Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   <   1, 2   >>

[RP ouvert] Maison close "Au repos du Lion"

Desiree.
Ouiiiiiii... Mais non, en fait !
Parce que vous pensez bien que quand un grand escogriffe beugle en plein jour à la porte du bordel, ce n'est pas la patronne qui va ouvrir.
Pas folle, la guêpe.
Il y a des employés, pour ça.
En l'occurrence, il y a Gossuin, ex-soldat de son état. Pas loin de deux cent livres de muscles et de lames en tous genre, le tout bien huilées et bien polies, parce que ça capte la lumière des torches la nuit et que ça impressionne l'ingénu qu'en voudrait à la tirelire.
Gossuin, donc, qui est là dans la pénombre, veillant sur sa patronne, sur les filles, sur sa gouvernante d'épouse, et surtout sur « la » fille. Ça lui fait donc une douzaine de gonzesses à surveiller, et croyez le, ça n'est pas donné à tout le monde de survivre à ça quotidiennement.
Le brave homme patiente, bras croisés.

La blonde, elle, elle ne bouge pas. Elle a le nez dans un courrier, et elle entend bien le finir avant de se laisser déranger.
Quand enfin le vélin est scellé, l'écritoire rangé, et que dehors les cris viennent de se taire, elle relève son fin museau. Et hoche la tête.

Cela suffit au molosse de la Maison.
La porte est ouverte vivement, le soldat retraité en barrant l'accès.


Madame va vous recevoir. Veuillez éteindre votre bâton et me remettre toutes vos armes.

Oui, il ne faut pas déconner. De jour comme de nuit, la seule chose que les hommes brandissent au bordel est attachée au bas de leur ventre.

Derrière le Gardien, dans la pénombre du salon du bordel, la voix claire s'éleva.


Quand monsieur sera entré Gossuin, fais réveiller Opaline. J'aime autant qu'elle voie ça.

Le plat de la main s'en vient lisser avec grand soin le devant de sa robe de soie, luxueuse, étalée en corole autour des pieds nus remontés sur la banquette garnie de coussins de velours où la maquerelle s'était installée pour son entrevue.
Faire étalage de luxe, ce n'est jamais un mal. Ça impressionne toujours les pécores révoltés.

Patience.

_________________

© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
Johnedward
[Avoyerie de Genève - Avoyer nu-fesse n'amasse pas poil]

On l'avait laissé dans un état douteux... L'Avoyerie était pourtant tranquille se jour et les dossiers avançaient bien! Il réussissait à avancer pour une fois depuis longtemps. Les choses semblaient être à leurs places sauf peut-être ses vêtements qui avaient disparu de son corps... Allez savoir ce qui se produit que vous attisez trop les braises de votre propre tanière!

Du coup, l'Avoyer nu-fesse bossait sans relâche assied à sa chaise sous la protection d'une garde rapprocher... Allez savoir pourquoi mais depuis un temps avec ses prises de positions il n'était pas des plus populaires du côté Impérial... Il y avait certes bien pire que lui! Même à ce dossier les choses évoluaient et quand la porte raisonna sous la tapoche d'un coursier trop bête pour attendre qu'on lui réponde, la coïncidence de son message avec sa pensée le surprit. Surprise bien moins grande que le coursier de voir l'Avoyer dans toute sa stature d'Homme Helvête!


- "C'est Thoros!!"

John releva la tête et le regarda l'air de dire "tu vois pas que j'suis à poil mais si c'est grave va m'chercher mon fléau au lieu de m'matter l'morceau!"

- Quoi Thoros?!!

- "Il s'est armé et marche avec une torche à la main!!"

Froncement de sourcil et haussement de l'autre... Oui je sais, John était passé maître de cette allure...

- Vers l'Avoyerie?!

Et le coursier tout trépignant de répondre à la fois gêné voir offusqué...

- "Non... Vers le repos du lion, le bordel!"

L'Avoyer se gratta la barbe doucement...

- Bah merdeuh, ça pressait pour la peine! Va dont l'attendre à la sortie... J'aurai à lui parler ses envies passées et assouvies... Entre-temps, tu veux bien me laisser voir aux miennes?!

