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[RP]L'égarée...

Colvert



Colvert emboita le pas à Bilou.
Il vit disparaître dans la nuit une silhouette déterminée. Dans un premier il en fut estomaqué, regardant ses amis avec un étonnement de circonstance.
La réaction d'Yseault les avait tous surpris mais au fond de lui même il en comprenait les motifs ou du moins une partie.
Devant la générosité affichée de la communauté de Troyes, elle avait sans doute pris conscience du danger qui nous menaçait.
Sa réaction était d'une grande noblesse mais teintée d'une grande témérité.

Le temps n'était plus aux considérations, ou autres palabres...

La réaction d'Yseault si elle les protégeait à priori des assauts de ce perfide séducteur, prêt à toutes les ignominies pour atteindre son but, la précipitait dans la gueule de ce loup sans âme et sans scrupule.

Trop tard...

Là, sur le pas de la porte, les amis restaient muets. Un silence pesant les enveloppait. Le regard de Bilou en disait long , fait d'abattement et de colère.


Rentrez chez vous les amis...
Je crois que notre attitude bienveillante a précipité Yseault dans l'abîme.
Le temps n'est plus à l'aide, mais à la survie.
Je crains le pire désormais...
Je pars chez moi prendre des vivres et de quoi assurer ma sécurité...
Je ne sais pas ce à quoi nous avons véritablement à faire.
Je vais tenter d'éviter le pire, Grocol je ne peux te demander de m'accompagner, car tu dois assurer la protection de Bilou.
Je ferais appel à toi si je trouve les ces marauds!



_________________

Tribun, sergent de la maréchaussée, membre de l'équipe des Huns de Troyes et jeune capitaine,buveur sans soif...
--Matis




Il n’avait pas l’impression qu’ils avançaient...
Il aurait dû se charger de tout lui-même…
Si cela avait été le cas…
Il n’en serait pas là…
Ce n’était pas compliqué pourtant….
Tout ce qu’il souhaitait c’était elle…
Tout contre lui…
Sa peau devait être le plus riche des tissus…
Si doux, si délectable, si divin…
Rien qu’à ces pensées, il en était renversé…
Pas qu’il était pervers …
Simplement, c’était la seule femme qui s’était refusé à lui…
Il pourrait avoir toutes celle qui souhaitait mais pas elle…
Il enrageait rien qu’à se fait…
Personne… PERSONNE… ne lui disait non…
Elle servirait de leçon….
Tout lui était toujours acquis…
De grès ou de forces…
La traque continuait…
Il ne voyait rien de réellement intéressant…
Ses pensées étaient ailleurs…
S’il l’avait perdu définitivement…
Il tuerait de ses mains les deux imbéciles !...
Il imaginait déjà les pires tortures…
Écartellement….
Étranglement soudain mais temporaire….
Juste le temps pour eux de manquer de souffle et recommencer….
Dépeçage en règle…
Morceau par morceau…
Une lueur de cruauté dansait dans ses yeux…
Un sourire mauvais était dessiné sur ses lèvres….
Une nouvelle piste…
Enfin…
Un de ses sbires débiles venait de trouver une petite tâche de sang au creux d’un arbre…
Il était temps…
Il ne les payait pas pour se pogner les fesses…
La chasse pouvait reprendre…
Ils repartirent en quadrillant chaque pas…
L’excitation revenant de plus belle…
Il allait approcher de leur but…
Il le sentait…
Il pouvait presque sentir l’odeur d’Yseault quelque part apeurée…
Ce que cette simplement impression pouvait être exaltante…
Les deux jumeaux sortir du bois pour se retrouver à la lisière…
Il pouvait voir les quelques lumières de la ville de Troyes qui s’étendait au travers des arbres…
Il ne pouvait pas passé…
Il tronc d’arbre lui barrait le chemin…
Il recula de quelques pas pour permettre à son cheval de contrer l’obstacle...
Avant qu’il ne puis le faire, une voix….
Il l’aurait reconnu parmi toutes celle du Royaume….
C’était la sienne, celle qu’il aurait aimé entendre au creux de son oreille…
Yseault…
Elle était là…
Ils l’avaient retrouvé…
Il se concentra pour ne pas en perdre un seul mot…


Attendez les gars….Je veux voir Matis mais, je ne compte pas vous accompagnez. Je sais que c’est lui qui vous engage, allez-vous en et je m’y rendrais de mon plein gré… Cependant, je vous demande de quitter les lieux immédiatement….

Elle désirait le voir…
Il allait être exaucé…
Elle revenait à la raison…
Elle serait à lui…
Rien qu’à lui…
Pour l’éternité…
Quelque chose tilta cependant dans son esprit…
Pourquoi tenait-elle à ce que les jumeaux partent immédiatement ?...
Quelque chose clochait…
Il en était certain…
Il continuerait de se méfier…
Cela pouvait être un piège…
Cependant, son cœur palpitait à l’idée de voir son joli minois au clair de lune…
Il n’hésita pas plus longtemps…
Il ordonna d’un coup de talon dans les flans à sa monture de ne pas rebrousser le chemin…
Il sort au galop d’entres les arbres…
Il se tenait devant elle maintenant de toute sa splendeur dû à la hauteur de son cheval…
Il la regarda…
Elle avait mauvaise mine…
Elle était toujours aussi belle cependant…
Ses doux cheveux flottaient dans la brise…
Cela avait pour effet de dégager son unique parfum…
Il s’en abreuverait bientôt pleinement à son contact…


Votre souhait sera exaucé ma douce Yseault, je suis là. Comme quoi il faut faire attention à ce que l’on souhaite parfois

Il lui souriait …
Il avait gagné…
Il le voyait bien sur ce visage défait…
Il aurait tout ce que lui avait souhaité maintenant…
Victoire…
Rien n’était plus suave que cette sensation…
Bien sur, elle allait beaucoup pleurer au début…
Elle allait surement être des pires raclure même…
Ensuite, en se voyant pas si mal avec tout ce qu’il pouvait lui offrir…
Elle cèderait…
Peut-être irait-elle jusqu’à l’aimer…
Il l’espérait…
Systemeur


Syst apres son dernier regard sur la deumeure s'engaga dans la rue qui lui semblait interminable, des pensées sombres lui trottant dans la tète, il tanguait de chaque coté de la rue , certainement encore quelque peu ivre, mais bien plus perturbé a la question de savoir ce qui se passait exactement...

Alors qu'il s'engageait a present dans l'angle de la rue, il vit une une ombre approcher rapidement de la maison... Cet evenement l'arretant tout net dans son elan, il observa attentivement la personne qui frappait a present a la porte pour finir par entrer rapidement dans un hallo de lumiere. C'etait une silhouette feminine semblait t'il, les longs cheveux s'agitants alors que celle ci entrait en etait la preuve formelle.

