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[RP] Cathédrale d'Angers : Enterrement de Kilia

Rouletabille
Vendredi 27 avril 1460,
Funérailles de Kilia de Mauléon-Penthièvre.


L'évêque d'Angers étais vêtu d'une grande et ample chasuble mauve, la couleur habituelle pour les funérailles. Sa mitre était d'un blanc immaculé. Derrière lui, sur l'autel de pierre recouvert d'un drap noir, quelques cierges étaient allumés et leurs flammes miroitaient sur les murs et les piliers de la chapelle. A l’entrée se trouve un panier d’osier avec comme seul objet un médaillon d’Aristote, les amis déposeront un fruit ou un pain dans la corbeille. Parfois certains déposent quelques écus ou d’autres consommable. Le contenu de la corbeille étant distribué aux mendiants après la cérémonie., La cloche venait de terminer de sonner lentement et tristement. La Famille, les amis et fidèles étais là, formant un anneaux autours du cercueil de Kilia. Le Prélat présent sur le parvis de la Cathédrale, d'un signe de la tête, indiqua aux porteurs, qu'il était temps d'entrer pour commencer la cérémonie. Les six hommes prirent sur leurs épaules, le cercueil, puis le cortège s'avança lentement en remontant l'allée centrale, tous en silence ...
Clotaire.
Enfin. Il avait cru ne jamais y arriver. La cave de Chasteau-en-Anjou avait beau être fraiche, surtout avec le climat de ces derniers jours, elle n'en était pas pour autant un endroit où conserver un corps aussi longtemps.

C'est pourquoi l'adolescent, au moment de célébrer les funérailles, avait opté, suivant de judicieux conseils, pour un cercueil fermé. D'aucuns diraient que c'était dommage de ne pouvoir admirer une dernière fois la beauté de la Lumière d'Anjou, mais Clo avait songé que sa mère n'en brillerait que mieux dans les souvenirs si les gens se la remémoraient telle qu'elle était de son vivant.

C'est qu'il aimait sa mère, le chouchou de Kilia. Il l'aimait sincèrement... Il souhaitait que lui soit rendu le meilleur hommage possible. Depuis son retour en Anjou, il n'avait eu de cesse que d'organiser cette cérémonie. Même que pour l'occasion, on pouvait remarquer une tignasse propre, coulant sur les frêles épaules de l'héritier. Il avait aussi revêtu un pourpoint neuf, des chausses nettoyées, une chemise convenable...

En clair, il avait la classe, mais discrète, ne voulant pas enterrer sa mère comme un pouilleux, se tenant sur le parvis. Il ne faisait pas l'accueil, ne connaissant à vrai dire que peu de monde de l'entourage de Kilia, mais se tenant prêt. Son frère ne devrait plus tarder, son père non plus.

Suivant les indications de l'évêque, il laisse cependant là son impatience, et déposant son obole dans le panier à l'entrée, il progresse derrière le cercueil jusqu'au banc au premier rang dévolu à la famille. Dans ses pensées il entend le rire de sa mère, et patiente le regard posé sur le cercueil que les proches le rejoignent.

Pour la suite, il ne sait pas trop, c'est le premier enterrement auquel il assiste. Le premier certes, mais pas des moindres... "Maman..."