Coup d'oeil vers le membre Helvête pour accentuer le point. À croire que s'était plus qu'une virgule voyant la tronche de l'autre... C'était douteux en effet... Mais John effectivement se devait de discuter avec Thoros mais certes, en d'autres lieux et autres tenues...
Sol_ahn
[Avoyerie de Genève... chasse gardée d'un chat débotté...)

Une porte qui s'ouvre des bottes qui claquent sur le parquet et un "c'est Thoros" tonitruant... Son arc... ses flêches... zut... la chevelure brune plonge sous l'édredon...

Elle évalue la situation... d'une garde dehors elle a fini dedans... grimace... elle écoute... point de danger... restons sereine... Une main glisse sur le côté et sent le haut de ses bottes... les bras trop courts pour les braies posées en dessous... arf... un édredon qui tressaute ça fait désordre... elle abandonne et reste tapie tout dessous... On ne pourra point dire qu'elle ne prend son rôle à coeur... Sourires...
_________________
Thoros
Mmh dans sa fureur, il avait oublié cette vieille coutume, à l'entrée de toute maison de tolérance..Le bas du front traditionnel compensant une deficience mentale certaine par le poids de ses armes..et dont la seule aptitude semblait de récuperer avidement celles qu'il pourrait récuperer sur les visiteurs..
Par le passé, le Gardien de la Rose Noire avait déjà supporté voir apprecié les bavardages de Thoros..peut être en serait il de même avec l'olibrius se tenant à present dans l'encadrure de la porte, empechant farouchement tout accès.
Seulement voila, cette fois ci Thoros ne fournirait pas ses armes avec bonhomie, ses intentions n'étaient pas à la détente et à la bonne humeur.
Cependant, au lieu de partir dans un affrontement direct, inutile et dont il n'etait pas certain de sortir vainqueur, il se servit de la meilleure arme qu'il soit..inciter au doute en usant de beaux discours..en esperant l'esprit qui se trouvait en face de lui, moins obtus qu'il n'y parraissait.
Thoros eleva la voix, un flot verbal suffisament fort pour esperer attirer des badaux, employant parfois le vouvoyement afin de les prendre à parti..tout en laissant envisager que si besoin était, il pourrait faire un tapage bien pire..On aime rarement ce genre de souci, lorsqu'on a à tenir un etablissement souvent mal accepté, sincèrement ou hypocritement, par la population locale.


- Comme vous semblez vous en rendre compte, je suis ici en vue de négociations houleuses..Quel est ce principe retrograde de se demettre de ses armes pour ce faire ?? Une telle aberration contraint aux duels à mains nues en dernier recours au cas ou le different n'est pas tranché !! C'est lamentable. Ta maitresse est une barbare.

De plus, situation injuste, tu conserverai toi même tes armes, les vieux guerriers que nous semblons être tout les deux savent le péril que cela implique. Je m'y refuse, mais je nuance.

J'aurai accepté cette condition si ta maitresse était venue elle même à ma rencontre, ce qu'elle n'a pas fait..Je ne lui en tient pas rigueur, nous dirons que cela est dû à son ignorance quant à mon identité.

Voici donc ma proposition..Je garde mon epée, tu me conduis jusqu'à elle, et dès l'instant où nous serons en contact, où elle ne pourra plus envoyer de tierce personne pour echapper à mon indignation..là, je te la donnerai..

En revanche..


Abaissant sa torche, l'ecrasant à moitié à terre pour attenuer la flamme, avant de la lacher sur le pavé

- Ceci est inapproprié, surtout en plein jour.

Et secouant son manteau, faisant chuter, attention les pieds, un par un les poignards dans un fracas epouvantable,

- Et ceci, pour demontrer qu'il n'y aura pas fourberie de ma part..si je suis amené à egorger quelqu'un, ça sera proprement..euh non oublie, ça c'était pas utile..

Un soupir plus tard, il jugea que les propos tenus n'étaient peut être pas suffisant..Le gardien ne percevrait toujours pas autre chose qu'un énergumene potentiellement dangereux en lui. Et lui claquerait la porte au nez. Il allait donc devoir se presenter..et en rajouter un peu..