Ne s'attardant pas plus, bien resigné a ne plus s'en meler, il reprit son chemin. Le froid se faisant a present ressentir alors que ses pas crissaient dans la neige encore fraiche, la brise se faisait un peu plus persistante et avancant dans la nuit qui etait a present presque arivée a son apogée, il s'emmitoufla dans sa cape tout en continuant d'un pas lent et tortueux le retour vers sa chaumiere.

Au bout de quelques longues minutes de marche, il vit en l'espace d'un instant une ombre le depasser, courant a vive allure elle s'eloignait de plus en plus lorsque a la lumiere d'une bougie qui eclairait la ruelle il vit les reflets de cheveux dorés. Ces memes cheveux dorés qui lui torturaient l'esprit depuis qu'il avait vu le visage de la mysterieuse femme.

Se lancant immediatement a sa poursuite sans vraiment reflechir, il se voyait rapidement distancé restant dans sa cape... Il ouvrit alors de grands bras et la delaissa au sol lui permetant de mieux se mouvoir et gagner ainsi en rapidité. Il rattrapait de ce fait doucement cette mysterieuse femme qui l'espace d'un instant disparut a l'angle d'une rue avant de réapparaitre alors qu'il passait a son tour ce recoins dans un souffle haletant. L'alcool et l'effort physique ne faisait jamais bon menage il en avait la une demonstration prononcée, le froid venant s'ajouter a cela cette course devenait en veritable enfer... mais il etait decidé a present a savoir qui elle etait.

Arivant presque aux remparts qui entouraient la ville il ralentit, ne voyant a present plus la jeune femme qui s'etait volatilisée comme un mirage duquel on s'approchait trop. il marchait a present lentement scrutant autour de lui pour voir ou elle aurait bien pu disparaitre.

Au moment ou il s'appretait a depasser le coin de la rue qui menait a l'entrée de Troyes, il entendit clairement une voix feminine retentir dans un message plein de crainte qui se repercutait dans l'air de la nuit fraiche.

"Attendez les gars….Je veux voir Matis mais, je ne compte pas vous accompagnez. Je sais que c’est lui qui vous engage, allez-vous en et je m’y rendrais de mon plein gré… Cependant, je vous demande de quitter les lieux immédiatement…."

Entandant cela il comprit que cette femme courait un grand danger mais il n'avait aucune idée de personnes a qui elle pouvait parler. Restant caché derriere la maison, il attendait une manifestation quelquonque lui montrant la presence de ce "Matis" et de ces gars qui a premiere pensée semblaient etre des hommes de mains.

Il s'agenouilla sentant ses jambes enkylosées par l'acumulation de la fatigue et de l'alcool a laquelle venait s'ajouter egalement cette course a travers les rues de troyes... Il saisit son baton se tenant pres a agir au cas ou la situation derapait, la course lui avait au moins permis de retrouver la clarté de ses idées, suant a grosses gouttes tout l'alcool qu'il avait bu auparavant il s'essuya le visage toujours attentif a ce qui se tramais derriere la facade....

Restant sur sa position, baton en main, il entendit un cheval galoper puis ralentir tout pres de l'endroit ou il se trouvait... Son coeur se metant a battre une symphonie rythmée par la tension de cette situation. Au premier cri il bondirait, il le savait, il ne pourrait faire autrement...
C'est alors qu'il entendit une voix assez douce mais vindicative, s'adresser a la demoiselle ...

Votre souhait sera exaucé ma douce Yseault, je suis là. Comme quoi il faut faire attention à ce que l’on souhaite parfois

A ces paroles il comprit que l'homme s'etait effectivement presenté seul repondant au desir que la jeune femme lui avait exposé juste avant...
Il pourrait le maitriser il en etait convaincu mais restait a savoir qui et combien etaient les "gars" qu'elle avait metionné ne pas vouloir suivre.

Se preparant a toute eventualité, il tint sa position en reflechissant aux possibilités les plus coherentes que son esprit lui laissait entrevoir,mais ne voyant rien de concret la dedans il attendit, à l'affut, la suite des evenements...

_________________
Yseault


Elle était restée debout devant les deux ravisseurs qui l'avaient enlevé de son propre lit quelques jours plutôt. Fière, la tête haute,courageuse, s'armant du défi qu'ils représentaient, insouciante des risques. Elle était tout de même nerveuse, peut confiante vu l'ampleur de sa requête qu'ils partent. Ils avaient l'air idiots mais, si Matis les avaient engagés, ils devaient bien avoir quelques qualités qu'elle ne voyait pas cependant.

Elle les vît lentement s'avancer vers elle, menaçant. Elle était si absorbée par la vue des deux hommes qui s'approchaient à pas de loup de chaque côté qu'elle n'avait pas conscience qu'un pauvre malheureux assistait à la scène non loin de là, derrière elle. Un bruit inattendu l'empêcha de rester concentrée. Des sabots qui rageusement rouaient le sol dans un refoulement de terre et de neige et une haute monture surgissait devant elle, à quelque pied d'elle. Tellement près qu'elle dut reculer pour ne pas se faire heurter par la bête déchainée qui venait de se faire pousser par son cavalier.

Par les deux-trois pas de reculons, elle manqua le pied et se ramassa les fesses dans le tapis blanc au sol, horrifiée par ce qui l'attendait. Si jamais, elle avait espéré que les deux idiots qui l'avaient kidnappé s'en aillent et la laisse là, pour qu'ensuite elle puisse fuir sans affronter Matis lui avait traversé l'esprit, elle se rendait compte maintenant qu'elle avait rêvé....

Le cavalier inconnu la regardait avec un immense sourire. Son pire cauchemar prenait vie, devant elle. Elle poussa de ses pieds dans la neige pour se reculer comme l’agneau qui va se faire dévorer par les crocs aiguisés du loup sous peu. Elle était prise au piège. Il était là, devant elle, prête à l’anéantir en lui dérobant sa liberté, seule chose qui lui restait.


Votre souhait sera exaucé ma douce Yseault, je suis là. Comme quoi il faut faire attention à ce que l’on souhaite parfois

Elle le vît descendre de cheval doucement et s'avancer vers elle. Elle avait peur. La terre aurait pu se dérober sous elle, le noir l'envelopper totalement qu'elle n'aurait jamais été aussi terrifiée qu'en cet instant. Le pauvre petit ange ne s'envolerait plus jamais, ses ailes brulées jusqu'à la chair sans aucune cicatrisation possible, et cela serait effectif aussitôt qu'il poserait ses sales pattes sur elle. Est-ce qu'elle souhaitait réellement ?NON !!! Elle voulait le crier... encore et encore.... Jamais elle ne l'aimerait. Elle aurait bien voulu pourtant, ainsi, elle aurait évité d'occasionner des inquiétudes et des maux autant à ceux qu'elle aimait à Valence que ceux qui l'avait si gentiment accueilli ici. Simplement, elle en serait incapable. Comment pouvait-on aimer un monstre pareil ? De le voir devant lui, ce sourire égoïste peint sur son visage, cette haine qui luisait dans ses yeux, lui donnait la nausée. Elle n'y arriverait pas, elle le savait....Le prix de sa liberté était trop chère payer....

