Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   <   1, 2, 3   >>

[RP] Qui suis-je?

Gargantua
l'air était particulièrement frais ce matin là, le sol couvert de neige gelée rendait chaque sortie plus inconfortable. les vieilles bottes usées de Gargantua ne faisait que rajouter à ce supplice en laissant passer l'humiditée sous la semelle.

BRRRRRrrrrrr! non mais c'est quoi ce froid? et pourquoi c'est toujorus moi qui suis de corvée d'eau et de bois? Marmonait-il
il pourrait pas y aller ce fichu docteur Mamour au lieu de jouer avec cette catin de bas étage? c'est moi qui devrait être avec ma femme au près de sa soeur, pas ces hurluberlus....

En effet Gargantua s'était lui même proposé de chercher de l'eau pour les soins Sunev et du bois pour la cheminée. mais lorsqu'il été arrivé les quelques jours plus tôt avec sa femme pour être au chevet de la tite blonde, il faisait un grand soleil et une douceur limite inquiétante pour la saison. Maintenant il faisait pas le malin et passait son temps à raler pour oublier qu'il avait trop froid; quand tout à coup il entendit un cri! une voix qui ressemblait à celle de sa belle soeur! il se hâta donc et arriva enfin pour entendre sa femme s'inquiéter...

Citation:
Sun, regardes-moi, moi non plus tu ne me reconnais pas ? Je suis ta soeur jumelle. Christyl. Et toi tu est ma petite soeur bien aimée, tu es Sun, tu ne te souviens pas ? Sun... Sunev.....


il posa tout son chargement par terre pour aller serrer sa femme contre lui et prendre lui aussi la main de sun

Sun? c'est ton beauf, Gargantua... le beaufyeuxbleus que tu m'avais appelé un jour où la bière avait surement eu raison de toi. comment tu vas? réponds nous.
_________________
Antoine_de_cosne
[Le lendemain matin...]

Comme à son habitude, Antoine s'éveilla au chant du coq.
Si l'on pouvait parler de s'éveiller...

Lulu qui partageait son lit n'avait certes point fais assault de tendresse fort déplacée comme il le craignait.
Cependant durant toute la nuit elle s'était tournée, retournée, avait parlée dans son sommeil, ronflée comme un sonneur...
Bref il n'avait que fort peu fermé l'oeil.

il sauta dans ses chausses, puis alla faire chauffer le lait, coupa du pain et sorti du beurre, tira deux chopes de bières, puis alla secouer le Docteur Mamour qui dormait paisiblement sur sa paillasse.

Doc ! Réveillez vous !
Sun a besin de vos soins si elle a passée la nuit la pauvre enfant !!


Puis il retourna à son déjeuner, attendant le réveil du Docteur Mamour pour se rendre en sa taverne de conserve avec lui...
_________________
Sunev


A peine venait-elle de poser sa question fatidique à l'homme blond? "Qui suis-je?", qu'elle se rendit compte de la présence bienveillante d'une femme de l'autre côté de sa couche. Sans doute la femme était-elle restée immobile à ses côtés, main dans la sienne, peut-être même assoupie et que c'est pour cela qu'elle ne s'était pas rendue compte qu'elle était présente. Toujours est-il qu'elle tourna son regard perdu et rempli d'incompréhension vers elle.
La femme était blonde elle aussi. Ses cheveux lisses lui tombaient jusque dans le cou encadrant un visage harmonieux et souriant.
Elle est belle - pensa-t-elle...


Sun, regardes-moi, moi non plus tu ne me reconnais pas ? Je suis ta soeur jumelle. Christyl. Et toi tu est ma petite soeur bien aimée, tu es Sun, tu ne te souviens pas ? Sun... Sunev.....

Un autre homme s'approche et tout en prennant Christyl dans ses bras vient lui donner la main à son tour.

Sun? c'est ton beauf, Gargantua... le beaufyeuxbleus que tu m'avais appelé un jour où la bière avait surement eu raison de toi. comment tu vas? réponds nous.

Et Sun de regarder tour à tour les 3 personnes, de plus en plus hébétée. Elle n'était pas capable de mieux que de répéter bêtement tour à tour les noms qu'on lui citait; des larmes brûlantes lui montant peu à peu aux yeux...

Christyl? Ma... soeur?

Sun? C'est mon nom ça? Sun? Sunev? Je suis blonde aussi? Comme vou...Toi?

