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[R.P] " De tout mon corps, je t'adore"...

Arthanagor
{...rame,...rames, ...rameur, ramé...}

Riche idée qu'il avait eut de rentrer au phare.

D'abord ça lui permettait d'évacuer, à coups de rames, une certaine partie de l'angoisse qui commençait à l'habiter. L'autre point positif, c'est qu'il en avait profiter pour ramener une Chemise en moins pire état que celle qu'il portait déjà. Un mariage oblige a une certaine élégance bien qu'il ne soit pas coutumier du fait.

Un troisième point, enfin : Il ramenait par la même occasion Hady, Sof' et Petit-Rêve.
Les deux garçons a l'avant chahutaient, ce qui avait pour conséquences de : 1°) faire tanguer dangereusement la barque,...2°) de foutre une trouille bleue à la môme qui poussait des pleurs d’inquiétudes entre-coupés d'éclats de rire nerveux
.
- SGUIR !!! (*)...se mit-il a crié...Tha sin gu leòr !!! (**) il les regarde...si vous me retournez la barque, on aura l'air fin au couvent !!...il montre la gamine, assise dans un panier d'osier...'pis vous lui faites peur !!
Le léger « bong » sourd de la barque heurtant le ponton vient mettre, en partie, en terme a la discussion.
Les deux gamins sautent de la barque, le Nessien leur passe la petite sœur, et la panière en osier avec consigne de se rendre sans tarder dans les cuisines du couvent où une des sœurs s'occuperait au choix : sois de les nourrir et de le préparer, sois de les faire patienter avec une partie de colin-maillard.

Lui, il se contente d'attaché la barque a un des piliers de bois avec un nœud digne de ce nom, et avec l'aisance d'un chat saute sur le ponton.
Rapide tour d'horizon, ...une grimace en grimace en voyant un attroupement devant la porte du couvent
.
- G'lla !!.(***)..souffle-t-il...'sont déjà là ?!...le sagart va être ravi !!
Le Nessien réajuste la position de son baudrier dorsal, soulagé de sentir se glisser au creux de ses reins, la lame de sa Claymore, même si le danger n'est pas là : Et heureusement …
L'espace d'un instant, il en arrive a comprendre la réaction du tonsuré quand il lui a annoncé « c'est pour tout à l'heure ».

Il n'y a que le premier pas qui compte disait le vieux Gilmore et il n'est même pas là pour y assister. Bah ce pas là, il l'a fait il y a longtemps...et sans lui.
L'Highlander jette sa chemise propre sur l'épaule, et s'engage sur le court chemin qui le mène a l'entrée du Couvent
...

Traduction du Gaélique d’Écosse...
(*) STOP !!
(**) Ça suffit !!
(***) p'tain...

_________________
Brygh_ailean
Mais qu'est ce que...

Les yeux grands écarquillés, la grande laissa sa fille ainée terminer sa pathétique tirade avant de retrouver sa contenance normale.

Tu as trop maigri, Una, tu as... ton esprit est parti avec le gras... hein ?
Où sont mes vêtements ?


Seulement qui connait la grande, sait aussi qu'elle ne se contentera pas d'une pique, non. Elle va argumenter, étayer, attiser parfois genre couteau rouillé dans la plaie, mais elle ne lâchera pas l'affaire tant qu'elle n'en aura pas terminé. Oubliée sa détresse d'un instant, oublié son moment d'égarement. Elle est là. De retour. Juste qu'elle est à poil, toujours...

Qu'est ce que le mariage a à faire avec le bonheur ? Qu'est ce que c'est que ces âneries que vous vous racontez ici bas ? Je n'ai pas besoin de me marier pour être heureuse, Una MacFadyen. J'ai déjà un compagnon qui me rend très heureuse, qui est déjà mon époux de toutes les façons... sauf celle de l'église... j'ai rempli ma mission ici bas et n'aspire plus qu'à la paix... C'est ça le bonheur Una.

Mais ils sont où mes vêtements ?

Pourquoi me marier, alors ? Simplement parce que nous nous sommes faits le serment de ne rien faire à moitié ensemble et que ça... c'est la pierre angulaire de notre serment. Et parce que j'ai envie de hurler à la face du monde de crétins que je suis heureuse, et que je veux que les dindes m'envient d'être l'épouse d'Arthanagor Urquhart, que je veux que les enfants qu'il me donnera encore et encore, soient les égaux de tous les autres enfants de ce monde, et non pas dévaluer par leur naissance... Cela me trouerait le derrière une nouvelle fois que la progéniture d'une Alix du panier de crabe puisse être mieux jugée malgré ses infirmités maternelles... et paternelles aussi... par rapport à mes propres enfants... tu comprends ?

