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[RP] "Quoi qu'on en dise, un mariage raté..."

Meleagre


    "...est quand même plus joyeux qu'un enterrement réussi." *


[Une semaine avant le jour J, Rouen]

Le Normand leva le nez pour prendre la mesure complète de l'édifice.
Les idées voyageaient, s'entremêlaient, dansaient pour au final ne créer qu'un noeud gordien... Pas à ce point, peut-être, mais ça fusait, c'était certain.


Il faut l'imaginer avec des fleurs, des bougies, un peu de couleurs...
Quelques mots lâchés dans le but d'amener Jean à avoir la même vision que lui... Ou bien de se rassurer lui-même, possiblement...

Oui... Mais si avec tout ça on s'choppe pas la première maladie qui point'ra son nez, j'veux bien m'faire curé...
Z'avez senti tous ces courants d'air ??


Un fin sourire étira la bouche de l'Orival. L'image avait de quoi être risible. Ou inquiétante, au choix...
N'allons pas si vite en promesses... Et puis d'après les édits royaux, c'est le deuil. Il faut donc respecter les convenances. Et franchement, quoi de mieux qu'une église en ruines ?
Qu'on ne vienne pas me dire que ça fait trop festif...


Son regard se posa sur les quelques paysans venus aider leur pauvre Seigneur à déblayer le saint édifice.
Saint-Pierre-des-Peuples de Rouen... L'archétype même de l'église qui traverse les siècles sans jamais perdre de sa splendeur. Même là, après cet incendie ravageur, ses ruines gardaient une âme et une force peu communes.


Mouais.. Mais c'est quand même embêtant toute cette suie non ? Ca va tâcher les robes des Dames, pis ça fait sombre... Vachement sombre...
Un regard de l'Intendant aux habits de son maître... Couleur habituelle que le noir.
Ouais, ça va bien 'vec vous quoi... Mais pas avec Ma Dame !

Ne t'en fais donc pas pour ça.
Ce choix fut d'un commun accord, et nous avons une semaine pour le rendre des plus attractifs pour la cérémonie.
Alors retrousse tes manches et va donc les aider, au lieu de gaspiller ta salive en babillages inutiles.


Si on lui avait dit qu'il viendrait à se marier à son tour... Il aurait certainement dit oui, mais alors pas comme les autres.
Et c'est bien ce qui allait se passer, tout du moins l'espérait-il.

Il en avait vu des cérémonies... Où belles vestures côtoyaient bijoux étincelants. Où ces dames, bouche en cul de poule, piaillaient d'impatience dans l'attente de voir la robe de la mariée. Où chacun souriait, gardant en tête les ragots à dire à ses voisins, faisant bonne figure...
Bonne figure pour quoi ? Pour le plus sacro-saint des engagements ?
Aristote, pardonnez moi... Mais ça risque de ne pas entrer dans les codes...

Peut-être pas les siens... Mais pour Elle il se plierait en quatre, qu'importe ses attentes et ses envies, il en ferait sa priorité...
Par chance ils avaient de nombreuses idées communes. A bas le pastel, le mielleux, le nuage sur lequel d'habituels futurs mariés semblaient vouloir s'envoler. L'évènement serait fort, certes, mais il ne devait pas pour autant devenir un monde de poneys et de lapins roses..

Une goutte vint s'écraser sur la joue de l'Orival.
Quelques nuages semblaient vouloir troubler ce déblaiement intensif.
En une semaine le temps pouvait changer... Tout du moins c'était à espérer, ou alors tout se ferait sous des balandras plus au moins esthétiques.

Jean... Il faudra aussi poser plusieurs toiles graissées en différents points de la nef. Histoire de donner l'impression d'un toit, et de prévenir les pluies faibles.
Puisque de toute façon, si un déluge devait survenir, bien vaine serait la moindre des couvertures.

La quoi ???
...
La nef... L'espace central qui mène à l'autel !
Han... J'app'lais ça un couloir moi...
A noter pour la suite : placarder un plan à l'entrée, sinon certains allaient prendre les chapelles pour des latrines.

L'occasion de lever les yeux au ciel, et surprendre le soleil entrain de décliner.
Une journée de moins... Il allait falloir activer la cadence !



* Yvan Audouard

_________________
Stephandra
[" Vous vous mariez? Félicitations!"]



Voilà les quelques mots personnels échangés entre deux travaux de Normandie pour sa famille. Sincère, Stéphandra l'est sans nul doute. Quelque temps plus tard, lors d'une cérémonie où elle prend vassaux, Normandie semble pré-occupée et légèrement soucieuse, quoi de plus logique lorsqu'on se marie nope?

Avant de partir, le Héraut donne simplement le nom de l'endroit, parle de préparatifs... Qu'il y a grand à faire... Quoi de plus logique encore une fois lors de préparatifs d'un mariage? Rien, c'est logique, simplement!

Profitant d'être en Normandie, Stéphandra décide d'aller voir de plus prés l'église de Saint-Pierre-des-Peuples de Rouen, au moins comme ça, lorsque cela sera le moment venu, ils ne seront pas en retard pour la cérémonie.

Accompagnée d'Oldo et Norbert, car elle espère faire quelques achats au retour, qu'il lui faut des bras tout ça, la brune se rend donc à l'endroit. En voiture, le truc qu'elle déteste par dessus tout, mais bon, les courses sur le dos c'est pas génial alors que la voiture c'est plus pratique.

Arrivés à Saint-Pierre-des-Peuples de Rouen, Oldo vient lui ouvrir la porte en signifiant d'un air grave


Dites ma p'tite Dame! Z'êtes sûre de votre coup là?

Béné! Vi pourquoi? Je pense avoir bien retenu le nom... Non mais il lui prend quoi là au Normand? Stéphandra descend de la voiture et fait quelques pas vers l'avant de celle-ci, regarde Norbert qui se gratte la tête et plisse le nez.

