Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   <   1, 2, 3   >>

[Ig/RP] Ponant et Royaux I: Osons , ils n'osent plus!

Gwenael.
[ Le premier soir, premier combat ]

J'vais tous les tuer !

Oui, voila, le cri de guerre est lancé. Patate lui a dit "A demain dans ce monde ou dans l'autre".
Voila qui est rassurant n'est ce pas ?

Alors Gwenaël, le jeune Artignac, hurle comme il peut pour se donner autant de courage qu'il le peut.
Du courage ou de la folie. Vu qu'il est Breton cela peut aussi être de l'alcool.
Mystère.


Citation:
24-07-2011 04:06 : Vous avez frappé Lakdan. Ce coup l'a probablement tué.
24-07-2011 04:06 : Vous avez frappé Tinounou. Ce coup l'a probablement tué.


Finalement non, pas tous, seulement deux. Mais deux morts, c'est déjà ça.
Et en fin de bataille, ce n'est pas vraiment le nombre de mort qui l'intéresse, mais ce qui est arrivé a sa dimezell qu'il n'a pas vu sur le champs de bataille.
Ou du moins, très peu.

Dimezell devenue bleutée de par les coup subit.


---

[ Le deuxième soir, deuxième combat ]

Pas de cris de guerre cette fois ci.
Juste une pensée.
Plus besoin de courage, la motivation est la "Tuer l'homme a l'accent Anglois".
Si il y en a plusieurs tant pis, il auront tous droit a un coup d'épée.


Citation:
26-07-2011 04:04 : Jullien vous a porté un coup d'épée. Vous avez été secoué, mais vous n'êtes pas blessé.


Voila ce qui arrive a ne pas être concentré sur le combat mais sur les accents des gens.
Heureusement que les Tourangeaux ne sont pas doué pour le maniement des armes.
Celui la dans les cas, il doit croire que l'on frappe avec le plat de la lame. Et dans le dos...
Lache en plus de ça.

Ce n'est qu'un coup, mais bon.
Il périra lui aussi.

_________________
Kilia


Cape rouge au ventre proéminent, montée sur un percheron voilà ce qu'on pouvait voir au passage des troupes ponantaises. Le blason du couple Mauléon Penthièvre ornant le tout.


[ Bataille du samedi 23 juillet, armée " Phénix"]


Un percheron c'est confortable mais ça n'avance pas... la duchesse avait entendu les cris, vu les gens courir, mais elle était arrivée à la fin des combats. Elle avait quand même réussit grâce à sa poêle à faire fuir deux ennemis qui avaient fait retraite à l'envers. Personne n'a jamais dit qu'un Tourangeau ça avait un cerveau. Ils avaient voulu lui prendre son bourrin pensant qu'elle était femme faible perdu sur les chemins surement... Mais elle ne s'était pas laissé faire. Les voyant arriver, elle n'avait pas bougé. Faisant sa femme faible et kikiche (technique élaborée par elle).

Descend ta monture femme! avait crié le premier.
On a jamais vu une grosse pareil sur un canasson. s'était gaussé le second.

SLAM! BLAM! BOUM! PAF! PAF! Avait répliqué la duchesse avec ses deux Poêles.

L'affaire était faite, les deux nigauds avaient prit leurs jambes à leur cou. La duchesse en était pas peu fière en vérité. Évidement comme elle pouvait pas trop se tourner sur son cheval, elle n'avait pas vu que l'armée "La légion des Ombres" rappliquait derrière elle...Pour elle la poêle était une révélation!

Peu après, les hurlements de joie des soldats, comptant le nombre de cadavre ennemis, mirent du baume au cœur à tous.

La vie reprenait comme après chaque combat. La futilité était le seule remède à la réalité.
Kilia n'en démordait pas elle voulait le blason de Falco, J'l'ai pas embroché d'accord mais je l'imagine bien sur le mur de ma salle des trophées il irait à ravir... ou trouvez moi ses dents c'est pour un collier pour le petit....

[ Un Dimanche à la Campagne.]

La taverne ouverte à la croisée des chemins faisait le plein. Et notre duduche même si elle n'était pas dupe du danger, se prit quelques chopines pour faire comme tout le monde... oublier que rien n'était joué et que demain la boucherie pour eux commencerait. Tout le monde en taverne le savaient, mais au lieu de s’étendre sur ce sujet, ils étaient repartit à parler des ragots de ce monde. Qui couche avec qui, qui est la plus grande catin...
Ponctué de:
Mal' t'as vraiment couché avec la femme de Namay!? Nan, j'te crois pas! Ben ça alors...
Ou de:
Roooh vous me faite marcher là il s'est pas fait Namay avec... quand même...
Ponctué d'éclat de rire, d'autre ragot, et d'autre rire. Tout ceci se finissant sur avoir un œil crevé qui était bien moins pire, à l'avis de toute les femmes, à un Paupaul qui pouvait plus monter.
La duchesse prit congé, dans ses entrailles il y avait de la rébellion dans l'air, elle souffrait mais serrait les dents, le gamin ne naitrai pas en Touraine quitte à en crever.
Fallait prendre du repos avant de reprendre les armes à l'aube.

[ Quand faut y aller...]

A la boucherie, on aime y aller quand on est le client et qu'on va se régaler. On aime y aller quand on est le boucher et qu'on aime taillader... le bovin, lui, ça lui plait pas plus que cela d'entrer dans la court d'un boucher... Kilia à l'aube avait comme cette impression d'être la grosse vache qu'on allait bouffer pour le diner et ça ne lui donnait pas trop envie de chanter. Les autres se donnaient du courage en gueulant plus que de permis. Mais elle, ce matin, avait mal partout. Elle avait un sourire de belle fille quand on ouvre les cadeaux de noël de la belle mère.
Poulidor, son cheval, avançait au rythme des autres, et quand elle vit les ennemis sortir de partout, l'adrénaline monta en elle.

