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[RP] Retour et vie en Orléans

Della
[A Bréméan]

- Votre Grâce, où dois-je mettre les malles ?

- Hum...ces trois-ci par ici et les autres...
Soupir...Mais c'est trop petit, ici ! Je ne me rappelais pas que ce fut aussi minuscule, Bréméan.

Della était revenue en Orléans.
Cela était dans la logique des choses puisque son tendre Kéridil était Duc, sa place à elle était à ses côtés.
Ce retour était plus motivant que les précédents, assurément et sans doute, serait-il bien plus intéressant et fructueux.
L'idée de passer de longs mois aux côtés de celui à qui elle avait accordé sa main, n'était pas pour lui déplaire. Le printemps, les oiseaux qui chantent, toussa...La Della se sentait amoureuse.

- Votre Grâce, le lit de Clement est bien petit, il faudrait bien lui en commander un autre.

- Hmmm...oui, oui, on fera, on fera. Parlez-en au valet, qu'il aille chez un menuisier.

Oui, le temps passait et l'enfant grandissait doucement, mais assurément. Il avait passer l'hiver sans la moindre toux, sans la moindre fièvre. Il était costaud et vaillant. Le Très Haut veillait sur lui, sans nul doute.

- Savez-vous quand le Duc doit rentrer ?

- Hélas non, votre Grâce. Hier, il est rentré très tardivement.

- Oui, c'est normal.

Bien sûr que cela était normal, elle le savait, elle le comprenait, elle qui avait toujours eu mille et une choses à faire. Pourtant, passer un moment, même bref, en compagnie de son époux ne serait pas pour lui déplaire.

Elle n'eut pas le loisir de s'ennuyer.
Voici que déjà, on lui apportait une lettre de Bourgogne.
Sa Mère lui écrivait, à propos de sa vassale, la Dame de Beaumont, lui racontant que la jeune fille était poursuivie par le Duc de Bourgogne, qui lui faisait des avances ! Elle lui demandait donc l'autorisation de veiller sur Maud en son absence.
Della sourit en lisant la lettre...La veille, elle avait demandé exactement la même chose à Maud, qu'elle veille sur sa mère chez qui le printemps avait aussi très souvent des effets catastrophiques.
Elle répondrait sans doute ce soir, après le repas, en attendant le retour du Duc Aimé, à Bréméan.


EDIT : modification du titre
_________________
Keridil
Il était tard, très tard, lorsque le Duc d'Orléans pénétra en ses terres de Bréméan. Sa demeure hivernale, plus simple à chauffer que sa Vicomté, plus modeste aussi, était loin de la capitale ducale, et si à bon galop, il fallait quelques deux heures de chevauchée, les allers et retours journaliers étaient éreintants.
Depuis qu'il avait accédé au Trône, soit quelques jours plus tôt, Keridil d'Amahir se faisait un devoir d'arriver de bonne heure à son cabinet. Il ne quittait le Château d'Orléans que tard. Le jour où Della fit son arrivée, il avait décidé de crécher à Montpipeau, qui était bien plus proche de la ville. Or, un billet annonçant l'arrivée de son épouse et de son héritier le poussa plus loin, jusqu'à la Seigneurie, sur les terres d'Alluyes.

La nuit était tombée depuis un moment déjà quand le Duc fit résonner ses pas dans le hall du Château. De là, il entendait les chaines du pont-levis que l'on relevait pour la nuitée.
Les torches lui agressant la vue, il s'affaissa sur un banc du Salon le plus proche, où il se fit mener le souper.
Séverin, qui était rentré avec lui, avait déjà disparu.


Du courrier, Annette ? La Baronne dort-elle ?

L'habitude encore ancrée du titre. La Vicomté n'avait pas eu le temps de supplanter la Baronnie, qui avait directement du l'être par le Duché.
Et puisqu'il n'y avait nulle missive qui ne soit arrivée à Bréméan - et pour cause, rares étaient ceux qui le savaient reclus en ces lieux jusqu'au printemps - l'Amahir manda que l'on fasse venir son épouse, si d'aventures elle ne dormait pas, sans quoi il l'irait rejoindre.
Ôtant ses bottes, laissant choir son manteau fourré, le jeune feudataire tomba en somnolence, renversant un peu de sa collation sur les dalles froides. Il avait mal à la tête.
Tout était question d'habitudes, qu'il faudrait tôt prendre, à n'en point douter.

_________________
Et si tu veux la liberté, l'égalité et la fraternité, va jouer à Tribalistan.
Della
Elle était au lit, oui, mais elle ne dormait pas, l'attendait.
Lorsqu'on vint gratter à sa porte sur demande de son tendre, elle fit savoir qu'elle allait descendre, mais qu'il était inutile d'avertir le Duc, elle arrivait...dans la seconde...ou presque. Le temps de sortir du lit, de passer un chaud manteau d'intérieur et...