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--Labonnegertrude
Des jours qu'elle était inconsolable. Des jours qu'elle n'avait pas mis les pieds dans la cuisine. Des jours que le château crevait de faim.
On n'avait jamais su lui donner un âge, mais ce qu'on voyait aujourd'hui était une vieille femme. Elle semblait avoir prit dix ans en si peu de temps. La main de la duchesse dans la sienne jusqu'à la fin. Elle avait eu beau prier, eu beau faire ce qu'elle pouvait. Cette main avait perdue la vie est avait glissée doucement sans qu'elle ne puisse la retenir.
Même Bagminton semblait avoir maigri. Son bras sous celui de Gertrude, devenue sa compagne au court des années, faisait de son mieux pour la porter. Il faisait tout ce qu'il pouvait pour lui donner le réconfort que lui non plus n'arrivait pas à trouver. La duchesse était leur patronne en apparence mais en réalité bien plus que cela. Elle était de leur famille, de la seule famille qu'ils avaient. Le château était presque le leur tellement elle leur avait laissé se charger de tout, bien trop attelée à s'occuper des affaires de l'Anjou plutôt que les siennes.
Aujourd'hui, encore, ils devaient rester en arrière, le protocole était en cela injuste. Ceux qui aiment et qui aimeront n'ont pas le rang de ceux qui se mettent devant. Alors, portant le deuil, ils attendaient eux aussi de dire au revoir. Pour se cacher encore une fois dans l'ombre et prier au salut de leur duchesse.



Yolanda_isabel


    « Efforçons-nous de vivre de telle sorte que, quand nous ne serons plus, le croque-mort lui-même pleure à notre enterrement. » - Mark Twain

Elle aurait du se réjouir de sa nouvelle vie – la pauvre aurait-elle eu connaissance des évènements à venir qu’elle pleurerait vraiment – en Languedoc, de son nouveau fiancé et des terres à découvrir, à voir fleurir. Elle a profité, enfant gâtée, de la vallée du Lot, elle a parcouru plus qu’à son tour, la route menant au Tournel, elle a gravi les chemins qui la menaient aux mystères de la région, mégalithes antiques, elle a aimé la lengua d’oc mais la voilà qui parcourt, ballottée dans la voiture, le chemin la menant au Berry où elle doit rejoindre son frère avant de retourner en Anjou. L’expectative de revoir son frère n’arrive même pas à lui arracher un sourire, entre les petites dents nacrées, un coussin est mordu avec rage pour ne pas hurler et étouffer en silence les sanglots qui voudraient proclamer la mort d’une Lumière. Le deuil, elle le porte si bien depuis des années, que le noir est de nouveau porté, même si la tenue de voyage est on ne peut plus simple puisqu’il ne s’agit que d’une cotte de velours de Gênes noire et cette cape si chère à son cœur, noire et fourrée de queue de renards blancs. Un deuil en blanc et noir. Et en pleine campagne berrichonne, elle rejoint son frère, à peine un bonjour esquissé, un sourire dessiné du bout des lèvres, du bout du cœur.

Dans l’habitacle du coche, elle jette des regards las à la servante qui la suit depuis qu’elle a quitté la Bourgogne.


-« C’était hier, n’est-ce pas ? »

Au regard éperdu de son vis-à-vis, elle pousse un soupir avant de se renfrogner dans son coin, oui, c’était hier que sa tante la serrait contre elle en lui contant Dôle et milles autres histoires, c’était hier qu’elle s’endormait dans la douce chaleur de la Grâce de Château-en-Anjou. Il lui semble que c’était hier, oui. Alors pourquoi aujourd’hui, sa tante n’est-elle plus ? Est-elle réellement partie ? A-t-elle rejoint Marraine ? Les yeux la brûlent de retenir tant de larmes amères. Et enfin l’immense cathédrale d’être aperçue, la gorge se serre, et elle trébuche un peu sur le bas de sa robe en descendant du coche. C’est presque pour se donner contenance qu’elle vérifie les épingles retenant le hennin gigantesque sur sa tête, presque pour s’occuper les mains qu’elle vérifie que la longue huve noire retombe bien dans son dos jusqu'aux chevilles. Si la tenue est riche mais simple, la coiffe, elle, est semblable à toutes celles de Yolanda, démesurée, pour donner une impression de grandeur à cette enfant bien épaisse et pourtant, déjà trop grande pour son âge et son sexe. A l’entrée de la cathédrale, le pied manque une marche, et c’est au bras de son aîné qu’elle se raccroche, désespérément, au propre comme au figuré.

