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[RP]Il était une fin

Eulaly_de_baylaucq
TOTOTE !!!!
Faites bouillir des linges ! Chauffez la soupe ! Allez chercher Mélusine, Achilée, Rosa ! Vite !


Eulaly était arrivée en trombe dans la chaumière, hurlant ses ordres sans plus de politesse.
Elle était montée dans sa chambre et avait ouvert son lit attendant que Twuart et Amaurie ramènent le blessé.

Gwad, son Gwad, son amour de petite fille, son ami !
Il était arrivé en bien piteux état à la taverne. Un accident à la mine, un rocher qui s'était délogé, l'avait à moitié écrasé.
Cà faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas revu, qu'elle doutait qu'il se souvienne de son visage. Pour sûr elle avait bien grandi.
Pourtant, il l'avait reconnu de suite et, malgré ses blessures et les marques de fatigue qui témoignaient de la dureté du labeur dans les mines, Eulaly avait tout de suite également su qui il était.

Et la voilà à diriger ses amis dans la maison, les conduire jusqu'à sa chambre pour qu'ils y déposent le blessé, les remercier pour leur aide.

Elle s'agenouille près de Gwad, prend sa main, lui parle en caressant son visage.


Cà va aller Gwad, la bonne est allée chercher de l'aide. Tu vas t'en sortir. On va bien s'occuper de toi.
_________________
Gwad
Gwad se laissait porter, amaigris et à bout de force, groggy par les douleurs de son corps abimé, l'esprit accroché à une seule chose...la voix d'Eulaly distribuant les rôles autour d'elle.


Depuis plusieurs semaines, le tournaisien avait passé le plus clair de son temps entre la mine et sa petite chaumière. De longues journées harassantes à casser du rocher à la pioche, prenant à peine le temps de dormir, mangeant juste ce qu'il fallait pour tenir...et encore.

Peut être les éléments c'étaient-ils quelque peu vengés cette fois. Alors qu'il travaillait seul dans une galerie un peu isolée, il se produisit un accident, comme cela arrive parfois. Un coup donné contre la paroi...la pierre qui s'éventre...un grondement sourd...puis le silence...le néant.

Gwad n'avait pas eu le temps de comprendre que sa vie soudain s'échappait...


A travers la nuit...un limbe de souvenir...une voix prononçant son nom...la flamme de vie qui surgit d'un sursaut, pas encore une pensée...juste l'instinct qui commande au corps endolori de trouver une sortie.

Combien de temps était il resté inanimé dans cette galerie, comment avait il réussit à en sortir, lui même ne le saurait probablement jamais.


Mais à cet instant, il était là, et on le déposait dans un lit. Un contact doux et apaisant sur sa main...sa joue...sensations se mêlant déjà à un songe...il s'endormait.
Gwad
Combien de temps avait il dormi ? Gwad était incapable de l'apprécier...pas plus que de savoir ni quand, ni où il était à cet instant. Ses yeux se ré-habituant à la lumière, mais l'esprit pas vraiment clair encore.
Il se redressait péniblement, et s'asseyait au bord du lit. Il tentait de remettre de l'ordre dans ses idées...des voix...des conversations lui raisonnaient à l'intérieur de lui même... difficile de savoir s'il s'agissait de souvenir, ou des restes de quelque rêve vaporeux...comme un écho...

Eulaly disparut... il se levait alors soudain, grimaçant des douleurs qui persistaient...avec une seule chose en tête... retrouver la jeune demoiselle, quitte à y laisser ses dernières forces.
Eulaly_de_baylaucq
[Le soir de sa libération]

Eulaly s'était allongée sur sa couche pour se reposer, soignée avec tout l'amour du monde par une Zéliejeanne à la fois en colère qu'on ait pu ainsi faire souffrir sa filleule et terriblement soulagée de la retrouver en vie.

