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[RP ouvert] Maison close "Au repos du Lion"

Desiree.
Il lui avait fallu du temps, mais cette fois, elle était fin prête.

Il faut dire que la Maison avait pignon sur rue. C’était rare. Mais il lui semblait qu’à Genève, l’on ne lui chercherait pas querelle. Et puis elle avait encore largement de quoi graisser quelques pattes si le besoin s’en faisait sentir.

Au rez de chaussée de la maison, un salon tout ce qu’il y a de plus confortable, une grande cheminée où ronflait un beau feu, réchauffant toute la pièce.
Au mur, des tentures aux couleurs vives, comme on les aimait à cette époque, pour calfeutrer la pièce. Les volets de bois restaient fermés, bien entendu, de jour comme de nuit. Il ne fallait pas risquer que les présents fussent reconnus depuis le dehors, et cela contribuait de toutes façons à garder la pièce bien chauffée.

Au salon se trouvait également un bar tout ce qu’il y a de plus traditionnel, bien fourni en alcools en tous genres, et en dragées et bonbons de même.

Le bordel était suffisamment luxueux pour attirer le gratin local, mais assez abordable pour que citadins, petits bourgeois et riches paysans de passage puissent aussi jouir de ses bienfaits.

Du salon, on accédait au rez de chaussée à quelques petites pièces, meublées assez spartiatement d’une grande couche confortable et d’une tablette sur laquelle poser boissons et bonbons. Assez d’espace pour une étreinte rapide, mais point conçues pour le repos.
Le client qui voudrait profiter des bienfaits du bordel plus longuement paierait bien entendu plus cher, mais serait accompagné vers l’étage, où quelques chambres, spacieuses et meublées avec soin, les accueilleraient.

Le dernier étage avait été aménagé avec soin pour la propriétaire de la Maison, son fils et leur personnel, soit la nourrice de l’enfant, et le mari d’icelle qui faisait aussi office de Gardien de porte. C’était là haut qu’était enfermée la recette de chaque jour, le solde des pensionnaires, et les riches tenues de soie de la maquerelle.

Le soir approchait. Il était donc temps de vérifier une dernière fois la tenue de chacun et chacune avant d’ouvrir les portes. Le bordel ne comptait pour l’instant que peu de pensionnaires, mais Désirée ne doutait pas que le luxe de celui-ci ne tarderait pas à attirer quelques papillons de nuit préférant renoncer à la liberté pour se vendre au chaud et manger à leur faim chaque jour.

Après un rapide tour des présents, la maquerelle ouvrit la porte et alluma la lanterne.

La première nuit du Repos du Lion pouvait débuter.


RP bien entendu ouvert à tous dans les limites des règles du forum cela va de soi. Toute personne désirant jouer un rôle de catin est invitée à me contacter via MP avant de poster. Un rp de recrutement peut avoir lieu, ou l’on peut considérer la demoiselle déjà embauchée et présente dès l’ouverture.
A vos claviers !

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© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
Desiree.
Les jours avaient passé, lentement mais surement. Plusieurs belles de nuit travaillaient pour la maquerelle, et jouissaient en contrepartie du confort d’une maison chauffée et de bonne chair.
Et la maquerelle, elle, commençait tout juste à rentrer dans ses écus. L’investissement de base était loin d’être remboursé, mais elle avait planifié, et la maison mère de Paris rentrerait dans ses frais en quelques mois seulement.

La blondine était donc dans son bureau, ce jour, et ses filles goutaient un repos bien mérité, quand elle reçut une missive, apportée par la douce Ingrid.

Elle la déplia, et la lut attentivement.


Citation:
Chers amis,

Il me faut savoir qui d'entre vous est prêt à prendre les armes et à intégrer l'Oriflamme de l'Edelweiss si des malfrats, bandits, ou tout ennemi de la République souveraine de Genève pointe leurs nez sous nos murailles. Il nous faudra couper les barreaux de leurs échelles, jeter des marmitons d'huile brulante du haut des remparts sur leurs crânes, leur coincer les doigts dans les portes et fenêtres de nos maisons.

Si vous vous sentez l'âme patriote et amoureux de notre belle cité, je vous invite à répondre rapidement à cette missive pour mieux organiser les groupes.

Que Nostre Créateur veille sur vous tous, qu'il vous apporte à la fois bravoure et sérénité,
Capitaine Cameliane.


Elle réfléchit un court instant. Relativement court, compte tenu de la teneur de ce qu’elle avait décidé.


Citation:
Capitaine,

Bien que je soutienne Genève de toute mon âme, je ne suis pas une guerrière, et je crains fort que mes robes de soie ne soient trop encombrantes sur les remparts.
Cependant, je tiens à participer à l'effort de guerre si le besoin s'en faisait sentir.

Aussi, sachez que tout homme - ou femme - entrant dans mon établissement en portant sur lui les armes de notre belle cité se verra offrir la moitié du prix de la passe qu'il aura choisi, avec la fille qui lui convient !

Chaleureusement,

Désirée,
Mère au Repos du Lion


La réponse ne se fit pas attendre, comme elle s’en doutait !

Citation:
Dame Desirée,

Votre courrier à vrai dire me laisse pantoise. Certes, étant un peu puritaine, plutôt pour la fidélité dans l'union sacrée qu'est le mariage, je n'accepte pas vraiment l'ouverture de ce lupanar dont j'ai ouïe parler en notre cité genevoise. Cependant, je conçois que certains ne trouvant épouse à leur chausse ait cette sorte de... besoin d'aller chercher un peu de réconfort là où il se trouve. Et je me dis parfois qu'il vaut mieux que ce soit dans un lieu surveillé, afin que les dames soient bien traitées, soigneuses de leur personne pour éviter moult maladies mortelles. Et les viols seront possiblement évités si les hommes se sont vus accorder des faveurs satisfaisantes. En définitive, après réflexion, je vous remercie de participer à votre manière à l'effort de guerre, qui sans nul doute donnera du courage à nos valeureux défenseurs. Cependant, veillez à ce qu'ils ne soient point trop épuisés... J'ai besoin d'eux pour une toute autre forme d'exercices physiques.

