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[Ig/RP] Ponant et Royaux I: Osons , ils n'osent plus!

Eikorc
[Saumur - Dans l’armée d’un tubercule…]

Cela fait bien des années qu’il ne s’est pas retrouvé dans cette position… Simple soldat au milieu des autres, sans aucunes informations, sans la moindre idée des effectifs qui se trouvent en face… Et malgré l’agacement qu’il peut ressentir, il serre les dents. Se contentant chaque nuit de jouer avec ses nouvelles armes, pour toujours mieux s’habituer à leurs poids, à l’équilibre de chacune. Réentendre les lames siffler dans l’air est toujours aussi grisant, mais il lui manque quelque chose. Quelque chose comme la mort et le sang…
Parce qu’El Diablo adore la vue comme l’odeur du sang … Il lui suffit de fermer les yeux pour ressentir les fragrances métalliques de ce liquide carmin qu’il adore faire couler. Les pognes imposantes viennent même presque rêveusement caresser le cuir qui recouvrent ses lames encore dissimulées, l’heure n’est pas encore venu d’aller au combat et de laisser jaillir toute la haine qui dort au fond de son être... Pour l’instant du moins.

La rage bout au fond de sa carcasse vide et il n’attend que le moment propice pour la faire exploser… Comme il y a quelques mois sur le port de Saumur ou des années auparavant dans les ruelles sombres de La Rochelle… Ou plus loin encore quand il commençait à peine à apprécier les sensations d’une colère sans limite.
Les paupières s’ouvrent d’un seul coup, dévoilant les pupilles étrécies à l’éclat métallique alors qu’un sourire carnassier vient se glisser au coin de ses lèvres alors qu’il vient de se rappeler son passage dans les geôles Bourguignonnes, celles là même où on avait pris un malin plaisir à torturer les membres de son ancienne compagnie… Le gout du sang emplissant sa bouche et sa gorge alors qu’il se souvient du pauvre gardien qui avait fait les frais de sa folie…

Lentement l’azur de son regard balaie le campement en train de se préparer au combat… Et il se force à effacer le sourire qui étire le coin de ses lèvres, tout comme il inspire profondément pour calmer la douce chaleur qui se distille dans ses veines… Du regard s’amuser de voir le borgne et la lune non loin, histoire de rappeler des vieux souvenirs, avant de lentement déplier sa gigantesque carcasse.
Colosse qui d’un seul coup sent un trop plein d’énergie l’envahir, essayant au maximum de réprimer l’envie qui étreint tout son être, titillant ses instincts les plus sombres à l’en faire grogner… Jusqu’à ce que le signal tombe.

Son sang ne fait qu’un tour et déjà il a oublié tout ce à quoi il pensait, son regard se faisant plus dur alors que sans un dernier regard pour ses compagnons d’armes il s’avance vers les limites du campement… Doucement, presque amoureusement, ses doigts puissants viennent se refermer sur la garde de l’épée accrochée dans son dos, tirant habilement la lame gigantesque hors de son fourreau dans un crissement… Alors que la seconde pogne arrache quasiment la hache pendue à sa ceinture…
C’est donc une montagne de muscles avide de sang qui se dirige sans attendre vers la clameurs des combats qui ont déjà commencé au loin… Un grondement rauque monte même dans sa gorge alors qu’il laisse enfin toute la colère enfouie éclater, un sourire mauvais venant même étirer le coin des ses lèvres alors qu’il accélère le pas… Oubliée les anciennes blessures, oubliées les douleurs sourdes qu’il peut ressentir au quotidien, seule son boitement persiste alors qu’il s’avance vers la première victime qu’il a choisit…

Homme ou femme, peut importe… Cela pourrait être un enfant qu’il n’en aurait rien à faire, un ricanement lui échappant même alors que la silhouette sombre disparait dans son ombre… Et la senestre s’envole de toute la force de son épaule, entraînant avec elle la hache meurtrière qui va s’abattre violemment sur un bouclier, transperçant sans mal la seule défense pour aller se ficher quelque part dans le torse…
D’une ruade il libère son arme, repoussant le corps sans même vérifier s’il est encore en vie… A quoi bon de toute façon ? Au pire il aura apporter souffrance au lieu de mort, il n’est pas là pour se battre proprement, il est juste là pour voir le sang couler… Et laisser traîner son regard sur la lame recouverte de carmin suffit à aviver son désir de tuer encore…

Une silhouette semble foncer dans sa direction, et sans réfléchir, par des gestes tant répétés qu’ils sont devenus instinctifs, la hache s’envole à nouveau pour cette fois arracher l’arme de son adversaire tandis que l’épée suit le mouvement pour s’abattre violemment sur une épaule… A nouveau le liquide de vie s’échappe, l’aspergeant même alors qu’un rire lui échappe, et il repousse violemment sa nouvelle victime d’un coup de botte en pleine poitrine… Juste avant qu’une grognement sourd ne monte dans sa gorge quand il entend une voix crier pour appeler à la retraite… Déjà ?
Sans un regard pour son adversaires, il pivote, grommelant en laissant traîner son regard sur le champ de bataille, ignorant les gouttelettes de sang qui macule son torse comme son visage… Passant à travers les rangs pour rejoindre le campement, c’est seulement là-bas qu’il connaîtra les dégâts… En attendant, il doit à nouveau serrer les dents, pour contenir et à nouveau assoupir sa folie meurtrière…
On vous a jamais dit que c’était difficile d’être un mercenaire sanguinaire ?

_________________
"Pour toujours... Et à jamais."

Zoko & Fablitos
Selene.
[Saumur, Armée Che guevarrec]



Soirée emplie de confusion, souvenirs ravivant d'anciennes blessures, tout ça depuis que son borgne de frangin est venu la chercher dans sa foutue grotte. Elle était bien là, loin des gens et seule avec elle-même. Long soupir, dernier regard vers la taverne où elle les a laissé, légèrement éméchée, elle trébuche et se reprend. Ben quoi, fallait bien ça. Elle a revu Strakastre, celui qui aurait pu changé sa vie il y a fort longtemps en Dauphiné, celui qui lui a donné une fille, celui a qui elle a du lui apprendre la mort de Libertà alors qu'elle n'avait que huit années. Le ventre se tord de cette douleur lancinante et sauvage d'une mère touchée au plus profond d'elle-même....Puis les pensées divaguent vers Navigius, lui aussi un souvenir, moins douloureux, celui d'un Béarn à peine colonisé dont elle était la CAC, celui de moments prospères, complices et d'apprentissage auprès du Prince de France Juliano di Juliani qui fut assassiné pour avoir prémédité avec elle et les siens les Libertadiens et la Zoko, l'étendue du territoire Béarnais sur la Gascogne..Dire qu'ils y étaient arrivés, si seulement cette foutue Armoria n'avait pas envoyé son chien de Perturabo et les armées royales pour tenter de remettre de l'ordre. N'empêche qu'elle lui avait botté le derrière au Perturabo, pourtant de réputation fin stratège, elle avait réussi à déjouer son piège et à lui mettre le séant dans la boue. Rire amer et douloureux. Affluence du passé. Puis Navigius a prononcé l'interdit, le nom de l'Andalou... Il y a des douleurs qui ne s'effacent jamais, celles d'une mère et celles d'une femme, la femme d'un homme qu'elle n'a jamais cessé d'aimer, lui qu'elle a trahit car il aimait plus Libertad et la guerre qu'enlacer son corps...Lui dont elle a prit la connaissance de l'ampleur de son amour que lorsqu'elle l'a perdu...Lui dont la camarde a volé la vie aussi rapidement qu'une dague tranchant la gorge...

Elle se raidit, elle a tout dit à Trella à la grotte car la p'tiote éprouvait ce besoin qu'on lui conte son père, sans savoir ô combien cela tuait Sélène de l'intérieur...La mâchoire de la Lune se crispe, faut qu'elle évacue là, sinon elle va devenir folle bien qu'elle y soit un brin. L'azur métallique étincelle de souffrance et de haine, d'un pas décidé elle se dirige vers l'écurie de l'armée Che Guevarrec, et là passe un long moment à se préparer pour le combat. Au fond d'elle elle sent que cela se passera cette nuit. Le silence trop pesant devançant l'éclat tumultueux du bruit des combats et des hurlements provoqués par la camarde se fait trop présent. L'appel du sang et du combat bat en elle, contrairement à nombre de combattants, elle se revêt d'une armure de cuir bouilli, lui laissant ainsi les gestes plus amples et plus libres qu'une armure en acier, elle nourrit son Frison noir, lui parle longuement, le préparant à la bataille puisqu'elle l'a dressé à la guerre, étant une arme puissante et surprenante. L’œil expérimenté de la forgeronne, caresse l'acier damassé de son épée ainsi que la pulpe de ses doigts, un sourire carnassier s'esquisse sur les lèvres carmines alors qu'elle range son arme dans son fourreau. Le goût de se battre lui est revenu... Elle accroche son bouclier dans son dos puis grimpe sur sa monture.

