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[RP]Remparts et barricades

Connor_rayan
Connor, un beau matin ou , pour une fois Hygie dormait encore, alla se promener sur le chemin de ronde ou la veille eurent lieu des combats entre brigands de passage et les forces moulinoises...

Connor inspecta les rues aux moindres traces suspectes de combat, ce qui alléchait l'Irlandais au plus haut point.
Connor marcha dans la rue, limite le nez collé aux dalles ensablées des ruelles.
Interrompu par d intermittents " b'jour " aux personnes qu'il connaissait, il se présenta devant les marches qui montèrent jusqu'au chemin de ronde.

Il arpenta les marches du rempart est , et regarda l'endroit , tout en visionnant dans sa tête les combats qui purent y être menés....
Il regarda ensuite au loin.....et se murmura


Bientôt, ce sera notre tour....
Morphey_de_valmonte
Besace chargée de fioles de bière moulinoise, il se plante au milieu du chemin de ronde.

- Qui n'a pas eu sa dose ?


Et de verser à chacun son dû, une goulée pour papa, une goulée pour maman, ça mettait du coeur au ventre, le feu à l'estomac et décuplait la force de ceux qui en buvait avant la bataille.

- Khory tu es superbe, tu devrais adopter.... Tiens, une rasade, ça réchauffe. Maya ? Un p'tit coup ?


La célèbre bière de Moulins dont la réputation avait franchi les confins de l'Allier... et pour cause puisqu'il se disait qu'elle était plus ou moins liée à la dernière guerre contre le Ponant.

- Non Méli ! Pas toi ! Toi tu es tombée dedans quand tu étais petite...

Et hop, la fiole hors de sa portée.
Un cliquetis et soudain, comme tombés du ciel, jaillissant de nulle part, surgit une horde noire.
Livre d'anatomie à la main (oui ben il avait fait ses preuves, c'était le tome XII du traité de médecine, plus de 500 vélins réunis sous une croute de cuir de quoi assommer un boeuf pour qui parvenait à le soulever !)

La bataille fut brève et cessa lorsque Sofio tint en joue une brunette qui ne payait pas de mine.
Vaillante elle l'était sans doute si on se fiait à son air bravache. Mais elle lui sembla haute comme trois pommes et un peu palote.

- Euh c'est ça votre brigande ? Va falloir la requinquer un peu avant de la condamner ! Bon y'en a pas d'autres ? C'est déjà fini ?

Et s'adressant à la jeune femme ? fille ?

- Bon ils sont où tes copains ? Alors comme ça tu espérais piller la mairie ?

Et à sa femme de juge :

- Et si on la conduisait à la municipale pour la faire parler ?

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Dict l'Impétueux
Satyne
Et voilà la juge qui tourne la tête en entendant un rouquin armé d'une bouteille la héler. Satyne tique un instant. On se foutrait pas un peu de leur poire à défendre avec de la bière ? Alors qu'elle tente une ultime esquive hors de la portée de l'épée de la rousse, le fer mort un peu plus son menton. Poisson ferré. La guigne. Elle hausse le nez, se tient droite, dague toujours au point, mais elle ne bouge pas d'un poil la donzelle. Les accidents sont si vite arrivés... Elle en connaît qui se sont faits embrocher pour moins que ça.

Laissez-les partir. La voix essaie de porter un peu plus. Laissez-les partir ! C'est moi que vous voulez. J'récidive et en plus je prépare les attaques. Les autres sont que des bras pour porter la menue monnaie. Laissez-les filer et je plaiderai coupable. Serez pas contre un peu d'animation en halle publique non ? J'pense que vous connaissez des pendaisons avortées en plus. Les gens ont l'eau à la bouche.

Voilà qu'elle tente de négocier.
Folle la gamine...


Nous n'avons même pas pu descendre dans les ruelles... C'est pas vraiment une tentative de révolte si on va par là.

Et ça bavasse sur les remparts, croisant les bras, et se grattant le menton.

Non... On peut même dire qu'on essayait de rentrer dans la ville d'une façon détournée. Sans utiliser les portes. J'vois pas où dans votre codex on interdit cela ?

L'acier frotte un peu plus contre son cou. La jeune femme redevient sérieuse.

C'est moi que vous cherchez. Laissez-les partir, et vous aurez l'assurance que votre village sera en paix. Je n'ai qu'une parole.