- Je me presente, car je ne suis pas un rustre, tu auras pu effectivement constater l'étendue de mon savoir vivre..
Mon nom, celui avec lequel on m'a affublé à ma naissance..est Thoros, si tu t'aventure parfois un peu dans le rude monde exterieur, il signifie peut être quelque chose pour toi.
Car tel est mon bon vouloir, je prend actuellement en charge la securité de Genève, à la tête de mon armée..à la force de frappe tout bonnement demesurée.
Posseder le pouvoir de protéger, comme je le fais si habilement et avec autant de zèle, signifie également le pouvoir de detruire..


Dans tout ce qui était dit..Il n'y avait aucun mensonge..De simples vérités un peu detournées et améliorés à la rigueur..hein ? bon..completement ouais...

-Crois bien que si tu cédai à la tentation facile de me claquer la porte au nez..Cela ne serait rentable pour personne..Mais surtout pour toi..qui serai alors fautif de tout ce qui en decoulera..Tandis que moi je parviendrai à mes fins..
Cette maison n'est pas un bastion inexpugnable..Une poignée d'hommes et un tronc d'arbre en guise de bélier suffirait. Et tu pourrais bien vite te retrouver sans boulot..au dessus d'un foyer calciné.
L'initiative serait cependant fastidieuse et ne conduirait pas forcément à entamer des pour parlers sur des bases saines..Je ne souhaite pas que tout cela arrive..

Mais je ne donnerai pas mon épée..Tant que je n'aurai pas la preuve que ta taulière est bien là..et disposée à me recevoir..


Alors ? * haussant les épaules, les bras pliés et relevant ses mains en creux, en forme de balance* Honnête non ?
_________________


Mon passé ne regarde que moi...et la moitié des policiers du royaume..
--Ingrid_ou_gossuin
[Gossuin]

Gossuin, il ne fallait pas trop lui en demander.
Il était soldat. Il n'avait jamais été gradé, même si ses camarades le disaient futé.
A moins que commander à dix clampins ne soit être gradé.
Il n'était jamais monté plus haut.
Le lecture, à son âge, c'était trop tard. Et pour monter plus haut, il fallait être capable de lire des messages.

Et puis l'âge venant, justement, il avait surtout eu envie de rester vivant. C'est qu'il frisait les 45 ans tout de même, un âge canonique pour un soldat.
Veinard, en plus donc.
Mais attention, quiconque osait dire qu'il avait une chance de cocu se mangeait une mornifle.
C'est qu'en rentrant dans son pays, son petit pays vers Paris, il avait marié Ingrid.
Ingrid était encore belle malgré ses trente années, assez pour le soldat qu'il était. Ingrid vivait chez sa vieille mère et n'avait jamais trouvé quelqu'un d'assez téméraire pour l'épouser.
Gossuin lui, il n'avait peur de rien, surtout pas d'épouser une vieille fille et de l'emmener à la ville après la mort de la vieille mère.

C'est comme ça qu'ils avaient été recruté. Un bordel renommé cherchait un protecteur et une habilleuse pour l'une de ses propriétaire qui allait voyager.
Voilà comment ils étaient entrés au service de Désirée. Madame, pour ses employés. Ou la maquasse, dans son dos, et dans le dos du couple le plus haut gradé dans la hiérarchie des employés.

Mais je m'égare.

Gossuin, donc, il ne fallait pas trop lui en demander.
Surtout pas d'écouter un décalqué du ciboulot de bon matin devant sa porte, alors qu'il aurait pu ronronner au chaud avec sa gouvernante d'épouse – si cette dernière ne l'avait pas réveillé en ôtant comme chaque matin les couverture de dessus lui en le houspillant pour qu'il se lève.

Il écouta donc sa barguigner l'importun, ou en tous cas mima bien le mec qui écoute, bras croisés sur sa poitrine musculeuse, pommeau de l'épée luisant dans le sommeil matinal, crane au poil aussi court que sa barbe d'un jour ou deux... Il se préoccupait plus d'en imposer physiquement que de chercher à répondre au mec d'en face, qui avait tout de même l'air assez balaise. Normal, me direz vous, s'il était effectivement ce qu'il disait être, à savoir un chef d'armée – ou probablement plus d'un groupe de malandrins.