L'heure est venue d'en découdre, l'agitation se forme autour d'elle déjà prête, les chants bretons la transporte vers l'inévitable combat. Du haut d'une colline son regard métallique perce la pénombre d'une aube naissante. Elle compte et recompte les étendards flottant au gré du vent frais. Six, elle en compte six. Un sourcil se hausse, elle ne sait combien l'Anjou dispose d'armées prêtes à défendre leur terre, elle n'en n'a cure d'ailleurs, pour l'heure elle envisage plutôt d'enlever la vie pour soulager sa propre souffrance... Sélène s’enivre du brouhaha montant crescendo, le Ponant faisant face à leur détermination sous le soleil levant. Au loin on pouvait discerner les colonnes de fumées de villages rasés sur le passage ennemi. Elle inspire profondément, tandis que sous elle, Nestrecha piaffe d'impatience. Elle n'a pas d'ordre à attendre, elle est là pour l'Anjou et le sang, un coup d’œil avisé aux siens qui l'ont rejointe. Un mot la transperce, longtemps oubliés dans les tréfonds de sa mémoire volontairement refoulée. Mot gonflant dans poitrine, lui influant une énergie nouvelle tandis qu'elle brandit son épée..



LIBERTAD !


Et là le temps s'arrête.

Et là, l'étreinte macabre des armées commence.

Et là n'est que chuintements de lames s'enlaçant, hurlements effroyables sous le bruit des os craquants sous l'acier des haches ou le bruit étouffé du flot de vie s'évacuant promptement d'une jugulaire tranchée. L'ivresse du combat, les odeurs de vie et de mort se mélangeant, la jouissance d'être encore en vie et l'extase de la prendre à l'ennemi....

Nestrecha est aussi ivre que sa maîtresse, l'enseignement est acquis, sous les sabots acérés posés par la Lune elle-même, la jument piétine la piétaille sur son passage, faisant fi du fait qu'ils soient humains, naseaux excités par l'odeur métallique du sang. Les sabots broient les crânes de ceux à terre, écrasent les membres et les corps en une bouillie infecte, tandis que Sélène, ampute des membres ou décapite de son épée. Plus rien n'existe autour d'elle et elle avance ainsi semant la mort et la souffrance, laissant les pauvres bougres qui étaient à pied, gémissants sur son passage. Tout ce qu'elle désire c'est atteindre ceux à cheval, afin de provoquer un vrai combat. Là une rouquine tape l’incruste dans l’œil de Sélène, l'air vaillant sur son visage l'attire comme mouche sur le miel. La Lune a l'impression que le temps suspend son vol, que la scène de violence autour d'elle s'est figée, n'a plus qu'yeux pour cette combattante et tel un vampire des histoires d'enfants, a l'envie irrépressible de lui enlever chaque goutte de sang de ses veines...La rouquine pose son regard sur elle, et Sélène brandit son arme en rugissant un cri venant de loin, le visage emplit de folie meurtrière quand....

A son grand désarroi, elle se retrouve à courser la dite rouquine qui a opté pour un repli avec le reste de l'armée du Ponant...La Lune se retrouve immédiatement dans un tumulte de piétaille terrorisée par les combats Angevins et Bretons. Elle les regarde un instant, perplexe tout en cherchant à calmer sa jument tueuse, puis vient soudainement un faux silence. Un silence lourd, blindé de bruits sourds et de gémissements. Sélène regarde autour d'elle, certains achèvent directement les survivants, d'autres font des prisonniers, d'autres encore récupèrent les armes. Elle, elle n'a plus rien à faire sise, juste retourner au campement tant que l'adrénaline palpite encore dans ses veines et dormir...

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Alara
[Saumur - Armée Che gevarrec - Une brune livre son premier combat ...]


... Mais pas celui qu'elle croyait.

Plusieurs jours maintenant qu'ils sont là, tous, à ronger leur frein. A attendre ce foutu signal, celui des premiers combats. L'appel irrépressible du sang, de la sauvagerie ...

Elle s'était non pas engagée par conviction, mais pour le simple plaisir des affrontements sanglants. Recrutée sur le tas pour une armée ponantaise, elle reste en retrait en bonne asociale qu'elle est.
Elle fait son devoir sans broncher, les rondes, la vie du campement, enfin le strict minimum quoi.

Les rangs grossissent au fil des jours. Des guerriers aguerris, bien plus qu'elle ne l'est, à l'image des compagnons de Fourmi qui sont venus rejoindre les rangs.

Puis le soir venu, celui du vingt-trois juillet, les ordres sont donnés pour se mettre en formation de combat.
Chacun revêt armure, porte ses armes ... La tension monte et est largement palpable.
Les chevaux renâclent, tout comme son fidèle Rétif sur lequel elle est juchée.
La main est ferme sur les rênes, l'empêchant se s'emballer trop vite. Attendre, encore un peu, jusqu'au cri. Celui qui lance la charge ...

Et enfin, le signal est hurlé à travers la plaine. Le cliquetis des armures, celui des armes sorties de leurs fourreaux. Toutes les voix muées en un seul hurlement, celui de la hargne face à l'ennemi.
Tous les chevaux se jettent dans la mêlée dans un fracas assourdissant.

Tous sauf un ...

Malgré les talonnades, les violents coups de reins dans le fond de la selle, Glashtyn reste désespérément sur place. Se rebellant même contre la volonté de sa cavalière. Il se cabre en hennissant, tant et tant, que le couple manque plus d'une fois de se retourner.
La Hindley hurle de rage sur son destrier.


Avance vieille bourrique ! Sal'té d'canasson !

Elle s'escrime à lui marteler les flancs de toutes ses forces. Le redressant face au champ de bataille à grand coup de mors dans les dents quand il fait demi-tour.

Pour faire rage la bataille, elle fait rage. Mais pas comme elle s'y attendait. C'est désormais une histoire entre elle et son fameux rétif, qui pour la première fois reprend le dessus sur son autorité.
Mais elle ne lâche pas l'affaire, faisant tous ce qu'elle peut pour le persuader de rejoindre ses congénères.

Ce n'est qu'au bout de trèèèèèssssssss longue minutes, qu'il cède enfin.
La robe couverte d'une écume blanche, la commissure des lèvres mousseuse d'une bave rosée de sang.
Les yeux de l'équidé roulent de frayeur, alors que maintenant il galope bride abattue parmi les corps qui jonchent le champ de bataille.
Ou comment arriver trop tard ... Et à bout de souffle.

Il ne lui reste plus qu'à compter les pertes, amies comme ennemies. Le Rétif enfin calmé arpente maintenant le lieu qui empeste la mort, soufflant comme un boeuf, toute sa carcasse auréolée d'un nuage de sueur qui s'évapore.
La Hindley s'arrête même un instant pour mettre pied à terre et dépouiller un soldat de ses éperons à molettes. Elle remonte en selle en marmonnant pour elle même.


Avec ça d'main vieille carne, tu me f'ras pas chier ...

Puis elle aide à ramener les blessés vers le campement, bien décidée à demander des comptes au service après vente de l'équidé mal luné.

[Dans une tente en retrait du Campement Che Gevarrec]

Débarrassée du sang qui lui souillait les mains, c'est maintenant à la lueur d'une chandelle qu'elle écrit son courrier.
La plume glisse nerveusement sur le vélin. Ah ben oui, elle avait les nerfs la brune !


Citation:
A vous Davor d'Estissac,
Arnaqueur et loueur de chevaux ayant pour ascendant vieille carne (les chevaux hein, pas vous. Quoique ... ),

Salut !

C'est de Saumur, aux abords d'un champ de bataille, que je viens faire valoir mon droit sur le service après vente du cheval, Glashtyn, que vous avez laissé à ma disposition.

En effet, cette vieille carne a obstinément refusé de charger au combat, me laissant éloignée de ce pourquoi je suis en Anjou.
Afin de réparer les préjudices subis par l'armée ponantaise en raison de ma non implication au combat, contre mon gré.
Je vous demanderai de me faire parvenir au plus vite une paire d'éperons de la meilleure qualité qui soit, avec une longue tige, ainsi qu'une paire d'œillères confectionnées dans un cuir de qualité.