Mais bordel, où sont mes vêtements ? Faut-il que je les tisse moi-même ? Croyez-vous que j'ai vraiment le temps ?

_________________
Guetenoc_et_roparzh


{… Une cloche sonne, sonne, soooooonneeeeeuuu....} (*)

{...Cours intérieur du Couvent des Cordeliers...}

A chaque fois qu'ils entraient dans l'endroit, c'était la même stupéfaction.
Bien que n'ayant pas les même caractéristiques que les grandes abbayes du monde occidentales, le bâtiment qui abritait l'Ordre des Hélèninnes , et a proprement parlé, la Chapelle Sainte Kyrène ne manquait pas de prestance, et en imposait aux yeux des profanes.

Les deux pécores, et profanes s'il en est, étaient plantés au milieu du cloître le regard tourné vers le clocher, se demandant par quel miracle un truc si haut pouvait tenir debout sans tomber sur le reste des bâtiments a la première rafale de vent
.
- C'est haut...dit d'une voix neutre Roparzh.
- 'Parait que c'est pour être plus près de lui...répond Guetenoc.
- n'empêche...c'est haut
- On dirait un...une sorte de moulin, ...MAIS...il lève un doigt,... sans les ailes.
- S'pas faux...
Guetenoc rajuste son feutre, et en profite pour essuyer les gouttes de sueur qui perlent sur son front, tandis que son acolyte lui dit d'une voix de connaisseurs :
- On en cause souvent avec ma femme a la veillée...dit Roparzh...nous autres, s'qu'on aimerait voir : c'est la grosse église...St DENIS....il regarde Guetenoc...c'est rare ça, d'voir Saint Denis...
- J'pense bien...répond Guetenoc...surtout entre Sarlat et le Couvent des Cordeliers. J'veux pas vous faire peur mais plus crétin que vous, 'faut aller en Berry pour trouver !!
- Continuez comme ça...il montre sa main, menaçant, ...et vous allez prendre toute la tartine là, dans la tronche.
- Je vois...répond Guetenoc....J'vous préviens que de mon coté, le genou là,...pourrait soudainement remonter dans vos noix.

Il passe alors un ange...
Les deux pécores restant toujours en admiration devant le clocher alors que Roparzh fait une relance
:
- Ce qu'on aimerait voir aussi...au moins une fois : c'est les cloches...dit-il, songeur
- hm...sourire sadique de Guetenoc...mirez-vous dans le reflet d'un seau d'eau...
- . . .

C'est la voix du tonsuré qui vient mettre un terme a tout ça, ponctuant l'échange d'un sonore et résonnant :
- Dites les deux glandus !!! ça vient ces tournesols ?!?

(*) D'apres " les trois cloches" d'E. PIAF
Kildara
Ciosan!

Namé Jehan... C'est-y pas possible ça. Celui-là tient pas en place... Kil lève les yeux au ciel, soupire puis lui sourit. T'façon, l'est perdu lui, alors à quoi bon?!

Elle se retourne vers les filles:


Bon si mesdames veulent bien me suivre, paraîtrait qu'on doit secouer la Grande. 'Fin, l'aider quoi.

Se tourne ensuite vers la soeur, impatiente visiblement. Beh ouais, on n'est pas une famille facile nous, qui en doute encore?

Je vous en prie ma soeur, montrez-nous le chemin, nous vous suivons avec ferveur.

Elle attrape le bras de Stell et celui de Vanu et les entraîne à la suite de la nonne.

Mais bordel, où sont mes vêtements ? Faut-il que je les tisse moi-même ? Croyez-vous que j'ai vraiment le temps ?

Aaah cette chère cousine comme elle m'a manquée... mais nom d'Aristote ses gueulements un peu moins.

La nonne, un air outré, se tourne vers Kil qui répond faussement sincère à son commentaire silencieux:

Toutes mes excuses ma soeur, je me suis oubliée. Puisse Aristote me pardonner.