Ses azurs cherchent dans la direction que scrute Norbert et sa bouche forme un joli O, SURPRISE!
Stéphandra observe l'édifice avec plus d'attention, puis elle remarque du monde occupé à nettoyer l'intérieur? Enfin...


Oh bah! Y a pas de toit? L'a brulée l'église! Peut-être ben que...


Peut-être ben que rien Norbert! Normandie m'avait dit qu'il y avait prépa... à faire.

Plusieurs personnes s'activent, Stéphandra après le surprise remonte ses manches et s'avance vers le site délabrée, une ruine, elle fait quelques pas s'adresse à un homme qui lui confirme qu'elle ne fait pas erreur . Elle le remercie, lui demande comment elle peut être utile... Quelle question y a tant et tant à faire.

Elle se retourne voit ses deux gaillards la bouche bée qui la fixent avec des yeux tout rond, la brune sourit et lève les bras au ciel.


C'est ici! Et ce sera un merveilleux mariage! Je veux pas vous entendre dire le contraire! Allez zou on s'active!

Les deux hommes s'avancent vers elle, elle leur donne quelques indications et les dirigent vers d'autres hommes qui semblent se charger de travaux de force.

Stéph quant à elle, ne voyant personne de sa connaissance, va voir les quelques femmes qui semblent nettoyer, désherber l'endroit... Elle ne sait pas trop ce qu'elles font d'ailleurs mais elle y va!

Tout en travaillant elle ne peut s'empêcher de se parler à elle même.


Normandie m'avait bien dit qu'il y avait du travail... Mais je m'attendais point à ça...

Manches retroussées, rapidement ses mains sont couvertes d'une poussière noire, les femmes présentes lui parlent comme si elle les connaissait, amusant comme contexte. Petit à petit, à force de travaux, de se passer la main dans les cheveux ou sur le visage, c'est une jeune femme à la peau poussiéreuse, qui ressemble aux autres, qui travaillent sans relâche avec le secret espoir que les quelques jours qui restent avant le mariage suffiront à rendre l'endroit plus charmant et que le mariage soit une réussite.

Toutefois, scrutant le ciel par instant, elle espère qu'il ne pleuvra pas ou que solution sera apporté afin d'avoir une protection au-dessus de la tête pour le jour J.

De temps à autres, ses azurs vérifient qu'Oldo et Norbert soient au travail, de bons hommes qu'elle a, ils s'activent sans rechigner à leurs tâches, elle sourit et poursuit donc ainsi.

_________________
Lotx
[On s'en fout on n'y va pas, on a qu'à s'cacher sous l'beffroi...]



Naaaaaaaan! J'veux pas y alleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!

A défaut d'être réellement novatrice en ces lieux, la scène était au moins singulière. Le garçonnet était robustement cramponné à une statue de l'ange Al Lopass tandis que deux beudauds à la carrure vigoureuse le tiraient par les pieds pour tenter de l'en décrocher. Juste derrière, un vieux chanoine à l'air affligé tentait désespérément de rétablir l'ordre.

Écoutez monseigneur. Cela fait des mois qu'ils nous demandent, vous avez fini par accepter, cessez de faire l'enfant, il faut y aller!
-Maiiiiiiiiiiiiiiiis! Ils m'ont pris dans un moment de grande faiblesse!
-...
-J'étais fatigué. Et très souffrant aussi, si, si. Farpaitement. J'avais une... euh... une myoclonie phrénoglottique alors c'est dire hein? En plus si ça s'trouve j'vais contaminationner tout l'monde, j'suis sûr que c'est vénérien comme truc!
-Vénérien?
-Ben ouais. Hyper contagieux quoi. Spa vous qui dites que l'père Sifflard il a refilationné des maladies vénériennes à tout l'couvent? Ben si ça s'trouve moi aussi c'est vénérien et j'vais l'refiler à tout l'monde alors hein!


Le chanoine poussa un long soupir, plongé dans une profonde réflexion sur le bon-aloi l'utilisation de mots dont l'on ne connaît pas avec précision la définition exacte.

Il suffit! La Sainte Église ne saurait trahir sa parole, vous irez un point c'est tout!
-Mais euh! Elle est super mal placée la Sainte Église pour parler d'trahison d'la parole en plus!


Le chanoine leva les yeux au ciel et détourna les talons. Une semaine, il restait encore une semaine de guerre psychologique à mener!

Si s'comme ça, j'vais retiendre ma repsiration jusqu'à ce que vous disiez que j'y vais pas!

Le chanoine franchissait la porte.

Eho! J'plaisante pas! J'compte jusqu'à trois! Uuuuuuun! Deeeeeeeeux! Deux et demiiiiiii! J'vais peut-être bientôt mourir hein? Deux trois quaaaaaarts! Deux spet huitièèèèèèèèmes! Même que vous aurez ma mort sur la conscience! Deux neuf dixièèèèèèèèmes! Et Aristote y sera pas content hein? Deux... euh... quatorze quinzièèèèèèèmes! En plus on est privés d'gâteaux au couvent pendant le deuil d'un prêtre alors vous serez bien punis! Troiiiiiiiiiiiiiiiiiiis! Voilà, c'est trois alors maintenant je commence. Si ça s'trouve je vais me suicider! Alors s'parti! Eho? Y a encore quelqu'un? Vous m'écoutez au moins?
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Kathryn.brehnian
A cheval, au côté d'une carriole bringuebalante et bien chargée, la future mariée sourit. Elle commencerait presque à s'en amuser. Elle ne le reconnaitra pas, bien sûr, mais c'est le cas, malgré ses grognements habituels elle aime bien l'organisation de ce genre d'évènements, même si elle a un peu de mal à déléguer. L'ampleur de la tâche est telle, les contraintes aussi, que si elle ne le prend pas avec le sourire, la jeune femme risque de virer hystérique...ou de fondre en sanglot, ou les deux. Lui rapporter que leur homme d'Eglise cherche à se désister obtiendrait exactement le même résultat...heureusement, elle l'ignore.
Déjà que chaque jour apporte son lot de surprise, de choses à prévoir qu'ils n'avaient pas envisagé...les alliances par exemple, ou alors informer le témoin de la mariée que ...elle est le témoin de la mariée, et que par conséquent oui, elle doit venir.
Donc ils vont parer au plus urgent, tirant les ficelles qu'il faudra pour que tout soit prêt à temps, et surtout, quoiqu'il arrive...ils se marieront. Cela ne sera surement pas le mariage de l'année, mais cela sera le leur.