Alors qu'elle entrait dans le salon bien chauffé, il ne bougea pas, semblant dormir ou se reposer, les yeux clos.
Sans bruit, ses pas se posèrent sur le plancher, la menant juste tout près de son époux.
Là, délicatement, elle posa ses lèvres sur son front, prenant sa tête entre ses mains.


Bonsoir mon Aimé.
Puis, elle s'assit, juste à ses côtés, prit sa main dans la sienne, la porta encore à ses lèvres, la baisa avant d'y poser la joue.

Je suis là.
Yeux posés sur lui, regard caressant, cherchant la réponse à la question qui brûle les lèvres : "Comment va-t-il ?" sans oser la poser de peur de l'ennuyer en la lui posant une fois encore, une fois de trop, pour cette journée.
Puis, dans un geste presque maternel, elle ôta quelques mies du repas, éparpillées sur la chemise entrouverte.


Vous mangez comme Clément.
Un petit rire, léger, sans moquerie aucune.
_________________
Keridil
Une douce, douce voix éveilla le dormeur. Nul sursaut, nulle panique dans le regard, mais un sourire un peu béat, un peut confus vint accueillir la Vicomtesse.
Puis, après un instant, nécessaire pour reprendre ses esprits, le brun se laissa aller à un petit rire, alors qu'il évacuait les miettes que Della avait déjà laisser tomber sur le sol.


Que cet enfant se nourrisse me réjouit.
Allez-vous bien ?

Vous, c'était elle, mais c'était lui aussi. Et puis, le Duc déposa un baiser d'accueil sur la joue de la blonde, et enfin, il se laissa aller à la parole, la vraie, celle qui est réveillée.

Les journées deviennent éreintantes, je vais avoir besoin de vous. Je loue le ciel que Clément soit encore si jeune, il ne se rend sans doute pas encore compte de mon absence. Je serai plus présent, plus tard.
Je suis...fatigué. Je veux que nous retournions à Montpipeau, qui est plus proche d'Orléans ; et pour me rejoindre en les occasions qui le nécessiteront, cela sera plus facile.
Après deux Ducs...discrets disons, il va falloir exalter le peuple, et rendre sa visibilité à la charge. Je compte sur vous, vous avez l'art de motiver les foules.

Une main vint caresser le visage pâle de la Consort.

Mais vous, racontez-moi donc. Vous êtes vous arrangée avec Paris ? Quels sont les nouvelles de la Maison Royale ? Je gage que ces bonnes femmes qui attendaient tant le départ d'Agnès n'ont pas trouvé de quoi se satisfaire lorsqu'icelui advint...
_________________
Et si tu veux la liberté, l'égalité et la fraternité, va jouer à Tribalistan.
Della
Elle l'écoutait. Elle aimait le son de sa voix, surtout après une période de séparation. Et en l'écoutant, elle lui souriait, ou parfois acquiesçait d'un signe de tête ou d'un regard aussi.

Clément a beaucoup de chance d'avoir un père comme vous. Il le découvrira lorsqu'il grandira, il pourra parler de vous avec fierté, cela est certain.
Un petit silence avant de reprendre : Nous serons mieux à Montpipeau, vous avez raison. Chuuut, ne pas dire qu'il n'y a pas assez de place ici, pour tous ses bagages...et continuez : Nous y partirons dès que vous le souhaiterez. Et je prendrai grand soin de vous ! Serrant un peu plus sa main toujours captive de la sienne...Vous êtes pâle...je veillerai à ce que l'on vous serve des repas riches en viande et gras et délicieux !

La politique dévorait ses gens, c'était bien connu.
Vous serez un Duc parfait, je vous l'ai déjà assuré, vous avez le charisme qu'il faut pour cela. Et bien sûr, je serai près de vous. Cependant...n'entend que celui qui veut bien...Mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de votre règne, un merveilleux règne.

Nouveau silence...suivi d'un petit soupir...Paris !
Paris est comme toutes les autres institutions. Pas plus là qu'ailleurs, les gens ne sont différents...Rarement satisfaits de ce qu'ils ont, ils croient toujours qu'un autre serait mieux, certains pensent même pouvoir mieux faire ! Petit rire...Mais, tout cela n'est qu'illusion car à peine le précédent est-il parti que son successeur est déjà décrié...Sourire...Pour ce qui me concerne...j'ai bon espoir de voir Maud entrer à la Bouche, sur ma recommandation, bien entendu. Je suis certaine qu'elle fera un excellent Panetier. Et cela lui ouvrira les portes de Paris. Je suis assez satisfaite d'elle, elle comble toutes mes espérances. Savez-vous que le Duc de Bourgogne lui tournicote autour !? Nouveau rire...Mais je l'ai mis en garde...s'il fait le moindre mal à Maud, il a intérêt à partir se réfugier très loin de moi !

