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[RP]S'il suffisait d'un souffle...

Tarrelian
[Shoot to thrill]

Entends tu ce craquement toi qui épie…
Elle se déchire… Comme cette buche qui rompt sous son propre poids dans l’âtre, léchée par les flammes…

Vite qu’on en finisse…

Elle va le faire…Leur montrer ce que vaut leur régente… dernier acte pour toi bestbuff…

Elle hésite…Non ne gâche pas tout…Le rideau final est proche…

Son regard suit la direction pris par celui de sa rivale…
Elle est là…Tout vu, tout entendu…

Le chapitre change…Pas la fin… Il sourit… Regarde celle que tu as défendue Alcy…Regarde…


Recule…Oui repousse l’échéance petite bess…
Souffre donc en silence…Tu n’es pas prête…

Tu n’as pas changé…Tu reste celle qui balafre, pas celle qui agit

Ma fille… oui, elle n’a surement pas hérité du meilleur père je te le concède… Mais je saurais la protéger…Moi…


L’estocade… elle ne doit pas en sortir indemne…

Il s’approche d’elle, pose sa main sur l’épaule de la jeune femme, se penche vers elle pour lui murmure la dernière phrase du texte…L’épitaphe…


Un jour…Dans une grande pièce vide…Tu sauras…Tu La désiras ardemment… Ai ta lame à portée de main…C’est toujours salutaire…

La main glisse sur le tissu de la cape…Il fait un pas en avant…La dépasse, elle peut bien avoir son dos…qu’en ferait elle… Il se dirige vers celle qu’il est venu voir…L’autre n’existe plus…
Bestbuff
[Limoges - abyss]

Nan elle est pas prête, pas là.. pas maintenant, pas devant Alcy... pourquoi ? parce que .... peut être parce qu'Alcy à changé, que son amie n'est plus la même.

Elle regarde toujours Alcyone qui la fixe dorénavant, elle est vide, elle se moque qu'il la prenne pour une lâche... c'est peut être ça être courrageux justement, refuser de se laisser aller là ou il ne faut pas...

Elle ne peut s'empêcher un geste de dégout lorsqu'il la touche, elle ferme les yeux, il n'aura jamais besoin de protéger Mara, tout au moins pas d'elle. C'est déjà une différence entre eux deux... elle ne s'en prendra jamais à un enfant pour atteindre l'autre.

Il la lâche, elle ouvre les yeux, le coeur au bord des lèvres, du dégout ... elle n'a que du dégout pour elle, pour lui, pour tout ce qu'il lui a fait... elle ne peut pas... c'est trop fort, plus fort, et cette fois elle n'a personne pour la convaincre de ce qui est mal. Des mois qu'elle contient ce besoin de vengeance, des mois qu'elle tente de la mettre dans un petit tiroir bien rangé, mais pas moyen de perdre cette foutue clef. Et le tiroir est à nouveau ouvert, il s'ouvre de plus en plus souvent, et de plus en plus longtemps. C'est dans ce petit tiroir qu'elle y cache ses peines, sa rage, cette folie qu'elle cache bien au fond, ce petit quelque chose qui fait qu'un jour ... un jour il sera trop tard...

Et si c'était aujourd'hui ?

Il est là, son dos est une cible rêvée, elle sert les poings... lutter... il faut lutter... pourquoi ? ... y a pas de réponse, pourquoi lutter ? ça amène quoi ? un peu plus de rage...un peu plus de ressentiment, un peu plus d'impression d'impunité, un peu plus de folie...

Elle porte la main à sa ceinture, la dague... celle d'Erwan... tiens encore un qui n'est pas là ... elle s'en saisi... ça aussi c'est sa faute à LUI, Erwan a qui elle n'a jamais rien dit...