Toujours faisant mine d'écouter, écoutant peut être un peu plus attentivement, il regarda les poignards tombés au sol, d'un air qui se voulait blasé. Même s'il était rudement impressionné de voir la quantité de feraille que l'homme semblait trimballer !
Mais le babillard avait toujours son épée sur lui, et des fois, dans la vie, y'a des affrontement de volonté pures.
La voix grave retentit donc, basse et posées :


Si monsieur veut entrer, monsieur doit me confier son épée.

Et puis, pour faire bonne mesure:

Personne n'entre armé au bordel, et Madame vous attend.

Genre, si tu comprends pas, t'es vraiment un idiot mon gars!

Soldats_En_Vadrouille, incarné par Hadelize
Ils parcouraient les rues sans but précis, déjà bien avinés
Leurs rires gras effrayaient les femmes qui saisissent les mains de leurs enfants et les entraînent vivement dans les maisons.
Une halte dans une taverne, quelques verres encore.
Ils avaient l’habitude de partager dans l’armée le peu qu’on leurs distribuait et là, désœuvrés depuis de longues semaines, les seules rixes étant entre eux, ils s’offraient tournées sur tournées pour oublier qu’ils allaient devoir aller travailler à la mine.

Chancelant, s’appuyant l’un sur l’autre, ils ressortent et là, le plus vieux, un beau balafré s’écrit


Le bordeau ! *hips* j’veux aller au bordeau !
Et garçon ! *hips* La brunette……*hipssss*…………elle est pour moi !
Bien roulée, la brunette ! *hips*



Il entraîne les autres et les voilà qui s’approchent de l’enseigne « Au repos du lion ».
Ils se figent, se regardent, chancellant sur place


C’est qui.. qui *hips* parle ? *hips* c’te voix ? *hips*

Mais c’est l’thoros !

C’est’y qu’il aurait b’soin d'nous ?


D’un coup ils se redressent, les vapeurs d’alcool semblent s’évaporer d’un coup.
Ils se plantent autour de leur général et d’une voix unie, presque ferme


Général *hips* à vos ordres !

Leurs mains sont posées sur le pommeau de leurs épées, réflexe de soldats aguerris
Opaline
C'était l'heure de transition .. transition du monde diurne , presque honnête , la tenue décente d'une tavernière ordinaire , tablier entourant ses hanches , à celui nocturne et festif, dangereux et attrayant pour la luciole qu'elle était , aveuglée et stupide , presque indifférente à la brûlure qui ne manquerait pas de détruire ses ailes et la condamner à coup sûr.

Elle se préparait donc, avec l'aide d'Ingrid , et la métamorphose était de taille , d'une chenille à papillon , moyennant force maquillage , coiffure , robe décolletée mais néanmoins juvénile, l'atout d'Opaline étant sa fraîcheur et sa jeunesse , mais passant et pas seulement dans l'apparence en un temps recors de jeune fille à ...catin, comme si cette transformation physique la préparait également mentalement à ce qui allait suivre , appâter le client , mettre en valeur ses formes , et puis.. surtout.. le satisfaire ensuite ...

Elle se regardait alors qu'Ingrid la préparait , son esprit évaluant toutes les possibilités de la soirée et nuit à venir , à savoir qui elle allait inviter dans sa couche cette nuit là : un jeune puceau timide et touchant , mêlant sentiment à cette première fois, lui promettant enlèvement et mariage aussitôt oublié après l'acte , ou un vieil homme fatigué , plus voyeur qu'acteur , ou encore un soldat profitant de la ristourne , rapide et aviné , les mains furtives et maladroites , s'emparant d'elle sans tendresse ni attention , lui laissant un dégoût grandissant des hommes au fond de l'âme.

Un trait pour souligner le regard , noir et profond , pétillant et naïf ; rose aux joues pour accentuer la fraîcheur de son teint , que sa patronne surveillait , sachant que la pommette haute était un bien précieux , que la bonne mine attirait plus que n importe quoi , presque plus que la taille élancée et la cuisse ferme .

Des éclats de voix , des cognements sourds , un barouf du diable qui fait trembler la bâtisse , alors que Ingrid et Opaline se tendent à cette effusion de violence possible , elles se regardent , et que la jeune catin croit reconnaître une voix et se fige , blême.

je vais voir, Ingrid , faut qu'je voie !! je.. je reviens .