Arrivée devant l'église qui, elle y croit fermement, a déjà un peu meilleure allure, la blonde descend souplement de sa monture, et commence à donner ordres et directives.


Déchargez celles-là ici, en rangées de six, là où le sol a déjà été bien dégagé. Celles de La Haye et d'Angoville arriveront d'ici quelques jours, et seront à placer de l'autre côté de l'allée.

Gestes à l'appui, elle indique où décharger les ...chaises, car étrangement l'incendie qui avait ravagé l'édifice l'avait laissé assez vide en mobilier, et elle imaginait mal laisser tous ces invités debout.
Laissant les quelques chaises aux bonnes âmes, elle se charge elle de dizaine de mètres de tissus blanc.
Pour quoi faire tout ce tissus? Pour meubler, habiller, respecter au moins un peu le petit deuil, et surtout...pour masquer la diversité des chaises de provenance multiple.

Le tissus vient de Caen, où elle s'est chargée d'afficher par ce moyen la mort du souverain. Peut-être a t-elle été juste malheureuse dans ses approximation de la quantité de tissus nécessaire à Caen...ou au contraire tout cela a été calculé en parfaite connaissance de cause...allez savoir.
Il finit provisoirement posé dans un coin presque propre en attendant de pouvoir l'utiliser.

En cherchant parmi les présents celle de son fiancée pour lui suggérer quelque chose, la jeune femme reconnu une silhouette dont la présence lui parut pour le moins incongrue...


Baronne ? Première pensée qu'elle ne formule pas : Mais qu'est ce que vous fabriquez ici ? Vous n'avez pas à faire cela. Prenez une chaise...enfin quand elles seront déchargées.
Vous n'aviez pas à voir l'église dans son état actuel...elle sera bien mieux d'ici le mariage.

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Stephandra
Baronne ?

Mot qui la surprend, envie de dire « Qui moi ? » ou genre excuse idiote « C’est pas moi, c’est ma sœur ! » sauf qu’elle a pas de sœur. Esquisse de sourire gêné ou comment se faire griller en un coup de filet. Prendre une chaise ? Nope, elle se sent bien, pas enceinte, pas fatiguée, même pas vieille !

Vi elle est Baronne, c’est vrai, mais elle a été camériste aussi… Soldat… Enfin elle est tout sauf en sucre. Elle écoute Normandie et reprend contenance, gonflée même


Oh, c’est gentil mercé à vous Normandie… Mais je ne fais rien …que donner quelques ..conseils … Et je ne doute pas que l’église sera parfaite !

Ni vue, ni connue je t’embrouille ? Elle en doute, mais bon, elle ne va pas rougir telle une enfant prise sur le coup d’une bêtise non plus hein ? Mauvaise foi quand tu nous tiens…

Stéph avise l’endroit puis revient à Kathryn après avoir vu le tissus
Très joli…Si vous n’y voyez pas d’inconvénient je vais vous envoyer quelques hommes pour aider à la préparation. Mieux vaut changer de sujet que sa présence ici non… Aussi elle reprend en souriant

Mais comme je suis là, si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas… Moment intense de solitude, et si ça présence n’est pas la bienvenue ? Et si cela dérange la future mariée plutôt qu’autre chose ? Et si.. Et si..Et si son oncle en avait on l’appellerait tata donc ! Pourquoi ne peut-elle pas simplement passer inaperçue ? Tss !

Alors qu’avez-vous prévu de beau pour rendre l’église plus accueillante ? Quelques fleurs ? Stéph déteste les fleurs coupées, mais en général les femmes aiment ça. Puis il lui semble apercevoir le fiancé et donc à tous les coups la future mariée serait ravie de le voir Tiens ça ne serait pas votre futur époux ?

Laissant ses azurs se diriger dans la direction de l’homme, c’est qu’il n’y a pas de trou de souris vu qu’il reste peu de chose alors pour s’en sortir faut ruser ou fuir ! Fuir pas son truc du tout, ruser, elle est pas menteuse, ni trop joueuse mais au moins elle peut tenter.

Puis faudrait peut-être d'autres chaises? Puis elle peut fermer les yeux et dire qu'elle a rien vu... Mais surtout elle peut rester elle même et offrir simplement son aide. Alors sa devise n'est-elle pas "être je peux, paraître ne veux"? et bien si.


Sincèrement si ma présence vous dérange, dites le moi simplement autrement permettez moi de vous aider, je ne souhaite point vous être désagréable, juste vous rendre service.

Franc et sincère, souvenir de son propre mariage des soucis rencontrés à quelques jours des épousailles... Mort de l'officiant... Tout semblait vouloir compromettre ce jour et pourtant cela s'est fait au final, non sans mal.

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Meleagre



[J-5, toujours à Rouen, dans les mêmes ruines]

L'heure était au déblayage complet de l'édifice. Un déblayage hasardeux, lent, et plutôt dangereux.
Poutres et blocs de pierre se tenaient maladroitement les uns sur les autres, noircis par le feu, en une pyramide branlante.
Ce qui avait de quoi inquiéter l'Orival, qui regardait anxieusement les uns et les autres.