TOUNGAAA! Avait-elle lâché de toute ses forces. Où était Vad? Où était 19? Où était les Penthièvre, les hommes? Il y avait Alat un peu plus loin, Fifou aussi. Les autres, elle ne les avaient pas croisé, mais pourtant leur cris de guerre était là, et elle y était aussi!
Elle en sortit vivante, hurlant tellement dès qu'un ennemis arrivait en secouant ses poêles qu'on avait surement pas envie de l'agresser. Sauf une femme, commença le combat, et la frappa du plat de son épée sur sa botte. La duchesse se mit à hurler:

MON PIED!!! MAIS VOUS AVEZ PAS HONTE DE FRAPPER UNE FEMME ENCEINTE!?!? VENDALEUUUH!!!!!


Citation:
26-07-2011 04:04 : Spartan31 vous a porté un coup d'épée. Vous avez été secoué, mais vous n'êtes pas blessé.


Son petit orteil avait accusé le coup, mais elle n'allait pas pleurer pour un orteil esquinté.
Pitié ou oreilles brisée? La duchesse ne le saura jamais mais la femme l'oublia et s'acharna sur un voisin. Peut être aussi qu'elle avait crié assez fort pour que les personnes qui l’escortaient viennent à son aide...

Le repli à Saumur avait été annoncé, la duchesse avait bien été secouée.

_________________

Dict Lumière de l'Anjou,EX-Paire. Future Reyne! FORUM GUERRE
Alara
[Entre Saumur et Chinon - Armée Che guevarrec - Où il est histoire de chou et de chat.]

La brune taciturne croisait les doigts pour que le messager soit arrivé entier en Poitou.
Ce qu'elle demandait, était de la plus haute importance ! Il en allait de son honneur mais aussi de sa réputation ... Car tout le monde n'est pas sans ignorer les effets des "on dit". Mais au delà de ça, il y avait peut-être la victoire à la clef.

Et elle tourne, elle tourne, comme un fauve en cage. Toujours pas de réponse ... Pas même un : "Je vous ai compris !". Avare jusqu'au bout !

Le soir du vingt-quatre juillet, l'ordre est donné de se rendre auprès des frontière tourangelles, histoire d'aller taquiner l'ennemi devant les portes de Chinon. Mais ce dernier ne sera pas au rendez-vous, préférant errer dans la campagne de Touraine de l'autre côté de la ville. Les pleutres !
Les heures passent avec lenteur à surveiller les lignes ennemis ... "Au cas où ..."
Mais rien que dalle, juste l'ennui.

Une taverne de fortune a été montée en rase campagne, histoire de briser la monotonie des chants d'oiseaux, toussa, toussa ...
De rencontrer d'autres soldats, aguerris à l'image d'un borgne amoché il y a longtemps, d'un colosse balafré et peu causant, sauf quand on cause de lapins ...
Puis il y a aussi cette brune accroc à la bière, cette rousse fofolle ou encore cette blondasse qui se dit "pacifiste" mais qui part au combat, sans parler de la Duchesse en cloque, épouse d'un pingre poitevin. Qu'elle drôle de terre que l'Anjou.

Une fois sortie de la taverne, décidée à dormir un peu avant l'assaut, elle passe par la cantine du camp, chapardant un bon sac de sel pour un usage personnel ... Bien particulier.
Souvenir d'enfance et de drôles de croyances transmises par feue sa mère. "Le sel porte chance, ma chérie. Quand rien de ne va, porte sur toi un petit sachet de sel et tes ennuis s'évanouiront."
C'est sur ce souvenir enfantin, qu'elle esquisse un sourire triste, serrant le sac de sel contre elle.

Nous sommes maintenant le soir du 25 juillet, la nuit tombe sur la rase campagne. Une nouvelle fois, les soldats se sont parés de leurs armures, boucliers et armes en tout genre, c'est une question de goût.
La Hindley a glissé un peu partout sur elle des sachets de sel. Il fallait au moins ça pour chasser le mauvais sort !
Les éperons, récupérés précédemment sur le champ de bataille, sont ajustés au mieux à la botte, prêts à marteler les flancs du Rétif. La bride a été serrée pour canaliser la bête qui sans nul doute réagira au vigoureux éperonnage.
Les émeraudes acérées repérant le colosse dans la nuée de soldats. *Ne pas lui passer devant si je tiens à rester entière*. Elle avait retenue la leçon donnée la veille.

Enfin le signal est donné, la masse soldatesque se rue vers les remparts de Chinon, où trône de nouveau les étendards ennemis. De partout fusent les cris jusqu'à ce que les premiers chocs retentissent.
Le Rétif fait à nouveau des siennes refusant de charger, mais à force de se faire déchiqueter les flancs, il abdique et se lance au galop parmi le flot humain.

La Hindley qui n'est habituée qu'au combat rapproché, a quelques difficultés à garder sa lame et embrocher l'ennemi. Bah oui c'est ça première vraie guerre à la fifille, pas comme la figuration en Guyenne. Son truc ce sont les combats de rue et les mutineries de bateau.
Elle a toujours appris sur le tas, elle en fait de même ici. Même si elle aurait aimé quelques conseils de "pros" ...
Autour d'elle des cris, des corps qui s'affaissent, c'est la pagaille la plus totale jusqu'à ce que retentisse le son du cor, signe de replis ...

Second combat et elle fait encore chou blanc.

La voilà vouée à ne ramasser que les corps et rapatrier les blessés ... Drôle de manière d'apprendre l'art de la guerre.
Tout à sa besogne, en colère contre elle même, elle marmonne rageusement :


Chat Noir ...
_________________
Abraxes
[Souvenirs, souvenirs…]

7 d'un coup !

Le Saumurois naguère timoré n'en revenait pas. 7 d'un coup ! Comme le Petit Tailleur !

Tout fiérot qu'il était, d'avoir affronté 7 armées à lui tout seul. Enfin, pas vraiment tout seul à vrai dire, ils étaient un bon paquet dans la mêlée sous les murs de Chinon, à se tenir compagnie en saucissonnant joyeusement (tourtereau en tranches finement découpées, pâté de tourtereau, salade chinonaise, royaliste rémoulade…). En tout cas, il avait du mal à se reconnaître dans ce nouvel Abraxes quasiment surhumain (ou inconscient ?) qui avait engagé le combat contre 7 armées ennemies dont il avait pu dénombrer les 7 étendards !

