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[RP] Le bal! Le bal! Le bal!

Catterine


Un hochement de tête du prince et puis… plus rien. Celui-ci s'en va voir l'angloise laissant la petite brune bêtement devant l'entrée qui du coup ne savait plus quoi faire, se retrouvant comme deux ronds de flan.
C'est ce qu'on appelait avec élégance se faire remercier.
Finalement, elle rejoignit la longue table et se servit d'une coupe de vin déjà remplie n'attendant qu'à être bue.
Elle qui n'aimait pourtant pas l'alcool, finit pourtant contre toute attente par y trouver un intérêt certain.

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Ailein.wolback
La jeune écossaise se tourna vers l'homme qui venait d'apparaître auprès d'elle. Lui aussi était masqué, mais les cheveux blonds et la façon qu'il avait de parler ne laissaient guère de doute sur son identité. Elle lui sourit et hocha simplement la tête. Ses petites mains disparurent un court instant dans une serviette de tissu pour se débarasser d'éventuelles miettes inconvenante, puis elle posa avec délicatesse sa main sur le bras de son hôte.

- J'accorde la première danse, my lord.

Elle sourit et ils s'avancèrent tout deux vers le milieu de la salle. La musique changea, chacun s'accorda avec son partenaire, et la danse reprit...
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Dun_le_mystagogue
-Dun, c'est bien moi jeune demoiselle. Votre sagacité est à la hauteur de votre curiosité.
Inutile de continuer la mascarade, et Dun adorait faire tomber les masques. Enfin il pouvait respirer librement, ses sens retrouvaient leur acuité normale et il pouvait tout à loisir gouter la juvénile beauté de sa cavalière. Il posa son lourd masque tragique et l'oublia dans un coin où il finirait probablement en pot de fleur ou crachoir stylé.
Catterine


L'ennui gagnait peu à peu la brune.
Trois couples qui dansaient se trouvaient maintenant au centre de la salle sous les yeux de ceux qui ne pouvaient faire autre chose que regarder.
Le vin qu'elle avait bu par audace commençait à tourner la tête de la brune, la musique des troubadours achevant de la marteler, et elle commençait à apercevoir la fin de son séjour à Craon.
Elle avait eu son utilité pour un temps en ces lieux, il fallait maintenant passer à autre chose.
Laissant donc les convives à leurs amusements, elle retira son masque qui ne servait finalement à rien et le posant sur la table au milieu des coupes vides et des mets, elle s'éclipsa, sachant qu'elle ne manquerait visiblement à personne…

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Blondel_de_noyon
Galopez à brides avalées et prenez de la peine...

C'est ainsy qu'il avait rallié l'Anjou depuis la Champagne enfourchant sa monture de mille sous, un puissant destrier entrainé à porter cavalier en armure. Par deux fois, il en avait foulé le sol en des temps immémoriaux puis plus proches lorsque celle qu'il considérait comme sa propre fille s'était trouvée vuidée et navrée* sur ses propres terres. L'heure n'était plus certes à la remembrance de leur rencontre à Loches en Touraine mais à la délivrance de quelques informations sur une progéniture femelle laissée aux bons soins d'une nourrice moratoise pour qu'il ne rejaillisse affront et vitupère sur la Blanche. La femme forte est bien plus précieuse que tous les joyaux venus des extrémités du monde...

La nuit était déjà fort avancée lorsque le cavalier aperçut au loin quelques lueurs vacillantes. Éperonnant sa monture et l'invectivant pour une allure plus rapide, il s'élança au galop sur les sentiers qui traversaient le grand verger. Au fur et à mesure de sa course il voyait se dessiner une bastisse devant ses yeux. Les portes de la ville de Craon lui semblaient dorénavant à porter de main. Pourvu qu'il ne broste le brau** car avec inquiétude il avait observé la levée de plusieurs armées en terres angevines. La menace irlandaise semblait pourtant estre le point de convergence de tout autre regard. Plongé dans les méandres de ses pensées, le chevalier ralentit la cadence de sa monture qui se mit à trotter paisiblement pour reprendre son souffle.

