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[RP Ouvert] Drink Me.

Niall
" Quand moi, j'emploie un mot, il veut dire exactement ce qu'il me plaît qu'il veuille dire... ni plus ni moins "*

De gifle il n'y eut point, ni même plusieurs d'ailleurs. Et même s'il n'en souhaitait pas c'était la fin logique qu'on pouvait donner ce qui venait de se passer.
De réponse il n'y eut point non plus, en tout cas pas de réponse orale si l'on pouvait dire.

Margot le regarda dans la yeux, il s'apprêtait à les détourner quand celle ci s'avança vers elle pour l'embrasser à son tour. Et ce n'était pas ce baiser qu'il avait eu l'audace de faire quelques instants plus tôt mais bien quelque chose de plus passionné et de plus ... féminin.
Si il s'était excusé, si il avait pu penser aux conséquences quelques instants auparavant ce ne fut plus le cas. Les regrets et les pensées s'envolèrent pour ne plus laisser que du vide et la réalité du moment. Comme c'était pratique de ne penser à rien d'autre que ce qu'on faisait ! Surtout dans ces cas là !

Non content de l'avoir également embrassé elle resta collé à lui. Il ne savait pas comment interpréter ce qui se passait mais pour sur ce n'était pas anodin. L'esprit embrumé du Vicomte n'était d'ailleurs pas capable de réfléchir dès qu'il s'agissait de quelque chose d'émotionnel. Autant il était vif d'esprit autant il avait son cerveau en sauce blanche chaque fois qu'un problème d'émotions se pointait. Et ce n'était pas faute d'essayer.

Pour l'heure il n'essaya d'ailleurs même pas. Au lieu de cela il osa même l'enlacer de ses bras, voulant garder un contact physique afin de ne pas avoir à penser à la suite. Puis elle parla, doucement, comme pour tenir au secret ce qu'il se passait ici. Diantre bien sur qu'il fallait le tenir au secret.
"Ne vous excusez pas". Voilà les seuls mots qui franchirent le seuil de ses lèvres. Et il s'en contenta laissant passer de nombreuses minutes. Il ne cherchait pas à parler.
Il n'y avait nul combat de conscience dans la tête du Vicomte. Ces choses là il ne les connaissaient pas. D'aucun dirait qu'il n'avait pas de conscience et quelques fois c'était bien le cas.

Il desserra son étreinte et plongea son regard dans le sien, perçant, scrutateur, mais dénué de toute méchanceté comme c'était le cas 95% du temps.
Tout d'un coup à nouveau toutes les conséquences tombèrent devant ses yeux comme si elles décidaient de se pointer à chaque fois qu'il devait prendre une décision, comme à chaque fois que son cerveau se reconnectait à la réalité.
Et tout à coup les mots revinrent à Niall , inscrits en lettres de feu dans sa tête. Et il brulait de les dire. Même si ça cassait la magie du moment, même si il ne voulait pas la briser, il fallait pourtant qu'un des deux le fasse. Pour le bien des deux.

Il mis ses deux mains sur ses bras, près des épaules de Margot et ouvrit la bouche.


Quoiqu'il arrive et pour notre bien à tous les deux, rien ne doit sortir d'ici.

Niall avait comme une envie de baisser les yeux ou de compter les mouches au plafond. Mais il ne le fit pas.
A contrario il reprit Margot dans ses bras encore une fois, attendant la réaction de la brune qui ne se ferait pas attendre.
L'avenir se dessinait flou et obscur c'était certain. Il repensa à Maud, même si ce qui venait de se produire aurait du entacher l'amour qu'il avait pour elle ce n'était pas le cas et il se demandait bien comment allait pouvoir finir cette histoire.
Il y avait tellement de possibilités qu'il ne les énuméra pas toutes. Il devrait faire avec quand un choix se présentera. Parce qu'il se présentera et de ça il était sur.


* Lewis Carroll - Alice au pays des merveilles
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Miss.
« Elle resta ainsi, les yeux fermés, croyant presque être au Pays des Merveilles, tout en sachant fort bien qu'il lui suffirait des les rouvrir pour retrouver la terne réalité. » *


Le moment ne dura que quelques secondes et pourtant il inonda l'instant de magie. Margot avait laissé parler ses envies .. Folie qui lui couterait peut-être cher, mais elle ne pensa pas à ça pour l'instant. Bien trop occupé à regarder le Vicomte, tentant de deviner ses pensées. N'arrivant pas à déterminer s'il regrettait déjà ces baisers …

Il fut bien long à prendre la parole … La brune s'imaginait déjà le pire sous ce regard grave et ses mains posées sur elle comme ça. Elle s'apaisa finalement quand il parla.