Oui, c'est comme je vous le dis, braves gens !

Et il n'en revenait toujours pas, contant son exploit à des compagnons de beuverie accoudés au comptoir de la Résistance
(chez Abraxes, la bonne adresse). Il était intarissable sur le sujet.

Et même pas mal !

Pourtant il ne s'était pas économisé, faisant rempart de son corps à sa charmante chef de lance, rentrée tout aussi indemne que lui.

Rentrée ? Ah oui, tout comme lui. Rentrés à Saumur parce que, finalement, Chinon c'est très surfait, les gens sont à peine accueillants. On aura beau dire, la Touraine ça serait acceptable, mais il y a trop de soldats là-bas. Et Abraxes, lui, n'aimait pas trop ça, la soldatesque. Surtout quand c'étaient des ennemis. Et même s'il était devenu, en une nuit, un héros.


Allez, ça s'arrose !

Vite fait, remettre quelques centaines de chopes à la Résistance
(la meilleure taverne de Saumur, mais oui), des viandes et des bigs McAb par dizaines, puis redonner à manger aux cochons, et voilà : fin prêt pour une nouvelle petite promenade de santé.

À vos ordres, ch…

Oh, c'est vrai, Vendettal n'aimait pas être appelée Chef ! Il avait encore failli gaffer.

À vos ordres, cheftaine !

_________________

Le plus pimpant éleveur de cochons de toute la côte ouest, et un vrai Saumurois s'il en est.
(la petite Reyne de l'Anjou, le 21 avril 1457 à Bourges lors du 5e GFC)
Uranie
[Et puis une fois les assauts passés et les morts enterrés- ou pas- , ben faut bien s’occuper...]


A nouvelle nuit, nouvelle lutte et celle que la Verveuse avait eut à engager la nuit dernière s’était prolongée en un long corps à corps, laissant les duellistes sur le carreau à la tombée du jour, leurs âmes encore brûlantes de fièvre en l’attente d’un nouvel affrontement.

Elle l’avait rejoint tel un chat convoitant un oiselet, à pas feutrés, glissant comme une ombre parmi le campement, se faufilant sournoisement jusqu’à l’intérieur de sa tente. L’obscurité profitant aux voleurs – comme aux femmes qui ne souhaitent guère faire étalages de leurs coups reçus virant au cyan, « Tourangeaux, on aura vot’peau ! » tout ça - elle comptait bien s’emparer de lui corps et âme.

Son oison s’était révélé evn-preizh, et là, vous me direz, y a pas à dire, le breton, ça sonne pompeusement classe. Bien pour ça que je le dis d’ailleurs, mais bref. Un evn-preizh donc, certes point encore Vautour, Aigle royal ou Grand-Duc, mais ce genre de Damoiseau à l’esprit vif, au regard perçant, au corps robuste et aux mouvements fluides, qui fait mine de prendre hauteur et distance pour mieux fondre par surprise sur sa proie tel un émerillon. Un vrai dégringoleur de tourterelles en somme.
Et la Cièleuse qui croyait pouvoir le dominer du haut de son petit firmament trouble avait finalement trouvé maitre en son ciel qui se parait en ce matin d’une lueur particulière. Amoureuse la Cièleuse ? Elle ne savait même pas ce que c’était au juste, ni plus ni moins qu’une perte de raison en un abandon totalement mièvre à l’autre, une chose nulle donc et qui lui était totalement étrangère, jusqu’à présent...


Un nouveau jour débutait à peine. Uranie souleva la tenture de la tente et en sortit de l’allure fière et magistrale du vainqueur au sourire triomphal, autant que lui permirent du moins son visage contusionné, son bras en écharpe et sa cheville claudiquante, ses cheveux en bataille et ses vêtements froissés remis à la va-vite. Elle s’avança lentement, du fait de sa cheville, tout en répondant d’un regard impérieux à ceux plus interrogateurs que lui lancèrent alors quelques biffins curieux. Ben oui, sortant d’où elle était avec la dégaine qu’elle avait, mieux valait s’assumer un minimum, histoire de se donner quelque contenance.

Elle reprenait peu à peu vie à coup de grandes bouffées d’air frais et en profita pour regarder plus attentivement autour d’elle. Bon alors, c’est par où qu’on mangeait déjà, elle n’avait pas que ça à faire non plus ! Enfin, peut-être bien que si finalement....

_________________
Eikorc
[Nœud entre Chinon et Saumur]

Les nuits d’attente sont toujours plus longues que les autres… Et malgré l’animation d’une petite taverne montée à la va vite pour passer le temps après la fuite organisée des forces ennemies, l’ennui est présent. Pourtant, il a eut le temps de dispenser ses conseils aux uns comme aux autres, pour ne pas qu’ils passent devant lui lors de la boucherie qui se prépare. Il sait, il sent même, depuis qu’ils sont arrivés sur cette plaine déserte que la nuit à venir sera sanglante…
Les Tourangeaux ont beau être ses ennemis, il connait leurs stratégies calculés, leurs manières de faire même tout court… Et malgré l’absence d’un sac d’os plus retors que jamais, les royalistes feront sans doute beaucoup de dégâts.