La bien nommée Dévouée lâcha son arme, mains écartées.
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Hulrika
Nuit du 9 au 10 octobre

En découvrant les roux un à un, elle avait bien ri, surtout à la vision de Khory. L'pauvre, c'était d'pire en pire. Après la robe - elle aurait payé pour voir ça- maintenant les ch'veux, qu'est-ce que ça allait être la prochaine fois...
Ceci-dit, elle aimait l'idée de Morphey. Hé hé.

Hul partit alors, par souci de solidarité, à la recherche de ce qu'il faudrait pour suivre la nouvelle mode lancée. Une citrouille, quoi de mieux pour se teindre en rousse.
Premier essai fut effectué sur son blond. Fallait pas s'gourrer. Pas mal du tout. Et au moins, elle pourrait dire qu'elle a embrassé un roux une fois dans sa vie.
Et puis si la teinture persistait, elle embrasserait pour sûr un chauve par la suite. De quoi la faire sourire.

Lui n'était de la partie ce soir-là, aussi elle dût le quitter à regret pour sa nuit de garde puisant en lui l'énergie et la force dont elle avait besoin. Elle espérait bien revenir à ses côtés en un seul morceau, mais bon, on n'était jamais sûr de rien.

Aussi, pour parfaire sa nouvelle couleur, elle crut bon d'ajouter une touche de rose. Elle espérait que Sofio apprécierait l'effort et sourit en coin, se hâtant sur les remparts pour les retrouver tous, prête à en découdre avec les vilains, sa hache en main.




Quelques gorgées de bières frelatées plus tard, pour lui donner un peu d'courage, elle ne savait pas trop à quoi s'attendre, des Fatum, p'tète pas, vu qu'elle ne prenait pas réellement la menace au sérieux, des opportunistes surement mais elle avait été informée d'arrivées massives d'étrangers, ce qui était bien souvent de mauvaise augure.

Motivée comme toujours à la possibilité d'un affrontement musclé, elle écouta les instructions de son chef Khoryan puis commença sa ronde.

Elle eut tôt fait de remarquer une silhouette encapuchée sur le chemin de ronde, l'épée à la main.
A pas de loup, elle avança, elle se demanda ceci-dit si le roux flamboyant qu'elle arborait fut un moyen des plus discrets pour une approche.

Pas l'temps d'réfléchir, elle assèna un coup de hache sur l'épée, la faisant virevolter au sol. L'encapuché se retrouva désarmé.
Elle aurait pu lui trancher le cou, mais elle espérait le capturer vivant et pourquoi pas toucher une récompense.

Elle visa l'épaule, un p'tit coup sec histoire de l'affaiblir sans y mettre toute sa puissance.

Hé hé! T'sais pas où t'as mis les pieds toi mon coco! Bienvenue à Moulins!
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Edwald
Nuit du 9 au 10 octobre:

A l'assaut en haut des remparts il fallait faire vite, se faufiler au gré des escaliers et tenter de passer au travers la défense plutôt que de chercher à les affronter. Les défenseurs semblaient bien trop nombreux pour qu'il espère une issue victorieuse, mais étrangement une grande partie d'entre eux semblaient complètement ivres ce qui n'était pas pour déplaire à l'encapuchonné qui tenait en main son épée droit devant lui et en profitait pour gagner du terrain lentement mais surement.

Sur le chemin de ronde, alors qu'il arrivait à proximité de l'escalier tant désiré qui allait le faire passer dans le village et ses ruelles plus obscures et discrète, sa course fut stoppée par un violent coup de hache qui fit voler son épée. Un second coup tomba sur son épaule droite le blessant dans une douleur vive.

Une voix féminine se fit entendre, dans la cohue et troublé par la douleur à son épaule il ne reconnut pas la jeune femme et n'arriva même pas à discerner les quelques mots prononcés. Son épée était trop lointaine pour la reprendre, et son épaule ne lui permettrait pas. Il se rua alors vers la silhouette dressée face à lui et la bouscula vivement faisant chuter la hache sur le coté. Dans un mouvement pour le moins désordonné il se plaça au dessus du défenseur et se rendit compte à cet instant qu'il avait perdu la capuche qui cachait son visage. Ed plissa des yeux, comme pour se concentrer et mieux comprendre ce qu'il avait en vue. Une hulrika rousse ? Il tenta de saisir les mains de la fausse rousse mais n'en resta pas moins désarçonné. Le hasard voulu qu'il tomba sur son ex belle soeur, celle avec qui il avait fait la paix.