Son chien avait été autorisé à dormir auprès d'elle pour la rassurer et Jo avait rendu la maison inviolable.
Mais elle n'avait plus l'impression d'être en sécurité nulle part, même entourée des siens, même barricadée.
Gauthier et les autres couraient toujours et la jeune fille, encore sous le choc des évènements ne pouvait trouver le sommeil.
Elle regardait le plafond, perdue dans de sombres pensées, lorsqu'on frappa à sa porte.

C'est dans un grincement que la silhouette de Gwad apparut dans l'entrée.

Tu ne devrais pas être debout.

Pour sûr, l'état de Gwad était alarmant et elle n'aimait pas le voir dépenser l'énergie de sa guérison à se promener ainsi et si le jeune homme tentait toujours de minimiser afin de la rassurer, cachant ses grimaces de douleur, si elle faisait semblant de le croire, elle n'était pourtant pas dupe.

Elle s'assied sur le bord de son lit, offrant son fauteuil à son ami. Ils bavardent un peu. Besoin de faire le point, de se sentir vivants sans doute aussi.
Elle lui montre l'épée qu'elle a achetée à dame Beeky.


J'ai une épée mais....
Quand on s'approche de moi, c'est comme si je n'avais plus de jambes ni de bras. Elle ne me sert à rien... Je l'ai vu ce soir quand ce Jack m'a agressée. J'aurais mieux fait de rester à la maison...


Gwad culpabilisait beaucoup de n'avoir pas pu mieux la protéger. Eulaly voyait pourtant son acte comme celui d'un héros. Même s'il n'avait pas été blessé, il n'aurait pas pu grand-chose contre les cinq lascars.

Merci d'être venu me chercher

La jeune fille pose sa tête doucement contre son torse tandis qu'il ferme les yeux appréciant de la sentir contre lui.
Les sourires échangés sont tendres, les paroles douces.

Si Jo ou sa marraine avait ouvert la porte à cet instant, pour sûr, ils auraient pu interprêter la scène de façon à avoir envie de mettre Gwad dehors.
Mais toute cette douceur après la brutalité qu'elle vient de vivre lui était d'un infini réconfort.
Néanmoins, il faut l'admettre, Eulaly sentait naître en elle une sensation agréable et encore inconnue. Premiers émois amoureux d'une jeune fille en fleur.


Elle se lève, va chercher l'onguent que sa marraine a donné pour elle, prend soin de lui avec une patience qu'on ne lui connaît pas.

Le lendemain, elle lui ramenerait son matériel de dessin, lui montrerait ses talents d'enlumineuse aussi... et le gilet qu'elle avait confectionné pour lui. Avec des boutons à galons comme il l'avait désiré.

Elle lui parle ensuite de Twuart, de ses siestes, de son arbre secret. Ils rient en projetant filer le maréchal pour lui jeter quelques seaux d'eau en toute amitié. Mais après avoir trouvé l'idée excellente, elle se ravise intérieurement. Le souvenir de l'épreuve glacée qu'elle avait vécue lui ôte toute envie de mettre leur projet à exécution. Elle regrette d'en avoir simplement eu l'idée.

Gwad lui apprendrait à manier l'épée dès qu'il serait rétabli, ils se feraient baptiser aussi, enfin... Ils dessineraient ensemble, elle lui préparerait des plats pour qu'il gagne en force...

Gwad avait été son amour de petite fille, innocent, pur comme le sont tous les amours d'enfant. Mais ce soir, c'était différent. Il y avait quelque chose d'autre.
Quand elle le raccompagne à sa chambre, un désir soudain et incontrôlable la prend et c'est un baiser furtif qu'elle dépose sur ses lèvres avant de s'enfuir, le coeur battant, s'enfermer dans sa chambre.

Son premier baiser de damoiselle.


[Retranscription résumée d'un RP sur messagerie]

_________________
Gwad
Un sourire aux lèvres...il a du mal à savoir quoi penser de ce qui vient de passer.

Il était déjà arrivé que la jeune fille fasse preuve de tendresse à son égard, mais en ce baiser si furtif fût-il, il décela autre chose...Mais pourquoi ?