C’est donc après une longue soirée à ressasser les vieux souvenirs avec les anciens guerriers, à expliciter certaines choses et certains comportements avec le borgne, qu’il s’est enfin dirigé vers le champs de bataille… L’azur de son regard se levant quelques instants vers la nuit étoilée, un fin sourire venant étirer le coin de ses lèvres alors qu’il sait que demain l’aube sera sanglante… L’air de rien il laisse traîner un regard sur le campement encore endormi, en particulier sur les paillasses d’une baronne et d’une lune qui devraient déjà être levée pour se préparer…
Et d’un haussement d’épaules se détourner, pour s’avancer, aux limites du camp, pour mieux observer les alentours, les doigts venant glisser l’air de rien sur les gardes de ses armes, pour vérifier leurs présences… Les yeux à nouveau balaient les alentours alors que ses mains caresses les lames rêveusement, cette nuit encore le diable fera son office quitte à y laisser sa propre vie… Et un sourire se glisse au coin de ses lèvres alors que les mots balancés au borgne dans la soirée reviennent à son esprit…

Jusqu’à ce que les oriflammes apparaissent à l’horizon… Juste assez visible pour son regard aiguisé, juste assez pour qu’il puisse les compter et qu’un large sourire se glisse au coin de ses lèvres. En effet, cette nuit sera un carnage…
Les larges pognes viennent tirer les lames hors de leurs fourreaux alors qu’ici et là les cris s’élèvent pour prévenir que l’assaut est proche. Et lui sourit de plus en plus, parce que les minutes défilent avant un nouveau bain de sang… Les armes sifflent dans les airs alors que les poignets s’échauffent et lentement le colossal mercenaire ferme les yeux, pour laisser une fois de plus son esprit s’embraser… Pour laisser libre court à la folie furieuse et destructrice qui dort encore et toujours au creux de son ventre comme dans la moindre parcelle de son âme…

Flamme de folie qui embrase peu à peu ses sens autant que son regard, pour qu’à l’instant même où ses paupières se soulèvent, ses yeux soient devenu aussi étincelant que ses lames… Même pas un regard par-dessus son épaule, le suivra qui veut, si jamais ils le peuvent… Pour lui, il n’y a plus qu’une chose qui compte : abreuver sa soif de sang. Le sourire s’étire à nouveau, carnassier, dévoilant même quelques crocs alors qu’un grognement sourd monte dans sa gorge…
Et déjà la montagne de muscles s’élance à la rencontre de la multitude de soldat qui arrive en face, le palpitant s’emballant de lui-même alors que l’esprit se concentre, usant de cette folie si bien connue pour chercher les cibles les plus intéressantes… La hache et l’épée s’abattant sur les boucliers comme si de rien était pour repousser les adversaires dont il ne veut pas…

Le regard passe et repasse sur les soldats qui veulent en découdre, jusqu’à ce qu’il aperçoivent au loin les oriflammes qui l’intéressent.. Trop loin, beaucoup trop loin pour lui. Ça ne sera pas cette nuit qu’il gagnera le pari… Et c’est encore pire parce qu’à cause de regarder trop loin, il n’a pas vu la jeune carcasse qui s’est rapprochée de lui, sur sa droite, les armes sont levées pour protéger son torse, par habitude… Mais certainement pas la trogne.
Il a à peine eut le temps d’apercevoir le bâton qui s’est envolé vers lui… Et il n’a même pas eut le temps de reculer ou de décaler le visage pour l’éviter. Le choc est rude et encore plus parce qu’il n’a pas accompagné le mouvement… La pommette explosant dans une gerbe de sang alors qu’il recule en titubant, la tempe droite bourdonnant alors que des étoiles dansent devant ses yeux et qu’un grognement d’ours s’échappe de sa gorge…

Un pas, deux pas… Histoire de stabiliser sa masse avant de secouer la trogne pour retrouver la vue… Juste à temps pour éviter le nouveau coup de bâton qui siffle devant lui, se reculant juste assez pour balancer la jambe blessée à toute vitesse dans les jambes de l’adversaire, histoire de le faire s’écraser violemment au sol… Et le bras gauche s’envole dans les airs pour que la hache se dresser aussi haut que possible avant de s’abattre sur le crâne de sa future victime.
Seulement, avec un œil recouvert de sang on n’arrive plus à voir ce qui nous entoure. Et il entend à peine le sifflement de la lame qui s’abat à toute allure vers lui avant même que le bras ne soit redescendu… L’acier une fois de plus viendra mordre sa chair, déchirant les muscles pour mieux se fracasser contre les os épais de ses côtes.

Un râle lui échappe alors que le souffle vient de se couper sous la violence du choc… Et à nouveau la grande carcasse part en arrière, les doigts relâchant l’emprise sur les armes qui glissent jusqu’au sol alors qu’il cligne des yeux pour chasser une fois de plus les étoiles dans ses yeux et le bourdonnement dans ses tempes… Avant de lentement grogner sourdement quand il sent le sang couler le long de son flanc encore et encore, liquide poisseux et chaud qui vient souiller le tissu de sa chemise jusqu’à ses braies…
Et lentement ses forces s’abandonnent, le faisant basculer en avant alors que son regard une dernière fois parcourt le champ de bataille, juste à temps pouvoir le sang couler à flot… Un sourire venant même étirer le coin de ses lèvres alors que son visage s’écrase lourdement dans l’humus de la terre souillée par le carmin..

Les paupières se ferment une dernière fois, pour qu’il garde à l’esprit cette dernière image des hommes en train de tomber les uns après les autres… Pour garder le sourire sur ses lèvres alors que peu à peu la vie s’écoule hors de son immense carcasse, surtout que sa respiration siffle de plus en plus… Juste assez de souffle pour laisser un murmure s’échapper… Murmure que personne n’entendra…


« Viva El Muerte… »
_________________
"Pour toujours... Et à jamais."

Zoko & Fablitos
--Scary_face
[Entre le Royaume des Morts et des Vivants
y'en a qui font la danse.
]

Les batailles ont fait rage,
partout des cadavres s'entassent, les blessés qui ont eu le plus de chance ont été secouru , ceux qui avaient encore assez de courage pour crier au
secours.

Tandis, que certains étaient voués à l'abandon, sur les territoires
tourangeaux, d'autres avaient été tout simplement ramassé "à la pelle", pour finir entassé dans une charrette, on ne sait pas forcément qui est vivant et qui est mort, mais leur silence est celui d'un mort , leur état aussi, certains sont en morceaux, des bras arrachés, des jambes, manquantes, des yeux crevés, des dents cassées, des boyaux qui sortent; bref la guerre était plus ou moins bien illustré par ce convois assez spécial.

Le cocher ne disait rien, il était habitué à ces scènes macabres, depuis le temps qui faisaient dans l'escorte de morts-vivant, ou mort tout cours.