Gargantua? Mon beauf? C'est vrai que vous avez les yeux bleus... Mais t'es pas blond toi...
Et alors...


Elle se tourne pour finir vers Seblebeau et lui demande:
Et toi? Vous êtes mon mari donc?

Elle s'agite soudain très inquiète.
Mes enfants! Est-ce que j'ai des enfants? Ou sont-ils? Est-ce qu'ils vont bien? Ils ont pas mal eux au moins???


Seblebeau
Seblebeau etait un peu decontenancé, troublé meme par ce qu'il se passait devant ses yeux*.... Sun , la si jolie Sunev avait perdu ses souvenirs...


Christyl? Ma... soeur?

Sun? C'est mon nom ça? Sun? Sunev? Je suis blonde aussi? Comme vou...Toi?



elle ne reconaissait meme pas sa famille...meme pas ce qui paraissait evident pour un personnage exterieur tant la ressemblance etait frapante ...le pire allait venir pour lui ..


Et toi? Vous êtes mon mari donc?
Mes enfants! Est-ce que j'ai des enfants? Ou sont-ils? Est-ce qu'ils vont bien? Ils ont pas mal eux au moins???



Mais non , mais non il fallait retablir la verité avant qu'elle ne s'embrouille plus... Le beau aimait la douceur de se straits , la melodie de sa voix mais n'etait point marié avec cette dame là...

M'zelle ... ne vous affolez point ainsi...

Le beau lui tenait toujours la main et du pouce lui caressait le poignet comme pour l'apaiser , pour lui transmettre sa propre quietude...

vous n'etes point ma femme , je doute meme que vous ayiez un mari ..si cela etait , j'crois bien que j'l'etripperais c'manant d'vous laisser vous faire taillader comme ça.. point d'enfants que vous n'ayez protégé m'zelle , n'ayez crainte , reposez vous ... remettez vous tranquillement...

tout en assayant de l'apaiser , le beau sentait son coeur battre la chamade.... etre son mari...quelle belle idée ...mais non!! il la detestait...
La regardant ainsi , il se demandait comment se convaincre lui meme qu'il la detestait ... cette dame là ne le laissait pas indifferent , il se sentait la force d'un mur, pret a empecher tout element exterieur de venir lui faire du mal..il ne la detestait point comme il aimait a penser , c'etait bien plus subtil que ça, il sentait poindre un feu , juste une brindille qui se consumait mais il se disait que peut etre... en y ajoutant une ou deux autres brindilles... puis un morceau de bois un pe uplus eloquant ..puis...puis... Perdu dans ses pensées , Le beau n'etait plus a ecouter les gens autour qui s'agitaient , discutaient ...
_________________
Christyl
Christyl vit le regard de sa soeur se poser sur elle et la détailler avec surprise. Visiblement elle ne la reconnaissait pas. Elle sentit la panique l'envahir. Et si la mémoire ne lui revenait jamais ?

Elle serra sa main encore plus fort et lui sourit chaudement pour la rassurer. Puis elle ressentit un léger soulagement quand elle entendit sa voix tremblante


Citation:
Sun? C'est mon nom ça? Sun? Sunev? Je suis blonde aussi? Comme vous...Toi?

Gargantua? Mon beauf? C'est vrai que vous avez les yeux bleus... Mais t'es pas blond toi...
Et alors...


Le sourire de Chris s'élargit et elle hocha la tête en signe d'assentiment.

oui tu es blonde comme moi, regarde....

Elle lâcha sa main quelques secondes le temps de courir décrocher un petit miroir pendu au mur et elle le lui mit devant les yeux.

Pendant qu'elle laissait sa soeur redécouvrir son propre visage, elle détaillait l'homme qui se trouvait à ses côtés et qu'elle n'avait rencontré que de rares fois en taverne. Les expressions de son visage changeaient d'une seconde à l'autre, passant de la tendresse à quelque chose qui ressemblait à du ressentiment. Que s'était-il passé entre eux pour qu'il manifeste autant d'émotions. Il ne lui voulait pas de mal visiblement sinon il ne serait pas resté tout ce temps à leurs côtés à veiller sur elle également. Se pourrait-il qu'une relation amoureuse mais douloureuse les ait réunis ?

Elle détourna les yeux de lui pour les reporter sur sa soeur qui continuait de se regarder.