Mais peu à peu l'église reprenait son faciès d'origine. Un faciès éventré, certes, mais tout de même, l'ensemble avait une bien meilleure tête !
Rapide tour de l'édifice pour noter les travaux restant, lorsque son regard se posa sur deux formes qui dénotaient clairement dans le décor.

Un sourire dessina ses lèvres lorsqu'il reconnut les deux présentes.
Rapidement il s'avança vers elles, Jean sur les talons.


Mes Dames...
Une légère bise pour la future mariée, et un large sourire pour le Grand Prévôt de France.
Stephandra ! Quel plaisir de vous revoir. Cela faisait quelques temps...
Un an, plus ou moins... A l'Hostel-Dieu... Une éternité peut-être, car les choses avaient bien changé depuis.
Mirant la poussière sur les habits de la Baronne, il fronça légèrement les sourcils.

Ne me dites pas que vous avez mis la main à la pâte ?
Regard vers Kathryn, qui sembla le lui confirmer.

Et voilà... Maintenant il était gêné... Faire travailler une Baronne, nanméo !

Il ne fallait pas vous donner tant de mal...
Son sourire s'élargit, lorsqu'il invita les deux femmes à le suivre. Après tout, s'il ne voulait pas qu'elles se salissent encore plus, il allait falloir qu'il les éloigne de tout ce remue-ménage.

Venez, j'ai quelque chose à vous montrer...
Direction un petit appenti construit pour l'occasion.
J'ai mandé à un peintre d'esquisser quelques toiles de l'église avec la décoration finale. J'aimerais votre avis.
Le peintre en question, bien que plus habitué à immortalisé des procès d'animaux - à chacun ses loisirs hein, avait fais un travail remarquable. Et il était bien connu que rien ne valait la sensibilité féminine prompte à la décoration, alors autant sauter sur l'occasion...

[J-3, on ne change pas de lieu, va falloir vous y faire !]

Nouveau matin, passé entre son bureau à Rouen et cette église qui, il fallait bien l'avouer, commençait gentiment à lui sortir par les yeux.
Il en rêvait même la nuit, tellement elle l'obsédait... Ou peut-être était-ce le temps, qui semblait filer à une allure telle qu'il allait déferler sur le mariage pour l'emporter tout aussi rapidement...
Enfin bref, vous l'aurez compris, le stress montait... Doucement, sûrement, il s'installait.

Les yeux rivés sur les deux toiles posées devant lui, le Normand donnait ses ordres, histoire de se calmer un peu en se défoulant sur les autres.

Non, remontez ça plus haut !
Regard vers le transept sud.
Et balayez moi toute cette poussière, on ne va pas inviter du monde dans une porcherie tout de même !
Vous savez que ça fait trois fois que vous demandez à faire balayer ce coin ? Y a plus rien hein, j'vous signale...
Et toujours Jean non loin, une conscience diraient certains... Bé je vous dis pas la tronche de la conscience quand même...
Je sais, mais... Voilà... Réponse on ne peut plus argumentée.
Je te rappelle que demain, on décore. Et si Kathryn arrive, en voyant tout ce bazar, ça ne va pas le faire du tout...

Mais il fallait bien l'avouer... Essayer de maintenir propre un lieu sans toit, avec des murs plus ou moins droits, et une propension non négligeable aux courants d'air... C'était un peu batailler contre le vent.

[J-1, et puis vous connaissez la suite...]

Tout était enfin en place.
Enfin tout... Presque tout... Les tentures blanches venaient d'être tendues la veille, des bougies posées sur tout l'édifice, diverses toiles apportaient un semblant de couverture.

Le Normand vérifiait avec attention chaque détail, plutôt ravi de l'ensemble. Au final, ça en jetait une église en ruines.
Ce n'était certes pas commun, mais justement, cela avait le charme d'être unique.
Si le temps ne tournait pas à l'orage d'ici demain, il était à espérer que tout se passe on ne peut mieux.

Mais le plus important semblait se faire attendre.
Tout devait être prêt avant l'arriver de Lotx, pour que ce dernier puisse prendre le temps de...de quoi d'ailleurs...? Bref, pour qu'il puisse prendre le temps de faire ce qu'il avait à faire la veille de la cérémonie.
Seulement, comment se représenter l'espace lorsqu'il manquait la moitié du mobilier ?

C'est donc avec impatience qu'il attendait maintenant sur le parvis de l'église, scrutant la voie dans l'espoir d'y voir arriver les chariots tant espérer.
Par chance il n'eut pas à attendre longtemps, un cortège de mulets et de carrioles venaient d'apparaître.


J'aurais besoin de plusieurs bras ici !
Si seulement les invités savaient... Enfin non, ils n'en sauraient rien, mais l'image était risible.
Voilà que plusieurs hommes déchargeaient chaises, bancs et autres repose-fessiers, tous plus disparates les uns que les autres.
Les humbles postérieurs des invités se poseraient sur une vaste part de la géographie normande : Angoville, la Haye du Puits, le Mont Canisy... Bref, il y en avait de partout..


Jean, je vais devoir y aller. Plusieurs autres choses à préparer pour demain...
Dont les alliances, la tenue... Aheum...
Suit bien le plan pour les chaises, et soit poli avec le Père Lotx si tu es encore là quand il arrivera...
Ce ne serait pas le moment de le faire fuir, nous avons trop besoin de lui !


Plus que quelques heures, et roulement de tambour !

