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&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;quot;Un jeune homme de mauvaise vie&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;quot; est sur le forum secondaire, dans Le coin des aRPenteurs

[RP semi-ouvert] Un jeune homme de mauvaise vie...

--Oscar.w
Pour rester en conformité avec le scénario du RP, merci de m'envoyer vos candidatures, présentation de votre PNJ, vos idées, etc... en Message Privé.
Merci.
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Exilé de son Angleterre natale, pour avoir troussé moults femmes et s'être fait troussé par de nombreux hommes, Oscar débarquait à Calais, muni d'un fort mince pécule.

Juste de quoi manger peu et se loger dans quelque bouge pendant une petite semaine...
Il allait lui falloir travailler...hélas de noble extraction, il ne savait que jouter , manger bien et bien sûr se vautrer dans la luxure...
Et si celle-ci pouvait assurer sa pitance ?
Il lui suffirait de trouver une -ou un - riche amante ou amant...

Il se mis en quête de la plus belle taverne de la ville, et y entra, espérant trouver sa bonne fortune.
Andrea_
[ Debout petite oiselle... Il est l'or ... ]



Des jours dans le noir. Jusqu'à devenir elle même noirceur.
Des jours à attendre un pigeon qui ne vient pas et qui de toute façon ne survivrait pas s'il était porteur du message tant attendu.
La chiasse avait tout perdu. Et elle faisait n'importe quoi. Tout et n'importe quoi, avec une grosse envie de rien.

Ce matin pourtant, notre Colombe s'était levée avec une idée folle.
L'envie de paraître.
Oui, la phrase est terminée.
Juste envie de paraître, envie de voir ce que ça donnait quand on était gentil. Savoir si les gens vous respectaient plus, si c'était différent.

D'habitude, la Colombe EST parfaite, mais aujourd'hui, elle voulait être plus que ça.

La folle envie d'être quelqu'un d'autre, de ... bin de paraître, définitivement je trouve pas d'autre mot.


Elle avait encore dépensé son maigre butin - gagné durement sur les routes - pour s'offrir une houppelande d'une rare beauté. Une manufacture de la haute, broderie, dentelle et tout le tralala. Et posée sur ce lit, elle ne donnait pas grand chose.

Elle avait emprunté - sans accord préalable ni intention de rendre- un collier perles et les boucles d'oreilles assorties.
Elle s'était même admirée nue dans le miroir avec pour seul habit sa parure et s'était trouvé un air cucu vraiment repoussant. Mais certains aimaient il parait alors...

L'enfilage des bas avaient été un pur... supplice. Elle qui ne voyait déjà pas l'intêrêt de mettre un corset autre que pour mettre sa poitrine en hauteur vivait un peu ça comme une punition...

Une punition... ou un jeu. Le doux rappel de son objectif - faire tourner les gens en bourrique- lui avait remis un peu de baume au coeur et finalement c'est sans rechigner qu'elle avait enfilé la robe.

Un éclat de rire avait retenti lorsqu'était venu le moment de se peinturlurer la face, et vint le moment qu'elle aimait par dessus tout - et sans ironie aucune- se coiffer.

Chaque mêche avait pu profiter de la brosse mainte fois et la belle avait pris le temps de remonter sa chevelure en chignon, laissant ça et là glisser des mêches torsadées. Une sorte de coiffé-décoiffé, un petit " oups remets moi ma mêche en place " et elle s'imaginait déjà prendre un air prude lorsqu'un homme - ou une femme - oserait la lui remettre en place.

Le résultat ?
A la hauteur de ses espérances, Adieu la colombe vulgaire, grossière et brigande, Bonjour Andrea De La Colombière, bien sous tout rapport et petite fille à papa.

Bref, pas du tout son style.

Elle avait sauté dans une paire de grolles à talons empruntées à la perlée et après un regard à elle même, un clin d'oeil bien insistée elle avait pris la route.


La démarche était sûre, le coeur un peu serrée, se rappelant de son début de vie... Sa vie avant sa rencontre avec le ténébreux.

Elle paraissait, et elle jouerait son rôle jusqu'au bout.


L'arrivée dans la taverne la plus huppée de la ville devrait être à la hauteur de ses espérances. Andréa la grande actrice était de retour !


