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Les guerriers divins ou la Terrible histoire de la meute

Naluria
Val1 a écrit:
Chateau de Clermont, bureau du SE

Val1 se trouvait à son bureau du chateau, avant d'aller faire un tour dans les différentes chambres auxquelles il avait le droit de passer.

Une voix inconnue se fit entendre de l'autre côté de la porte et rapidement quelques coups violents. Comme d'habitude, Val1 fit remarquer que c'était ouvert.

Il vit arriver un homme avec une missive à la main.


Dame Naluria m'a donné cela pour vous, cette épée et ce bouclier. Je n'en sais pas plus. Elle attend une réponse et se trouve à Clermont.

Val1 prit donc les objets de l'homme . Il le remercia et lui dit simplement de dire à Naluria qu'il allait la retrouver.


Naluria l'attendait à Clermont pour recevoir les objets de guerre.

Il demanda au garde en sortant si l'homme qui était venu le voir avait laissé une quelconque consigne pour lui. Les gardes dirent que non. Il s'en alla donc dans le centre de Clermont essayant de trouver la destinataire du message.

Il demanda plusieurs fois si on l'avait vu et finalement, il la retrouva.

Il s'avança vers elle et la salua.


Bonjour Naluria, comment va ? De retour en BA pour quelques heures ? Je dois te remettre deux choses m'a t'on dit.

Il lui tendit donc les deux objets, qu'elle prit donc .


Tournant et retournant, maintes et maintes fois dans sa tête les diverses questions qui envahissait son esprit ; marchant de long en large sur la place de Clermont, elle ne trouvait pas les réponses attendues... Quand soudain, le messi arriva.

Elle aperçu Val1 arriver, et se dirigea d'un pas pressé vers lui. Elle pu remarquer que Jean Porte avait bien fait son office, elle en fut heureuse.


Bonjour Naluria, comment va ? De retour en BA pour quelques heures ? Je dois te remettre deux choses m'a t'on dit.

Naluria opina du chef puis pris le bouclier qu'elle passa en bandoulière au dessus du sien, puis prit l'épée et son fourreau et l'attacha à sa ceinture à côté de la sienne. La lettre était toujours dans sa main, chiffonnée au fur et à mesure de ses mouvement. Le jeune femme ne ressemblait définitivement à rien, mais elle n'avait pas le temps de s'en soucier. Elle posa sa main sur l'épaule de Val1, puis effleura sa joue de ses lèvres pour lui déposer un baiser.

Merci Val1, je vois que Jean a bien reçu ma lettre. Il ne t'a pas ennuyé au moins ? Sinon il faut me le dire.

Puis ayant oublié sa lettre à la vue de Val1, c'est en baissant ses yeux une nouvelle fois qu'elle s'aperçu de sa lettre. Son visage s'assombri un instant.

Val1, voici la lettre que j'ai reçu. Je suis incapable de la lire. Peux tu me la lire s'il te plait, et me la traduire.

L'auteur semble connaître trop de choses sur moi... Je ne veux pas qu'un malheur s'abatte sur les Marthun Vaast alors que je viens tout juste de retrouver mon frère.


Elle tendit avec volonté la lettre à Val1, et espérait... tant...

Val1 a écrit:
Naluria avait pris les affaires, cela donnait une certaine impression.

Elle lui parla de son envoyé, s'il s'était bien comporté.

Hehe, non pas de soucis, il a été très agréable, un peu pressé, amis je pense que je ne devais pas être le seul sur son emploi du temps qu'il devait voir.

Naluria ensuie lui parla d'une lettre qu'elle avait reçu, dans une langue étrangère. Elle lui tendit le document.

Après une lecture rapide, la langue était de l'anglais et il s'agissait de plusieurs points.


Naluria, c'est de l'anglais, donc tu as de la chance, je vais pouvoir te traduire les mots.

Alors, le texte dit :

Citation:
A Naluria Marthun Vaast, Dame de Pléaux,

Ma Dame,

Je doute sincérement que vous vous souveniez de moi, bien que je garde en mémoire cette jolie petite demoiselle cueillant des fleurs quand j'ai vu pour la première fois votre père, messire Alrik.

Je ne vais pas prendre trop de temps avec des civilités communes and raconter directement ce qui m'amène à vous et donc de vous envoyer cette lettre.

Le Seigneur va, j'espère, me pardonner de vous rappeler ou de vous enseigner les choses du passé. Votre père et moi n'étions pas réellement des bons amis. Comment cela aurait-il pu être le cas puisque nous étions à des côtés différents ? éanmoins nous avons eu (et je l'espère, avons encore) un respect sincère pour l'autre. Je n'ai pas peur de le dire, je serais actuellement six pieds sous terre au lieu d'écrire cette lettre.

Mon retour en Angleterre, aisni que certains événements récents m'ont possé à le rechercher durant les quelques dernières années. Je n'ai pas eu de chance à ce jour à le trouver, mais cette recherche me donne aujourd'hui la plaisante surprise de communiquer avec vous. Je ne vais pas vous cacher que le sujet est de haute importance non seulement pour moi, mais aussi pour la Maison des Lancaster. Sauriez-vous comment je pourrais contacter votre cher père ?

Le sérieux de la situation me pousse à vous demander, dans le cas où messire Alrik ait été rappelé par le Seigneur, si vous n'avez j entendu parler des "guerriers divins" comme vous dites en français. Toute information en relation avec ceci serait d'une grande utilité pour moi. Je ne vous ferais pas l'affront de vous proposer de l'argent (soyez sure que je vous aiderais si vous en aviez besoin) mais ne vais pas sous-estimer l'importance d'une telle information.

Ma Dame, je vous présente mes plus sincères respects à vous et à votre famille.

Votre dévoué

James Touchet
Cinquième baron Audley


Voilà, je suis resté assez proche texte original.


Il lui tendit le document et la regarda en attendant sa réponse.


Naluria


Naluria fut rassurée que Jean, malgré son âge ne soit pas encore sénile, ni fébrile à tout point de vu. Lui qui posait sans cesse des questions à la jeune femme, il avait su se tenir devant Val1.

Puis le moment d'ouvrir enfin la lettre, d'en sortir tout les secrets allait apparaître. Val1 lui indiqua que c'était de l'anglois.


De l'anglais....

Naluria avait d'ors et déjà beaucoup de mal à comprendre. Les normands n'appréciaient pas les anglois, tout comme les bretons, donc elle voyait mal comment l'homme pouvait parler de son père. De surcroît son père était un militaire bourru, qui n'avait aimé qu'une chose dans sa vie, lui et ses enfants, bien que sa présence était quasi inexistante.

Pourquoi un anglois. Comment pouvait il s'être aussi bien renseigné sur elle et sa famille. A moins que des françois cherchant à lui nuire ai monté un larçin pour la destabiliser.

Puis il commença à lire la lettre, anglais puis traduction française.

Naluria eu comme un coup de poignard en plein ventre. Ses yeux étaient grands ouverts et elle avait l'impression de suffoquer. Les premières phrases étaient claires. Naluria ne savait pas lire l'anglois, mais lorsque Val1 lui lu pour traduire ensuite, l'anglois lui apparu comme une langue maternelle.