-« Si tu me lâches, je tombe. »

Je tombe et je m’effondre. Parce que de tous ceux qui ont pavé sa vie, c’est bien Aimbaud qui a su toujours la remettre dans le droit chemin, la réconforter. Et pour refouler les larmes qui reviennent, elle regarde autour d’elle pour ne pas fixer au loin le cercueil où doit reposer sa tante, aux gens qu’elle croise, elle offre un salut de la tête, et qu’ils soient valets ou simples enfants de chœur, car les personnes présentes en ce jour, sont des personnes qui aimaient la Lumière d’Anjou. L’azur glisse de vitrail en vitrail pour s’arrêter sur l’une des rosaces, et le regard se redescend pour glisser sur un jeune homme au premier rang qu’ils rejoignent en silence, sûrement un cousin, mais comment le savoir, eux qui ont quitté l’Anjou depuis si longtemps. Elle dévisage sans gêne l’adolescent à ses côtés avant de resserrer la main d’Aimbaud pour qu’ils les présentent, la préséance voulant que ce soit l’aîné qui prenne la parole, profitant de ce qu’il va sûrement le faire pour porter son regard sur l’officiant auquel, elle offre un salut vague.

Et à ce parent inconnu à côté d’elle, elle prend la main, doucement mais fermement, sa tante aurait été sur ce banc plutôt que dans la boîte de bois, c’est sa main à elle qui se serait avancée mais Kilia n’est plus là, et Yolanda est vivante même si on enterre sa tante. On enterre la Lumière de l’Anjou, et Yolanda en est convaincue, s’il pleut dehors, c’est que l’Anjou pleure sa Mère.

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« Mas perqué as trabucat ? Es pas subressabent e aquò servís pas-res ! »
Baillant
La nouvelle lui avait été annoncée alors qu'il était encore en Espagne, partit dans une quête quelconque qui lui semblait aujourd'hui si futile. Son épouse, celle qu'il avait tant aimé, la seule femme qu'il ait vraiment aimé, l'avait avertit qu'elle remontait en Anjou sans lui... mais jamais il n'aurait imaginé que ses jours étaient comptés au sein de ce Duché qu'elle aimait tant.

La route pour remonter d'Espagne fut longue et douloureuse, espérant à chaque buisson qu'un brigand surgirait pour lui ôter définitivement la vie et pouvoir retrouver sa moitié, mais rien... même pas un ivrogne, un misérable, un animal sauvage ou simplement une assez grosse pierre pour le faire trébucher...
Non, Aristote semblait en avoir décider ainsi : il aurait à affronter la séparation de la seule pour qui son coeur n'ait jamais vraiment battu. Qu'allait-il devenir sans elle ? Oeuvrer pour son Comté alors qu'il se montrait bien souvent plus ingrat que reconnaissant ? Qu'allait-il devenir, seul, avec ses enfants ? Lui qui n'a jamais été un père d'exception, comment allait-il les élever ? Allait-il devenir une âme errante, égarée et sénile sans celle qui l'avait tant de fois inspiré ?

Sur le chemin du retour, le Comte ne pouvait s'empêcher de marmonner comme pour se convaincre que ce n'était pas vrai "Et nos trente enfants promis ? Et notre château de noces que nous n'avons pu prendre ensemble avec cette guerre ? Non non, tu ne peux pas être partie".

Machinalement il s'était néanmoins préparé pour la cérémonie, et s'y présenta le regard triste comme jamais il n'eut été donné à un homme de voir Baillant. Son coeur se serra lorsqu'il vit - enfin - le cercueil de son épouse, les larmes commençaient à lui monter aux yeux, sa mâchoire se serrait et il ne cessait de se répéter : "C'était la seule, la vraie... j'aurai du le lui dire plutôt que de fanfaronner."