La porte est poussée, la menton relevé, l'oeil hautain et le sourire retenu...
Ce qui est retenu aussi c'est le Olééééééé qu'elle avait l'habitude de lancer à chacune de ses arrivées.

Quelques pas dans ce lieu qu'elle découvre, avec la sale odeur de noble et de luxure qu'elle fuit pourtant habituellement. La capuche est abaissée, la cape doucement pliée sur son bras.

Elle observe...

_________________
--Oscar.w


Dans l'ambiance feutrée de la taverne, des bourgeois ventrus buvaient en riant fort assis à de petites tables rondes.
Les nobles, paradaient entre eux dans un coin.

Oscar avait beau observer la salle, nulle proie potentielle ne semblait s'offrir à lui.
Espérant encore quelque venue lucrative, il avait tourné sa chaise dans l'axe de la porte afin de pouvoir dévisager les nouveaux arrivants...

Soudain, au milieu de cette assemblée masculine dont aucun rustre ne pouvait être sensible aux charmes de son androgynie, parut une femme...et quelle femme !
Sa cape de velours noir pliée sur son bras dont le poignet laissait deviner la blancheur, une mèche dépassant de sa capuche, enroulée -cela le fit sourire- comme la sienne, le port de tête altier...
Tout laissait deviner une noble dame.

Et les superbes bijoux qu'elle arborait ne faisaient qu'ajouter à son charme.

Oscar lui sortit son sourire le plus charmeur, celui qu'il savait irrésistible et qui avait fait fondre par le passé plus d'une damoiselle ou d'un damoiseau...
Élégamment, d'un signe de la main, il accompagna son sourire d'une charmante invitation à la Dame à s’asseoir à sa table.
Andrea_
L'endroit était cossu.
C'est marrant comme cette demoiselle pouvait se sentir à son aise dans des tripos les plus mal famés et être embarrassée dans une taverne comme celle ci.

A bien y regarder, rien de bien étonnant en fait. Tout ce qu'elle s'était imaginé de l'endroit.
Des ventrus au rire gras que la Colombe inspecte sans ménagement Tu d'vrais boire plus de bière tiens... s'attendant à le voir mettre une main aux fesses de la première serveuse qui passerait à portée de bras.
Des nobliotes à la bouche pincée et au cul serré, engoncée dans leurs corsets de telle sorte que rien n'en dépasse en train de siroter une tisane et sûrement en train de jacqueter sur les épousailles d'un prince de France plus volage que le plus célèbre des libertins. Marie Madeleine, reprendrez vous un peu de pisse mémère ?

Le plus dur pour la chiasse étant bien évidemment de garder son sérieux, tout était risible, de sa tenue vestimentaire à son allure maniérée, de sa présence dans ce haut lieu de débauche - ironie quand tu nous tiens- à ses pensées déplacées. Non, rien vraiment ne la retient ici.

Un petit toussotement - avec main devant la bouche s'il vous plaît!- et un dernier regard à l'assemblée, la Colombe tente un magnifique demi tour... avant que... mais...
Bloccage du superbe corps en position semi demitouresque, déjà parce qu'elle marche sur son jupon berdol ! mais surtout parce qu'elle a repéré un... une.... ce... cette... heu... est ce vraiment important ? Mais qu'est ce que c'est que ça ?

Un androgyne, mais elle ne le sait pas, faut pas oublier que même si elle voyage beaucoup la chiasse, elle a rarement l'occasion de croiser autre chose que ses amis. Oui j'ai bien dit chose, c'est ni homme, ni femme, et ça n'a pas l'air bien méchant, pour l'effet suppo de satan on repassera. L'homme fait signe à la Colombe et délicatement elle relève le pied de son jupon - et sans juron !- Bin t'as qu'a m'siffler aussi tant qu't'y es.... Si tu crois mon mign.... ma mignn... mon.. ma....pffff Aucune importance de savoir, du moins pas tout de suite.

Un léger sourire se dessine sur le visage diaphane, le coin de sa lèvre est légèrement mordue - espérant traduire une quelconque marque de timidité- une mèche de cheveux est lentement ramenée derrière son oreille et la Colombe avance. Sisi ! lentement et avec toute la grâce dont elle est capable - en se forçant beaucoup beaucoup.