Si vous n'accédez point à ma requête, je me verrai dans l'obligation de faire courir la rumeur au sein de l'armée ponantaise, que vous fomentez un complot pour affaiblir l'armée au profit de l'ennemi tourangeau.

Respectueusement, votre fidèle lame,

Alara Hindley.


Le vélin plié, elle le confie au messager du camp qui espérons le arrivera, sain et sauf, en Poitou.

24-07-2011 04:06 : Vous avez engagé le combat contre
l'armée ""La Béatritz"" dirigée par Namaycush
,
l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban,
l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17,
l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er,
l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia,
et l'armée "Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor.

24-07-2011 04:06 : Vous avez engagé le combat contre
Azhanna
,
l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban,
l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17,
l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er,
l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia,
et l'armée "Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor.

24-07-2011 04:06 : Vous avez engagé le combat contre
l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er
,
l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban,
l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17,
l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia,
et l'armée "Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor.

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Leducg
[Saumur - Samedi matin -Campement Artésien]

Le Sénéchal Artésien et commandant de la légion des Ombres avait profité d'un peu de calme pour ce reposé après avoir veillé la nuit. Il fini par ce levé après que les douze coups de midi ai sonné, il mangea vite fait un peu de maïs puis alla aux nouvelles.
Leducg apprit que les armées ennemi ce trouvant à Chinon venait d'installer un campement sur les route à l'Est et qu'il s'en été pris au Chancelier du Ponant qui ce déplaçait pourtant en ami, ce rendent au Berry pour une mission humanitaire. Le pauvre avait reçu nombre coups d'épée et ce trouvait non loin de la mort, mais il fut vite pris en charge par les soigneurs qui ce trouve en ville. Ne pouvant laisser passé cette acte de barbarie c'était décidé, nos armées vont faire mouvement ce soir même... Le Sénéchal retourna donc à sont campement où il transmit les ordres à ses chefs de section afin que tous les hommes mange à leur fin et qu'il prépare leur équipement.


[Samedi soir]

Lorsque la nuit tomba, les armées Ponnantaise ce mirent en marche pour les chemins à l'Est de Saumur afin de chasser les envahisseurs des terres Angevine.
Lorsque les ennemies furent en vue les quatre armées ce mirent à charger, ce trouvant à la tête de l'armée Artésienne le Sénéchal brandit sont épée et poussa son crie à la suite de la devise Artésienne.


Artois rend toi ! Que nenny ma Foy !
Seule la mort nous arrêtera !!!


Tous ce mirent alors foncé sur les ennemis, tous ce poussais pour pouvoir leur botté les fesses, c'était vraiment là cohue... Certain ennemi fut sans doute pris de peur à l'entente des grognements des armées Ponnantaise, car on pouvait en voir partir en courant pendant que beaucoup de leur camarade tombèrent sous les coups d'épée... Après un long combat les armées Ponnantaise repartir sur Saumur afin de ce reposé et de soigné leur blessé.
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Vassilissa
[Saumur, armée Poitevine. "Du côté des gentils", qu'il a dit, l'tubercule]

Samedi. Les cloches de l'Eglise avaient sonné chacune des heures de l'après-midi, rythmant le long travail du fourbissage des armes. Dans toutes les rues de Saumur, on voyait passer des soldats au pas de course, qui rejoignaient le campement en hâte. La rumeur enflait sans cesse : les Tourangeaux étaient aux portes.
La Blonde, surexcitée, passait de taverne en taverne pour glaner les dernières nouvelles. La guerre est déclarée ! Le conseil contre-attaque ! Les généraux font l'état de leurs armées !
La bière coulait à flot, mais pas seulement. Les angoissés du hips sabraient à la tisane, les stressés de l'esbroufe affûtaient leurs épées en regardant leur mousse lentement s'éventer.
Les mômes couraient partout, porteurs de messages, coursiers sur le marché, achetant à tout va de quoi nourrir les troupes. La gamine, comme les autres, usaient ses souliers gris sur les pavés de la ville, ne comptant pas ses heures.


- Clo, viens voir !

Sa mère était armée comme au jour des grandes guerres, son bouclier luisait aux couleurs de l'Anjou. Pour sûr, il serait encore question de gardiennage...

- Tu sais, Maman, ch'uis grande, je peux m'garder toute seule. Déjà, 'vec Tonton Gula...
- Chut, je n'veux pas savoir. Le Vicomte n'est plus là, ça veut dire qu'j'ai plus qu'toi. Donc pas d'protestation... J't'ai trouvé un abri.
- Naaaaan !
- Si. Le maire t'attend, tu seras sage, tu te lav'ras derrière les oreilles, et ton chien ne tuera aucun poulet d'sa ferme.
- Mais...

Elle tut d'un regard le flot de protestations qui se bousculaient dans les yeux de l'enfant. Elle détestait faire ça, elle qui n'était là que quand tout allait mal.

- Je t'écrirai, ma fille... Profite-z-en pour apprendre tes lettres...
- C'est pour combien de temps ?
- Le temps d'une guerre et on n'en parle plus.

La môme ne répondit rien, mais son front plissé parlait pour elle. Elle n'aimait pas le maire, avaient peur des nobles et de leur valetaille, et plus que tout, elle était accrochée à sa belle liberté.

Mais l'affaire était entendue. Et quelques heures plus tard, lorsque le tocsin retentit, l'enfant dormait par terre, à côté de ses draps. La Blonde saisit sa lame, et l'armée avec elle bondit hors des remparts.

La nuit, tous les soldats sont gris, alors elle cogna au hasard, en visant tout de même ceux d'en face, les royaux. Peine perdue. Au bout de sa main gauche blessée en Alençon, le bouclier n'était rien qu'un morceau de chiffon. Et le premier estoc eut raison de la belle, la laissant pour sonnée alors que tous se battaient. Enfer et damnation, orgueil et préjugés, c'est le moral surtout qu'on lui avait arraché. Et quand les trompes sonnèrent ce qui semblait franchement, de loin, être une retraite, c'est le coeur lourd et las qu'elle rentra ses guêtres.
Tant pis. Il ferait jour demain. Il serait toujours temps d'en tuer un ou deux, avant d'tomber encore.

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Mon cœur est l'Hydre, avis aux amateurs !
Cymoril
[Saumur, chez Jojo la Patate, même qu'on sait pas pourquoi mais on se pose plus de questions...]



Les étoiles cristallines brillaient haut dans le ciel nocturne et serein, tentant par endroit de percer l’épaisse couche nuageuse qui menaçait encore d’abreuver la plaine. Pourtant c’est bien vers ce ciel que le minois est relevé, les mirettes perdues dans cette immensité de coton déchiqueté… Elle ne cherche pourtant ni le miroitement argenté de la lune, ni l’éclat pâle d’étoiles séniles et moribondes… Elle sonde au-delà des nuages, au-delà du ciel, à la recherche d’une sérénité à restaurer en vitesse.

Tout l’énerve depuis un certain temps et l’excitation du combat qui s’instillait dans ses veines et fouettait ses tempes rajoutait à la douleur qui lui martelait la tête depuis des semaines. Effacée et taciturne la Fourmi, serrant les dents à chaque vanne pourrie ou à chaque regard méprisant, pour éviter de trancher dans les rangs et se concentrer sur le boulot. Sa nouvelle monture, depuis qu’elle a abandonné la précédente aux bons soins d’un boucher saumurois, a l’air aussi enjouée par les cors et cris qui résonnent et autres joyeusetés d’envoi de l’assaut qu’elle à l’idée de voir Cambrai un mercredi… Et c’est peu dire.
Le myrmidon a troqué sa bure contre sa vieille cotte une nouvelle fois. Les sourcils froncés rehaussant un regard concentré sur la multitude d’étendards colorés de part et d’autre, un sourire furtif venant flotter sur ses lèvre pâles en en voyant certains. Ennemis…

De leur côté… La charge est lancée avec autant de professionnalisme et d’organisation qu’un tournoi de lancer de panse de brebis par des marins au sortir d’une taverne après six mois en mer. C’est le bordel. Mais le beau, le grand, le bordel made in Ponant… D’ici qu’on voit Smurf charger en char artésien pour parfaire le tableau, y’a pas cent lieues… Elle inspire longuement la brume humide, emplissant ses poumons de l’air cristallin avant de talonner sa monture qui finalement accepte d’avancer et en avant Guingamp, comme elle appelle tous les canassons de louage depuis un certain voir un temps certain.