Mais brusquement le cheval hennit et se cabra. Émergeant de sa torpeur, l'homme de bel asge se coucha sur sa monture donnant du mou aux resnes, s'accrochant à son cou pour ne point estre désarçonné. Continuer à tirer dessus renforcerait inexorablement l'action du cheval dans sa cabrade. Au moment où ses antérieurs touchèrent le sol, il lui donna ordre clair pour aller de l’avant, à la voix. Dès le mouvement amorcé, il ne put que prendre appui sur ses postérieurs. Le cavalier avait ainsy repris le dessus puis après quelques foulées, il immobilisa son équidé en flattant son encolure plissée. Qu'est ce qui avait pu l'effrayer ainsy ? Il enjamba la croupe de l'animal et sauta à terre pour se retrouver nez à nez avec jovente silhouette à la chevelure de lapis niger, houppelande et dentelle de motifs normans. Il s'inclina avec déférence, l'inquiétude perçant dans sa voix grave lorsqu'il s'exprima.


Puis je m'enquérir de votre état damoiselle ?

*Blessée
**Mordre la poussière
Catterine


Le froid du dehors commençait à poindre rapidement pour la saison et la nuit était devenue d'encre.
Une fois la porte de la salle des fêtes refermée d'où elle entendait encore de façon étouffée, la musique des ménestrels, elle retrouva du même fait, sa caboche moins martelée qu'à l'intérieur.
Il faut bien le dire, l'humeur de la brune devenait de plus en plus maussade à mesure qu'elle sentait son départ proche et portant attendu. Mais surtout elle ne supportait finalement plus les gens qu'elle avait naïvement cru sincères. Catterine naïve, c'était un sacré paradoxe mais qui portant à cette période avait toute réalité.
Elle s'était sentie à la fois utilisée puis in fine délaissée comme un vieux jouet devenu inutile.
Une sorte de poupée de porcelaine dont elle en avait d'ailleurs le teint.
Ainsi plongée dans ses idées moroses et somme toute peu agréables, elle entendait au loin les sabots d'un cheval qui approchait mais n'en fit pas plus cas que cela.
Prête à reprendre le chemin de chez elle, elle s'était tout de même arrêtée pour allumer sa lanterne qui la guiderait mieux dans les petites rues du village.
Cependant, sa lanterne posée à terre, attendant patiemment de devenir lumineuse, n'eut pas encore le temps d'avoir satisfaction.
Un hennissement soudain vint troublé le calme des lieux, le cheval ne la renversant que de justesse.
Par la faible lumière qui filtrait des lucarnes de la salle, elle put deviner un homme descendant de sa monture et s'approcher alors que par réflexe de protection, en criant de surprise, elle s'était pliée en deux, les bras tentant de protéger sa tête.


Puis je m'enquérir de votre état damoiselle ?

La voix était grave mais pourtant rassurante. Se redressant doucement, encore avec prudence, elle tenta de regarder l'homme qui lui parlait mais ne put définir que sa silhouette.

Je… je vais bien, je crois merci… Encore un peu sous l'effet de la surprise, elle continua… "Je suis désolée, je ne vous ai pas vraiment entendu arriver"

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Blondel_de_noyon
L’haleine âpre, vineuse et sucrée des cognassiers avait fait place à la senteur suave des dernières bignones. Le geste de protection que la jeune femme avait eu alors qu'il s'approchait d'elle n'était point passé inaperçu aux yeux de l'homme qui l'envisageait lueur interrogative flottant dans ses prunelles sombres. Au fond du bois telle la biche craintive pourchassée par le chasseur, elle semblait aux abois. Esseulée, vulnérable, le moindre de ses mouvements pourrait s'avérer alors dolor ignoble et maussade et grand serait le risque de la voir s'ensauver la tête brûlante, le ventre à terre. Adoncques dans la pénombre restait-il, son souffle retenu fixant les lèvres de la jouvencelle par lesquelles un filet de respiration chuintait, quand le silence fut enfin rompu. Une voix transmet émotion et sentiments, icelle était teintée de surprise.