Tout se passa en un éclair. Sa seule chance de protéger tout le monde autant qu'elle était de fuir encore, loin d'ici, loin de chez elle. Disparaitre... c'est ce qui lui faudrait. Si son génie qui avait exaucé son voeu de le voir pouvait se rétracter et la rendre transparente maintenant, elle aimerait beaucoup.... Elle arrêta de rêvasser et se précipita. Il ne l'aurait pas vivante, point ! Elle se retourna d'un geste brusque, patinant contre la neige glissante, se mettant à quatre pattes pour détaler aussi vite que ses jambes lui permettraient mais, avant d'avoir fait quelques pas, sa crinière blonde fut agrippée et cruellement tirée vers l'arrière. La douleur était attroce. Elle avait l’impression qu’on lui arrachait la tête. Elle fût même soulevé de terre par l’ampleur de la force qu’avait utilisé son agresseur pour se faire.Elle retoucha terre au moment précis où ses fesses cognèrent le sol au pied de Matis qui la regardait de hautement.


Pitié Matis…. Toutes autres seraient ravie…. Laisse-moi partir… je t’en supplie….

_________________
--Matis




Si belle....
Si pure...
La magnificence de l’ange dans toute sa splendeur...
Une auréole de cheveux blonds voltigeant au gré du vent…
Une paire d’yeux où l’on ne souhaite que hanter à jamais…
Une bouche où l’on voudrait poser son dernier soupire…
Il voyait tout cela en Yseault….
Et encore beaucoup plus mais, les mots lui manquait…
Elle était si belle…
Jamais aucune femme ne pourrait être à la mesure de celle-là…
Il la regarda longuement avant de descendre de cheval….
Les pieds finalement au sol, il avança vers elle très lentement…
Les deux idiots restaient en retrait de chaque coté de lui…
Juste au cas où….
Valait mieux….
On ne savait jamais ce qui pouvait animer cette petite diablesse angélique…
Elle pourrait lui faire faux bond d’un seul mouvement…
Il lui tendit doucement la main pour la faire se relever…
Il aurait dû être plus attentif à la peur qui était flagrante dans les yeux de la belle…
Pourtant, seul son amour l’aveuglait…
Il l’aimait tellement…
Une obsession, voilà ce qu’elle était…
Pas une seule minute il ne cessait de pensée à ce corps qui l’émoustillait…
A ce visage d’ange qui hantait ses nuits…

Tu seras mienne Yseault, tel est ton destin, tel est le mien car une vie sans toi n’est inexistante…

Tout ce passa rapidement…
Elle avait pour ainsi dire, décliné sa main puisqu’elle détalait à sens contraire de lui…
Pas question de la laisser filer…
Deux enjambées…
Peut-être trois…
Elle n’avait pas eu le temps…
Sa main se crispa autour de la masse doré qui lui servait de chevelure…
La rage l’habitait maintenant…
Elle n’aurait jamais de cesse de vouloir le fuir…
Il l’aurait…
De gré ou de force…
Il l’aurait…
Sa main refermée contre ses cheveux, il tira vers l’arrière….
Son corps penché par l’avant se redressa d’un mouvement brusque…
Il senti le frêle corps de cette poupée blonde lever de terre…
Ensuite vient le fracas de cette masse féminine à ses pieds…
Elle le suppliait maintenant en pleure….
Il la gifla cruellement…
La tête d’Yse ne fit qu’un tour ….
Du moins, en eut-il l’impression…
Sa main avait marquée la chair douce de sa joue…
Une trace rougeâtre apparaissait maintenant…
Il allait lui montrer qui dominait…
Et surtout, celle qui serait dominée…


Personne d’autre Yseault… jamais tu m’entends ? Tu m’appartiens maintenant… Quelqu’un nous attend pour nous marier aussitôt rentrer….et ensuite, je te ferais mienne… Ne t’avise plus de vouloir m’échapper, sinon, mon courroux sera terrible, tu n’en a qu’un aperçu maintenant…

Les menaces étaient claires…
Elles seraient portées naturellement à exécution…
Il avait toujours ce qu’il désirait…
Il voulait cette fleur rare maintenant…
Aucune autre ne saurait le contenter…
Il la cueillerait pour la rajouter à son bouquet final…
Le centre de cette fleuraison…
Il l’aida à se relever en lui agrippa le bras fermement….


Allez les gars, on l’amène et on fout le camp de se trou à rat !
Systemeur


Syst ecoutait les mots qui s'echangeaient très brevement, entrecoupés par le silence de la nuit qui commencait a s'estomper legerement.

Pitié Matis…. Toutes autres seraient ravie…. Laisse-moi partir… je t’en supplie….

Le désespoir dans la voix de la jeune femme semblait tellement lourd a ces mots... cet homme devait réellement être de la pire éspèce... Vouloir faire sienne une femme a ce point rétissante jusqu'à lui faire du mal, c'était courant chez les personnes de pouvoir, n'ayant aucune limite pour obtenir tout ce qu'ils désirent, usant bien souvent de la contrainte. C'etait le cas ici et le visage de Syst commencait a se déformer sous la colère que provoquait la cruauté de cet homme qui pour le moment avait semble t'il été maitre de ses sentiments...
Perdus dans sa colère, un bruit sourd dans la neige le fit revenir a la raison. Passant un oeil discret par dela le façade, il voyait a present la femme qui gisait par terre, le corp suspendu par la masse de cheveux blonds que la main du félon attirait vers lui dans une brutalité sans égal.

Serrant son baton de toutes ses forces Syst voyait son calme se rompre literalement sous ce traitement indigne de tout homme, regardant d'un oeil noir le visage si sur de l'homme qui se sentait surement puissant face a la frele jeune femme qu'il regardait d'un air autain. La giflant a present violement il semblait enragé de se voir fuit ainsi.