- Oui, vous avez raison. Pour sûr qu'elle allait essayer de garder cela pour elle … Mais si une personne proche lui posait la question … Elle n'était pas du tout certaine d'arriver à lui mentir. Miss se laissa enlacer, passant ses mains dans le dos du Vicomte puis parla pour mettre à son tour les choses au clair sans s'éloigner.

- Rien ne doit sortir d'ici … Il est évident que cela concerne aussi l'erreur que j'étais sur le point de commettre.

Chantage ? Pas le moins du monde …. Margot ne se sentait juste pas d'avoir à ce justifier auprès d'autres personnes sur cet acte immonde.

Dans les bras de Niall c'est soudain à son époux qu'elle pensa. Si la colère et la tristesse l'habitait jusque là quand elle pensa à lui ce fut soudain de la culpabilité. Il l'avait certes abandonné, enceinte en plus mais … Jamais lui ne l'aurait trompé, elle en était persuadée.
De nombreuses fois il lui avait demandé de partir de Bourgogne quelques temps … Elle avait refusé ne voyant pas le mal être qui habitait son époux. D'un coup la situation se retourna et elle pensa que si Arthur n'était plus là c'était de sa faute à elle … Bien trop égoïste à penser à ses propres envies plutôt qu'à celle de son blond … Le coeur partagé. Les pensées totalement dispersées.
Cette situation ne durerait pas éternellement et un jour il reviendrait … A ce moment-là un choix il faudrait faire. Margot n'était pas consciente que cela arriverait surement plus tôt qu'elle ne l'imaginait.
Dans sa tête, elle s'obligea à ne plus se laisser guider par ses envies avant que tout ça soit clair. Et pourtant, elle ne tarderait pas à pécher de nouveau dans les jours suivants.

Doucement elle se retira des bras de Niall pour le regarder de nouveau.


- Je vais ranger tout ce bazar …

Se faufilant entre le Vicomte et la fenêtre Margot se baissa pour commencer à ramasser les morceaux de verres cassés.

- Vous pourrez aller à Dijon sans moi … Je crois que j'ai besoin de repos.

Ce n'était certes que la fin de matinée et pourtant Margot était épuisée par tout ce qui venait de se passer. Autant physiquement de moralement.
Elle attendit donc la réaction du brun … Essayant une nouvelle fois de deviner à quoi il pouvait bien penser. Le coeur déchiré en deux, totalement dépassée par la situation, elle n'était plus capable de rien, d'aucune décision et dans l'impossibilité de réfléchir.


* Alice aux pays des merveilles
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Niall
"Tut, tut, ma petite, tout a une morale si l'on cherche bien. "*

Elle s'était éloignée. Avait repris ses petites affaires laissant Niall pantois et incapable de réellement bouger.
Il ne savait de toute façon pas où se mettre ni quoi faire en pareil cas. Déjà qu'il était pas doué dans ce genre d'exercice mais en plus cette situation précise il ne l'avait jamais vécue.

Heureusement me direz vous, seulement voilà c'était fait et maintenant il fallait non seulement assumer au moins envers Margot mais également réfléchir a savoir quoi faire.
Evidemment pour l'instant il ne fallait rien dire , rien ne devait sortir d'ici. La situation était déjà assez compliquée pour ne pas en rajouter en allant le chanter à Maud ou à Arthur. La première étriperait proprement les deux , le deuxième , bah , celui là il était mou mais on savait jamais de quoi étaient vraiment capables les mous.

Niall restant donc quelques minutes comme ça les bras ballants à regarder Margot. En fait il resta comme ça a peu près vingt minutes.
Vingt minutes pendant lesquelles il regarda la brune faire, ne la quittant pas des yeux et réfléchissant à ce qui venait de se passer.Il ne cherchait pas à briser le silence, au contraire. Puis dans un sursaut de conscience a demie mêlée de confusion il décida qu'il était temps de prendre un peu la parole, ne serait ce au moins que pour lui confirmer qu'il ne dirait absolument rien sur ce qu'elle allait commettre en premier lieu.

Elle avait surement du oublier jusqu'à sa présence dans l'appartement au moment où il se décida a lui répondre.


Ne vous en faites donc pas. Tout ce qui s'est passé ici restera entre nous.

Et maintenant que faire? Les silences gênés c'était pas vraiment ce qu'il aimait. Il aurait voulu pourtant la reprendre dans ses bras mais pour le moment il était évident que c'était impossible et que Margot le repousserais proprement.
Lui même était dans un état de confusion mentale qui frisait la folie et n'était même pas sur de pouvoir ni de devoir le refaire.
Pourtant il était évident qu'il n'avait plus envie le moins du monde d'aller à Dijon. D'une part il voulait rester, au moins un peu avec elle, et d'autre part il ne voyait vraiment pas aller à Dijon dans cet état et dans les circonstances.
Une fois encore le temps de latence entre ses réflexions et sa décision de parole fut très long.


A Dijon? Oui euh non en fait ce n'est pas si pressé que ça ...