Depuis qu'il avait croisé son regard un matin, lors d'une messe à l'église, il avait toujours éprouvé un profond et tendre sentiment envers Eulaly, il l'aimait comme si elle avait été une petite sœur.

Mais ce baiser était autre chose...celà soudain troublait l'esprit de Gwad. Il y avait la différence d'age, déjà il avait connu la défiance de certaines personnes, lui reprochant à demi mots son rapprochement avec la jeune tournaisienne. Et puis quand bien même, il savait son état bien piteux, avait il le droit de la laisser espérer plus qu'il n'avait lui d'espoir ?

Gwad avançait dans le couloir menant à la chambre où on l'avait installé, et péniblement se recouchait. Sa nuit fût agitée, son esprit torturé de question, venant tourmenter un peu son sommeil.

Il se levait bien tard le lendemain, et se décidait à sortir un peu, allant en taverne prendre un maigre repas.
C'est à cet occasion qu'il rencontrait un certain Jack...Eulaly lui en avait parlé, et notament de la façon dont il l'avait agressée un soir plutôt. S'en suivi une joute verbale entre Gwad et le vilain, aucun des deux ne voulant plier face à l'autre.

Et lorsqu'il vint l'heure de quitter la taverne, empruntant ensemble le chemin du retour à travers les rues, ils passèrent devant une fontaine, où l'homme vint plonger les mains pour y boire gorgées d'eau claire.

Se tournant vers son amie, il lui demandait,


Es tu allé chercher ce dont on avait parlé ? Je voudrais dessiner ici ton portrait... assise ici sur le rebord près de l'eau, juste sous la clarté de l'astre de la nuit... telle une fleur de lune.
Eulaly_de_baylaucq
Fleur de lune...

Eulaly regarde son ami un peu surprise avant de sourire doucement.
Elle s'asseoit sur le bord de la fontaine, étire ses jambes en regardant la lune ronde.


C'était le nom de ma mère... enfin... en françois. Elle s'appelait Moonflower. Elle est morte quand j'avais six ans.

La nostalgie s'efface de son visage clair au bout de quelques secondes. Pas envie d'être triste maintenant. Elle est là avec Gwad qui semble aller mieux et lui sourit cette fois-ci plus franchement, fouille dans sa besace et en sort un carnet qu'elle agite malicieusement avant de le lui tendre.

C'est bien çà que tu voulais hein ? Tu me le montres ?

Elle profite que son ami assis près d'elle ouvre le carnet pour se rapprocher encore un peu plus près. Pour mieux voir bien sûr. (Rhô !)

Les yeux rivés sur les esquisses, ses traits marquent l'émotion, l'amusement, la surprise ou l'admiration, au fur et à mesure qu'il en tourne les pages.
Menhirs, paysages côtiers, bâteaux, moults coquillages dont elle veut connaître le nom pour chacun d'eux.
Le portrait d'un homme aux cheveux sombres aussi.

Qui est-il ? Un frère, un père, un ami ?
Elle ne sait rien ou pas grand-chose de Gwad, encore moins de son passé.
Elle s'apprête à lui poser la question quand, tournant à nouveau la page, il dévoile le portrait d'une femme.

Eulaly pose sa main sur le parchemin, intriguée, elle observe ce visage qu'il lui semble connaître jusqu'à poser le bout de ses doigts sous un détail. Tracé au cou de la jeune femme du portrait, elle reconnaît...


Oh... Mais... Je... C'est le médaillon de ma mère ! Comment est-ce possible ?!

Soudain tout s'éclaire dans sa petite caboche blonde. Elle observe mieux les traits du visage, son expression, sa chevelure.

C'est elle ! C'est ma mère que tu as dessiné là ! Je la reconnais bien maintenant. Tu l'as vue ?! Tu l'as connue ?! Forcément ! Où çà, dis-moi ?
_________________
Gwad
Gwad sourit tendrement à son amie, lorsque celle-ci évoquait le souvenir de sa mère disparue.
Le jeune homme eut alors une pensée tout aussi mélancolique pour la sienne, également trop tôt rappelée par le très haut.
Ses pensées un peu tristes furent vite dissipées au contact de la jeune fille, troublé encore par se rapprochement.