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Kirke
Le Vicomte s'était rendu dans la cathédrale. On le voyait, le visage fermé, verrouillé à triple tour. Il avait pris son habits de cérémonie, noir. Il s'était aussi rasé le matin même, avait troquer son tricorne contre sa couronne de Vicomte. Il fallait paraître digne, donner une bonne image de la famille de la défunte. Même si le cœur n'y était pas vraiment, il y assisterait : car un des piliers de la famille Penthièvre s'en allait, un soutien dans tous les cas, Kirke se devait d'accompagner ses proches jusqu'à l'Adieu. C'était une forme de montrer que lui, il allait bien, même si c'était pas forcément vrai.

Plus de soutien quand il en a besoin. Plus de soutien. Il s'assit au premier rang, en saluant lentement ceux déjà présent, sans vraiment regarder qui était présent. Sans un mot, il jeta un regard long sur le cercueil. Clotaire avait choisi un cercueil fermé. Pas de cercueil à 4 planches comme son père, d'après l'oncle Messiah. Où était il d'ailleurs celui là ? Encore en train d'hiberner, comme le vieux chiffré ? Un de ces quatre, le Vicomte ira les bousculer de leur terrier, à coups sûr...

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Avec un D, comme Dieu !
Clotaire.
Etait-ce la sensation d'une main potelée dans la sienne ? Le bruit qui, furtif, lui annonçait l'arrivée des siens autour de lui ? L'air qui s'alourdissait de chagrin à chaque minute qui passait ? L'émotion que Clotaire enfouit depuis son retour en Anjou, depuis qu'il a du apprendre à vivre avec la dépouille de sa mère attendant sa mise en bière, remonte à la surface, serrant la gorge de l'adolescent, lui arrachant un haut le coeur qu'il retient à grand peine, laissant échapper malgré tout une larme qui s'écrase sur son nouveau plastron, bien faible témoin du chagrin qui étreint l'orphelin.

Il s'est plongé dans les détails, dans tous ces efforts pour arriver à organiser cette cérémonie, dans l'administratif qui entoure la succession, dans la partie de camping, dans à peu près tout ce qui a pu lui faire penser à autre chose qu'à la mort de sa mère, qu'il ne réalise qu'entouré du chagrin des siens...

S'il est resté prostré aux premières arrivées, s'il n'a pas bougé quand on lui a pris sa main anguleuse, il relève la tête en entendant un murmure d'une voix connue, sortie de l'enfance. Serrant inconsciemment les doigts de sa voisine, il regarde son père dont le chagrin flagrant en devient douloureux. Et l'héritier de se lever, d'avancer lentement vers Baillant, et de passer un bras autour des épaules d'un comte qui parait soudain plus petit, empesé de douleur.


"Je suis désolé Papa... je suis pas rentré à temps... "

L'aveu... il fallait bien que ça sorte à un moment ou un autre. L'enfançon en passe de devenir homme s'en veut terriblement. A quelques jours près, il aurait pu être auprès de sa mère sur cette estrade, il aurait pu arrêter le fou qui l'a tuée, il aurait du se trouver là, si les Tourangeaux ne l'avaient retenu à la force de leurs épées. Clotaire s'en veut terriblement, et ce n'est que face à ce père meurtri et effondré qu'il parvient enfin à mettre des mots sur cette pression qui opprime sa poitrine depuis l'annonce de la mort de Kilia.

Cherchant à masquer les larmes qui ne manquent pas de se glisser aux abords des paupières, fierté mal placée d'adolescent, il entraine le désormais veuf vers le banc qu'il vient de quitter, lui faisant une place juste en face de ce cercueil ouvragé qui renferme leur Lumière et celle de l'Anjou. Il reprend la sienne près de sa cousine qu'il remarque alors. A peine le temps de se dire qu'elle est belle... A peine, avant que le deuil ne reprenne toutes ses pensées. D'une main, il maintient une pression sur l'épaule paternelle. L'autre... récupère sans s'en rendre compte le soutien de la menotte charnue de sa cousine.