Elle fait trois pas, juste de quoi le rattraper, vite trés vite, comme dans les rues de Vannes ou on se faufile dans les rues à la nuit tombée, à la recherche des résistants... trois petits pas qui la séparent de l'inéluctable. Trois petits pas et elle est sur lui, un coup sec de sa botte sur l'arrière du genoux pour le faire choir, elle est trop petite, mais elle sait comment il faut faire... une des joies de la guerre, on apprend à oeuvrer en silence, et avec ses armes, et l'arme elle l'a dans la main... elle sert le manche de la dague, prête à frapper vite et fort, mais c'est un coup de coude qu'elle lui envoi dans le dos, histoire de le mettre à sa hauteur... il doit tomber à genoux, devant elle ...


Pourquoi attendre ?
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Alcyone
... regarde un peu cette haine qui suinte par tous les pores de leur peau...

Regard fixé sur lui, d'abord, guettant ses réactions, puis sur elle... Le regard des deux femmes, des deux mères se croisent... Elle ne fera rien devant Mara. Chevaleresque Bess.

Et lui? "Je saurai la protéger" . Son regard se pose à nouveau sur lui.
Comme un blanc, là. La protéger... Ca, tu fais très bien toute seule, besoin de personne, pourquoi dit-il ça? Encore des provocations ou y a-t-il un accent de sincérité?

Toujours est-il que c'est vers elle et sa fille que Tarrelian se dirige, tournant le dos à son ennemie. Est-il possible que ça s'arrête là? La foule, dont elle avait fait abstraction jusqu'ici, se fait à nouveau entendre. Ils n'auront pas leur quota de violence, de coups et de sang, ils grognent de déception, de devoir retourner à leurs vies misérables.

Elle serre sa fille instinctivement plus fort contre elle, le poids de la petite lui fait mal au bras gauche, sa cicatrice toute fraîche se rappelant à son bon souvenir. Souvenir de Massaï. Elle repense à leur discussion, celle autour du feu. Ca parlait de confiance, d'égoïsme. Soi d'abord.

Les souvenirs s'estompent, elle ne quitte pas Tarrelian du regard, toujours froid et méfiant.

Du coin de l'oeil elle a vu Bess se rapprocher, mais le mouvement est furtif... Avant que d'avoir pu réagir, Tarrelian est à genoux, devant elles... Alors elle l'a fait? C'est fini? Pas encore non... la dague est immaculée, elle l'a juste fait ployer... Mais qui a fait ployer l'autre, au juste ? Tarrelian sourit, n'esquisse pas un mouvement pour se défendre ni répliquer...

C'est ça qu'il a voulu lui prouver? Mais à quel prix... Toujours plus de haine... toujours plus de rancoeur... Ma pauvre Mara, dans quel monde es-tu née... C'est là-dedans que je dois t'apprendre à grandir. Ca promet...

Finalement... Il a raison, Massaï...


- Pourquoi attendre ?

Ses prunelles émeraude semblent revenir du néant et passent de Tarrelian à Bess. Un sourire dénué de la moindre chaleur se dessine à nouveau sur ses lèvres, en écho à celui de Tarrelian, une note de déception en plus dedans.

- Attendre quoi? De me prouver définitivement que tu vaux pas mieux que lui et moi? Que vous êtes pareils, tous les deux?

Une hésitation, l'espace d'un imperceptible instant. Dégainer aussi une arme, s'en mêler, encore une fois? Le défendre, encore une fois? Elle esquisse un geste vers son épée. Pour replacer bien vite sa main là où elle était, à protéger sa fille du "spectacle", la serrer contre elle, précieusement. S'accrocher à elle est presque plus correct, comme terme. S'accrocher à ce petit bout d'innocence, le dernier qu'il reste. La petite essaye de tourner la tête, elle sait qu'il se passe quelque chose, elle veut voir... Voir quoi? Son père à terre et sa marraine lui planter cette dague dans le corps? Chuuut, Mara, reste là... contre maman...