Les mots faisaient écho de l'anglais au français. La petite demoiselle ceuillant des fleurs, votre père, Alrik. Il ne pouvait donc se tromper... Naluria posa sa main sur sa tête comme un signe d'incompréhension puis écouta la suite.


Mon père aurait sauvé un anglois.... Notre exil ?

Les questions étaient multiples et le flou était encore plus épais. Faire revivre des souvenirs, elle ne le savait pas encore, mais lui apprendre les choses de son passé, certainement. Naluria se sentit un peu plus mal lorsque l'auteur lui demanda où était son père, que c'était une question d'une grande importance. Comment vouloir aider des anglois. Et si demain ils venaient à nous attaquer ? Mais comment refuser de communiquer avec un homme qui cicatrisera peut être les douleurs du passé... La Maison de Lancaster était donc à sauver. Ce nom ne lui disait strictement rien. Elle avait toujours voulu oublier son passé, du moins les moments qui lui furent malheureux, souffrir et vivre en silence la tristesse d'une jeunesse perdue. Puis la lecture pris fin.

Naluria regardait au sol, les yeux naviguant à plusieurs endroit avec rapidité comme si la réponse à ses questions allait s'inscrire sur le pavé de la place de Clermont.


Un baron anglais, des guerriers divins....

Naluria hocha la tête de droite à gauche.

Mais ca ne me dit rien. J'en ai aucun souvenir. Déjà que j'ignorais que je comprenais l'anglais parlé.

Naluria releva la tête et chercha une taverne. Ayant trouvé son bonheur, elle prit la main libre de Val1 et l'entraîna à l'intérieur. Elle le fit assoir et lui donna un velin et tout le neccessaire pour écrire qu'elle sortit de sa besace.

Val1, écrit pour moi. Si cet homme est venu en France et qu'en plus il est noble, il a du apprendre le français... Mais pourquoi m'avoir écrit en anglais dans ce cas... Enfin bref, je n'aurais le réponse qu'en réponsant à cette lettre.

Naluria fit signe au tavernier d'apporter deux brouets et de l'hypocras. Ils mangeraient après. Elle commença donc à dicter tout en retirant tout son attirail.

Messire James Touchet, baron Audley,

J'avoue ignorer encore qui vous êtes, ayant occulté mes souvenirs normands. Cependant, vous m'intriguez quant à la connaissance de mon passé et je souhaiterais en savoir d'avantage.

Tout d'abord, je ne sais pas lire l'anglais, ni l'écrire. Un bon ami à moi me fait l'honneur de me servir de main. J'ai pu m'apercevoir, lorsqu'il traduisait à haute voix que je comprends cependant votre langue comme si elle m'était maternelle. Cela doit jouer dans le fait que je vous réponde.

Pouvez donc m'écrire en français je vous prie, du moins si vous maîtrisez ma langue maternelle. Je voyage beaucoup et je risque de ne pas trouver beaucoup de personne pouvant m'aider à lire l'anglais.


Naluria fit une pause. Devait elle parler plus amplement de sa famille ? Elle préféra voir tout d'abord tout ce que l'homme savait à propos des Marthun Vaast.

Messire, depuis mon exil de Normandie, il y a huit ans, à cause de la félonnie de mon père envers ce Duché, je n'ai pas eu de ses nouvelles, et je reconnais ne pas en avoir cherché non plus.

Vous avez dit que sans mon père vous seriez sous terre. Pourquoi ? Comment ? Je ne comprends pas qu'un militaire comme mon père, et surtout au vu de son caractère ai pu aider qui que ce soit. Il n'a pas aider ma mère... Il la laissé mourir...

Peut être que mes souvenirs d'enfant seraient différent si la scène s'était passé plus tard, mais pour le moment je ne garde pas de bon souvenir de mon père.


Naluria déposa tout son barda sur le banc, une fois que tout était retiré puis s'assied enfin. Elle reprit.

Pour ce qui est des guerriers divins Messire, cela ne me dit rien. J'essairais d'y réfléchir d'ici que nos lettres se croisent et se répondent. Je ferais des efforts pour me rappeller les détails de mon passé.

Respectueusement.

Naluria Marthun Vaast, Dame de Pléaux.


Naluria soupira, puis prit le brouet que le tavernier avait apporté et comença à mélanger sans pensée.

Merci Val1... Je te tiendrais informée de ce qui se passera. Je ne sais pas si c'est important de connaître son passé, mais je pense que c'est important de réhabiliter son père...

Elle laissa Val1 finir d'écrire pour commencer à manger.
pnj


[Bureau de la maréchaussée...Éclaircissement]


Concentrée sur l'envois de ces foutus courriers et ses pigeons satané volatiles qui en faisaient qu'à leur tête...Seve perdait patience...Et s'énerver...Un bruit, une porte qui grince...

Qui v'la ??
Elle toune la tête...Un soulagement le premier depuis le début de cette histoire le hirsute, Héri enfin...Elle le regarda sourire pour se moquer d'elle...C'était bien lui ça...

Hé Ho !! Te moque pas hein...P'etit sourire pour se détendre...Elle envoya le dernier pigeon...Regarda le picoti...L'écouta rien de bon...Ils avaient filé fallait s'en douter de toute façon...

Ma fois je me doutais un peu qu'ils avaiet foutu le camp...Un long soupire sortit de sa bouche...

Je sais qu'il était là, une femme du marché me l'a dit...Mais lui aussi est reparti..Elle regarda un moment Héri qui semblait perplexe...Puis il se tapa le front comme si il venait d'avoir un lumière...

Il les suit...Mais pourquoi il les suit...Qu'a t'il avoir avec cette sordide histoire...Je veux savoir, je dois savoir...Je viens d'envoyer un courrier aux collègues des autres villages pour qu'il me le piste ou même qu'il arrête si il le faut...Un homme vêtu de noir et muet passe pas inaperçu...


Il lui parla de la Ninon, la catin des Lombards...Elle la connaissait un peu...Fille pas très intelligente mais pas méchante depuis la mort de ses parents elle avait mal tournée à fréquenter les voyous du coin...Elle avait fini par vendre son corps...Mais elle savait pas que Héri la connaissait...Elle le regarda en coin...Non pas lui il avait pas gouté à ça quand même...


Vu son regard il avait compris...Il s'expliqua direct...Un sourire en coin...


Non je lui dirais rien j'ai confiance en toi quand même...
Elle lui fit un clin d'oeil...Il lui expliqua ce que la Ninon avait vu et entendu...

Gueule d'ange tu dis...

Seve avait entendu ça un jour...Ou fesse d'ange non elle confondait fesse d'ange c'est Héri mais gueule d'ange...Elle cherchait qui lui avait dit ça...Puis soudain...Le souvenir d'une soirée ou Nehwin expliquait vaguement sa jeunesse il avait raconté son surnom

Mais oui Gueule d'ange c'est Nehwin...Il m'a dit une fois que c'était un surnom quand il était plus jeune...

Non elle avait pas eu tord c'était pour lui qu'il était venu...

C'est lui sans aucun doute il sont venus pour lui tu vois il est en danger Héri j'en étais sur...Faut que je lui écrive...Un monastère pas loin il y a que Clermont...Je dois le prévenir...
Ruthy
[Le Mans … Atelier de tisserands de Kalie et Ruthy]

Ruthy étouffa un bâillement, ce qu’elle pouvait se sentir fatiguée ces derniers jours ! Il lui devenait de plus en plus difficile de se mouvoir, bébé n’allait pas tarder à montrer le bout de son nez. Mélange d’impatience et d’appréhension ….