Oui, c'est mon cahier de dessins...rhoo juste quelques esquisses...

Au fur et à mesure qu'Eulaly tournait les pages, prit par l'enthousiasme du narrateur qui conte une histoire , il lui décrivait les paysages couchés sur les vélins. Souvenirs en éclats d'une vie passée, résumée en traits et nuances de gris.

Et là, le visage dessiné de son ami d'enfance et là encore, vagues de souvenirs de leur jeux sur la plage, pieds dans le sable, ou de leurs courses sur les chemins de la lande. Là encore le portrait que Gwad avait fait de sa...


...mère !?

Le jeune homme fût complètement surpris de l'émoi et des questions de son amie.

Comment ta mère !? Mais...celà ne se peut pas...enfin...c'est la mère de Kazel...

Il avait lâché çà comme une évidence...sauf que la jeune tournaisienne ne pouvait assurément pas le connaître. Et comme elle paraissait très troublée, il se décidait à lui dire ce qu'il savait de la femme dessinée.

Calme toi Eulaly...écoute je ne sais ce qui te fais penser à ta mère...vrai je ne t'ai jamais encore parlé de mon enfance. Je vais t'en dire ce que d'une part on m'a raconté, et d'autre part ce que j'ai vécu en ce temps là.

Saches tout d'abord que j'ai été un « enfant trouvé », un matin d'hivers, un panier posé au pied d'une pierre dressée, un menhir comme on l'appelle là-bas. Ma mère adoptive m'a raconté que j'étais maculé de sang, d'où le prénom que l'on m'a donné...Gwad en est la traduction en breton.

Ho...j'ai eu une enfance heureuse hein, ma mère était une jeune veuve de marin, et voyait en moi comme un don du très haut, pour elle qui ne pouvait avoir d'enfant. Alors elle fût extraordinaire d'amour pour moi.


Eulaly était attentive, mais avait du mal à cacher son impatience d'avoir réponse à sa question.

La femme...oui j'y viens...

Il y avait près de chez nous une famille, enfin, une femme élevant seule son fils...les veuves de marins n'étaient hélas pas rares tant le métier était risqué.

Oui c'est elle que j'ai dessiné là... et là c'est son fils...Kazel.


Lui montrant le portrait précédent.

C'est mon ami d'enfance... il est à peine plus âgé que moi, mais nous nous amusions énormément. J'en garde un très bon souvenir..

Leur nom de famille c'était...
Il fermait les yeux pour mieux concentrer ses souvenirs
... Men ! Oui c'est çà....Men !
Je me souvient... Kazel m'en disait parfois qu'elle était sa men-al-Loar, en françois... sa pierre de...Lune...


Tout en prononçant ces mots, il plongeait son regard vers son amie, surpris lui même de ses dernières paroles.
Eulaly_de_baylaucq
"Kazel ? Sa mère ?"

Eulaly fronce le nez.
Non... C'était impossible. Si encore il n'y avait que la ressemblance entre cette femme et sa mère... Mais il y avait le médaillon...

Le visage d'une femme gravé sous une demi-lune de fleurs entrelacées ses deux pointes dirigée vers le haut... Pas commun.
Elle plonge sa main au fond de sa besace et en ressort le bijou. Le même.


Regarde...

Ma mère l'avait mis dans la barque quand elle a envoyé le corps de mon père vers les fonds marins.
Personne ne sait que je l'ai. J'aurais pu le dire à Marraine, Jo ou parrain oui... Mais je ne l'ai pas fait. Je ne sais pas pourquoi. C'est quelque chose à moi... juste à moi.

En fait...

Je te raconte.

Elle prend une grande inspiration, tenant le médaillon entre ses doigts.