Pause...son regard se perd dans celui de son époux. Je dois vous fatiguer avec toutes mes histoires ! Mais après tant de temps, loin de lui, comment résister au plaisir de tant parler ?
_________________
Della
[Pas loin d'un mois plus tard, à Montpipeau. ]

Citation:
A mon cher ami Arutha.

Le bonjour te va !


Comment te portes-tu, Aru ?
J'ai entendu dire que tu quittais BOUM.
Tu sais que j'ai écrit une lettre là-bas, espérant te faire changer d'avis. Mais apparemment, je n'ai pas cette fois, réussi mon coup. Dois-je comprendre que je suis usée et que mon pouvoir diminue ?
Je te taquine évidemment !
Chacun est libre de ses choix, tu sais que c'est ma conviction.
D'ailleurs, je n'ai guère de leçons à donner moi qui vis maintenant en Orléans.

Cependant, il est une chose que je me devais de faire. Rappelle-toi, j'avais déjà évoqué ce sujet. Je désire que tu devienne Seigneur de Hauterive, fief de Seignelay.
Tu mérites cet honneur.
Je sais aussi que tu sauras te montrer digne de cette vassalité et que je pourrais compter sur toi, quoi qu'il arrive.
Tu es encore bien jeune mais je sais que tu comprends tout ce que ceci implique en terme de devoir, de service et d'obéissance. Ta noble naissance t'a appris tout ceci. Même en Normandie, le vivre noblement existe. Je te taquine à nouveau.

Je vais donc écrire à Arambour afin de lui signifier mon désir et lui demander de régler cette affaire au plus vite. Comme nous parlons de la Hérauderie de Bourgogne, je pense que cela sera fait pour la saint Jean. Ne répète ça à personne, surtout !

Surtout, ne me contrarie pas et ne refuse pas...S'il te plait.

Que le Très Haut te bénisse.

A très bientôt, futur Seigneur de Hauterive.
Amitiés.




EDIT : fausse manip.
_________________
Della
Della était extrêmement contrariée ce jour-là.
Encore ? Allez-vous dire.
Oui, mais cette fois...plantée devant la boutique de l'orfèvrerie...
[onglet orfèvrerie IG] elle était nez à nez avec son portrait.

Je ne sais comment je dois prendre cela, Augusta !

- Prenez-le comme un hommage, votre Grâce.

Pensez-vous vraiment que cela en soit un ?

- J'ai la faiblesse de le croire, oui, ma Dame.

Hum...Quand même, ils auraient pu me demander si j'acceptais de servir de modèle, c'eut été la moindre des choses !

- Bien sûr, ma Dame, mais vous savez, les artistes, parfois, ils sont un peu...étourdis.

C'est vrai.
Remarquez, je pense qu'ils m'ont plutôt bien réussie.
Vous ne trouvez pas ?

- Oh si si, votre Grâce. Le portrait est absolument magnifique. Vos traits sont...mis en valeur ainsi que la finesse de votre peau...et le bleu de vos yeux...Ce portrait est parfait, ma Dame.

Oui...Si j'en demandais une copie ? Ils ne pourraient pas me le refuser !

- Tout à fait, ma Dame.


La Duchesse entra alors dans la boutique de l'orfèvre où après moult discussions, menaces et regards de chapoté, elle ressortit le sourire aux lèvres.

Voilà qui est fait !
Copie du portrait me sera livrée dès que terminée et...
Montrant alors son front...Regardez Augusta...

- Oh, votre Grâce, vous avez reçu un diadème ?!

Hé oui ! C'est ça, le commerce, Augusta, prenez-en de la graine.

- Oui oui, ma Dame.



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Della
C'est aphone qu'elle était revenue du Château d'Orléans.
Alors qu'elle allait répondre à BôPapa, qu'elle allait reconnaître s'être trompée et que lui avait raison, sa voix avait disparu ! Envolée ! Napu !
Elle avait bien essayer de tousser, de boire, d'avaler vingt-trente fois d'affilée...Rien n'y faisait ! Muette !

Très certainement plusieurs avaient du se réjouir de cette bien triste expérience que vivait la malheureuse Duchesse Consort d'Orléans. Euh...attention, ne vous méprenez pas, on ne la sort pas d'Orléans, hein (pardon, c'était trop tentant)...Non non, elle reste ici, maintenant, pour de bon ! Héhé, j'en devine qui frémissent...
Bref.
Revenons à nos moutons.
La voix de Della.
Plutôt la non-voix de Della.

Augusta, sa nouvelle suivante/servante/bonne à tout faire/bouc émissaire, ramassa bien entendu, la tempête sur la tête. Une chance pour la brave femme que la Duchesse fut aphone. Elle ne dut subir que ses grands gestes, ses grimaces et ramasser les divers objets qui avaient le malheur de tomber sous la main de la Blonde énervée, frustrée, brimée...aphone.