Hul ? C'est toi ?

Le sang coulait le long de son bras jusqu'à ses mains, la blessure le lançait terriblement et il faut bien l'avouer il se trouvait dans un sale pétrin. Il ne lâcha pas les mains de la jeune femme sentant que l'altercation entre eux n'était pas terminée, cependant sa blessure ne lui permettait pas de la saisir fermement de la main droite.

Les deux protagonistes s'étaient réconciliés il y a quelques mois de ça, mais il se souvenait bien des mots échangés : s'ils venaient à se croiser face à face, il n'y aurait pas de pitié l'un et l'autre défendrait son camp jusqu'au bout.

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Maya_bzzz
Maya n'en finissait pas de rire , décidément Khoryan devait avoir des gènes de saltimbanques !
La bière bu en taverne un peu plus tôt se bousculait aux portes de la vessie de la Moulinoise.


Citation:
- Khory tu es superbe, tu devrais adopter.... Tiens, une rasade, ça réchauffe. Maya ? Un p'tit coup ?


Ça se refuse pas !Merci parrain.

Maya but la flasque offerte se qui eut pour effet d'achever sa vessie déjà bien pleine.

Commencer la ronde sans moi, j'vais pisser..

Nan mais vachement intéressant ça ..Un peu plus bas , Maya trouva de hautes herbes où elle put se soulager, de là , elle entendit des voix.

Sont pas discret !

Puis en écoutant bien le tumulte, elle pu distinguer quelques mots comme "révolte" piller","mairie" .
Quelle situation !Voilà qu'une bataille était en train d'être menée sur les remparts et la gueuse était coincée dans un fourrée à cause d'une vessie trop remplie qui n'en finissait pas de se vidée.
Quand elle put enfin rejoindre ses compagnons,la bataille était visiblement finie.
Elle s'ébouriffa les cheveux, tentant de désajuster sa tenue pour faire croire qu'elle y avait participer ,elle n'avait aucune envie d'avouer qu'elle avait été coincée les brais en bas des chevilles pendant que les autres se battaient.



Fiouuu , on les à encore bien matés hin!
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Hulrika
A l'aise avec une hache, outil qu'elle maniait depuis son plus jeune âge, normal pour une buch'ronne, elle ne rata sa cible. Le sang gicla, et c'est un peu trop sûre d'elle qu'elle parla à l'encapuché.

Malgré la blessure qu'elle lui avait infligée, la silhouette, somme toute ressemblant à un homme, se rua sur elle et la mit à terre. Surprise, elle lacha sa hache, et se retrouva au sol, le malotru au dessus d'elle et elle lui décocha par réflexe une bonne droite.

Poignets agrippés à la suite de son réflexe, elle jaugeait ses moyens d'action en quelques secondes, rapide coup d'oeil à sa précieuse hache, l'homme était fort, mais blessé, elle pensait pouvoir s'en sortir et se tortillait sous le poids de cet individu qui osait lui imposer ce contact physique.
Tout était bon pour regagner le dessus, mordre, bouger les jambes, tenter de mettre ses doigs dans la plaie qu'elle lui avait faite, mais fallait déjà récupérer l'usage de ses mains.

Elle r'garda le visage au-dessus d'elle afin de capter son regard, son visage, qui permettait bien souvent d'anticiper les réactions. La capuche était tombée et elle reconnut sans hésitation Ed.
Mais qu'est-ce qu'il fout là lui? Décidément, quand on s'rencontre c'est toujours dans un drôle de contexte. Pas de réaction à c'moment là, p'tin mais c'est Ed. Elle cesse un instant tout mouvement et lui sourit presque amusée de la rencontre.

Bah merd' qu'est-ce que tu fais là? Oui c'est moi. Ah bah moi qui te devait une droite tu l'as eu.
Rit douc'ment.

Jette un oeil à la blessure, pas peu fière d'elle, le sang coulait, elle sentit un filet chaud tomber de la main d'Ed sur son poignet qu'il tenait toujours.
Quoi faire? D'jà r'prendre le d'ssus.

