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[RP ouvert] La mort est tętue.

Marineblanche
La rouquine s'avançait avec ses béquilles de bois, regardant la lune en haut du ciel. Tout le monde disait que la lune, ce n'était pas bien car c'était le coin du Très-Haut et que lorsque quelqu'un est méchant, il va sur la lune. Pourtant Marine trouvait la lune belle. Pas aussi belle que la lune car ce n'était vraiment pas pareil ! La lune était entourée d'étoiles et Marine pensait que c'était des anges de la nuit qui veillaient sur eux. 'fin, ça la gênait un peu qu'ils veillent sur eux car si elle faisait une bêtise, ils pouvaient la voir.

Ce soir, Marine voulait être loin et pourtant, elle en avait pas envie, parce que malgré tout, elle aimait les siens. Parfois, elle était en colère. Parfois, elle les aimait. Elle était une chieuse en puissance et son caractère lui avait valu bien des déboires.

Epinal était le commencement d'une nouvelle vie avec les siens, certes mais aussi avec des filles de son âge et des nouvelles personnes. Pourtant ce soir, la rouquine unijambiste allait mourir. Elle s'avançait seule dans les ruelles d'Epinal, les yeux avaient quittés le ciel pour regarder le sol. Elle s'en voulait. Ce soir, elle s'était disputée encore. Les siens l'aimaient et pourtant, elle était triste. Triste parce qu'elle avait perdu sa jambe. Triste parce qu'elle pensait que tout ce qui arrivait était de sa faute même si ses parents essayaient de la rassurer sur ce point-là. Triste parce qu'elle était triste tout simplement.

Le souvenir des caresses sur la joue, des jeux avec son petit frère et sa petite sœur, des moments de complicité et des câlins lui arrachèrent un léger sourire à mesure qu'elle s'avançait. Elle ne regardait pas vraiment où elle allait et pourtant, elle aurait dû.


Hé ! Attention, petite !

Juste le temps de relever la tête pour voir le cheval fou se relever sur ses deux pattes et la rouquine effrayée tomba lourdement le sol, essayant de se protéger le visage.

Aaaaaaaah !

Un hurlement sortit des lèvres de Marine avant qu'elle s'écroule lourdement sur le sol alors que les sabots du sabot viennent s'abattre sur le corps de la rouquine.

Elle hoqueta, crachant du sang et son petit corps se mit à trembler. Le voile s'approcha de ses yeux...Les larmes coulèrent le long de ses joues et une quinte de toux douloureuse la prit.

_________________
Le_g.


Alors qu'il sortait de la taverne après avoir refait le plein de denrées, le Gaucher entend un cri. Sans attendre, il se met à courir dans la direction d'où provient ce hurlement et découvre Marine...

NOOOOOOOOOoooooooooooonnnnnnnn !

Arrivant sur les lieux, furieux, il attrape le filet du canasson, le fait aller plus loin, et revient vers la petite forme allongée, s'agenouillant près d'elle, et lui caressant le visage.

Marine ?... Marine... tu m'entends....


Il voudrait la prendre dans ses bras, fou de douleur. Sa nièce par alliance, comme si elle avait pas déjà assez souffert. Dans son regard embué, il jette un coup d'oeil vers le cavalier, se relevant, n'étant pas médicastre, même s'il a quelques connaissances, il se dirige vers le cavalier et attrape de nouveau le filet du canasson, lui tapotant l'encolure. Le cheval n'est pour rien dans l'accident qu'il vient de voir se dérouler sous ses yeux, seule la maladresse du cavalier est prise en compte par le ténébreux.

Vous ! Quand on maîtrise pas son cheval, on va à pied ! Votre Nom ! Tout de suite ! Je suis Louis Track de Lioncourt, Capitaine de l'Escorte Impériale.

Serrant les dents, il n'oubliera pas le visage, et si l'homme ne met pas pied à terre, et vite, l'empire ne sera pas assez grand pour le cacher.

Il hèle un passant.


Allez au dispensaire chercher de l'aide, et faites prévenir le campement des Ecorcheurs. Dites-leur ceci : Marine a eu un accident. Dépêchez-vous.

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Suzanne


M'dame Suzanne ?