Personne d’autre Yseault… jamais tu m’entends ? Tu m’appartiens maintenant… Quelqu’un nous attend pour nous marier aussitôt rentrer….et ensuite, je te ferais mienne… Ne t’avise plus de vouloir m’échapper, sinon, mon courroux sera terrible, tu n’en a qu’un aperçu maintenant…

Il semblait que l'amour qu'il lui portait n'était réelement qu'un caprice poussé a la déraison... Il ne savait certaienement pas ce que aimer voulait dire. Quel amour se vivrait dans la contrainte la plus totale...
Syst se décida à agir, il enfoncerait son baton dans le visage de ce déchet, lui efacant cet air superieur et ses espoirs par la meme occasion... Le problème était ces deux hommes de mains qui restaient un peu a l'écart scrutant ce qui se passait alentours. Il ne fallait pas agir dans la precipitation meme si l'envie l'en faisait frémir. Si c'était pour se faire avoir par ceux la, ne pouvant ainsi atteindre son but, son action serrait des plus inutiles... Il réflechit rapidement et prit l'initiative de contourner la chaumière, longeant a présent silencieusement les remparts pour ariver dans leur dos. Alors qu'il arivait a portée d'un des deux malfrats, brandissant son baton pour lui assener un coup, il s'areta devant les paroles prononcés...

Allez les gars, on l’amène et on fout le camp de ce trou à rat !

Il devait faire vite... reprenant son assault ou il l'avait laissé, il balanca son bras, son bâton venant s'écraser violement sur la tête du gredin qui s'écroulait a présent, contrastant la neige de son manteau noir et d'un filet de sang qu'il avait du cracher a l'impact... Revelant de ce fait sa présence aux hommes qu'il regardait à présent sans bouger, il ne savait que trop ce qu'il devait faire par la suite...

Gagner du temps... pensa t'il, s'adressant a présent au cruel personnage detenant toujours d'une main ferme la main de celle qu'il etait censé aimer

Désolé de vous déranger messire, mais je ne pense pas que cette dame veuille vous accompagner... alors je vous propose donc une chose simple qui serait de vous retirer rapidement en la laissant ici ... car votre homme qui jonche le sol pourrait mourir dans la seconde. il posa son bâton sur la nuque de celui ci... regardant son compère qui fulminait, restant vigilant devant la menace qu'il présentait.Il en va de même bien naturellement de celui qui vous accompagne et ainsi je vous laisserai récuperer celui la... qu'en dites vous ? Je ne pense pas qu'un massacre vous serait profitable donnant un petit coup sur l'homme de son pied.
Il savait pertinament que la proposition serait declinée, voyant tout a fait que le chef se fichait éperduement de ses hommes et de ce qu'il leur arivait...
Les regardants chacun leur tour il attendait la réponse, se tenant près a sortir son couteau de son étui en cas d'attaque, le gardant à sa ceinture, sa main en éffleurant le manche.
Les secondes d'attentes semblaient une eternité mais plus le temps passait et plus la possibilité que quelqu'un arive se renforçait... Mais son coeur battant a tout rompre, il ne pensait pas vraiment a un renfort quelquonque, gardant un sourire assuré sur les lèvres pour ne pas trahir une angoisse certaine, il attendait le denouement qui ne serait surement pas agréable ...

_________________
Yseault


La douleur qu'elle avait ressenti quand Matis l'avait empoigné par les cheveux s'estompa rapidement pour se faire remplacer aussi rapidement par celle qui élançait maintenant dans son pauvre postérieur malgré la neige qui lui avait servît d'amortissement. Elle devait être complètement folle pour avoir espéré s'en tirer aussi facilement avec lui. Elle leva le visage, baigné de larmes, suppliante, espérant la clémence d'un homme qui n'en connaissait même pas la signification. Qu'elle pauvre idiote blonde elle était. Elle ne s'était pas attendue à la suite par contre....

Elle ne vit jamais venir le coup. Le claquement de la main de Matis contre sa joue fit le pire des bruits qu'elle n'ait jamais entendue. Sa tête, fut projetée de l'autre côté dans un craquement strident. La douleur se mit ensuite à apparaitre, un élancement tenace pendant que la peau enflait doucement. Elle porta une main contre sa joue meurtrie, sans le regarder, ne voulant pas comprendre bien qu'elle savait....Jamais il ne la laisserait... Elle en avait bien conscience bien avant les mots qui ne sortirent de sa bouche d'ailleurs.

Personne d’autre Yseault… jamais tu m’entends ? Tu m’appartiens maintenant… Quelqu’un nous attend pour nous marier aussitôt rentrer….et ensuite, je te ferais mienne… Ne t’avise plus de vouloir m’échapper, sinon, mon courroux sera terrible, tu n’en a qu’un aperçu maintenant…


Appartenir.... Marier... mienne... échapper... courroux... terrible... Tous ses mots profonds de sens tournoyaient dans son esprit. Tel le condamné voyait la lourde porte de sa prison se refermer dans un grand fracas. Bientôt, une bague lui serait passé au doigt par un homme qui la révulsait. Bientôt il la prendrait de force puisqu'elle ne souhaitait aucunement voir à cette union. Et si elle se débattait, elle en pâtirait que bien plus encore. Les pleurs alourdissaient ses grands yeux habituellement rieurs. Aucune joie ne pourrait jamais plus l'habiter. Elle était perdue, condamnée à une errance au bras d'un homme qu'elle n'aimait pas. Est-ce réellement cela la vie ? Elle qui avait rêvé d'un prince charmant, elle voyait bien que la vie était loin d'être un compte de fée, plutôt un cauchemar éternel en ce qui la concernait
.
Elle leva le visage vers lui, toujours aussi suppliant et mélancolique, pour recevoir le châtiment qu'était son destin. Son bras fut violemment comprimé dans la main de Matis, qui la forçait à se relever de terre. Il la traînait beaucoup plus qu'il ne l'aidait à marcher vers sa monture en rappelant ses deux chiens de gardes auprès de lui en même temps.


Allez les gars, on l’amène et on fout le camp de ce trou à rat !

Elle avait perdu espoir, plus aucune chance de s'en sortir maintenant. Elle n'était plus qu'une enveloppe charnelle, très jolie mais, dénuée d'âme désormais. Une image parmi tant d'autre, sombre, triste et terne, sans couleur. Plus aucune joie de vivre, plus aucun sourire ne viendrait éveiller ce joli minois. Elle réalisait peu à peu ce qu'allait être sa vie jusqu'à sa mort. Il n'y avait plus de place aux rêves et à l'espoir. C'était la mort en soit déjà pour elle....

Elle se résigna, avançant bien malgré elle vers ce cheval. Yse le regarda, la magnifique bête était comme elle finalement, soumise… Matis la poussait un peu plus en avant pour la faire grimper quand un grand coup retenti subitement. Tous tournèrent la tête, même elle, dans la direction d’un des jumeaux sur la gauche. Tout d’abord, elle ne vit que ses pieds au sol et ensuite, un autre homme debout tenant un bâton contre sa nuque, près à répéter le mouvement.