Elle profita de cet instant d'hésitation commun pour libérer son poignet gauche, réhausser quelque peu son buste et donner un coup d'épaule dans celle blessée d'Edwald. C'était l'moment où jamais, fallait concentrer ses forces et pas s'louper.

Cela eut pour effet de lui faire perdre son assise et elle put à son tour le bloquer sous son corps. Un p'tit corps à corps avec son ex beau-frère, celui qu'elle tenait encore et toujours responsable de sa rupture avec son premier amour. Elle pouvait pas espérer mieux comme victime pour se défouler. Le Ed sur un plateau.

Bon, maintenant, qu'est-ce que tu proposes? J'prends des nouvelles entre deux baffes? Tu m'fais la bise? T'as envie d'un calin? Ou on s'bat jusqu'à l'épuisement ou la mort?
Partagée qu'elle était. D'habitude, c'était plus simple, deux camps, on frappe, on essaye de s'en sortir avec le moins de blessures possibles et on compte ses dents. Mais, elle avait encore l'image de leur dernière rencontre, des presque excuses, des presque remords, une aide.
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Edwald
Retourné comme une crêpe il ne put que constater que la tache serait délicate pour se sortir du guêpier dans lequel il s'était fourré. Sa blessure le lançait fortement, à un tel point qu'il ne pu qu'abandonner toute tentative d'utilisation du bras droit pour ne se défendre qu'avec le gauche. Cette fois ci il l'écouta, Hul le cherchait d'un air pour le moins ironique. S'il avait su qu'il allait la retrouver là, comme par hasard, il aurait surement choisi un autre chemin pour se rendre à cette fameuse mairie tant convoitée. Reprenant son souffle et ses maigres forces, il répondit à celle qui le maîtrisait à cet instant...

J'vote pour les nouvelles entre les deux baffes, j'me laisserai pas prendre. Tu le sais. Pour le câlin on verra plus tard, je sais que t'en rêve en solitaire toutes tes nuits dans tes grands draps blancs.

Sourire en coin il la provoqua ainsi, sans aller trop loin non plus. Il avait du respect pour elle et s'était même découvert un certain sentiment proche de l'amitié. Quelque chose de trop curieux pour réellement le définir. Il tenta de la repousser, en vain, puis d'une manière assez lâche il faut bien le reconnaitre il fit glisser son bras blessé et luisant de sang pour venir attraper la poitrine d'Hul et la repousser avec l'aide de sa seconde main venue elle aussi profiter de l'occasion. Il arriva ainsi à se dégager, pour le moment du moins, et il se releva en essayant de fuir du mieux qu'il le pouvait. L'allure de tortue qui était la sienne ne put que le mettre devant une évidence : Il allait être pris. Avec pareille blessure, même cette ruse de vieil obsédé destiné à décontenancé Hul n'allait pas suffire. Technique numéro deux, la corruption. Il s'assoit au sol, lance un regard style "chat botté" à Hulrika, et prononça alors les mots suivants :

Hul, tu m'laisses partir et j'te filerai ce que tu voudra. Des écus, du vin, ce que tu veux. Personne ne nous voit là.

Ils étaient en effet dans une partie plutôt sombre des barricades, à l'abri de trop de regards indiscrets, surtout en pareil rébellion où chacun était bien occupé...

J't'ai rendu service à Montauban, pi tu m'as choppé l'épaule regarde moi ça.


Son épaule ruisselait effectivement de sang, et le teint pâle du jeune homme ne promettait rien qui vaille. Coûte que coûte, il sortit d'un étui collé à sa cuisse droite une petite dague qu'il garda en sa main gauche..

Ce serait con qu'on s'entretue. Nan ? Dit il avec un regard devenu plus menaçant, ayant ainsi tout tenté pour sauver sa peau, de la pitié à la menace.
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Hulrika
Sensation de domination qui s'empare d'elle, mais elle sait trés bien que ce n'est que provisoire.
Ricanement immédiat à la réponse prévisible de Ed. Les baffes c'était tentant.

Hum, alors première question, quelle idée t'as eu de vouloir t'en prendre à Moulins? Tu sais pas qu'ici, on a une réputation? La forteresse du Sans Nom, les habitants sont dérangés...
Lui colle une baffe un poil hésitante, lachant son poignet un quart de seconde, prête à avancer son g'nou aux cas où pour bloquer son poignet, ou à r'culer l'autre et le placer à un endroit plus stratégique et plus douloureux.
Moi qui croyais que tu planifiais un peu mieux tes coups fourrés.
Ricane.