Pourtant, la brave Augusta connaissait un remède, excellent dans le traitement de l'extinction de voix. Mais elle se demandait si elle devait en faire profiter sa maîtresse ou pas.
Dans la tête d'Augusta, beaucoup d'idées contradictoires se bousculaient...elle se demandait même si entretenir l'aphonie de la Duchesse n'était pas une bonne chose.
Très certainement, le Duc lui-même lui en serait reconnaissant. Ou pas.
Mouais...


Si votre Grâce le permet, je peux lui préparer un remède qui a fait ses preuves, déjà.

C'est par des gestes désespérés que Della fit comprendre à Augusta qu'elle devait aller vite préparer le remède !

La brave femme s'en alla donc à la cuisine où elle fit bouillir de l'eau et de la cannelle pendant quelques minutes.
Lorsque le liquide fut un peu refroidi, elle le porta à la muette.

Voici, buvez.

Della obéit, comme une petite fille, sans rechigner même sur le goût qui n'était pas terrible.
Elle but tout, jusqu'au bout !

Et...

Je peux parler !

Oui, ce n'était pas encore terrible mais avec quelques autres bols du remède...elle serait sauvée et...Montpipeau redeviendrait bruyant.
_________________
Della
Citation:
Chère Mère,

Bonjour !


Merci de m'avoir appris les égarements de ma vassale et de son Duc !
Ces deux-là sont vraiment prêts à n'importe quoi pour roucouler, dirait-on.
D'ailleurs, Niall m'a demandé l'autorisation d'épouser Maud. Kéri et moi étions bien entendu d'accord. Cependant, je me réjouis que vous gardiez un oeil sur eux deux, on ne sait jamais ! Un homme reste un homme ! J'ai hâte qu'ils soient mariés, cela fera un souci en moins. Il faut que je demande une robe à Clarinha en vue de ce mariage !

Comment se porte la Bourgogne ?
J'ai du décliner l'offre de la liste BOUM, je ne rentrerai pas de si tôt, en Bourgogne.
Je dois bien y faire un passage mais je ne sais trop quand, à dire vrai, j'attends un moment creux. Et des moments creux, depuis le couronnement de Kéri Chéri, il n'y en a guère. Ce qui me réjouis puisque cela m'empêche de m'ennuyer et de reprendre la tapisserie.
Figurez-vous que j'ai gagné un superbe cheval, un Frison nommé Ouragan. Je l'ai gagné lors des festivités pour le couronnement de mon époux. Il y avait des combats à l'épée, je me suis inscrite et j'ai vaincu chacun de mes adversaires ! Je suis dorénavant Championne d'Orléans ! N'est-ce pas magnifique ? Je commence à vraiment aimer les Orléanais et il me semble qu'ils commencent aussi à m'apprécier, petit à petit.
Mon époux est parfait en tant que Duc. Je vous avais souvent vanté ses talents et là, je dois dire qu'il les met très bien à l'oeuvre. C'est un homme extraordinaire.

Cependant...Je pense vous avoir déjà parlé de Liloute, la vassale de Kéridil. Hé bien, je la trouve quelque peu froide à mon égard et j'ai eu l'occasion de voir comment mon époux la regarde. Dois-je me méfier, pensez-vous, Mère ? Dois-je la faire surveiller ? Kéri semble avoir beaucoup d'estime et d'amitié pour elle, se pourrait-il qu'il la trouve à son goût ? C'est affreux d'être ainsi jalouse, Mère ! Je n'aurais jamais imaginé cela possible ! J'espère que vous me conseilleriez, vous qui avez plus d'expérience que moi.

Je me fais du souci pour Bouillon.
J'aurais tant voulu le voir sur le trône mais aujourd'hui, je me demande s'il ne fait pas fausse route. Je l'aime, vous le savez, je lui ai écrit déjà et pourtant, plus ça va, plus je questionne à son propos.
Je m'apprête à lui écrire à nouveau, en lui demandant de bien réfléchir à ce qu'il fait. Je ne voudrais pas le voir condamner à mort pour haute trahison.

Dans quelques jours, le Couronnement du Roi aura lieu, j'espère que vous viendrez à Paris, pour l'occasion et que nous pourrons ainsi nous revoir. Car vous me manquez, ma Chère Mère.

Je vous embrasse.
Que le Très Haut vous bénisse.

Votre Fille Chérie.

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Keridil
[Quelques jours avant le Sacre Royal de Reims, à Montpipeau.]

Certes les Amahir avaient, en la personne de Clarinha, une couturière personnelle et attitrée, parmi les plus talentueuses du Royaume. Toutefois, du point de vue de Keridil, cela ne dispensait nul de se faire des offrandes vestimentaires imprévues, et de même qu'il avait reçu ses linges de Couronnement et du sacre sans avoir été auparavant avisé, il avait décidé de faire une surprise à son épouse, afin qu'elle resplendisse à l'occasion du sacre royal.
Alors qu'elle était déjà partie pour Paris, d'où elle se rendrait directement dans la Cité des Rois, il décida de lui faire porter au plus tôt ladite tenue.