Elle observa l’homme courageux devant elle. Qui pouvait-il être ? Un autre homme au grand cœur de cette ville possiblement, il ne pouvait en être autrement. Elle avait appris en très peu de temps que les Troyens avaient du cœur au ventre et une gentillesse infinie même pour ceux qu’ils ne connaissaient pas. L’homme non loin d’eux en était la preuve vivante. Prêt à sacrifier sa vie pour la sauver. Un pauvre fou….

Toutefois, Yse s'en vît émue immédiatement, laissant ses yeux percuter un instant les siens, son coeur se renversant dans sa poitrine. Il était loin d'être comme tous ceux qu'elle avait l'habitude de côtoyer. Bien que ravie de sa présence, elle avait peur pour lui. Elle tenta d'intervenir lorsqu'il prit la parole.



Désolé de vous déranger messire, mais je ne pense pas que cette dame veuille vous accompagner... alors je vous propose donc une chose simple qui serait de vous retirer rapidement en la laissant ici ... car votre homme qui jonche le sol pourrait mourir dans la seconde. Il en va de même bien naturellement de celui qui vous accompagne et ainsi je vous laisserai récuperer celui la... qu'en dites vous ? Je ne pense pas qu'un massacre vous serait profitable


Il avait toute une paire de cou**le celui-là ou encore, il était suicidaire finalement. Il n'avait pas conscience à qui il s'adressait. Elle regarda Matis qui lui maintenait toujours le bras qui d'ailleurs s'engourdissait par le sang qui peinait à affluer dans cette condition. Il était en colère, elle le voyait bien juste à la lueur dans ses yeux. Quelque chose allait s'ensuivre mais, un homme seul contre deux... Serait-il à même de s'en sortir finalement ? Elle l'espérait....

Voilà que lorsque le rideau noir tombe sur la scène, lorsqu'on pense que tout est fini, il finit par se relever pour revoir un mince filet d'espoir resurgir. C'est ce qu'elle voyait en cet inconnu. Il était ce rayon de soleil à travers les épais nuages, une simple goutte de pluie en plein désert. Mais il était là... L’espérance ne nous abandonne jamais véritablement…

_________________
--Ravisseurs


Seule dans la nuit, debout en face des deux frangins se dispersant dans le lieu pour mieux cerner toute fuite, Yseault la tête haute et arborant un simulacre de confiance courageuse semblait vouloir signifier qu'elle leur tiendrait tête, la pauvre folle, si elle savait....

Matis, leur maitre, ne les avait pas engagé pour rien, ce ne serait pas une poupée de cire qui leur imposerait le rythme, ça non!

Lentement ils s'avancèrent vers elle, tel deux loups en hargne et près à se saisir d'elle. Les deux jumeaux se sentirent conjointement d'enhardir de voir Yseault quasiment hypnotisée en réalisant l'inéluctable échéance qui se voyait dès-lors se réaliser sous ses yeux, aau même moment où Matis arrivait avec sa monture qui faillit presque percuter la belle, sous cette quasi charge hippique.

Le cheval trépignait, surement en percevant l'impétueuse humeur de son cavalier le maitrisant de main de maitre. Le petit ange déchu à terre reculait inutilement dans la neige face au souverain de cette situation.

Matis lui confirmait que son voeux était exaucé tout en descendant de selle sous le regard apeuré de sa convoitise. Il imposa son règne en lui affirmant qu'elle était sienne, ce qui fit légèrement ricaner les frangins, se lançant un regard complice à cet instant. Tous deux ne bougèrent même pas au moment où elle tenta de fuir tant Matis dominait la situation, la rattrapant par la soie blonde de ses cheveux telle une laisse improvisée et l'attira en arrière ce qui rendit encore plus euphorique le duo infernal, se repaissant d'enfin se voir terminer leur quête de cette garce qui suppliait qu'on la laisse partir, était-elle folle ou inconsciente? biens étranges et obsolètes que ses requêtes qui furent ponctuées d'une magistrale gifle, histoire de la ramener dans le monde des lucides...
Bras croisés, portant son poids sur une jambe, Benjamin semblait prendre plaisir de la voir soumise, il sourit à son frère puis son air passa de la malice à quelque chose de plus malsain en s'abreuvant du son des pleures de l'ange déchu, quelque chose l'excitait de la voir suppliante, en détresse et son désarroi ne faisait qu'accroitre dans les braies de Benjamin un émoi des plus particulier, l'expression de son ampleur comme simple signe d'un sadisme très... "particulier"...

Tristan, un sourire béa sur le visage, ne semblait pas en reste, ne la quittait pas non plus du regard.

Matis scella son pouvoir en réitérant à la belle qu'elle lui appartenait et que le mariage est dors et déjà prévu. Il s'en saisit brutalement, l'aidant à se relever tout autant que la trainant, mais une chose était sûre, c'est qu'elle subissait la juste colère du maitre à présent, il n'aurait mieux pas fallut tant l'énerver car à présent elle n'avait que compliqué la façon de le radoucir, quoi que le satin diaphane de ses cuisses serait le parfait réceptacle du défoulement de Matis, se dit mentalement Benjamin.

La phrase tant entendu vint clore l'appartée:


Allez les gars, on l'amène et on fout le camp de se trou à rat !

Soupire des jumeaux, allant se mettre en branle pour le départ, quand contre toutes attentes un son mâte se fit entendre, puis le son d'une chute, Tristan emporté par un coup bref et décisif, par surprise...

L'outrecuidant porteur du coup tint un discours emplit de non-sens:


Désolé de vous déranger messire, mais je ne pense pas que cette dame veuille vous accompagner... alors je vous propose donc une chose simple qui serait de vous retirer rapidement en la laissant ici ... car votre homme qui jonche le sol pourrait mourir dans la seconde.

Le paysan déposa son bâton sur la nuque de son frère, pour se donner l'illusion de maitrise qui allait sous peu, prendre l'éclat de la défaite, puis:


Il en va de même bien naturellement de celui qui vous accompagne et ainsi je vous laisserai récupérer celui-la... qu'en dites vous ? Je ne pense pas qu'un massacre vous serait profitable


Main sur le pommeau de son sabre cours, Benjamin retira la lame du fourreau ce qui fit luire l'acier de l'éclat lunaire dont sa lumière blafarde semblait attester du fil meurtrier vibrant en quittant le fourreau.

Il prit du champ, quelques pas de coté, les deux mains tenant la garde longue en une pose de bretteur aguerrit.

Puis sous la colère il lui répondit dans la foulée, tout en glissant sa main gauche dans sa poche...


Mais t'est taré ou t'a été accouché par le fondement?

* Benjamin s'empare subrepticement d'un objet dans la poche de ses braies *


Le temps de tuer mon frère je serais sur toi, mon maitre aussi, je crois pas que tu y a réfléchit faquin !

