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[RP]Secret d'enfance à l'adulte se révèle...

Vlad


Le seul protecteur que cette enfant ait jamais eu jusqu'à présent, c'est son grand-père. Car Ilug, si je lui ai accordé ma confiance ce n'est pas seulement pour sa sagesse. C'est parce que j'ai toujours su ce que vous avez vainement essayé de cacher Kaolyn !

Malgré ses défauts et son autoritarisme, le prince, peut-être à cause de sa charge et de son rang était un homme au visage à l'air perpétuellement arrogant. Il était aussi fort intelligent et l'intérêt du pays lui tenait à coeur. Et il savait qu'Ilug était d'une loyauté à toute épreuve, non pas envers lui comme il l'escomptait, mais, et il commençait vraiment à le comprendre ce jour, envers Charlyelle.
L'homme alla s'asseoir dans un fauteuil au haut dossier sculpté. Le siège bien entendu avait été conçu pour un homme. Dominé par les armoieries familiales, que surmontait une couronne argentée, la silhouette du Général en imposait.

Maintenant qu'elle a pris la fuite, vous allez devoir réparer cela Kaolyn. Après tout il s'agit tout autant de votre petite-fille que de ma fille.
Je suis enchanté de vous voir Kaolyn, mais je suis surpris de votre manque de perspicacité. Ce dont je vais vous entretenir ne doit être connu que de vous seuls.


Les yeux clairs du Vladimissime passèrent tour à tour sur le grand-père et la grand-mère de Charlyelle. Puis il laissa échapper un léger soupir.

J'exige d'avoir un héritier sur ce trône. Comme vous le savez, je n'ai pas eu de fils et Charlyelle est donc la seule bénéficiaire de la couronne princière. Néanmoins, si nos lois le permettent, la coutume voudrait elle, que ce soit un mâle qui prenne cette couronne. Et je m'en tiens à la coutume. Nous voulons donc trouver époux à notre fille.

Je pensais bien que c'était là ce que vous aviez à l'esprit. Pourtant Votre Altesse, vous n'ignorez pas que la tâche va être plus que délicate. Vous avez vu dans quel état est parti la petite ? Et vous croyez vraiment qu'elle va vous écouter et pire encore vous obéir ? Vous vous leurrez.

C'est en effet ce que je veux. Et ma fille n'aura pas son mot à dire. C'est ainsi et pas autrement. Mais en raison des circonstances, il est devenu indispensable à présent de le faire, et au plus vite.

Il avait dit cela de telle façon qu'Ilug resta quelques instants à le regarder avant que Kaolyn ne poursuive.

Qu'est-il donc arrivé que vous ne m'ayez dit ? Pourquoi cette soudaine urgence qui n'a pas été porté, semble t'il, à l'attention du conseil tout entier ? Dois-je vous rappeller que je suis l'aïeule de cet enfant et que je m'oppose farouchement à ce qu'elle épouse l'un de vos sauvages. Charlyelle est née sur mes terres d'Ecosse et pas sur vos terres à vous. C'est donc à moi, sa Matriarche que revient le droit et le devoir de la marier !

Grognement du Vladimissime qui se fait entendre. Il échange un bref regard avec Ilug, comme pour quérir un encouragement de sa part.

Nous venons d'apprendre qu'une tribu armée campe dans les montagnes de l'autre côté de la vallée. C'est le chef d'une tribu nomade de brigands et de voleurs qui font des ravages depuis quelques années chez nos voisins. Ils viennent tout juste de pénétrer sur notre territoire.

Dites-moi qui sont ces gens.

Les coudes sur la table, le menton reposant dans ses mains, la Matriarche reconnaissait que c'était là une nouvelle à laquelle elle ne s'attendait guère. En même temps, elle sentait que son beau-fils choisissait prudemment ses mots.

Je ne compte pas vous donner de réponse satisfaisante. Sachez seulement que je veux unir ma fille à ce chef ou à un noble de ma connaissance. Mais la solution de cet homme là me parait la plus opportune. Car ils sont tellement nombreux qu'ils peuvent pratiquement s'emparer de nos terres malgré notre puissance. Ce n'est pas une guerre telle que vous l'entendez par chez-vous qu'ils portent Kaolyn. Chez nous l'esclavage est encore de mise, pas chez vous. Et ce sont des hommes des montagnes qui descendent dans les terres pour y prendre ce qu'ils veulent, de la nourriture, des biens. Des femmes. Puis ils retournent d'où ils viennent tout aussi vite qu'ils ne sont venus. La seule erreur que je vienne de commettre c'est d'avoir fait venir Charlyelle ici même. Le chef m'a fait savoir qu'il l'avait vue et il la veut désormais pour épouse.
Comprenez bien que cette alliance serait ce que j'attends depuis des années. Cet homme là pourrait être l'héritier qui me fait défaut en épousant ma fille.



Ilug sentait ses tripes se révulser et les yeux usés se plantèrent dans ceux du Vladimissime.

Vous êtes en train de nous dire, si je vous comprends bien Votre Altesse, que vous nous demandez notre accord pour marier Charlyelle et mettre à la tête de vos terres un homme que tous vos gens suivront parce qu'il aura simplement épousé notre Pallikari ? Mais vous rendez-vous seulement compte de ce que vous nous dites là ? Vous prenez votre fille et ma petite-fille pour du vulgaire bétail ?