S'engouffre dans le corridor , bondissant comme la jeune panthère qu'elle est , pas encore tout à fait lacée ni coiffée , leste et sans réflexion,alors que le visage de Thoros se laisse entrevoir dans l'embrasure de la porte , elle harponnée par son regard , tremblante ..

ha non ... non... pas lui... les autres tous autant qu'ils veulent mais... pas lui...

Et pourquoi non? pourquoi pas lui? C'était un homme comme les autres et si sa bourse était pleine , elle n'avait aucune raison de le refuser . Nullement une histoire d'amourette ou autre , non.
Mais... allez savoir pourquoi, certains s'octroyaient son respect, d'autres non. ou moins . Ou elle réussissait à passer outre .
Était-ce l'uniforme? la stature? le verbe haut ?
Elle même ne le savait pas , mais c'était un fait .Fantasque esprit tortueux d'une jeune fille à peine finie...
Panique dans le cœur de la luciole , elle n'avait pas pensé à ça, que certaines connaissances pouvaient aussi profiter de ses faveurs , certaines connaissances plus appréciées ou respectées que d'autres, comme.. Ludo.. quoique Ludo, elle l'aurait fait monter par vengeance et chagrin , et l'aurait aimé plus sûrement que la meilleure des catins , accentuant même le côté professionnel .
Mais .. lui.. non... elle ne voulait pas ! tous ses soldats si ils voulaient , même les plus sales et les plus brutaux , mais pas lui ...

Gossuin... que.. se passe .. t il?


Et depuis quand une catin choisit qui elle accepte entre ses cuisses? depuis quand on lui demande son avis? Pauvre idiote ... la voilà maintenant confrontée à ses contradictions , elle s'était jetée à corps perdu dans cette voie pour échapper à tout sentiment , toute émotion, et s'y retrouvait maintenant plongée , l'idée de son mépris à lui insupportable , de sa pitié davantage , elle se serait presque jetée par la fenêtre de peur , voulant fuir cette entrevue là... mais... bien sûr qu'elle n'y échapperait pas .
Kalan
Désirée lui rend sa bourse.
Aurait-elle trouvé preneur ? Elle pourrait tout aussi bien garder l’argent. Il viendra, de toute façon, s’occuper de la petite.
Seulement là, il est un peu pressé. Sans insister, il laisse la porte se refermer sur lui.

Rapide passage au Repos du Lion pour constater que l’hymen d’Opaline a bien été vendu.

… Et il avait un peu oublié.
Puis la petite Opaline était de nouveau revenue le hanter.
Délaissant ses champs, négligeant de mettre son bois sur le marché, il avait repris le chemin de Genève.

Cette putain de virginité, elle devait bien l’avoir perdue !


[Au Repos du Lion]

Elle est là, la petite Opaline.

Elle a l’air…
Comment dire ?
Plus sûr d’elle ?
Moins naïve ?
Moins pucelle ?

Petite catin soumise, consciente des plaisirs du corps, apprêtée pour plaire…
Kalan, habitué à se servir, n’avait pas attendu la permission de Désirée.

Seulement voilà ….


[Sur le chemin du bordel]

Ca se bouscule au bordiau !
Sans doute le panneau
« Soldat et soldates de la défense genevoise, moitié prix ! » qui a attiré du monde.

Un fou furieux en puissance, armé, torche à la main..


Desirée !! Vieille maquerelle degarnie ! Ouvre cette porte !

Derrière lui se pressent d’autres soldats.

Désirée, bordel ! Fais entrer tes clients et grouille toi qu’on discute !!!
Desiree.
Un soupir.
Oui, c'est un soupir qui s'échappe des lèvres blondes.

L'homme fait trop de boucan, cela va devenir mauvais pour son petit commerce.
D'autant que l'objet de toutes les convoitises se sent concernée et descend de l'étage des chambres.
Et qu'un autre homme rajoute son boucan à celui du premier.

Cette fois ci c'en est trop.
La blondine se lève, et se dirige vers la porte. Elle tapote légèrement l'épaule de Gossuin, hissée sur a pointe des pieds pour tenter d'apercevoir ce qui ce passe réellement.


