaux de cuir! Je ne serais pas surpris de savoir que les habitants de Bergerac vous ont offert de ces bottes pour vous accompagner dans vos projets. Non pas qu'il aient envie de vous voir partir... Je ne peux croire cela, ce serait inconcevable... Adorable comme vous êtes, qui voudrait vous pousser hors des remparts?...

Vous souhaitez venir à Castillon? La ville pourrait vous plaire, et je suis persuadé que vous pourrez soulever l'intérêt des villageois, et trouver vous même quelques occupations... N'hésitez pas à vous rendre dans le salon d'Exquiz. Vous y ferez certainement de belles rencontres et pourrez mouiller vos lèvres en compagnie de l'une de ses amies. En effet, sa tisane aphrodisiaque est délicieuse et invite au partage.

Je risque quant à moi d'être peu présent, ayant multiples activités à satisfaire. J'aime en effet aller me perdre sur les chemins, en pleine campagne, et attendre le tomber de la nuit pour me plonger dans une ambiance particulièrement captivante. On y rencontre parfois de charmants voyageurs, qui n'hésitent pas à vous faire don de quelques paroles. Ils nous permettent de leur voler une brève discussion et de leur dérober d'attachants souvenirs. Une véritable richesse.

Si vous me manquez? Il n'est pas un instant où mes pensées ne s'égarent pas vers votre insolente beauté, venant se heurter à votre charme si troublant. Vous êtes ce sourire niais qui ne me lâche plus, ce regard mièvre qui s'est attaché à ma face. Il va sans dire que je suis rongé par l'idée de vous retrouver, que mes viscères brulent de vous revoir. Comment survivre loin de vous?

A très vite je l'espère,
Josselyn.


--Trallodus





La tête du nabot s’inclinait progressivement sur la droite afin d’élargir son champ de vision au même rythme que les cuisses de la brune se dévoilaient. Sans doute le visage affichait un air niais et déjà un filet de bave écuma le coin de ses lèvres avant de tomber au sol. La même droite avait aussi été tendue en direction de la brunette avec une seule intention « toucher les cuicuisses à la fifille » mais bien vite stoppée. L’œil avait brillé quand une piécette bien jaune pour du bronze avait scintillée. De l’or ? Nouveau filet de bave.

Les mains s’unirent à hauteur d’estomac pour se frotter vigoureusement l’une contre l’autre. Si une chose stimulait le tricheur, c’était bien l’argent, du moins surtout l’or. Un ricanement nerveux fut réprimé et le petit homme se laissa tomber cul dans le foin. Il fallait s’occuper l’esprit, se montrer désintéresser pour ne pas penser à cette pièce d’or tellement toute belle qu’il avait vue.

Il écouta d’une oreille peu attentive et relaçait son unique sandale, « une valait mieux que deux tu n’as plus ! » il estima ne pas devoir la perdre. Puis ça le ferait boiter un peu, les gens prendrons pitié et lui donneront sans doute quelques rations et pièces.


La route de Castillon ? Bien sur ! Mais la route n’est pas bien fréquenter. Il y a des loups, des brigands et même des chevreuils. Mon cousin était… heu… Seigneur de Castillon alors c’est pour dire si je connais ! Castillon et son bord de mer, haaa que de souvenirs. J’étais très célèbre là-bas avant vous savez j’y étais capitaine ! Si vous voulez, contre quelques piécettes je pourrai vous faire escorte.

Son attention se porta sur un vieux râteau aux dents en bois. D’un geste rapide et habile, un peu comme on chipe un pain sur une étale, il s’en empara.

Avec ça je vous défends contre une armée ! Si vous m’écoutez bien et que vous me payez vous ne risquerez rien. Suffit de pas trop faire de bruit dans la forêt, bien me payer pour que je sois encore plus vigilant et dormir très serré contre moi pour pas qu’on vous enlève pendant que je sommeille.

Le râteau passa derrière sa tête et reposa sur les épaules maigrelettes.

Trallodus n’avait rien d’un paladin. Des bras maigres, des jambes courtes, il n’avait pas croisé de bain depuis une éternité. Mais le fait de pouvoir quelques piécettes juste pour se promener l’intéressait, tout comme le fait de dormir contre elle. Et si jamais marauds ou loups pointaient leur nez, il lui suffirait de faire un croche-patte à la brune et se sauver en courant, brigands et fauves s’arrêtent souvent sur la première proie. Castillon c'est par où ? Aucune idée, mais était ce vraiment important ?
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