Les flammes jaillissaient timidement dans l'âtre de la taverne des Ecorcheurs, reflétant l'ombre famélique de Suzanne sur les murs. Elle écrivait, comme souvent, comme toujours. Elle n'écrivait à personne, se contentant de tracer des lignes qui couvraient les parchemins.

M'dame Suzanne ?!
Mmh ?

Elle releva la tête sur le jeune Jules rouge et essoufflé d'avoir semble t-il couru. Elle n'était pas loquace, et ce soir, elle l'était encore moins... dépourvu même de sa patience si renommée.

M'dame... c'est....


Silence de l'homme, soupir de la brune un chouïa énervée.

Parlez donc !
Vot'fille m'dame...

Et le temps s'arrêta.

Et bien ? s'est-elle révoltée ? balancé des œufs sur la mairie ? insulté le maire ? dessiné sur des murs ?

Malgré la colère ressenti contre sa fille en cette soirée suite à son comportement, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter chaque fois que son prénom jaillissait dans une conversation. Elle prit appui sur la table pour se redresser et poussa la chaise avec le creux de ses genoux tout en se levant.

Allons, Je vous écoute

M'dame... elle n'a pas fait attention... elle marchait sur la rue sans regarder...le cheval, elle n'a pas vu... les sabots...

Elle s'était dirigée vers la tenture qui cachait l'espace des enfants, son fils dormait paisiblement, et aux mots de Jules, la main se crispa sur la tenture qu'elle referma dans un souffle... puis se tourna lentement vers lui.

Quel cheval ? Où est-elle ? Elle a volé un cheval ?!

Une brume d'incompréhension s'insinuait dans son esprit, inconsciemment elle ne voulait pas sûrement pas comprendre les mots lancés par Jules.
Voyant qu'il n'arriverait sûrement à lui faire entendre raison, Le jeune homme avança vers elle et l'attrapa par le bras pour la tirer dehors.

Heyyy !
Elle a eu un accident !
Elle est tombé de cheval ?

Elle fut contrainte de suivre un jules nerveux et rendu muet par la sottise de la mère qui ne voulait pas comprendre.
Un attroupement de quelques badauds, des cris horrifiés et des têtes blêmes se retournant vers elle quand Jules lui fit fendre le petit groupe.

Les cris devinrent murmures, tous s'écartèrent d'un pas alors que Suzanne baissait les yeux vers le corps gisant de sa fille... sa fille... sa fille... sa fille...

Dis, tu voudrais devenir ma maman ? C'était un jour en taverne vendômoise...

Elle s'agenouilla près d'elle, une poigne lui étreignant gorge et estomac au bord de la nausée. Elle était en colère, il y a quelques heures, il y a quelques minutes... Le petit corps déjà mutilé convulsait, le sang bordait ses lèvres dans un filet carmin qui se mêlaient aux perles de sel inondant les grands yeux qui avaient perdu leur pétillant...

Marine.. c'est maman...

La voix était rauque, un peine un murmure, son esprit semblait s'être évaporé, plus aucune pensée ne s'imbriquait les unes dans les autres... rien. Elle regarda Louis.
Louis... à l'aide..

Ce n'était qu'un souffle avec l'impression que son cœur avait cessé de battre, la vidant de toute chaleur, de toute sensation. Les doigts maternels vinrent saisir les doigts blancs, inertes.

_________________
Le_g.


Terrassé devant la détresse de Suzanne.

Voilà dans quel état il était. Pourtant son sang parle, boue et c'est d'un geste sans préméditation qu'il chope le col eu cavalier, le fait tomber au sol, sa force décuplée par la rage, et l'attache solidement en se servant de son bandeau. Les points liés, il assène un grand coup sur le visage du Bonhomme, qui finira inconscient au sol, près de sa victime. Soulagé par ce geste qui pourtant ne sera sans doute pas sans conséquence, il vient se placer près de Suzanne, et lui pose une main forte qui se veut rassurante sur l'épaule.

Suzanne... Je suis là. Les autres ne vont plus tarder.

Puis il la prend par les épaules, la regardant droit dans les yeux.


Suzanne, tu sais ce qu'il faut faire... On doit la transporter au dispensaire, non ? C'est toi le médecin... Dis-moi et je la porterai.