Kilia... comme tu nous manques...

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Scipio.de.penthievre
C'était pendant qu'il était dans une de ses éternelles retraites pour faire croire à tous que Scipio était un homme pieux qu'on vint lui annoncer la mort de Kilia. Sur le moment, il ne semblait pas ressentir grand chose, il ne semblait pas vraiment y croire à vrai dire. Ce n'est que le jour de l'enterrement qu'il se rendit compte de l'évènement et rentra dans un mutisme dès son lever. Il sortit alors du monastère où il faisait retraite et se dirigea vers la Cathédrale d'Angers où se déroulait l'enterrement.

Il salua les différentes personnes qu'il connaissait d'un signe de tête, ne disant mot. Et il rejoint alors le premier rang, réservé à la famille.
Letiti
De tout elle avait été là. A chaque problème elle avait eut la solution. qu'allait donc devenir la vie désormais?!
Comment allait faire ce petit bout d'homme sans sa marraine?!
Le petit maje fredonnait en arrivant vers le lieu de cérémonie:


Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain,
De bonne grâce ils en faisaient profiter les copains:
«Y a un mort à la maison, si le cœur vous en dit,
Venez le pleurer avec nous sur le coup de midi...»
Mais les vivants d'aujourd'hui ne sont plus si généreux,
Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux.
C'est la raison pour laquelle, depuis quelques années,
Des tas d'enterrements vous passent sous le nez.
Des tas d'enterrements vous passent sous le nez.


Cui la nous est pas passé sous l'nez...
Kilia a toujours été généreuse.


Le petit bonhomme ne voyait guère ce qu'il se passait autour de lui. Il franchit la porte de la cathédrale:

Maintenant les corbillards à tombeau grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu'au diable Vauvert,
Les malheureux n'ont même plus le plaisir enfantin
De voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin.
L'autre semaine, des salauds, à cent quarante à l'heure,
Vers un cimetière minable emportaient un des leurs...
Quand sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis
On s'aperçut que le mort avait fait des petits.
On s'aperçut que le mort avait fait des petits.


Rassure toi Kiki, j'ai sali mes bottes.
j'tacherai d'faire une autre sorte de petits.


Il s'avanca. Il se tint devint le cercueil:

Plutôt que d'avoir des obsèques manquant de fioritures,
J'aimerais mieux, tout compte fait, me passer de sépulture,
J'aimerais mieux mourir dans l'eau, dans le feu, n'importe où,
Et même à la grande rigueur, ne pas mourir du tout.
O, que renaisse le temps des morts bouffis d'orgueil,
L'époque des mas-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil,
Où, quitte à tout dépenser jusqu'au dernier écu,
Les gens avaient le cœur de mourir plus haut que leur cul.
Les gens avaient le cœur de mourir plus haut que leur cul.


Les tiennes ne manque pas d'fioritures rassure toi.
Et pour moi.. baste, j'vais tâcher d'pas crever alors t'en fais pas.


Le petit maje enleva son chapeau et alla s'assoir.


* Les funérailles d'antan, G. Brassens
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Datan
Le plus souvent il était vêtu de noir, à part une chemise blanche ou rouge dont seul le col paraissait, ainsi qu'un bouton de rose de même couleur attaché à une fibule de verre. Mais là, la tenue prenait tout son sens. Le Vicomte laissa sa suivante s'occuper des chevaux et prit soin de son aspect, remettant sa chevelure poivre et sel en place et époussetant son mantel.

Il avait au final peu connu la défunte, mais les brèves rencontres à Cholet l'avaient conquis. Une femme de poigne, franche et ... fort jolie. Mais par respect pour Baillant, entre lesquels un lien particulier s'était instauré depuis toutes ces années, il se devait d'être là.