- T'inquiète pas va, je n'ai plus aucune illusion, que tu le tues ou pas n'y changera plus rien... Il veut juste revoir sa fille, tu devrais comprendre ça, non?
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Tarrelian
[Two minutes to midnight…]

Le bruit du tissu qui glisse… Il sourit, elle a craqué…
Le martèlement de ses bottes derrière lui… Il respire lentement, elle a choisit…
Cette douleur au creux du genou…Il tombe à terre, elle va leur montrer…
Un coup a l’arrière des cotes... Il serre les dents, elle tient là son laisser passer pour la damnation…


Pourquoi attendre ?

Le sourire reprend le dessus, elle ose encore poser des questions… Elle n’y arriveras pas…

Le Sans Nom n’est pas pressé Bess…Ta place y est réservée… Il t’attend…
Alors frappe… Prouves nous à tous que c’est ça que tu veut… Laisse toi consumer…


Il cherche Alcy du regard, toujours a genoux, la main de Bess ayant agrippé ses cheveux dans sa nuque pour lui tirer la tête en arrière…Il résiste…

Elle est là…Elle s’est rapprochée d’eux, il se débat comme un forcené pour pouvoir la fixer, un rictus mauvais sur les lèvres pour confirmer son impuissance…


J’aurais voulu te prouver mes dires Alcy…A toi…A Mara… Tout ce que je n’ai pu mettre dans ma lettre…
Je le voulais...Pour vous…

En guise de souffle… j’ai trouvé une tempête…
Pour toute chaleur, me voici avec le froid glacé d’une lame…

Le destin c’est pour les faibles… Tu avais raison…Je le suis…


T'inquiète pas va, je n'ai plus aucune illusion, que tu le tues ou pas n'y changera plus rien...

Tant de chose à lui dire… Mais toujours son passé qui le rattrape… Les mots s’étranglent dans sa gorge

Il le savait, au fond de lui, il le savait… Provoquer la chute de Bess l’entrainerait avec elle…

Un dernier regard sur Alcy… La main se lève vers elle


Pardon…
Bestbuff
[Limoges - Madness]

En fait c'était encore plus jouissif... le tenir à ses pieds alors qu'il n'est même pas entravé, voilà quelque chose qu'elle attendait... ça faisait si longtemps... elle avait tous les pouvoirs, elle avait le dessus, et il ne pouvait rien y changer... finit la p'tite Bess roulée en boule sous les coups qui pleuvent par une froide nuit... cette terreur qui reste en elle, bien cachée.

Mais il la nargue le maraud...il la cherche... il l'a trouvée mais il la cherche encore et toujours... seule la mort la libèrera totalement... alors pourquoi pas maintenant ? pour toujours ... ça serait enfin la fin du petit tiroir... petit tiroir qui gache toujours tout.

Alcyone... qu'est ce qu'elle raconte... les sourcils se froncent, elle ne comprend pas... elle entend bien mais ne comprend pas... elle ressere les doigts sur la tignasse, oh que non je te lâcherais pas.. plus maintenant ! ça pas question.

Mara... il est venu voir Mara...lui faire du mal oui, toute manière il n'est là que pour ça, faire le mal.

Regard d'incompréhension vers Alcyone, oui elle peut comprendre... et non elle ne peut pas l'accepter. Pas lui... pas aprés tout ça.


Pardon…

C'est lui qui lui donne le coup de grâce... Pardon... elle le prend pour elle, oh bien sûr que ça n'est pas pour elle... il est trop tard pour le pardon... il est beaucoup trop tard, les serres lâchent la tignasse... elle n'attendais que ça ... le pardon...