Elle s'approche de l'homme et lui tend sa main, fermant les yeux et inclinant doucement la tête - ça elle maîtrisait parce qu'il fut un temps elle se faisait appeler Altesse et elle en avait berné plus d'un. D'une voix suave sortie d'elle ne sait pas où, elle va balancer une info que peu de gens connaissent, sa vraie identité et pas un pseudonyme.


Andréa De La Colombière, Duchesse de Mirambeau

Duchesse ? Mirambeau ? Le tout est de s'en souvenir pour la suite...
_________________
--Oscar.w


Oscar la salua de la tête, faisant mine de lui marquer toutes les marques de respect dûes à son rang.
Prenant sa main, il la baisa et  se présenta...de manière quelque peu faussée.

« Oscar Wellington, Comte de Sussex, pour vous servir Duchesse... »


Sa voie grave et féminine à la fois était douce à entendre...
Accentuant son sourire, il en usa sans vergogne, souhaitant accentuer le trouble perceptible de cette Dame...de sa proie, de son objet de jeu érotique d'un soir peut-être ?
A moins que ce ne soit l'inverse?
Qui pouvait le savoir...il appréciait fort de prendre les femmes comme de s'offrir à elles.
Tout dépendait du moment.

Mais pour l'instant, il devait se concentrer sur la façon de dépouiller cette gente Damoiselle.
Ces bijoux magnifiques ne sauraient rester sa parure jusqu'au lendemain.
Il décida de procéder de la façon la plus classique au monde : l'ennivrer ce qui ne serait guère difficile les femmes tenant peu l'alcool en règle général, et la séduire, art dans lequel il était passé Maître.

«  Je suis ravi de vous voir à ma table votre Altesse... »


un peu de flatteries ne pourrait pas nuire....


Il reprit en souriant toujours, de sa voix étrange :

« Voyez-vous ces lourdauds...
Je pensais trouver gracieuse compagnie en ce respectable établissement...que nenni !
Jusqu'à votre arrivée... 
Buvons à notre rencontre voulez-vous ? Entre gens du même monde...
Je vous recommande chaudement cet Armagnac fort gracieux en bouche .»


Oscar leva son verre et trempa ses lèvres dedans, sans en absorber la moindre goutte... Il lui fallait garder l'esprit clair, comme toujours en pareilles circonstances.
Tout en faisant mine de boire et appelant le tavernier d'un signe efféminé de la main, il l'observait...
La coiffure était belle, bien faite, cependant quelques détails choquaient...
Le chignon trop simple, une mèche oubliée ou défaite à l'arrière de la tête...là où elle ne pouvait le voir, mais où une coiffeuse ne l'eut point oubliée.
La Duchesse, à supposer qu'elle le fût ce dont il doutait de plus en plus, semblait mal à l'aise dans ses vêtements malgré ses efforts...ou n'était elle qu'un peu gauche ?
Oscar Wellington était d'authentique quoique de petite noblesse et nullement duc...
Il avait cependant assisté au mariage de son Monarque, Henri le Sixième avec Isabelle d'Anjou en la Collégiale Saint-Georges de Nancy, alors page âgé de dix ans.

Et n'avait nul souvenir d'une famille de Mirambeau.

Un peu de bluff...nous verrons bien...

« Ainsi vous êtes une Mirambeau ! J'ai connu une dame de Mirambeau à la cour d'Angleterre ! De fort belle et ancienne noblesse ! »

Prêcher le faux pour savoir le vrai...
Toujours...
Andrea_
Un détail que la chiasse a oublié... Le truc tout bête de se renseigner sur les manières de la haute société, ça aurait peut ètre évité toute déconvenue. Mais elle assumerait, comme toujours et ferait avec ce dont elle se souviendrait.
Bref revenons à elle, à lui, à... Oscar, c'est donc un homme. C'est déjà un bon début, Comte en plus - bin tant qu'à faire, et à mon service. T'as tiré l'gros lot ma belle !