Niall se dirigea vers un fauteuil qui traînait par là et s'y installa lourdement,le cuir de ses vêtements neufs crissant de douleur dans l'exercice. Puis il la regarda de nouveau.

Vous savez quoi, vous avez raison. Vous avez besoin de repos.
Qu'a cela ne tienne. Reposez vous. Je veillerais sur vous pendant ce temps. Dijon pourra bien attendre quelques heures que j'y aille. Et peut être qu'une fois reposée vous m'y accompagnerez.


Outre le fait qu'il avait fait ça par pure prévenance pour elle, c'était également aussi délibéré pour ne pas avoir à la quitter de suite et pour qu'elle l'accompagne à Dijon.
Il ne se voyait pas y aller seul pour le moment et la laisser seule ici à Montréal.
Il semblerais que parfois, et dans certains cas, le Montréalais avait une morale et une conscience et ce jour devait probablement en être un, en tout cas au moins pour elle.


*Lewis Carroll - Alice au pays des merveilles
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Miss.
« Tu ne manqueras pas d'arriver quelque part, si tu marches assez longtemps  !» *


A genoux par terre Margot nettoyait le carnage. Du sang, du poison … Des fringues partout, un vrai désastre.
Une fois le tout nettoyé elle s'occupa de ses valises, faisant des allers et retours entre ses malles et ses armoires, prenant la peine de plier consciencieusement son linge. S'il y a bien une activité qui détendait Miss dans les pires moment c'était faire le ménage, à défaut de pouvoir tout cramer comme elle prenait tant de plaisir à le faire.
Le Vicomte était resté silencieux. Cela ne rassura pas la brune qui espérait qu'il lui confirme qu'il ne dirait rien sur le meurtre qu'elle avait faillit commettre. Elle ne le brusqua pas malgré tout, lui lançant juste des regards interrogateurs quand elle passait devant lui.

Quand il lui répondit elle hocha simplement la tête. Rassurée finalement.
Toujours face à l'armoire elle s'attendait à ce que le Vicomte prenne ses jambes à son cou sans demander son reste. Elle pensait que comme la plupart des hommes dans cette situation il allait fuir, la laisser dans son coin pour aller réfléchir dans le sien. Peut-être même lui dire qu'il regrettait avant … Miss s'imaginait tout un tas de scénario qui pouvait se produire derrière elle … Et pourtant, rien de tout ce qu'elle avait imaginé n'arrivait. Niall n'avait toujours pas bougé et il n'avait même plus l'attention de se rendre à Dijon dans l'immédiat.

C'est étonnée qu'elle s'était retournée vers lui. Elle aurait aimé lui poser la question … Mais qu'est-ce que vous faites encore là ? Pourquoi vous ne fuyez pas, vous ? Mais elle n'en fit évidemment rien.
Ses sourcils se haussèrent même encore un peu plus quand elle le vit s'installer dans le fauteuil. Non, il n'avait vraiment pas l'air décidé de partir ! Pire même, il comptait veiller sur elle le temps qu'elle se repose …
Elle resta à son tour plantée devant son linge en le regardant. Bouche ouverte et sourcils toujours en l'air. Choquée. Agréablement ! Jamais elle n'aurait pensé le Vicomte capable d'autant d'attention envers quelqu'un … Surtout elle qui n'était en réalité rien pour lui.
La bourguignonne tenta de se reprendre, refermant la bouche, le rouge lui monta malgré elle aux joues, gênée.

Que faire ? Lui dire qu'elle n'avait pas besoin de lui et qu'il pouvait vaquer à ses occupations ? Ca serait mentir, sa présence avait le don de l'apaiser … De plus, il aurait pu se vexer comme un poux, prenant cela comme un rejet.
Les minutes passèrent sans pour autant qu'elle n'ait dit quoi que ce soit. C'est qu'une fois toute sa chambre enfin rangée qu'elle se retourna vers lui.


- Je ne veux pas être une contrainte pour vous …

Rien d'autre ne s'échappa de ses lèvres. Et alors qu'elle se dirigea vers son lit, près du fauteuil elle croisa le miroir, dévoilant sa robe tachée.

- Oh …

Confuse, ayant complètement oublié cet incident elle fit demi tour pour chercher une robe propre. Parme, simple, chaude. Parfait. Ignorant le brun elle traversa la pièce pour se glisser derrière le paravent. Celui-ci étant complètement opaque ne laissait pas grand-chose à voir.
Elle peina un peu a dégrafer sa robe avec sa main blessée mais finit par y arriver. Il était de toute façon hors de question de demander de l'aide au Vicomte après ce qu'il venait de se passer ! Il aurait bien pu prendre cela pour une invitation.
La robe sale tomba alors au sol et elle ne tarda pas à enfiler la propre.
Elle ressortit donc de sa cachette, un peu moins honteuse.
Après quelques pas elle se laissa tomber sur le lit, regardant quelques instants le plafond.
La pyromane n'était là que depuis peu et pourtant elle s'y sentait bien à Montréal.

