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[RP] - Un jour, mon Prince viendra..

Yolanda_isabel
Imaginez une chambre royale, un lit imposant sous un dai majestueusement bleu. Imaginez dans cette chambre royale une royale occupante, une marquise aux coquelicots et la touche d’exotisme parachevant ce tableau délicieux, une princesse bretonne déchue.

Souvenez-vous du lit. Ce lit où trônent un roman d’amour courtois en langue d’Oc, contenant plus d’images que de textes, mais aussi un coffret rose sombre griffé Ella Durée et ne contenant quant à lui que quelques miettes, témoins silencieux du carnage perpétré par le personnage manquant à la scène présente, regroupant Béatrice de Castelmaure-Frayner, Clémence de l’Epine et Blanche de Walsh-Serrant. Et soudain la porte s’ouvre sur une boule rose et blonde.


-« Soi aqui ! »

Le petit front se plisse sous l’effet de la concentration et de la réflexion.

-« Agus tháinig siad! Ar deireadh! » La langue est mordue et un « Flûte » est contenu avant de reprendre en langue d’oïl. « Je suis là ! Et ils sont arrivés ! Enfin ! »

Ah .. Être la filleule – ou presque – de la Reine, être la protégée d’une marquise et d’une princesse bretonne, inclue une certaine vie sociale, et désireuse de ne pas accabler de honte ses douces amies, l’Infante s’est mise en tête d’apprendre les dialectes propres à chaque peuple faisant partie ou bordant le Royaume de France, et ce pour combler une incapacité totale à écrire plus de quelques mots. Aussi s’y est-elle appliquée avec ferveur, trop sûrement.

Ils sont arrivés dit-elle, et les « ils » sont les valets dépêchés à travers le royaume pour dresser la liste de tous les bons partis de France et d’ailleurs, et là où le hasard fait bien les choses, c’est qu’ils ont rencontré l’Infante alors qu’elle revenait d’une escapade à Paris pour aller refaire le plein de macarons Ella Durée avec Titi Pierre. Alors tandis qu’elle décharge des mains du géant angevin les Etincelants, les Magnifiques, les Délicats et la délicieuse Madame Royale, les valets envoyés au loin et revenus, eux, déposent les copies réalisées de la liste avant que la princesse angevine ne renvoie tout ce petit monde d’un geste de la main. Il gravit des monts de bonheur le sourire sur les lèvres roses sucrées, et attrapant les boîtes de macarons et les parchemins, elle gagne les côtés de Blanche pour se laisser glisser au sol à ses pieds, corolle rose étalée autour d’elle, et enfin, elle lâche.


-« On va trouver un mari ! »

Oui, le mariage noble n’a rien de tendre, pas d’amour, du respect et de la tendresse dans les meilleures cas, mais là où la bienséance et le vivre noblement ne peuvent pas s’engouffrer, c’est bien dans la joie de vivre et la quête sacro-sainte de l’amusement d’une enfant de six ans et demi.

Tremblez, hommes.

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[Désolée pour l'endroit où c'est posté, mais nous n'avons pas accès au sous-forum des Appartements Royaux, considérez toutefois que le RP a lieu dans la chambre de la Reyne.]
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« Yolanda Isabel de Josselinière : créatrice de la Disney Parade du XVème siècle ! » - Breiz.
Blanche_
De gâteaux, d'hommes, Yolanda Isabel est avant toute chose, une mangeuse.
Et cette qualité, quoiqu'incomprise et peu prisée, Blanche l'a-do-re. C'est la soif de vivre, de vaincre, de gagner, de croquer et de mordre. La soif, tout court, La.
Elle corrige une petite faute de syntaxe, avant que de glisser un regard doux à sa projection filiale.
Et de renvoyer le même, quoique plus gourmand, à la boîte crème apportée.

Les délicats ! Les siens !
Ah ! Tout le monde n'a pas son petit coffret signé Ella Durée, n'est-il pas ?


Siad? Ach sin, a stór?

Tandis qu'en son esprit affûté, résonnent les musettes de la gloire.
Manger. Sucre. Manger. Manger. Sucre.
Elle tend la main.
Dans un millième de seconde, Blanche de Walsh-Serrant, Ière du nom, va se saisir d'une boîte à son nom, et entrer dans l'histoire.