Citation:
Ma bien chère et aimée Mie,

J'espère ardemment que vous n'avez point pris le temps, dans vos obligations, de penser à vous et à ce que vous porterez le jour du Sacre Royal. En effet, j'ai pris soin de le faire à votre insu, et recevez avec ce billet le nouvel ouvrage de Clarinha, fait à ma demande expresse.

Je vous embrasse bien fort.

Keridil.


Et avec le mot, le coursier porterait un lourd paquet.


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Et si tu veux la liberté, l'égalité et la fraternité, va jouer à Tribalistan.
Della
Le Sacre avait eu lieu.
Della était rentrée à Montpipeau.
Les festivités du Sacre auraient lieu bientôt, dans une quinzaine.
Le temps était à la réflexion...

Un des traits de caractère de Della était cette difficulté à poser un choix.
Dans sa tête, à chaque fois, c'était la même hésitation et cette phrase, revenait, inlassablement : "Tout choix est un renoncement".
La difficulté, en réalité, était plus ce renoncement...Renoncer, c'était abandonner et l'abandon, elle n'aimait pas ça.

Le semaines qui venaient de s'écouler l'avait vue irritable, indécise, peu sûre d'elle-même.
Elle vivait de grandes déceptions...sentait que l'éloignement de ses terres la coupait des gens qu'elle aimait, qu'elle appréciait, eux, ils semblaient l'oublier...Sa Mère restait muette à ses lettres, son cher Ami aussi ou lui répondait par quelques mots creux, sans aucun sentiment, sa vassale même ne lui donnait aucune nouvelle.
Ajoutons à cela qu'elle envisageait de quitter la Curia et vous obtenez une Della peu commode.

Choisissant d'ignorer le silence de sa Mère, soupirant sur la dernière lettre de son Ami, elle décida d'abattre sa colère sur sa vassale !


Citation:
A vous, Maud Saint Anthelme, Dame de Beaumont,

Le bonjour vous va !


Souffrez, damoiselle, que je vienne aux nouvelles puisque vous-même ne semblez guère encline à m'en donner !
Votre absence à la Curia est inadmissible ! Non seulement vous n'honorez pas votre engagement mais en plus, vous me laissez dans le pétrin ! J'envisage sérieusement de demander votre démission, ne pouvant admettre une telle façon d'agir de la part de ma vassale ! Votre silence à mes lettres vous demandant de vos nouvelles ne sont pas non plus pour plaider en votre faveur.
J'ai également appris que vous aviez été baptisée. Or, il ne me souvient pas en avoir été informée pas plus que d'y avoir été invitée. Bien sûr, je respecte votre vie privée mais n'est-ce pas là un engagement que l'on prend habituellement entouré des personnes que l'on aime et que l'on respecte ? Sachez que je suis fort chagrine de ne pas avoir mise au courant.
Il me faut également vous faire remarquer que je ne reçois aucun compte-rendu des affaires de mes terres en Bourgogne. Pas plus que je ne suis tenue au courant des affaires de la Noblesse alors que je vous y ai délégué mes voix.
Est-ce donc le Duc Niall qui vous tourne à ce point la tête pour que vous en oubliez vos devoirs ?
Pour ma part, je ne vois que cette possibilité ! Faudra-t-il que je m'oppose à votre union pour vous faire revenir sur le droit chemin qui devrait être le vôtre ? Je prie pour que vous y reveniez de vous-même, sachez-le !

Je forme le souhait de recevoir, cette fois, réponse à ma missive.

Que le Très Haut vous garde.


_________________
Della
La Duchesse venait à peine de rentrer de Paris où elle avait remis sa démission au Grand Chambellan, en faisant un petit détour par Sens pour rencontrer le Cardinal qu'elle reçut une lettre venant du Grand Office. C'était une des personnes oeuvrant là-bas qui lui envoyait les derniers évènements : Akane n'en faisait qu'à sa tête, venait de jeter le Premier Huissier et un Huissier pour incompatibilité d'humeur ! Il lui était donné également une copie d'une annonce produite par le Grand Chambellan, dans laquelle celle-ci menaçait tout qui oserait se mettre sur son chemin. Ebahie, non horrifiée d'une telle façon de procéder, Della ne put s'empêcher de produire une lettre ouverte qu'elle fit poser au Grand Office.
Citation:
Akane,


Il me souvient de vous avoir demandé, il y a quelques semaines, l'autorisation de nommer directement la damoiselle Ondine à l'Office de la Bouche parce que nous étions en manque d'effectifs et que en cette période-là, j'aurais eu grand besoin d'aide. Je connaissais la valeur de la damoiselle et je savais qu'elle conviendrait parfaitement. La preuve en est, vous l'avez nommée. A ce moment, vous m'avez sorti tout un laïus concernant le fait que vous et le roi (je précise que vous vous placiez avant le roi), vous exigiez des annonces de recrutement, des lettres de motivations, des rencontres et des discussions collégiales !