_________________
Lotx
[Laissez brûler les p'tits papiers]

Harcèlements et guerres psychologiques s'étaient succedés au couvent. Les coups bas se multipliaient à qui avait le mieux souillé les bénitiers ou le vin de messe ou à qui sonnait le plus fort les cloches à trois heures du matin. Et, il fallait bien le reconnaître, en général c'était Lotx.
Le gouvernement du couvent avait donc décidé de nommer une commission d'étude représentative chargée de nommer une sous-commission. Celle-ci, composée d'un président, d'un secrétaire et d'un trésorier devait définir un plan d'action en trois phases destiné à définir une date à laquelle pourraient se réunir les différents représentants pour s'accorder sur le moment le plus opportun pour marquer à l'ordre du jour le problème à régler. Le premier acte s'était dès lors aussitôt mis en branle par la désignation d'un comité d'étude conciliant les référents des différents courants de pensée aristotélicienne du couvent et s'attelant à l'écriture d'un rapport complet de sept-cent quarante-huit pages plus vingt-quatre annexes de trois-cent cinquante-deux pages chacune. Un rapporteur général était alors sensé avoir pour rôle de lire le rapport sus-nommé, aidé pour cela par deux sous-rapporteurs alloués respectivement aux pages paires et impaires, et en faire ressortir la substantielle moelle dans un résumé de deux lignes. Le syndicat des grammairiens du couvent avait alors un droit de retoquer les deux lignes en question, pour des raisons de syntaxe ou de ponctuation mal-utilisée, conduisant directement à la destruction du rapport et la nomination d'un nouveau comité d'étude. Néanmoins, dans le cas (hautement improbable) où le résumé passerait, celui-ci serait jugé par une assemblée constituante de dix prêtres nommés selon les règles de l'aléocratie. C'est à dire, au hasard parmi tous les prêtres ne s'étant vu attribuer encore aucun poste.
Et c'est précisément à cet instant que la procédure cessa comme il se trouvait que tout le couvent était désormais mobilisé à divers maillons de la chaine bureaucratique, certaines personnes étant parfois double voire triple cumulards. Alors, pestant contre la paperasserie des procédures aristotéliciennes, le père supérieur décida d'user d'une méthode très, très simple mais qui avait fait ses preuves pour s'assurer que les mariés reçoivent bien leur prêtre dans les temps.
C'est ainsi que l'on put bientôt voir la chorale débarquer sur les lieux de l'église dévastée, portant une large malle sur laquelle trônait une missive.




Aux futurs mariés, mes respects.

Vous trouverez, en cette malle, votre prêtre pour la cérémonie, assommé, ligoté et bâillonné mais néanmoins prêt à l'emploi. La notice d'utilisation s'est sans doute perdue avec la route mais nous ne doutons pas que vous saurez comment vous en servir.

Merci de bien vouloir signer le bon de livraison en vingt-cinq exemplaires que vous trouverez joint à cette missive. Toute plainte est à adresser au service consommateur du couvent que vous pourrez joindre à l'adresse ci-dessous:

"Service consommateur - centre de destruction du papier avant lecture,
Couvent Saint Dycaliste, Fougères"

Que le Très Haut vous protège durant vos noces,
Le Père Supérieur du Couvent Saint Dycaliste

_________________
Matouminou


FECAMP, QUELQUES JOURS AVANT LE MARIAGE

Elle lisait et relisait l'invitation en souriant. Ainsi Melagre et Kathryn se mariaient. Cela la réjouissait.

Mais très vite, son sourire se transforma en une petite moue. Qu'allait-elle se mettre? Enceinte de presque 8 mois, elle n'avait guère le choix. Elle demanda à Suzon de lui préparer la houppelande qu'elle avait commandé pour la fin de sa grossesse. Elle mettrait par dessus sa cape et le tour serait joué.

Elle donna les directives à Clément afin qu'il tienne prête la carriole. Bien sur il restait encore quelques jours, mais elle n'aimait pas se bousculer.
Stromboli son compagnon, chef du port de Fécamp ne pourrait pas l'accompagner. Depuis quelques jours, on parlait de bateaux irlandais qui semblaient ne pas venir en amis. La surveillance était de rigueur.

Afin de ne pas faire le trajet seule, elle proposa à Mahaut, sa fille. Celle-ci, âgée de 12 ans, accepta immédiatement. Les occasions de s'habiller, de se coiffer et d'aller à un grand mariage étaient rares. Stromb fut rassuré, elle aussi.
Kathryn.brehnian
[Orival,
Jour J,
Heure - ….on s'en fiche, le bon côté d'être la mariée c'est que le mariage ne peut débuter sans vous]


[État de la future mariée : Peut mieux faire...ou pire, c'est selon.]



Aaaaaaaad, tu aurais vu ma broche ? Tu sais celle des Courcy. Elle était là il y a cinq minutes.

Légère grimace en entendant le son de sa voix, un peu trop aiguë. Elle apposa ses doigts sur ses tempes, frissonnant à leur contact un peu trop froid mais espérant calmer un peu la migraine qui s'était déclarée depuis le matin.
Elle reprend un peu plus doucement pour la malheureuse chargée de l'accompagner jusqu'à l'église et surtout de veiller à ce qu'ils n'en sortent qu'une fois bel et bien mariés, à savoir l'inestimable et polyvalente cousine, Adeline.

Peux-tu me préparer une infusion, s'il te plait? Je tuerai Deid de m'avoir fait boire hier soir, mais pour l'instant essayons plutôt de faire passer cela.

Elle souffle, rouvre les yeux, retrouve au passage la broche familiale posée quelques mètres plus loin.
Son interlocutrice est là, pas seulement bien sûr mais au moins un peu, pour donner de faux airs de normalité à la scène. Car quand la jeune femme est stressée, elle parle. Et elle est très stressée aujourd'hui, du moins pour l'instant, alors s'adresser à sa cousine, même quand les propos ne nécessitent pas de réponses, c'est mieux que soliloquer. Du moins cela ne donne pas un argument supplémentaire à la domesticité pour affirmer qu'ils travaillent dans une maison de fous.
Au milieu des cents pas qu'elle fait dans la chambre, et actuel quartier général dont tout le monde excepté elle et Adeline a été mis à la porte, elle s'éternise à sa place favorite, devant la cheminée.
Accrochant le bijou doré sur le devant de sa robe, elle observe les flammes se taisant enfin un peu. Le royaume est encore en deuil, ce qui normalement signifie pas de bijoux, mais il est tout simplement inconcevable pour elle de se marier sans ce souvenir de sa mère, gage de son appartenance à la famille Courcy.