Derrière lui, le ramassis de charognes, et deux de ses comparses, qui l'aidait dans sa lourde tâche, fallait donner une fin digne à ces morts, les mener à Saumur, dans les terres ponantaises qu'ils s'efforçaient à défendre il y a quelques heures.

A Saumur, ils seront enfin enterrés par leur soin.

Alors que le conducteur de cette escorte est silencieux, on n'entend que ses coups de fouets, qui frappent le mulet qui sert de dernière monture pour ce tas de morts, ainsi que ces deux hommes; qui eux discutaient et se moquer de temps en temps de ces valeureux soldats.

Un s'occupe de fouiller les poches, et autres , histoire de voir s'il y a des bourses ou des bijoux qui trainent par là, à l'affut de la moindre chose qui brille, arme, dent en or pourquoi pas, parfois même, les cheveux, ça se vent très cher à Paris , pour coiffer ces dames et ces messieurs dépourvus de cheveux ou juste friands de la mode capillaire.
Il pique aussi les vêtements, vestes, bustiers, braies, bas , et les chausses, puis les bottes.

L'autre s'occupe de voir si parmi ce gros tas de chair , il reste encore un peu de vie.

Rien de plus simple, pendant que son ami déchausses les guiboles , de ceux qui en ont encore hein, lui s'occupe de mordre tout simplement l'orteil.


Tout cela dans la cadence de la charrette, qui se dirige lentement mais surement vers Saumur.


Morte-couille Hubert, on dirait que celle-ci n'est pas encore très morte!


"ça pisse le sang! mordons là on sera fixé si l'est morte ou vivante c'te bonne femme"
j'aime ses bottes on les lui pique?
va , va, retire lui la droite, moi je prend la gauche, puis je suis "the" fétichiste des petons, à moi son gros orteil!* il mord*
Aïeuuuuuuuuh!
Je me suis cassée un chicot ! l'est pas tendre la greluche, pire elle ne réagit pas, j'pense bien qu'elle est morte , elle n'est juste pas encore vidée de son sang, si tu veux on la change de position on va l'aider à se vider !


attends , attends, retourne là Hubert! Nan pas comme ça !

oulalala la coquine elle en a plein les nichons !!
de quoi? de quoi? de QUOI!!?
de la flasque mon frère, de la flasque!
quoi? je me disais vu la dégaine, que c'était flasque ! pour ça je touche pas trop moi les morts tu sais même si se sont des belles femmes , du moins étaient quand ça respirait encore quoi..
Nan je te cause de flasques, deux, ....ça sent fort, ça doit arracher !
à mon avis c'est de l'eau de vie...de la mirabelle même!




Oulla chut tout doux la Mule, voila nous arrivons aux portes de Saumur, TOUT LE MONDE DESCEND !!!!


C'est le signal du cocher pour dire, qu'il est l'heure de décharger la charrette, puis d'enterrer tout ce beau monde, au loin une cinquantaine de personne est affairée à creuser un immense trou, qui servira tout simplement de tombe commune à ce convois.

Tout ce passe très vite, pas besoin de prendre des "pincettes" avec les cadavres, après tout ils ne ressentent strictement plus rien, voila qu'ils les expédient directement dans cette fausse , qui déjà se rempli de la couleur pourpre de leur sang , aucune réaction n'émane de ce tas de morts, c'est définitif il n'y a donc aucun survivant.


Aucun?
pourtant dans ce tas de morts, y'a bien une femme qui se sent bien vide là dessous, le poids des autres l'empêche de respirer, déjà qu'elle en avait du mal à le faire , mais sans son rembourrage devenu naturel avec le temps, elle a mal aux tétons, une douleurs qui fait encore plus mal que la déchirure qu'on lui a infligé au ventre tout s'accumule, décidément la mort était un enfer pour elle, un enfer, même qu'elle a froid aux petons.


GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRgrraiiiiieuhhhhhhhh


Les hommes sursautent, alors qu'ils avaient commencer à remettre la terre sur cette fausse, histoire de camoufler ces corps, pis tenter de sauver la ville de l'odeur nauséabonde de la décomposition humaine, ce grognement vient les secouer, ça vient de là-dessous, malgré leur courage, et leur expérience, ils ont toujours peur de revoir des morts revenir à la vie.

Alors ça commence à réciter le Livre des Vertus, puis à chialer tout simplement, que le Très Haut laisse ces hommes et femmes reposer en paix et surtout que "ça" cesse de grogner.


ça bouge, là-dessous, mince ! On lâche les flasques, on va sauver la bête qui grogne! Puisse Christos nous aider !


A leur grande surprise, celle qu'ils avaient déchaussée, et qu'ils avaient un peu aidé à se vider de son sang, puis à qu'ils avaient emprunter les flasques, était belle et bien en vie, le cocher s'approche doucement de ses deux compères, puis regarde la femme, alors qu'Hubert, ouvre une des flasque et en verse quelques gouttes dans la bouche de la grande blessée, le geste de survie qu'il n'a pas pour habitude d'avoir.


]Ramenez là en ville, tâchez d'éviter de lui voler autre chose, il doit bien y avoir médicastre ou quelque chose pour la sauver .
Maleus
Brancardier Mal'

La soirée avant l’offensive avait pourtant été bonne, réunion de vétérans discutant de la meilleur maniere de découper un Namaycush sans trop se salir les paluches, buvant un peu mais point trop et bien entendu entre gens de la vieille époque ils avaient aussi ressassé quelques vieux souvenirs, nostalgiques les darons.
Bref soirée tranquille dans ce coin paumé agrémenté de deux tavernes.

Rade loyaliste et rade ponantais, les noms des etablissements avaient quelque chose de poetique, poesie d’arracheurs de dents.
Des dents d’ailleurs il avait prévu d’en récuperer après la baston, il en leguerait la majorité à Kilia et garderait le reste pour faire marrer son fiston… Du moins si le cyclope arrivait cette fois-ci à se faire quelques adversaires, jouer les pilleurs de cadavres, sans lui.