Or, à peine quelques semaines plus tard, vous agissez exactement à l'opposé de ce que vous-même prétendiez. Vous exercez ce que vous pensez être votre droit suprême en jetant et nommant selon votre humeur. Vous n'êtes pas le dieu de la Grande Chambre, Akane, vous êtes seulement au service de la Couronne, ne l'oubliez pas. Et tous les gens qui vous entourent n'ont que ce but également : servir le Roi !

Je suis très triste de voir ce que le Grand Office devient.
Lorsque j'y suis entrée, le Grand Chambellan était quelqu'un de très stricte, très sévère mais tellement droit et juste que nul n'aurait jamais imaginé remettre ses décisions en cause.
Aujourd'hui, c'est un tollé qui s'élève. La plupart ne diront rien parce qu'ils tiennent à leur place, ils espèrent encore pouvoir grimper un peu plus haut dans la hiérarchie de la Curia, ils croisent les doigts pour qu'un jour, lorsqu'ils vous demanderont de les pousser un peu, vous acceptiez. Certains chuchoteront, ceux-là, un peu plus courageux que les précédents disposent peut-être d'appuis qui leur garantissent un engagement à vie à la Curia. Et puis, il y aura ceux qui vous diront la vérité, comme moi. Ceux-là perdront leur place dans les semaines à venir. Pour moi, c'est raté, j'ai déjà donné ma démission, geste que votre dernière action en date ne me fait vraiment pas regretter. Et dire que je vous ai encouragée à poser votre candidature au Grand Office. Comme vous avez changé depuis.

Je vous souhaite une bonne continuation, ma Cousine, beaucoup de plaisir aussi, entourée de personnes qui vont très certainement adorer leur travail auprès d'un chef tel que vous.

Aux personnes oeuvrant encore à l'Office du Grand Chambellan, je leur souhaite un bon travail. Qu'ils sachent que ma porte et mon pigeonnier leur seront toujours ouverts.


Que le Très Haut ait pitié de vous, Akane.


Della de la Mirandole d'Amahir-Euphor.

_________________
Della
[A Orléans, pendant la tournée ducale.]

L'ambiance était tendue.
En tout cas, Della était tendue. Comme un arc. A l'affût des nouvelles qui circulaient dans les rues, au coin des carrefours et dans les tavernes.
On parlait du roi qui serait là mais qui ne se montrait pas. Pas que Della ait particulièrement envie de le voir, mais elle trouvait bizarre que rien ni personne ne fasse honneur à la Couronne. Est-ce que l'Orléanais verrait aussi dans la figure de Vonafreux, un piètre roi ? Ou avait-il peur de la rencontrer, elle, au coin d'une rue ? Cette idée la fit rire...C'est qu'elle ne riait plus très souvent, ces temps-ci.
Elle était déchirée, le coeur en deux, entre raison et amour.
Savoir qu'Eusaias, son cher ami de toujours, Bourguignon jusqu'au tréfonds de l'âme et de la bravoure, risquait d'être la cible de l'armée de son époux le Duc, la désolait.
Pour Eusaias, elle prendrait des risques, c'était certain.
Pour Kéridil, elle tenterait de ne pas en prendre trop.
Pour Vonafreux...elle l'enverrait aux enfers, par ses voeux !

C'est dans cet état d'esprit qu'elle s'installa à la table d'écriture, ce jour-là, n'ayant rien d'autre à faire pour tuer son anxiété.
Les lettres se succédèrent...dans lesquelles, pour tous, elle ne cachaient pas son angoisse.
Quelques unes furent acheminées par des messagers payés grassement, deux en particulier. L'une trouverait son destinataire sur les terres d'Orléans, l'autre ne serait lue que quelques jours plus tard, si Dieu le voulait.


Citation:
A vous, mon tendre Ami,

Le bonjour.


Les heures sont longues à attendre que le Royaume éclabousse son sang aux quatre coins de nos duchés.
Car nous en sommes là, hélas.

A Orléans, une armée attend de pied ferme celle de Eusaias.
Le roi lui-même se trouverait dans cette armée, ainsi que la reine.
Il me vient alors la pensée que les monarques pourraient trouver la fin de leur vie dans un affrontement aux portes de la capitale du Duché de mon époux. Oserais-je vous dire qu'un sourire marque alors mes lèvres ?
L'image de mon ami Eusaias blessé ou tué au même endroit me fait frémir.
Ô je sais qu'il n'est point blanc, il ne l'a jamais été, mais le roi l'est-il plus ? Vous qui me disiez le connaître, vous savez ses manigances peu fières et ses grâces accordées à qui voudra bien lui baiser les pieds sont autant d'affronts qu'il fait aux sujets loyaux. Il sera bientôt plus confortable d'être brigand ou hérétique que fidèle et aristotélicien.
Comment respecter un roi qui déclare ma Mère traitre à la Couronne ?