Long soupir, Margot s'installa correctement sur son lit, allongée sur le côté de façon à regarder Niall, une main le long du corps, l'autre soutenant sa tête.
Puis, tout naturellement proposa.


- Vous pouvez vous allonger aussi. Réalisant que sa phrase portait à confusion elle se reprit toute suite.

- Ohhh juste pour vous reposer ! Ne croyez pas que je dis cela en ayant des idées derrières la tête !

Plus sincère que jamais, cette proposition était complètement innocente et sans aucun sous entendu … Elle espérait bien que le brun n'en douterait pas …

- J'ai emmené des livres sinon … Dites-moi si vous en voulez.

Elle espérait bien une réponse positive à l'une de ses propositions … Se faire observer par le Vicomte pendant qu'elle dormait … Pour sûr que ça la gênerait !


*Alice aux pays des Merveilles
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Niall
Mon Dieu, mon Dieu ! Tout est si bizarre aujourd'hui ! Alors qu'hier tout s'est déroulé comme d'habitude. Je me demande si j'ai été transformé pendant la nuit. Réfléchissons : étais-je bien le même quand je me suis lévé ce matin ? Il me semble en effet me rappeler que je me sentais un peu différent. Mais si je ne suis plus le même, une question s'impose : Qui puis-je bien être ? Ah, voilà la grande énigme ! *

Tout installé qu'il était dans le fauteuil qui traînait Niall avait observé le manège. Il n'avait rien dit, rien fait. Peut être aurait il du l'aider mais il était à moitié perdu dans ses pensées et cela ne lui avait malheureusement pas effleuré l'esprit.
Il faut dire qu'il avait pris la fâcheuse habitude que les larbins fassent le ménage pour lui aussi. Il n'était donc plus habitué à ce genre de tâches depuis bien longtemps.

D'ailleurs tout affairée qu'elle était, Margot ne disais rien non plus. Il était sur qu'elle réfléchissait, peut être trop, et que bientôt elle lui dirait de s'en aller et de la laisser tranquille. Peut être pour toujours....

Pourtant ce ne furent pas ces mots là qu'elle prononça en premier. Une contrainte. Niall allait y répondre de suite.


Vous n'êtes assur....

Les mots se perdirent dans les limbes alors qu'une exclamation de surprise passa les lèvres de la brune.
A ce que Niall pouvait en juger c'était à cause de la mise de sa robe. Tachée de sang.
Il n'avait pu terminer sa phrase qu'elle était déjà partie en chercher une autre et se planquer derrière un paravent qui cachait bien évidemment tout.

C'était pour le mieux en fait. Les convenances.

Il reparti donc dans ses sombres pensées le temps qu'elle se change, toujours installé dans le fauteuil il n'avait pas bougé le petit doigt.
A peine le temps d'un souffle lui semblait il que la voilà ressortie du paravent avec une nouvelle robe. Nouvelle couleur.

Puis elle s'installa sur le lit. Il était donc prêt a veiller sur elle pendant qu'elle dormirait. Sans doute s'endormirait il aussi un peu. Il se sentait soudainement fatigué , les émotions sans doute.
Puis Margot repris la parole. Elle lui proposait de s'allonger dans le lit avec elle. A peine le temps pour lui d'esquisser un O parfait avec sa bouche qu'elle se reprit.
Il referma aussitôt le O de sa bouche et là voilà qui lui proposait des livres.


Soyez sure de ne pas être une contrainte pour moi Margot.
En ce qui concerne votre invitation à m'allonger je pense plutôt que les convenances me dictent de rester sagement dans ce fauteuil.

Des livres dites vous? Quels livres avaient vous donc ramenés? Faites moi donc voir ça.


S'allonger avec elle serait une grave erreur, c'était sur et certain, même si c'était en tout bien tout honneur.
Par contre les livres ça il pouvait faire et il était évident que lui comme elle avaient besoin de s'aérer un peu l'esprit. Les livres seraient un moyen comme un autre d'y arriver.
Ils pourraient alors repenser à tout ce qui venait de se passer avec un peu de recul. Et voir les conséquences.


* Adapté d'Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll
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Miss.
« Mieux vaut être que paraître. »


Un froncement de nez en guise de réponse, la brune fut quelque peu déçu de la réponse du Vicomte.

Convenances à la noix. Pensa-t-elle. Comme si elle était incapable de se tenir. Décidément, les bonnes manières commençaient à lui pompait l'air.
Mis à part son air déçu elle ne cessa cependant rien paraître pour ne pas mettre le Vicomte mal à l'aise. L'idée qu'il n'en avait peut-être tout simplement pas envie lui traversa l'esprit, son air déçu laissa donc place quelques instants à un air complètement décomposé … Avant de tenter de se reprendre.


