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[RP] Alfred ?! Comment k'on fait les bébés ?

--Fabian_


Fábián se bidonnait dans son coin. Son rire cristalin d'enfant résonnait dans la pièce alors que le dernier couplet venait de s'achever. Était-ce le côté indéniablement humoristique de la chansonnette ou bien la mine déconfite d' « Afred » la raison de son hilarité ? Peut-être un mélange des deux à la fois....

Le garçonnet conservait tout de même une distance de sécurité entre Alfred et lui. Sait-on jamais, il pourrait profiter de l'absence de Siegfried pour battre la mesure sur leurs petites fesses roses et rebondies.

Le petit sursauta lorsque le Grand éleva la voix. Il s'attendait à des réprimandes en bonne et due forme , ainsi qu'à une punition dont ils se souviendraient toute leur vie.
Au lieu de ça, Alfred leur proposa un jeu.... le roi du silence.
Clothaire qui ne se déparait décidément jamais de son air espiègle rétorqua avec spontanéité.


Ahhh vouiiii... Tata, elle adore ce jeu ôssi !!!
.. ahaha... il y a de l'espoir pour Alfred.
Moi pas... flûte raté.
Fábián de rajouter sur un ton un brin offusqué ... moi veut pas être un félon !!!.. il n'a pas tout compris le gosse, mais bon, il est berrichon, il ne faut pas lui en vouloir.

Nan... on va jouer à Cache-cache !!! .. s'enflamma Cloclo qui, à peine ses mots prononcés escalada les escaliers de la demeure d'Alfred. Et à ce dernier... tu comptes jusqu'à cinquante !!! .. et le môme disparu à l'étage à la recherche d'une cachette. Cela promettait une belle pagaille.
Le fils de Zoyah hésita, observant la réaction d'Alfred avant de finalement suivre les traces de Clo.


Zoyah
Loin, loin, loin,loin,loin, loin, loin....

… de la demeure d'Alfred. Grise campagne hivernale qui s'étend au pied d'une ville. La pleine est jonchée de feu de camps, de tentes et de brasero. L'étendard Normand flotte parmi ceux des seigneurs. Il a plu la veille... transformant la terre gelée en un vaste bourbier insalubre et humide. Le brouhaha des voix est largement couvert par les toux rauques de ceux qui, s'ils ne sont pas terrassés par la guerre, le seront par la maladie.

Dans un coin, un peu à l'écart des troupes, se trouve un petit groupe hétéroclite qui se réchauffe autour d'un feu. On peut apercevoir quatre personnes.. une jeune femme au visage fatigué au milieu duquel brille de défiance deux saphirs, un homme à l'aspect précieux et plus fat qu'un courtisant dont les maladresses rattrapaient tout juste son excessive flagornerie, un petit homme toujours silencieux puisque muet mais dont la vivacité du regard trahissait l'intelligence et un bouseux berrichon qui se plaignait sans arrêt.

Zoyah commençait à en avoir plein les bottes. Des semaines qu'elle était dans cette armée Normande à suivre les troupiers sans demander son reste, vivant sur ses propres réserves de nourriture et parfois de ce que l'intendant des armées leur donnait. Elle affichait une mine épuisée et son regard se faisait vide alors qu'il observait les flammes danser. Un voix vint la tirer de sa léthargie...


Baronne ?!

Et la brune de lever un regard hagard sur son homme à tout faire, lèche-botte de première.


Où sommes nous exactement ? J'avoue que je suis un peu surpris.. d'une voix pincée.
Nos amis Normands nous ont promené dans leur contrée.. fort charmante au demeurant...petit sourire crispé... mais là, j'avoue que je ne comprend pas pourquoi on campe devant la ville. Surtout ! Que j'ai vu des malotru nous faire des gestes insultants sur les remparts !...

Et Zoyah d'atterrir enfin...

Mais c'est vrai ça... où ils nous ont emmené ? Froncement de sourcils vaguement inquiet.
Villiers ! Allez aux infos !


Oui-da ! Rétorqua le vieux machin trop heureux d'aller quémander quelques gobelets de cidre ou de calvas dans les rangs normands.

Elle le regarda s'éloigner avec un certain dédain. Villiers était bien l'homme le plus incapable qu'elle connaissait, le champion incontesté des "bon à rien" mais il avait un don... celui d'extorquer des renseignements. Son aspect négligé, son âge, son bagou, sa vulgarité en faisait un être simple et dépourvu d'intelligence dont les gens ne se méfiait jamais. Une bonne raison pour elle de le conserver à son service.

Puis son esprit se tourna vers d'autres horizons.
.. j'espère que les enfants son bien arrivés.

_________________
Alfred555

Ahhh vouiiii... Tata, elle adore ce jeu ôssi !!!
.. Ah ben ça, Alfred s’en doutait… avec des furies comme ces deux-là, toutes les solutions étaient bonnes à prendre.
Moi pas... Mais pourquoi fallait-il s’y attendre. Bien évidemment. Zoyah – ou en tous cas leur nounou – avais certainement dû réfléchir à tous les stratagèmes possibles et imaginables pour avoir la paix, ne serait-ce que quelques instants. Ou même pouvoir sortir un moment, batifoler au milieu des marguerites avec un vil palefrenier qui…Alfred haussa, les épaules, dépité.
Et l’autre ramena sa fraise : .. Moi veut pas être un félon !!!.. Il esquissa un sourire nerveux : Mmh… faudra qu’il dise à Zoyah que son morveux était aux jeunesses fieristes. Seuls eux pouvaient réussir à faire croire que le Roy est félon à la couronne du Berry. Ils feraient bien de jouer au Félon du Silence de temps à autre, tiens…

La brute rousse tira Alfred de ses pensées, faisant une annonce bien alléchante.
Nan... on va jouer à Cache-cache !!!Tu comptes jusqu'à cinquante !!! .. Et les deux mômes montèrent quatre à quatre les marches de l’escalier.