Ruthy profitait du peu de commande pour lui confectionner un trousseau, elle sourit a la vue des habits miniatures … absorbée dans sa tâche, elle ne vit pas qu’un jeune homme était entré …

Hum … Bonjour M’dame … un pli pour vous …

Elle leva les yeux sur l’homme, un peu surprise … habituellement elle recevait ses courriers par pigeon … Elle se leva, prit le pli qui lui était destiné et donna quelques piécettes au messager …

Merci….

Elle attendit qu’il fut partit, repris sa place sur sa chaise et décacheta le pli …



Dame Ruthy,

Je sais que je ne suis qu’un étranger pour vous et que ma demande aujourd’hui n’est aucunement justifiée. Cependant, pour l’amitié que vous portez à la jeune femme qui répond au doux nom de Téalhis, j’espère que vous y accèderez.

J’ai appris ce jour même que la gente dame était à Honfleur, ville dans laquelle j’ai élu résidence. Je vais demander à une personne de la prévenir de rentrer au Mans. Si Christos le veut, elle y recevra dans quelques semaines la lettre que son père lui a écrite.

Dame Ruthy, je ne doute maintenant que vous êtes au courant pour la maison de Téalhis. Il n’est de mon droit de vous révéler tristes histoires du passé et il est probablement plus sur pour vous que vous n’en sachiez trop. Pourtant je vous supplie d’accéder à ma demande. Je les suis, ceux qui ont saccagé sa maison. Je les suis dans leur chemin de destruction et de mort. Je le sais maintenant : ils reviendront pour elle. Protégez-la, cachez son retour, accueillez-la dans votre maison et surtout, prévenez-là. Ce n’est pas la meute, mais ils sont forts et nombreux. Sept vétérans, mais qui sait si d’autres ne les rejoindront. Ils sont en Bourbonnais actuellement. Puisse Dieu me donner la force de les arrêter pour que jamais plus ils ne soient menace pour elle.

Protégez la dame Ruthy. C’est ce que son regretté père aurait voulu, c’est ce que je veux le plus au monde.


Anseis


Ruthy termina sa lecture inquiète … ainsi donc Tealhis était en danger …. Elle n’avait pas eu de nouvelles depuis qu’elle avait alerté son amie du cambriolage qui avait eu lieu chez elle … Mais Ruthy avait pu voir sur les registres de la Douane que Tea était revenue l’espace d’un jour … Les questions se bousculaient dans sa tête …. Pourquoi ces 7 hommes en voulaient à Tea ? Des vétérans de quoi ? La meute ? Devait-elle faire confiance à Anseis ?

Connaissant Tea , Ruthy savait que jamais elle n’accepterait qu’elle la cache si cela pouvait être dangereux pour elle et sa famille …. Mais si cela se révélait nécessaire, bien sur qu’elle la protégerait ….
Naluria
Val1 a écrit:
Val1 venait de finir la lecture de la lettre et elle semblait bouleversée. Rare de la voir dans cet état. Elle emblait perturbée et abasourdie.

Elle l'entraina dans la taverne proche et sur une table, elle lui donna du velin et de l'encre. Elle commanda un repas et de la boisson.

Avant de commencer à écrire, il demanda :


Naluria, tout va bien ? Tu es aussi pâle qu'un linceul.

Sous sa dictée, il commença à écrire sa réponse en français.ume grattait le papier, il transcrivait ce qui se disait. Elle allait vite, lui essayait de suivre.

Au bout d'un moment, elle signa et cela signifiait la fin de la lettre, Val1 rmina donc d'écrire quelques instants après. Avant de lui donner le document, il le relut pour voir si tout êtait en ordre.


Naluria, voilà le texte, donne lui encore un moment pour qu'il séche définitivement et évite de faire des trainées empéchant la lecture.

Elle fit une remarque au sujet de la réhabilitation de son père.

Je pense que oui, logiquement, mais bon si jamais tu as besoin de mes services, le BA connait mes adresses et à Paris, on me trouve facilement aussi.

Il commença à manger avec elle.


Val1 lui fit quelques remarques sur son état, sur le faite de prendre soin de la missive pour qu'elle sèche correctement. Elle avait été héraut, les pigments et les encres elle connaissait. Puis il lui confirma pour la réhabilitation de son père.

Merci pour tout Val1, je vais bien, du moins j'essaie. Je pense que le pire est à venir, en tout point.

Elle prit la missive puis elle tomba dans un mutisme jusqu'à la fin du repas. C'est en payant les deux repas au tavernier que sa voix retenti de nouveau.

Je vais devoir te laisser, ma route est encore longue et mon temps précieux....

Elle se leva, prit un morceau de menthe et le mangea. Elle reprit ses armes et se chargea avant de faire le tour de la table et déposer un tendre baiser sur la joue de Val1 puis lui sourit.

A bientôt, excuse moi de ne pouvoir rester plus longtemps. Promis, la prochaine fois je viendrais t'embêter plus longtemps.

Elle sourit une dernière fois et quitta la taverne.

A l'extérieur de la capitale, Opale l'attendait. Elle monta tant bien que mal sur sa monture puis apercevant un jeune commis elle lui demanda de faire passer sa missive à qui de droit afin qu'elle rejoigne l'Angleterre.

Le jeune homme hocha la tête par l'affirmative puis s'échappa avec la lettre. La jeune femme le regarda partir, les yeux dans le vague, un soupire trahissant ses pensées.

Un petit coup sur les flancs de la jument et la route reprend...


Val1 a écrit:
Naluria insista pour payer, soit la prochaine fois ce serait Val1 qui le ferait.

Elle repartait assez rapidement, direction une autre aventure hors BA.


Naluria, prend soin de toi et à bientôt. Donne de tes nouvelles.

Et déjà elle s'éloignait. Val1 regagna donc son bureau où tout avait commencé.
Beths
[Flashback, des semaines avant les faits en cours, Bourbonnais Auvergne, aile ouest, Château de Clermont, quelques heures avant la promulgation de la loi martiale]


Une rumeur ... une rumeur qui grondait telle un vieil animal … Un garde était venu la chercher dans le bureau du brigandage, pour la prévenir, l’inciter à se renseigner.
Usuellement, elle ne portait pas attention aux rumeurs, elle laissait cela à d'autres, et haussait les épaules. Toutefois ces derniers "on-dit" l'avaient fait bondir d'effroi. Non ... non, c'était impossible, elle avait du mal comprendre ! Ce n'était pas rationnel, c'était totalement fou et fantastique, une histoire que l'on raconterait aux plus crédules.
Et pourtant, au fur et à mesure que ces racontars prenaient de l'ampleur, une angoisse sourde habitait l'adjointe au prévôt. Courant, détalant à perdre haleine, elle s'était donc précipitée au devant de son unité pour en avoir le cœur net.
Malheureusement, cela avait dépassé ses pires craintes, et ce qu'elle y apprit la fit hurler de rage, d'incompréhension, d'exaspération. Tant d'efforts réduits à néant ... Elle se sentait bafouée la maréchale.