Sinon les nouvelles, bah j'ai r'vu ton frère y'a quelques temps, t'as mauvaise influence sur lui mais m'en s'rait bien douté va.
Ca fait quoi d'pervertir les gens? Il méritait pas d'avoir un frère comme toi...
Lâche le poignet une nouvelle fois et lui assène une bonne giffle. Purée qu'est-ce que ça fait du bien.
Sinon, pour l'calin, non, j'pensais pas à c'genre là. Il te manque un peu d'classe pour avoir une petite chance. Mais j'imagine que t'as emmené ta horde de poules avec toi en v'nant ici, tu dois avoir l'embarras du choix.
Sourit en coin.
Jubilatoire d'avoir Ed ainsi à sa merci.
Autant elle avait un vague respect pour lui, des valeurs incompréhensibles pour la plupart mais qu'elle lui reconnaissait, autant elle n'oubliait pas tout le mal qu'il avait causé. Elle aurait de loin préféré ne jamais l'connaitre, et aurait couler des jours paisibles avec celui qu'elle avait aimé.
La vie en avait décidé autrement, et quelque part, elle n'avait perdu au change, elle se plaisait bien à Moulins, sa vie était bien là à présent.

Un peu trop dans ses pensées, elle sentit sa poitrine pressée, manoeuvre qu'elle n'avait vu venir, les poignets s'étaient évadés.
Elle gromella, prenant une mine dégoutée, rien d'étonnant de la part d'un tel pervers et lui ôta les mains prestement.

Ah ça! Ca m'étonne pas d'toi. Mais franchement, tu sais pas y faire.
Se marre ouvertement et le regarde tenter de prendre la fuite tel un vieux mendiant tout recourbé, pissant l'sang.
Accroupie, se gaussant de tel spectacle, elle se relève peu à peu, prête à lui sauter sur le dos, et à l'étrangler de ses bras s'il poursuit sa ridicule fuite.

Héhé, avec sa seconde approche, il avait plus de chances de s'en sortir. Non pas la pitié, mais l'appât du gain. Hul aimait l'argent et ça quiconque le savait.
Assis au sol, elle se rapproche de lui et lui tourne autour quelques instants, avant de s'accroupir face à lui et de le regarder dans les yeux.

Non, mais franch'ment, tu crois que je te connais pas. Qu'ça va prendre avec moi ton p'tit jeu?
Puis son regard se porte sur la plaie, et elle pose une main dessus, la recouvrant immédiatement de sang, n'appuie pas trop, ne souhaite que constater les dégâts bien qu'elle sait que cela le fera souffrir inévitablement.
Honnêtement Ed, tu ferais mieux de te rendre, tu pisses le sang. Tu m'suis sagement, j'te livre aux maréchaux, et on te soignera.

Dis moi, t'es r'cherché ici? Sinon, simple, si y'a une prime sur ta tête, j'te file la moitié. Ca s'ra toujours plus que c'que t'auras pris à la mairie, c'est à dire, rien.
Ricane et le regarde. S'il fuit, elle lui saute dessus. Il est cuit.
Une main tendue mais une seule, après ça s'ra trop tard, il aura tout perdu.

Elle ne vit pas la dague sortie, trop concentrée sur l'épaule et le visage de Ed, espérant qu'il prendra la bonne décision.
A la menace, elle planta ses yeux dans les siens et le regarda avec autant de sérieux et de détermination dont elle pouvait faire preuve.

Tsss, tsss, t'oserais m'tuer d'sang froid, là tout d'suite, sans remord?
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Edwald
Ed était pris au piège, sa menace brandit par une dague n'était pas même crédible tant elle était remplie d'hésitation. Pourrait il en arriver à poignarder cette jeune femme qu'il appréciait et respectait ? L'issue serait encore plus incertaine s'il continuait à poursuivre dans le combat. Le regard d'Hulrika était déterminé, il sentait en elle la flamme de l'habitante dévouée prête à tout pour sauver son village, cette flamme qu'il avait lui aussi lorsqu'il eut à défendre des cités au cours de ces nombreuses aventures. Il savait que cette conviction serait trop forte pour qu'il puisse réussir à la vaincre, surtout avec une blessure de cette taille qui l'handicapait sérieusement.