Toquant à la porte avant d'entrer, forcément vu l'humeur qui devait régner dans la pièce elle ne voulait pas se prendre une chaussure dans la figure, elle lance joyeusement au travers:

Eh ben ma Grande, t'es toute nue?! T'es devenue pudique?
Una_agnes
Cela m'apprendra à m'inquiéter pour elle. A quoi bon ? Qu'est ce qui pourrait affecter la MacFadyen après tout ? Elle préfère être mauvaise comme la teigne, plutôt que d'admettre un instant de frayeur. Amen ! Mère m'agace, me désespère, me donne envie de lui retourner une gifle magistrale.

Vos vêtements sont dans le panier que je tiens ! Tenez ! Et débrouillez-vous ! Après tout, je suis le témoin du marié... Père au moins saura m'apprécier !

Alors les voix dans le couloir sont comme une bénédiction. J'ouvre la porte sur des visages familiers, agréables et aimables, eux. J'en reprends alors une respiration normale, après être restée en apnée pendant tout le discours de "la Grande".

Caoillain, a ciosan, bénie soit Ste Héléne de vous avoir amenée jusqu'ici, maintenant !

Je n'ai qu'une seule envie m'enfuir en courant, seulement je ne peux m'y résoudre sans avoir salué les présentes convenablement. Stelliem, Melyane, il me sied de vous revoir en si heureux événement... La femme blonde qui les accompagne me dit vaguement quelque chose, je ne sais plus vraiment, je crois, sans doute, non, peut-être. Ma soeur, soyez également la bienvenue parmi nous... J'imagine que... Non, je n'imagine rien. C'est bien mon principal défaut : n'avoir aucune imagination, d'autant moins après la scène assez humiliante que je viens de vivre ; celle-là certes, mais mise bout à bout avec les sermons de Jehan pendant tout le trajet. Le principe de l'accumulation.

Tandis que mes yeux s'embuent, je défile le long du vaste couloir pour déboucher sur le déambulatoire lorsqu'une soeur m'accoste.


Soeur Adélaïde ? La soeur Turgide m'a fait remettre ce pli pour vous...

J'ai à peine temps de la remercier que je me casse un ongle sur le ruban qui entoure le pli en question.

« De Soren Erikssen ». Alors les larmes coulent franchement sur mes joues. Je revois le jeune homme joyeux de Patay, ses manières de débauché et son sourire de petit garçon, je revois son visage sali à la mine, je revois très bien celui de mère lorsqu'elle m'a intimé de ne plus jamais prononcé son nom devant elle, je revois toutes ces parties de soule où nous l'avons tous considéré comme un étranger. Prenant appui contre une pilastre, je m'effondre doucement sur le sol, essayant de déchiffrer à travers les larmes les quelques mots de ce pli étrange. « Je serai au couvent des Cordeliers le jour du mariage de mère. »

Je voudrais que la terre s'ouvre devant moi et m'aspire en son sein, maintenant et à tout jamais. Je voudrais tant de choses et je sais que nulle je n'aurais. Je voudrais mon frère, je voudrais ma mère, je voudrais une famille... je voudrais que cela ne soit pas trop à demander.

_________________
Jehan_le_blond


[Couvent des Cordeliers, la Cour Intérieure]

Je pense que le mieux, damoiseaux, c'est de l'attendre à l'hospital.

Nul besoin de préciser que c'est par là que tu t'attendais à ce qu'ils entrent, plutôt que par la porte incroyablement inutilisée de la cour. A part Kris, d'ailleurs, personne ne l'utilisait. Sauf le jour où...

Quelques pas encore. Tu es là, certes, mais pas totalement. Sauras-tu donner le change devant le patron ? Rien n'est moins sûr. Alors il vaut mieux crever l'abcès, avant que le patron en question ne te crève la panse. C'est qu'elle est impressionnante, sa lame. Tu accompagnes le petit groupe, jusqu'à la porte de ce fameux hospital, tu leur ouvres la porte.


Entrez donc. Je vous fais faux bond un instant...

Il te faut la rejoindre, la retrouver, ne pas la laisser seule avec sa mère, surtout aujourd'hui. Elle pourrait lui dire des choses, elle pourrait...
Tu t'arrêtes immédiatement de penser dès que tu la voies, affalée sur le sol, le corps agité de spasmes. Pas besoin de s'avancer davantage. Elle pleure à chaudes larmes.


Una !!!

A genoux, te voilà, tout près d'elle. Du bout du doigt, tu écartes les mèches qui lui collent sur le visage. Le patron le fait souvent à la patronne, tu n'avais jamais compris avant toute la beauté de ce geste. C'est un geste d'une impressionnante intimité, et tout à coup, tu sais à nouveau que tu es allé trop loin. Tant pis. Tant mieux. Tu t'en fous. Machinalement, tes doigts passent de sa mèche à son épaule et le geste se veut apaisement, glissant le long de son bras jusqu'à sentir le parchemin sous ses doigts.