Quelques heures avant de reprendre les armes, le borgne avait eu une discussion plutot etrange avec son frere d’arme colossal, discussion qui ne lui plaisait guère mais à laquelle il n’arrivait pas à échapper. Lui mercenaire, guerrier parfois cruel et sanguinaire avait une famille et selon le grand ça l’affaiblissait. Peut être que oui d’une certaine façon le fait d’avoir une compagne et des gosses lui apportait certains points faible, une pression qui ne le ferait pas ceder mais courir droit sur la faux de l’amie faucheuse.
Ils en etaient resté là, sans avoir une fois de plus trouvé conclusion à cette histoire et etait parti rejoindre le gros des troupes.

Rejoignant le reste de la Che Guevarrec, épée au poing, le spectacle etait plutot appreciable, connaissant le caractere des Ponantais une telle cohérence dans les rangs pouvait même être amusant à voir, les officiers criaient les ordres, la piétaille écoutait vaguement, mais écoutait quand même.
Vint alors le moment de faire marche et après une heure l’ennemi faisait son apparition.
Tourangelles armées mais pas que, à sa grande surprise et surement pas qu’à la sienne, il appercevait chargeant avec les armées tourangelles et autres l’etendard d’une armée pleine d’ordres royaux…

Bousculade, cris, insultes, sang et tripes, c’est dans tout ce bordel amusant qu’il perdait de vu Eik et les autres. Le grincheux avait beau chercher du regard dans le grand n’importe quoi qu’apportait la mêlée, ils ne distinguait aucunes caboches familieres… Peut être etait-ce dû à sa vision réduite mais le temps qu’il se décide enfin à foncer lui aussi dans le tas la bataille prenait fin.

Une fois de plus, pas de combat pour le borgne, spectateur d’un combat où il devait être acteur, la frustration lui remuant les tripes, l’agacement lui provoquant des remontées acides et une furieuse envie de bruler le royaume entier.

Plus qu’à trouver les potes.

Pas de Doko, une rouge Lune pas vue dans les rangs et un grand qui pour pas changé avait foncé dans le tas sans se soucier de c’qu’il lui arriverait.
Après plusieurs longues minutes de recherche, l’unique œil tomba enfin sur la depouille du colosse. Encore une fois ce grand con avait morflé plus que de raison et c’etait aux autres de se demerder avec sa lourde carcasse.

Agenouillé près de son associé, visage pas très loin de celui du grand pour chercher un souffle de vie mais pas trop au cas ou ce dernier se deciderait à lui niaquer l’oreille le borgne poussait un soupire de soulagement mêlé d’une moue agacée.

"Crokie… Pauv’ nu e frumos sa jignesti d’géant, t’m’entends ? Eh gros tas de muscles sans cervelle réponds ! Est-ce que tu penses des fois à ceux qui te trimballent immonde raclure !? Raaah..."

Mal’ interpellait déjà un petit groupe de soldat au loin, fallait qu’ils l’embarquent, rentrer à Saumur et soigner le grand, pour qu’el diablo refasse parler de lui plus tard.

_________________

Adieu Fab'
Selene.
[Gné ? PA POTIB' !!!!!]




Ah ben l'est beau le retour de la Lune ! Non seulement on vient la chercher de sa retraite fumée plutôt que dorée pour lui raviver des blessures qu'elle tentait d'oublier en vain...Mais bon des fois vaut mieux raviver les plaies pour en sortir tout le mal. Puis on vous met dans une armée bretonne. Ah bon ? On sait pu les monter nous mêmes les armées ? Elle s'en était gratté le cuir chevelu de perplexité mais s'était pliée au bien vouloir de ses amis et compagnons d'armes de mercenariat. Bah, tant qu'on tape sur des ennemis c'est le principal s'pas ? Pi c'marrant d'voir le Colosse grogner dès que le Commandatore Patate lui donne ses ordres !

Donc la voilà parmi les beuveries improvisées du campement, à discutailler du bon vieux temps qu'on regrette à coup de pintes de binouze; puis à la dégustation d'un calva nanesque (du nain quoi...) pour finir au vin d'Anjou car ben, même après tout cela il faisait encore grand soif ! De conversations en conversations, de pintes en pintes, de tonneaux en tonneaux, la voilà zigzaguant comme elle peut pour atteindre sa paillasse de fortune mais qui suffira bien pour ronfler jusqu'à l'aube fin prête à l'attaque...

M'enfin, c'est ce qu'elle croyait...Une langue chaude et humide, vient fouiller son oreille puis son cou, la Lune glousse dans son sommeil, tentant de repousser ce qu'elle pensait être le Colosse, marmonnant un "Non Crok' c'pas la peine" jusqu'à ce qu'elle ressente une morsure légère sur la joue. Plissure du nez, ouverture des paupières lourdes agressées soudainement par les rais du soleil lui arrachant un petit cri. C'est que ça fait mal le soleil en pleine trogne quand on a les yeux encore mi-clos de sommeil ! Puis aussi d'avoir la trogne de sa jument, genre truffe contre truffe...Ben ça, ça réveille !

D'un coup d'un seul, la Lune se redresse sur son séant, douloureusement...La tête grouille d'un tintamarre digne des cloches de Notre Dame et du tangage d'un navire en haute mer...Une nausée matinale et emplit d'alcool s'insinue dans son œsophage. Par la malepeste, c'pas aujourd'hui qu'elle va rejeter ce qu'elle a ingurgité ! L'azur blanchit de fatigue caresse les alentours et là....Dilatation de pupilles, tandis que les lèvres s’entrouvrent sur L'haleine fétide des lendemains difficiles...Claquage de langue pâteuse afin de raviver un peu de salive pour crier d'une voix éraillée...

Gné ? PA POTIB' !!!!!!

Ouep c'clair. Pas possible de ne pas entendre une armée en mouvement. Pas possible de ne pas entendre le moindre cri d'attaque, le moindre martèlement de sabot des montures, le moindre chant guerrier. RIEN. NADA. La Lune s'est assoupit du sommeil du juste et de l'ivrogne réunis ! Rien vu passer, rien tapé, juste oubliée au milieu d'un campement...vide...Là, elle comprend enfin ce que veut dire se retrouver seule au monde, m'enfin avec son ch'val quoi. Bref, la honte, puis la colère l'envahit, se dit que finalement c'est vrai, elle vieillit et elle ne veut pas y croire mais son corps la rappelle à l'ordre. A moins que...chose probable, El Commandatore Patate, l'aurait laissée sur place car pleine de vinasse, c'qui apparemment était arrivé la veille au Rikiki de la bande...