J'sais pas si je suis recherché ici, mais j'sais que si je suis pris ils vont m'en mettre plein les dents....

Laisse moi partir Hul....

J't'ai rendu service à Montauban en escortant quelques jours ton groupe... t'as pas pu oublié.


Pourtant lorsque il lui avait rendu ce service c'était sans espérer quoi que ce soit en retour, il aimait aider les personnes qui lui sont intéressantes. Et cette diablesse d'Hulrika était on ne peut plus intéressante dans son genre. Il rangea sa dague aussi vite qu'il l'avait sorti, inutile de continuer avec les jouets tranchants, puis se redressa tant bien que mal en s'aidant de son bras gauche.


Elle tombe à l'eau cette attaque.

Un long instant il quitta des yeux Hulrika pour observer les remparts, l'attaque semblait avortée. Des fuyards prenaient leurs jambes à leurs cous et certains défenseurs commençaient déjà à fêter leur victoire par des cris perçants. Il reprit ensuite le tête à tête, et s'avança à proximité d'hulrika lentement. Arrivé à courte distance, torse contre poitrine, il reprit...

J'file, disparais, t'entendra plus parler de moi.

Improvisation, il fallait improviser. Ed fit mine d'avoir une vive douleur à l'épaule et se mit à tenir son bras ensanglanté. Certes la douleur était réelle, mais le spasme soudain était lui simulé. Il se courba ainsi et soudain releva le visage vers Hul. D'un geste brusque il baissa les braies de la milicienne et reprit l'idée de fuir avec rapidité. Juste quelques secondes prises pour admirer la vue, il faut dire que la hul ne portant pas de culotte le ed s'en mit plein les mirettes à un tel point qu'il se demanda si ce n'était pas lui qui allait être complètement désarçonner par son coup foireux. Ses esprits revenus, il fila ainsi tournant le dos à Hul et descendant l'escalier qui menait vers une ruelle plus sombre, engouffré à l'intérieur sans se retourner il se plaqua contre un mur. Son regard se porta sur le sol, du sang laissait un chemin fort facile à suivre.

Fais chier. Dit il, dépité..
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Hulrika
Pas facile comme situation. Par un raisonnement binaire, ça aurait été simple, Ed attaquant, Hul défenseur. L'un des deux doit arrêter l'autre. Si Hul gagne, elle devra livrer Ed à la maréchaussée. Si elle perd, c'est qu'il aura réussi à l'en empêcher et à prendre la fuite.
Mais voilà, dans la vie, rien n'était simple.

Les deux là était liés, quoiqu'il arrive, un passé en commun, des sentiments étranges, elle l'avait haï puis apprécié. Y'avait eu des explications, des regrets exprimés. De la répulsion et de l'attirance, du respect et du dégoût. Une relation complexe.

Son regard plongé dans le sien, ils s'observent, s'étudient, se questionnent mutuellement sans dire un mot. Surement est-il en train d'en arriver à la même conclusion qu'elle, il n'y a pas d'issue.
Elle lui avait donné des coups, presque déçue qu'il n'en fasse autant. Ses manœuvres psychologiques elle pensait les connaitre, il l'aura pas ainsi.

Il brisa le silence, elle se sentit faillir sous les arguments. Il avait pas tort.

C'est certain Ed... Je ne sais pas. Non, j'ai pas oublié.
Long soupir. Emmerdée qu'elle était, était-ce encore une entourloupe?
Elle se voyait mal expliquer cela à Khory, j'en ai attrapé un, je l'ai blessé à l'épaule et il a réussi à s'enfuir. Ça passerait pas.
Fallait trouver aut' chose si elle acceptait de couvrir sa fuite.

Le voyant se redresser avec difficultés, elle l'aida à se redresser comme elle pouvait et ramassa sa hache.
Les cris de victoire des défenseurs lui parvenaient de toutes parts, l'attaque avait sensiblement échoué. Pas de réelle surprise à cela, elle avait toute confiance en la défense moulinoise.
Elle l'observait prendre conscience avec amertume de leur défaite et ressentit pour lui un peu de peine, le voyant là, blessé, son sang ne cessait de couler, il avait perdu la bataille.