- Hum ...Oui … Des livres ! J'aime bien me plonger dedans quand j'en ai le temps … Ce qui fût rare ces derniers temps, je dois bien l'admettre.

De sa position sur le côté elle passa sur le ventre, se pencha et tira ses malles de sous le lit pour les ouvrir et commença à sortir le reste de ses trésors.
Les quelques livres furent posés sur le lit et Margot se redressa pour les lui montrer.


- Il y en a pas mal qui me servent à étudier … Sur la navigation notamment …

Margot était très intéressée par cette dernière matière. Elle adorait voyager et prendre le large était un véritable loisir. Des livres, sur toutes les sortes de bateaux existantes et sur leur manière de les diriger, étaient tendus au brun.

- Hum … Des livres de cuisine aussi.

Regardant un instant le Vicomte en grimaçant.

- Je doute que cela vous intéresse ! Vous avez du monde pour ça …

Elle le posa de côté pour prendre le suivant.

- Des contes pour enfant … Je n'ai jamais pu me résigner à les jeter.

L'épaule se haussa, le visage fermé. Elle le mit de côté aussi. Réalisant alors qu'elle en aurait finalement de nouveau besoin de ce livre, si le Très Haut décidait que le bébé tiendrait le coup jusqu'à la naissance et qu'elle survivrait à l'accouchement.

- J'ai de la poésie aussi. Et d'autres histoires. D'amour, de guerre … d'aventure.

Miss étala les derniers devant elle, les regardant un peu tous un par un. Elle tenait beaucoup à ses ouvrages, la plupart lui ayant coûté bonbon … C'était comme pour les vêtements, si elle avait un coup de coeur, impossible de résister.

- Je vous laisse prendre ce qui vous intéresse … Enfin, s'il y en a, bien sûr.

En disant cela elle s'allongea de nouveau sur le lit. Sur le dos cette fois, croisant ses jambes l'une sur l'autre et glissant ses mains sur son ventre, le regarde fixant de nouveau le plafond.
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Niall
Soient les serrures étaient trop grandes, soit la clé trop petite.*

Niall n'avait pas noté le changement. Ni la vexation d'ailleurs. Il était évident qu'il pensait bien faire.
Puis il écouta consciencieusement Margot pendant qu'elle lui faisait part de sa passion pour les livres et certains thèmes dont il traitait
Il restait silencieux à la regarder pendant qu'elle énumérait le contenu de ses malles livresques.

Une fois qu'elle eut finie elle s'allongeait plus confortablement et Niall eut tout le loisir de regarder chacun des livres et d'y aller de son petit commentaire. En profitant parfois pour poser une ou deux questions à Margot.


La navigation? Vous comptez prendre les commandes d'un bateau bientôt? A moins que vous n'aimiez voyager ou la mer?
Je comptait traverser un mer bientôt moi aussi. Afin de me rendre sur la terre d'une partie de mes aïeux


Il passait alors sur les livres traitant de cuisine.

Vous savez ce n'est pas parce que je ne cuisine plus moi même que je ne sais pas apprécier la bonne cuisine et les recettes. Peut être pourrais je proposer l'une ou l'autre des recettes que vous aimez dans ce livre à mon cuisinier pour qu'il l'a prépare.

Il passa rapidement sur les livres de poésie et les contes pour enfants. Il estimait qu'il n'était pas assez lyrique pour les uns et trop âgé pour les autres.
Puis il regarda minutieusement ceux qui parlaient de guerres et d'aventures . Aussi vrai qu'il n'était pas un fin poète il savait apprécier les récits d'aventure guerrière.


J'avoue que ceux là sont ceux qui me parlent et m'intéressent le plus. Vous me conseillez lequel? Peut être pourrions nous en lire des passages ensemble qu'en pensez vous?

Inconsciemment alors qu'il disait ces derniers mots il était passé du fauteuil près du lit au lit lui même. Il s'était alors assis dessus s'approchant près de Margot afin de lui montrer les livres un peu, mais surtout parce qu'il lui semblait qu'il aimait cette proximité entre eux. Même si cette proximité n'était pas convenable.
Il la regarda alors de nouveau sans rien dire attendant qu'elle lui réponde.


* Alice aux pays des merveilles - Lewis Carroll
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Miss.
On pourra toujours pencher la tête vers moi et dire : « Remonte, ma chérie ! » Je me contenterai de lever les yeux et de répondre : « Alors, qui suis-je ? Dites-le-moi d’abord, et, ensuite, s’il me plaît d’être la personne que vous aurez dite, je remonterai : sinon, je resterai ici jusqu’à ce que je sois quelqu’un d’autre… » *




Le silence et la gêne commençaient à disparaître quand les jeunes gens trouvèrent de quoi parler. Laissant alors place à une ambiance plutôt détendue, sans faux semblant, les évènements passés avaient cassé une vitre invisible entre les deux laissant place une grande complicité dont ils n'avaient pas encore conscience à cet instant.