Il la secoue doucement, mais énergiquement tout de même. Marine, c'est leur petite mascotte, même si elle les fait caguer régulièrement, malgré ses gros mots et même si parfois, il lui foutrait bien des claques pour son comportement égocentrique... C'est tout de même leur petite Marine à tous. Il plonge son regard fauve dans celui de la brune Suzanne, mais ne sait pas quoi dire de plus, avant de regarder de nouveau le corps disloqué de Marine.

Tout s'est passé si vite... Il n'a pas eu le temps de réagir et s'en veut.


Je suis... désolé... j'ai entendu ce cavalier, mais j'ai pas réalisé que Marine était devant.... Et soudain, c'est de nouveau l'explosion de rage. Chiabrenna ! si elle meurt, je jure qu'il mourra aussi !

Devant la mort d'une enfant qui est là sous leurs yeux, devant ce petit corps si frêle qui convulse... il est démuni, il ne peut rien faire... à part prendre Suzanne dans ses bras et la serrer contre lui, lui faire comprendre qu'ils seront là, lui, et les Ecorcheurs, pour elle, pour Tibère... et prêts à tout ce qu'il est humainement possible de faire pour tenter de sauver la vie de Marine.

Dis-moi... ce que je peux faire... Je ne suis pas médecin, Suzanne.


_________________
Lglvh
Trop c’était trop..Je l’avais planté là, la gamine..

Tonton faut qu’on parle…

Non je n’avais pas envie de parler, non..Parce que pour la centième fois, je l’avais entendue déverser un flot de paroles grossières et injustes à l’encontre de sa mère..que pour la centième fois, elle était à nouveau en crise et que pour la centième fois j’entends la fameuse phrase : bon ben on va y aller nous hein, on vous laisse gérer ca en famille..
Je ne savais pas m’y faire avec les gosses, ça c’était un fait. Pourtant, ma nièce me rendait complètement gâteux. Rousse comme moi en plus, vous n’imaginez pas ma fierté, la langue bien pendue, chiante à souhait, mais c’était ma nièce. Une bouille d’ange, un cœur gros comme ça, c’était bien un amour de petite pisseuse.

On avait passé la soirée à s’amuser avec elle, Louis et moi, on l’avait taquinée, comme toujours, elle était au centre de notre attention, on la choyait, on avait d’yeux que pour elle. Et ça avait basculé, elle entrait en crise, tout s’écroulait. A ces instants là, elle en devenait autant détestable qu’elle était adorablement à croquer…Marine était orpheline, une armée lui avait pris sa jambe, c’était injuste, horrible.et encore, aucun mot n’est assez fort pour décrire la situation. Mais au-delà de ses malheurs, elle avait trouvé des parents adoptifs, une famille des amis qui donnaient tout pour elle qui l’aimaient plus que tout…Cela avait fait d’elle une enfant capricieuse et égoïste ? Peut être bien oui…Se rendait-elle seulement compte de combien elle était entourée ? Que tout tournait autour d’elle ?
Cette fin de soirée-là, elle m’avait à nouveau poussé à bout.

J’étais parti car je connaissais mes limites et je n’avais aucunement envie de recommencer a lui administrer une paire de claques, même si, comme disait le père de la mioche, quand il faut, il faut..ca remet les idées en place. Je la laissais dans la taverne familiale, m’isolant du groupe pour me calmer

Et Marine de me suivre..Et de continuer…malgré que je lui demande d’arrêter, elle est tenace, donc je me relève et à nouveau, je la plante là. J’ai besoin d’air.
Un pincement au cœur, avais-je le droit de la laisser ? Après tout elle n’a que 11 ans.oui comme la princesse Luisa.Et si quelqu’un lui faisait du mal ?
Je retournais en ville, un attroupement anormalement placé me fit froncer les sourcils…Que se passait-il donc. Un homme étalé a terre..Peut être un ivrogne..
Deux silhouettes familières, je reconnus Suzanne et Louis. Je m’approchais d’eux.Ils avaient le visage figé dans un masque de douleur, le choc. Et là..horreur…le petit corps gisait au sol, telle une poupée de chiffon..


Qui a fait ça qui ???