J'étais trop petite pour me souvenir de ce qu'il représentait pour ma mère et comme je n'avais qu'un an à la mort de mon père, j'aurais sans doute même oublié son existence.
Mais le jour où il aurait dû disparaître avec le corps de mon père, Wilfried, le chef de la garde de mon père, l'a récupéré sans que ma mère, effondrée, ne voit rien. Sûrement que mon père ou ma mère lui en avaient parlé... Je ne sais pas. Mais il a estimé que ma mère n'avait pas le droit de faire disparaître quelque chose qui, quelque part, m'appartenait à moi aussi.

Il me l'a envoyé sous pli il n'y a qu'un an avec une lettre qui m'expliquait un peu ce que je viens de te dire. En outre, il me racontait un peu son histoire.

Elle ferme les yeux, les rouvre.

Il avait été placé dans les langes de ma mère lorsqu'on l'avait trouvée tout nourrisson qu'elle était. On l'avait enveloppé dans un morceau de parchemin sur lequel était inscrit son prénom. Moonflower.
Elle était persuadée que sa mère naturelle l'avait mis là pour qu'elle puisse la retrouver un jour.
Ce médaillon, c'était le lien entre Moonflower et sa mère, entre moi et ma grand-mère. Tu comprends ?

Et le fait de le voir là... couché sur ton bloc... C'est vraiment très... étrange.

Quand tu as dessiné cette femme, le mien était encore entre les mains de Wilfried.
Cà veut dire qu'il en existe au-moins deux pareils.
Tu crois qu'un bijoutier a pu en fabriquer en série ? Ils sont quand même très particuliers et jamais je n'en ai vu de semblables.


Eulaly tirant sa tignasse, réfléchit.

Pierre de lune... Fleur de lune... La Bretagne, la Lorraine... C'est complètement fou !
Ah oui je t'avais pas dit... c'est en Lorraine qu'on avait abandonnée ma mère.

Qu'est-ce que tu en penses toi ?

_________________
Gwad
Gwad écoutait Eulaly avec attention. Il mesurait fort bien l'émotion de sa jeune amie à ainsi évoquer sa mère, son passé...son histoire à elle.

Il lui sourit tendrement, son propre esprit voyageant dans ses souvenirs, il eut soudain une transposition entre le visage de la demoiselle et celui de la femme qu'il avait autrefois connu.


Vrai que tu lui ressemble... et pourtant... est-ce possible !?

Il se frottait un instant les yeux, un peu de fatigue encore.

Lorraine et Bretagne, presque tout le Royaume qui les séparent, s'il n'y avait ce médaillon...oui la coïncidence serait folle, mais qui sait...

De sa famille, vraiment je n'en sais pas plus moi... mais...

Il eut une hésitation, une idée, mais il avait peur de déclencher de faux espoirs qui pourraient attrister la jeune fille.
Il se décidait tout de même.


Veux tu que nous fassions un courrier à leur attention ? Je me souviens encore où ils habitent, cela ne coûte rien d'essayer. Tu pourrais trouver réponses à tes questions...et si c'est le cas, si cela te tiens vraiment à cœur, je te promet de t'emmener en voyage à la recherche de tes origines.

Je peux le voir ? Lui désignant le médaillon, et de le regarder sous tout les angles si tôt en main, le faisant tourner entre ses doigts
...si seulement on avait une piste...euh...c'est quoi ce qui est gravé là ?
Lui montrait.
Ne serait-ce pas le poinçon de l'artisan qui a fabriqué ce bijou ? il y a des initiales je crois...
Eulaly_de_baylaucq
Pendant que Gwad examine le médaillon, Eulaly scrute chaque détail du portrait, touchant instinctivement son propre visage. Le sien avait encore ce côté poupon de l'enfance et les yeux n'étaient pas les mêmes mais... Pour le reste...
Tout à fait perdue dans ses réflexions, elle sursaute un peu quand :


Citation:
Ne serait-ce pas le poinçon de l'artisan qui a fabriqué ce bijou ? il y a des initiales je crois...


Elle regarde.

MaL ? Le bijoutier s'appellerait Mal ? Un peu étrange comme nom, non...
Ou alors, si ce sont des initiales... Martin-Arthur Lilibec. Ou Michel-Armand Lorin.


Elle sourit.