Pourriez-vous me préciser de quelle manière vous comptez faire savoir aux guerriers qu'ils seront les bienvenus dans votre établissement pour un coût moindre qu'habituellement ? Si mon aide est requise, elle vous est toute acquise.

Bien à vous,
Capitaine Caméliane.



Un sourire aux lèvres, la catin s’en alla chercher sa servante et lui donna quelques instructions ainsi qu’une bourse d’écus.

C’est ainsi que quelques heures plus tard, Gossuin, le gardien et homme à tout faire de la maison, fixait pile sous la lanterne rouge devant l’entrée un joli panneau de bois peint. L’artisan avait bien travaillé, Ingrid ayant su le convaincre à l’aide de quelques écus supplémentaires.

Sur le panneau, une épée, une edelweiss, et quelques mots : « Soldat et soldates de la défense genevoise, moitié prix ! »

Ravie, la maquerelle inspecta le panneau, puis rentra soigneusement au chaud tandis que le Gardien, chaudement revêtu d’une pelisse d’ours, prenait son tour de garde sous la lanterne allumée : le bordel attendait ses clients.




[hrp : courriers IG publiés avec l'accord de leur auteur ; image by ljd Cameliane /hrp]
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Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
Opaline
Ne sachant ni lire n écrire , sa mémoire lui avait fait retrouver , à force de renseignements pris , le chemin "Repos du du Lion" .
C'était d'ailleurs drôle comme chacun savait où ce lieu se trouvait ,une sorte de point de repère dans le quartier , aussi n'avait elle pas eu à questionner nombreuses personnes , certains hommes se proposant même de l'y accompagner , reluquant au passage la morphologie de la presque gamine , s’enquérant du personnel éventuel .

Mais.. vêtue pauvrement , voir salement , des nippes usées et rapiécées , elle faisait plutôt mendiante que courtisane .

- dis la gamine, tu t'en vas quérir un travail dans c't'endroit ? t'sais au moins la besogne qu'on t'y d'mand'ra?

Pressant le pas , elle ne voulait qu'une chose , être au chaud , les membres perclus de fatigue et transis de froid , les lèvres bleues et l'estomac vide , trouvait que l'effort de répondre lui était presque insupportable, mais s'y résigna d'un sourire naturel à son tempérament .

j'vois bien d'quoi vous causez , mais moi non, c'est carem. cam... camériste que j'vais faire ! ou lingère , ou.. coiffeuse .. enfin camériste .

L'homme la regardait en coin par intermittence , et son regard voulait sans doute dire des choses dignes d'un confessionnal qu'elle ne prenait pas la peine de seulement interpréter , alors qu'il stoppa devant une porte ornée d'une lanterne et d'un écriteau dont les lettres lui apparaissaient comme des signes cabalistiques , son origine paysanne lui ayant interdit toute éducation.
Elle se dît qu'elle finirait bien par savoir ce qui était écrit quand le rire de l'homme la renseigna quelque peu

Vindiou!! va falloir que j'me trouve une capeline d'soldat , moitié prix j'en suis pardi !

Coupant court , elle le remercia poliment avant de cogner le poing sur la porte .
Desiree.
Ingrid, une fille va se présenter, elle vient pour travailler.

Devant l'air neutre de la gouvernante, la maquerelle ajouta:

Elle vient pour être camériste, pas catin. Je pense que tu ne diras pas non à un peu d'aide. Elle sera surtout là pour s'occuper de moi, préparer mes bains et mes tenues, et m'aider à me coiffer et m'habiller. Tu auras plus de temps pour t'occuper de la maison et d'Artur. As-tu trouvé une cuisinière?

Oui ma dame. Elle s'occupera des repas des filles et de ceux servis à l'auberge. Je m'occuperais des notres.

Bien. Donc la fille. Elle s'appelle... O... O quelque chose. Ah ! Opaline. Elle est vêtue de...

La catin en aurait presque froid rien qu'à y penser.

De presque rien. Tu lui fera prendre un bain et tu lui trouveras une de tes vieilles robes à lui donner, il y aura sûrement besoin de la lui ajuster, elle est moins gironde que toi.

C'est comme ça chez Désirée, on parle du corps comme on parle du temps qu'il fait. Il y a longtemps que ses employés ont appris à mettre leur pudeur ailleurs.
Après une courte pause, la blonde repris, tandis que la gouvernante brossait ses cheveux:


Tu auras une nouvelle robe pour tes étrennes, peut être en beau drap de Flandre. Et des rubans de satin de soie si tu veux. Si elle reste à mon service elle aura une robe aussi, pour l'hiver.
En attendant quand elle sera dans son bain, tu jetteras ses habits au feu, ils doivent grouiller de vermine.


La catin s'étira et revêtit à l'aide de sa gouvernante la robe qu'elle portait quand elle passait la soirée dans le salon de son bordel, gardant un œil sur ses affaires.
La lourde natte passa par dessus son épaule, et elle conclut:


Si elle a faim tu la nourris, si elle est fatiguée tu l'envoies au lit, et sinon tu lui présentes son travail. Le but est qu'elle s'occupe au maximum de moi pour que tu aies plus de temps pour t'occuper d'Artur.