Comment pouvait-on se montrer aussi idiot ? Comment ? Ou était-ce délibéré ? Mais dans quel but si ce n'était celui que d'aider aux troubles et à l'incompréhension!
Cela faisait des semaines que le Duché était menacé, des semaines que les unités de défense veillaient et géraient du mieux qu'il soit possible. Alors que pour une fois, la cohésion et l'implication faisait plaisir à voir, qu'un réel travail d'équipe entre la COBA et la prévoté s'était mis en place, en parti notamment grâce à la bonne volonté du Capitaine et du Prévôt qui avaient su motiver leurs troupes.
Et voila que cette loi allait être promulguée sous peu ... loi martiale. Stupidité, bévue, fadaise, billevesée, déraison ! Pas assez de mots décrivaient ce qui se préparait. Cette loi, si tant est qu'elle aurait été utile, arrivait beaucoup trop tard désormais.

Beths se demandait sincèrement à quoi pouvait bien penser le Duc, car en dehors de surcharger leur unité, à quoi est ce que cette loi allait servir ? Parce que les maréchaux qui se chargeraient de ces … formalités … ne deviendrait que des gratte papiers. Auraient-ils encore le temps de veiller efficacement ? Et sans compter la surcharge pour les Prévôt et Capitaine qui avaient largement mieux à faire que de s'amuser à épuiser pigeons et pigeonnier pour diverses missives.
Et puis c'était ainsi le meilleur moyen de semer la panique dans l'esprit des habitants du BA. Cette loi signifiait-elle que le Duché avait peur ? Peur des résidents hors BA ? Quelle belle démonstration de diplomatie … Pauvre de la Chancellerie qui aurait du travail pour les mois à venir, car cet accompagnement manu militari hors de leurs frontières sous peine d'être traduit en justice …
Et puis ces brigands, ceux qui étaient là, ceux qui ne les craignaient pas, cette lie, avaient là arme puissante pour se moquer d'eux, et d'autre part c'était particulièrement dangereux, car le temps que chaque douanier, chaque maréchal ou aspirant passait à cette paperasserie administrative et inutile, il ne le passait pas à surveiller chaque individu louche, résident de leur duché ou non, ou bien encore à motiver les habitants à aider aux défenses.

Elle s'exprima la thiernoise, elle exprima sa colère, sa frustration, son ressentiment. Elle hurla, et vociféra, son poing s'abattit méchamment sur les tables. Mais en vain, en dehors d'une douleur violente. Personne ne l'entendit, enfin si, elle fut entendu, mais non écoutée. Mais cette douleur n'était rien en comparaison du déchirement qu'elle éprouva en cet instant … trahison … trahison. Ce pour quoi elle avait consacré son temps, son énergie, sa fougue, ce en quoi elle avait placé tout ses espoirs, ce pour quoi elle s'était investit sous peine de perdre la raison … la trahissait.

La décision fut prise par le Haut Conseil … la loi était votée et devait être appliquée.

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Beths
[Flashback, des semaines avant les faits en cours, Bourbonnais Auvergne , aile ouest, Château de Clermont, loi martiale promulguée, H+24 ]

Taciturne, un regard accusateur sur chaque personne qu’elle croisait, la thiernoise déambulait sans but dans le château de Clermont. Elle observait ses … collègues … courir dans tout sens. Elle regardait les piles de parchemins s'accumuler. Elle contemplait les pauvres pigeons, pour une fois qu'elle avait pitié d'eux, voler, se poser, subir le poids d'un parchemin, repartir, revenir, et tout recommençait, sans même qu'ils aient le temps de picorer un grain.
Elle dévisageait ceux qui lui envoyaient des regards interrogateurs. Elle tempêtait sans que personne ne s'intéressât à savoir pourquoi elle réagissait ainsi. Elle ne réussit qu'à recueillir prise de bec ou haussements d'épaules. Seuls certains lui avaient témoignés de la gentillesse, de la compassion, ils lui avaient proposés qu'elle fasse une petite pause, elle avait tant donné … Ils ne comprenaient pas.
Animal en cage, prisonnière de ses propres idées, sa propre unité avait eu raison d'elle. La maréchale était brisée.

Incapable de rentrer chez elle se reposer, ce qui eut été la meilleure solution, incapable d'accomplir raisonnablement son devoir d'adjointe au prévôt, Beths se dirigea alors vers un lieu fantôme. Un lieu qu'elle savait vide. Une ancienne salle. La porte grinça sur ses gonds ce qui ne l'étonna guère. Elle pénétra doucement dans les lieux, soulevant poussière. Cette salle, ce fut elle qui l'avait aménagée. Son … école de la prévôté. Comme tant d'autres choses, elle avait été délaissée dès qu'elle n'avait plus été prévôt. Et pourtant la formation des nouveaux agents assermentés était chose fondamentale. Se frayant un chemin entre les tables, elle alla s'asseoir sur une chaise point trop poussiéreuse pour réfléchir tout à loisir.
A peine fut-elle assise que des larmes jaillirent de ses yeux. Elle posa une main contre son crane, et laissa libre court à sa tristesse. Qu'allait-elle faire ? La décision qui venait d'être prise l'incitait à rendre ses insignes sans autre forme de procès. Mais cette idée même lui déchirait le cœur, la prévôté était sa vie, toute sa vie, ce qui lui avait évité la folie … elle ne pouvait pas abandonner … elle ne pouvait pas …
Oui mais si elle était en désaccord ?
Et les faiblesses arrivèrent, le passé lui revint en mémoire. Images interdites, qu'elle refusait de se rappeler, douleur, peine, destruction … elle aurait du mourir ce jour là. Elle avait survécu, mais l'enfant qu'elle avait été n'était plus, ne restait plus qu'une haine sans nom pour "eux", et un immense désir de Justice. Bru … elle seule l'avait comprise lorsqu'elle était arrivée à Thiers. Elle lui avait apporté son soutien, son amitié, elle l'avait calmée, rassurée, et l'avait alors guidée jusqu'à la prévôté afin qu'elle transforme la haine qui l'habitait, en quelque chose de constructif, des enquêtes, l'application des lois, les contrôles de douanes, …une sorte de justice. Son entrée dans cette unité avait été naturelle, même si elle avait longuement hésité avant d'accepter, elle avait trop peur de mal faire.
Des années plus tard, rien avait changé, tout avait changé, elle avait changé. Parce qu'elle avait été formée par le meilleur prévôt qui soit, et qui aujourd'hui était son suzerain, elle avait vu nombre de brigands se faire arrêter, et pour certains y avait contribué. Elle avait appris à ce battre, à repousser divers assaillants possibles, et elle était fière d'être thiernoise, habitante du BA, fière d'être membre de cette unité qu'était la prévôté, fière … jusqu'à ce jour, où les doutes la rongeait.

Non ! Elle n'appliquerait pas cette loi ! Non, non non ET NON !

En refusant d'appliquer l'ordre, elle trahissait son serment à la maréchaussée, alors que ce serment était tout pour elle. Mais appliquer cet ordre reviendrait à trahir cette justice si particulière en laquelle elle croyait, la Justice, celle qui ne dépend pas uniquement des hommes … Instinct de survie ou désarroi ? La jeune femme eut à cet instant envie de partir, fuir, fuir aussi loin qu'elle le pouvait, oublier qui elle était, oublier son nom, oublier son Duché, oublier …


NOOON!!!!