Una ???

De Soren Eriksen... mariage de mère.

Te voilà, toi aussi assis parterre, tout contre elle. Naturellement tes bras sont venus l'enceindre jusqu'à ce que sa tête porte sur ton épaule. De dire leurs mots, ceux qui ont de l'importance.
Una, moroune...

Ainsi, il sera là. Et tu devras faire en sorte qu'il ne lui fasse pas de mal. Pas à la patronne, non. Le clé maure du patron suffira à l'affaire. C'est à elle, soeur Adélaïde que tu penses à cet instant. A elle, et à elle seule.

Una, je suis là... tout ira bien. Ne t'en fais pas... Comme tu aimerais retirer tous ces mots que tu lui as dit avant, ne lui dire que ce qui compte. Mais tu ne diras rien. Pas maintenant, vraiment.
Soren
[ Chacun a père et mère, mais rien de plus difficile à trouver qu'un frère.*]

Je préfèrerais passer par la porte. Comment tout le monde. Je serais venu aux bras de Anne. J'aurais salué Stell, Kris, ciosan Kildara et les autres MacFadyen. Pour l'occasion, j'aurais même sans doute baiser la main de Mère. Ça aurait été ma façon à moi de bénir leur union et de leur dire que depuis le premier instant, oui le premier, j'ai toujours su qu'ils seraient heureux l'un avec l'autre. Una se serait approchée et m'aurait pris dans ses bras en une accolade fraternelle. Je l'aurais soulevé du sol et lui aurais fait faire trois tours dans l'air. Arth aurait levé les yeux au ciel en trouvant que j'en fais toujours trop. Et s'il avait été dans l'un de ses bons jours, il aurait peut-être même lâché un de ces "foupoudav" de derrière les fagots. J'aurais souri et me serais présenté devant Kildara pour qu'elle me donne enfin cette danse qu'elle me doit. A un mariage, cela ne se refuse pas! Au lieu de tout ça… Oui, au lieu de tout ça, le métal crisse sur la pierre ocre des Cordeliers pour s'y accrocher. Le grappin est passé par dessus le mur. Trois coups sur la corde tirés. Je teste la résistance de ses mâchoires serrées autour du mur d'enceinte du couvent. Je lance un regard vers le ciel. Quelques pieds me sépare encore de mon objectif. Comme un voleur! Voilà ce que je dois faire pour assister au mariage de ma mère : entrer comme un vulgaire voleur.

Le couvent, je le connais…mais trop peu. Je n'y suis entré qu'une fois pour un match de soule. Castillon contre Sarlat. Je n'en n'ai pas vu grand chose... surtout vers la fin. Une fin qui est vite arrivée pour moi. Kris devait trouver que je n'avais pas ma place ici et le match à peine commencé, voilà que je venais définitivement mordre la poussière divine de la cour intérieure. Aujourd'hui, se peut-il que le Très-Haut désire ma présence? N'a t-il pas envoyé deux de ses servantes pour m'annoncer le mariage de Mère? Et ensuite, ne m'a t-il pas envoyé Eni? Eni MacFadyen. Eni, qui elle, avait légitimement sa place ici pour la cérémonie. Eni que j'ai rencontré par hasard endormie au coin d'un feu dans une taverne à Tulle… et que Syu et moi avons par la suite décidé à venir s'installer à Sarlat.


D'un bond du faîte du toit et me voilà de retour aux Cordeliers. J'emmène avec moi la corde et le grappin. Ils pourraient bien m'être utile pour le retour. Dans la cour intérieure, je cache tout ceci dans un sac de jute au pieds d'une statue, sans doute d'un des saints honorés ici. Une image furtive transperce mon esprit. Bergerac et sa mine maudite. Des chants. Un mouvement de sol. Une lumière mystérieuse puis les ténèbres. Una...

- Eni? …. Eniiiiii! Tu es là?