Je me mis à hurler tombant à genoux à ses côtés, la secouant…

Ouvres les yeux Marine, réveilles toi !!!

Je tapote ses joues

Allez, réveilles toi..J’suis désolé la p’tite j’aurais pas du t’laisser.

Je regarde Suzanne, Louis les autres, sans vraiment les voir, tout semble suspendu, le temps s'est arreté…

La rage qui gronde…mon poing qui s’abat au sol
_________________
Marineblanche
Elle avait mal. Le petit corps tremblait, était pris de spasme. Elle avait du mal à respirer et tout ce qui se passait autour lui semblait lointain car elle luttait pour respirer. Contre ce sang qui commençait à affluer dans ses poumons. Elle pensa à la lettre de Marc et à lui. Elle allait mourir, c'est ça...?

Louis était là. Elle l'entendait et elle voulait lui répondre mais elle avait trop de mal à respirer. Elle s'étouffait. Pourtant, elle aurait voulu lui dire tout un tas de choses. Elle le regardait même si ses yeux ne pétillaient plus, même si les larmes coulaient encore. J'vais mourir, dis ? T'crois que j'vais rejoindre le Très-Haut pour toujours ? Tonton, j'ai peur... T'crois qu'il y'a tout pleins de choses trop chouettes là-haut ? T'crois qu'il y'aura des champignons où on peut sauter dessus ? Et tous pleins de gâteaux ? J'ai peur, tonton... J'veux rester 'vec vous... Les spasmes la secouèrent fortement et son cœur continua à s'emballer. Elle continua à regarder Louis qui se releva pour s'approcher du cheval et du cavalier. La bouche s'ouvre mais aucun son ne sortit de sa bouche, juste sa respiration difficile par la douleur et par le sang qui affluait. De l'aide allait venir.

Une voix, la voix de sa mère mais déjà la mort commençait à tendre les bras vers le petit corps de la rouquine pour la ramener à elle. Maman, t'sais... J'suis trop désolée d'avoir été méchante 'vec toi mais t'es ma maman que j'aime pour toute la vie et même quand j'serais 'vec le Très-Haut, je t'aimerais quand même... Pis, t'dis à Andrei et Gabrielle que je les z'aime, hein ? Pis à papa aussi ? Parce que bé papa, même que c'est le plus beau et l'plus fort. Les yeux regardèrent le vide alors que les spasmes continuaient à affluer sur le corps. Une sensation. Les doigts maternels viennent saisir les doigts de Marine. Se concentrer. Lutter encore un peu. Faire un dernier effort.

Sans succès. Une nouvelle quinte de toux avant que le corps se détende. La mort enveloppait le corps de l'enfant pour l'accueillir en son sein quand elle entendit hurler et qu'on la secouait. Elle était si faible. Elle n'arrivait plus à lutter. Les spasmes n'étaient plus là. Elle n'arrivait plus. Son tonton gâteau était là. Ils l'aimaient. Ils étaient tristes. Elle le sentait. Tonton gâteau, j'suis désolée car t'sais, t'es roux comme moi et pis, t'sais, les roux c'est les meilleurs et tous ceux qui y disent qu'il faut les cramer, c'est des bêtes...

Comme si le Très-Haut lui insufflait une nouvelle force, elle toussa violemment, crachant du sang. La bouche s'ouvrit, haletante.


Je... Une toux ensanglantée vous z'aime...tou..

Elle aurait voulu dire tant d'autres choses. La bouche trembla et un bruit de respiration bloqué se fit entendre. Les yeux regardèrent le vide. Les yeux bien qu'ouverts deviennent vide de toute expression. La bouche resta ouverte où le souffle chaud de la vie disparut.

Il ne restait plus que le corps inerte.
Le cœur ne battait plus.
La mort est têtue et capricieuse.