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Clemence.de.lepine
Elle a l’œil presque las alors qu’elle regarde entrer Yolanda vivante, pimpante, qui parait s’exercer à la maîtrise de dialectes avec une facilité déconcertante. Tu deviendras érudite, ma fille. Tu les détrôneras tous. Sauf elle. Et le bleu du regard qui plonge vers leur Reine.

Donc l’œil est presque las, mais presque, car à la vérité, cette langueur affectée ne fait que dissimuler l’excitation que vient provoquer l’entrée fracassante de la mignonne praline. Pensive, elle écoute vaguement les mots incompréhensibles, de Yolanda et de Blanche, et plonge une main discrète dans « son » coffret de macarons. Ils sont d’un rouge éclatant, tel le coquelicot qui fleurit à Nemours, telle la teinte dont se parent souvent ses toilettes, telles ses pommettes pincées par pure coquetterie, tel son sang qui bouillonne mais qui jamais vraiment ne déborde. Elle caresse d’un doigt, puis de deux, une de ces friandises de velours. Elle fait mine d’hésiter entre deux ou trois d’entre elles alors que son choix est déjà tout fait : elle prendra ce macaron, celui qui une fois attrapé fera choir les autres dont il maintenait jusque là l’équilibre relatif. Juste pour mettre un peu de désordre dans la boîte, parce qu’au fond, ce macaron n’a rien de plus que les autres.

Clémence lance un regard évasif en direction de la blondinette tandis qu’elle croque du bout des dents et fendille la carapace écarlate avec satisfaction. Bon. A-t-elle laissé assez de temps ? A-t-elle offert assez de son silence ? Il lui semble que oui mais elle finit tout de même sa bouchée, car on ne parle pas la bouche pleine.


« Il serait temps. » Fait-elle en levant un sourcil amusé. Il faut bien s’en amuser, non ? Quand on en a marre de trop en pleurer, il faut alors se résigner à en rire. Elle déplie ses jambes devant elle et masse sa nuque endolorie par un peu trop de paresse immobile. Elle étouffe un petit bâillement dans le creux de sa main, comme si elle sortait d’une sieste qui l’aurait bercée de doux songes bienfaiteurs.

« Quand est-ce qu’on commence ? » demande-t-elle d’un ton impatient, d’une voix presque enfantine parce que sans doute se veut-elle à l’image de celle, innocente et charmante, de cette poupée rose qui ne dit jamais non.
Yolanda_isabel
C’est un rire qui répond à l’interrogation de la bretonne, un rire frais, un rire d’enfant de ceux qui s’amusent d’un rien et trouvent leur source dans tout. Alors, elle attrape le coffret blanc et le glisse avec douceur dans la main tendue, tandis que l’autre main s’en vient cueillir le coffret bleu puis l’ouvre et le dépose avec milles précautions sur le guéridon à côté de la chaise de la reine. Elle a vu Clémence choisir son macaron avec attention, et elle-même sait à quel point même s’ils sont identiques, le ravissement que cela procure de choisir le tout premier, celui qui annonce les prémices du macaronicide à venir. L’infante attrape enfin les feuillets et les dépose dans les mains de qui de droit avant de relever la tête vers la bretonne.

-« Siad ? No! Sé ! Ár fear céile sa todhchaí Gwenn ! »

Un sourire d’excuse à Clémence, elle est consciente que parler dans une langue qu’elle seule et Blanche comprennent peut se révéler discourtois, mais voilà pourtant, la base de son apprentissage, puisqu’incapable d’apprendre autrement qu’en s’amusant, elles ont mis au point cet accord tacite entre elles, Blanche parle breton ? Elle répond breton, et c’est à cela que sont consacrées les heures qu’elle passe au Louvre avec Béatrice, Clémence et Blanche, aux lectures oisives de romans d’amour en langue d’oc et aux discussions passionnées avec l’Hermine tournant généralement autour de son futur chien, des macarons et de leur amour mutuel.

A la question de Clémence, elle répond par un sourire éclatant.