J'espère qu'il ne lui est rien arrivé. Elle doit me rejoindre ici. Elle doit m'aider à trouver l'endroit où a lieu le mariage. Je me vois mal cogner à toutes les portes en disant : Pardon? Arth? Bryn MacFadyen…Leur mariage? C'est bien ici? Quoi? Ah! Désolé, je n'avais pas vu que c'était les latrines! Non Bryn, je ne me moque pas. Ou simplement de moi. Tu sais, ton fils ne fréquente pas souvent les lieux saints. Leurs arrangements, leurs structures, tout ça m'est totalement étranger. Où marie t-on quelqu'un dans un couvent? Une petite chapelle? Une église? La salle commune? La dernière fois que j'ai mis les pieds dans un tel édifice, c'était du côté de…Patay. Patay… De drôles de souvenirs sont liés à cette aventure. Folie, torture, auto-mutilation, Eni que j'ai failli tuer, le père qui m'a soigné et qui m'a avoué son incompétence à me guérir totalement. Blaise…Oui, je crois que c'est son nom. Blaise. Et puis, il y a eu cette rencontre un peu particulière avec …. Una. La rencontre d'une soeur par son frère. Una… Agnès...

- Eni for fanden! J'ai besoin de toi! J'aurais besoin que tu portes un autre message à Una.

Una… Y a t-il personne qui se devrait d'être plus proche de moi parmi tous ceux du clan? Pourquoi? Pourquoi ne m'as tu pas averti de ce mariage? Tu es ma soeur. Que tu le veuilles ou pas. Tu n'es pas qu'une MacFadyen Una. Tu as beau rejeter cette ascendance mais tu es aussi une Eriksen Una. Comme moi. Toi et moi Agnès. Et ça, quoi que décide Mère, ça ne changera jamais. Rien que pour ça Una, je m'attendais à ce que tu ne t'éloignes pas de moi. Tu es ma famille Una! …Famille? Vraiment? Voilà bien un mot auquel je n'ai jamais su attacher une définition! Que sais-je moi de ce qu'est une famille? Un père que je n'ai pas connu. Une mère que j'ai découvert il y a à peine un an. Quand à celui qui m'a élevé, comment aurais-je pu le considérer comme ma famille? Il ne s'est jamais comporté comme tel avec moi. Jamais! Oui : que sais-je moi de ce qu'est une famille? La preuve : il a suffit que Syu insiste pour en fonder une pour que tout amour disparaisse entre nous. Je n'étais pas prêt. Non. Je ne sais pas ce qu'est une famille. Alors pourquoi l'évoques-tu ce soir? Tu es inconsistant Søren. Tu te cherches des raisons, des justifications pour être ici. Ne te mens pas à toi-même. Surtout pas. Soupir. Hésitation. Questionnement. Appuyé contre le grès de la statut, je relis une dernière fois le message que je vais confier à Eni.

Citation:
Je suis là. Je vais assister au mariage. Il faut que je te vois. Avant ou Après. Enigma te mènera à moi.

Søren
Hakon


Depêche-toi Eni. J'ai besoin de toi. Je ne manquerai pas ce mariage…Pour tout l'or du Périgord…Ou de celui de la Nouvelle-Calédonie. Qu'importe!

Est-ce l'instinct? L'habitude? Une précaution élémentaire? Toujours est-il est que je réajuste le baudrier dans lequel loge mon épée. Une lame fine et longue. Celle du danseur d'eau. De l'autre côté, mon poignard d'origine danois. Que suis-je venu faire ici? M'apprêter à combattre ou assister à un mariage?


* Proverbe chinois
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Princekris
A la suite de Jehan , Kris pénètre dans l'hospital.
Regard interrogatif vers Bikko.

Bon c'est pas ici on va s'arsouiller la tronche.
A moins qu'on soit ici parce l'écossais est malade .
P'têt qu'il vomit tripes et boyaux à l'idée de passer le reste de sa vie avec Brygh.
HAHAHAHAHAHAHAHA !

_________________
trophé d hiver 1461
21v/1n/13d
1597 selo au 31/10/1461
Arthanagor
{...L'Hospital des Cordeliers...}

Il veut du calme...retrouver le bruit du silence.

Il veut pouvoir imaginer le vent souffler sur les landes de bruyères et de tourbe jusqu'à en peler les montagnes des lochs des Highlands...imaginer que les eaux vertes du lac prennent la couleur de la nuit, et se couvre de brume...imaginer entendre la plainte sonore d'une piòb mhòr (*)
Et le seul endroit où il peut trouver ça dans le coin, c'est à hospital. Il n'y a pas de pèlerins en ce moment, et la Sœur Bastide avait « diplomatiquement » dissuadé les éventuels voyageur d'un « Nein !! Das ist verboten » interdisant pour deux jours au moins l’accès à ce lieu d’accueil.
Ça, c'est qu'il croyait encore avant de pousser la porte de la bâtisse,
Mais ça, comme on dit : c'était avant
...