La tête de la belle est légèrement inclinée, reprenant sa main alors qu'il y dépose un baiser.
Le laquais vient lui prendre sa cape et la Colombe a juste le temps de se rappeler ce qu'elle fait ici avant d'envisager tirer dessus pour contrer un vol - rha les habitudes des mauvais quartiers- ah pour sûr ça aurait détonné avec l'endroit.
Le fauteuil est tiré, elle s'y assied. C'est doux, c'est moelleux, c'est ... c'est du bon !
L'homme observe le décolleté de la belle et elle ne s'en étonne même pas fais toi plaisir, en temps normal t'en aurais pris une , après tout, entre le corset qui lui faisait un furieux balcon et le collier, elle ne pouvait qu'être agréable à regarder.

Sa voix douce et mélodieuse laisse la belle pensive, interrogative même. Se demandant malgré le prénom qui elle avait en face de lui, elle connaissait bien un Yacinthe qui était un homme... Ah oui mais non...

La Colombe était troublée, les gestes d'Oscar lui donnait un visage de femme, son prénom et la tournure de ses phrases faisait de lui un homme, et sa voix laissait planer le doute.
Ce qui aurait pu mettre la belle mal à l'aise finalement lui donnait de l'assurance, elle avait compris il y a longtemps qu'elle ne devait pas avoir peur de ce qui lui était nouveau et différent.

Les paroles " Oscariennes " raisonnaient en elle.
Des lourdeaux en effet, mais qu'attendre de nobles qui n'ont rien d'autres à faire que de boire à longueur de temps, qui ont plus d'argent qu'il en faut dans toute une vie et dont le seul plaisir est la boisson, à défaut de pouvoir trousser leurs dames bien trop prudes pour accepter ça en dehors d'un quartier de lune précis ?
Point de gracieuse compagnie en cet établissement. Sur ce point ils étaient bien d'accord. Et pourtant ce n'était que subjectif, qu'est ce qu'une "gracieuse" compagnie ? Il n'y a rien d'autres ici que des culs serrés. Rien de gracieux, rien de respectable humainement parlant. Que des pauvres âmes coiffées d'un titre, hérité avec un coin de terre d'un père volage, ue leur mère cornue à souhaits pleurera plus que de raison.

La Colombe savait depuis longtemps que l'argent ne faisait pas le bonheur. Elle l'avait appris, durement. C'est pour cela qu'elle dépensait tout le sien.
Mais l'argent elle en avait besoin, puisque c'est ce qui gouvernait le monde, qui montrait la toute puissance. Son plus grand plaisir n'était pas l'argent en lui même. Uniquement de voir la détresse dans les yeux de celui à qui elle piquait tout.
Elle prenait l'argent pour voir la peur et la tristesse. Et il servait à d'autres, pour un projet commun.

Une légère perte de prestance alors qu'il lui propose de l'Armagnac.
Armagnac, qui brûle la gorge, dévore la peau et enflamme les sens... On se reprend ! ce n'est pas le moment !
D'ailleurs, est ce que les dames de la haute en boivent est ce que ça fait... bien ?


Je suis enchantée cher Comte, je me contenterais d'un thé, j'ai ouïe dire qu'ils en faisaient un exquis icelieu. Et toc !

Une main frêle et pâle est portée à la tasse, elle même portée aux lèvres délicates de la belle. Elle souffle doucement sur le breuvage qui... Berdol je vais tout d'même pas boire ça ! qui l'inspire grandement...

De Mirambeau De Mirambeau ? ah oui.... Oui c'est cela Duchesse de Mirambeau. Ouf...
Et vous en avez connu une ? à la cour d'Angleterre ? Meeeeerrrdeeeuuh Réfléchit Colombe, réfléchit... Je ne mets point votre parole en contestation mais j'ai comme un doute. La famille de Mirambeau n'a plus le prestige d'antan et j'ai la chance de la connaitre quasi entièrement, bien qu'une petite friponne ai pu passer à travers les mailles de mon filet.

Le rire qui s'en suivit fût distingué d'un point de vue extérieur mais tellement mièvre pour la Colombe. Si des connaissances à elle se pointeraient assurément ils ne s'en remettraient pas !

La cour d'Angleterre disiez-vous, et que Diable faites vous donc ici ? Jouons mon mignon, qu'as-tu donc fait pour te retrouver dans un bled tel que Calais...

Et cette fichue robe qui s'accroche partout, et le nombre incalculable de barettes qui tient ce chignon, non vraiment, La Colombe garde son petit air de princesse mais est sérieusement gavée à l'intérieur. Rien n'y paraitra! du grand spectacle on vous a dit !