Bien, ma dame. Merci.

Et c'est ainsi que lorsque l'on toqua à la porte, celle ci s'ouvrit sur le visage rond et jovial d'Ingrid, gouvernante de maison close, et surtout d'un petit garçon qu'elle était ravie de pouvoir couver un peu plus.

C'est toi Opaline ? Entre.
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© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
Opaline
Le poing encore levé , prêt à cogner à nouveau le bois sculpté , voici que la porte s'ouvre déjà sur un visage qui fît se demander à Opaline si elle ne s’était pas trompé d'adresse , tant l'apparence de la guetteuse n'avait en rien celle d'une catin , mais bien plutôt d'une nonne, alors qu'une question stoppa net les tergiversations d'Opaline sur la possibilité que cette femme puisse être autre chose qu'une sainte.

C'est toi Opaline ? Entre.


En retard , évidemment attendue , la bouche pincée par l'angoisse d'être congédiée , voici qu'on l'attire presque à intérieur de la bâtisse , alors que le souffle de la retardataire siffle d'admiration devant la beauté du lieu, tentures et boiseries fines , chaleur d'un âtre qui diffuse jusqu'au corridor où elle se trouve encore .

Oui.. c'est moi... je.. suis en retard ? la patronne n'est pas là? vous êtes Ingrid?


Un homme à ses côtés qui la toise sans mot dire , verrouillant la porte aussitôt entrée , le geste précis et économe , les années lui ayant appris que bouger en tout sens ne fait que brasser l'air ambiant et retomber la poussière un peu plus loin...aussi peu affable que la rubiconde d'un premier abord , la jeune employée trouvait d'un coup moins joyeuse l'idée de travailler ici , avant que la femme prenne la parole , brisant la glace en un tour de voix:

crénom , t'es bien transie , tu comptais passer l'hiver avec ta t'nue là? va donc près du feu , j't'apporte un lait chaud . et ... oui, je suis Ingrid!

L'entraînant avant même d'avoir fini sa phrase , l’assoit sur un fauteuil faisant face aux flammes , puis s'en va en trottant vers la cuisine , d'où elle crie presque :

attends moi là, bouge pô surtout , j'te montre ta chambrée par la suite et l'travail qui t'attend .

Profitant de la solitude , Opaline détaille l'endroit , ses yeux voyageant sur tout ce qui s'y trouve , ses mains caressant l'accoudoir de velours du fauteuil , avant de soudainement se diriger vers la bonbonnière posée non loin, sans même consulter son discernement quand au droit éventuel qu'elle aurait de se servir , une voix la fait sursauter , celle de l’homme non encore entendue :

Ils sont disposés pour les clients .

Point un mot de plus , mais qui achève la témérité de la jeune fille , alors qu'Ingrid revient avec un bol fumant .

t'brûle pas mais bois vite ,j'ai à faire après , t'prendras un bain, pas question qu'tu t'occupes d'Madame sale comme tu es . Considère ton travail comme un honneur , elle te l'rendra bien. pour tout question c't'à moi qu'tu dois en referer , n't'avise pas d'fatiguer Madame pour d'la broutille pratique.
Quand aux filles , t'leur servira l'repas , et racommod'ra leur vêtements si b'soin.


le bol en suspension , les yeux écarquillés , répond d'une voix presque sifflante d'excitation :

Un bain? j'vais prendre un bain? et chaud?

Haussement d’épaule pour toute réponse , Ingrid attendait en silence , trouvant le temps long , lorgnant les formes de la jeune fille qu'elle trouvait aussi maigre que sa maitresse ou presque , se disant pourtant qu'elle ferait surement une bonne recrue, son jeune âge remplaçant ses formes manquantes , persuadée qu'elle était que la personne qui se trouvait en face d'elle serait vite attirée par l'argent facilement gagné , à défaut de vertu.
Desiree.
Bien sur que oui, chaud ! Madame vient de finir et son fils aussi.

La gironde gouvernante guida la nouvelle employée jusqu'au second étage, et poussa la porte d'une chambre luxueusement meublée.

Ne touche a rien. C'est la chambre de Madame.

Elle pointa le paravent derrière lequel un bain encore tiède attendait.
Visiblement, « Madame » avait quitté la pièce. Ingrid savait trouver cette dernière dans l'arrière salon, celui où les filles finissaient au moment même de se préparer pour la soirée, pouffant et riant à qui mieux mieux.
Madame s'y rendait souvent, souriant à l'une, rangeant les mèches volages de l'autre, fronçant les sourcils ici ou réprimandant là. La maison était bien tenue, les filles saines et bien nourries, et l'humeur souvent joyeuse.
Ingrid bien sur ne savait pas pourquoi sa Dame ne forçait jamais ses filles, et patientait quand une pucelle lui arrivait, allant parfois jusqu'à lui apprendre personnellement comment trouver le plaisir avant de la vendre. Ingrid ne posait pas de questions, mais elle trouvait madame bien généreuse.
C'était comme employer une camériste. Il n'y en avait pas vraiment besoin, Madame trouvait toujours une fille libre pour l'aider à se déshabiller le soir.

Elle patienta que la fille prenne son bain, lui frottant elle même le dos et vérifiant la propreté d'icelle jusque sous ses ongles.


Madame est intransigeante avec la propreté. Si tu es à son service, elle te laissera utiliser son bain assez souvent. Tu dois te brosser les cheveux tous les jours, elle ne veut pas y voir de vermine.
Tu devras chaque soir attendre qu'elle rentre, l'aider à se déshabiller, ranger ses tenues, la coiffer, et rester près d'elle jusqu'à ce qu'elle te renvoie. Tu es libre de dormir jusqu'à la midi pour l'instant, mais il faudra sûrement te lever plus tôt dans peu de temps. Habille toi.