Un hurlement se fit entendre dans la petite pièce.
Le Duché, son Duché, elle devait pour son Duché continuer, poursuivre. La tête dans les mains, pliée en deux la maréchale perdait pied, doucement, inexorablement, …

Trahison, trahison ! Ce mot raisonnait dans sa tête, la narguant, monstre assoiffé … se rattacher, se rattacher sans quoi elle se perdrait.

Pour son Duché ! Œuvrer pour son duché ! SON DUCHE !


Perfidie, bassesse, ignominie

Les mots pleuvaient la blessant comme autant de poignards qui pénétraient sa chair. Hurler, il fallait qu'elle hurle, elle devait hurler de nouveau, faire sortir son angoisse, ses peurs, sa rage. Mais, recroquevillée sur sa chaise, en dehors d'un gémissement rauque rien ne sortait de ses lèvres. Elle était tétanisée.

Justice…Appliquer Codex

Loi inutile, brigands aidés … vainqueurs


Tout se bousculait dans sa tête, sa raison ne parvenait à prendre le dessus sur son instinct et sur ce qu’elle pensait être Juste … La prévôté … Renier la prévôté était se renier soi-même et trahir tout ce en quoi elle croyait jusqu'à présent, elle se détruirait si elle partait …
Que faire ? Que FAIRE ?!

Essuyant ses larmes d’un revers de la manche, elle se releva et sortit de l’école, ses pas la menèrent naturellement vers ce lieu qu’elle connaissait tant, le bureau du prévôt. Elle avait besoin d’aide, d'aide et de conseils, et seul son suzerain, de par son serment vassalique, pourrait lui apporter.
Las, elle n’y croisa nullement Al, mais les maréchaux, les douaniers qui rapportaient missives à l’appui les différentes demandes. Tous semblaient épuisés. C’est alors qu’elle se mit à ricaner, et à exacerber la futilité de leur actions, d'une voix médisante, à … à dénigrer le travail de ceux qu’elle appréciait en étant à la limite du supportable. L’une des maréchales lui adressa un regard froid et dur, plein de bon sens, lui faisant remarquer son comportement … Beths eut l’impression soudaine d’être plongée dans le lac glacé de Montbrisson et son sourire narquois disparu aussitôt.

Qu’avait-elle fait ? L’embarras la gagna, la honte également. Les maréchaux, les aspirants, les douaniers n’y étaient pour rien, absolument pour rien. Cette loi n’était pas de leur fait, et tout comme elle, ils la subissaient. Cette constatation n’abaissa pas son courroux, sa hargne, mais elle eut au moins le bon ton de lui faire reprendre pour partie sa raison. Cependant, Beths n'était plus la même, une colère similaire à celle qu’elle avait connue ce jour là, il y a si longtemps, une colère sourde qui criait vengeance, trop longtemps enfouie, cachée, et qui ne la quitterait plus …

_________________
pnj
Herisson53 Bureau de la Maréchaussée a écrit:
C’était donc bien Nehwin cette gueule d’ange se dit Hérisson

Oui tu as raison, il vaut de toute façon mieux le prévenir, il doit savoir que des gens le recherche.

Hérisson alla chercher sa cape SD dans l’autre pièce et revint :

J e rentre à la maison, il faut que je trouve Sakura pour lui expliquer ce que l’on à apprit.
Plus tard, je donnerais des ordres à mes guetteurs, si le groupe repasse par ici il faut qu’on soit prévenu à temps.


Sur ses mots, Hérisson sortit pour se diriger vers le quartier car t’y es
pnj


[Toujours et Encore Bureau de la maréchaussée de Montluçon]


Après toute ses explications, l'histoire s'éclaircissait...Elle en avait déduit que ce groupe était venu pour Nehwin sur...D'après les propos de la Ninon...Bon fallait qu'elle le prévienne tout de même...Elle salua Héri en lui collant une bise et en lui disant d'en faire une à Sakura...Elle le regarda enfiler la cape de Sd...Un sourire en coin...

Elle referma la porte derrière lui et s'installe au bureau pris le nécessaire pour écrire à son tendre...

Citation:

Mon cher et Tendre Nehwin...

J'espère que mon Dudulle t'aura trouvé à Clermont ne sachant pas trop ou tu te situe vu ton silence...Mais je suppose que tu es là bas ou plus près c'est le monastère de Clermont...

J'espère que tout va bien pour toi...Que le repos te fais le plus grand bien..Enfin je suis pas là pour te demander tout ça ni pour te conter ma vie...Quoi que...

Bref...Il se passe des choses étranges à Montluçon je dois te mettre au courant avant ton retour...Sait on jamais...

Un groupe de pillard des hommes assez âgés sont venus à ta forge et l'on mis sans dessus dessous...J'ai rangé comme je le pouvais et avec Héri nous nous sommes renseignés...Un homme a dit " Gueule d'anges on reviendra on aura ta peau " Enfin une phrase dans le genre...

Je me suis rappelé d'une conversation c'était bien ton surnom quand tu étais jeune non ?

Ah oui ce fameux muet Anseis est venu aussi, je ne l'ai pas croisé mais il a été vu sur les remparts ce soir..On dirait qu'il suit ce groupe...

Je suis inquiète pour toi...Reviens vite...

Je t'aime.

S.


Elle relue la lettre l'accrocha à la patte du pigeon Dudulle...Lui souffla...

Trouve le vite...


Elle resta un moment dans le bureau à tourner en rond comme une pie qui à mal au cul...Ne sachant que faire...
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[Et vinrent les temps de l’action]

Bien que son verre fut vide depuis un certain temps, l’homme continuait de le fixer et le faire tourner entre ses mains….

Gallin enrageait. Tout avait commencé avec l’arrivée d’Artius. Si seulement ce maudit messager se trouvait maintenant devant lui, combien aimerait-il lui serrer la gorge jusqu’à entendre les os du cou craquer.

Oui, combien aurait-il aimé sachant bien que tout ceci était impossible. Toute cette histoire puait… oui, il avait souvent servi d’autres intérêts que le sien, comme tout bon mercenaire. Mais il était resté le maitre et avait choisi ce qu’il voulait faire ou non et surtout comment il voulait le faire. Là, il se retrouvait bloqué avec cette maudite liste sans pouvoir en rayer un seul nom.
A croire que quelqu’un les prévenait ou alors que le destin s’acharnait. La petiote du Mans, Gueule d’Ange… partis. Et pour une fois qu’il arrivait à en trouver une de la liste, elle ne quittait pas son compagnon de duc ou, pire, passait sa journée dans la maréchaussée.

Jadis, il aurait tout simplement levé le pied, changé de duché et oublié tout cela. Mais il savait que cette fois c’était impossible. Il n’avait plus de contact et le seul endroit où il aurait pu retourner… Artius l’y attendrait. Pour la première fois depuis bien longtemps, il se sentait comme ces ours que l’on ballade de villes en ville. Entravé, humilié.

D’un geste rageur, il envoya la tasse au sol, la brisant par là. Le tavernier, qui en avait apparemment vu d’autres, se contentant d’un.


Trentes deniers

Le vieil homme jeta une pièce vers le comptoir en quittant la chaise puis sortit de la taverne.