_________________
--Oscar.w



Ainsi la « Duchesse » connaissait une famille qui n'existait point...
La noblesse européenne n'avait point de secret pour lui...son père avait même tenté de le marier à une noble dame française et il avait longuement -une corvée inimaginable pour un mariage qui rapporterait quelque argent à sa famille en disgrâce- étudié les différentes branches des grandes, puis des plus modestes familles...
Nul Mirambeau même parmi les plus ruinées...et encore moins de dame portant ce nom à la Cour d'Angleterre...

Quand au terme de « friponne » il eu été fort malséant dans la bouche d'une Dame bien éduquée.
Et cette façon de tenir sa tasse de thé, à pleine main !

La voix et le sourire se firent moqueur...
Il lui répondit cependant, décidant de jouer carte sur table avec cette imposteur qui n'avait sans doute comme lui nul autre objectif que de plumer le seigneur qu'il semblait être...tout comme il avait espérer le faire avec cette « Duchesse »...
quand aux bijoux, ils étaient probablement faux et nul receleur n'en voudrait...quoique à la réflexion une des boucles d'oreille lui irait fort bien .

Mais trêve de coquetterie pour l'instant .

«  voyez-vous chère madame... - ne plus l'appeler « Altesse », accroître la moquerie dans le ton plus doucereux...- notre Roy Henri VI est fort pieux...et n'apprécie point que l'on trousse sa reine et ses dames de compagnie, ainsi que quelques seigneurs qui me font l'honneur d'apprécier mes charmes...
La Tour de Londres puis la décapitation, le bûcher, que sais je encore...m'attendait.
Je me suis donc embarqué pour la France...et me voici arrivé en cette affreuse ville...tout comme vous très chère...collègue.
Car si je ne suis point Duc mais de petite noblesse, vous êtes assurément roturière...et sans doute brigande.
Hélas pour vous je n'ai point le sou...et cherchait fortune auprès de riche amante ou amant, il semble que je soit bien mal tombé... à moins que...»


La fausseté du sourire disparut, son visage redevint sérieux, ses yeux fixèrent les siens.

« Vous semblez isolée, je le suis aussi...
Peut-être pourrions-nous associer nos talents ? »


Relevant la manche de sa chemise, il fit apparaître le manche d'un fort beau poignard.

« je sais fort bien manier cet outil...cela peut-être fort utile... »
Le sourire se fit cruel, donnant à sa beauté un côté diabolique...
Andrea_
Les masque tombent... et merdeuh ! .

La petite moue boudeuse se change en une beaucoup plus amusée lorsqu'Oscar lui conte sa petite histoire.
Ele réprime un rire lorsqu'il parle de collègue et elle en déduit que c'est le moment opportant pour :
Petit un, défaire ce chignon qui lui donne l'effet de vivre un scalpe, le sang -donc le plaisir- en moins, laissant ainsi tomber ses cheveux en cascade sur ses épaules dénudées
Petit deux, glisser un doigt dans le lacet de son corset bien trop serrée.
Petit trois, tirer sur ses boucles d'oreille pour les poser devant l'homme dans un
cadeau murmuré accompagné d'un sourire ensorceleur.

La belle se pince les lèvres lorsqu'il prononce le mot " brigande", non pas qu'elle en a honte, elle a arrêté de se cacher il y a bien longtemps. Mais le terme est amusant au féminin.

Les billes d'acier de la Colombe soutiennent un instant le regard noir de son compagnon d'infortunes, ou du future fortune à priori...
Elle se penche lentement vers son visage, approchant ses lèvres de son oreille pour y murmurer


Je ne suis pas... isolée... Je suis une femme qui a tout perdu, à qui il ne reste qu'un minimum d'envie de vivre...

La p'tite chataine se redresse et sans le quitter des yeux elle relève son jupon, jusqu'à laisser poindre une dague ayant visiblement un lourd passé tenue par un simple lien en cuir entourant une cuisse qu'à travers les bas on devine opalescente.
Ses doigts visiblement heureux de retrouver cette lame bien aiguisée la caressent et sur le visage de la belle, un sourire des plus diaboliques se dessine.