Un sourire amer aux lèvres mais les yeux gris contemplant toujours les langues de feu, elle annonce, un geste vague de la main vers la missive qui se trouve dans un coin de la pièce.

Osfrid ne viendra pas...

De famille en bijoux les réflexions s'enchainent et naturellement au bout de quelques secondes elle demande :

Tu as bien mon alliance ? Il faudra que tu la donnes au marquis et que celui-ci te donne celle de Mel comme cela au moment de l'échange des anneaux tu me donneras la sienne et il aura la mienne.
Le tout énoncé du ton de la parfaite évidence, qui se souffre pas de question.
A moins qui tu n'aies déjà celle de Mel ?
Il faut suivre, car là, une réponse est fortement requise.
Et il faudra les faire bénir...enfin je crois. On verra bien.
_________________
Deidamie.delabrande.


[Dans sa maisonnette la veille du mariage]

Pleine lune c’est la pleine lune !! Elle retrousse sa robe, qu’elle attrape à pleines mains, découvrant ainsi ses mollets amaigris comme le reste de son corps….. C’est la pleine lune !! Elle traverse la pièce à vivre qui n’est pas très grande mais qui suffit largement à la vie tranquille à laquelle Deid aspire, elle débouche dans sa cuisine en ratant la marche unique qui permet d’y pénétrer et renverse au passage l’une des chaises qui s’y trouve ! Rien ne l’arrête et d’un geste vif de la main, elle ouvre la porte pour se trouver sous la tonnelle, qui offre son ombre bénéfique les jours de grand soleil en été. Là, elle reprend son souffle et lève la tête, et son regard se pose sur l’astre qui brille en cette soirée fraiche d’un automne mourant. Qu’elle est belle pense-t-elle, par Christos qu’elle est jolie ce soir. Elle est contemplative la Deid et sa béatitude la ramène si loin, un beau jour d’été elle s’est unie, elle a dit oui pour la vie a celui qu’elle chérie le plus au monde, et son anneau de bois ne fait qu’un avec son doigt, cet anneau qu’elle triture et qu’elle fait tourner pour qu’il vienne lui rappeler sans cesse qu’elle est bien Elle, bien vivante, face a cet astre. Elle se sent petite très petite, mais elle est là… oh non !! Oui elle est bien là à rester dans la lune, mais elle a beaucoup de chose à faire encore…

Retour a la phase départ donc, et Deid rebrousse chemin, elle entre dans sa cuisine, remet la chaise en place en secouant la tête, cet enfant me rendra chèvre. Elle pique une miette de pain qui traine sur le comptoir en passant…..comment a-t-elle pu penser cela subitement de son fils….comment pourrai-t-il la rendre chèvre, alors qu’elle ne la retrouvé que depuis quelques jours, Deid soupire. Elle enjambe le petit cheval de bois d’Erwan, et ce simple jouet suffit à lui redonner le sourire. Son esprit vagabond lui fait parfois défaut lorsqu’elle cherche des réponses, lorsque ses souvenirs sont fugaces, mais elle sait la Deid que ceux qu’elle aime sont ici dans cette maison…et que ceux qu’elle aime sont aussi des amis sur lesquels elle peut compter. Le fruit du hasard cette rencontre, dans cette taverne sordide, au milieu presque de la charogne… Un Mystère encore pour Deid, mais aussi sa renaissance, comment n’aurait-elle pas pu reconnaître cette Dame si douce et si belle… Kate ….Kate.

Quelle robe mettre ? Pourquoi se pose-t-elle cette question elle n’en possède qu’une ! La robe que Polissonne lui a offerte voila bien des années. Elle l’a sort de son linge propre et l’étend sur le lit… Deid fait la moue, un peu démodée cette robe et ce rouge ! Mais elle l’aime sa robe la Deid et elle n’en changera pas, et de toute façon elle n’en a ni les moyens ni le temps a présent, il ne reste que quelques heures avant le mariage. La robe ne risque rien, et la lune est si belle. Zou un petit verre de calva ne lui fera pas de mal ^^, et que mieux qu’une bonne soirée entre amis……..

Quelle soirée, Deid rentrera bien tard un peu éméchée, et les yeux malicieux elle se couche aux cotés de son mari qui ronfle… pauvre Kate.

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Le carnet chignon de Deid.
http://chardineyo.wix.com/deidamie#!le-carnet-chignon-de-deid/mainPage
Meleagre



[Jour J.
Eglise Saint-Pierre des Peuples, dans le choeur, ou ce qui fera office de...]


Dès le lever du jour, deux choix s'étaient offerts à lui : rester à Orival et tourner en rond, ou aller à l'église et...tourner en rond.
Vaste programme. Mais la porte close de la chambre de Kathryn, gardant secrètement les petites choses de la "tradition d'avant un mariage", avait fait pencher la balance.

Il se tenait donc là, à vérifier les derniers préparatifs, le nez levé vers les hauteurs du bâtiment, une malle posée à ses pieds, contenant sa tenue de lumière (aheum).
Oui parce qu'il n'était pas assez fou, pas encore, pour déjà s'accoutrer alors qu'il allait devoir s'occuper l'esprit en arpentant en long et en large l'édifice. Il serait fort dommage qu'il accueille sa future épouse avec de la poussière de la tête aux pieds.