Les larmes arrivent enfin, elle regarde Alcyone une dernière fois, avant de se pencher sur lui, sa lame glisse le long de la cicatrice alors qu'elle lui murmure à l'oreille :
tu as réussi Tarre...ça n'est qu'une question de temps pour moi... je le sais, et sans doute que je l'ai toujours su. Mais ça ne sera pas ici... et pas maintenant, profite de ta belle et ta fille .... profites en, disons que c'est une sorte de cadeau que je te fais.... profite pour rattraper tout ce que moi j'ai perdu à cause de toi... En retour de ce cadeau j'attendrais une chose... une réponse... mais un autre jour, un autre lieu... lorsque ça sera la fin ...

Une main nerveuse essuie les larmes sur ses joues, laissant des marques, belle image de la Régente.. elle s'en fout, elle toise Alcyone avant de réduire les quelques pas qui les séparent, elle pose une main légère sur la tête de Mara. Sont regard est clair, comme toujours, une nape de glace lorsqu'il se pose sur Alcy : tu as raison... y a plus d'illusion à se faire...ton amie est morte ce soir là ... t'as encore rien compris ma pauvre...
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Alcyone
Ces mots... Elle le regarde dans les yeux quand il les prononce... Elle les entends, leur sens la frappe de plein fouet... Que... Est-ce qu'il se moque d'elle? Non... Ses yeux... la lueur a changé... Elle a un hoquet de surprise...
Qu'est ce que c'est que cette sensation étrange, cette espèce de chose qui craque en elle? Ces jambes qui menacent de ne plus la porter tout à coup, ce bruit sourd du sang qui bat dans les tempes... Ca faisait bien longtemps... Ca doit se voir dans ses yeux à elle, comme une fêlure dans la pierre, comme de la glace qui cède...

Respire... respire et bouge... La main tendue focalise toute son attention... Elle s'était promis de ne plus se laisser aller, de ne plus croire... Mais ses mots... et sa fille, là contre elle... Juste un souffle...

Elle s'avance vers les deux ennemis, d'abord presque mécaniquement, comme un vieux réflexe qui ressurgit, puis en pleine conscience... d'autant plus consciente que son champ de vision s'élargit pour inclure Bess... Cette dague dans ses mains qui tremblent, elle va frapper, elle va la priver de... non non non! Pas encore! C'est elle, la cause de tout ca!!! Si elle ne s'était pas trouvée là, si... La lame frôle à nouveau la joue... nouveaux murmures... tais-toi!

Encore un pas, elle est près d'eux... La main de la Régente sur sa fille, cette main même qui voulait blesser son père quelques secondes auparavant... Elle lui prend le poignet, pour la retirer de là, comme si la haine de Bess pouvait atteindre le bébé par ce contact, exactement ce dont elle veut protéger la petite... Elle la tient à l'écart, acceptant son regard glacial et ses mots qui le sont tout autant...


- tu as raison... y a plus d'illusion à se faire...ton amie est morte ce soir là ... t'as encore rien compris ma pauvre...

- Ou peut-être que je ne comprends que trop bien, justement...
* Elle lâche le poignet. Son regard n'est plus si froid, une petite braise y a été avivée, y insufflant un soupçon d'humanité... Elle-même aussi est morte, mais elle en est revenue. Pas intacte, pas indemne, mais là. Peut-être doit-on tous passer par là... Elle songe à Alessandro et Bastian... Elle ajoute simplement * Va-t'en, rentre chez toi t'occuper des vivants...

Puis elle n'existe plus, plus pour l'instant... Son regard descend à nouveau. La main... vite, la prendre avant qu'elle ne retombe, avant qu'il se noie... Ecouter ce qu'il a dire, laisser les mots et les gestes remplacer les cris et les coups... Elle l'attrape de justesse, cette main, la serre doucement. Ni trop ni trop peu. Juste un souffle sur une braise, comme dans son regard...