Tu vois nous sommes presque identiques. C'est normal puisque nous sommes jumelles. Nous étions même des triplées. Nous avions une autre soeur, Maellia. Tu te rappelles d'elle ? Mais elle nous a quittées la pauvre, il y a quelques années maintenant, juste avant la naissance de Pestouille, notre troisième enfant à Garg et moi. Car nous en avons trois. Les deux premiers sont des jumeaux eux aussi, Mathys et Océane. C'est toi qui m'a assistée pour les mettre au monde. Tu ne te rappelles pas de ça non plus ?

Ne t'inquiètes de rien. Cela va revenir je suis sure. Ne penses qu'à te reposer. Nous allons tous prendre soin de toi. Garg mon amour, je peux te demander d'aller me préparer un bol de lait chaud avec deux cuillères de miel dedans. Je vais le lui faire boire. Le miel est bon pour la santé et il faut qu'elle se nourrisse un peu. Je lui préparerai une bonne soupe bien garnie de légumes et de pain pour ce soir car je ne suis pas certaine qu'elle soit encore capable de manger un repas plus consistant.

Elle l'embrassa tendrement pour le remercier de son aide et lui sourit amoureusement avant de le regarder s'éloigner. Puis elle reporta toute son attention à sa soeur.
_________________
--Docteur_mamour


Il avait soigné la belle blonde à l'agonie puis avait accepté l'invitation du tavernier. Il avait espéré que l'oreiller serait garni, mais il s'était bien vite rendu à l'évidence: il n'en était rien.
La belle et sulfureuse Lulu avait suivi elle aussi mais il semblerait qu'elle ait offert compensation pour l'hébergement directement au tavernier.
Quel gâchis!
Et la gueuse-donzelle qui refusait obstinément de se livrer à lui gracieusement tsss...
La paillasse était dure, l'oreille trop mou et la couverture pas bien chaude. Aucun corps doux à caresser et avec lequel se réchauffer. En un mot doc Mamour avait très mal dormi et il était d'une humeur de chien ce matin.

Il suivit en maugréant Antoine jusqu'à la taverne qui avait servait d' hospice improvisé car il devait revoir la blessée. C'était son devoir au docMamour. Blasé de la vie oui...Mais il gardait une sorte de conscience professionnelle.

Le spectacle qu'il découvrit en arrivant était touchant: la blonde pâle comme un linge entourée de sa soeur toute identique mais en plus vivante, d'un homme blond qui la dévorait du regard - sans doute le mari pensa-t-il, mais alors pourquoi que la lulu lui tripotait les parties hier hein? - et d'un second qui faisait semblait-il moult navettes - sans doute un serviteur de la famille pensa-t-il une fois encore à tort.
Il s'avisa également du fait que la belle au bois dramatiquement dormant était éveillée. Il s'approcha de suite .


Elle est réveillée?
Il se fraya un passage et se fit une place auprès de la blessée d'autorité puis demanda:
Comment vous sentez-vous?
Combien j'ai de doigt?

Et de montrer sa main pleine de doigts à la malade puis de lui faire suivre son index du regard pour voir si les yeux avaient un bon mouvement. Et enfin il lui tâta le pouls et sonda son front pour voir si elle avait de la température.

Bon, il va falloir que je vois les plaies et que je les nettoie. Ca risque d'avoir collé aux bandages et d'être un peu douloureux. Vous serez courageuse n'est-ce pas? Moi les cris et les gémissements... C'est pas trop ma tasse de thé. Et puis ensuite je pense que dame votre soeur pourra s'en charger? Une fois par jour jusqu'à cicatrisation...

Il changea les bandages de Sun en essayant d'être le plus délicat possible et retira les morceaux de peaux mortes qui s'étaient formées durant la nuit.

Il se tourna ensuite vers la soeur, blonde et gironde...
Il la détailla plus en détail d'un oeil appréciateur. Cela lui arrivait souvent de faire payer ses soins en nature à ses patientes. Mais celle allongée là était trop mal en point pour qu'il la malmène. Par contre la soeur...
Et puis il n'arrivait pas à ses fins avec la Lulu...Et il commençait à avoir les braies qui le démangeaient à force.

Un regard à Christyl.