Une robe, anciennement à elle, était soigneusement pliée sur un siège. Elle serait trop grande pour la môme, mais au moins cette dernière y serait bien au chaud. Des bas, un jupon et une chemise étaient déposés par dessus. Quand elle aurait vu la taille des pieds de la nouvelle employée, elle pourrait aller lui trouver une paire de chausse correctes.

Elle patienta encore un moment, puis quand la donzelle fut prête, elle redescendit avec elle vers l'arrière salon. Madame s'y trouvait effectivement, au milieu des filles prêtes à attaquer leur soirée.


La maquerelle évoluait au milieu de ses catins, portant une robe mauve dont le bustier remontait sa maigre poitrine et des gants dentellés. Jamais au grand jamais elle ne serait sortie de chez elle ainsi, mais elle se préparait ce jour là à passer la soirée au salon avec ses filles, surveillant et jaugeant, qui travaillait bien, qui ne souriait pas assez, qui se contentait de vivre aux crochets de ses consœurs en restant la soirée entière dans son coin...
Elle ne travaillait plus que rarement, mais il lui fallait tout de même être présente régulièrement, les riches prêts à payer double ou triple pour la maquerelle existant toujours.

Elle leva le nez et abandonna le ruban qu'elle était en train de nouer à des cheveux bruns.


Ah, te voilà. As tu vu avec Ingrid quel sera ton travail?
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Opaline
Hooo se glisser dans une onde chaude ... Elle qui n'avait jamais connu qu'un seau pour sa toilette complète ,elle y serait restée des heures , somnolant la tête renversée , le corps alangui, les effluves parfumés s’échappant de cette eau dans laquelle elle se sentait presque en apesanteur , divine sensation de légèreté , plongeant sa tête sous la surface , cheveux flottant dans la mousse ...
n'était Ingrid qui n'avait pas que ça à faire et la releva pour la frotter avec énergie , la débarrassant de peaux mortes , ouvrant ses pores , grattant son crâne plein de savon , curant ses ongles , lui rappelant sa mère pour le coup, ce qui ravivait force souvenirs.

Sa mère ... alors que son destin aurait pu ressembler au sien, mariée sans volonté, mariage arrangé de propriétaires terriens , fête minimale après une messe sous un ciel gris , dépucelage en hâte , l'amour fait comme une besogne quelconque , n'y voyant aucun plaisir personnel, et voilà que s enchainent les grossesses et naissances , deux fois donnant sur la mort du nourrisson, Opaline étant l'ainée . l'ainée qu'on marie au voisin aussi hâtivement et sans plus de joie que la susdite, mais qui n'aboutira que sur une fuite avant même la nuit de noces , fuite droit devant , avec trois sous en poche et deux quignons de pain rassis pour toute pitance .

Opaline , t'faut sortir maintenant , Madame t'attend et j’ai à faire , t'es bien assez récurée pour l'jour .
et j't'ai dit qu'tu pourrais profiter d'ses bains régulièrement si tu la sers correctement , madame sait être généreuse à qui la sert bien.


Pensées envolées , la voilà debout et dégoulinante , nue devant Ingrid qui détaille ses côtés saillantes , faisant une moue en détaillant la poitrine hautement portée , petite mais ronde , quand la sienne était pleine et protubérante , sans le corset recouvrant une partie de son abdomen gonflé , ce qu'elle tentait de cacher maladroitement .

t'faudra manger un peu plus si un jour tu veux enfanter , ou même amener un homme à l'eglise , pas avec ces formes là qu'on ferre un homme !

L'enroulant dans un drap entreprît de la sécher , s'occupant d'elle presque comme son enfant , étonnement maternelle , comme se préparant à un événement qui ne manquerait d'arriver d'ici peu.

La robe d'Ingrid enfilée , flottant dedans , Opaline tirait sur les tissus amples , essayant de l'ajuster à sa taille , coquette .

J'ai pas l'air d'un épouvantail comme ça? j'vais faire rire les clients à la taverne , tu sais qu'Madame m'a donné le poste de tavernière aussi? la journée là bas , le soir dans sa chambre , juste avant la soirée avec les filles dans les salons.


Sans plus de cérémonie , Ingrid entraîne la jeune pipelette vers les salons, coiffée , tressée, chaussée , propre comme une communiante .
Et ses yeux qui tournent et papillonnent de toutes ces robes et toilettes , coiffures et roses de joues , et ses oreilles qui s'amusent des rires et des éclats de voix des filles à son entrée , l'accueillant comme une des leurs , comme une petite soeur :
"mazettte qu’elle est jolie" ou..." hoo le petit cœur , tu vas en renverser des cœurs toi " ou encore "viens là que je t'embrasse , tu porteras mes couleurs sur tes joues si rondes belle enfant "... kyrielle d’invitations au rire , sous l’œil de sa patronne qui ne bronchait pas mais qui visiblement était satisfaite de ce qu'elle voyait , à savoir que sa jeune recrue était potentiellement très... jolie..

Opaline en était ivre des parfums des filles qu'elle trouvait toute plus belles les unes que les autre , de la brune incendiaire à la rousse opulente , la blonde évanescente à la noiraude mystérieuse , alors que les corps étaient si bien mis en valeur, les attributs féminins magnifiés , lèvres purpurines , joues rehaussés d'un rose , yeux soulignés d'un trait foncé , chevelure relevée découvrant une nuque à la courbe douce , tout y était pour enivrer les sens et les esprits .
Particulièrement madame qu'elle n'avait jamais vue dans telle toilette , laissant éclater toute sa sensualité , Opaline en restait bouche bée , le haut de son œil relevé et la pupille fixe , alors qu'elle répondait:

Oui Madame , j'ai vu votre chambre , et je vous servirai comme il se doit .
ET....Merci pour le bain.