La petite a l'air un peu perdue... Elle regarde sa marraine qui s'en va, puis son père au sol, sans trop comprendre ce qui se passe, juste que ce n'est pas un jeu. Les badauds s'éloignent, dépassés par ce qui vient de se dérouler sous leurs yeux, forcément. Mais déçus que le sang n'ait pas coulé, il gromellent. Alcyone esquisse un mouvement, l'inciter à se relever, quitter le sol glacé et poussiéreux... Elle murmure


- Tu n'as rien? Allez viens... Debout... ne leur offrons rien... Surtout pas ce que nous avons à nous dire. Et si tu étais faible, tu ne serais pas ici à Limoges...

Tant de choses à lui dire de son côté aussi... Tant de choses, et pas la moindre idée de par laquelle commencer...
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Tarrelian
[Réminiscences]

***Il pleut à verse cette nuit là, il marche sur les graviers, il est trempé…
Un éclair déchire la nuit… Eclairant la scène d’une lueur blafarde, son visage est glabre…Pas la moindre trace de cicatrice cruelle…
Le manoir est face à lui…***


Le voila à genoux… Sale, crasseux, mais tout autant perdu que cette nuit là…Il est encore venu pour Elle, tacher de terminer ce qu’il ne peut jamais finir…


***Il entre dans la demeure, un homme s’interpose, lui somme de partir… Personne ne le peut, le vieux finit à terre…Sans un regard, l’eau continue de couler sur ses joues, il gravit les escaliers…***

Bess s’éloigne, il n’a pas écouté ce qu’elle lui a dit, elle n’existe plus, la haine a pris la direction du château…Oh il lui en reste un peu…Elle sera toujours là…
Il se relève machinalement, une sensation chaude lui serrant la main

***Enfin il pousse la porte, tout vas enfin s’arranger…Il la voit prés de l’âtre, ses long cheveux démêlés, elle les brosse comme si la tempête était resté à l’extérieur…***

Sa tête se redresse, son regard plonge dans celui d’Aly, qu’est ce qui dance au fond de ces yeux ?
Tu est là ?

***Il enserre sa gorge, savourant la chaleur de son cou, tout vas redevenir comme avant
Il ploie sous l’émotion, son étreinte faiblit, il a croisé ses yeux…Il…***


Il ne dit mot, plus rien n’as de sens dans le langage des hommes, il voit la tête de sa fille se tourner lentement vers lui, il ne pleut pas mais…
Le souffle reviens peu à peu...

***Il l’aime… Elle le lui rend bien, Leur étreinte n’as rien de physique….ou si peu…
La pluie a cessé au dehors, elle ne viens plus battre la fenêtre, laissant place à une lune bien pleine, ronde
Il peut l’admirer endormie…Combien de fois a-t-il rêvé ce moment…***


Il passe ses bras autour des épaules d’Alcy, les gardant contre lui, posant son front contre la tête de la jeune femme, prenant soin de ne pas écraser sa fille…

***Le matin est là… Tout est parfait, elle est paisible… Et ça va continuer…***

Oui…Rien n’as changé depuis cette nuit… on est toujours ce même matin…Sans cicatrices…
Bestbuff
[Limoges - I'll be back]

Haussement d'épaules, vivant ... qu'est ce qui est vivant ? ses enfants ? elle ne les connait même plus...

Alcyone s'approche du monstre... mots sirupeux ... main tendue... et lui ... la scène est eccoeurante de mièvrerie.

Elle en a des nausées la Régente, la scène la répugne, elle ne comprend pas ... elle ne comprendra jamais ce qu'il se passe entre eux deux, elle en rirait presque, son rictus est narquois, comme le ton :


Vous êtes pathétiques ... la belle et la bête.... comme si ça pouvait marcher... N'oublie pas Tarre... je reviendrais

Elle se détourne la Régente, c'est pas son heure, non elle va faire comme lui ... attendre... le meilleur moment. Elle sourit la Régente, non elle va attendre... attendre qu'il soit heureux, ça serait chouette en fait ... attendre qu'il ait ce qu'il attend, l'amour, sa fille...il veut son alcy ? il va l'avoir tiens ... et ça sera son heure... oui ça sera le bon moment.... lui laisser tout avoir et puis paf... frapper... comme lui...