L’offensive est passée, une cible blonde passe à portée. L’instinct lui fait lever sa targe pour parer une éventuelle attaque, avant qu’elle ne plonge sa guisarme avec une étonnante facilité dans le corps de la jeune femme qui s’écroule avec une infinie stupéfaction dans le regard. Elle savoure l’intensité du moment, la hampe de l’arme vibrant encore dans sa main d’avoir senti la chair se déchirer, les os craquer… Un mouvement sec du poignet et l’arme est dégagée, abandonnant le corps inerte afin de pouvoir reprendre sa course, d’une violente série d’attaques en danse mortelle avant de s’arrêter.

Où qu’elle posa son regard sur le champ de bataille, partout des groupes de combattants s’éventraient en hurlant. Les cris de guerre blessaient les tympans et l’odeur âcre du sang et de la mort distillait son arrière goût dans les gorges. Une succession de tableaux vivants cauchemardesques. Là, un défenseur comprimait une épaule entaillée. Plus loin, un attaquant hurlait en cherchant son visage ensanglanté de ses mains. D’autres ne hurlaient même pas, la bouche ouverte en hurlements muets en regardant leurs blessures et la vie qui s’en échappait en flots écarlates allant nourrir la Terre.

Le pourpoint de cuir qui recouvre sa fine cotte de mailles est constellé de sang, les huchements des blessés et le fracas des épées l’assourdissent alors qu’elle continue de parcourir le champ de bataille des yeux. Au loin, le blason Cartel se couvre lui aussi d’une funeste couleur… Puis son regard va glisser sur un torse puissant, de larges épaules en bras musclés qui accomplissent leur œuvre de mort. Les lames animées de leur propre feu intense plongent et replongent encore pour délivrer des geysers empourprés. Un sourire lui échappe malgré elle de voir cette détermination sur le visage du diable et l’acier qui illumine son regard.

Une infinité d’horreurs plus loin, elle emplit ses poumons en savourant encore l’ivresse d’être en vie alors que la faucheuse rôdait partout alentour, presque tangible, les yeux brillants de ce feu rare aux reflets cornaline. Toujours ce léger sourire bêtement accroché à ses lèvres lorsqu’elle sent la brûlure de la lame. Lentement son visage se baisse sur son torse menu pour voir l’acier en ressortir. Aucun son ne sort de sa bouche alors qu’elle vient regarder le visage de l’homme qui porte les couleurs des royaux, avant de revenir à la blessure sous sa clavicule et de gronder un :



Fait chier…


Autant pour l’homme qu’elle n’a pas vu venir que pour sa monture incapable d’anticiper ou même de réagir à son approche.
Sous les successives couches de vêtements et de fer dont elle est parée, le sang s’écoule, alors que lentement elle se laisse glisser sur le canasson. Pas malin le bestiau, mais chaud et confortable, ne serait la crinière qui chatouille presque le visage enfoui dedans. L’esprit calcule et dissèque, pragmatique. Cours d’anatomie, premier semestre, artère sous clavière gauche.. La Fourmi est une étudiante studieuse…

Au loin, elle voit briller la lumière de mille soleils séniles, antique d’or pâle et de rouge rouge, ambre et ocre mêlées, diffusée par une brume scintillante de lambeaux de clair d’étoiles, avant de se muer un ciel rouge sang dépourvu d’étoiles et de nuages, habité par une lune énorme à la surface vérolée, dernière image avant que les paupières ne se ferment.
Tandis qu’au dessus du champ de bataille, les étoiles finissent de scintiller, indifférentes au carnage qui s’est déroulé, pour laisser place à l’aube qui se lève, et tel un hérault sanglant, le soleil annonce une journée noire tandis qu'une légère bruine fétide suinte du ciel.



Citation:
24-07-2011 04:06 : Bel.garath vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
24-07-2011 04:06 : Vous avez frappé Lilouz. Ce coup l'a probablement tué.
24-07-2011 04:06 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er, l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban, l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17, l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia, et l'armée "Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor.

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Monsieurpatate
Le plan avait été actionné comme prévu, comme à l'entraînement, on picole, on pointe l'épée puis on court ... enfin sauf la lance angevine qui faisait des gestes super-compliqués avec les épées.



Nan mais arrêtez allez pas seuls en première ligne ! laissez-en aux autres ! prenez pas tout les coups !



Même que les plus teigneux de l'armée foncèrent aussi avec eux.

Aussi le super grand méga général sous la mitraille décida d'adopter la formation "bouclier humain", on met les gueux autour du chef pendant qu'il donne les ordres, afin que le super méga grand cerveau de l'armée qui confond 7 et 8, ne soit pas endommagé ... par-ce que sinon, l'armée devient un corps sans tête qui tape dans tous les sens, même les potes.

C'est ainsi que les plus vaillants tombèrent en première ligne, et les plus loyaux en faisant gilet par balle à en éclabousser la tête du chef.





On se retire!!! Prenez les trophées !!
Mais non pas les blessés, on s'en fout ... les trophées : scalpes, dents en or, prisonniers qui valent chers, les bléssés ça coute cher ... bon c'est pas grave ... C'est trop le bordel c't'armée, j'ai mal à la tête, vous faites n'importe quoi, vous êtes trop trop gavants quoi.

...

Hein ? on a gagné ? Youhouuuu ! Je suis trop fier de vous ! Même que la prochaine fois j'irais avec vous dans la baston.
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Turpinuce
[Saumur - dans une armée...Euh...Sûr?]

Ben voilà, j'y étais.
Bon faut pas pousser tout d'même. C'là f'sait d'jà quelques jours qu'on faisait que marcher autour d'la ville sans qu'rien n'se passe. J'avais même écris au "général" relation d'la solde affichée. Ben vouais, on annonce un truc mais on l'fait pô... Bon la réponse à l'image de c'te nuit: courte et concise:

Citation:

Salutations!

Aucun salaire n'est prévu.... seul la nourriture l'est.

Bonne continuation.
Animos d'Usseau Sur Mignon


Farpait tout ça qu'je m'suis dit. Pis une annonce, 'core une. Faut y'ller!
Hein? ou? Quand? Comment?
Ben j'vous l'dis pas compliqué, vous suivez l'mouv pour pas s'faire écraser par les siens pis vous baissez la tête pour éviter ceux d'en face!!!
Bon... j'ai pas du tout faire dans l'bon sens car j'ai vu débouler un grand type habillé d'noir sur qui j'ai du casser mon arme. En même temps yen v'nait d'partout des types et des donzelles. Il 'vait sur'ment une armure j'vous raconte même pô!!! Balèse l'gars. Bon son coup 'ssi balèse...pffff... faites pas rire ça fait 'core mal. Y m'a pas coupé en deux mais presque, juste grièvem'ent blessé qu'il a dit l'médicaste t'parles... pas lui qu'est sur son lit d'mort... Faucheur va...
Mais quand faut r'partir j's'rai oà pour sur, j'vais pas l'laisser s'en tirer d'si bon compte c'lui là, Keuff, keufff...

Je l'aurai un jour j'l'aurai!!!
Dariusz
(La boue. Le sang. La sueur. Un combat comme un autre)

Le chemin jusqu'à ces terres incestueuses fut long. Trop long.
L'épopée inactive d'une troupe dans les lieux étrangers et austères fut interminable.
L'impatience se lisait dans les regards de l'armée qui le conduisit jusqu'à une mort probable, ou une victoire onéreuse.
La Princesse était bien la première à montrer une certaine exaspération à l'attente. Bien digne de son père. Bien digne de sa réputation.

Dariusz était un peu perdu au milieu de cette excitation montante. Certes, il avait envie de se dérouiller. Certes, il avait envie de montrer sa valeur. Mais il n'y allait pas aussi franchement qu'eux. Gardant une certaine prestance, une certaine monotonie dans le regard, un zeste de calme, il poursuivit sa route sur le dos de son fidèle destrier tout en restant derrière la belle blonde comme pour la protéger d'un quelconque malheur.

Il avait mal.

Les blessures qu'il avait reçu il y a peu dans le territoire breton ne l'aidait pas.

Il souffrait.

Son armure était lourde pour son corps meurtris.

Il suffoquait.

La sueur tombait sur son cou avec force et vigueur, si bien qu'il ne manquait de tomber à son tour comme un torrent de transpiration sur le flanc de son cheval.
Mais il savait ne rien montrer, et pour éviter cela, il préférait prendre sa flasque de vodka maison, pour se donner le courage de poursuivre sa mission, sainte ou non.
Tant de gorgée, que son sang semblait brûler en lui. Il n'était, à nouveau, plus qu'un baril d'alcool.