-« Maintenant, qu’on commence ! »

Et tandis que la main gauche pioche dans le coffret rose pour en extraire un macaron sûrement plus étincelant que les autres, la droite pointe les mots les uns à la suite des autres, murmurant les mots pour elle-même. Des noms, des titres bien compliqués pour une fillette de six ans et demi qui s’applique à déchiffrer ce qui ressemble pour elle à des hiéroglyphes étrangers, pourtant, elle fait un effort pour l’occasion, l’affaire est trop belle pour qu’on la laisse s’échapper.

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* Ils ? Non ! Il ! Notre futur mari Blanche !
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« Yolanda Isabel de Josselinière : créatrice de la Disney Parade du XVème siècle ! » - Breiz.
Blanche_
Ils ?
Non !
Il !
Et à cette évidence, le mains de Blanche tremblent, le coeur s'arrête, repart, hésite, mieux vaut peut être qu'elle s'écroule au sol avant que cela ne devienne trop dou...
Wait a minute.
" Notre ?"
La belle affaire ! Elle redresse le nez, souriante, et marche à petits pas pour réfléchir. Notre...
Le sien, donc. Pas de raison de s'inquiéter, nihil novi sub sole...! Blanche, de mari, elle n'en aura jamais.


- On vous a fait parvenir des portraits, Yolanda ?

C'est un "vous" pour une petit grâce, et Blanche insiste dessus, avec cette hésitation dans la prononciation, qui fait que chaque expression affectueuse engagée pour l'une ou l'autre de ses amies devient exotique, et doublement respectable.
Puis, comme les autres, elle tend la main vers la petite boîte blanche, si velouteuse au toucher, l'ouvre d'un seul doigt agile, et fait balancer l'ouverture à droite, puis à gauche.
Quand, définitivement, elle s'ouvre, Blanche s'est déjà saisie du plus petit des macarons blancs, qu'elle garde entre ses doigts, doigts d'or, fermement saisi, doucement caressé
.

Again !
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Beatritz
Lorsque la Reine rentre dans ses appartements, elle espère y trouver un peu de calme, de repos, et à l'occasion, la chaleur grisante de son époux.
Les appartements royaux sont vastes et ils ont chacun leur chambre ; cela seul prémunit la Reine d'un hoquet de stupeur affolée, lorsqu'elle vit, arrivait dans ses appartements, sa vassale et amie, sa dame de compagnie et amie, et sa filleule et amie, toutes trois radasses alanguies sur ses coussins.

Des radasses, mais Guise n'est pas là ; il est dans ses appartements. Il ne viendra pas. La Reine souffla :


-"Et bien ! Que se passe-t-il donc céans ? A-t-on oublié de nous prévenir de quelque nouvelle allocation de cette chambre ?"

Elle parlait avec le sourire. On a beau se retirer chez soi pour rechercher le calme et le repos, la présence d'amies est toujours un baume bienfaisant.
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Qui connait le moyen de multiplier les heures et diviser les tâches ?
Inscrit pour la visite royale en Castille ? Forum 1, partie espagnole

Clemence.de.lepine
Bla bla bla. Bon ça va je ne vous gêne pas ?

Elle n'aime pas ne pas comprendre et donc, elle roule des yeux exaspérés. Le breton, c'est pour les barbares. On est à Paris, même Blanche parle l'oïl - à peu près bien et disons de mieux en mieux - alors franchement, qui est venu mettre dans la tête de cette fillette cette idée grotesque d'apprendre une autre langue ?

Enfin, elle dresse manifestement l'oreille lorsqu'elle entend le mot "portrait". Tout cela devient de plus en plus amusant. Elle esquisse un petit sourire satisfait : dire et médire, macarons à portée de main, il y avait de quoi passer un bon moment.

L'entrée de Béatrice étire un peu plus le sourire de Clémence. Enfin. Et trop ivre de bien-être, déjà trop installée dans sa douce mais euphorique langueur, elle n'a pas même le réflexe d'insister sa révérence. Elle se fend d'un salut rapide, tout juste respectueux mais peut être un peu trop proche de l'impertinence. Mais ne le sont-elles pas toutes, impertinentes et impudentes, ainsi installées - affalées ? - au coeur des appartements royaux ?


Nous n'attendions plus que Votre Majesté. dit-elle en réponse à la question, le regard vif et pétillant. Yolanda nous parlait juste d'une affaire qui nous concerne toutes les... trois.