J'invente hein. Je ne connais pas de bijoutiers.

Un autre sourire, un ange passe. Eulaly tourne à nouveau son regard vers la lune, ses zones d'ombre, son éclat nacré quand soudain :

Quel nom as-tu prononcé tout à l'heure ? Men-al-Loar ? C'est bien çà hein ?

Mal. Men al Loar... Oh... Encore une coïncidence...
Tu crois vraiment qu'il pourrait y avoir un lien familial entre la mère de ton ami Kazel et moi. Si c'était vrai elle serait quoi ?... ma grand-mère maternelle ??? Et alors ce Kazel... Il serait ? Mon oncle ?

Soudainement, Eulaly part dans un grand éclat de rire.

C'est complètement fou ! Pourquoi une femme de pêcheur breton irait abandonner sa petite fille à l'autre bout du Royaume ?
Je crois que notre imagination s'emballe non ?
Mais écrivons-leur un courrier oui. Que risquons-nous hormis passer pour des fous ?


Elle lui sourit en plantant ses prunelles cyan dans celles de son ami. La clarté de l'astre lunaire accentuait encore la couleur blâfarde de sa peau mais il semblait vraiment aller mieux.
Elle ose glisse sa main vers la sienne, rougit, n'ose plus le regarder.


Tu m'emmènerais vraiment en voyage Gwad ?

Toute gênée, ne pouvant contrôler ce rouge qui lui monte aux joues pour les rendre écarlates, elle ne quitte plus ses bottes des yeux.

Il faudrait pour cela que tu demandes l'autorisation à Jo et Marraine... Une damoiselle ne peut pas partir seule sur les routes avec un jeune homme sans çà... Ce serait tout à fait inconvenable...
_________________
Gwad
Un lien de famille...entre toi et elle..et Kazel, qui sait ?

Je doute que cette femme soit ta grand mère, Kazel doit avoir dans les 17 ans je pense, juste un peu plus que moi. Limite, pourrait-il être un cousin...ou ne sais je.

Je vais leur écrire, ils habitent près de Vannes, en Bretagne, s'ils y sont toujours, peut être auras tu des réponses.

Pour le poinçon, je pense que l'artisan devait faire probablement partie d'une guilde, regardes, là la forme au-dessus des lettres, c'est une hermine, donc certainement était-il de la même région.
Je vais essayer d'en savoir plus, j'irai voir à l'université, si un recueil existe.


Les yeux si purs de la jeune fille, brillant d'un reflet de lune, le fixaient dans la nuit, il ne pouvait s'en détacher.
En son esprit les sentiments se mélangeaient le troublant encore, il était lui, à 16 ans, un jeune homme...mais son amie avec ses 12 ans à peine, n'était encore qu'une enfant. Si plus tard la différence d'age ne ferait certainement pas de remous, pour l'heure cela n'était ni morale, ni convenable.


Et pourtant, le contact de la main d'Eulaly dans la sienne lui provoquait soudain un frisson. Il avait du mal à cacher son émoi, et lui murmurait presque, ne voulant briser le calme de la nuit.

Si je suis arrivé à Tournais, si loin de chez moi ce n'est peut être pas un hasard après tout...à y réfléchir.

C'est en sauvant Eilhin des flammes de l'église que j'ai commencé mon histoire dans cette ville.
Église nouvelle où je t'ai rencontré pour la première fois lors d'une messe.
Tu étais sage entre ton oncle et ta tante, même si je sentais que tu aurais préféré aller jouer.
Tu te souviens ? Mes galets qui s'étaient échappées, allant s'éparpiller sur le dallage...et ce fût notre premier regard échangé.

Et puis, il y eu cet accident à la mine, jamais je n'aurais dû s'en sortir...à moins d'une aide supérieure, et elle m'a menée droit à la taverne où tu étais ce soir là.

Maintenant, il y a ce lien avec mon passé, alors...non pas un hasard, c'est la main du destin qui nous a amenée l'un à l'autre. Pour quelle raison exacte, je ne sais encore...mais il me semble qu'il y a un chemin à suivre.