C'est bon, Gossuin. Laisse entrer ces deux messieurs. Nous avons à parler.

Elle n'attend pas de voir ce que cela donne au dehors. Elle se dirige vers une petite table, non loin du feu. L'hiver est glacial, et le feu est doux.
Elle sourit, déjà. Elle a confiance. Les deux entreront.
C'est beau, l'assurance.

Elle s'installe d'un coté de la table rectangulaire, et pointe le siège à coté d'elle.


Opaline, assieds toi s'il te plait.

Les doigts fins se croisent sur le bord de la table. Les yeux gris se posent sur la porte grande ouverte. Elle patiente.
_________________

© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
Opaline
Quand à la première voix presque paralysante de son ex chef s'ajoute celle attendue de kalan, l’irradiant sur place , maintenant écartelée mentalement entre les deux extrêmes de sa jeune vie , quand son esprit se tord entre le bien , le mal, l'honnêteté , son inverse, la dignité , la décence , ou le vice , la turpitude, l'impudeur , le plaisir ... et j'en passe...la voilà qui papillonne , bafouille , petit cœur palpitant sa panique , l’œil écarquillé , la bouche ouverte, le fard inutile en l’occurrence, les joues rosées d'excitation et de trouille.

Croisements de regards entre Opaline et Guossin, dont elle ne sait s'il est las ou amusé , le regard fixe, sans doute témoignant de l’incertitude quand à l'attitude à avoir en pareille situation.

Voix qui s'ajoute et parfait le tableau, celle de sa patronne , apaisant le tout d'un ton presque habitué, contraste entre la respiration sifflante de la donzelle et l'attitude presque nonchalante qu'elle voyait de sa patronne .

-Opaline, assieds toi s'il te plait.

La luciole si proche du brasier aurait pu seulement se consumer , et tomber raide morte et calcinée , si un sursaut de raison et l'aide de Madame ne lui avaient fait prendre un millimétrique recul nécessaire , et aviser la situation avec un peu plus de calme.
Hochant la tête , avança vers elle d'un pas plus assuré , et s'assît à ses côtés , presque fière de créer tant de trouble et de bruits , un demi sourire aux lèvres .

- Oui, Madame .

Après tout, que pouvait il lui arriver?Elle opta pour une tactique plus instinctive que réfléchie , celle du mort , rendue absente , indifférente ou presque , comme spectatrice d'une scène certainement riche en enseignements divers , qui sans doute resterait dans sa mémoire d'oiselle , alors attendît que la porte se noircisse de présence , et qu'on lui fasse savoir ce qu'on voulait d'elle.
Thoros
- Grmblbl bande de soudards, vous empestez..
Maitrisez vous, pas de gestes inconsequents, sabordez l'equivoque.


Se baissant à l'oreille de l'un d'entre eux, pour soumettre quelques consignes, esperant qu'il n'allait pas exprimer son contentement et consentement de façon trop audible au cerbère.

- Partez plutôt rassembler ceux que vous pouvez trouver et amenez les moi. Dites leur qu'il y'a du grabuge, ils se font tellement chier que ça suffira.
Apportez également des torches..et un arbre..Oui un arbre crétin !
*exclamation un peu vive très vite reprimée avant de reprendre*Vous le coupez, vous coupez les branches, vous coupez les racines mais vous me le debitez pas ! Gardez le tronc !
Les affaires reprennent..Allez hop !


Puis, comme pour s'excuser auprès du garde qu'il avait fait attendre, tout en lui faisant sentir qu'il n'avait pas menti :

- Ah, désolé pour le contretemps, t'sais ce que c'est hein, leur chef charismatique incontesté et veneré fait une apparition publique..Et leur émoi est palpable !
En fait ils sont un peu febriles, l'attente ça exacerbe les pulsions, ça inspire le mal et la nervosité tout en rejetant la moindre idée d'apaisement.


Thoros esquissa quelques pas lents vers Gossuin, pointe de l'epée vers le bas dans une attitude peu menaçante.

- Cela m'étonne de voir homme tel que toi, echoué par ici.
Tu as encore de beaux jours devant toi, mais si, mais si.
Ta carrure et ton experience me seraient très utiles, songes y..