Hop. Je reprends un macaron. C'est bon, et ça ne fait pas de mal. Et hop, je glisse mon regard vers la sus-nommée, parce qu'elle est la plus à même de répondre vraiment à la question royale. Et pour finir, un sourire à Blanche. Toutes les trois, oui, Blanche.
Yolanda_isabel
Les portraits ? Carrément qu’elle les a ! Dans une malle qu’elle avait fait porter quelques jours auparavant dans sa chambre au Louvre. Et qu’elle avait fait porter le matin même dans les appartements royaux en prévision du fait qu’elle ne pourrait décemment pas la tirer plus tard. Ingénieuse ingénue.

-« Oui ! On a ! Mais ils sont pas terribles très jolis. »

Oui, l’inconvénient de faire faire des portraits de portraits de nobles par des valets si discrets soient-ils, c’est que le rendu n’est pas forcément des meilleurs. Et soudain, la soudaine arrivée royalement royale. Ladies & Gentlemen : Béatrice Ière alias Marraine.

La boîte bleue est attrapée et les parchemins aussi, tandis qu’elle montre le siège qui est le sien dans cette chambre, l’incitant à s’asseoir, et puis mieux, elle la rejoint et attrape la main de la reine pour l’attirer à sa suite en souriant et en opinant du chef aux dires de Clémence. La chaise ? Que nenni mon ami, dans l’intimité de ses dames, la reine n’est plus qu’humaine, et avec un rire cristallin, l’infante se rue à la suite de la Reine sur le lit gigantesque. Les macarons sont posés entre elles, et à plat ventre, les petits pieds croisés en l’air, révélant les chevilles, mais aussi les mollets et les genoux de l’infante, elle explique à Béatrice d’un air docte.


-« C’est parce qu’on s’est dit qu’on a pensé que ça serait bien d’avoir un mari, alors on a fait la liste de touuuuuuuuuuus les nobles plein du titres trop bien et voilà. Maintenant, y faut chercher.. »


Comprenez plutôt, maintenant, j’vais trimer ma race à lire pour trouver..

-« Vous préférez un quoi ? Un plein de titres pas très grand, ou un avec un gros titre ? »

C’est pas la taille qui compte, voyons !

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« Yolanda Isabel de Josselinière : créatrice de la Disney Parade du XVème siècle ! » - Breiz.
Beatritz
Le contexte est simple, les circonstances sont plaisantes, et la Reine n'a pas besoin de réfléchir : mieux encore, il y a là des macarons et aucun importun courtisan.

Votre narratrice est lasse, votre narratrice ne sait que raconter. Si : Béatrice prit un macaron. Original, isn't it ?
Béatrice écoutait les propos de la petite Yolanda, sa bientôt filleule, la fille d'un Pair abandonnée aux soins d'une inconséquente gouvernante. D'un geste, elle montra son dos à Blanche, disant sans un mot : "Tu me desserrerais cette horreur ? J'étouffe..."

A la question de la meringue blonde, elle répondit :


-"Le prestige de la famille, ça compte aussi. Pas forcément une grande, mais des hauts faits, ou au moins, pas de réputation sale ou douteuse, rien qui puisse mettre en périls leurs titres. Méfiez-vous des Ducs brigands, il faut un rien pour qu'ils ne soient plus Ducs un jour. Préférez un jeune baron que l'on dit prometteur, et un jour, il sera désigné à la tête de sa province, et gagnera un autre fief."
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Blanche_
Donner un ordre à une hermine...
A-t'on jamais pensé à pareille hérésie ?
C'est un petit animal si peu docile, qu'il se braque d'ès qu'on le dompte. On n'a pu, même avec des mains bretonnes, jamais le domestiquer. Et on raconte, qu'une fois attachée, la bête tire si fort sur ses liens, qu'elle se décapite elle-même... S'arracher une carotide, pour un corset à ouvrir, Blanche osera-t'elle ?
Peut être.
Peut être pas.
L'hermine est carnivore, la chair de Béatrice bien tendre. Alors, d'une griffe Unique, d'une Unique main tendue, de laquelle un doigt audacieux pointe vers la robe, la marte blanche décapite le galon d'or, l'étire et le délace, libère la Reyne de son propre étau.
Le tissu se délace, épouse les formes après les avoir entravées. Et, peut être, Blanche l'imagine bien, la poitrine aussi, qui profite d'une taille offerte en plus.