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--Ange_de_la_mort


Sur le sol un ange, dépourvu d’ailes et de sentiments.
Un papillon noir, sur son épaule se posa lentement,
Et les yeux du petit être allongé
En s’entrouvrant laissèrent apparaître un reflet violet.
Des milliers de papillons vinrent alors se joindre à l’image,
Et remirent sur pieds la petite fille sage.
Ses cheveux roux traînant au ras du sol
Mettaient en valeur sa belle auréole.
Elle était vêtue d’une robe de soie blanche
Qui couvrait délicatement le contour de ses hanches.
Elle fut pour ces volatiles une princesse à protéger
Et ils l’élevèrent jusqu’au ciel pour la célébrer…
Sur le tapis d’air glacé la firent léviter
Sur une table nuageuse la mirent allongée…
Mais une épée de non-lieu
Vint transpercer ses jolis yeux
Et les papillons affolés, s’envolèrent en poussière
Laissant en ses joues couler, des larmes de misère…

Sur cette épée était gravées, en lettres italiques
Les initiales dorées, d’un de ses amours tragiques.
Le sang dégoulinant le long de ses jambes fines
Laissa place à une liane de roses noires à épines…

L’ange noir affaibli, descendit sur le sol en tourbillonnant
Et termina sa vie allongée sur du sable noir brûlant…
Mais avant de rendre son dernier souffle, elle entrevit deux ailes noires,
C’était le papillon du début qui revenait la voir…

…qui sur son nez se posa…
…qui avec elle mourra...
Suzanne


bouboum... bouboum... bouboum...

Elle voyait sans regarder, ou l'inverse, l'écho de ses veines qui se vidaient l'assourdissaient, rendant les voix qui flottaient autour d'elle très floues, ralenties...

Puis, la main solide sur son épaule, la voix qui se fit plus claire et un long frisson qui ébranla son échine et hocha la tête, en guise de compréhension. Elle avait compris ce qu'il fallait faire et Louis, avec ses connaissances aurait pu l'aider... Les yeux noirs passèrent de ceux de Louis au corps désarticulé de sa petite... Elle laissa Lestat déverser sa rage et sa douleur avant de reprendre doucement d'une voix éraillée :

Comment faire Louis... si on la bouge comme ça...

Les pensées se remirent en branle peu à peu... il faut une planche, on ne peut pas la bouger comme ça, des sangles pour ne pas qu'elle tombe et mes affaires sont à la roulotte... bon sang ! je ne sors jam...

Et interrompue par la quinte de toux elle serra la main de Marine plus fort. Et avant même qu'elle n'ait prononcé un seul mot, c'est elle qui les cloua sur place avec les siens... le dernier souffle, le dernier aveu... et plus rien. Un son guttural s'évanouit en même temps que l'esprit de Marine.

Un cri muet franchit les lèvres de la brune qui resta là, sa main dans celle de Marine, sa pestouille, sa rouquine.. sa grande qui devenait grande. Elle restera à jamais... leur petite.

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Lglvh
La rage me vrille le ventre, mon sang bat à mes tempes tandis que le dernier souffle quitte le petit corps désormais sans vie. Son visage se fige comme une poupée de porcelaine, une larme coulant le long de sa joue au teint cadavérique. J'y passe ma main, pour l'essuyer, doux comme si je touchais un enfant qui dort.
Je la soulève dans mes bras, la sert contre moi et me relève, les jambes qui flanchent.

Un regard vers Suzanne, que dire..y a t'il quelque chose à dire?


Je..la remmène au camp'ment...faut trouver Tibère...

Je me met en route, lentement, la portant précieusement, un dernier coup d'oeil a Louis et à l'homme qui salit le sol. Je regarde mon cousin, mon corps transpire la haine. Une phrase,une toute petite

Fait se que tu as à faire

Et je disparut au coin de la rue. Je l'emmène dans la roulotte familiale et l'allonge sur sa petit couche.
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Le_g.


Il n'y avait pas besoin de lui dire deux fois. Alors que Lest porte le plus léger et en même temps le plus lourd fardeau, à savoir le corps sans vie de Marine, lui, il va se charger du cavalier. Il va apprendre pourquoi on les appelle Ecorcheurs... et les rues d'Epinal seront bientôt débarrassées d'un crétin incapable de maîtriser une monture.

Chargeant l'homme sur le dos du cheval qui a causé l'accident, sans doute effrayé par quelque chose, ou dont le maître n'a pas su le retenir après une course dans la campagne, il caresse l'échine de l'animal en sueur. Le regard de la bête montre bien que quelque chose ne va pas, et c'est pas le regard assassin et meurtrier du Gaucher qui va pouvoir le calmer, même si de la voix, il parle au canasson.