L'homme qui se trouvait céans était de belle taille près de six pieds de haut, mince, les cheveux grisonnants sous le visage encapuchonné, le nez aquilin et le menton volontaire. Il était vêtu de braies en cuir sombre, botté, et ceinturé. Négligemment jetée sur ses solides épaules, une cape de laine avec doublure en satin bordée d'une garniture originale et dévoilant une tunique noble de lin avec finition de brocard argenté. Froncement imperceptible des bruns sourcils sous le regard bienveillant, il se sait dans l'ombre peu rassurante pour la belle effarouchée et ne veut en jouer plus avant. D'un quart de tour, il se penche lentement à la parfin de prendre possession de la lanterne, de sa sénestre - l'homme est gaucher – avant de se redresser et de l'agiter sous son visage en rejetant sa capuche vers l'arrière. Pour n'avoir point entendu les sabots de son cheval martelés la pierraille, le sol trembler sous ses pieds, l'esprit de la damoiselle devait être fort préoccupé.


Vous m'en voyez vexé...

Si je n'arrive point à attirer l'attention d'une si jolie personne comment pourrais je mettre à vaudéroute toutes les mouches lancées à mes trousses ?


Bien campé sur ses éperons, un soupçon de malice rétrécissant le coin de ses yeux, sa bouche pétillait.

Les règles de la bienséance se rappelant à mon bon souvenir, souffrez que je me présente...

Blondel de Noyon, chanteur, poète et artiste.
Catterine


La surprise de cette attaque équestre impromptue passait doucement.
Les bras reprirent leur position plus habituelle et la tête suivie du corps se redressèrent enfin afin d'observer un peu mieux l'homme qui se présentait devant elle.
De toute évidence, il s'agissait d'un homme d'âge mûr au regard dont elle crut déceler une pointe de malice.
Elle se trouvait pour le moment un brin de ridicule de s'être laissée surprendre de cette façon alors que l'instant d'avant le bruit des sabots du destrier étaient pourtant proches.
Voilà ce qu'il en était d'avoir ses esprits ailleurs qu'au moment présent, mais c'était une chose qu'elle avait de plus en plus de difficulté à réaliser, ses idées s'égarant malgré elle vers un espoir de meilleur.
Cependant le moment et l'espace étaient meublés de cette rencontre fortuite et, de ses yeux papillonnants à la lueur de la lanterne qu'il venait de relever, elle put d'avantage jauger de la personne, visiblement riche voir noble.
Et la voix grave de continuer, disant qu'il en était vexé. Elle avait le don de s'enfoncer parfois dans sa maladresse.

Oh ! Non non ! Je suis désolée, c'est entièrement de ma faute, je n'ai pas fais attention malgré le bruit de l'approche de votre monture.


Si je n'arrive point à attirer l'attention d'une si jolie personne comment pourrais je mettre à vaudéroute toutes les mouches lancées à mes trousses ?

Elle sourit un peu gênée de ce compliment inattendu et l'alcool qu'elle avait pris auparavant sans en avoir l'habitude ne l'aidait pas, bien au contraire…
Resserrant son châle sur ses petites épaules, elle balbutia un timide merci, d'avantage honteuse d'avoir manqué de lui créer un accident de cheval.
Et alors qu'elle s'apprêtait encore à s'excuser de sa maladresse, il se présenta…


Les règles de la bienséance se rappelant à mon bon souvenir, souffrez que je me présente...
Blondel de Noyon, chanteur, poète et artiste.


Un… Un artiste ?
Décidément, elle avait le don de s'attirer les gens de "cet ordre" même par accident.
Puis faisant une petite et maladroite révérence avant de se redresser, elle lui répondit, plus détendue et d'une voix claire bien que légèrement grelotante de la fraicheur nocturne…

Enchantée messire, quant à moi, je ne suis que Catterine, simple… "craonaise temporaire".
Je vous souhaite, malgré ma maladresse, la bienvenue en ce joli village

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Cune_l
Emportée par la foule, qui nous traine nous entraine…
Légère entre les mains fortes du Mystagogue démasqué.
La danse, c’était son truc. En même temps une folle qui n’aime pas danser c’est…Fou.
Malgré la passion et l’envie, il y a un moment où le corps ne suit plus.
IL était temps de mettre fin à cette danse qui avait paru durer une éternité. Enfin presque…Très longtemps quoi.

Elle remercia son cavalier. Une simple révérence qui en disait long. « C’était très agréable, merci beaucoup, vous dansez très bien, comment vont les affaires,…». Il l’avait compris, il le savait. Il l’avait sûrement lu dans les entrailles des poulets.