Oh, c'qu'elle kiffe !


Je suis d'avis, ma petite Chérie, que tu choisisses une couronne qui va avec tout. Parfois celle de Duchesse est un peu grosse, tu comprends, et cela ne se porte pas avec tout.
Pour ma part, je trouve que celle de Comtesse est passe-partout. Quoique, très élégance aussi que celle de Princesse...


Et la patte blanche de corriger une mèche brune, perdue dans un dos libre.
La taille, de guêpe ou de couronne, de titre ou de gloire, quelle qu'elle soit, la taille a toujours son importance.

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Clemence.de.lepine
Elle rêvasse un moment, laisse parler Béatrice et hoche doucement la tête quand ses mots parviennent enfin, presque à retardement, à pénétrer la brume sirupeuse qui lui colle à l'esprit.

L'ambiance est folâtre. Elle aussi, mais différemment. Elle a du mal à considérer avec sérieux cette comédie qu'on lui joue là, sous l'errance de son regard éperdu. Il lui semble que cette quête dans laquelle Yolanda se jette et les jette elles aussi avec une énergie enviable reflète ce désespoir qui l'habille et la possède depuis peu - depuis qu'elle a passé les dix-huit ans, depuis qu'elle s'est vue vieille et sans alliance. Cela ne ressemble-t-il pas à l'ultime effort ? On a beau sourire, on n'en redoute pas moins la solitude, on n'en élimine pas moins l'inquiétude de se voir emporté sans descendance. C'est une réunion de crise. Yolanda fournit son énergie et sa volonté toute enfantine tandis que Béatrice offre son expérience et ses connaissances. Blanche, elle, agit comme un alter-ego rassurant : Hermine qui dix fois a chuté pour dix fois s'en relever. A peine plus vieille que Clémence et pourtant, combien de vies a-t-elle vécues, au juste ?

Folâtre, donc ? Malgré ces soucieuses pensées, oui, bien entendu. Toujours. Elle vit ailleurs, un peu, et se donne cette image frivole et légère qui sied mieux au teint que l'obsession et le tourment.


Mon fils sera fort, fier et puissant. Il sera craint, respecté et il aura de l'ambition : il ne se complaira pas dans ce qu'il aura déjà et verra toujours au delà. Il tiendra tout cela de son père. répondit-elle à Yolanda, un demi-sourire au coin des lèvres. Autrement dit : tu peux très bien me proposer un Prince, ou un multi Duc que je n'en voudrais pas s'il n'a pas le charisme et la carrure pour porter ses titres, s'il n'a pas la volonté de faire prospérer ses terres, aussi prospères peuvent-elles déjà être, s'il n'a pas cette propension naturelle à se faire obéir dans l'ordre et la discipline.

Clémence disait ne pas aimer les hommes. Mais à la vérité, c'était parce qu'elle les craignait et qu'elle parvenait à admirer les plus influents et les plus puissants, tellement redoutables qu'ils en paraissent invulnérables. Et c'était un homme comme ça qu'elle souhaitait voir coiffé de la couronne marquisale. Car alors, elle n'aurait plus qu'un seul homme, qu'une seule chose à craindre : lui, et personne d'autre.
Yolanda_isabel
Qu’il est bon d’être choyée par toutes ces femmes à l’évidente expérience, qu’il est bon d’opiner du chef quand il s’agit de son avenir, qu’il est bon aussi de croire que l’on pourra choisir alors qu’il devient évident que le choix ne nous revient pas. L’Infante d’écouter les bons conseils, d’acquiescer parce qu’elle le doit et parce qu’elle les croit. Elle sourit à la remarque de Marraine, il faut un nom donc, une famille connue, à la remarque de Blanche, elle rechigne, Maman porte très bien la couronne de Duchesse, non ? Mais elle, elle préférerait celle de Marquise comme Clémence, et Clémence de renchérir avec des valeurs et des dons de la nature.