_________________
--Oscar.w


Oscar la regarde faire ne se départissant point de son sourire, regardant la fausseté du déguisement tomber avec quelque amusement...
Nul besoin de paroles pour se comprendre...ou si peu.
La femme lui plaît...comme toutes les femmes mais un peu plus particulièrement.
Sa façon de défaire ses cheveux, jusque là retenus en un affreux chignon prétentieux, qui deviennent beaux tombant sur ses épaules....
Le corset entrouvert, laissant apparaître la naissance de mille délices...
Les boucles d' oreilles enlevées, offertes en offrande...

Il en saisit une du bout de ses doigts fins, la porte à son oreille, un coup d'oeil rapide dans le miroir du bar.
Cela lui va bien, accentue son côté féminin au masculin. Ou l'inverse... ?
Un sourire à nouveau...
A son propre reflet cette fois...il se trouve belle, beau, irrésistible.
Il est Oscar...sulfureuse créature dans l'entre-deux...cela aussi lui plait.

Le danger aussi qu'il aime à côtoyer, si excitant...à portée de main.
Un frôlement à peine appuyé le long de la cuisse de la « Duchesse », une caresse esquissée de ses doigts effilés, soigneusement entretenus sur sa main...
Il se saisit de la dague, brusquement, la désarmant, tout sourire, en éprouve le tranchant du pouce, un filet de sang en coule.
Il lui remet, les yeux inquiétants.

« Nous pourrons faire affaire je crois...dame... ? »
Andrea_
La Colombe n'arrivait pas à décoller son regard d'Oscar.
Il était beau- mais moins qu'elle quand même. Pas d'une beauté commune, pas d'une beauté dont on se lasse.
Chaque instant laissait transparaître soit son côté masculin, soit son côté féminin.
La belle, habituellement abjecte et primitive, était stupéfaite, presque émerveillée face à lui, Oscar, créature ambigue, énigmatique, luciférienne. A se demander lequel des deux sécrétait le plus de testostérone.

Elle profite que son masque soit tombé pour redevenir elle même -un peu-, attrapant le verre d'Armagnac d'Oscar, s'en envoyant deux trois rasades dans le gosier. Trouvant toujours le breuvage aussi infecte, elle grimace et manque d'éclater de rire lorsqu'il porte la boucle à son oreille. Pour sûr il- elle... ille dirons nous, n'aurait pas apprécié de recevoir les postillons armagnacais sur le visage.

D'ailleurs sur son visage, c'est le poing de la jolie qu'il va s'ramasser s'il enlève pas rapidos ses doigts de sa cuisse. La Colombe a cette capacité de balancer un regard des plus noirs et des plus assassins même avec des yeux de glace. S'ils étaient des coutelas, assurément Oscar serait à l'agonie. Une agonie lente et douloureuse, et la colombe en jouirait.

Elle regarde le sang qui coule du fin doigt Oscarien, passant sa langue sur ses lèvres pour terminer en se mordillant le coin de la bouche. Elle chope sa main fermemant, reprenant sa dague qu'elle glisse sous la lanière de cuir et laisse tomber son jupon.

Le regard meutrier, la machoire crispée... Ouaip, la chiasse est tendue, personne ne la touche. Un seul pouvait... Personne ne pourra. Pas encore. Elle se rapproche un peu de lui, et lui glisse sur le ton de la confidence.


Un seul regard lubrique, une seule pensée déplacée, un seul geste inconvenant et j'te ferais regretter d'avoir quitté la cour d'Angleterre. Tu m'as l'air doué dans ton domaine, MAIS, pour faire affaire, oublie le "Dame". Je suis et serais La Colombe. Et n'oublies pas, tu me retouches, et c'est de ta gorge que coulera ce sang.

Elle s'écarte et le regarde, sourire narquois, visage visiblement plus détendu... Elle incline légèrement la tête et attend une quelconque réaction, laissant son regard balayer la pièce avant de se reposer sur lui. Les nobles ont des oeillères...
_________________
--Oscar.w


« c'est de ta gorge que coulera le sang... »

Nous allons voir ça la Colombe...
Tes yeux sont trop parlants, emplis de désir...
Je te trouble, je le sais, voyons jusqu'où tu es prête à aller...