Votre soeur a bien failli y rester.
Sourire émail diamant.
Mais je vous l'ai sauvée.
Second regard.
La vie... ça n'a pas de prix, surtout celle d'une soeur...
Autre sourire accompagné d'un petit clin d'oeil.
Je suis certaine que vous aurez à coeur de dédommager docMamour, le seul et l'unique. N'est-ce pas?

Christyl, bien que blonde, semblait assez vive d'esprit pour comprendre là où il voulait en venir et il se dit que des explications supplémentaires seraient supperflues...
Antoine_de_cosne
Antoine suivit Docteur Mamour en sa taverne, de fort mauvaise humeur, maugréant contre la paillasse qu'il lui avait prété pour la nuit sans aucune gêne pour son hospitalité !

Arrivés Au Petit Cosnois et tandis qu'il faisait le joli coeur auprès de Christyl, ne réalisant point que son époux était présent et qu'il riquait fort quelque torgnole, et s'occupant à peine de la jeune femme dont l'état semblait fort inquiétant, il ferma à clé la porte.

Nul intrus ne viendrait aujourd'hui commander à boire, l'heure n'était point à cela et la tavene était de toute manière transformée en infirmerie

Accessoirement cela permettait d'en interdire l'entrée à cette fort brave mais fort encombrante Lulu qui ronflait encore chez lui.
Il lui avaiit laissé une bourse sur la table de la cuisine à coté d'un pot à lait.
Elle serait ainsi dédommagée de sa journé perdue et Antoine se promit d'aller la visiter un jour prochain en sa taverne.

Puis il alla s'affairer en sa cuisine et revint avec un plateau bien garni de pain, de beurre, de confitures et de miel !
A quoi s'ajoutait un pot de lait fumant et quatre bols qu'il offrit à Chrystil, Gargantua et Seb...

Puis il demanda à ce charlatan de Doc Mamour qui avait l'air de s'y connaîte tout de même un petit peu son assentiment pour faire boire et peut être offrir à manger à la jumelle de Christyl...tout en guettant surtout un geste d'approbation de celle-ci.
_________________
Christyl
Chris était tout occupée à dorloter, coucougner, bichonner sa tite soeur quand le docteur Mamour reparut. Elle se recula un peu pour le laisser ausculter Sun en suivant chacun de ses mouvements du regard. Elle continuait de sourire à sa soeur pour la rassurer et se rapprocha à nouveau quand le médicastre s'adressa à elle

Citation:
Bon, il va falloir que je vois les plaies et que je les nettoie. Ca risque d'avoir collé aux bandages et d'être un peu douloureux. Vous serez courageuse n'est-ce pas? Moi les cris et les gémissements... C'est pas trop ma tasse de thé. Et puis ensuite je pense que dame votre soeur pourra s'en charger? Une fois par jour jusqu'à cicatrisation...


Elle lui sourit et hocha de la tête

Oui bien sur je prendrai soi d'elle et me chargerai de ça.

Elle le regardait prodiguer ses soins avec un rien de grimace. Un peu chochotte sur les bords la Chris mais elle avait rarement été obligée de faire face à une telle situation. Elle déglutit péniblement et continua d'observer les gestes du médecin pour pouvoir éventuellement les reproduire.

Celui-ci alors porta son regard vers elle et la manière dont il la détailla la mit mal à l'aise. Elle ne montra rien et le fixa d'un regard devenu soudain très froid. Elle faillit s'étrangler toutefois quand elle l'entendit prononcer :


Citation:
Votre soeur a bien failli y rester. La vie... ça n'a pas de prix, surtout celle d'une soeur... Je suis certaine que vous aurez à coeur de dédommager docMamour, le seul et l'unique. N'est-ce pas?


Un léger frémissement des paupières et le bleu des yeux qui devient soudain plus sombre furent les seuls signes de son indignation. Elle lui sourit d'un air carnassier et répondit d'une voix grave dont la lenteur laissait présager une réaction imminente.

Mais bien sur cher médicastre. Ma reconnaissance pour vous sera à la hauteur de vos espérances. Et pour commencer, mais pour commencer seulement.... laissez-moi vous offrir de quoi vous désaltérer un peu après le travail que vous venez de fournir.

Ce faisant elle se dirigea vers la table et prit un verre et un pichet d'eau glacée rempli à ras bord puis s'approcha à nouveau. Mais à deux pas du médicastre, Chris poussa un petit cri en faisant mine de se tordre la cheville et renversa le pichet d'eau sur les braies du toubib.... en dessous de la ceinture.