A la question du Vicomte elle tourna la tête vers lui pour lui répondre, pas peu fière.


- J'ai déjà dirigé un bateau. Un mauvais marcheur ! Pas encore sur la mer … Juste sur la Loire. C'était une très bonne expérience !
Je devais aussi me rendre en Angleterre, mais les évènements ont fait que ça ne s'est pas fait. Ce n'est pas plus mal, je n'aurais pas été en bonne compagnie.


Elle n'en rajouta pas plus, souhaitant éviter le sujet. Regarda le brun passer aux livres de cuisine.

- Bien, pourquoi pas ! Mais soyez sûr que je traînerais dans la cuisine à ce moment-là … J'adore cuisiner ! Quand j'étais jeune j'étais cuisinière chez des nobles. Almaric de Margny, je crois.

Sur le point de rire elle raconta son anecdote.

- Je n'y suis pas restée bien longtemps, la maitresse de maison me faisait sans cesse des réflexions … Donc un jour je lui ai renversé la marmite de soupe sur la tête et me suis enfuit !

Un petit rire s'échappa alors, repensant alors à cette scène qui n'avait fait rire qu'elle sur le coup. Elle avait grandi, mais son caractère bien trempé lui n'avait pas changé ! Toujours aussi têtue et n'aimant pas se laisser faire, encore moins humilier.

Margot n'avait pas fait attention que le brun s'était rapproché du lit. Plongée dans ses récits sur son passé. Elle s'était redressée pour regarder les derniers sur lesquels il hésitait, assise les jambes sur le côté adossée au mur.

- Hum … Voyons … Concentrée elle les regarda un par un. S'arrêtant finalement sur deux livres « Le Roman d'Alexandre » et « Le Chevalier aux deux épées ».

- J'aime beaucoup ces deux-là …. Je vous laisse choisir !

La brune glissa ses deux ouvrages dans les mains du Montréalais et s'installa prête à l'écouter lire, posant tout naturellement sa tête sur son épaule.
C'est alors seulement à ce moment qu'elle réalisa qu'il était sur le lit. Surprise, elle le regarda un instant, avant de sourire et de replacer sa tête.


* Alice aux pays des Merveilles
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Niall
"Je sais à quoi tu es en train de penser, mais ce n'est pas vrai, en aucune façon.
- Tout au contraire, si c'était vrai, cela ne pourrait pas être faux ; et en admettant que ce fût vrai, cela ne serait pas faux ; mais comme ce n'est pas vrai, c'est faux. Voilà de la bonne logique." *


Plus de gênes ni rien, ils étaient installés l'un à côté de l'autre et c'était comme si ça avait toujours été comme ça.
Bien qu'il savait que ce moment qu'il passait avec elle, et de la façon qu'il avait de le passer aurait pu être reprouvé par la morale il ne regrettait pas le moins du monde.
Et puis au final si ça s'était passé comme ça c'est que quelque part ça devait se passer comme ça.
Les convenances ... Qu'est ce qu'étaient les convenances en définitive? Un mode de pensée plus ou moins imposé par une grande majorité de moutons, et en ce moment il se disait que les convenances allaient passer aux latrines pour une fois.


Il se rapprocha un peu plus de Margot pendant qu'elle lui racontait ses histoires de navigation sur la Loire.
Puis elle passa à la cuisine et même si il n'était pas très à l'aise avec le fait qu'elle puisse aller en cuisine il se dit qu'il pourrait bien la laisser faire tout ce qu'elle voulait. Même cuisiner à Montréal.
A son anecdote concernant son service dans les cuisines d'un noble, il esquissa également un sourire comme un point d'orgue à son rire à elle.

Il ne pouvait s'empêcher de la regarder tout le long qu'elle prit la parole. Et c'est presque à regret qu'il dut regarder les deux livres qu'elle lui présenter. Regret de devoir briser le contact visuel qu'il avait essayé de garder tout du long.
Il prit le temps de bien regarder les deux livres que lui présentait la brune mais ne savait trop quel choix faire.
Par défaut il choisi donc "Le Chevalier aux deux épées", parce que le titre sonnait bien et que ça parlerais bien certainement d'aventure et de guerre, enfin il pensait.En même temps épées et chevalier ça ne pouvait qu'être ça. Il espérait bien que Margot apprécierait son choix.
Durant ce laps de temps elle avait posé sa tête sur son épaule, bien que surpris il ne fit paraître aucune réaction de prime abord. Mais quand elle se redressa , surement surprise elle même de ce qu'elle avait fait et qu'elle le regarda il plongea également son regard dans le sien et c'est alors qu'elle reposa sa tête.

Le Vicomte sourit donc et lui montra le livre.