Un nom, un titre et des principes. Rien que ça ! Encore heureux qu’on ne demande pas au prétendant d’être jeune, beau et intelligent, sinon, la liste finirait au feu, et elle finirait catherinette. Alors, alors, la langue se tire sous l’effort intense que lui demande la lecture.


-« Clémence ? Voudriez-vous un Comte ? Celui d’Armagnac et Com.. D’armagnac ? Un Comte cela pourrait être bien ! Antoine d’Arbal..ture ? »

Oui, un Comte et Vicomte et Baron ! La belle aubaine que voici, et pour Blanche, on poursuit du regard, on embrasse les lettres, et plouf et plouf !

-« Blancheeuuuh ! Lui ! » Le doigt pointe sur la liste, les nobles du Bourbonnais. « Gaspard de Nerra.. Il est vicomte, mais c’est un joli nom, n’est-ce pas ? Gwenn-Ann de Nerra, Vicomtesse d’Ammer..Ambert ! C’est là-bas qu’on fait du papier d’Ambert ? »

Elémentaire mon cher Walter ! Et toi, Yolanda ?

-« Moi, je veux un nom très long ! Aussi long que le mien ! Riwenn et Fir..ielle de… Castel Vilain.. Vilar de la Duranxie ! Il est Duc ! Et Vicomte ! Je suis sure qu’ils ont des enfants ! Oh Marraine ! Ce serait amusant, n’est-ce pas ? Nous aurions un Duché en Anjou, et un Duché dans le sud pour l’été ! »

Oui, elle s’y croit déjà !
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« Yolanda Isabel de Josselinière : créatrice de la Disney Parade du XVème siècle ! » - Breiz.
Beatritz
Son corset délacé, et ses généreuses formes bien à leur aise, la Reine tendit le bras pour attraper un macaron. Elle Durée avait conquis plus de cœurs et de ventres qu'elle-même, à n'en pas douter...
Elle sourit aux propos de Clémence. Quelle mère ne voulait pas cela pour ses enfants ? Quelle femme ne voulait pas d'un fils fort, grand et beau, à l'image de son père ? Mais l'amour, ça vous tombe sur le coin du nez sans crier gare. L'amour, ça se pique de vous en faire pincer pour un vieux, pour un homme qui a déjà un pied dans la tombe, pour un homme qui aime ses livres et ses palliatifs. L'amour, ça déboule sans crier gare et ça chamboule tous les plans que vous aviez tirés sur la comète. Pauvre comète pour rien criblée...

Mais serait-elle assez cruelle pour dire cela à son amie ? Qu'elle aimerait peut-être un homme qui n'aurait pas la carrure d'un Marquis de Nemours et qu'il lui faudrait bien se résigner à en épouser un autre, un qui serait grand, beau, fort et puissant, mais qu'elle n'aimerait pas ? Au mieux elle le respecterait, au mieux elle aurait la fierté de ne pas avoir démérité de son héritage.
Étrange situation que ces femmes de pouvoir et de grande influence sur les cœurs et les temps, cherchant de toutes, quelle prison serait la plus dorée ? Où était le progrès, de s'être affranchies de leurs pères, si c'était pour recréer leur autorité briseuse de bonheurs ?
Ici, aucune ne dérogeait ; Blanche, peut-être, avait plus vécu que les autres selon son cœur. Mais discrète comme elle était, qui le savait ? Béatrice, en tous cas, n'avait pas eu de si grandes confidences. Blanche était à ses yeux pure... Quelle plus grande erreur ?


-"Antoine d'Albature ? Il a vu trop de printemps pour notre Marquise ! Et il est veuf, nous semble-t-il, récemment. S'il a déjà des héritiers, la qualité du parti s'amenuise..."

Elles allaient les passer un à un ainsi. La question c'était : combien de nom Yolanda avait-elle couché sur la liste ?

-"Oui, chérie, Ambert, c'est un pays très riche grâce à son commerce de parchemins. Ce n'est certes qu'un Vicomte, mais un Vicomte dont les terres doivent assurément rapporter et permettre un train de vie confortable à son épouse... N'est-il pas jeune, celui-là ?"

Un doute, et sa fichue mémoire. Elle l'avait peut-être bien rencontrée. Le tour de force, ce serait de s'en rappeler...