Il esperait en réalité se rapprocher suffisament pour lui taillader les jambes, mais avant toute tentative de sa part, la situation s'emballa, son calme et sa fragile maitrise de soi s'envolerent.

Un froncement de sourcil, lorsque la voix fluette derrière Gossuin se fait entendre, qu'il devinait, qu'il craignait de reconnaitre.
Tour à tour penché à droite, à gauche, sur la pointe des pieds pour l'apercevoir, être certain que c'est bien vrai, presque paniqué :


- Qu'est ce que c'est ? Qu'ai je entendu ? Montrez la moi !!

Perdant tout sens strategique, fulminant et vociferant sa hargne, il pointa son epée sur Gossuin dans une attitude..un peu plus menaçante..

- Ecartes toi ou je te troue, je t'épingle, je repeind le sol vermillon et aère tes tripes jusqu'à felicité !

-Désirée, bordel ! Fais entrer tes clients et grouille toi qu’on discute !!!

- Aaah !

Corps et epée effectuerent un demi tour complet, dos tourné à Gossuin, erreur fatale en cas de combat.

- Qu'est ce qu'il veut le gueulard ?! Il voit pas qu'il dérange ? Mais je vais te phagocyter la tronche moi !!

Et la libération survint. L'épée restait menaçante envers Kalan, mais le visage de Thoros se decripsait, la respiration se faisait moins saccadée.
Il avait distinctement entendu prononcer ces mots..On le laissait entrer.. Voila qui changeait la donne, une affaire rondement mené..Mais le plus dur restait probablement à faire..


- Ne t'avises pas de me suivre..Je ne tient pas à ce que tu assistes à ma discution..avec Desirée..Qui ne te regardes pas..Qui est d'ordre privé..
Voila, t'fais c'que tu veux, tu joues aux dés avec Mr. Muscle, tu vas te purger au bar..Mais tu attend ton tour..


Thoros rengaina et, la mine sombre, passa devant le garde pour penetrer enfin..Dans l'antre de la bêête ! saleté..

Pour se donner du courage, il se mit à chanter, en suivant l'ombre mouvante qui le précedait d'une longueur de couloir.

- Desirééééee ! On était tout les deux, Désiréééee !
À voir nos chemins se rencontreeeeer !!


Ok. Mauvaise idée. Il la boucle.

Blang, fourreau au sol, devant le bureau, histoire de montrer, un peu tard, qu'il n'était possedé par aucune sorte d'animosité..
Instinctivement, il referma la porte derrière lui, comme une mesure dissuasive un peu vaine, au cas où on l'aurait suivit..

- Oh mais c'est coquet chez vous dites moi ! Si je suis venu c'est pour..

S'avance...Un pas..puis l'autre..Tire un siège..S'asseoit lentement..Ne quitte pas des yeux Opaline, pendant tout ce temps là, la jauge, la scrute, la détaille attentivement en conservant un oeil que le trop plein d'émotions diverses rendait particulièrement inexpressif..La pièce avait beau être chauffé, le climat était glacial et la tension palpable.
Le visage tourné vers la taulière, mais maintenant son regard appuyé vers Opaline, il poursuivit enfin;


- Ma chère Desirée..C'est votre vrai prénom Désirée ?? Aem brouf non non je m'égare..J'aimerai que nous discutions de faits importants, voir gravissimes, seul à seul, en tête à tête, de vous zamoi..

La requète formulé ainsi implicitement,était très clair..Il aurait bien assez tôt une confrontation avec Opaline, apprentie catin..Mais il preferait retarder ce moment, ne pas s'y risquer tout de suite tant qu'il ne connaissait pas mieux les tenants et les aboutissants de ce camouflet.
_________________


Mon passé ne regarde que moi...et la moitié des policiers du royaume..
Frimoden.
Voilà bien des jours que Frimoden ruminait dans son coin . Tout allait de travers depuis qu'elle était revenue sur Genève , et son moral en prenait un sacré coup . Elle ne sortait plus , n'allait plus en taverne retrouver ses amis , elle réfléchissait à longueur de journée .
Mais il lui fallait réagir , elle ne pouvait continuer ainsi .

Première chose à régler , remettre Opaline dans le droit chemin !