Et l'heure de la bataille retentissait bruyamment.
Les soldats hurlaient.
L'éclat de voix de Marzina retentissait dans la plaine avec l'écho d'un boulet de catapulte explosant sur les remparts du cynique ennemi.

La pluie battait à rompre l'échine, et l'avancée se préparait jusqu'à ce que le coup d'envoi fut lancé.
Inattendu.
En rien en accord avec les règles les plus élémentaires d'une guerre. Certainement là la force de l'armée bretonne, désorganisée. Plutôt chacun pour soit, mais dans le respect de chacun.

Ceux qui se trouvaient à dos de chevaux frappaient les premiers.
Ceux qui étaient à pied manquaient de trébucher sur les premiers corps à terre.
Et de suite, de lourds fracas agrémentaient la pluie d'un son encore plus orageux.
Des cliquetis partout, des sons de flèches, des coups d'armes et de bouclier, des lances partout qui embrochaient les destriers et les hommes.

Le Duc perdit de vue la Princesse.
La peur de la retrouver à terre, sanglante.
Prit d'une certaine panique, il préféra la retrouver plutôt que de songer aux françoys qui se trouvaient non loin.
Mais la voilà, tel un ange, fracassant les bêtes infâmes de l'autre bord.
La lame lourdre qu'elle maîtrisait à présent frappaient des corps peu à peu inertes dans une mélodieuse manoeuvre.

Au trot, il s'approcha d'elle.
Elle était bien engagée.
Et en ne faisant guère attention, une lance vint perforer le corps de la pauvre bête qui transportait l'homme.
Il tomba à terre, se fracassant quelques côtes déjà bien endommagée.
Et déjà, un homme lui enfila son épée au ventre.
Peu profondément grâce à la lourde armure, mais bien assez pour lui infliger une grave blessure qui mettrait son temps à cicatriser, si seulement le repos lui était permis.

Mais les troupes poursuivirent leur combat jusqu'à ce que plus aucun bruit ne se fit entendre.
Lui, restait couché à terre sans savoir qui des deux camps aura remporté la victoire.
Sans savoir si Elle avait survécue.

Il avait bafoué la règle la plus élémentaire d'une guerre: penser tout d'abord à soit, puis aller secourir ses compagnons tant qu'une issue favorable est envisageable.
Lui, n'avait pas regardé quiconque. Seulement elle.
Et il en payait les conséquences.

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Roxannemontfortlaval
[Non loin du campement...]

Vous êtes bretonne? de l'armée de M...du Maréchal? N'ayez crainte, je suis angevine.. de Saumur. On m'appelle Linon.
N'ayez pas peur...
Tout va bien... euh.. vous voulez que j'aille chercher de l'aide au campement? Je doute de pouvoir vous porter. Ou alors vous pensez pouvoir marcher et je vous soutiendrai?
Vous en êtes à combien de lunes au juste?


Elle n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait qu'une femme brune était penchée au-dessus d'elle et qu'un flot de questions arrivait.

Je suis Bretonne...Oui je fais partie des Trente, de l'armée de mon c...du Maréchal et je n'ai peur de rien!!

Fier menton qui se redresse et les yeux gris se plantent dans ceux de cette femme brune inconnue. Roxanne se dit qu'il vaut mieux qu'elle ne décline pas plus de son identité, et puis son époux de son temps fut maire de Saumur, alors ne sachant à qui elle a affaire, la pestiotte décide de rester évasive. Elle se méfie de tous ici et n'a confiance en personne d'autre que son mari, les membres de sa famille et ses frères et soeurs d'arme.
Elle n'en mène pas large la blonde, se remémorant soudainement les paroles d'Anastriana au sujet des derniers mois de sa grossesse. Que n'avait-elle donc pas suivi ses recommandations. Sa blessure au ventre causée par l'épée de l'ex-amant de sa tante n'était pas si vieille que cela et Ana l'avait bien prévenu qu'il risquait d'y avoir quelques complications lors de l'accouchement. Seulement la pestiotte, paniquée par cet évènement n'avait plus prêté attention aux paroles d'Anastriana et ne s'était pas ménagée ces derniers temps.

Je veux rentrer au campement, j'ai encore une lune à attendre avant d'être à terme et il est donc hors de question, vous m'entendez, hors de question que l'enfant sorte maintenant!!!!

Roxanne, soufflant du plus calmement qu'elle peut s'est redressé le long du tronc, une main posée sur son ventre durci comme si ce simple geste pouvait arrêter les effets de la nature.

J'ai du présumer de mon entraînement et trop forcer ce matin, je dois pouvoir regagner le campement si vous voulez bien m'y aider. Enfin, vous n'aurez qu'à me laisser à l'entrée du campement, inutile de faire du raffût pour si peu ....

C'est que fidèle à elle-même, la jeune femme pensait encore pouvoir maitriser les éléments et ne souhaitait nullement affoler personne. Si elle se tenait tranquille un moment, elle était persuadée que les douleurs se calmeraient. Sourire crispé à la brune, le tout est qu'elle l'aide à rentrer discrètement au camp et qu'elles ne se fassent point remarquer.

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Uranie
[retour de bataille qui fait mal...vers Saumur]

Ah ben bravo, pour le coup la Cièleuse y avait été franco. Mais qu'est-ce qu'elle était donc partie faire dans cette armée, elle qui savait à peine tenir une épée, vraiment... rien qu'une petite virée à la Bretonne en somme.

Et ce qui devait arriver, arriva. Si rapidement même qu'elle ne l'avait pas vu venir... mais eut bien le temps de le sentir passer.

Elle avait été trop occupée à soulever son épée en direction des genoux d'un gars,pour voir son copain débouler un peu énervé. Paf, un coup de poing en pleine face pour la dimezell, et la voilà dans les pommes pour quelques temps, se faisant une petite place parmis les cadavres qui commençaient à joncher le sol.
Ce fut le piétinement d'un cheval sur un corps à son côté qui l'extirpa de sa douce torpeur.
Il y eut d'abord un mal de tête. Ensuite une envie de vomir à cette odeur de sang tiède qui lui piquait les narines. Enfin l'envie de fermer les yeux une fois qu'elle parvint à les entrouvrir sur le spectacle alentours, mais comme il lui fallait bien rentrer, le choix ne se posa pas trop et à la première dégringolade, Uranie se décida à les maintenir grand ouverts sur le chemin.

Pas beau à voir donc, un vrai champs de bataille, tout comme son visage tuméfié à cet instant. Elle était si pleine de bleus que son cher Damoiseau qui l'avait enfin retrouvé la surnomma sa "Muse bleutée"... Elle en aurait rit ou pleuré si elle avait seulement su encore bouger un seul muscle de son visage endolori, mais du coup préféra jouer l'impassibilité de circonstance.

Pour sur qu'elle s'en souviendra de son premier combat ! La prochaine fois, elle prendra option Fléchettes plutôt que Armée, pourtant sport national breton.

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Linon
[Angers, aux abords du campement breton]

Haussement d’un sourcil alors que la petite blonde pourtant pas vraiment en position de faire la maligne, redressait le menton et la ramenait… Un sourire légèrement sarcastique étira un coin de lèvre à destination de la fierotte, et Linon quand même drôlement soulagée de ne pas avoir à l’accoucher sur-le-champ, retira sa main du ventre tendu.

Voui,voui… je vois bien que vous n’avez peur de rien. Même pas des loups ou des tourangeaux…

Avec quand même un petit soupir de soulagement, elle récupéra l’arc et le carquois posés à côté de la blondinette, se les accrocha comme elle put dans le dos, et s’accroupit à nouveau près de Roxane.

M’avez bien l’air en état de marcher, la bretonne… Enfin, tant pis pour vous, hein… et surtout pour lui.
Petit geste du menton pour désigner le ventre rebondi. Vous l’avez tellement secoué qu’il demande qu’à sortir maintenant… une lune encore… ? tsss… il tiendra jamais.

Bon allez, on va pas passer la nuit ici, c’est pas très sûr…


La brune passa le bras de la blonde par-dessus ses épaules, l’attrapa par la taille et entreprit de se redresser. Pour rapidement grimacer à cause de sa jambe encore faible.

Attendez, attendez… ! ça va pas d’ce côté…

Elle reposa la jeune femme plus ou moins doucement, renvoya sa tresse dans le dos et se plaça de l’autre côté pour à nouveau la soutenir en se relevant. Heureusement la blondinette avait la stature d’une brindille… Elles commencèrent à progresser doucement vers le campement. Linon grommelait.