NON !!! Je veux les unir afin que ma fille me donne MON héritier. Celui qui va être formé à monter sur le trône. Celui qui prendra ma place quand je mourrais et s'il est trop jeune, c'est le mari de Charlyelle qui assurera la régence de nos terres.

Alors pourquoi ne pas laisser votre fille le faire ? La forcer à épouser un homme dont elle ne veut pas, qui ne parle pas sa langue et qui la traitera comme l'une de ses esclaves parce que c'est coutumier ici mais réfléchissez Votre Altesse ! Vous n'avez pas élevé votre fille, elle n'a même pas idée des coutumes de vos territoires. Elle vient du Nord, elle a toujours vécu dans les Shetlands, elle est issue de nos traditions, de nos coutumes. Vous avez conscience que vous allez briser totalement sa vie et les aspirations qu'elle peut avoir ? Vous n'imaginez pas qu'elle va vous obéir au doigt et à l'oeil ? Un père qui pour elle ne s'est jamais occupé de l'enfant qu'elle fut.

Ilug vient de me retirer les mots de la bouche. Entendons nous bien Vlad. Vous avez brisé ma fille et vous l'avez poussé dans le drame qui nous a tous effondrés mais jamais, écoutez bien mes paroles, jamais je ne vous laisserais agir de la sorte et recommencer vos manipulations sur ma petite-fille. J'ai moi aussi mes torts dans tout cela, mais je m'efforcerais de tous mes moyens d'empêcher ce mariage atroce et ridicule auquel vous voulez la vouer. Si ma petite-fille doit épouser un jour quelqu'un, autant vous dire que ce sera un homme issu de sa culture, de notre culture celtique et du Nord et non pas l'un de vos sauvages !
Vous avez tué ma fille lorsque j'ai fait l'erreur de vous accorder sa main, vous ne tuerez pas ma petite-fille !


Malgré sa cécité, la Matriarche s'était dressé face à son beau-fils et le ton de sa voix était inflexible.Néanmoins, elle semblait soucieuse, connaissant la détermination sans faille du prince. Aussi restait-elle prudente.

Quel âge a t'il ce chef brigand ?

Aucune idée. C'est en fait un homme assez mystérieux. Des légendes circulent qui en font un homme invincible. Et s'il nous provoque, cela suffira à déstabiliser mes gens les plus crédules. Sauf si nous avons quelqu'un d'égale envergure à lui opposer.


Charlyelle...souffle Ilug, semblant décontenancé.

Exactement ! Parce qu'elle est ma fille, elle sera suivie ici et respectée. Et cet homme apportera armées et puissance redoublée à nos terres.

Les armes à elles seules ne suffisent pas à gagner les batailles Votre Altesse. C'est aussi l'esprit qui anime les hommes au combat et derrière eux, c'est l'esprit du peuple qu'ils défendent. Et si Pallikari doit être si respectée que cela chez vous, vous pensez vraiment que votre peuple va suivre votre machination s'il voit que votre héritière est ici contrainte et forcée ?

Je vous entends Ilug. Mais quel autre prétendant voulez-vous que je trouve à ma fille ?

Il y eut un silence et la Matriarche reprit la parole.

Croyez-vous vraiment qu'un brigand, aussi noble soit-il pourrait représenter vos terres au pied levé, enflammer l'imagination du peuple et gagner sa confiance ? Son seul atout serait d'avoir épousé l'héritière de ces terres. Moi si j'étais à votre place, je commanderais moi-même mes troupes à ma manière et au lieu d'unir vos forces à ces individus, je ferais en sorte que ces égorgeurs qui tentent de nuire à vos terres, en soient chassés une bonne fois pour toute. Mais jamais je ne vous laisserai sacrifier ma petite-fille à vos délires de grandeur et de puissance.

Bouche bée, le Vladimissime regardait Kaolyn. Puis il sembla reprendre ses esprits.

Ce que vous suggérez est absolument impossible.

Et pourquoi ?

Tout simplement parce que vous êtes une femme.

Ahaaaa !! Alors d'après vous, Charlyelle ne serait pas plus résolue, pas plus impliquée ni informée par amour pour son peuple qu'un brigand venu d'on ne sait où des montagnes de ce pays ?

Mais si bien entendu ! C'est évident qu'elle le serait ! Mais mes terres ne peuvent être menées par une femme.

L'histoire est pleine de femmes qui l'auront fait avant elle.

Il y a des siècles de cela. Plus de nos jours ici et pas avec nos armes sophistiquées.

Croyez-vous vraiment que d'être tué par une flèche ou un morceau de plomb cela soit très différent ? Mourir pour mourir...

Cette conversation est purement spéculative ! La situation est très grave. Ma décision est prise et ce n'est pas simple futilité. Ce que je demande, c'est que Charlyelle accepte cet homme et que vous l'en persuadiez.

Je vous remercie de nous avoir exposé ce "problème" et j'aimerais avoir un peu de temps pour y réfléchir et dès que j'aurais pris une décision je vous en informerais.

Mais je n'ai pas besoin de votre accord, il en est ainsi et c'est tout. J'ai dit !

Et j'exige que vous ne harceliez pas Charlyelle de façon exagérée. Il y a un vieux proverbe qui dit que la nuit porte conseil, vous devriez vous y référer Vlad.

Le ton d'Ilug vient de se faire beaucoup moins amène soudainement.

Le Vladimissime, un sourire de satisfaction flottant sur les lèvres, s'inclina tandis qu'Ilug et Kaolyn quittaient la salle . Pour lui, il ne faisait aucun doute que sa fille obtempèrerait.
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