Chienne de vie…

Mais il était Gallin, il était un survivant. Qu’importe Dieu ou le destin. Ils voulaient s’acharner sur lui et le faire couler ? Il leur montrerait qu’il ne serait pas si facile à digérer. Oui, ce dimanche même, le jour du Seigneur. Il se rendrait au castel et la trouverait. Et là, il la saignerait. Quelques pièces et sourires lui avaient permis de savoir quelle chambre du castel dans lequel résidait cette Beths. Au rez de chaussée. Un seul garde dans l’entrée, une fenêtre accessible… il avait fait cela tant de fois, ce serait du gâteau. Et après, Gueule d’Ange …


Le sourire carnassier naquit de nouveau sur le visage couvert de rides. Oui, ce soir il leur montrerait…
Beths
[Flashback, aile ouest, château de Clermont, loi martiale promulguée depuis une semaine]


Les heures étaient passées, et puis les jours, et puis la motivation des uns s’effritait quelque peu, et la motivation des autres pouvait varier. Mais la loi martiale faisait l’unanimité, elle ne servait à pas grand-chose, surtout qu’elle n’était pas suivi d’effets. Des autorisations à n’en plus finir faites en dépit du bon sens … et après les gorges chaudes allaient contre la prévôté qui ne faisait pas son travail, soit disant. Déjà d’humeur versatile, tout ce cirque et ces contradictions n’amélioraient franchement pas l’état d’esprit, ni l’humeur de la maréchale.
En cage, voila ce qu’elle était … en cage. Ses sentiments, ses pensées, sa nature spontanée hurlaient à la tromperie, mais seule dominait la hargne et la contrariété.
Elle doutait. Elle doutait d’elle-même la thiernoise, de ses capacités, de ses possibilités, de ses amis, de son amour, de tout. Amertume emplissaient son esprit telle une plaie béante que tous voyait sans oser y toucher.

La prévôté avait retrouvé l’adjointe qu’elle était, elle était présente physiquement, et ses habitudes étaient vite revenues : vérification des dossiers, envoie d’ordre d’assignation, soumission à la procure, contrôle des douanes, formations, oui … l’adjointe travaillait, mais elle n’était qu’une carcasse vide de son essence, de son but, de son enthousiasme, une sorte de copie d’elle-même. Parfois elle souriait, mais seules ses lèvres s’étiraient. Ses yeux habituellement si animés et expressifs semblaient vides, mornes, absents, et semblaient percevoir autre chose … dégoût, traitrise, peine, horreur …

Et puis chaque soir, elle était sur les remparts de sa ville, et chaque soir, avec l’aide de volontaires, avec l’aide des miliciens, des groupes de maréchaux, ils défendaient. Les volontaires, la jeune femme les observait attentivement : ils étaient sincères, honnêtes, ils donnaient du temps et de leur personne avec une joie évidente. Elle croisait souvent Lama pendant leurs gardes, et les deux jeunes femmes se souriaient. Sans elle, sans sa motivation, sans sa fougue délicieuse et son entrain, jamais ils ne seraient arrivés à un tel résultat et Beths en était parfaitement consciente. Le sourire et la franchise de Lama la perturbait plus encore, si tant était possible. Voir son attachement à leur ville, à leur Duché lui mettait du baume au cœur, et lui redonnait espoir, tout n’était pas noir, il y avait des gens merveilleux en BA, et pour eux, pour eux, il fallait se battre jusqu’au dernier souffle. Mais d’un autre côté, la jeune femme s’était résolue à abandonner se sentant trahie, trompée et délaissée puisqu’on ne l’écoutait plus, ni son unité, ni ses amis, ni même celui auquel elle avait offert son cœur. Chaque nuit de garde qu’ils passaient ensemble n’en était-il pas meilleure preuve ? Jamais elle ne pouvait lui parler, lui sourire, lui voler une caresse de la main le temps d’un instant, ressentir la chaleur de son regard … la tendresse n’était apparemment plus.

Et chaque jour l’alerte, surveiller l’horizon, scruter chaque visage des voyageurs, être vigilent, soupçonneux … elle se perdait.

La têtue avait décidée de ne pas envoyer de missive pour demander sèchement à tous les voyageurs de quitter immédiatement le Duché sous peine de se voir arrêté pour non respect de loi martiale. Toutefois l’adjointe avait signé diverses autorisations d’assignation, elle n’avait pu se résoudre à faire autrement. Les aspirants, les maréchaux avaient passé du temps, avait œuvré, elle ne pouvait pas jeter leur travail dans la boue. Les dossiers avaient été transmis aussi. Et elle avait un peu raillé sur l’efficacité limitée de la justice … un nouveau Juge avait été nommé suite à la maladie de Maga et … le choix était désastreux.
Etant au delà de la colère, elle avait ri avec amertume, avec effroi, des quolibets avaient franchis ses lèvres …Mais nul ne discernait sa tristesse, nul sauf …l’autre B, son double, son amie … Bettym. Mais même elle ne pouvait rien pour elle.

Les jours fuyaient, tout comme la vigilance, les dossiers pleuvaient et, les brigands se faisaient discrets, les troubles ne seraient ils … plus ?
Peut être …

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Gallin avait observé en silence la taverne dans laquelle elle était rentrée. Cette damnée garce ne semblait jamais rester seule. Mais, il avait tout son temps. Ce soir serait le soir.

Appuyé contre le mur, il laissait passer sa pierre à aiguiser sur sa longue dague. Un seul coup suffirait. Il ne savait pas encore si ce serait le cœur ou la gorge. Peut-être la gorge après tout… il avait besoin de s’amuser.

Le vieux brigand commençait à sentir le froid de la pierre sur ses muscles endoloris. Un malaise grandissait dans son esprit. Ce jeunot en noir. Pourquoi continuait-il à regarder dans sa direction, sans qu’aucune expression ne transparaisse ? Le gamin lui rappelait quelque chose. Où l’avait-il donc vu ? Ici même à Montpensier ?

Tout à ses réflexions, c’est à peine si Gallin nota les personnes qui entraient et sortaient de taverne. Tout juste leur accordait-il un regard pour être sur que sa proie ne se trouvait dans le lot. Lorsque la fenêtre s’ouvrit et que le gamin passa la tête pour respirer lentement, Gallin sentit un frisson l’envahir. Souvenir de batailles, d’une en particulier. Non… c’était la fatigue, rien que cela.


Mon vieux … tu te fais trop d’histoires murmura-t-il en baissant les yeux.

Un bruit suivi d’un cri les lui firent relever rapidement. Il eut juste le temps de voir une ombre disparaitre, alors qu’un homme – un maréchal s’il ne se trompait pas – passait sa tête au niveau de la fenêtre.


Rha… le fumier !