Mais bien sûr. Comment n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Sans le savoir, le rouquin venait de lui donner l’Idée.


Excellente idée, Clothaire ! Courez vite vous cacher. Et surtout, tâchez de bien vous cacher. Je connais les moindre recoins de cette maison, hin hin hin. Et le premier que je trouve sera de corvée de balayage pendant une semaine !

Ça les motivera encore plus…

Il cria :
Attention : je commence à compter !

Sur ces mots, au lieu de compter en silence, il avisa son tonnelet de vin blanc, et s’en servit. Boire un p’tit coup, c’est agréable… Mais ce qui l’était encore plus, c’était la paix qui régnait dans la pièce. Pas un cri, pas un bruit. Enfin tranquille.

Il s’assit dans son fauteuil, son verre à la main, et se plongea dans la lecture d’une feuille de fou locale.

Comment avoir la paix ? Jouer à cache-cache avec des mioches et… ne pas les chercher.

C’est cruel, je sais. Pardon aux familles.

Mais quand même, pensez-y !
--Fabian_


Mais combien de temps s'était-il écoulé depuis que le petit garçon s'était tapi derrière l'énorme oreiller qui reposait sur le lit d'Alfred ? Quinze minutes ? Quarante minutes ? Deux heures ?

A trois ans, il avait une perception du temps somme toute assez aléatoire et qui dépendait essentiellement de ses passions. La messe était d'une longueur infiniment ennuyeuse... par contre, il n'avait jamais assez de temps pour jouer alors qu'il y consacrait la plus grande partie de sa journée.

Clotaire lui avait assuré que sa cachette était « crôôôô nulle , que Afred le trouverait tout de suite et que lui en avait une super » avant de disparaître dans un coffre, au milieu des culottes de l'occupant de la chambre.

Ben non, elle n'était pas nulle sa cachette, jusqu'à preuve du contraire Fabian pouvait très bien imiter à la perfection un oreiller...sisi... si ce n'est les pieds qui dépassaient. En Berry, on a bien une éponge sur pattes, pourquoi pas un oreiller !

Pfffff mais que c'était long, que c'était long.... le marmot soufflait autant comme autant... mais que pouvait bien faire Afred ?!

Le petit se mit à gratter le drap avec ses doigts, après tout s'était une occupation comme une autre, puis à tirer dessus et à carrément virer l'oreiller pour se glisser avec ses chausses dans le lit d'Alfred. Sous le lit on devinait très bien la petite silouhette de l'enfant qui découvre un autre monde. Quoi de mieux que de se mettre la tête sous les draps pour s'imaginer une grotte au trésor, la caverne d'une sorcière...

Waooo, génial il était comme dans une... ?!!!
Il sortit brusquement de dessous les drap et demanda à l'attention du coffre ...


Clo ?!! On fit une cabane ?!

Le petit rouquin qui commençait sérieusement à étouffer ne se fit pas prier pour sortir de sa si fabuleuse cachette, avec un truc en plus, une magnifique culotte en guise de bonnet et une chaussette sur chaque oreille.

Ouéé!!! Y nous cherche même pas chui sûr !! On va jouer à aut' chose.

Et les deux marmots tirèrent sur les couvertures, ouvrir tous les coffres, lièrent on-ne-sait comment quelques étoffes afin de faire un toit à la cabane.

Le temps s'écoulait...
Alfred ricanait...
Les enfants s'amusait et presqu'en silence pour une fois...
La chambre, quant à elle, disparaissait pour faire place à un souk digne de Marrakech.
Un Alfred n'y retrouverait pas ses chaussettes !... ni même son lit.
Bien fait !... na!



Alfred555
[Le lendemain]

Après que les morveux aient vertement été tancés et réprimandés suite à leur débordante inventivité désorganisatrice dans la chambre d’Alfred, ce dernier avait enfin pu passer la nuit tranquille. Enfin… disons qu’il avait pu réfléchir à comment occuper les gamins. Ou plutôt, à comment gagner quelques instants de paix, ce qui allait devenir de plus en plus compliqué. Vivement que Zoyah arrive, et récupère son mouflet ! Il pourrait enfin reprendre son train de vie habituel en toute quiétude. Mais cette venue libératrice n’était pas encore d’actualité, malheureusement pour le pauvre Alfred qui allait encore devoir subir les exactions continues des deux compères. Et ils ne manquaient pas d’idées, les bougres.

Aujourd’hui, donc, c’était dimanche. Aidé par le mammouth teutonique qui servait de cocher aux bambins, il allait les conduire à la messe, pour qu’ils assistent à l’office et se repentent devant dieu de tous leurs méfaits passés. Pour qu’ils soit pris de stupeur, de frayeur, de tous les symptômes qui vous font vous figer dont on parle dans le livres des Vertus dès lors qu’on est dans la maison de dieu. Enfin Alfred l’espérait. Il espérait qu’ils se tiendraient à carreau, et ne se mettent pas à faire des bombes à eau bénite ou à jouer au lance-pierre en direction des vitraux. D’ailleurs, Alfred allait faire une inspection générale des poches avant le départ. Et aussi la charrette, tiens… des fois qu’ils aient caché quelque motif de distraction entre deux planches.


Les enfants ! On va se promener !

La charrette était prête et inspectée, il n’y avait plus qu’à.

Fouette, Köcher !
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