Il revint vers elle, sa respiration devint plus intense à son contact. Elle s'était toujours refusée à le connaitre de cette façon, ne lui accordant aucun espoir, connaissant la valeur de ce qu'il avait à proposer, elle valait mieux qu'ça, ceci-dit, elle ne pouvait être complètement indifférente et son esprit fut moins aiguisée à cet instant.

Aussi quand elle réalisa ce qu'il avait osé lui faire.
Putain! Le muffle!
Comment pouvait-elle s'être laissé bernée de la sorte?
Prestement elle remonta ses braies, qu'elle pensait beaucoup mieux nouées. Pudique, oui elle l'était. Et là en colère, plus que jamais.
J't'en ferai d'la pâtée moi du Ed! L'sottard!
Elle sentit un énervement lui monter au nez, il croit quoi, lui, qu'sa tentative de déstabilisation va suffir. Non mais quel chiabrena!
Pour sûr qu'il l'avait perturbée oui, mais il s'en sortira pas si facilement.

Furibonde sa hache à la main, elle se mit à courir dans sa direction. Il avait un peu d'avance le temps qu'elle réalise et se rhabille comme il faut, putain d'liens à la mord-moi-l'noeud.
Énervée, elle avait mis un peu d'temps à r'sserrer l'tout.

Perdu de vue le Ed, il avait bien manigancé son coup, mais c'était sans compter les réflexes de la fille de la forêt qu'elle était. Il aurait s'mé des cailloux, ça aurait été l'même résultat. Quel crétin!

Elle suivit donc la piste dans la ruelle, l'odeur du sang était forte, le visage déterminé et les yeux injectés de sang, à l'affût du moindre bruit, elle entendit une respiration dans un coin d'pénombre.
Ah ça oui, il l'avait excitée mais pas dans l'bon sens du terme.
Tout haut, elle parla avec un ton ironique.

J'sais qu't'es là mon p'tit Ed. Petit petit petit, où te caches-tu donc?
Sourire sadique sur ses lèvres, elle devinait plus ou moins son emplacement, mais ne voulait manquer son coup, elle avait d'jà sa p'tite idée sur la suite des évènements.

Pas à pas elle avançait. Faisant mine de le chercher bien qu'elle savait. Essoufflé par sa fuite, blessé, il ne pouvait être aussi discret que d'habitude. Elle prenait sur elle pour ne pas lui arracher la tête de suite, désireuse de le faire monter en pression.

Trouvant que temps nécessaire avait été donné elle se rua sur lui, planta sa hache dans le mur non loin de sa tête afin que le bruit résonne bien dans ses oreilles, pressa violemment sa main sur ses parties lui écrasant et lécha d'un coup rapide le sang sur son épaule.

J'espère que t'as bien pu te rincer l'œil car c'bien la première et dernière fois que tu pourras me mater!
Elle espérait que cette ultime tentative, tenant en main ce qui la répugnait le plus dans l'image qu'elle avait d'Ed suffirait à le mettre à terre, et qu'elle pourrait enfin le livrer.
S'il se débattait ou résistait, elle presserait encore plus fort.

Tu te demandes pas comment que j't'ai répéré? A l'odeur!! Tu dégages une odeur de porc, reconnaissable entre toutes.
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Edwald
Dans pareille situation il ne pouvait que subir la pression exercée par la vaillante milicienne, dans un élan de sauvagerie elle venait de lécher son sang le désarçonnant à son tour. Jamais il n'aurait pu la croire aussi forte, aussi pugnace et prête à tout pour défendre son village. Comment réagir face à cette bête qu'il avait face à lui, elle aurait pu être une sacré bonne brigande si elle l'avait voulue avec un tel tempérament et ce brin de folie lisible dans son regard.

T'es plus barge que moi. T'es sur que tu devrais pas changer d'camps et venir dans le mien, t'y aurai d'avantage ta place. réussit il à dire dans une voix étouffée, symbole de la souffrance qu'il ressentait actuellement. Une souffrance qu'il ne pu supporter plus longtemps tant elle était forte. Instinctivement, il décocha un coup de poing du bras gauche qui frappa de plein fouet le visage d'Hulrika. Ce coup suffit à faire lâcher la prise, mais le souffle perdu ne revenait pas aussi rapidement qu'il le désirait. Plié en deux, il décocha maintenant une balayette dans les jambes de la milicienne pour la faire chuter. Il prit alors sa hache tombée au sol et la jeta plus loin dans la ruelle. Un combat au corps à corps s'engageait.