Quand même hein, quelle drôle d’idée de partir cueillir des fleurs en pleine guerre quand on est enceinte jusqu’aux yeux. Vous n’avez donc pas une mère ou une vieille tante pour vous dire ce qu’il faut faire ? Z’avez pourtant pas l’air plus bête qu’une autre… enfin si, vous avez l’air bien jeune !
Elle s’arrêta et la regarda sévèrement. Mais ce n’est pas une excuse ! Un bref instant, elle eut l’impression d’avoir déjà aperçu le visage délicat. Bah… toutes les blondes se ressemblent…

Elles reprirent leur cheminement, Linon ne décolérant pas.


Quand même… imaginez que votre enfant soit né ici, il aurait été angevin et pas breton…! Ou bien pire, si la Touraine annexait la capitale, il serait tourangeau ! Elle ouvrit des yeux horrifiés pour faire peur à la blonde. Vous n’auriez plus qu’à le renier !!

Elles approchaient du campement, Roxane ralentissait le pas pour éviter d’être aperçue. Vu sa bonne humeur, Linon aurait bien fait un petit esclandre pour qu’elle soit récupérée et prise en charge comme il convenait, avec l’espoir que ça mettrait du plomb dans la tête de la blondinette. Mais finalement elle renonça, jugeant que la jeune femme en avait sans doute assez entendu. Elle l’aida donc à s’adosser contre un arbre… lui rendit son arc et son carquois.


Bon… vous êtes tout prêt maintenant… ça va aller ?

Avant de la laisser partir, la brune se sentit dans l’obligation de lui donner encore un ou deux conseils amicaux.

Vous risquez de me voir dans le coin dans les prochains jours. Je vous conseille vivement de vous planquer car si je vous vois faire l’andouille sur un cheval ou autre stupidité du même acabit, vous entendrez causer du pays ! Et songez un peu à vos camarades, petite égoïste ! vous les mettez tous en danger avec une cible pareille au milieu du ventre et en sollicitant, même involontairement, leur protection !
Tout ce qu’il vous reste à faire maintenant, c’est de rester allongée jusqu’à la naissance, en priant pour que Dieu vous pardonne votre inconséquence !


Roxane s’éloignait déjà vers le campement, probablement ravie des bons conseils de Linon. Celle-ci la suivit du regard avec inquiétude, marmonnant pour elle-même.


Tu es bien sotte de te croire plus protégée que toutes celles qui sont mortes en couches avant toi, ou ont mis au monde un enfant mort-né… épargne-toi du malheur à toi et à ta famille et va te coucher. La guerre se fera bien sans toi.

Quand elle eut perdu de vue la blonde, Linon regarda autour d’elle pour reprendre sa route.


Pfff…. Maudits tourangeaux !!!


Elle était perdue.

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Sorianne
Ne pas se tenir loin d'eux.
Pour sûr, elle écouterait. La dernière fois, ils n'avaient croisé personne ou presque, donc pas évident de se faire une idée, mais cette fois?
Bâton en main... Oui pas les moyens de se prendre une belle lame, on fait avec ce qu'on peut... Elle observait tous ces hommes et femmes prêts à combattre, excités par le sang amenés à couler, certains cachant plus ou moins bien que les autres leur désir sanguinaire.

Pas de canasson pour la brune, elle n'arrivait décidément pas à les approcher suffisamment, ou avec bien du mal. Si elle n'avait pas le choix peut-être, mais là... Nan elle ne pouvait vraiment pas. C'est donc à pieds qu'elle avait suivi. Sans s'appuyer sur le bâton, elle avait dépassé ce stade m'enfin... Il ne servait pas pour marcher, mais bien pour taper sur la tête de ces tourangeaux, comme elle l'avait fait la dernière fois que l'un d'eux l'avait approché de trop près.

Eh voilà que tout part comme dans un rêve. A moins que ce ne soit un cauchemar? Que faisait-elle là, brunette qui ne savait même pas se servir d'une arme? Allez savoir... Elle avait bien une raison mais ça aurait pu paraître stupide. Il était temps de montrer ce qu'un bout de bois pouvait faire comme dégats! A défaut de tuer, ce qui était tout de même encore hors de portée de la donzelle, on pouvait assomer et bloquer quelqu'un pendant quelques jours, mettre hors d'état de nuire les ennemis... Oui oui elle y croyait, elle l'avait fait la fois précédente! C'était sans compter la petite taille de la So, le fait qu'elle soit à pieds, et que ces mécréants, bande de lâches, soient à deux contre elle.

Le bâton fut rapidement bloqué par l'un, pendant que le second lui assénait un coup suffisamment violent pour briser le bouclier tenu et qu'elle venait de lever pour parer l'attaque. Le bras venait de prendre le choc de plein fouet et la jeune femme sentit résonner l'assaut dans tout son être. L'épée levée, le premier lui fit lâcher le bois qu'elle tenait, entaillant profondément l'autre avant bras en parti protégé par le bracelet de cuir... Bracelet qui tomba comme un rien au sol après avoir été coupé comme un vulgaire morceau de beurre.

Rhaa mais! Sorianne leur lança un regard on ne peut plus mauvais, quand elle dit que les hommes sont des lâches, elle n'a pas forcément tort, là était la preuve! Plus d'arme, jetée loin de là tandis que les types souriaient de toutes leurs dents... Plus de bouclier, fracassé par ces barbares... Un bras ballant, engourdi par le coup reçu, l'autre ensanglanté le tenant. Comment on se bat sans armes? A la sauvage! Et elle sauta toute griffes dehors sur ces maudits bonshommes avant que l'un d'eux ne lève de nouveau son arme, la clouant sur place, la lame fichée au côté.

Cri de surprise plutôt que de douleur, la noiraude baissa le nez pour voir le métal lui pénétrer les chairs. Ce n'est qu'en sentant l'épée se retirer qu'elle réalisa à quel point cela pouvait être douloureux. Des étoiles dansèrent un instant devant ses yeux alors qu'elle titubait pendant que ces maudits s'en allaient en ricanant. Main plaquée au côté, la jeune femme grimaçait et essayait de ne pas tourner de l’œil... Elle n'avait pas du tout la moindre envie de se retrouver en compagnie des cadavres dans les charrettes qui passeraient ramasser les morts plus tard.

Difficile? Un peu... Beaucoup! La jeune femme se laissa glisser à genoux, grimaçant et pliée en deux, essayant d'appuyer au mieux sur la plaie provoquée, ayant complétement oublié ses bras douloureux. Deux choses... Souffrance et plaisir... Ah bah elle irait sans doutes chercher la seconde façon de faire la prochaine fois... Si elle pouvait rester en vie d'ici là... Au moins le soleil se levait... Et là dans la brume? A qui donc était ce cheval perdu seul?

La So fronça soudain les sourcils. Quelqu'un dessus... C'est tant bien que mal qu'elle finit par se remettre debout, pas aidé de sa hanche, malheureusement. Une fois sur ses pieds, elle chancela, la vue brouillée et attendit que le malaise passe avant de faire les quelques pas qui la séparaient de la monture inconnue. Haussements de sourcils et le pas qui tente de s'allonger, bon sang elle venait de reconnaitre la menue fourmi allongée sur l'encolure de la bête qui avançait lentement tête basse. So attrapa la longe avant de la faire se stopper. Bon sang, elle aurait aimé connaitre son vrai nom à la jeune femme...


Fourmi...

Oh non... Essayant d'y aller doucement afin de ne pas perdre l'équilibre précaire qu'elle tentait de maintenir, la So se retourna afin de voir si personne n'était dans le coin, en mesure de l'aider. Elle n'était point médicastre et ne connaissait vraiment que la base, et encore! Elle avait bien recousu quelques plaies mais... Personne? Ou est-ce que son champ de vision s'était étréci? Tss! Forcément! So revint à la brune sur le cheval... Elle ne voulait pas vérifier si elle était morte ou vivante. Elle ne pouvait pas être morte de toutes façons! Non non non. Le repli avait été sonné depuis un moment, et chacun s'en retournait à l'abri des murs saumurois ou dans les camps qui avaient prit place devant.

Étonnant comme les choses pouvaient se répéter... Elle se souvint d'une situation identique en Périgord, alors qu'elle avait découvert un andalou gisant dans la neige, en passe de rejoindre le Trés Haut, mais qu'elle avait réussi à ramener sain et sauf auprès des siens...


Tu vas voir Fourmi, on va aller te soigner, tu vas t'en sortir, et tu me raconteras tout quand on se retrouvera en taverne.