Il posa les mains sur le pommeau de sa canne et attendit en silence - pour une fois - la suite des évènements.

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La Rose, l’Épée, le Poitou - Champion civil et Médaillé du Mérite Militaire - Épervier dans l'âme...
Joffrey
Elle était là. Non point en tenue d’apparat , mais emmitouflée dans une cape noire.

Elle se glissa prestement dans le fond de la cathédrale , ne voulant voir , ni parler à personne . Capuche cachant sa blonde chevelure, yeux baissés , c'est dans un coin sombre qu'elle s'installa . Son chagrin , sa tristesse ne l'incitaient guère à parader .. Kilia n'était plus et avec elle , c'est une grande partie de sa vie qui disparaissait. Amitié née d'une drôle de façon ... mais qui au fil des années n'avait fait que grandir , amie et souvent confidente , son départ laissait un vide dans le coeur de Jo .

Lui dire adieu serait douloureux .
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Pandorha
La belle avait reçu nouvelles de l'Anjou...La mort d'une des duchesses les plus respectés. La Chancelière se demanda un instant si elle devait s'y rendre...Puis elle se décida. L'Anjou serait en deuil, ils étaient les alliés du Berry, aussi, elle décida de s'y rendre, sachant que d'autres Berrichons pourraient-être du voyage, elle les retrouverait sur place sans nul doute.

Passage de la Touraine, elle avait encore quelques connaissances depuis le départ de Camille, elle n'eut aucun mal à passer, à cheval, voyageant léger. Sa robe de deuil était prête, blanche, les cheveux attachés comme il convenait pour elle. Après plusieurs haltes durant le voyage, Pandorha et sa petite escorte, firent une halte dans une auberge d'Angers avant l'heure et puis s'y rendant, la mine triste, le visage fermés. Franchissant les portes de la Cathédrale, elle chercha visage connu, mais ne s'attarda pas, allant sur les bancs du fond, la Buzançais comme on pouvait l'appeler parfois, pria en silence.

Quelle était la cause de la mort ? Elle ne savait pas. Silencieuse, elle priait, elle priait pour la paix, la paix toujours menacer. Kilia avait été une prétendante au trône, cela aurait-il été différent si elle avait été reconnue Reine à une époque ? Il était trop tard pour se le demander...Le Règne de Nebisa la folle...Il fallait maintenant attendre les actes et les paroles de son successeur.

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Maewenn
La nouvelle était arrivée jusqu'en Provence et Dieu (le vrai, pas Kirke hein) qu'elle aurait pour une fois aimer que la nouvelle n'arrive jamais. Les yeux avaient parcouru l'annonce, plusieurs fois, sans réussir à réaliser. La nuit avait passé, sans aucun rêve, douce. Mais au levé du soleil, l'évidence était la. Elle avait relu une dernière fois l'annonce et les larmes s'étaient mises à rouler sur ses joues, sans qu'elle ne s'en apercoive. Elle avait passé la matinée enfermée dans son mutisme, assise à sa fenêtre. Puis l'ordre avait été donné aux suivants. Elle se rendrait en Anjou pour ses funérailles. Qu'importe la distance, le temps ou même si sa présence était souhaité ou non. Elle devait s'y rendre, comme un dernier hommage a cette femme au grand coeur.

Le carrosse n'avait fait que peu de halte, juste de quoi reposer les chevaux. Après plusieurs jours de trajet, la cathédrale était enfin en vue. Une courte halte dans une auberge pour prendre bain et s'y appréter comme il était nécessaire et voila la môme Guérande qui se dirige vers l'édifice. Pas de garde, pas de valets, pas de suivantes ... Juste une jeune femme et sa douleur. Sur le chemin qui la rapproche à chaque pas un peu plus de Kilia, la BAMie se remémore leurs brides de vie, ces instants partagés. Sa rencontre avec Kilia alors qu'elle n'était qu'une enfant qui voulait fuir la Bretagne. Cette guerre ou elle ne s'est jamais battu mais dont elle conservait précieusement le bouclier que lui avait offert la défunte. Tatie Kilia comme elle aimait à l'appeler.