S’éloignant un peu de la piste, elle se dirigea vers…La boisson. Étonnant.

Malheur. Tristesse. Déception. Horripilation. Fin du monde. Il ne restait plus de vin. Soupçonnant l’insoupçonnable Archiduchesse elle lui lança un regard soupçonneux.

Plan B. A l’autre bout de la salle, une réserve secrète. Traverser la piste ou la contourner ? L’appel du vin l’oblige à choisir le plus risqué.

Zig zag. Double esquive. Les couples dansent dans tous les sens. On se croirait dans un manège infernal. Hop. Esquive. Des « pardon » et des « oups » sont jetés ici et là. Ah trop mimi ! Gugu et Adess dansent toujours. Les yeux dans les yeux. Comment ils font pour pas foncer dans les gens eux ? Han mais le cours de danse avait porté ses pommes. Ah trop drôle ! L’ArchiM danse. Cucu ne peut empêcher sa mine de paraitre choquée. Même si au fond elle savait bien qu’il avait une âme de fou. Bref…Elle était là. Juste derrière le rideau. Une belle bouteille. La plus belle car presque inaccessible.


- Je t’aime.

Déclaration émouvante suivie de l’ouverture de la bien aimée. L’alcoolique s’assoit et se sert. Prenant soin de recacher la bouteille après chaque utilisation. Enfin le repos.
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Blondel_de_noyon
La belle était bien quinaude et le chevalier s'en trouva fort marri. L'inclinaison qu'il montrait parfois par ses taquineries suffisait à le tenir éloigné de la gente féminine dont il ne pouvait ni cognoistre, ni deviner les tourments. Le sourire gêné qui venait de fleurir sur les lèvres de la chevelée puis la révérence maladroite l'emplissèrent d'émeuvement. Sa voix était légère bien que grelotante sous la minceur de lys et la pièce de soie qui soulignait la délicatesse de ses épaules. Blondin saisit la main de Catterine et d'un geste à la fois tendre et autoritaire y glissa la lanterne qu'il tenait jusqu'alors. Et tôt la cape du champenois, dans un bruissement de tissu vint envelopper chaudement la craonnaise. Il lui sourit et de petites pattes d'oie rayonnèrent de ses yeux.

Artiste de la séduction voyons !

Le vieux muguet coquardeur que je suis devenu fait usance d'artifices qui sont autant de maladresse lorsqu'il appète une bachelette. A joli village joli visage. Mais dites moy...


Le regard du champenois dériva du biau minois sur lequel il se trouvait penché pour effleurer la bâtisse qu'il avait face à luy. Depuis les croisées restées entrouvertes, quelques notes de musique s'échappaient d'une salle, dans la nuit.

Je ne souhaiterais point me montrer opportun mais où courrez vous doncques ainsy seule à une heure si avancée ? Il me déplairait que vous vous trouviez en fâcheuse posture, dans l'embarras ou le péril...

Avec une infinie doulceur, il releva le menton de Catterine, le front légèrement plissé.
Catterine


Artiste de la séduction voyons !
Le vieux muguet coquardeur que je suis devenu fait usance d'artifices qui sont autant de maladresse lorsqu'il appète une bachelette. A joli village joli visage. Mais dites moy...


Elle lui sourit un temps soit peu amusée de ses dires, car malgré son bel âge, il était évident qu'il savait jouer de son charme naturel, peut-être même grâce à son âge d'ailleurs.
Je serais étonnée que vous ayez tant besoin d'artifice messire, tel votre charme semble naturel…

Puis le regard sombre de l'homme la quittant un instant pour se diriger vers la salle des fêtes, pour ensuite revenir à elle…

Je ne souhaiterais point me montrer opportun mais où courrez vous doncques ainsy seule à une heure si avancée ? Il me déplairait que vous vous trouviez en fâcheuse posture, dans l'embarras ou le péril...

Un léger frisson au contact de la main de l'homme à son visage, lui rend une certaine gêne mais suite à ses mots quelque peu trompés de la situation, elle s'expliqua…
Oh je ne courrai point du tout. En vérité je sortais tout juste de la salle des fêtes que vous voyez, ou plus exactement que vous entendez là-bas.
Un bal s'y déroule actuellement… mais peut-être vous y rendiez-vous justement ?

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