Je pense que c'est celui là qui m'inspire le plus. J'espère qu'il vous plaira également.
Vous voulez que je fasse la lecture?


Attendant la réponse de Margot, il ouvrit tout de même le livre sur la première page afin d'être prêt à commencer.
Il se sentait de mieux en mieux et ce n'était certainement pas le fait de réfléchir ou de rester sur les convenances qui l'y avait aidé. Il s'agissait bien parce qu'elle était avec lui. Il commençait à peine à s'en rendre compte.


*Lewis Carroll - Alice au pays des merveilles
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Miss.
« _Si tu connaissais le Temps aussi bien que moi [...], tu ne parlerais pas de la perdre. Le Temps est un être vivant. »




Margot était confortablement installée. Avachit sur le lit, tête contre le Vicomte avec un livre sous le nez, elle n'en attendait pas autant. Elle poussa même le bouchon en prenant la couverture posée sur le lit pour l'étaler sur eux. Pour sûr qu'elle n'allait pas faire long feu, la brune. Ses paupières étaient déjà lourdes.
Toutes les émotions traversées en si peu de temps l'ont bien plus fatiguée qu'une nuit sur les remparts auxquelles elle avait prit l'habitude ces derniers temps.
Le récit aurait beau être des plus intéressants qu'elle n'arriverait quand même pas à repousser l'appel de Morphée.
Qu'elle était bien, là. La présence du Vicomte avait le don de l'apaiser... Elle lui répondit doucement.


- Oui j'aime beaucoup celui-ci, je pense qu'il vous plaira aussi. Vous pouvez faire la lecture, je vais essayer d'être attentive mais je doute que Morphée me laisse beaucoup de temps... Il est du genre possessif quand il s'y met.

Un petit bâillement non retenu confirma l'état de fatigue de Margot.
Machinalement une de ses mains se posa sur son petit ventre et elle attendit que Niall commence le récit. Elle ferma ses yeux pour laisser champ libre à son imagination aux mots prononcés, puis pour les reposer, aussi.

Si cette situation lui paraissait des plus improbables, elle était loin d'imaginer que ce sont ces instants qui ouvriront les yeux du jeune couple. Confirmant leur attirance mutuelle et leur complicité découverte quelques temps plus tôt.
Miss aurait tant voulu passer au-dessus de tout ça pour éviter diverses souffrances à son entourage, mais elle en fut incapable. Incapable d'ignorer les signaux que lui envoyait son coeur … Elle aurait voulu résister au brun et se battre pour son couple. Elle aurait aimé le repousser pour prouver son respect à Maud.... Mais tout cela elle en fut incapable.
A quel prix ?
Surement celui de perdre beaucoup de monde autour d'elle. D'avoir une mauvaise réputation et bien d'autres choses. Une bonne expérience pour connaître les personnes qui tenaient vraiment à elle et tiendraient compte de son bien-être avant tout le reste. Pour sûr qu'il n'en resterait pas beaucoup.

Ce fut entre toutes ses pensées que Margot tomba de sommeil. Faisant uniquement confiance à Niall et à l'instant présent. Se foutant du reste et de tout ce que cela allait impliquer dans le futur. Etre avec lui, c'était la seule chose qui lui importait vraiment.

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Niall
Par mes oreilles et mes moustaches, comme il se fait tard ! *

Laissant Margot s'installer confortablement Niall pris donc le livre dans les mains de manière convenable pour pouvoir lire et la laisser s'installer comme elle voulait.

Il n'avait pas encore commencé la lecture qu'elle avait déjà fermé les yeux. Pour autant il ne lui semblait pas qu'elle dormait, bien qu'il était évident qu'elle en avait besoin. Il se racla donc doucement la gorge afin de s'éclaircir la voix et prit une profonde inspiration.

Et voilà donc Niall qui commença la lecture de ce livre. Même si il lisait plus machinalement qu'autre chose d'ailleurs. Il était bien plus captivé par Margot que par l'histoire et le livre.
Au fur et a mesure que les quelques premiers mots s’égrainaient la respiration de la brune confirma au Vicomte qu'elle s'était endormi. Il s'arrêta donc de lire ne voulant pas la réveiller.
De même qu'il essaya de ne pas bouger un muscle pour la même raison.

Durant tout ce temps il lui eu à loisir de penser à tout ce qui se passait allait avoir comme implication et conséquences. Bien sur il ne savait pas encore le dénouement qui allait se faire au cours des jours prochains, mais il décida donc pour le moment d'arrêter d'y penser et de faire comme si rien d'autre n'existait autour d'eux.
Il serait grand temps de s'en occuper plus tard.

C'est donc au final parce que l'inaction était là et qu'il se sentait bien que Niall s'endormit également, la brune contre lui. Après tout Dijon pouvait bien attendre un petit peu.