Gallin ne put s’empêcher un large sourire. Oui, un simple petit voleur, comme il avait été jadis, ou comme gueule d’ange. Le sourire disparu lorsqu’il vit le maréchal sortir en compagnie de sa cible. Ce n’était que partie remise : il ne la saignerait dans la rue, mais dans sa chambre comme prévu initialement. D’un pas lent et enjoué Gallin commença à suivre le maréchal et la jeune femme.
Beths
[Où quant une loi martiale prend fin, et où un voyage commença, départ pour Montpensier]

La veille encore, elle n’était que tristesse, rancœur, et colère, et voila qu’aujourd’hui elle n’était que sourire et gaité. Un mot aimable pour chaque thiernoise qu’elle croisait, une pensée sympathique, un geste, un sourire. Elle se rendait sur les remparts le cœur heureux, le cœur joyeux, elle savait qu’elle l’y trouverait, car ils ne se quittaient plus. Cette présence, cette tendresse dont il l'entourait depuis cette soirée en taverne thiernoise, cette soirée, où ... elle avait vraiment trop bu, elle n'aurait clairement pas du, mais ... l'alcool parfois a le mérite de délier les langues, et tout ce qu'elle avait sur le coeur y était passé, la loi martiale, cette aberration stupide autant qu'inutile, qui l'avait tant tiraillée du fait qu'elle ne voulait ni l'appliquer, ni démissionner ... et puis, la trahison, ou ce qu'elle avait prit comme tel de ses amis sourciers, mais il fallait dire qu'elle voyait tout noir, et enfin, enfin, elle lui avait reproché son silence, ses absences, sa froideur à son égard.
Et, elle s'était ... confiée. Ohh juste un peu, et fort heureusement que Bettym, et puis sa marraine avaient été présentes, sans quoi, pauvre être aimé, elle aurait été capable de le pousser de rage dans la cheminée. Déjà qu'il devait encore avoir une trace sur le bras ...

Honteuse et heureuse, elle courait à présent le retrouver, elle courait défense à ses côtés, aux côtés des autres villageois, des miliciens, des maréchaux … à vrai dire, en dehors du fait qu’elle scrutait avec attention l’horizon, elle aurait pu être seule avec lui qu’il en aurait été de même. Les paroles ne fusaient point, mais elles étaient inutiles, les regards qu’ils se dédiaient, doux, tendre, promesse d’un avenir radieux, ce lien fort, cet attachement respectif … la jeune femme était troublée, touchée, fébrile et forte à la fois, elle était … amoureuse plus que jamais.

Et puis, la loi martiale fut abrogée, pour le plus grand plaisir de tous et notamment de la prévôté. Elle avait pourtant prévenue de l’inutilité, et certains le reconnaissait a posteriori. C’est alors qu’elle reçue une proposition sous forme d’un parchemin accompagnée d’un présent, elle ne pouvait décemment pas refuser une telle offre. Après des semaines passées à défendre Thiers, Marty, son Marty, souhaitait regagner ses terres et souhaitait qu’elle l’accompagne.
Décidemment la vie lui souriait, elle aimait, elle était aimée, la loi martiale n’était plus, que demander de plus ? Elle écrivit aussitôt à son Prévôt pour demander quelques jours de détente dans son duché, autorisation qui lui fut accordée sans aucun souci.

Un seul détail insipide assombrissait ce joyeux portrait, les ombres sournoises encore dissimulées dans son sommeil, dans ses rêves, ces souvenirs trop longtemps enfouis et cachés et qui avaient été réveillés par les doutes qui s'étaient infiltrés dans sa conscience ne disparaissaient pas. Son sommeil était agité, parfois, elle se réveillant en sursaut, transpirant de peur, mais ne se rappelant pas ce dont elle rêvait … Les ombres petits à petits prenaient place ...
Peu sensible à ce changement, le mettant sur le fait de la famille et des tensions récentes, la jeune femme avait donc empaqueté quelques affaires et voila qu’ils étaient partis pour Montpensier. Ils se rendaient bien évidemment à Moulins, qu'ils auraient du atteindre dans la nuit, mais une lettre de sa Bettym lui signalait qu'elle allait elle aussi dans la belle ville de Montpensier connue pour ses tavernes notamment. D'un commun accord avec Marty, décision avait été faite de rester une journée de plus. Sauf que la journée se transforma en trois journées … l’oisiveté la gagna.

Qu’arrivait il donc à la Dame de Gondole ? Omniprésente à la prévôté par le passé, ces trois journées de repos et de détente avait fait qu’elle s’était fait rare au château, elle lâchait doucement prise, elle déléguait. Jamais oh grand jamais une telle chose serait arrivée, avant. Mais avant quoi au juste ? Ses collègues avaient déjà été témoin d’un léger changement comportemental lorsqu’elle avait prit conscience qu’elle éprouvait de tendres sentiments envers une tête couronnée. Pour la plus grande joie de leurs oreilles d’ailleurs. Mais à aucun moment de cette période elle n’avait manqué de se rendre quotidiennement au château de Clermont et d’assumer pleinement ses fonctions, de trop les assumer d’ailleurs.
Et puis … des nuages étaient arrivés, période sombre de doute, de questionnement, de peur, et de colère. Un effet cumulatif, un mélange détonnant, une loi martiale, une rancœur, des fantômes, un être cher non assez présent, un manque de confiance … Elle avait rugit la Beths, preuve que sa devise n’était pas usurpée. Brisée, courroucée, épuisée, le désespoir et l’alcool lui avaient délié violement la langue, et les témoins de cette effusion n’avaient pu que subir dans un premier temps. Subir avant de l’aider à se retrouver. Ils avaient réussis et c’était une Beths épuisée, saoule, mais apaisée et éprise qui avait quitté la taverne ce soir la.
Aujourd’hui, alors que gloussements et rêveries occupaient ses pensées, alors qu’elle profitait de son petit voyage hors Thiers, alors que pour la toute première fois de sa vie, elle laissait une autre personne décider pour elle de ce qu’il ferait le lendemain, la jeune femme se sentait merveilleusement bien. En plus elle venait de retrouver sa Bettym, et ils allaient se mettre enfin en route pour Moulins.

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Beths
[Montpensier, taverne]


Trois jours qu’elle était à Montpensier, trois jours qu’elle tournicotait dans la ville, sur ses remparts, à la prévôté voir ses collègues, à la douane aussi bien que cela ne l’intéressa guère, dans ses tavernes, dans le domaine d’Espinasse, fief appartenant aux terre de Billy, Seigneurerie non encore attribuée, où elle prenait plaisir à se reposer, s’étirant parfois sous l’immense édredon dont l’avait fournie et où il faisait bon en dessous. Et bien évidemment son Duc, ils passaient leurs journées ensembles, à se promener, à rire, à discuter. Elle apprit que le jour de sa naissance n’était pas le réel jour de sa naissance, elle apprit qu’il était gourmand, qu’il était adorable et tendre, taquin à ses heures également, bref, elle nageait dans le bonheur sous des joues rougissante, s’habituerait elle un jour ?

Et puis elle avait poussé la porte de la Douce ce soir, mue d’une subite envie de tisane et puis elle avait le fol espoir d’y croiser Bettym qu’ils attendaient depuis trois jours sans recevoir aucune nouvelle. C’était étrange, et la jeune femme commençait à s’inquiéter pour son B charmant et attachant, son sosie d’après certains qui n’y voyaient guère.
Une fois sur place, elle ne vit non point Bettym mais des Montpensierois et un homme étrange, un muet, enfin un homme qui avait fait vœu de silence. C’était impensable ! Comment diantre pouvait-on s’empêcher de parler ? Mais c’était inhumain ! Quelle idée aussi. Elle avait sourit et rit se disant que plusieurs auraient certainement aimés qu’elle applique un vœu de telle sorte, elle qui pouvait s’exprimer avec une certaine expérience … ou bien encore poser mille questions minutes qui faisaient qu’elle saoulait son interlocuteur avant même qu’il ait pu en placer une. Elle avait donc étudié avec étonnement ce jeune homme. Il écrivait pour communiquer, il écrivait plutôt bien d’ailleurs, son écriture était agréable à lire, et il ne faisait point moult pâtés disgracieux et qui diminuaient la lisibilité.