Allez, en route. Bientôt, tu seras libre.


Le tenant par les rennes, s'en servant comme d'une longe, il conduit le cheval vers le campement, l'arrête près de sa roulotte, et le décharge de l'homme qui est toujours sonné, le jetant de nouveau à terre.

Des gestes rageurs, la haine battant ses tempes, il défait la selle, le filet et une fois l'animal délesté, il lui fout une grosse claque sur la croupe pour le faire partir. Serrant les dents, il entasse le matériel récupéré dans une malle près de leur roulotte, et ligote l'homme solidement contre un arbre qui se trouve près de là, et lui crache au visage.

T'aurais pas du faire galoper ton cheval au milieu d'Epinal, bonhomme.

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Gustave.laroche
Il s'appelait Gustave Laroche.

Un simple gueux qui avait hérité de la mort des parents et il en avait profité pour s'acheter ce cheval. Il en était heureux car même si ce n'était pas un destrier, c'était une belle bête jusqu'au fameux accident, Gustave Laroche menait une vie simple avec son champ de blé et son cheval qui l'aidait à labourer ou à transporter la marchandise. Ce fameux soir du 14 mai, il s'était senti pousser des ailes et il avait été inconscient. Ce fameux soir du 14 mai, il avait pris son cheval pour demander la bénédiction du père de la femme qui lui plaisait. Les parents de cette femme possédaient des terres de vaches et pouvait assurer une dot assez importante. Que rêver de mieux ? Il aurait pu se marier avec elle avant mais il avait voulu montrer à ce père rustre qu'il pouvait entretenir sa future femme et ses enfants à venir. Cette monture, il n'avait pas l'habitude de la monter et c'était un cheval à sang chaud.

Impatient de trouver le père de la jeune fille, il avait donné des coups de talons et des coups de talons à ce cheval pour qu'il prenne un peu plus de vitesse. Il avait presque traversé le village quand le drame arriva.

Son cheval s'effraya et il entendit le hurlement tout en sentant que sa tête écrasa quelque chose. Quelqu'un. Une gamine. Les gens commencèrent à arriver. Des hurlements et Gustave ne savait pas quoi faire. Si personne n’avait été autour, il serait parti gardant son crime sur sa conscience. Il venait de tuer cette petite, il en était certain et il avait peur, le bougre. Cette petite avait sans doute de la famille. Il allait payer cher. Il redescendait de son nuage en tremblant de terreur.

Quand l'homme qui connaissait la gamine, Marine, s'approcha de lui. Le bougre n'arriva pas à prononcer une seule parole. Il se frottait les mains de terreur. Louis Track de Lioncourt, Capitaine de l'Escorte Impériale. L'homme se mit à pleurer. il venait de tuer une gamine par sa stupidité. Une gamine qui connaissait le Capitaine de l'Escorte Impériale. Il n'en menait pas large. Il allait morfler. Ils allaient le trainer aux tribunaux où il finira roué sur la grande roue comme les brigands.

Une femme s'agenouilla près de la gamine. L'homme pria intérieurement que ce ne soit pas la mère de la petite. Il n'eut pas le temps de prier autre chose car le Capitaine l'attrapa par le col et le fit tomber au sol pour l'attacher. Il suppliait le paysan. Il se débattait mais un grand coup à la tête l'assoma.

Inconscient.
Il resta inconscient jusqu'à ce qu'il sentit un crachat au visage.


T'aurais pas du faire galoper ton cheval au milieu d'Epinal, bonhomme.

Il était attaché à un arbre, près d'une roulotte. Qu'est-ce qu'il allait lui faire ? Il n'était pas en prison ? Qu'est-ce qu'il se passait ? C'est que le bougre avait entendu parler des nouveaux escorteurs. Certains n'étaient pas fiers de les voir arriver au début. Des brigands d'après ce qu'il se disait.

Pitié ! Les lèvres tremblotantes, l'homme lança un regard suppliant vers le Capitaine. Je vous en supplie, je ne voulais pas la tuer... C'est... La suite était logique. C'était un accident !

Comme si ça pouvait calmer le Capitaine en colère.
Gustave l'espérait, lui.
Dd0die
Une journée à déblayer le campement. Torse nu, en sueur et hache en main, il élague les dernières branches rebelles quand il les voit arriver.