* Lewis Carroll - Alice au pays des merveilles
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Maud
Mars. Le Printemps. Les abeilles, les petits zozios , et y a pas que la Nature qui explose.

C'était le jour.

A Dijon dans un hôtel miteux depuis deux mois, Maud avait appris par des connaissances que Miss logeait à Montreal .Et depuis le siège de Dijon.

A savoir comment son époux et l'épouse enceinte d'Arthur avaient pu infiltrer les lignes ennemies était un mystère pour Maud. Il fallait bien qu'il y ait autre chose que cette soi disant excuse.

Sans compter qu'elle se demandait comment Miss ne partageait pas de maison ou de logement avec Arthur.

Une gifle en taverne devant la régente Aryanha et Antonio avaient rendu son mari fou de colère et ses mensonges ne cessèrent de voler. Soi disant Miss se remettait de l'absence de son mari Arthur Pendragon depuis une semaine ou deux à peine..

Maud avait accouché et blessée gravement s'était remise lentement. Sans aucune volonté de son cher époux de la ramener à Montreal pour qu'elle s'y sente mieux. Ni même chercher à savoir si elle ou son héritier allaient bien. Et Maud défendait Dijon jour après jour. Pas le temps d'aller en dehors de la capitale comme plein d'autres défenseurs.

Ah non, Maud ne souffrait pas de ce languissement ovarien qui semblait frapper celle qui avait été bailli sous son mandat et encore pendant la Régence.

Une indifférence parfaite . A part les délires d'enlèvement de son fils qu'il avait à peine regardé 10 secondes pour le reposer comme un sac à patates devant les yeux même de Nemours lors de cette fameuse rencontre dans l'Auberge de la Duchesse Angélyque dont elle espérait tant et qui s'était juste terminée par des braillements de Niall, rien ou de vagues rencontres en taverne

Au fils des jours, et sous son nez , les amants affichaient leur relation en taverne comme de vulgaires manants. A même oublier qu'il y avait des témoins quand ils parlaient de ravitaillement pour Montreal ou s'embrassaient à qui mieux mieux. Quitte à embuer les fenêtres des tavernes où ils finissaient leurs nuits. Et à titiller chez bon nombre de non bourguignons cette fibre tant connue du.. " Et vous savez quoi Maud?..." Sans même qu'elle veuille savoir.

Maud avait décidé dans un premier temps de ne pas rentrer à Montreal tant que le danger ne serait pas écarté de Dijon. Un bref aller retour à Chalon et le temps était venu.

Oh ce n'est pas vraiment qu'elle ait envie de se rendre là bas non.. La forteresse était sinistre.. Niall régentait tout..Avait même interdit l'accès à ses gens de Beaumont et avait refusé de loger au même étage que le leur sa pupille adorée. Et l"éplucheuse de légumes "comme l'avait surnommé le Dauphin y logeait.

Sauf que Montreal était la demeure conjugale, et Maud en était la suzeraine également.
Et sa dernière visite au Manoir de Margny du Prince Uruk lui commandait de retrouver un confort qui lui manquait tant. Et lui avait donné des idées. Rendre Montreal plus chaleureux, plus cossu, plus confortable.

Aah! ses canapés moelleux, ses tapis au sol, ces meubles simples mais stylés et ces fenêtres bien calfeutrées. Elle en rêvait.

Donall grandissait et grossissait et il était assez en bonne santé que pour faire le trajet. Elle avait hésité.. mais hésité un nombre incalculable d'heures avant de le prendre avec elle. Sa peur que Niall lui arrache des bras et encore plus dans ce château était vivace au fond de son ventre. Et ses paroles devant Nemours ne la rassuraient pas plus que ça.

Pliant le peu des vêtements dans un coffre, elle loua cheval et carriole. La nounou indispensable à Donall et son loyal Alphonse l'accompagnaient.

Le soleil de Printemps mettait juste un peu de gaieté aux premiers murs sombres.. Deux enceintes à franchir avant d'entrer dans le Château.

Maîtresse! Que c'est bon de vous revoir!
Et de paysans en gardes tous avec le sourire de la revoir et lui fêtant comme la bienvenue, elle mit pied à terre devant les portes du château.

Qu'on prenne mes affaires pour les monter dans la chambre et qu'on prépare celle à côté pour la nounou et Donall.
A vos ordres, Vicomtesse.

Avisant le garde à l'entrée et prenant Donall des bras de la nounou et de lui effleurer la joue doucement:
Allons Donall, ce n'est qu'une courte visite, je vous le promets. Votre père ne vous prendra plus dans les bras sans un mot ni comme un chien, c'est promis , vous restez dans les miens.

Avisant le garde à l'entrée avant de s'engouffrer dans les couloirs.
Bien le bonjour, prévenez mon époux que je l'attendrai dans la grande salle. Et apportez vin et charcutaille. J'ai faim!
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