Elle le regarda d'un air faussement navré, en mettant ses doigts devant sa bouche


Oups ! oh vraiment.... je suis désolée !!!!

Puis elle releva le menton d'un air de défit et avec un immense sourire elle poursuivit

Je suis d'une maladresse ! c'est fou ça ! d'ailleurs je casse tout ce que je touche..... TOUT !!!

Puis elle chercha son tit mari des yeux car elle craignait sa réaction et s'amusait à l'avance de ce que le docteur risquait fort de subir en guise de "remerciements".
_________________
Gargantua
Après plusieurs minutes à se réjouir du réveil de Sunev, ils avaient essayé de lui faire revenir la mémoire doucement. mais cela pouvait parfois prendre plusieurs jour après un tel choc. ils allaient devoir la soigner, et Garg avait peur qu'elle y prenne goût trop vite et ne veuille plus jamais guérir. mais les deux amoureux ne se laisseraient pas faire. Ils avaient beau aimer leur soeur et belle soeur, il fallait quand meme tout faire pour améliorer son état au plus vite. c'est ainsi que sa Christylamour lui demanda:

Citation:
Ne t'inquiètes de rien. Cela va revenir je suis sure. Ne penses qu'à te reposer. Nous allons tous prendre soin de toi. Garg mon amour, je peux te demander d'aller me préparer un bol de lait chaud avec deux cuillères de miel dedans. Je vais le lui faire boire.


il s'exécuta pour laisser les deux soeur se retrouver un petit moment. le temps de trouver du lait chaud et du miel, il revint pour assister à une scène qui le fit largement sourire. Son amour avait "malencontreusement" renversé un verre d'eau gelée sur les parties privées du Doc. Garg se retenait de lui mettre une raclée depuis le jour où il l'avait vu faire son dragueur de pacotille. Etant donné que Christyl ne faisait jamais rien par hasard, il compris donc que ce dernier avait dépasser les limites.
En entrant dans la pièce, il posa le verre de lait sur une table et pris un grande cueillère de miel discrètement en s'approchant à son tour. bien qu'étant un peu énervé en imaginant ce que le docteur avait pu dire ou faire, il ne voulait pas non plus agir bêtement en lui fonçant dans le lard.


Comment elle va mon amour? on dirait qu'il s'est passé quelque chose.

il l'a pris dans ces bras devant le Docteur Mamour qui avait encore l'air abasourdit et laissa échapper la cuillère pleine de miel sur son pantalon. il espérait bien que l'eau et le sucre attirerait les fourmis et autres insectes. ça lui apprendrait à garder la tête froide un peu.

j'ai apporté le lait mon coeur, je te laisse le donner à ta soeur. le pot de miel est à coté aussi, mais j'ai maladroitement perdu la cuillère en route...
_________________
Antoine_de_cosne
Antoine, retourné à son comptoir qu'il astiquait , regardait la scène avec une forte envie de rire, malgré la gravité de la situation !

Et ce bellâtre, butinant de la Lulu à Chrystil, grognant tel un goujat après son hôte au lieu de le remercier de son hospitalité, avait eu le don de l'énerver.

Faisant mine de quêter toujours son approbation pour faire avaler quelque nourrriture à la blessée,il pris un bol de lait conservé au chaud en un pot de fer, mit son torchon sur son bras, et fit deux pas en sa direction...puis s'emmêla fort à propos les guibolles dans le premier tabouret qui se trouvait sur son chemin !
Le lait brûlant jaillit promptement du récipient pour aller inonder la chemise du séducteur à deux deniers...

Docteur , ne suis je point gauche !
Votre belle chemise de soie !
Ne bougez point, je ne voudrais point gâter si beau vêtement !


Et Antoine de saisir le torchon qu'il venait d'utiliser, fort sale désormais.

Avec grande application il se mit à en étaler le mélange de crasse et de bière renversée la veille par quelque ivrogne visité par Sainte Boulasse sur la chemise, puis satisfait de son oeuvre sourit innocemment...

Vous voici mieux à présent Docteur !
Et je ne doute point qu'avec votre mise nombre de femmes vous tomberont dans les bras !

_________________
--Lulu_la_nantaise


[Pendant ce temps là chez Antoine...]