Une tisane plus tard, Beths se méfiait désormais de l’alcool, Alethea, Bettym enfin, qu’elle avait accueilli comme il se devait. Comme à chaque fois qu’elles se voyaient les boutades fusaient. Et la décision avait été prise, demain, il partait pour Moulins : les 2B et les 2 filleuls de Bettym … Elles allaient pouvoir profiter d’elle un tant soit peu. La thiernoise avait trouvé la moulinoise bien maigre, mais elle n’avait pas souhaité aborder ce sujet devant des inconnus et notamment ce muet si étrange qui avait blêmis alors qu’elle s’était présentée. Hum … était-ce un ancien accusé ? A surveiller … c’était louche. Sur la promesse d’un départ imminent avant le levé du soleil, Bettym était repartie pour achever quelques dossiers dont elle s’occupait. En attendant, Beths avait sorti son nécessaire à correspondance : plume, parchemin vierge, sceau, cire … tout quoi, un prétexte pour lui écrire.


Citation:
Mon aimé,

J’ai enfin croisé ta marraine en taverne. Elle se porte bien, même si je la trouve trop maigre.

Tu en jugeras de par toi-même, nous prenons route avant le levé du soleil pour tes terres.

Tu pourras prévenir ton personnel d’Espinasse, jolie Seigneurerie qui dépend de tes terres, petit domaine agréable et proche de Montpensier, qu’il leur faut préparer nos affaires pour cette nuit.

En fait, je m’en contrefiche qu’ils aient ou non préparé nos affaires, vu la taille de mon baluchon, cela sera vite fait, mais j’ai ainsi prétexte pour t’écrire.

Tendres baisers
Ta Beths



La jeune femme apostropha un gamin dans la taverne, et contre quelques piécettes, il se chargeait de transmettre son mot à l’élu de son cœur.

Et puis Ninon était arrivée, et … Herma. Beths eut plaisir à croiser son ami et collègue maréchal. La conversation se fit joyeuse et animée, mais Herma et son œil acéré remarqua que l’homme était muet. Lorsqu’il en eut confirmation, ses yeux se rétrécirent et il posa une étrange question à l’homme, savoir s’il savait ce qui s’était passé lors du pillage récent d’une forve à Montluçon. Tombant des nues, la Dame de Gondole regarda son ami lui faisant comprendre qu’une explication … Sortant alors une missive de son pourpoint, il la lui tendit.


Citation:
Cher Collègue,

Je viens par cette missive vous demander d'être vigilant...Un groupe d'homme ont pillé une forge à Montluçon et un homme muet habillé tout en noir et muet qui en sait beaucoup sur cette histoire ont peut être quitté Montluçon...

Nous sommes à leur recherche...Si toute fois vous avez des rensignements sur ces hommes...Merci de me prévenir au plus vite la vie d'un homme est en danger...

Bien à vous

Seve
Maréchale de Montluçon...


La jeune femme dut relire le texte à deux fois ! Diantre ! Mais !!!! Les deux maréchaux se regardèrent avant de tourner tête vers le muet qui fit preuve d’une agilité et rapidité exceptionnelle. Se levant prestement, il enjamba la fenêtre qu’il avait ouverte plus tôt au court de la soirée, comme s’il avait préparé là une porte de sortie rapide.
Le temps que les maréchaux comprennent que leur suspect avait détalé tel un lapin, il était déjà loin … Beths grommela, mais là … elle n’y pouvait rien. Herma proposa d’en faire part à l’armée. Haussant les épaules Beths n’y vit pas d’inconvénient, mais elle précisa qu’elle préférait largement traiter cela entre eux, à la prévôté. Par contre, il devrait écrire à Seve pour lui dire qu’on avait vu son suspect à Montpensier.

L’heure avançant, et le sommeil se faisant sentir, Beths se leva.


Herma, j’ai été ravie de te revoir et de passer un peu de temps à Montpensier et dans tes bureaux. Nous partons demain avant le levé du soleil pour Moulins avec Marty, Bettym et Jergal. Et paaaaaaaaas de commentaire quant à un Martychou ou je ne sais quoi hein ! Humpf Rougeurs jusqu’aux oreilles en repensant aux paroles d’Herma et de son sergent chef épileur … ce n’était pas parce qu’eux fricotait dans une église qu’ils étaient tous pareil.
Herma, je te dis à bientôt, je m’en vais sur le domaine de l’Espinasse, l’une des terres de Marty pour prendre un peu de repos avant de nous mettre en route. A bientôt, et si tu as du nouveau dans la soirée, fais moi porter une missive au domaine !

Mais le maréchal de Montpensier souhaitait quitter la taverne également pour tenter d'en savoir plus sur cet étrange homme. Ils quittèrent tous deux la taverne, inconscients que des yeux la suivait du regard. Plus loin dans le village ils se séparèrent, la thiernoise ayant récupéré Canasson, se mit en route pour l'Espinasse.
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[ Le lendemain matin...Fourbue...Bureau de la maréchaussée]


Petit matin...Soleil à peine levé...Elle s'est endormie ici...Après cette soirée mouvementée..Réveillée par la lueur des premiers rayons...Elle est fourbue...Faut se bouger...Pas rester là ça ne sert à rien...Ils ne sont plus là, faut reprendre le court de la vie malgré toutes ses questions sans réponse...Les premiers gardes sont passés ils sont pas osés la réveiller...Peur de se faire enguirlander certainement...

Regarde autour d'elle prend sa cape direction le quartier car t'y es pour une toilette et un repas...

Quand elle fut soudain stoppé par un bruit vers la fenêtre...Elle se pencha vers la gauche...Un pigeon...On le voyait pas très bien pensant à son Dudulle ui revenait peut être avec des nouvelles de Nehwin...Elle accourut sourire aux lévres à la fenêtre. Non c'est pas son pigeon déception.

Mine qui se défait...Elle prit la bestiole sans trop lui faire de mal. Déplia le parchemin et relâcha le volatil. Une lettre de la prévôté..Hum...Une lettre de l'adjoint au prévôt Hermanicus de Montpensier...La lettre est sans chichi..Simple et courte...

Citation:
Bonsoir seve!

j'ai trouvé ton homme il est à Montpensier. habillé de noir et muet ça correspond à la situation.


Anseis...Il est à Montpensier...Fichtre !!! Elle peut pas s'y rendre bloquée par la mairie...En colère elle est Montpensier c'est si près, il si près de moi le muet...D'un coup de nerf elle attrapa besace et cape pour se rendre chez elle...Elle lui répondrait de là bas...Elle quitta le bureau en claquant la porte...Bonne nouvelle comme mauvaise car elle se sentait incapable de faire quoi que soit en étant bloquée ici...Elle prit la première ruelle à droite...D'un pas vif...
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