Ma position est tellement délicate.
Mon coeur me hurle de tendre une main amicale à celui qui porte le nom de félon et la raison m'oblige à ne rien faire, pour l'honneur de mon époux. J'enrage de ces contraintes ! Comme j'enrage de toutes celles qui m'empêchent de prendre la route de l'est pour le seul plaisir de vous revoir. Sagesse, moralité, loyauté, fidélité...parfois autant de chaînes qu'il nous faut tenir malgré nos envies de liberté.

Comme je suis fière de vous, de ce poste que désormais vous occupez avec brio, j'en suis certaine.
Vous me rassurez en me disant que vous êtes heureux. Je le suis donc aussi, même si le constater par moi-même m'emplirait de bien plus de joie. Ce jour viendra, j'en suis persuadée, je le veux, il le faut !
Que la paix vienne et que la voie de l'est me soit enfin ouverte ! Je viendrai.


Mon tendre ami, je vous confie au Très Haut.

Della.


Citation:
Mon Ami,

Le bonjour te va !


Je suis inquiète, très inquiète, même.
L'on entend ici, à Orléans, des bruits bien étranges, concernant une armée qui porterait le nom de Digoine, ton nom.
Je sais que Vonafreux est à Orléans. Tous ici, le savent. Il ne se montre guère mais lorsque le monarque est en un lieu, les bruits courent, tu le sais.
Il y a une armée qui racole et recrute tous ceux qui sont assez forts et armés pour y entrer. Elle est sous l'égide de Aegidia, Ost Orléanais-Fortis et Fidelis est son nom et elle campe dans les murs de la ville.
Je ne me fais pas d'illusion sur les raisons qui poussent Orléans à s'armer et cela me fait peur, me chagrine aussi.
Tu sais l'amitié que je te porte, jamais personne ne m'empêchera de te porter dans mon coeur. Je veux que tu sois prudent et surtout, que tu ne fonces pas tête baissée, sans avoir pris le temps de la réflexion.
Vonafreux paiera tôt ou tard tout ce qu'il fait mais de grâce, que ton sang ne coule pas.

Que le Très Haut te protège.

D.

_________________
Keridil
[A Orléans, après le départ des troupes du Corbeaux.]

Le Blanc Combaz et ses armées ayant fait retraite vers le nord pour l'une, le sud pour l'autre, Orléans était désormais libre de ce court siège. Ayant pris congé du Roi un peu plus tôt, le Duc devait désormais retourner auprès d'un ennemi plus intime, et à bien des égards plus difficile à combattre : Della d'Amahir-Euphor, de la Mirandole et de Volvent, son épouse.
Petit rappel des faits : la donzelle ayant décidé de suivre son coeur plutôt que son devoir, et ledit coeur ne pensant pas un instant - ou presque - à Keri Keri, ce dernier avait fait cloîtrer la Duchesse consort dans une tour du Château de la capitale, afin que son caquet y soit rabattu, et qu'elle ne constitue pas un danger et pour elle-même, et pour l'honneur de sa maison.
L'orage passé, il convenait désormais de la libérer, et son courroux avec.

Courageux mais pas téméraire, le Duc d'Orléans était escorté de deux gardes. C'est que la Baronne de Seignelay a les ongles acérés, et sans doute une dague sous les jupons.
Devant la porte de la cellule improvisée, deux autres gardes, que l'on avait chargé de veiller à ce que rien ne sorte de la pièce.
Les avisant, Keridil leur manda d'ouvrir promptement la porte.
La pièce, passablement vide, et éclairée par deux chandelles tout au plus, était sinistre au possible, et l'Amahir déglutit à l'idée qu'il avait laissé sa femme enfermée là au moins deux heures. Les fenêtres avaient été murées de façon assez rudimentaire. L'on avait cloué des panneaux de bois à leur encadrement. Si Della avait eu des envies suicidaires, autant dire qu'elle aurait pu plonger dans les douves à l'envi. Il ne lui aurait suffi que d'arracher ces volets rudimentaires.
Oscillant entre compassion et vexation, inquiétude et colère, regrets et remords, Keridil approcha de la blonde. Il devrait s'ensuivre une discussion évidente. Toutefois, l'heure était elle à percer l'abcès ou à se taire ? Il n'en savait rien.

Il s'adossa à un mur glacial, et scruta sa femme avant d'aborder le dialogue.

Vous l'avez cherché. Vous ne m'aimez guère. Vous m'avez préféré Eusaias. Vous me haïssez. Je vous hais aussi.