Les badauds s'écartent, son regard est fiévreux, il fait peur, la folie y est tellement présente que nul n'ose rester sur son passage... qui sait si elle ne se tromperait pas de cible.

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Alcyone
[A ma place...]

Ses yeux si sombres qui plongent dans les siens... elle les connaît si bien, elle les voit chaque jour quand elle regarde sa fille... Mais cette fois-ci, la lueur qui les anime vient de changer. Différente, oui... Un peu perdus dans le vague... des questions... une question.

Elle hoche la tête presque imperceptiblement. Juste pour dire "oui, je suis là".

Est-il possible que tout n'ait été qu'un cauchemar? Que Valériane n'ait jamais fait irruption ce matin-là? Après tout... c'est tout aussi possible que de se trouver là, dans cette rue... Le calme après la tempête... Elle ferme les yeux un instant... comme le calme qui avait envahi Sainte Anne, après ce déluge de coups et de cris, cette fameuse nuit...

Elle avait toujours trouvé assez ironique qu'au lieu de lui apporter ce pourquoi il était venu, la mort, il lui avait au contraire apporté la vie... et quelle vie...

cette petite chose si fragile qu'elle serrait contre elle...
Petite vie qui l'avait fait tenir bon...
Petit fil ténu qui l'avait maintenue en vie...
Petit lien si mince qui la retenait à la raison...
Cette petite chose si fragile qu'il serrait contre lui...

Elle réalise en ouvrant les yeux combien la situation peut paraître surréaliste à tout qui connaît un peu leur histoire. Triste, disent sans doute certains, honteuse, diront d'autres...

... et pathétique pour Bess, apparement... Sans perdre le contact avec le père de sa fille, elle tourne à nouveau la tête vers la régente, mais sans rien ajouter. Qu'y a-t-il à ajouter, d'ailleurs... Pathétique à ses yeux haineux... Se pourrait-il que la haine et la folie soient transmissibles aussi aisément? Qu'elles aient quitté l'un pour envahir progressivement l'autre? Les derniers mots de Bess sonnent comme le tocsin dans l'esprit d'Alcyone... Bah... elle finira bien par se rendre compte, accepter à défaut de comprendre. Et si ce n'est pas le cas...

Alcyone reporte son regard sur Tarrelian. Un jour sombre, où la tension avait encore éclaté, il lui avait craché au visage qu'entre une marraine et un père pour sa fille, elle avait choisi la première. Etait-il l'heure de changer certains choix?

Il était en tout cas temps de quitter ce lieu, encore chargé de la tension de cette rencontre. Non pas qu'elle ne brûle pas d'impatience de de discuter avec lui. La petite s'agite impatiamment, mais joyeusement à présent. Peut-être que c'est l'heure de jouer, maintenant? Les spectateurs n'ont pas eu leur dose de divertissement, tant pis, le reste de la pièce se déroulerait, dans un premier temps du moins, à huis-clos. Doucement, pour ne rien brusquer, ne pas réitérer les erreurs du passé, elle se recule, sans perdre le contact. Elle le regarde un instant... Il a l'air épuisé... Peut-être qu'en terrain... "neutre"...


- Et maintenant? Je... j'vais avoir besoin de ton aide, là... on va...

Elle ne termine pas, mais désigne du menton le quartier où nombre d'auberges sont implantées. Sa main s'approche de sa joue, presque machinalement. Au dernier moment elle s'arrête, sans oser le toucher. Alcyone laisse sa main là, à trois centimètres du visage broussailleux, comme si elle s'imaginait pouvoir occulter ces sillons, et avec eux, tout le cortège de mépris et de ressentiments qui avait fini par avoir raison de toute raison....

Que veux-tu qu'on y fasse?
Qu'aurais-tu fais à ma place?

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