Elle monta les marches de l'église, le visage fermé et les yeux rivés sur le cercueil. Un murmure, alors qu'hésitante elle ne sait ou se placer.


Tatie ... reviens.

Quelques visages connus qu'elle n'arrive pourtant pas à remettre. Elle est comme dans un autre monde, perdue, ailleurs ...
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Senorita_fantasia
[Mimizan]

La nouvelle était tombée comme un coup d'épée dans le coeur. Kilia, elle ne l'avait certainement pas beaucoup connue, mais à une époque, elle l'avait aidé avec les jumeaux. C'était une femme exceptionnelle et maintenant, elle n'était plus.
Le pire aurait été de l'annoncer aux enfants, ils avaient grandit dans l'amour d'un foyer quand Fanta était mourante. Ils avaient pas comprit tout de suite ce que voulait dire être mort, décédé, parti à tout jamais, la nouvelle était moins dure enfin elle l'espérait.

Elle prit ses enfants par la main et repartit directement en Anjou. L'Anjou qu'elle s'était jurée de ne pas revoir.

On lui avait donné trois chevaux contre sa fortune et pouvoir être là le jour où il faudrait lui dire au revoir.


[Anjou]

Fanta y était, la cérémonie allait débuter. Elle serrait les mains de ses enfants, le coeur serré. Une femme comme cela, de cette trempe ne pouvait disparaitre ainsi, c'était si injuste. Son coeur semblait saigner silencieusement, Kilia l'avait tout de suite acceptée à son arrivée en Anjou. Une lumière n'était plus.

Elle restait non loin de la porte d'entrée, pas prête à se mélanger à la foule avec les enfants. Elle verrait la cérémonie de loin. De toutes façons, elle venait pour rendre un dernier hommage à cette extraordinaire femme, pas pour parler du temps avec les autres.

Assise sur un banc, la Bulle gardait le silence, les yeux qui commençaient peu à peu à s'embuer, ses souvenirs refaisaient doucement surface, et c'était douloureux.

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Killijo_de_denere
[Toujours sur les routes]

Il avait été informé de l'enterrement de sa marraine. Il l'avait vue sur son lit de mort, et il voulait lui rendre un dernier hommage. Cette femme qu'il glorifiait comme sa mère, celle dont il portait le nom, Killi-Jo(ffrey), et dont il voulait toujours être digne. Elle lui avait toujours pardonné ses écarts (nombreux) et l'écoutait et le conseillait lorsqu'il en avait besoin. Elle était son autre mère, celle sans laquelle il se sentirait orphelin désormais. Il était venu en Anjou, alors qu'il ne pensait plus revoir ses terres avant longtemps pour assister à la messe et recommander son âme à Aristote, bien qu'il savait déjà qu'elle devait être assise à sa droite pour le seconder comme elle s'était toujours occupée de l'Anjou.

Tout le monde serait orphelin dans cette triste disparition, ce n'était pas qu'une mère, une épouse, une marraine qui partait, mais un des piliers de l'Anjou, qui avait travaillé au Ponant et dans tant d'autres institutions pour faire avancer les conditions diverses et variées. Il était entré dans l'église silencieusement, aux côtés de sa Vivi, toujours près de lui en toutes circonstances, ne regardant pas ce cercueil qui contenait le corps de la Lumière désormais éteinte. Elle n'était plus sur terre, mais elle resterait dans les coeurs de tous. Il n'avait point pris le temps de saluer les gens présents, même s'il en avait reconnu un bon nombre. Il préférait rester seul, dans son chagrin. La seule personne dont il tolérait la présence était son roc, dont il tenait la main.

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En deuil de sa marraine, la lumière de l'Anjou
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