Origines paysannes encrant en elle la servitude , pliant les genoux et baissant le regard devant le supérieur , des siècles de gènes de servage derrière elle , s'en extirper lui prendrait des années .

A vrai dire elle aurait pu rester avec les filles et sa patronne toute la soirée , comme à sa place parmi elles et dû s'arracher de ses pensées pour aller retrouver une réalité qui lui semblait bien moins festive , mais néanmoins bien plus agréable que le travail à la mine , à savoir la taverne de madame... mais à jamais transformée par ce qu'elle venait de voir et de vivre , n'ayant vu de ce monde que la faste et les paillettes , omettant par ignorance la violence inhérente, le dégoût parfois , la peur aussi ,rarement le plaisir et la douceur , que ce "travail" impliquait , vendre son corps aux désirs des hommes, quels qu'ils soient.
Kalan
Kalan réfléchissait.

Chose assez rare, mais quelque chose le turlupinait.
Il avait beau mâter la femelle sans vergogne, la jouer « je pense qu’à ça », il pouvait aisément se passer des femmes. De toute façon, il s’en trouvait toujours une pour succomber et, en cas de besoin pressant, il savait bien où trouver satisfaction. Il aimait les échanges tarifés, les filles qui ne faisaient pas de manières. Il avait horreur des mijaurées qu’il fallait séduire : non merci ! Celles-là finissaient immanquablement par s’attacher et c’était le début des emmerdements.

Pourtant, il lui arrivait de plus en plus souvent de pousser la porte du « Repos du Lion » pour y trouver la petite Opaline.
Bien sûr, la mère maquerelle trainait toujours à proximité, âpre au gain que pourrait lui procurer la virginité de la jeunette.

Seulement lui, sa virginité ne l’intéressait guère.
Et il aurait bien aimé que la gamine soit dépucelée au plus vite.
Désirée s’était targuée de la donner au plus offrant mais, soit les propositions qui lui étaient parvenues ne la satisfaisaient pas, soit il n’y avait pas d’offre du tout !

La jeune tavernière n’avait pourtant rien pour lui plaire : trop jeune, trop maigre, trop vierge…
Seulement il avait beau faire, elle revenait toujours hanter son esprit.

Il devinait le petit volcan prêt à entrer en éruption.
Il avait vu ses rougeurs, sa poitrine menue qui se soulevait, ses fesses qui se dandinaient.
Elle lui échauffait les sens, la bougresse !

Elle avait envie de goûter à la chose, ça crevait les yeux. Mais elle craignait la colère de sa patronne si sa protégée s’avisait à dévaloriser une marchandise sur laquelle elle veillait jalousement.

Il envisageait de lui proposer un marché.
Qu’elle s’envoie en l’air avec le premier venu. Une fois la chose faite, il voulait bien faire croire qu’il l’avait dépucelée. Il voulait bien payer le prix fort. Il voulait bien brandir un linge souillé et le fourrer sous le nez de la blonde.

Le problème était que pour cela, il aurait fallu pouvoir parler à Opaline.
Voilà pourquoi il réfléchissait. Il ne voyait qu’un seul moyen : prétendre s’offrir le pucelage de la jeune fille.

Alors il venait taper à la porte du bordel.
Desiree.
Oui, mais voilà.
Accusez qui vous voulez.
La faute à pas d'chance.
Manque de bol.
Dommage.

C'est la maquerelle qui ouvrit en personne.
Il y a des jours, comme ça, la vie vous sourit pas.

La maquerelle, elle, sourit. Elle voyait là, dans le regard et la présence de l'homme, l'envie d'Opaline.
Vrai qu'elle était gironde « sa » vierge. Elle était arrivée quelques jours plus tôt, et vivre au coté des catins de l'établissement n'avait pas tardé à lui échauffer les sens et les idées.
Ou peut être était-ce l’appât du gain.
Ou l'envie de se venger des hommes.
Qu'importait à la maquerelle ! Elle s'était simplement assurée que la jeunette était sure d'elle, et certaine du chemin qu'elle empruntait.
Après quoi, les recherches avaient commencé.

Et l'homme qui se tenait devant elle était particulièrement intéressé par la jeune fille, elle en était persuadée. Tout comme elle était persuadée que c'était l'hymen et la candeur de cette dernière qui lui échauffait l'esprit. Comme quoi …

Un mince sourire étira les lèvres fardées.


Bonjour, sieur Kalan. Je suis ravie de vous voir ! Que puis-je faire pour vous?

Ouverte, accueillante ? Oui. Mais droite dans l'embrasure de la porte.
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© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
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Kalan
Il dévisage un instant Désirée qui lui a ouvert la porte.

C'est vous que je voulais voir.

Que puis-je faire pour vous?

Elle est campée sur ses jambes dans l'embrasure de la porte. En dépit de son sourire, elle le défie et cela lui plaît, pour sûr. On dirait un petit coq dressé fièrement sur ses ergots.
Elle occupe tout l'espace, du moins elle tente et il la bouscule à peine pour mettre un pied dans la place. Il n'a pas un regard vers l'intérieur. Il la dépasse d'une bonne tête et la toise.