Ton oncle et ta tante...Oui, il serait inconvenable... et surtout après ta mésaventure de l'autre jour, ils se méfieraient.
Question leur sera donc posée en temps et en heure, et s'ils acceptent, je t'emmènerai où bon il te semblera, à la recherche de ce bout d'histoire qui te manque.


Et puis pour l'heure, tu as à faire à Tournais, tu ne peux partir et abandonnée la ville. En attendant, je vais essayer d'en savoir plus.

On l'écrit cette lettre ?
Eulaly_de_baylaucq
Kazel un cousin ? Ce qui ferait de la femme du portrait sa tante... La soeur de sa mère ? Jumelle ? Au vu de la ressemblance, ce serait à peine étonnant.
Les deux soeurs auraient eu chacune un exemplaire du médaillon pour pouvoir se retrouver un jour ?
La logique se tenait.

Restait cette question primordiale :
Pourquoi, en admettant que la situation soit celle-là, leur mère aurait choisi d'en garder une pour abandonner l'autre en Lorraine ?
Qu'elle se soit sentie incapable d'élever un couple de jumelles... soit. Mais... la Lorraine ?
Etait-elle en voyage dans ce duché lorsqu'elle enfanta des filles ? Elle aurait laissé Moonflower là-bas avant de reprendre sa route avec la mère de Kazel ?

Eulaly se secoue la tête.
Sa main se crispe un peu dans celle de Gwad avant de se détendre lorsqu'il parle de leur rencontre comme d'une destinée. C'était presque surnaturel.

Elle l'écoute parler l'observant d'un regard tendre.


Je me souviens oui... Cà a été comme un... Comme si nous avions absolument dû nous rencontrer.
Tu crois que c'est Aristote qui a fait en sorte que çà se passe ainsi ?
Alors tu serais une espèce d'ange messager ?


Sourire.
Elle le fixe les yeux brillants, un agréable chatouillis dans le ventre, ressentant chez le jeune homme des sentiments qu'elle croit similaires bien que reffrénés.
Pourquoi ?
Eulaly n'avait pas réellement conscience de n'avoir que douze ans.
Et puis, après tout, pourquoi n'y aurait-il que les adultes qui avaient le droit de s'aimer ainsi ?

Elle a bien envie de se serrer contre lui, qu'il l'enlace, embrasse ses cheveux. C'est comme çà que, rêveuse, elle imagine les prochaines minutes mais malgré la douceur de sa voix, il la ramène à la réalité en parlant de Tournai puis de la lettre.

Elle prend une plus grande inspiration et sourit :

Abandonner Tournai ? Non jamais Gwad.
Et encore moins ma famille.
Jo, Marraine, Parrain... Même si je me découvrais de la famille ailleurs, même si cette famille était de sang...

Mon nom reste de Baylaucq. Les Staline m'ont élevé comme leur propre fille.
Peu importe ce qu'il se passe, je serais bien incapable de pouvoir jamais aimer autant une autre potentielle famille que celle-là.


Nouveau sourire. Elle libère doucement sa main de la sienne pour sortir une plume et un parchemin vierge de sa besace.

On commence par quoi ?
Et au fait... Tu sais comment s'appelle la mère de Kazel ?

_________________
Gwad
Il laissait Eulaly manier la plume, car en vérité Gwad aurait été incapable d'écrire lui même.
Il essayait tant bien que mal de rassurer son amie, tentant de cacher son état, et pourtant il sentait sa vie lui échapper un peu comme le sable fin qui se dérobe imperceptiblement des mains.

Si le très haut l'avait effectivement amené jusqu'ici, vers la jeune fille pour lui apporter un morceau de son histoire, Gwad prenait conscience qu'il ne pourrait tenir sa promesse à prendre chemin avec Eulaly.

Tout à ses pensées...il fût surpris par une violente quinte de toux, et il lui fallut plusieurs minutes pour reprendre contrôle de sa respiration. Étonnante est la nature de l'être humain, fort à pouvoir casser les montagnes, mais dont la vie tient à un léger souffle d'air.