Il lui sourit, provocateur, jouant sur ses deux tableaux.
Comme toujours.
Ca plait et il le sait, nul n'échappe à sa beauté vénéneuse, même si toutes et tous commencent par le nier.

« enchanté chère Colombe...
Et oui je connais mon affaire...tout comme vous je crois, nous avons tout intérêt à nous associer, n'est ce pas ?
Je vous pense capable d'égorger quelque fâcheux...nous sommes sur un pied d'égalité... 
Je me trompe ?»



Ses yeux, son sourire se firent diaboliques.
Profitant de sa main prisonnière de la sienne, de sa langue qui se léchait les lèvres, il y passa son pouce sanglant .

« Ne trouvez-vous pas le goût du sang délicieux ?
J'en boirais jusqu'à plus soif, celui d'une proie encore chaude... »
Andrea_
La belle secoue doucement la tête et lâche un petit ricanement, non pas qu'elle soit du genre à faire les choses à moitié mais...
Bref, la fin de la phrase ne la laisse pas indifférente. En effet elle connait son affaire, en effet est capable d'égorger autre chose qu'un animal, mais "le pied d'égalité"... avec elle... impossible.
Elle relève le menton avec une moue évocatrice vers Oscar pour lui signifier qu'il se trompe à moitié. Ses yeux, sa bouche, son menton et même son nez, tous répondent kif-kif bourricot à sa dernière question.


Mais l'homme vient de faire une erreur stratégique... Retoucher la p'tite Chataîne, c'était pas très malin. Le pouce est croqué sans ménagement, et la belle, avec son regard mauvais y met du sien, plantant une canine acérée dans la chaire tendre, puis le repousse, dans une mine dégoutée.

A peine le temps de sentir le gout du sang dans la bouche qu'elle lui crache à la figure accompagnée d'une partie d'elle - générosité quand tu nous tiens- ce n'est que de la salive mais c'est déjà bien, elle pour qui le partage n'est pas la tasse de thé - ni la bolée de chouchen d'ailleurs-.


La Colombe se lève, sans le quitter des yeux et s'approche, pour finalement s'asseoir sur ses genoux, tournée aux autres pour pouvoir l'empoigner par le col sans craindre qu'on ne tente de les séparer.



Je ne bois jamais le sang de mes victimes, généralement je tape tellement que lorsque je m'arrète, le sang ne coule plus, il est figé, froid. J'le répèterai pas Oscar, ne t'avises plus d'me toucher sinon tu s'ras la prochaine.


La prochaine, le prochain... lapsus révélateur dirons nous... Mais c'était dit, autant qu'les choses soient claires dès l'début non ?
Parce qu'elle laissait rarement une seconde chance, et pourtant, alors que ses poings frétillaient rien qu'à l'idée de lui mettre une mandale, qui lui délesterait le sourire de quelques dents, lui abîmerait la facade pour quelques jours, la belle gardait son calme.

_________________
Oscar_w.
La moue de la maraude est évocatrice...
Elle a raison : comment cette roturière mal élevée pourrait-elle être l'égale de LUI, Oscar Wellington, certes banni mais ayant grandi au milieu des grands de ce monde...et d'une beauté vénéneuse sans égale tandis qu'elle s'empêtre dans sa robe !
Un léger sourire de mépris s'affiche sur ses lèvres, vite réprimé cependant.
Il a incontestablement trouvé une associée.

Et une forte femme qui plus est, capable sans forfanterie de joindre les actes à la parole.
En cela ils sont semblables. . .il ne s'agirait point de la perdre.

Soudain une morsure.. délicieuse douleur, plaisir, désir qui monte en lui d'un seul coup.
Hélas pour lui interdire le moindre frôlement, ce qui est fort fâcheux.
Le crachat pris en pleine face le laisse en revanche interdit...
Calmement cependant il sort un mouchoir de fine baptiste brodé à ses initiales et s'en éponge la figure, goûtant dessus le goût de son sang et de la salive d'Andréa, puis commande un nouvel Armagnac.

Sa voix sensuelle se fait moqueuse.