Elle est belle cette Désirée, exactement le type de femme qu'il aime. De celles qui s'offrent sans retenue. Mais juste vénale, pas de celles qu'on domine.
Pas que ça le dérange d'ailleurs, du moment qu'on joue le jeu correctement...
Mais bon sang, comme il aime qu'une femme s'abandonne au plaisir !
... Bref, il s'échauffe encore. Desserre légèrement le col de sa chemise.

Il glisse une bourse dans la main de la blonde.


Il y a là l'équivalent d'un mois de salaire d'un honnête homme.
Je dois rentrer chez moi... des affaires à régler, de l'argent à récupérer...
Votre prix sera le mien.
Gardez moi la virginité d'Opaline !
Je viendrai la chercher à mon retour.
Desiree.
Il la pousse à peine pour entrer.
Elle n'a pas peur, elle ne craint rien. De l'ombre derrière elle, Gossuin s'avance dans la lumière, les bras massifs croisés sur sa poitrine musculeuse. Un certain âge déjà, mais les cicatrices, et le regarde surtout, disent de lui ce qu'il est : un homme d'armes.

La maquerelle ne craint rien donc.
Et elle n'hésite qu'à peine, quand la lourde bourse d'or est glissée dans sa main.
Mais le jeu en vaut la chandelle.
Aussi repousse-t-elle lestement l'or dans les mains de son propriétaire.


L'hymen d'Opaline sera mis aux enchères ce soir, au salon public du Repos du Lion mon sieur.
Je serais plus que ravie de vous y accueillir.


Un sourire plaqué au visage, la catin se redressa.
Elle savait la passion de l'homme pour les blondes, il ne s'en était aucunement caché, tout comme il clamait que les relations commerciales avec la gent féminine lui étaient fort agréables.
Et si elle savait encore fort bien payer de sa personne, la maquerelle évitait autant que possible d'avoir à fournir ce genre de travail. Elle n'aimait pas ça, elle n'avait jamais aimé ça, sauf une fois, et elle n'aimerait plus jamais ça. Elle ne travaillait plus qu'à la demande de quelques habitués, souvent de ceux qu'elle avait eu l'heur de déniaiser et dont le mariage n'était pas une réussite.
Mais c'était tout. Du moins essayait-elle. Il était délicat de refuser de très grosses sommes que des curieux auraient pu offrir...
Elle s'appliqua donc à son rôle. Froide, distante, et un brin hautaine.
La porte se referma au nez de l'homme.
L'on verrait bien au soir s'il venait.

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Opaline
Il s'en était fallu de si peu pour en arriver là... à moins que ce fut l'unique but depuis le début , que cet emploi de camériste n’était qu'une pudeur , une hypocrisie d'Opaline , naturelle cela va sans dire pour la jeune oiselle innocente qu'elle était encore pour seulement quelques heures.

Vendue , elle allait être vendue ! aux enchères! et se regardait , l’œil fixe vissé au miroir alors qu'on la préparait , que ses cheveux étaient brossés , tirés , que ses joues étaient rehaussées de rose , qu'on peignait légèrement ses lèvres , et soulignait d'un trait noir le regard déjà sombre de la marchandise .

1300 écus ... l'enchère était montée de 1000 à 1300 , deux hommes la voulaient , si on ne compte pas le jeune puceau de Fribourg qui aurait donné sa maison pour les faveurs d'Opaline.

Ingrid la préparait , en silence , respectant le désir de la jeune fille , laçant le corset qui rehaussait sa frêle poitrine , une voile presque transparent le recouvrant , bleuté , tissu si vaporeux qu'elle n'osait presque bouger , le corset marquant sa taille et sa cambrure juvénile , le drapé annonçant une cuisse altière et longue .

Elle qui ne s’était jamais crue belle, voilà qu'une autre femme se trouvait devant ses yeux , dans le reflet du miroir , presque une autre femme , mais la toilette n’était pas de celle des autres filles, pas aussi ouvertement provocatrice , non, mais choisie avec goût par sa patronne,du moins ce qu'elle supposait, qui sans doute l'attendait pour le début de la soirée.

Ces deux hommes dont l'un allait emporter la mise , l'un, grande masse au regard sombre , au verbe cru , à l’œil si clair quand à son intention de la posséder qu'elle en tressaillait dans son ventre , qu'elle se sentait proie , que son air lui manquait lorsque ses lèvres se marquaient d'un très léger sourire , sourire du prédateur patient et confiant.
Et le deuxième, bien plus doux d'apparence , vibrant de désir lorsqu'elle s’était assise sur ses genoux , désir dont elle avait senti la forme contre sa cuisse , quand , hésitant et près de ses sous il avait finalement dit : Je suis preneur , et je monte l'enchère à 1300 .

Prête , elle l'était , prête à sa perte , à ce pas franchi sans possible retour en arrière , puisqu'il existait deux catégories de femmes , celles qui se vendaient , et les autres .
Elle se vendrait donc , une catin elle serait , ainsi débarrassée de la question des sentiments , ainsi perdue volontairement à jamais , comme une nique au destin , une revanche totalement illusoire , mais qu'elle avait décidé .

Voilà qu'elle pousse la porte du salon public , des hommes et des femmes y sont déjà, ses comparses sifflent presque en la voyant , gentiment moqueuses , envieuses aussi , l'une d'elle le regard plus grave , une main posée sur son épaule , un mot chuchoté à l'oreille : " c'est ton soir ma belle , bienvenue " et sa patronne , assise , magnifique , alors qu'elle vient prendre place derrière le comptoir , en disant juste à Madame :

Bonsoir , Madame , je suis prête .Les deux hommes ne sont pas là?
Desiree.
Ils seront bientôt là.