Elle trébucha en faisant faire demi-tour à la monture au flanc ensanglanté, et c'est presque pliée en deux et grimace de douleur au visage qu'elle prit le chemin du village. Elle aimait bien cette petite noiraude moche comme elle aimait à se présenter. Il était hors de question de l'imaginer mourante ou même déjà morte. Sans compter qu'elle n'avait pas envie de l'annoncer au géant.

Tu me redevras ça si le cœur t'en dit...

Plus qu'à trouver un médicastre qui pourrait la sauver. Parce que oui il ne pouvait en être autrement! La brune en avait oublié sa crainte des équidés pour la peine...

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Une belle bannière?
Roxannemontfortlaval
Ma Doué !!! en voila une qui se prenait pour sa tante pour lui envoyer tellement de fleurs au visage durant le trajet. Peur des loups !! Et puis quoi encore !! Ah si elle savait la brune par quoi la jeune femme était passé quelques années auparavant, elle lui en balancerait moins tiens!!! Que nenni elle n'est pas égoïste la pestiotte mais elle fait partie des Trente et se doit de faire preuve d'abnégation, enceinte jusqu'aux yeux ou pas. Sa Breizh, sa famille, ses frères et soeurs d'arme passent avant tout, quel que soit les évènements. Serrement de dents à l'évocation de sa mère, manquerait plus qu'elle lui parle de son père et la blonde dans son état actuel l'enverrait vertement sur les roses.
Drôle de sensation de la jeune fille qui jette un oeil à la dérobée sur cette femme qu'elle a l'impression de connaitre. Elle semble d'ailleurs souffrir d'une blessure à la jambe. Rire nerveux de la blondine à l'évocation que l'héritier ne puisse naître breton. Elle croit quoi sérieusement ? Leur enfant pourrait voir le jour n'importe où qu'il en resterait breton pour autant. Mais elle n'a pas tort, et avec les évènements à venir, elle n'est pas prête de se poser la Chevalier. Le devoir avant tout et elle tiendra le choc, elle en a vu d'autres dans sa jeune vie.
Soulagée de voir que la femme qui l'accompagnait n'avait pas l'intention de rameuter tout le campement, Roxanne lui adresse un sourire crispé de remerciement. Elle ne relève aucune des dernières de ses paroles mais n'en pense pas moins. Militaire certes, mais la jeune femme est aussi diplomate, elle est un savant mélange des deux, c'est à ça que l'avait formé son feu père. Quoi qu'il en soit, elle fera ce pourquoi elle est là et obéira aux ordres et servira son Roy quoi qu'il lui en coûte. Et dans la famille, on ne faillit jamais et on se soutient tous les uns les autres. Famille de sang, famille de coeur au sein des Trente, elle est dans son élément et rien ne la détournera de ses objectifs. L'héritier est une graine de breton, mélange du fougueux et fier caractère de ses parents, il tiendra, elle veillera à ce qu'il en soit ainsi tout en continuant son oeuvre ici.

Ah vous pensez vraiment que je vais me planquer !!! Trugarez pour votre aide et très certainement à bientôt donc...

Le ton recèle une petite ironie mais c'est la gratitude qui prédomine. La blonde n'est pas femme à oublier les personnes qui l'aident et pour sûr que cette Linon est désormais gravée dans sa mémoire. Et c'est en assurant son pas qu'elle pénètre dans le campement...

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Zahra.2
{l'armée " binouze éééé " ou chez le cap' Patate , dans la section des mercenaires cannibales : mode recrue !}

C'était un dimanche, les premières bastons avaient fait rage la veille,
autant de morts et de blessés dans les deux camps, petit tour d'horizon dans les tentes des poitevins, à la recherche d'un ami grièvement blessé, aucune trace de lui à croire qu'il avait disparu, la baronne est en transe, elle veut venger le Vicomte saigneur, mais plus de place dans les rangs de ce côté là, la section avait rapidement refait le plein de valeureux soldats, mercenaires , paysans en tout genre, venu des quatre coin du Royaume, amis et solidaires du Ponant. Une petite poignée de lorrains s'étaient retrouvés par pur hasard en retrouvailles en Anjou, elle avait quelques attaches dans le coin coin la Baronne, une mioche qui s'était carapatée loin de la bataille, la Dégénérée Calyce, qui lui faisait faux bond dès qu'elle pouvait. La brune avait décidé de rester en réserve afin de conseillers armées, ainsi que bailli quand elle pouvait, mais ce dimanche fatidique avait fait changer sa volonté de ne pas prendre les armes.

L'angevino-lorraine avait la rage au ventre, pis l'esprit de vengeance en ébullition, tant pis si du côté des poitevins il n'y avait plus de place, elle allait se joindre à une armée qu'elle ne connait strictement pas, conseillée par la double Vicomtesse blessée Tiss, la baronne se dirige du côté du camp breton, l'Oriflamme flotte dans l'air; pis le nom de l'armée est inscrit, .....du latin? ou du breton? que dire, la baronne savait que les cap' étaient souvent porté par les vieux ou jeun's dialecte pour appeler leur Armée, ça faisait certainement plus branchée, elle l'était du style chochotte, et pas original " Mirabelle Sanguine" , c'était déjà plus lisible et compréhensible comme nom, certainement ses soucis de culture à la Zahra, l'avait un souci avec le "breton, le latin, le grec" aussi, on lui rappelait bien souvent qu'elle ne comprenait "strictement rien" ; mais bon, l'art de la guerre, la baston, les coups, c'est un langage "international", qu'elle disait, alors pas besoin de causer le même patois , pour faire "route" ensemble c'est ce qu'elle dit lorsqu'elle signe son engagement chez le cap" Patate pour 50 deniers l'était "soldate" à nouveau!


C'est qu'au cours de la soirée de ce dimanche, qu'elle fait la rencontre de ses "nouveaux, nouvelles frère-sœur d'arme en taverne, on est loin des soldats lambdas, disciplinés, avec un uniforme clean, pis avec un Titre qui fait classe genre Sergent Biloute ou autre, non, elle est dans une section de blessés de guerre visiblement, pas de soldats, mais des balafrés en veux tu en voila, un géant, même un borgne, bref, des professionnels , qu'elle préfère voir de loin dans son camp que dans le camp ennemi vu la dégaine, la baronne a presque envie de déserter d'entrée, des mercenaires au nom connu, quand on est passé par les fonctions Prévôt, Capitaine, ou Connétable d'un duché pet' sec , on vous tend des listes de parchemins avec des noms d'Ennemi Public International, ensuite c'est à vous de faire le tri, oui il parait que la baronne dans son esprit corrompu avait volontairement rayé le nom de quelques personnes comme Clélie. et Calyce. comment ça c'est pas juste? C'est la vie faut bien profiter de sa situation parfois pour arranger les choses comme on veut en tout bien "tout honneur", des noms donc familiers , par contre des visage inconnu, du moins depuis quelques jours elle les croisait en taverne, loin de se douter qu'elle allait se battre dans le même rang.

Impossible de retenir les noms, ainsi elle suivra le Grand, détecteur "d'émotion féminine", bizarrement suffit qui tâte un fessier de ses cuisses pour savoir s'il y a de la "fontaine" ou pas, elle notera l'esprit un peu tordu dirigé vers tout ce qui est plutôt "sessouelle" du type, aussi quand elle cause de rat, faut qu'elle souligne si c'est celui qui refile la peste ou la vérole, plein de petits sous entendus comme ça qui font que ça reste un peu en tête, juste derrière lui il y aura un autre, à la dégaine louche, qui cause de nourriture bien souvent à base de viande humaine, fichtre la Zahra est tombé dans une section de cinglé de cannibale, bref elle les suivra pour les meilleurs ou les pires combats, avec une phrase en tête " faut que vous apprenez à faire confiance!"

Ainsi elle les a suivit durant toute la nuit, prenant soins de suivre les conseils du "chef" de section, "vous pouvez vous cacher derrière moi, même le borgne le fait" Elle ne discutera pas les "ordres" ou " propositions", elle se cache bien pendant toute la route, arme en main, l'ennemi peut débarquer à tout moment, en route dans la "pampas" entre Saumur et Chinon, le coin squatté par le dénommé Falco qui avait été recensé comme "mort" par les espions et autres guerriers la veille.

Lundi au matin, "le jour se lève", elle et le sens de l'orientation ça fait deux, aucune idée d'où elle peut bien être, mais juste cette déception :
" mais ils sont où? .... c'est quand qu'on se bat??? alors s'ils ne sont même pas là!"

Pas un chat, dans les parages, pour répondre à cette question, chacun s'en va dans son coin, certains veulent chasser pour bouffer, d'autre pour se soulager vessie et autres choses , au loin quelques hommes sont mobilisés pour construire ce qui semblerait être une auberge " au Lys défloré", auberge qui sera squattée tout le long de cette longue journée sans combat pour la Zahra par les ponantais qui se trouvaient sur place.