D'ailleurs... Comment ça se déroulait, une cérémonie de mariage ? Très bonne question.
Il n'en avait fichtrement aucune idée, et il sentait bien arriver les bourdes à répétition.
Après tout, qui ne tente rien n'a rien, comme dirait l'autre, et si bêtises il devait y avoir, bêtises il y aurait.


Dites... C'est laquelle, vot' malle ?
Un regard vers Jean, qui tournait lui aussi en rond. Le stress était-il une donnée contagieuse ?
Il n'y en a qu'une Jean... Ce n'est pas trop compliqué...
Permettez vous d'vous détromper, mais moi j'en vois deux... Et qu'on dise pas que j'ai bu, puisqu'à cause de vous j'peux plus...
En effet, l'Orival avait jugé préférable de mettre sous clefs la réserve de calva de l'Intendant, du moins jusqu'à la fin du mariage. Autant éviter que le poivrot de la cérémonie soit un de ses gens.

Son regard suivit le doigt pointé vers une seconde malle... Enfin une caisse... Un gros truc quoi... Bien trop gros pour ne contenir que des habits.

Je crois que c'est à la chorale. Laisse donc ça où c'est, le père Lotx doit bien savoir à quoi ça sert.

D'ailleurs, il était où lui ?
Non parce que sa présence était un poil beaucoup nécessaire tout de même.
Et la chorale ? Elle était passée où elle aussi ?
Interrogation, quand tu nous tiens... Mais le Normand, lui, ne faisait que s'interroger, tandis que le laquais, poussé par sa curiosité, ne put s'empêcher de s'approcher de la dite malle, et d'en ramener un morceau de vélin.


C'était d'ssus...
Machinalement, le futur marié prit la missive pour y jeter un oeil. Déformation professionnelle, on ne se refait pas. Et grand bien lui prit !
Par toutes les goules de broc * ! Ouvre moi cette malle !
Ni une ni deux, les encoches furent libérées, avec en prime l'homme de foi. Oui parce que c'était tout de même ça le plus important.
Une fois débâillonné, le prêtre fut allongé sur un banc d'une des chapelles latérales, la plus protégée de toutes.
Sortant une fiole de calva de sa besace, le Normand la tandis à Jean.

Essaie de lui en faire boire un peu... Ou de lui passer sous le nez... Bref réveille le ! Et, après un petit moment de doute... Et je pense qu'il est inutile de te dire que si je te vois en prendre une goulée... Point de suite nécessaire, le message était clair.

Son regard se tourna vers les battants de bois qui feraient office de "portes" pour l'occasion.

Les invités ne vont pas tarder... Il faut que je me prépare.
Dès qu'il sera revenu à lui prévient moi, je serais entrain d'essayer d'enfiler tout mon bazar sous l'appentis.
Dans le froid... Le vent... Au milieu des rats... Snif... M'enfin ça il ne le dira pas, un homme ça ne se plaint jamais. N'est-ce-pas ?

Il s'éclipsa donc, non sans avoir au préalable demandé à un page d'ouvrir les dites portes, et de se stationner non loin pour accueillir les invités.
Il espérait le rejoindre le plus rapidement possible, s'il ne se retrouvait pas coincé la tête dans sa chemise.

Dernier coup d'oeil à la décoration. Tentures blanches, quelques fleurs, une multitude de bougies repoussant les ombres si habituelles dans un tel lieu. Tout semblait prêt.


* gueules de cruche (on a jamais dis que les jurons normands étaient très normaux hein...)

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Eloso
Il avait souri, amusé, et ouvrant l'invitation du Grand Consul. Puis grimaçé, en songeant qu'il allait falloir prendre un bain, encore un.

La Normandie n'était pas bien loin, heureusement. Disons, moins éloignée que bien des destinations, la notion de distance étant une valeur fluctuante. Le temps donc de rassembler les quelques indispensables, de ceindre l'éternelle épée qui lui bat les flancs, et de se mettre en route, une fois le Grand Maitre prêt.

La route, les routes, c'était la routine depuis bien des années, et ils avaient pris l'habitude de voyager discrètement, botte à botte, allongeant les étapes jusqu'à la nuit, parfois en devisant, parfois perdus dans leurs pensées.

Le dernier aubergiste chez qui ils avaient stoppé leur avait indiqué la route de l'église, tout en précisant, étonné, qu'a sa connaissance le saint lieu avait brulé, et donc ne pouvait recevoir la moindre cérémonie.

Mais Mel savait écrire, et sauf à leur offrir un jeu de piste, ce devait bien etre là qu'il fallait être.
Par malchance, le bougre avait raison, et il s'agissait bien d'une demi-ruine, noircie mais sur laquelle l'on pouvait contater quelques reparations de fortune.

Il jete un regard à Leello. Pauperum...

Avant de se hisser sur ses étriers, essayant de se convaincre qu'ici, sous la pluie d'un toit crevé, allait se dérouler un mariage noble. L'idée des toilettes trempées le fait sourire, et il met pied à terre.

Ma soeur.. La vie ne semble pas palpiter bien fort par ici ! Allons voir ?
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Stephandra
[Petit matin plein d'entrain...Tintin!...]

La brune s'étire paresseusement dans son lit, la lumière pénètre peu dans la chambre, le temps doit être froid et au gris, peut-être même humide, n'oublions pas qu'ils sont en Normandie... Normandie?

Quel jour sommes-nous? Le combien?


Vendredi, mon ange! Euh..Le neuf me semble... Mais?

Elle reprend à sa suite

Vendredi! Neuf!

David la fixe alors que de la position couchée, elle s'est redressée rapidement et commence à sortir les pieds du lit, Stéphandra le regarde écarquille les yeux, lui vole un bisou et reprend

Hop!Hop! C'est aujourd'hui que Normandie et Meleagre se marient!