Lest.
Les bras chargés.
Un corps.
Un petit corps abîmé, sans vie.
Lestat portant Marine, Suzanne à ses trousses, se dirigeant vers sa roulotte. Il se précipite, à envie de demander,
Pourquoi ?
Qui ?
Comment est... ?

Mais s'arrête à mi chemin. Elle est la cousine, la nièce, la fille, de chacun des écorcheurs. Et ils n'ont pas la tête des bons jours.
Surtout Louis.
Il les regarde donc, certains fermer la roulotte derrière avec le petit corps de Marine.

Un autre...

Il le regarde jeter l'homme à terre. Le traîner contre un arbre. L'y sangler fermement. Avoir un bref échange avec. Il est trop loin, n'entend que des chuchotements, bien moins audible que son coeur qui bat à tout rompre, lui martèle la poitrine. Il n'entend pas, mais les intentions sont claires !
Marine d'un côté, entourée. Puis il n'est pas médecin.
De l'autre...
Fermer les yeux ?
Détourner le regard ?

Il se dirige vers Louis, toujours la hache en main
"Louis...
Il prend garde de ne pas se mettre entre les deux hommes, légèrement à l'écart mais pas trop non plus... à portée... à portée de quoi ?... un regard sur son épée, posé non loin de sa couche, mais bien trop loin de lui... qu'importe, c'est quoi ses idées ?...
- Louis ? Il essaie de capter son attention. Ca va être dur. Il le sait. Compliqué et dangereux. Et l'autre qui geint...
- Ta gueule toi ! en le pointant de la hache.
- Capitaine de l'escorte impériale..."
Il cherche à le regarder dans les yeux, il se doute... sait... que la vie de l'homme ne tient plus à grand chose...
_________________
Le_g.


Le regard mauvais, furieux, il regarde l'homme qui est à la limite de se pisser dessus si ce n'est déjà fait.

C'était ma nièce !!! C'était notre luciole !

Serrant les dents, c'est un regard glacé qui se pose sur l'homme, alors qu'il lui tient le menton d'une main pour le regarder droit dans les yeux.

On décidera de ton sort plus tard. Pour l'heure... je dois prévenir la famille.

Le timbre de voix est lugubre. Il n'est plus Le Gaucher, troubadour, rieur et à la limite bouffon, mais un homme qui n'est que haine, violence contenue, et fureur couvant comme le feu sous la braise. Mélange instable, qui risque de ne pas faire bon ménage avec son sang chaud d'occitan.

Tu implores la pitié ! Sottard ! Tu ne mérites même pas le nom d'homme ! Coquebert puant de lâcheté. Tu as tué une fillette.

Il lui fout une claque magistrale et le laisse ligoté à l'arbre.

Une gamine innocente qui avait le rêve de devenir curé. C'est pas ma pitié que tu devras implorer si tu veux sauver ta peau... mais celle de son père !

Tournant le dos au pleutre, il retourne à la Taverne des Ecorcheurs, songeant à Marine, mais pour le moment, il n'a pas de larmes, pas de pitié pour cet homme, juste de la haine, et il veut faire ce qu'il faut pour Marine. Elle aurait certainement voulu une cérémonie religieuse, elle qui rêvait de devenir curé.

Fort heureusement, il rencontrera un Sergent, celui-là même qui l'avait chopé à coller des affiches pour Fatum en janvier, et cet homme... devant la détresse de Suzanne, acceptera de les aider pour trouver un curé qui accepte d'enterrer la fillette... A jamais cette journée restera gravée. La nuit est passée, le jour est levé, il n'a pas dormi, mais ne le souhaite pas. Il reviendra dans l'après-midi voir le futur écorché vif, vu que Lorenzo ne veut pas qu'il le tue.


Tu as de la chance, certains ne veulent pas que je te tue... Tu peux remercier un Escorteur qui était très proche de la petite princesse feu follet. Ah, et inutile de crier pour appeler à l'aide. J'imagine que tu as entendu parler de nous. Si tu penses que les habitants vont tenter de venir te sortir de là, tu peux toujours rêver. Prie le Très-Haut que j'abrège plutôt tes souffrances lorsque le père de Marine te verra.