-"Ma chérie, les noms très longs, ce n'est pas le plus important. L'important, ce sont les titres, le pouvoir que vous en tirerez, par l'influence et la réputation... Et la réputation ne vient pas de la longueur du nom ! En Empire, il y a plusieurs familles influentes... Mais prenez quelqu'un qui se piquerait de s'appeler "von Frayner - de Sparte", ce qu'il gagne en longueur, il le perd en influence... Du moins à une certaine époque, ces deux familles luttant pour le même pouvoir, être dans l'une et l'autre c'était jouir de la méfiance de l'une comme de l'autre, et à vouloir avoir leurs deux pouvoirs, n'en avoir plus aucun.

La pureté, Yolanda ! La pureté du nom est bien souvent plus importante que sa longueur. Mais il est vrai que si ce couple a des enfants, cela mériterait que l'on s'y intéresse... Un peu comme pour Antoine d'Albatur, non ? Quand on se demandait s'il avait un fils, ce serait plutot lui, qu'il vous faudrait épouser, jeune demoiselle !"


Béatrice avala un nouveau macaron en songeant à toutes les filles qu'elle voulait marier :
-ses vassales... Clémence de l'Epine, Eloice de Valten, Apolline de Castelmaure-Caurel, respectivement amie marquise, humble dame de compagnie et discrète grande soeur ;
-sa filleule, Yolanda Isabel de Josselinière-Penthièvre ; statut ; héritière au nom encore trop court ;
-Blanche, un jour prochain peut-etre, vassale, mais avant tout, noble Bretonne, dame de compagnie et en certaines circonstances, amie.

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Blanche_
Il ne faut pas parler mariage quand on avale un macaron.
Et, forte de cette idée, Blanche avait gardé la petite chair blanche entre ses doigts fins. Elle était si tendre, cette sphère coupée en deux, et si parfaite, qu'elle aurait pu en dessiner le jasmin cloîtré entre les deux demi-bulles.


- Là, là, je te le laisse Clémence ! affirma-t'elle, un peu vite, tandis qu'il n'était question de négation, que considérant les partis des deux autres.
D'ailleurs, ne fallait-il pas recentrer la discussion sur Yolanda, cette égocentrique petite Princesse, qu'il serait aisé de focaliser sur ses problèmes ?
Reste égoïsme, ma Chérie, et libère-moi de ces confrontations incessantes d'avec mon échec constant d'être vieille fille !

Se garderait de dire une fille bien élevée.


- De toute fachon, conclut-elle en croquant un minuscule quartier sucré, je ne me sens pas d'épouser un jeune homme, dont je souffrirai la présence trop longtemps. Qu'il soit fade et mourant, ce serait bien mieux !

Love.
Love.
Love.


- Tiens, pourquoi pas, pour toi Marquise...
Elle plissa les yeux, visiblement ennuyée. Déchiffrage difficile.
Leu... Lllll. Liiiiii-re. di Maggio et d'Astralgan. Non ?
Et le nez de pointer vers Clémence.
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Beatritz
La jeune Reine sourit aux propos de la Bretonne. Elle aussi avait accepté en fin de compte une noce au rabais, mais avec un vieux grognon qui lui passait tous ses caprices et passerait, comment cela pourrait-il en aller autrement, très vite l'arme à gauche. Elle commenta juste :

-"Prenez-le assez vigoureux tout de meme qu'il vous fasse un héritier ; et prenez-le sans héritier, d'ailleurs, qu'il vous lègue tout. Dans ces circonstances, on peut admettre qu'il n'ait meme pas la puissance de vous en faire un, mais il faudra un second mariage derrière."

Elle venait juste d'enfourner un macaron lorsque Blanche évoqua le Duc du Lavardin ; mouvement vigoureux de la tête en signe de protestation :

-"Hmmggh !"

On avale le macaron, et ça va mieux :

-"Pas Llyr di Maggio. Nous savons déjà à qui le marier, c'est une affaire presque réglée."

Mais oui bien sùr.

-"Rayez-le de la liste d'office, il n'a pas encore de fils pour vous, Yolanda. Pour vous... Il vous faut plutôt quelqu'un comme le fils des Comtes de Lille et de Saint-Omer !"
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