Stéph attrape un châle qu'elle se colle sur les épaules et sort de la chambre prestement, quelques pas dans le couloir, première porte qu'elle ouvre, la chambre de Joshua.

Elle s'approche doucettement du lit, dépose un baiser sur le front de son fils et chuchote


Debout Josh, il faut te préparer et venir déjeuner, nous sommes de mariage aujourd'hui.

L'enfant grogne dans sa fin de sommeil puis la regarde un moment avant de répondre d'un signe de tête à l'affirmative. La mère sourit en ébouriffant les cheveux de l'ainé puis file dans la chambre des filles.

En entrant, elles les trouvent toutes les deux dans le même lit, sourire amusée et se demande pourquoi elle leur a installé un lit à chacune, Stéph se pose sur le lit et caresse le dos de ses puces.


Giù, Al, allez les filles, on se réveille... Nous allons à un mariage aujourd'hui!

Les petites se serrent un peu plus l'une contre l'autre, avant d'ouvrir les yeux, les deux en même temps demandent


De qui?

De la jolie Donà venue à Ouillie pour tonton Ricco et Tol, vous vous souvenez?

La Donà qui fait des belles peintures?

Stéphandra sourit et les embrasse tendrement Vi, celle la même.

Les filles semblent ravies et se décident déjà à se lever.
La brune retourne dans sa chambre et trouve David toujours occupé à émerger, elle lui sourit et lance


Allez zou! Chevalier!

Retire son châle et lui lance sur le bout du nez

Pressons nous un peu, si vous voulez avoir le temps de manger un morceau avant de prendre la route!

A coup sûr cela marcherait avec lui, c'est que partir sans manger n'est pas son genre, esquisse de sourire taquin et elle file dans le cabinet de toilette pour se préparer.

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Dandolo
[Tu te lèves et tu me bouscules... Je ne me réveille pas... Ah ben si!]

Ca s'agite doucement près du Gascon... L'est quelle heure? Peu importe, non? Quoique.


Quel jour sommes-nous? Le combien?

Vendredi, mon ange! Euh..Le neuf me semble... Mais?


Va pour lui dire que le calendrier peut bien attendre et qu'il lui fera l'éphéméride plus tard mais elle devance sa protestation.

Vendredi! Neuf!

Vi... Mrs Robinson, vendredi ou la vie sauvage... Et noeuneuf, ma poule! Un jour de poisson, un comble! Il en convient... Et... Alors? Vol de bisou... Mais encore?

Hop!Hop! C'est aujourd'hui que Normandie et Meleagre se marient!

Erf! Flûte! Et re-flûte! Va falloir y aller.

Déjà son amante quitte la pièce et David l'entend se précipiter dans les logis des enfants. Le Gascon lui s'étend en soupirant sur la couche avant de se secouer pour se lever.

Il est prêt au moins sur le plan vestimentaire quand Stéphandra s'en revient et le presse de s'activer. A son tour d'aller secouer la marmaille.

Joshua, en digne fils de son père, est déjà attablé pour son petit déjeuner. David l'ébouriffe en s'installant à côté de lui.


Tu me feras briller tes bottes, mon garçon. N'est-ce pas? Et essaie de ne pas les crotter en cours de route.

Alicia et Giulietta manquent encore à l'appel. Le père se dit qu'une deuxième sonnerie du cor ne sera pas de trop pour accélérer leur préparation.

LES PUCES!!! Si vous ne venez pas vite, votre petit frère aura fini tout le lait! Clin d'oeil amusé à l'intention du dit garçon qui le gratifie du regard outré du sempiternel coupable qui n'a rien fait pour cette fois.

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Joshua.
[Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche (bis)
Les jours de la semaine sont très disciplinés]


Moi, j'ai de la chance. J'dors tout seul! Pas comme les petites! Et mieux qu'un grand puisque souvent ils dorment à deux! Donc, j'suis peinard dans ma couche et je peux ronfler pépère, enfin pas trop fort non plus. Et d'ailleurs, je dors si bien que d'habitude, je suis le premier levé. Pour pouvoir aller jouer plus vite! Et toc! Comme dirait Maman!

Pourtant ce matin-là, je suis pris de court. C'est surement les nuits passés dehors à trainer pour surveiller si les brigands-'rétiques-méchants-bretons ils approchent pas du marché ou de la mairie de l'endroit où qu'on nous a laissés. Mais c'est pas un "Ennemi", comme dirait Papa, qui me réveille mais le bisou de ma Maman!


Debout Josh, il faut te préparer et venir déjeuner, nous sommes de mariage aujourd'hui.

De mariage? Pff... C'est nul... Les mariages, j'connais! Ce sont des Maman et des Papa qui n'ont pas encore d'enfants qui font un genre de Baptême à deux, sauf que le 'Vêque ils leur donnent pas de médailles du 'Ristote à la fin parce qu'ils en ont déjà une! Mais, généralement, les mariés y ont des adultes comme amis 'ristotéliciens qui ont peut-être des enfants! Alors, je fais oui à Maman de la tête.

Elle a l'air contente et m'ébouriffe les cheveux. Première.

Je me prépare vite fait. Prêt pour jouer en dessous et vêtement ample bien joli dessus. Quoi? C'est de la préparation avec camouflage de cérémonie religieuse!!! Et en parlant de préparation, celle du corps est importante et j'ai grand faim! Je file me faire le petit-déjeuner.

Papa arrive peu après alors que j'attaque mon bol de lait. Et m'ébouriffe... Deuxième.


LES PUCES!!! Si vous ne venez pas vite, votre petit frère aura fini tout le lait!

Je lui lance un regard stupéfait qui le fait sourire. Namého!!! J'suis innocent! Et d'abord, c'est quoi cette bouteille de lait? J'te la pose la question?
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