Toujours aussi froid, il ne rêve que d'une chose, l'écorcher, le peler, l'ébouillanter ensuite et finir par un écartèlement... La mort de Marine, il va en payer le prix fort. La mâchoire serrée, le regard perçant observe la merdaille qu'il a devant lui, et deviner le rêve du Capitaine ne serait pas très compliqué en cet instant : le tuer. Il doit d'ailleurs se retenir pour pas commencer à le torturer avant que Tibère n'arrive.

Seule l'arrivée de Dodie arrivera à le calmer un peu... du moins pour le moment. Il regarde le Lieut', et lui pose une main sur l'épaule.


Cet homme a tué Marine. Elle... elle est morte.


Net, froid, sans appel... Et le salut momentané de l'homme n'est du qu'à la présence dans le campement de membres tels que Dodie. Il y a quelques semaines encore, il ne serait déjà plus là pour se pisser dessus, mais son corps serait débarrassé dans quelque rivière ou trou.

_________________
Suzanne


Dis, pourquoi tu es toujours toute seule en taverne ?
parce que les gens ne me connaissent pas et qu'ils ne veulent pas me parler
pourquoi tu vas pas les voir alors ?!
Et la brune souriait, pour changer de conversation et lui appuyait sur le bout du nez en faisant : Tuuuuuut ! et la gamine éclatait de rire, surprise de ce jeu, qui était devenu "leur jeu" à toutes les deux.

Dis, tu fais quoi ?

Un dessin
oooh... je peux voir ?
Oui, il est pour toi.


Dis, tu joues avec moi ?

Oui ! viens on va faire de la pâte à sel
hein ? c'est quoi ?
Et les voilà parties toutes les deux à voler un sac de farine dans la taverne voisine, et du sel pour se lancer dans une partie créative ou elles avaient piqué un sacré fou rire.


Dis, tu voudrais devenir ma maman ?
Faut que Tibère soit d'accord.

Mais ça elle n'en doutait pas.

Elle suivait dans un état second Lestat qui emmenait le corps de la pestouille, elle ne regardait pas où elle marchait, sourde aux sons environnants, aveugle aux sourires des badauds.
La porte se referma.

Le regard se porte sur Lestat puis sur Marine. Silencieuse, pâle. Ce n'était pas sa pestouille....

Je vais la laver.

Sans attendre de réponse et dans des gestes mécaniques, elle sortit ligne, savon, une chainse propre. Et sur le poêle posa un petit chaudron d'eau et puis...

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Dd0die
Calmé le Gaucher ?...
Certainement pas.

Un petit soulagement de ne pas en arriver aux mains, il se relâche un peu quand le Capitaine lui pose la main sur l'épaule. Un bref répit pour la pisseuse contre l'arbre... Ce sera beaucoup moins facile avec le papa, les oncles, les cousins, ceux qu'il ne connaît pas.
Un coup d'oeil vers la roulotte

Morte...

Le mot résonne comme, le vide de toutes forces. Il serre un peu plus la hache, bande son bras, s'imagine amputer l'autre d'un coup sec finalement... En garder un souvenir, qu'il pourrait tenir par les cheveux...

Morte...

La petite fille à la jambe de bois ?
La petite fille qui trottait avec ses béquilles, jouait de la dague sur la cible en taverne...
La petite fille qu'il avait bien faillit gifler quelques heures auparavant, devant Lorenzo. Pour lui apprendre le respect. Pour qu'elle s'écrase un peu. Qu'elle se mêle de ses affaires.
La petite fille qui criait que plus rien n'était pareil...
Putain...

Il s'humidifie les lèvres, passe son bras autour de la tête de Louis.
Désolé ?
Tsss, ça va pas l'aider

"Tu le tue aujourd'hui, tes efforts des dernières semaines tombent à l'eau. Il ne restera rien. Juste un cadavre. Pas de rédemption. Pas de pardon. Pas d'escorte.
Il regarde l'Autre. Qu'un soupçon d'espoir se faufile dans son regard et il le saignera lui même.
- Va retrouver Lest et Suzanne, veiller sur la petite. Il risque pas de bouger lui, je m'en charge."
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