La Lulu s'rveille an tâtant l'mat'las à côté d'elle...
L'était ben encore tout chaud, mais v'la t'y point que l'Antoine avait fichu l'camp !
L'aurait ben réchauffé un peu c'te mignon !
L'était ben aimable et plutôt joli garçon...

Pis le Doc Mamour qu'était pu là non plus !
C'tait point sa journée à la Lulu pour c'qu'était d'la gaudriole !

On va point s'laisser abattre quesse dit !
Doit ben y'avoir quêque chose à grailler dans c'te thurne !

Quand même du lait pis du pain !
L'antoine aurait pensé au beure pis à la confiture q'ssa aurait point été du lusque, mais on f'ra avec.
Pis une bonne bourse et ben garnie en plus !
Y r'monte dans son estime là l'gars !

Pis s'est point l'tout on va point trainailler dans c'te bled pourri oussque y'a rien à gagner !
Et v'là t'y point la Lulu qui prend ses cliques et ses claques direction le marché oussquelle s'achête des chausses, pis embarque des braies pis une ch'mise sous les haillons prêtés par l'Antoine.

Pis d''se grouiller avant que l'tisserand s'en rende compte direction la taverne oussqui doit toujours y avoir la chariotte !
Pis l'ch"val qu'est enore tout attelé !

Et hop ! La vl'à qui quitte Cosne le ventre plein, une bourse en poche, des frusques neuves sul'cul et un att'lage qu'est r'vendra un bon prix !

Final'ment l'avait point tant été perdante que ça la Lulu !
Sunev


Tant d'informations virevoltaient dans son esprit...
Ainsi l'homme blond n'était pas son mari.
Ainsi elle n'avait pas non plus d'enfants.
Ainsi elle avait 3 neveux et nièces: Mathys, Océane et Pestouille...

Et puis quel choc en se mirrant dans le miroir que lui avait tendu christyl!
Le visage qu'elle découvrît était effectivement bien proche de celui de sa soeur et elle ne le reconnaissait pas plus! Elle ne semblait pas diforme ni disgracieuse même si le bandage et quelques égratignures étaient bien visibles. Elle se demandait donc pourquoi elle n'avait pas de mari. Car tout de même, bien que ne semblant pas bien vieille, elle n'était pas non plus toute jeune et avait donc sans doute dû fêter les Catherinettes!!! Quelle honte!
Alors Sun, se mit à pleurer à chaudes larmes...
Elle était tellement déconfite par tout ce qui se passait et était tellement perdue...paumée...

Un visiteur entra tout d'un coup, intérrompant ses réflexions. Il s'agissait comme elle le comprît ensuite du docteur qui l'avait soignée.
Elle se fît bien sage et répondit aux questions avec courage.


Combien j'ai de doigt?
Bah euh... Je suppose 10 comme tout l'monde...

Elle se laissa ensuite osculter sagement et suivit des yeux l'index propret et manucuré du doc mamour.

Bon, il va falloir que je vois les plaies et que je les nettoie. Ca risque d'avoir collé aux bandages et d'être un peu douloureux. Vous serez courageuse n'est-ce pas? Moi les cris et les gémissements... C'est pas trop ma tasse de thé.

Grimace d'appréhension pour Sun. Elle se rappelait rien de rien mais tout comme elle savait qu'à un certain âge on est théoriquement marié; elle savait aussi, aussi surement que 1et 1 font 2; qu'elle était horriblement douillette.
Elle serra les dents et sentit de grosses gouttes perler à son front en sentant la plaie comme "venir" avec la bande.
Elle serra ses mains sur celles qu'elle sentait dans les siennes. D'un côté comme de l'autre, ses jointures blanchirent et ses ongles sans qu'elle en ait conscience s'enfoncèrent dans les chairs.
Elle était toute pâle lorsqu'enfin le docteur lui pansa de nouveau les plaies.

Soulagée et tremblante elle n'avait qu'à demi conscience de ce qui se jouait à côté; de ce médecin qui cherchait à se faire payer ses soins en nature auprès de sa soeur.

Elle ferma les yeux en essayant de se forcer à dormir, espérant qu'une fois réveillée elle se souviendrait de sa vie et de qui elle était.
Mais le sommeil ne voulait pas d'elle.
Pas maintenant... Pas encore...


See the RP information <<   <   1, 2, 3   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)