La colère aurait presque pris le pas, mais sur son ton il s'était contrôlé. Simple énumération de ce qu'il tenait pour des faits.
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Et si tu veux la liberté, l'égalité et la fraternité, va jouer à Tribalistan.
Della
Si la pièce avait été meublée, bien meublée, comme aurait du être meublée une chambre où l'on enferme une Duchesse, il ne serait rien resté ni du mobilier ni des objets qui auraient pu se trouver là. Or, dans cette pièce, il n'y avait rien d'autre qu'une table et deux chaises, un coffre et quelques vieilles tapisseries éliminées et sans teint pendues par des crochets aux vieux murs sales.
Il aurait été préférable que cette pièce fut meublée et décorée. Ainsi, la Consort aurait sans doute déverser sa hargne sur tout ce qui lui serait tombé sous la main. Hélas, même Augusta avait choisi de se terrer dans un coin sombre de cette horrible pièce, assise à même le sol, les jambes repliées contre elle, le visage à demi caché par ses genoux. Elle n'avait pipé mot, osait à peine respirer, ne levait pas le regard de peur d'être changée en statue de pierre par celui de la Duchesse.
Duchesse bien trop calme au demeurant, assise à la table, les bras posés sur celle-ci, poings fermés, le regard porté sur un trou dans la vieille tapisserie qui dessinait une scène de chasse. Seul signe visible de son état de rage : les ailes de son nez qui battaient au rythme de sa fureur.

Le temps avait passé.

De dehors, le bruit des discussions, celui des armées, des chevaux, des armes restant muettes, lui firent comprendre qu'Orléans ne serait pas assiégée. Pas cette fois-ci.
Etait-ce un bien ? Un mal ? Un pour l'autre ? Le roi ne mourrait pas. Aucun des deux. La couronne d'Orléans ne tomberait pas de la tête de l'Amahir qui la garderait sur les épaules. Lexhor serait heureux.

Dans la tête de la Blonde captive, le départ pour la Bourgogne s'organisait déjà.
Il viendrait bien le temps où son époux la laisserait sortir. Alors, les malles seraient bientôt fermées et la Bourguignonne rentrerait chez elle. Après tout, que faisait-elle ici ? Rien. Ou presque. On la tolérait, sans plus. Elle se sentait étrangère ici, mises à part quelques personnes, elle avait toujours l'impression de déranger, de faire tout de travers. Son sang bouillait trop et trop vite et répondait à l'appel d'une loyauté qu'ici on ne comprenait pas.
Autrefois, son frère - paix à son âme - lui avait dit qu'on ne pouvait jamais s'en aller de la terre de Bourgogne, que toujours, on y était rappelé, comme si la vie entière dépendait de ce que les pieds des Bourguignons touchent le sol de Bourgogne. Aujourd'hui, elle comprenait ce qu'il avait voulu lui dire. Nul repos ailleurs qu'en Bourgogne, nul repos ailleurs qu'à Beaumont, là où ils étaient nés, tous Renart.

La porte de sa cellule s'ouvrit, laissa passer un Duc aux traits tirés que son épouse ne daigna pas regarder avant qu'il ne lui parle.

Elle ne se leva pas, leva seulement les yeux, tâchant de garder un visage impassible, mais ne put cacher le rictus qui naquit sur ses lèvres.


Voilà une affaire vite entendue donc.
Puisqu'il en est ainsi...chassez-moi.


Elle soupira doucement et se leva alors, quittant la table pour approcher de la fenêtre close, à l'autre bout de la pièce.

Que fais-je ici ? Vous vouliez de moi à vos côtés, pour cette couronne que vous portez. Je suis venue. Et qu'y gagnons-nous ? Votre père me hait, répond blanc chaque fois que je tente gris, ne se gêne pas pour cracher chaque fois qu'il le peut sur la Bourgogne. Vous me haïssez tout autant. L'on me reproche sans cesse le sang qui coule dans mes veines sans que je ne réplique, par honneur pour vous. Je me tais, je garde par devers moi chaque réplique qui s'impose à mes lèvres, parce que je suis votre épouse et que vous êtes le Duc, par devoir, pour vous.

Elle bougea encore, fit le tour de la pièce, le long des murs jusqu'à s'arrêter devant son époux qu'elle fixa un moment.

Vous avez agi comme vous le deviez. Je vous ai toujours dit que vous étiez taillé pour gouverner. Vous êtes juste et droit, lucide et diplomate. Vous feriez un roi digne, pas comme ce...Elle se força à ne pas nommer celui envers qui elle portait tant de haine...Je ne vous en veux pas. Je ne vous hais point. Je ne vous ai jamais haï. Je vous aime. Vous êtes mon époux et je n'ai jamais regretté cette alliance. Je ne peux que constater que nous n'avons toujours pas la même façon de considérer les événements. Je suis trop...Ce fut alors un rire qui s'échappa de sa gorge, taisant le qualificatif qu'elle se serait donné.
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