Elle grommelle tant et plus, enrage de savoir les autres dans un combat qui méritait grand ampleur..Regard mauvais vers sa monture bisouilleuse du matin tout se servant des brides pour se relever, genre t'aurait pas pu m'faire tes câlins au moment du combat ? Humpf, prendre une boutanche de vin pour laver la bouche et l'intérieur, monter sur Nestrecha et rentrer au bercail à Saumur puis attendre le retour des autres, de mauvaise humeur, bien sûr...

_________________
Felina
[La même nuit.]


Assignée à résidence pour quelques légères blessures qui lui interdisaient néanmoins de remonter en selle, la Rastignac en pleurerait de dépit. Que diable fait elle coincée sous cette tente médicale pendant qu'hors les murs ses compagnons sont en train de batailler contre l'infamie royaliste ?

Le poing crispé, et l'oreille à l'affût, la Féline essaie de percer les bruits des combats là bas dans la plaine. Mais seul le silence lui parvient, la faisant sortir encore plus de ses gonds. Les heures passent alors, aussi longues que des jours pour l'impatiente qui bien malgré elle se laisse ronger par l'inquiètude. Et soudain, il lui semble que quelquechose vient prendre en étau sa poitrine et l'air lui manque. Mauvais présage ... Et si la mercenaire ne croit qu'en très peu de chose, son intuition ne l'a jamais trompée.

Elle sait, elle sait bien avant l'aube qu'il est tombé au combat. Elle sait qu'on va le lui ramener sur un brancard ... Pas lui ... Pas encore ...


Doko ...

Là elle voudrait courir au dehors, franchir seule les lignes alliées et ennemies pour le rejoindre, lui porter quelconque secours. Pourtant, elle n'en fera rien, que diable pourrait elle bien faire seule et dans son état pitoyable. Alors elle attendra, la mort dans l'âme que le petit matin veuille bien lui ramener la carcasse sanguinolante de son brun.

Et le désastre sera à la hauteur de ses craintes, son homme méconnaissable sous les blessures qui lacèrent son torse et ont souillé son si beau visage. Réprimant comme elle le pourra le cri d'horreur lorsqu'elle le verra, elle foncera alors vers lui, repoussant quiconque cherchera à s'en approcher.


Laissez le moi !! Laissez nous ... Il est à moi !! Barrez vous !!

Puis, lorsqu'il sera déposé sans douceur aucune sur l'une des couches de fortune de la tente médicale, elle s'agenouillera avec douceur et glissera les doigts de sa main valide sur sa joue, n'essayant même pas de retenir les larmes qui coulent sur les siennes.

Me laisse pas Doko ... Me laisse pas j't'en prie.

En cet instant, la Féline disparaît aux yeux du monde et ne sortira de cet endroit que lorsqu'elle sera assurée qu'il vivra. Ensuite elle retournera se battre, la rage au coeur, aveuglée de colère et de haine, en criant vengeance.
Ce soir là, devant le corps mutilé de son amant, la Rastignac vient de comprendre.

Elle l'aime ...

_________________

A trop jouer avec les Félins, il faut s'attendre à être griffé ...
Karyl
[Le jour suivant]

Il souriait, encore et toujours, ce mioche à l’allure dépenaillé. Une raison ? Il faisait beau, il était à Saumur, il avait pêché du poisson avec une jolie inconnue et remplit ses poches de pâtes de fruits et autres macarons. En un mot, la vie était belle pour le blondinet. Mais ce n’était pas tant ces petites choses, qu’une pensée pour sa petite Rouge, qui le mettait en joie. Ce soir, il serait enfin un homme, il avait déjà pleins de sous… Eusaias serait comblé!

Une visite à l’hôtel dieu où sa mère ne quittait plus Doko avait finit de le convaincre qu’il faisait le bon choix. Bien qu’elle refusait encore de l’admettre, il ne faisait aucun doute pour Karyl que les sentiments qui l’unissait à Doko étaient semblable à ceux qu’elle avait éprouvé pour Jules. Et dans l’esprit du marmot, cela sonnait comme une seconde chance. Aussi, s’il voulait faire pleinement partie de cette famille, il devait lui aussi montrer sa valeur sur un champ de bataille.

Certes, sa mère le lui avait formellement interdit mais on connait tous les bonnes femmes, dès lors qu’il s’agit de leur progéniture, elles ne réfléchissent plus du tout correctement. Et puis, elle avait bien trahit sa propre promesse elle aussi ! Et il faisait cela pour la bonne cause et pour les venger ! Voilà tout un tas de bonnes raisons que le petit homme n’avait cessé de se répéter pour se convaincre lui-même qu’il n’était pas en train de faire la pire erreur de sa vie.
Une seule chose était certaine, sa mère ne devait absolument rien savoir. Le mioche avait alors demandé conseil à Nilas qui lui avait indiqué la meilleure manière se de faire incorporer discrètement dans une des armées. Il avait ensuite écrit à l’un des capitaines qui, malgré son âge et son inexpérience avait finit par accéder à sa demande à condition qu’il reste suffisamment en retrait pour ne pas se faire tuer au premier assaut. Il était fin prêt.

C’est donc pour rejoindre l’armée que le petit blond clopinait dans les rues du village. Affublé des divers équipements qu’il avait pu grappiller de-ci delà depuis plusieurs années et qui lui donnait une dégaine des plus étranges. Le casque qu’il portait sur la tête était si grand qu’il lui cachait complètement la vue, son épée était bien trop petite et ses protections bien dérisoires mais qu’importe, son destin l’attendait !