La donzelle avait été détaillée d'un œil critique, et ne trouvant rien à redire à la tenue choisie par Ingrid, la maquerelle approuve.
Il faudrait qu'elle songe à trouver une aide pour Ingrid, ou que son fils s'habitue à aller travailler seul la journée.

Un sourire éclaira rapidement le visage de la catin, admirant sa protégée. Ils seraient bientôt là.
Et de fait, ils le furent. L'un arrivant un peu trop tard, quand marché avait déjà été conclu. Rapide à vendre sa pucelle, la maquasse ?
Sans aucun doute. L'homme lui faisait les yeux doux, et elle sentait que celui ci saurait la déflorer en douceur.
Si d'aventure l'on demandait à la blonde pourquoi elle avait tant à cœur le bien être de ses filles, elle n'aurait pas répondu, ou éludé. Prétexté qu'une catin travaille mieux si elle est épanouie. Tout plutôt que raconter sa propre vie, et comment elle a été marquée.

Elle s'assura donc que la transaction soit actée, fit les comptes, et abandonna sa jeune protégée à son tout premier client, prenant grand soin de mentionner quelle était la chambre à leur disposition.
Celle avec vue.
Derrière le mur de laquelle elle se positionna donc, sa gouvernante à ses cotés. Prêtes à intervenir à tout moment.
Il n'en fut pas besoin, et quand le sang eut coulé, la catin s'en fut se coucher, abandonnant sa protégée à ses soupirs. Rassurée.
Le client avait été bien choisi.

Les jours qui suivirent furent jalonnés d'une flopée de questions, aussi avides qu'intriguées, et la maquerelle se plia volontiers à l'exercice difficile de l'éducation. A savoir, y apporter des réponses tout en entretenant suffisamment de mystère pour que la jeune catin ait envie d'aller y voir de plus près. Délicat. Presque amusant. Mais un véritable travail, pour une catin frigide, d’éveiller une jeune fille au plaisir par de simples palabres.
Tout en évitant de la bercer d'illusions.
Un travail, je vous dis !

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© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
Opaline
Comme tout était si facile, banal en somme que la vente de l'hymen d'une jeune fille naïve et un peu idiote .

Un homme qui semble doux , qui est riche , et la voilà fourguée , emballée , emportée , pour un simulacre d'amour et de tendresse, néanmoins plus doux qu'elle n'aurait pu croire , meilleur qu'elle n'avait imaginé , moins violent que la mise en garde , comme... une acte simple , normal, sans même une once de révolte sur le sort subi , choisi même, faisant presque croire à tout le monde qu'elle acceptait son destin , quand une rage naissait en elle , rage bien sourde il est vrai, mais rage tout de même, alors qu'elle ondulait comme une chatte lascive , mettait tous ses charmes en évidence , rentrant ses griffes , pour séduire l'homme, appâter le client de ses yeux en amande , l'inviter de sa voix juvénile , vers sa couche encore pure.

Le Client , plus doux que nature , tant que c'en était à se demander qui était client de qui, si patient , mentor du plaisir , guide charnel , parrain sensuel, protecteur , presque paternel , chaque geste sans intention de brusquer , néanmoins ferme et déterminé à assouvir sa faim, Opaline proie consentante d'un fauve apprivoisé , déchirure d'une paroi dans un unique cri , conditionnée pour accepter cette douleur , cette honte , y prenant même du plaisir , Ô combien, lors de l'emprise de l'homme sur elle , harponnée , prise , piégée , ne se débattant même pas , se laissant même aller à cette douce mort , vertige apprécié sans vergogne , elle en redemande même , s'agrippe à lui, se couvre de sueur , retrousse ses lèvres , les yeux fermés vers un intérieur qui s'inonde , éclate , toute en proie à ces sensations jamais éprouvées , allant jusqu'à l'extase , oui oui, sous le regard presque incrédule de son client.

Et pourtant , sordide mise en vente d'une pureté , révoltante mise aux enchères , affreux marché , tout ça pour... une paire de bottes et quelques toilettes !

Lendemain un peu blafard , défait des paillettes et de l'ivresse de la veille , comme une gueule de bois , l'intimité ravagée par un client qui en avait voulu pour son argent , ne la lassant dormir qu'à peine , entamait le quotidien ordinaire d'une prostituée , attendre le client.

Madame , est ce que Monsieur Kalan est revenu?


Étrange peur que la sienne , danger pourtant si attrayant , comme pour se mesurer à elle même , elle savait que la partie serait autrement plus ardue , que cette emprise là serait sauvage , barbare ,la tendresse superflue et la douceur non espérée , ce client là serait sa vraie formation à sa condition de catin , son corps paradoxalement tendu d'envie , la lèvre frémissante , la pensée fébrile fixant son regard sur sa patronne , alors qu'une forme de folie se faisait jour chez la jeune fille, son âme fractionnée , déchirée , subissant le même sort que l'hymen qu'elle n'avait plus.

De fait elle ne craignait qu'une chose , qu'il ne vienne pas.

Madame !! comment éviter d'être grosse? dois je tout accepter? pourquoi ça me brûle? est ce que tous les clients sont aussi affamés? avez vous regardé?

Questions en rafale dont elle assaillait sa patronne , ou Lara , toute femme présente et conciliante , consœur ou non.
Thoros
Et l'étendard blanc flottait toujours sur la colline..hein ? pardon ? nan un vrai drapeau hein, pas le linge souillé en question !
Comment ? Cela n'a rien à voir avec le reste de l'histoire ? Rah mais laissez moi developper ! Non non !! Laissez mooooi !
Pardon.

Sous cet étendard..plus personne..Un lieu qui semblait totalement ininteressant en somme.
Mais en y regardant de plus prêt..On s'apercevait bien vite qu'il était effectivement totalement depourvu d'intêret.
Eloignons nous donc un peu..trouvons un endroit un peu plus propice à propos duquel raconter une histoire..