' La prochaine fois, quoique je doute qu'il y en ai une, auriez vous l'obligeance de ne point postillonner dans mon verre ?
Ce bel alcool doit être tout à fat imbuvable maintenant. Quel gâchis ! »
'

Il accompagne ses paroles d'un geste évocateur, passant le pouce sur sa gorge tandis que ses yeux s'allument, se faisant inquiétants.

'Mais vos paroles sont limpides, vos actes à leur hauteur.
Pardonnez ce petit test, avant de m'associer avec vous je souhaitais savoir si vous étiez à la hauteur de mes espérances, il semble bien que oui.
Mais passons aux choses sérieuses voulez-vous ?
Regardez-moi ce nobliau isolé et totalement ivre dans le coin là-bas .


Un bref mouvement du menton.


Je gagerais que sa bourse est encore pleine d'or.
Voulez-vous vous charger de le faire sortir ?
J'attendrais à la sortie de la taverne, et là...


Son sourire se fit carnassier, montrant une rangée de fort jolies dents, blanches et parfaiitement alignées, dont il prenait fort soin.
N'est pas la perfection qui veut.
--Le_marquis


Le Marquis s'ennuyait...
Comme toujours, l'ennui étant devenu chez lui une seconde nature qu'il cultivait à loisir.

Pour tromper son ennui, il buvait.
Beaucoup, s'enivrant à loisir les poches pleines d'écus, plus qu'il n'en fallait pour être ivre à en tomber.
Souvent, il offrait à boire à quelque noble, pour parler...
Ce soir nul compagnon de beuverie ne s'était joint à lui et la carafe emplie de Calvados qu'avait apportée le tavernier sans qu'il eu besoin de commander descendait au fil des verres qu'il emplissait.
Il se mit à rire tout seul : le plafond tournait et cela était fort plaisant à voir !
Soudain sa chaise bascula à grand bruit l'entraînant dans sa chute et il ne parvint point à se relever.
Pourtant il avait encore soif, morbleu !
Andrea_
Un défi est un défi, et la Colombe ne sait pas dire non à un défi.

Elle se tourne légèrement pour voir QUI sera le pigeon, esquisse un sourire alors qu'elle le voit dégringoler de sa chaise puis se retourne vers Oscar, le regard malicieux.



J'ai fait ma partir du test Oscar... Je n'ai rien à t'prouver, ma réputation n'est plus à faire, et j'fais pas dans l'social.


Enervée la chiasse ? oh si peu... Elle n'a jamais eu d'compte à rendre à personne. ça va pas commencer !
Elle se lève, un brin rageuse et s'approche du poivreau dans une démarche agréable, autant dire aux antipodes de son humeur. Gracieuse dans les gestes, mais pas dans les paroles, un paradoxe on vous dit !

Elle prend au passage la carafe que l'homme s'est quasiment toute enfilée, se baisse pour coller sa tête au plus près de l'homme, sans pour autant avoir à subir son haleine alcoolisée.
Elle lui chope la tignasse et le regarde, en souriant


Bon... j'vais faire simple, j'vais te piquer ta bourse, et tu vas rien dire si tu veux pas mourir. Mourir ou .... Léger coup d'oeil à l'alliance de l'homme ou que ta femme sache que tu fais les bordels.


La chiasse s'approche et met de côté la partie répugnante du "travail" pour l'embrasser sur la bouche, insistant bien pour y déposer ce qu'elle n'aurait pas mangé comme peinture visagesque.

J'sais être convainquante quand j'veux.

Sortie de la dague, découpe de la corde retenant la bourse, dernier sourire au poivreau et la chiasse se relève. Glissant un " merci" à l'oreille du noble.
Retenant sa botte droite qui avait comme une envie d'embrasser le flanc de l'homme a terre... pas bien !

Elle se dirige vers la porte, un beau tirage de langue en direction d'Oscar, puis s'enfile ce qu'il restait de l'alcool...

Dans un baillement sans retenue, elle met un coup de pied dans la porte.
Siffle le majordome - très féminine toujours- et récupère sa cape en glissant en échange quelques rondelles dorées - désormais à elle. Et s'engouffre dans la rue.

Elle passe la tête par la fenêtre et hurle en la direction de l'androgyne.



Bon l'gros, c'pas qu'j'mennuie mais j'ai la dalle là, tu ramènes ton dard où tu plantes ta tente?


Non mais c'est vrai quoi...
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