C'est peut être la dernière fois que j'peux te matter, mais j'aurai eu plaisir de te voir à mes pieds. Et ça, j'adore. Dit il avec un sourire en coin...

D'un coup d' oeil il examina sa blessure dégoulinante, rendant sa chemise bleue de plus en plus noire, il ressentait également nombreux frissons, son front était chaud et humide. Ce n'était pourtant pas le moment de tomber dans les méandres de l'inconscience, il fallait tenir tête à la ravagée qui venait de le blesser, de lui lécher le sang, et de lui presser les fruits comme pour les broyer...

A nous deux ! Sans armes !

Il se rua sur elle et un combat au corps à corps débuta. L'issue ne serait sans aucun doute pas en faveur du brigand blessé, mais il fallait finir avec honneur et dignité. Ses précédentes tentatives de fuites pour éviter tout combat lui laissaient un goût amer en bouche.
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Hulrika
Sa colère avait été bien souvent un sentiment motivant pour elle qui lui permettait d'passer à l'action sans forcément réfléchir à toutes les conséquences. Mais, ressentir cela lui donnait l'impression d'être puissante, que rien ne pouvait lui résister ni l'arrêter.

Son regard toujours si intense lui faisait avoir l'allure d'une furie, ses gestes brusques, ses paroles crues, elle se laissait emporter, hargneuse. La pression de sa main ne diminua pas un instant, même aux premières paroles d'Ed.

Ca fait longtemps que je l'ai choisi mon camp Ed, t'es bien placé pour le savoir!

Elle prenait plaisir à voir sa souffrance. Sa voix, son corps qui réagissait en étaient des signes incontestables et délectables pour elle. Son sourire sadique se fit plus grand alors.

Pas l'temps d's'en réjouir bien plus longtemps, elle se prit un bon coup d'poing dans la machoire et le sentit bien passer. Elle lâcha sa prise sous le choc, et pressa sa main sur sa machoire appuyant un peu dessus, ça la lançait bien, mais rien de cassé en apparence. Un coup de pied bien placé l'a fit tomber ensuite.

Je suis peut-être à tes pieds mais crois bien que ce n'est de mon fait!
Ricane.

Loin de se démonter, elle prit appui sur son bras pour se relever et jauger son adversaire, prenant une pause de lutteuse, les jambes fléchies, bien appuyée sur ses cuisses, les poings serrés, bras en avant en position de garde.

Bien, j'accepte sans souci. A nous deux Ed!
Blessé, surement avec une douleur persistante, elle se dit que les armes n'étaient égales. Ed aurait surement pu avoir le dessus sur elle en tant normal, mais là, elle avait l'avantage, et elle comptait bien en profiter. Pas d'quartier!

Il engagea le duel. Les coups étaient décochés à tour de rôle, parfois esquivés, parfois atteignants leur cible. A chaque fois qu'elle se battait, elle se sentait vivante, vivante de sentir, vivante d'avoir mal, et elle aimait ça.

Peu à peu, elle le sentit un peu plus fébrile qu'auparavant, tenant un peu moins bien sur ses jambes, les coups étaient moins appuyés, moins bien ciblés. Il semblait perdre peu à peu de son énergie, et d'un coup, il tomba à terre, sensiblement inconscient. Bah merd' alors! Elle se dirigea vers lui et poussa Ed de son pied, peu enclin à subir une autre tentative sournoise, il ne réagissait pas.

Elle se mit à hurler pour appeller son chef de maréchaux ou n'importe quel défenseur qui l'entendrait, posant son pied sur le corps d'Ed certainement évanoui.

Khory! Khory! Quelqu'un! V'nez, j'en ai eu un!

Elle savait pertinemment qu'il faisait parti des révoltés, mais tenterait de convaincre Khory par la suite qu'il était là par hasard, qu'elle s'était trompée ayant attaqué un pauvre errant.
Elle ne voulait pas qu'Ed subisse plus qu'il n'en avait déjà subi, une défaite écrasante de la révolte, une épaule tailladée, son intimité broyée sous ses doigts. Elle pensait qu'il en tirerait les leçons pour l'avenir, on n'attaquait pas Moulins, on n'attaquait pas les roux et fous moulinois.

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