Mais la nuit fut longue, très longue et rien ne se passa. Bilan? Que dalle !
Déçu, le petit blond était alors rentré chez lui, avait ôté tout son attirail et s’était couché jusqu’à ce que sa mère ne rentre et le réveille. Et les jours passèrent ainsi, tous plus calmes les uns que les autres. Le mot d’ordre : Attendre ! Il comprenait alors mieux pourquoi on l’avait intégré, pour sure qu’avec une telle agitation il ne risquait pas grand-chose si ce n’est mourir d’ennui !

Un soir cependant, alors que l’obscurité recouvrait la ville depuis plusieurs heures une agitation particulière les avait sorti de leur torpeur. « Y s’passe quelqu’chose ? », « Ça bouge ? » Dans les rangs les questions fusaient mais les réponses se faisaient attendre. Trop petit pour distinguer quoi que se soit le mioche essaya alors de s’approcher de la ligne de front ou des silhouettes semblaient opérer une drôle de danse. Et soudain l’ordre fut lancé ! A l’attaque !

Le petit se retrouva alors bien malgré lui au devant des combats qui allaient agiter la nuit. L’envie lui prit de prendre ses jambes à son cou mais sa fierté l’en empêcha. Que penserait Félina si elle apprenait qu’il s’était conduit comme un pleutre ? Refermant alors son poing sur la garde de son épée, dague à la ceinture et bâton dans le dos, le gosse se mit à imiter ses compagnons. Il fallait repousser les assaillants coute que coute, ils ne devaient en aucun cas franchir les remparts et entrer en ville.

Les combats aux remparts durèrent ainsi toute la nuit, la danse macabre à laquelle se livrait les deux camps fit une fois de plus son lot de morts et de blessés. Autour du minot beaucoup étaient tombés, l’armée si ordonnée qu’il avait servit durant une semaine n’était plus que souvenir.

Et l'aube se leva...

« Reste pas là p’tit… Trop dangereux…. Viens ! » La voix d’une femme raisonna soudain à ses oreilles et c’est alors qu’il se rendit compte que le jour s’était levé. Les combats avaient cessé et lui, avait été épargné. De partout l’on pouvait entendre les plaintes de blessés, les cris des hospitaliers… Le spectacle avait quelque chose d’apocalyptique aux yeux du gamin qui avait pourtant du mal à se détacher de la scène. Se laissant tout de même entrainé tel un automate vers l’un des postes de secours, le môme avait bien du mal à réaliser.
« Tout ce sang sur ta chemise… P’tit tu es blessé ?T’as mal quelque part ? » Sous la tente médicale les questions se mirent à fuser, il se fit déshabillé, occulté, palmé sous tous les angles sans vraiment réagir. Non, Karyl n’était pas blessé, il n’avait pas une égratignure pourtant, il n’était plus comme avant… Cette nuit, Karyl avait tué pour la première fois.

« Un mioche de c’t’âge, sur l’champ d’bataille ! On aura tout vue ! » La remarque le fit soudain sortir de sa torpeur. Réalisant alors où il avait été conduit la peur vînt lui vriller l’estomac. Sa mère ne devait rien savoir ce de qui s’était passé cette nuit! Aussi, profitant que la sœur qui s’occupait de lui eut le dos tourné, il embarqua ses affaires et fila sans demander son reste, loin, très loin de toutes les conséquences de cette guerre. Et Karyl rentra chez lui, comme si rien ne s'était passé. Lui qui avait fait tout cela dans le but d'impressionner sa mère, de prouver à tous sa valeur... ne dit rien...

Cette nuit, Karyl avait murit… Non pas parce qu’il avait blessé cette fille qui s’en était pris à lui, pas plus que pour avoir su mettre en échec les assaillants sans être blessé, mais parce que ce matin là, il venait enfin de vivre ce que sa mère lui répétait sans cesse : la guerre n’est pas un jeu …



30-07-2011 04:04 : Votre arme a été détruite.
30-07-2011 04:04 : Vous avez frappé Eolia.. Ce coup l'a probablement tué.
30-07-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Eolia..

_________________
un simple gamin des rues...
Doko
Souvenirs d'acier

Un homme plus mort que vif se réveillait enfin dans le lit de l’hospice où il était alité et il se rappela aussitôt pour quoi il était là. Il avait failli danser avec la le mort une fois de trop lors de cette fameuse bataille.

La bataille en question fût une carnage, il n'y avait pas d'autres mots pour définir ça.
La ligne de front fût submergée et très vite il s'était retrouvait encerclé et malgré tous ces talents de combattants, il ne pût résister à ce déchainement.
Fulminant de rage devant cette situation, il fit tournoyer par réflexe sa bâtarde autours de lui pour tenir en respect ces adversaires mais ce coup d’esbroufe se révéla vain
Quand arriva la première attaque, il l'a para mais aussitôt on l'attaqua à la tête et par réflexe il réussit à reculer assez vite mais déjà sa vue était brouillée par un flot de sang qui lui masquait la vue. Il était blessé.
Il eu à peine le temps de le constater qu'il sentit une lame le transpercer par derrière.
Aussitôt il s'écroula et sentit qu'il perdait prise avec la réalité.
Agonisant il ne remarqua pas la contre attaque de son camp et il ne remarqua pas non plus qu'on le trainait à l'arrière.
Rendu enfin à la tente médicale, il savait qu'il avait perdu une bonne partie de son sang et qu'il allait sûrement mourir.
Mais il en avait cure car à l'instant de sombrer définitivement, il vit la Féline et lui sourit une dernière fois avant de perdre connaissance

C'était ainsi qu'il s’était retrouvé dans ce lit et il prit enfin conscience de la présence de la Féline non loin.
Essayant de se lever, il failli hurler tant la douleur était grande et abandonna vite ce option tant son état était lamentable.
Ses efforts ne furent pas vain par contre car la Féline l'avait remarquait et il pût lui lâcher quelques mots avant de retomber dans les vapes



Je suis désolé de t'avoir fait une telle frousse brunette...
C'est promit c'est la dernière fois que je te fais cette mauvaise blague

_________________

Bestia sumus, ut non bestia simus (Nous sommes des bêtes, de peur de devenir des bêtes)
See the RP information <<   <   1, 2, 3   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)