Autour de quelques chopes de bières puis de tisane chaude ( au gout dégueulasse , on se demande ce qu'ils ont bien pu mettre dedans ), au menu pain sec, pis viande .................de "gamin tourangeaux " bref de quoi rendre quelque peu malade la baronne, habituée à bouffer de la nourriture plus ou moins saine.

L'attente est longue, le suspens, ça faisait un bail que la baronne ne s'était pas retrouvée dans cette situation, complètement ignorante des ordres, ou de ce qui pouvaient bien arriver par la suite, à part suivre le Grand, puis les autres , et tenter de ne pas tomber malade à l'écoute des exploits de certains, ainsi que l'odeur nauséabonde qui émanait de ce bout de terre de guerre ou le sang avait imprégnée une grande partie du territoire, attirant mouches, et autres bestioles attirés par la charogne.

Au milieu de cette tumulte, un gamin arrive à parvenir jusqu'à elle, il a eu plus de chance que le petit tourangeaux lui, enfin l'était de Saumur c'était bien ça, un message pour elle.





Titre : Venges moi

Zahra...

La chemise tachée de sang, le mien, je t ecris. Qu en ce jour mes seules paroles que mes levres murmurent sont 'Zahra, venges moi.'
J'en ai tué un, mais ensuite a 2 contre moi, je n ai pas résisté. Mon épée et mon bouclier se sont brisés. Par chance, la coquille a bien tenu le coup.

Mais promets moi Zahra, mon amie depuis le temps ou on etait gueux, de me venger.
Promets que ton bras ne faiblira pas, que tes genoux ne céderont pas devant l'ennemi.
que tes dents ne s entrechoqueront pas quand tu verras ton adversaire te rire en pleine face et te laisser voir ses dents jaunes carriés.
Promets que tu sortiras ton épée sans hésiter pour te ruer contre ces barbares.
Promets Zahra... que tu n es pas une pleutre.

Sabifax,
Vicomte saignant.


Elle prend le temps de poser son épée quelques instant pour répondre à cette missive, heureuse de le savoir en vie, celui qu'était saigneur était devenue saignant, comme quoi le destin était assez changeant en somme.






Dans la campagne, sur mon cheval, non à pied!
je sais plus on est quel jour, mais on s'en fout!

Sab,

J’allais t’écrire, j’allais même me rendre au campement des grands blessés pour te voir,
Mais la duchesse Salebete, chef de votre section m’a foutu les jetons, elle m’a lancé « il est mort au combat », et ça, je l’ai pas supportais, elle m’a ensuite dit « il est gravement blessé , mais je songe à l’achever ainsi il souffrira moins », pis là j’ai vu cette sauvage dans les yeux, pis j’ai dit « Sab c’est pas une chochotte , il survivra tant qu’ils ont pas brisé sa coquille ! ». Alors ta missive me secoue entièrement, t’es pas mort ! C’est une évidence les morts ils écrivent pas alors hein, pis , tu me demandes de te faire une promesse, du moins plusieurs et je tâcherais de les tenir, je le jure sur ma soif d’ivresse et de mirabelle qui est éternelle , que je te vengerais mais également sur notre amitié qui l’est aussi je l’espère, car en retour tu as intérêt de survivre, car il en faut des survivants pour raconter nos exploits ou pas !

Mon bras ne faiblira pas, car là où il y a des armes et des ennemis il y a de la bouteille, si je n’ai jamais eu de fatigue à lever le coude , saches mon cher Sabifax, que ce même bras ne tremblera pas en maniant ma lame aiguisée !
Devant l’ennemi je risque de tituber gravement, mais saches mon Saigneur Vicomte, que ce n’est pas la peur, c’est juste une foutue démarche qu’est devenue naturelle avec le temps , pis t’as déjà eu à tester le combat avec moi, quand je titube, je feinte l’ennemi !
La vue des chicots abîmés ça me fout pas les chocottes juste la gerbe, ça ira , quand on est habitué aux tavernes et aux dégaines de certaines personne, on survit à ça, donc je tenterais de pas faire trembler mes quenottes, par contre si ça caille la nuit je risque de les claquer, mais tu m’en voudrais pour ça ?
Dès que j’ai appris que de nombreux comparses se sont retrouvés blessés, voir mort , j’ai eu un de ces sacré déclic , je me suis souvenue que moi aussi j’ai déjà eu cette haine d ‘être blessée et de ne pas pouvoir aller au combat, alors pour te venger toi mon précieux ami, et tant d’autres je te promets que je foncerais tant que je pourrais (même si dans l’armée que j’ai choisi ou ils sont bretons, qui causent barbares, mais bon j’ai toujours eu du mal avec ce jargon mais ça ira, ça ira !) en fait je suis dans la section de gens sauvages, ils bouffent les ennemis etc, font des collections de dents , j’avoue que ça a le don de me refroidir , mais dès que je pense à toi, à Tiss qui est une espèce de mère pour ma fille, bah je me reprends !

J’suis pas une pleutre Sabifax, je ne l’ai jamais été, je suis juste devenue plus sage et réfléchit il paraît mouhahah.

A la revoyure Sab !

Z.
Baronne de Beaulieu-en-Argonne.


Le "roulé" de parchemin est envoyé, le gamin s'est carapaté à la même vitesse qu'il était arrivé à elle, allait fallait suivre le mouvement , sans s'arrêter, en direction de .... ?

C'était décidé , ils allaient être kamikaze, le cap' Patate avait quelque chose d'assez motivant et flippant pis la section qu'elle suivait maintenant depuis deux nuits l'était tout aussi, tout le monde était prêt à attaquer , elle avait un paquet de promesse à tenir, seul le temps allait lui dire si elle les tiendrait ou pas.

Ayez les ordres fusent, il était l'heure de foncer dans le tas, Chinon "nous voila", qu'elle se disait, pis avec petit voix qui dit :"Vengeance" , le bruit des lames qui s'entrechoquent, les cris des blessés, ça bombarde un peu de partout, 4 armées versus 7, allez hop hop, la Zahra se défend comme elle peut pendant quelques heures, pas le temps d'attaquer forcément, mais juste de tenter de se défendre au mieux, elle avait beau se cacher derrière le Géant, là c'était mort , chacun pour son cul et dieu pour tous, ça tombe comme des mouches, le sang jaillit de partout.

Un moment de répit où elle pense qu'elle est seule, l'épée toujours dégainée, pis le regard à l'affut du moindre geste, quand soudain "BOUM" un grand musclé devant elle, la nuit tous les chats y sont gris, on lui a tellement répété, c'est peut-être le géant, il est peut-être l'heure de se cacher ou pas, non mauvaise pioche, le type l'est pas si géant que ça, mais "punaise" y cogne fort, la baronne, donne des coups dans le vent, le type est aussi agile, il esquive tout ses coups, tandis qu'elle esquive comme elle peut écu en main, pour se protéger le visage, tout mais pas le visage qu'elle se disait, mais quand on est en pleine guerre pas le choix, elle même a déjà écorché tant de visage, rendu manchot, et aveugle, une poignée de personne, l'homme est fort, il en a rien à foutre qu'elle soit une femme, il frappe de toutes ses forces, force qui en quelques coups adroits, brise le bouclier de la Zahra en plusieurs morceaux, qui tombent à terre.

La brune est à bout de souffle, plus moyen de se protéger , qu'avec sa lame fraichement aiguisée, qui l'avait défendu depuis quelques mois déjà, malheureusement tout les coups portés sur cet homme était voué à l'échec, il semblait invincible, au tour de l'épée de la Baronne de se briser en deux , rien à faire pas le temps de riposter, qu'elle s'écroule à terre, un sale goût à la bouche, du sang, elle a mal .... pas un seul mot sort de sa bouche , elle n'entend plus rien, juste un râle qu'émane de son corps...
Autour d'elle une marre de sang fait place, la Baronne de Beaulieu-en-Argonne a-t-elle rendu l'âme ? Sa main placée sur son ventre déchirée , la lame de son ennemi qui se retire aussi sèchement qu'elle y était entrée, les mirettes de l'éternelle enivrée se ferme , laissant quelques larmes couler.



26-07-2011 04:04 : Julios vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
26-07-2011 04:04 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia, l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban, l'armée ""La Béatritz"" dirigée par Namaycush, l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Choumac, l'armée "OR ô desespoir" dirigée par Shiska, l'armée "Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor, et l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er.

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