* Toujours dans sa poche il passe secrètement son poignet dans une dragonne prolongeant une lanière *


Ton bâton ne servira que deux fois, une sur mon frère, et la seconde pour toi, comme pal, crois-moi que je le pousserais profond...

* Il englobe de sa paume le mystérieux objet sphérique, prêt à servir... *

Tu ferais mieux de te rendre, T'a que deux options: la fuite ou la souffrance...

Benjamin, tout en faisant un pas de plus en avant, telle une charge, sortit l'objet rapidement qui se révèlat être une bourse de fine toile, reliée à un long cordon la refermant par un noeud. Il projeta la bourse vers le bon samaritain, ainsi projetée elle vola rapidement dans les airs en silence, pour se retrouver rapidement retenue par la lanière tendue et fixée au poignet, le noeud se défit et le dispositif ouvrit la bourse qui se déploya, relâchant un nuage éparse d'une poudre cristaline, probablement du nitrate sodé, en direction du visage de l'homme au bâton.

En un quart de seconde, profitant de l'élan de son premier pas ainsi que le possible aveuglement de l'homme, Benjamin fondit sur lui, son sabre gravissant les autres, ses deux mains se joignirent sur la garde et la lame s'abattit en avant, fendant l'air...


Colvert



[au domicile de Colvert]
Colvert avait traversé la ville, courant à son logis pour y prendre des vivres et de quoi s'équiper en conséquence.
Il n'avait aucune idée de ce qui l'attendait.
La peur le tenaillait, mais son devoir l'appelait.
Jamais il n'avait connu affaire aussi ténébreuse et la folie de l'attitude D'Yseault le mettait maintenant en fâcheuse posture.
Du courage, il n'en avait pas, mais un sens du devoir le poussait à agir comme transcendé par ses galons de sergent.
La femme l'avait touché, et une haine viscérale l'opposait désormais à ce "Matis" qui représentait à ses yeux tout ce qu'il rejetait.

Le pouvoir mal consenti, l'argent comme outils de sa puissance, et les autres être humains comme des pantins, des objets de sa démoniaque emprise.

A la lueur de sa torche , Colvert prit de quoi mener une longue traque, des couvertures de laine, du pain et du lard, son coutelas , son bâton et son bouclier...
Il n'avait pas une habitude suffisante et se sentait hésitant dans ses choix haletant, se maudissant d'autant de lenteur.
De quoi se souvenait-il? Oui la direction prise par Yseault... La neige l'aiderait. Elle aura figé les pas...
La nuit et son silence qui permet d'entendre le moindre craquements.

[en direction de la Forêt]

Colvert sortit de la ville. La noirceur l'accompagnait désormais, lourde et pesant.
Il se mit en quête d'indices, de traces, du moindre détail qui pourrait lui confirmer son itinéraire.
Il mit le genou au sol, tout en animant sa torche de mouvement circulaire comme pour éclairer son environnement.
Là, devant lui des empruntes nettes. Une pointe de pied, bien espacée. Les talons ne touchent pas le sol. Elle coure. C'est elle!
Elle s'arrête, repars, se pose...
Non loin d'autres pieds viennent se mêler.
Colvert ne les avait pas remarquer.
Ce sont ceux d'un homme, des bottes semblables aux siennes.
Son pas est pesant, sa démarche hésitante. Il suit Yseault.

Colvert marche, essaye de comprendre. Et si Grocol était parti à sa poursuite lui aussi! Il n'aurait pas laissé Bilou...


Silence


Des voix... un cheval! Ma torche!

Colvert plonge sa torche dans un congère.

[ à l'approche des ravisseurs]

Courbé, il prit la direction des voix. Des hommes, Yseault...

Pitié Matis…. Toutes autres seraient ravie…. Laisse-moi partir… je t’en supplie….

Colvert était tout proche maintenant, tapit derrière un monticule de branches. Ils sont trois! Trois hommes! Avec Grocol nous pourrions faire quelques chose, la secourir, peut être les dissuader, les menacer...
Colvert sentait son pouls lui tendre sa gorge, son cœur lui tapait le sternum et son souffle embrumait l'air froid. Il avait peur, affolé comme prit d'un malaise nauséeux.
Il était là seul! Tu es sergent tu dois agir...

Personne d’autre Yseault… jamais tu m’entends ? Tu m’appartiens maintenant… Quelqu’un nous attend pour nous marier aussitôt rentrer….et ensuite, je te ferais mienne… Ne t’avise plus de vouloir m’échapper, sinon, mon courroux sera terrible, tu n’en a qu’un aperçu maintenant…

Celui là devait être Matis!
Tournant lentement la tête, Colvert l'entrevit entre quelques branches. Sa monture soufflante l'entourait d'un halo vaporeux, lui détachant sa silhouette du fond arboré.

Il tourna la tête de l'autre côté et aperçut ses hommes de mains...

Allez les gars, on l’amène et on fout le camp de ce trou à rat !

Il fallait intervenir! Ses jambes ne le poussaient pas, ses bras restaient ballants, la peur le submergeait. Il sortit de sa besace une liqueur des plus fortes qui s'enfila dans une longue rasade. Il n'eut pas le temps de finir...

Désolé de vous déranger messire, mais je ne pense pas que cette dame veuille vous accompagner... alors je vous propose donc une chose simple qui serait de vous retirer rapidement en la laissant ici ... car votre homme qui jonche le sol pourrait mourir dans la seconde.

Syst!

Que foutait-il là! L'homme, les pas... Lui?
Colvert fut pris d'un étrange sentiment... Lui qui hésitait depuis plusieurs minutes à intervenir voyait Systemeur sortir de l'ombre et se poser là devant trois brigands de la pire espèce.
Il était emprunt d'admiration et teintait son jugement d'un doute sur l'état de lucidité de son ami de Troyes.

Mince!

Colvert n'en revenait pas quel aplomb!


Mais t'est taré ou t'a été accouché par le fondement?


Les choses tournaient vinaigre! Instinctivement Colvert s'était saisi de son bâton comme pris par le tourbillon des paroles. Il sentait l'affrontement poindre. La donne n'était plus la même! Syst, lui et si Yseault en profitait pour prendre la fuite!

Colvert se leva d'un bon, surgissant de nul part. Il se dirigeait droit vers les ravisseurs. Son sang bouillait, l'adrénaline le transcendait, ces forces était celle d'un buffle.
Droit, tout droit, bâton en avant. Personne ne le vit arriver.

Tu ferais mieux de te rendre, T'as que deux options: la fuite ou la souffrance...