Un Thoros reclu dans une taverne miteuse..Seul comme un loup et hirsute..observons un peu comment se déroule sa survie en milieu hostile..pas très bien apparemment..

Le Milieu hostile pour Thoros, c'était le fait de se retrouver dans l'enceinte d'une ville qu'il n'avait pas prise, entouré d'un cocon protecteur contre la rudesse du monde exterieur. Rien n'était pire, il le savait, mais il avait du s'arreter pour..reaprovisionner. Et le piège s'était refermé.
Une erreur, assurement. Pour Thoros, il n'était pire ennemi que lui même, mais il ne s'y faisait toujours pas..La lassitude avait donc prit le pas..à un moment incongru..Un geste minime aurait suffit..Un effort bien moindre que tout l'ennui qu'il était alors susceptible d'endurer..et tout aurait eté résolu..

Et bien non..Il était affalé sur sa paillasse, dans sa chambrette, le plus petit mouvement lui coutant beaucoup..L'atmosphère était enfumée et les volets tirés n'arrangeaient rien. Du coup, pour ne rien gater, il faisait sombre en permanence..Quiconque pénetrait dans cet antre sans être habitué au préalable aux exhalaisons succombait dans la foulée. C'était un peu exageré, puisque Thoros recevait quelques rares visites d'impatients..mais il fallait un temps d'acclimatation.
L'immobilité donc, qui laissait la part belle aux songes..aux humeurs nostalgiques, aux belles idées d'avenir lointain qui n'aboutirait jamais..Mais resoudre la situation actuelle..hein ? pourquoi faire ?
Encore une fois, rien ne semblait le faire sortir de sa lethargie, comme d'habitude il en sortirait surement à un moment ou à un autre, de façon tout à fait inexpliquée..

Thoros, décida, dans un sursaut de dignité, de faire les comptes de son armée..en terme de membres humain, les animaux de compagnie étant considerés comme apport nul au nombre final.
Le nombre de départ l'avait agacé..Mais il pouvait comprendre la décision de chacun..leur sort était enviable.
Le nombre d'égarés resignés était patent..Et cela l'attristait un peu plus.
Le nombre de disparus pur et simple, dans les limbes, muets et aveugles était ahurissant..Il lui faudrait rassembler..Pour de bon..
Mais rien de bien préocupant..et il se laissait aller..aller..
La porte de la chambre s'ouvrit et un petit mendiant, qu'il avait mit à son service, comme yeux et oreilles à Genève entra dans la cavité suffocante. Un pauvre hère était un pion idéal pour recolter des informations, peu se souciaient de sa capacité d'écoute et ne pensait à camoufler outremesure leurs discutions à son approche.

Il sut ainsi qu'Opaline avait vendu sa virginité au bordel de m'dame Desirée, union maintenant consomnée et qu'elle était employée la bas en temps que catin.
Sueur froide..Oui..C'était curieux..Une sensation de creux dans l'estomac, de frisson d'effroi le long du dos..Presque une envie de crier.
et le déclic eu lieu..Tout du moins je l'espère bordel.
et Thoros fulmina, et une colère sourde battait la mesure.
Suite à l'ensemble de son rapport d'effectif..Bien plus insupportable..Tout bonnement inacceptable..UNE d'entre eux, s'adaptait parfaitement bien..Et comment ? Par quel biais ? pouah ! enfin pouah par principe.

Il s'équipa, ceinture, epée, bandoulière, poignard, cor de chasse, détail qui tue, chaud manteau et cape negligemment posée sur les épaules, en sortant, il gratifia le pauvre gueux de quelques pièces de bronze et parti à la recherche d'une torche..trèèèès important la torche, ou n'importe quelle branche à laquelle il pourrait foutre le feu d'ailleurs.

Pour une fois, malgré les habits un peu depenaillés cachés sous le mantel, Thoros était impressionnant..Le coté viking enragé y faisant pour beaucoup..Cheveux et barbe d'un blond très clair n'avaient plus été coupés depuis quelques temps et quoi qu'encore un peu courts pour convaincre totalement, ils atteignaient des dimensions honorable.
En plein jour, brandissant sa flamme, l'oeil brillant de determination, peut être pour masquer son inquietude d' avoir laissé les choses degénerer ainsi, d'un pas decidé, repandant derrière lui une vague d' angooooisseeeuh irrépressiiiible , mais si, mais si, Il se rendit devant la maison close de Desirée. Oui on y vient enfin !

Thoros souffla à trois reprises dans son cor, un air populaire comme "la balade de l'amoureux transi"..mais dont la sonorité laissait plus envisager "la ribaude a un trou de trop" pour avertir de sa venue.
Il s'exprima ensuite en termes choisis et diplomates.


- Desirée !! Vieille maquerelle degarnie ! Ouvre cette porte, de ton plein gré ou je detruit le bâtiment à coups de bombarde et je crame le reste !
Ou Je rassemble ma troupe et les envoie égorger la clientèle et violer les pensionnaires !

Laisse moi entrer ou bien ça sera l'apologie de la violence ! La victoire de la force de raisonnement brutale sur les enfantillages, la dispersion minutieuse du receptacle de vos ébats tarifiés !

Ne nous fachons pas, Je desire simplement une entrevue privée imminente, c'est à dire tout de suite, dans le calme et la bonne humeur debouchant sur l'aboutissement complet de mes revendications !


Et un dingue de plus dans la nature..
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Mon passé ne regarde que moi...et la moitié des policiers du royaume..
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