[edit correction de foteuuux !]
Eulaly_de_baylaucq
Qu'est-ce que t'en penses ?

Citation:
Messire Kazel,
Vous ne me connaissez pas mais nous avons un ami commun qui m'a montré ses dessins sur lesquels j'ai reconnu le même médaillon que le mien. Le nom de cet ami c'est Gwad et...


Grimace.

C'est nul, lourd, mal écrit. Pfff...
Cà ne devrait pourtant pas être si difficile ! Pourquoi j'ai tant de mal ?!


Une quinte de toux. Eulaly lâche plume et parchemin, se précipite vers son ami, tape dans son dos, le lui frotte énergiquement.

Gwad ! Gwad çà va ?!

Les minutes sont interminables. Elle s'affole, prend sa gourde, la remplit, veut le faire boire, souffle le coeur battant quand sa respiration revient à la normale.

C'est assez ! Il faut qu'on rentre. On terminera la lettre plus tard. Tu dois te reposer.

Mais comment avait-elle seulement pu accepter cette douce promenade dans l'état où il se trouvait, elle aurait dû le forcer à rester couché.
Elle se donnerait des claques !

_________________
Gwad
D'une voix un peu voilé, lui suppliait.

Non attends...écris ! Eulaly...s'il te plait, j'irai dormir plus tard, il nous faut faire cette lettre.Il se retenait de préciser qu'il aurait sûrement bientôt tout le temps pour se reposer.Concentrant ce qu'il avait encore de force, il fouillait dans ses souvenirs.

Je me souviens tout le monde l'appelle « Flo », diminutif de Florence.
Elle a son petit caractère, capable de belles colères, mais si douce avec ceux qu'elle aime. Kazel et elle sont très proche, comme peuvent l'être veuve et orphelin de père. Mon ami aimait à dire qu'il était fils de Pierre et de Lune

Oui donc pour commencer... tu notes...s'il te plait Eulaly...

De lui faire doux regard pour la convaincre de fendre l'air de sa plume.

à l'attention de Dame Florence Men,

Bonjour,

Je ne sais si vous vous souvenez de moi, je suis Gwad, fils de Yann et Isabelle Fanch, à l'époque nous habitions entre le cimetière et l'église, pas très loin de chez vous, et je jouais souvent avec votre fils Kazel.

Après que mère soit morte, je suis partis sur les chemins pour y faire ma vie, l'un m'amenant dans une ville du nord, appelée Tournai, et voilà l'objet de mon courrier.

Le hasard, ou la destinée peut être, les deux sans doute, m'ont fait croiser la route d'une toute jeune fille, Eulaly De Baylaucq, devenue une amie très proche.
Je ne sais vraiment comment amener la chose, toujours est il qu'en voyant un portrait que j'avais fais de vous, elle a crût y reconnaître le visage de sa mère disparue, et plus étrange encore, elle possède un médaillon identique à celui que vous portez. Nous y avons remarqué la gravure d'initiales MaL, peut être celles de l'artisan qui l'a confectionné.

Sa mère s'appelait Moonflower, et nous savons qu'elle a été recueillit en Lorraine alors qu'elle était enfant.
Nous savons combien notre demande paraît étrange, mais nous caressons l'espoir que peut être vous aurez des réponses à apporter à Eulaly, l'aider à reconstituer la partie de son histoire qui lui manque.

Je vous demanderai de bien vouloir transmettre mes amitiés à Kazel, je ne l'ai pas oublié.

Dans l'attente d'une réponse, veuillez recevoir mes sentiments les plus sincères.

Gwad Fanch
Ville de Tournai
Comté des Flandres


Alors que la jeune fille finissait de noter, Gwad la regardait intensément comme s'il voulait graver en son âme l'empreinte du doux visage de son amie...sûr que si le très haut l'avait permis, il l'aurait attendu, en un temps où leurs ages n'aurait plus été obstacle...mais à l'évidence, là n'était pas la volonté de dieu. Le Jeune homme grelotait de froid, le corps engourdie.
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