Il vit l'un des jumeaux se jeter sur Systemeur. Colvert le croisa dans un mouvement synchrone.Le coup fut vif, précis. Le bruit du choc fut monstrueux. Jamais l'homme n'avait eu dans son champ de vision l'attaque surprise de Colvert. Son bâton vint lui briser le bras, lui faisant lâcher son sabre.

L'homme à genoux, se tenait le bras en l'air comme pour exhiber sa fracture, un cri venait de percer la nuit noire!
Pas le temps de réfléchir le deuxième coup vint s'abattre sur la tête du malfrat.
Il lui était fatal, assommé, gisant dans la neige face contre terre, celui là ne devait plus poser de problème.
Deux nous étions deux à présent!

Les malfrats semblaient pétrifiés. Pourtant aucune émotion ne transparaissait comme rodé à ce genre de joute. Le regard de Matis se plongea dans celui de Colvert.
La garde restait en place. Colvert vint se placer à côté de Systemeur.
Il soutenait le regard de Matis et sentit la complicité de Systemeur le gagner.

Messire Matis! Je suis Colvert Sergent de la maréchaussée de Troyes! Mettez un nom sur mon visage! J'ai déjà trop entendu parler du votre!


_________________

Tribun, sergent de la maréchaussée, membre de l'équipe des Huns de Troyes et jeune capitaine,buveur sans soif...
Annie, incarné par Cherva


Annie courait le long de la route qui menait de l'orphelinat franciscain à Troyes. Elle était toute contente d'avoir réussi à échapper à la surveillance des soeurs et de faire une petite escapade nocturne dans la nuit pour aller rejoindre son amie Cherva... Du haut de ses 7 ans, elle se sentait comme une reine, une conquérante.
Mais arrivée à l'entrée de la ville, elle assista à une scène qui la cloua sur place. Un homme en menaçait un autre avec un bâton et disait quelque chose que la pauvre enfant ne comprenait pas à cause de son jeune âge. Un autre homme se jeta sur l'homme au bâton mais un spectre énorme sorti de nulle part se jeta sur lui et l'assoma d'un seul coup dans un bruit terrible.
La petite fille étouffa un cri et partit se cacher dans un buisson. Les deux hommes avec les bâtons lui faisait peur, elle ne comprenait pas ce qui se passait devant elle et elle commençait à regretter amèrement d'avoir quitter son lit...
Elle commença à pleurer en essayant de faire le moins de bruit possible mais ces pleurs redoublèrent quand elle vit que les spectres menaçants regardaient dans sa direction. Un cri lui fit tourner la tête.
A quelques pas d'elle, un homme tenait fermement une femme par le bras et elle s'aperçut que comme elle, la femme semblait pleurer. L'homme lui fit encore plus peur que les deux autres, la lueur qui brillait dans ses yeux était plus que démoniaque. Elle pensa alors aux légendes que lui avaient raconté les divers voyageurs qui s'étaient arrêtés au couvent franciscain pour la nuit. Elle vit en lui le diable en personne en plein affrontement avec des créatures tout aussi démoniaques.
Annie cria de toute la force de ses poumons, un cri terrifiant, net, qui semblait venir de nulle part et qui transperça la nuit noire.
Mais elle était comme tétanisée et ne parvenait pas à sortir de son buisson et à courir et elle resta blottie à pleurer dans une position foetale.
Grocol29


Grocol n'en pouvait plus de resté attendre , il se tourna vers Bilou :

je vais allé retrouver col , amour , je ne tiens plus en place , ne t'inquiètes pas , a tout de suite

Il mit son mantel , prit son baton et sortit dans la nuit . Il crut entendre au loin dans la foret des bruits de voix et se dirigea en faisant attention a ne pas faire trop de bruit . A quelques distance des bruits, il entendit comme un bruit de lutte , suivit par une voix qu'il connaissait bien :


Messire Matis! Je suis Colvert Sergent de la maréchaussée de Troyes! Mettez un nom sur mon visage! J'ai déjà trop entendu parler du votre!

A peine , la voix de Colvert se fut tue , qu'il entendit un cri mais pas celui d'un adulte , celui d'un enfant et non loin de lui , il se tourna de suite vers la direction d'ou venais le cri et trouva une gamine affolée .

ne t'inquiètes pas mignonne , je suis avec les gentils et je te protègerais

puis il se leva et dit a Colvert :

Ne t'inquiètes pas col , je protèges la gamine et si tu as besoin de moi je ne suis pas loin

_________________

grocol tribun de Troyes , sergent maréchal de Troyes
--Annie


La gamine en question n'en menait pas large, elle continuait à sangloter, éperdue. Une autre forme était sortie de la nuit et s'était approchée d'elle, elle hurla une nouvelle fois. A la lueur du clair de lune, elle vit que la forme était un homme qui avait également un bâton dans le dos.

Citation:
ne t'inquiètes pas mignonne , je suis avec les gentils et je te protègerais


Il lui tendit gentiment la main et cria à l'un des deux spectres qui avaient effrayé Annie:

Citation:
Ne t'inquiètes pas col , je protèges la gamine et si tu as besoin de moi je ne suis pas loin


Tout en continuant de pleurer, Annie s'écarta de l'inconnu et le regarda avec effroi.

- Bouououououhhhhh, je... veux....voir.... Chervaaaaaa... Cherva! Cherva! Au secours! Bouououououhhhhhhhh

Annie, tout occupée par la peur, ne regardait pas ce qui se passait derrière elle... Et heureusement....










--Matis




C’était l’heure de partir…
Enfin, il avait ce qu’il désirait le plus au monde…
Elle était à lui...
A jamais…
Un sourire de satisfaction s’étendait sur ses lèvres…
Une main sur l’encolure de la selle…
Dans quelques minutes, ils seraient loin d’ici…
Un grand fracas se rependit sur un de ses flans…
Il se retourna pour voir un de ses imbéciles mordre la poussière…
Qu’est-ce qui avait encore ?...
Il lorgna l’homme qui osait le défier maintenant…
Un homme plutôt simple…
Musculature intéressante mais rien à l’épreuve de lui ou de Benjamin…
D’ailleurs, il s’organiserait tout seul…
L’autre phylécastrope qui venait de se joindre à eux pourrait bien tuer un de ses employés…
Il n’en avait rien à foutre…
Il avait ce qu’il voulait…
Le reste….
Dommage collatéraux…