Plusieurs fois elle avait essayé de discuter avec son amie , mais rien n'y faisait , Opaline considérait que tout était trop tard , elle était devenue fille de joie , c'était ainsi , comme une fatalité , rien de pouvait changer .
Frimoden s'en voulait énormément , c'est elle qui l'avait fait venir , qui l'avait enrôlé dans l'armée de Thoros pour vivre de belles aventures . Et voilà que la petite s'était laissé embobeliné par une maquerelle de première ordre .

Quand Opa lui avait dit cela au tout début , Fri s'était mise en colère , elle lui en voulait de donner ainsi son corps contre quelques écus , alors que l'amour était si beau à vivre quand il était partagé .
Elle avait tellement prit cela mal , qu'elle ne voulait même plus voir Opa ,
En fait , Fri s'aperçu qu'elle l'avait tout simplement abandonnée plutôt que d'essayer de l'aider .
Elle s'était donc radouci , avait discuté avec son amie pour lui faire entendre raison , en vain , Opa était devenue résignée .
Puisque la sagesse n'avait eu raison , Fri se décida donc à aller chercher son amie de force , il fallait qu'elle la sorte de ce bordel !

Elle s'arma de beaucoup de courage , approcher un lieu comme celui ci lui était déjà presque insurmontable , les souvenirs lui remontant en tète . Mais il fallait vaincre tout cela , pour son amie , pour Opa . C'est donc d'un pas décidé qu'elle prit la direction du Bordel .

Arrivée à l'entrée de la rue , elle entendit des éclats de voix . De loin , elle vit un attroupement devant la maison close .
Elle marqua un temps d'arrêt , elle espérait passer inaperçu en allant la bas , tout cela paraissait impossible maintenant . Que faire ?
Non ! Pas question de faire demi tour , il fallait aller jusqu'au bout , penser juste à une chose : sortir Opaline de la !

Elle continua son avancée , plus doucement , moins sure d'elle déjà , mais toujours déterminée .
Elle scrutait l'entrée du bordel , essayant de comprendre se qu'il s'y passait , après tout , la curiosité pouvait bien l'emmener jusqu'à la porte .

Soudain , elle s'arrêta net . Parmi les gens présent , elle reconnu Thoros qui entrait ou moment ou elle arrivait . Elle n'en croyait pas ces yeux .


THO.................

Ses mots se perdirent dans le brouhaha . Elle restait la debout comme paralysée par se qu'elle venait de voir . Qu'est se qu'un homme tel que lui faisait ici ? Quelle question ! Qu'est ce qu'un homme peut bien venir faire dans un bordel …..................
_________________
Desiree.
C'est mon vrai prénom, oui, mon sieur.

Elle sourit, habituée à la question. Et en effet, l'on était en droit de se poser la question. Quels parents appelaient leur enfant Désirée pour ensuite la vendre comme servante aux bains publics, à l'âge de huit ans ?
Pas des parents qui aiment leur enfant, avait-elle fini par conclure. Des parents pauvres et affamés ET aimant l'auraient vendue comme servante à une noble famille, peut être où à une riche famille. Pas à des bains publics où le sort des filles grandissantes est connu.

Elle chassa la pensée et reprit:


Mais je vous en prie, asseyez vous. Nous attendons donc l'autre sieur.

Oui... mais on l'attend longtemps, le sieur. De là à dire que ça devient un tout petit peu agaçant, pour la riche patronne... Il n'y a qu'un pas.

Referme la porte, Gossuin. Le froid rentrer et il ne me sied pas d'attendre la fin des atermoiements du sieur Kalan. Il reviendra quand il saura que faire.

Bien, Madame.


Elle attendit que l'homme d'armes referme la porte et s'approche. Elle se sentait malgré tout rassurée par la présence de son gardien, bien que leur visiteur impromptu n'ait pas l'air très dangereux... Il n'en restait pas moins qu'il devait sûrement l'être.
Elle croisa les mains sur la table, et observa l'homme.


Bien. Dites moi donc ce qui vous amène, mon sieur?
_________________

© Victoria Frances et ?, création Atelier des doigts d'Or
Le passé de Désirée ? C'est au Boudoir des Sens
See the RP information <<   <   1, 2   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)