Tuez le si vous voulez… amusez vous bien même…

Il savait parfaitement que ce ne serait pas aisé pour lui…
S’attaquer au jumeau d’un autre…
Benjamin allait défendre Tristan…
Il allait en profiter…
Il reprit de nouveau la selle …
Monta et allait tirer Yseault ensuite derrière lui…
Elle se débattait comme une diablesse…
A croire qu’elle avait un regain d’énergie…
La bagarre allait s’engager entre le jumeau et l’inconnu…
Il tira sur la chemise d’Yse qui céda…
Elle se ramassa à moitié dénudé et sur les fesses…
Elle allait se sauver encore….
Un cri dans les buissons derrière lui…
Les renforts semblaient arrivés…
Il regarda Yseault qui se relevait …
Elle voulait mettre la distance entre eux…
Elle était futée tout de même…
Comme Benjamin allait attaquer…
Il fut ramené au sol par un colosse sortie de nulle part…
Ce n’était pas bon tout cela…
Les hurlements semblaient venir de partout…
Ses acolytes de jeu hors course…
Il avait peu de chance…
Il ne réfléchit pas longtemps…
Yse fuyait…
Deux graves blessés ou mort même dans son camp pour un…
Deux hommes, au moins un entrainé contre lui…
Il attrapa les brides et les regarda tout les trois…
Yse les avait rejoints…

Je n’ai pas dit mon dernier mot…. Je te retrouverais un jour Yseault…

Un coup d’éperon dans les flans de sa monture…
Une ruade de son cheval…
Il parti au galop…
Il disparu rapidement dans la forêt…
Laissant les ravisseurs sur place…
Tant pis pour eux…
Il mit une cadence régulière et rapide…
Mettre le plus d’espace entre eux…
S’ils le suivaient à pied…
Il ne le rattraperait jamais…
Mais un jour…
Il la retrouverait…
Yseault


Yseault savait parfaitement que Matis n’abandonnerait pas, un homme seul, contre deux...Même si elle faisait tout pour l’aider, à cette proximité, Matis ne tarderait pas à la mater…Elle observa la scène, impuissante. Le ravisseur toujours debout était furieux qu’on s’en prenne à son frère et avait bien l’intention de le faire payer à ce pauvre homme héroïque qui voulait la sauver. Elle devait faire quelques chose mais quoi ?

Matis venait de déclarer de bien s’amuser et prenait place sur son destrier. Elle n’allait tout de même pas abandonner aussi près du but encore une fois. Quelques efforts peut-être cette fois-ci et elle serait récompenser pour une fois ? Il l’a tirait pour la faire grimper derrière lui, ne prenant appuis que contre sa chemise. Elle se débattit si fortement, le repoussant de ses mains jusqu’à ce que sa chemise accompagne un nouveau craquement plus sonore cette fois. Elle rebiffa le sol de ses pieds pour accueillir Colvert de nouveau à son secours par une exclamation.

Colvert !!

Elle se leva et mis rapidement de la distance entre elle et son agresseur, évitant un nouveau kidnapping. Le cri d’un enfant lui apparu pour la première fois, ses idées plus claires maintenant. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Heureusement, elle entendit Grocol, porter secours à l’enfant terrorisé. Yseault se plaça, chancelante tout de même par les derniers évènements, derrière les deux hommes armés, prête à la défendre au périple de leur vie. Elle regard Matis ragé, furieux de voir son précieux trésor lui être dérober une nouvelle fois.

Comme elle s’en doutait, beaucoup trop peureux pour affronter trois hommes à porter de lui maintenant, il détala non sans une menace éventuelle à son attention. Une fois partie, elle se laissa tomber au sol un moment, pour reprendre ses esprits de ses émotions trop vives qui la faisait encore vibrer au son des sabots qui meurtrissaient le sol en s’éloignant. Elle était libre… finalement…

Quelques minutes plus tard, elle prit sur elle et se releva pour remercier ses sauveurs, les gratifiants d’un tendre baiser sur la joue chacun.

Je vous remercie Colvert et Grocol, sans vous, je ne saurais plus rien …. Et vous aussi Messire…

Elle regarda l’homme devant elle, quelque chose en lui la frappa. Elle était loin de s’imaginer encore qu’elle tomberait sous le charme de cet homme éventuellement. Elle regarda la petite fille qui semblait confuse mais, un peu plus calme

A qui est cette enfant ?


Elle attendit la réponse, se disait qu’ils retrouveraient à la ramener saine et sauve surement à sa maman sous peu. Elle était fatiguée, pour ne pas dire épuisée de tout ceci.

Il y a une auberge où je pourrais passer les prochains jours à me reposer dans votre ville ?


L’homme qu’elle ne connaissait pas, qui ne tarda pas à se présenter au nom de Systemeur s’offrit pour l’accompagnez dans l’une d’elle rapidement, elle lui sourit et acquiesça. Ils prirent donc la route pour celle qui maintenant se dessinait plus clairement pour elle.


[Hrp : Je tiens tout d’abord à remercier tout ceux qui ont participé à ce Rp, vous m’avez procurez des heures de plaisir. Merci à ceux qui ont pris la peine de le lire également, j’espère que vous avez pris autant d’amusement que nous à l’écrire. Je laisse les autres suivent s’ils veulent pour la suite avec Annie puisque malheureusement, étant donnée que Systemeur, Yseault, Matis et les Ravisseurs sont peu présent maintenant ou vont partir dans d’autres villes un moment, il devait s’arrêter. Merci encore à vous tous ! Et bon Rp ^^]

_________________
Colvert



Colvert assista impuissant au départ de Matis. Dans un dernier hennissement, son cheval se cabra pour fendre la nuit noire.
Yseault lui avait échappé et c'était bien là l'essentiel.
Les nerfs encore tendu comme un arc bandé prêt à lancer sa flèche, Colvert sentait maintenant ses jambes s'alourdir et se relâcher...
La tension retombait...
Il prit le temps de regarder la scène, voyant Syst regarder Yseault bien étrangement...
Son ami Grocol l'avait finalement rejoint, tenant près de lui une jeune enfant...
On m'avait dit qu'en rentrant dans la maréchaussée il me faudrait secourir la veuve et l'orphelin... Jamais paroles n'avaient eu autant de sens ...

Mon ami encore une soupe en vue pour la jeune garce...(féminin de garçon à l'époque)...

Bien rentrons tous, une auberge devrait nous remettre d'aplomb...
Voilà des évènements dont on se souviendra et qui sans nul doute alimenterons les veillées tardives.


Alors petite comment t'appelles tu? Et peux tu nous expliquer ce que tu fais là en plein milieu de nul part?

Colvert s'en retourna, la bande compacte lui emboitait le pas en direction de Troyes...

Cette nuit serait plus paisible assurément enfin ce qui en restait... Une pensée lui vint soudainement, comme un amer regret...

Ce Matis avait fuit abandonnant sans scrupule ses deux complices d'infortune.

Il l'a retrouvera... Il le retrouverait... les choses étaient écrites!


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Tribun, sergent de la maréchaussée, membre de l'équipe des Huns de Troyes et jeune capitaine,buveur sans soif...
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