Le temps que ces yeux émeraudes s'habituent à la pénombre de l'endroit, il avait déjà reconnu les personnes qui se trouvaient là.
Il soupira à la remarque de Kris avant de dire
:
- Tha gu math Sniper. Tapadh leat. (**) dit-il ...je suis en pleine forme ...même si le nom est trompeur, l'endroit n'accueil que rarement des grabataires ou des mourants...avant d'ajouter narquois,...a moins que les « Castagneurs » viennent disputer une partie de soule.
Le Nessien jette négligemment la chemise qu'il tient dans la main que le dossier d'une chaise qui traîne là et, passant machinalement une main dans son éternelle barbe naissante il le regarde un à un avant de demander haussant un sourcil curieux:
- Mar as trice, is eudar dhomh (***)...il désigne la chemise sur le dossier de la chaise d'un signe de tête...vous comptez rester là a me reluquer le fessard ou vous avez mieux a faire ?

Bon inutile de préciser qu'on est en mode mauvaise foi hein, puisque de toutes façons, il a toujours détesté cette chemise grise qu'il ne porte plus depuis des lustres.


Traduction du Gaélique Écossais
(*) grande cornemuse.
(**) ça va bien Sniper, merci.
(***) normalement je dois...

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Brygh_ailean
Entrez ! Je ne vais pas vous manger...

La grande de soupirer. Una était un tantinet exaspérante dans ses excès. Pire qu'une femme grosse, et ce n'était pourtant pas possible. Et cette conduite inqualifiable d'abandonner ainsi leur "famille".

Pas aujourd'hui en tout cas...

Elle observa un instant la camisole finement dentelée puis la porta à son visage. Elle sentait le bouleau, ce qui expliquait sa teinte rosée, et le parfum capiteux de l'essence de rose. Bryn MacFadyen se mit à rougir au point d'en faire paraître ses horribles taches de son.

Je voudrais bien savoir où les nonnes développent des idées aussi romantiques — ou lubriques — que de parfumer mes dessous et d'y ajouter des raffinements telles que ces magnifiques broderies.

Une fois la camisole enfilée, la brune s'étonna de l'absence de lacet pour refermer les deux bords. Mais il n'y en avait pas. Le vêtement n'avait rien d'ample mais épousait sa taille fine, trop fine sans doute, tandis que la dentelle en écartait les pans pour habiller ses hanches et sa poitrine.

Je retire ce que je viens de dire... Mes soeurs sont de véritables dévergondées !

La grande était cramoisie, passant un pied sur l'autre, comme le font les petites filles prises en faute.

Je ne peux pas garder ça pendant la cérémonie, je ne pourrais pas regarder un prêtre avec ça sur le corps... Je pourrais encore moins regarder Arthanagor....

Elle n'avait pas élevé le ton, même pas paru plus mordante. Et poutant c'était un véritable cri, un déchirant appel à l'aide, de la part de la grande. Elle déglutit, inspira fort, s'efforça de sourire, et puis... elle se souvint que parmi les héllénines il y avait des veuves, des épouses qui avaient quitté un mari violent, d'anciennes belles de nuit — il y avait tout ce que le monde fait femme, à l'image de celle qui avait créé ce couvent.

De grâce j'espère que la robe m'habillera davantage !

Il restait aussi les estivaux de cuir léger, qu'elle avait diablement envie d'essayer. Néanmoins elle n'osait bouger, de peur de rompre la dentelle...
_________________
Pere_blaise


{...Fa Si La chanter...}

Chapelle Ste Kyrène, entre deux fleurs de Tournesols

Les pages du bréviaire glissaient sous ses doigts qu'il humectait régulièrement d'un coup de langue en les parcourant une a une.
Son regard affûté lisait quelques lignes en travers, histoire de trouver une vague trame à la cérémonie qu'il s’apprêtait à célébrer sous peu. On pouvait le voir arpenter les allées de la chapelle en psalmodiant des phrases étranges pour le profanes sous l’œil et l'oreille avisés d'une novice
:
- Saint Denis a dit : « Quand je vois tes yeux...je suis amoureux...quand j'entends ta voix, je suis fou de toi »
- heu...z'avez rien de moins...la novice souriait niaisement … ça ne colle pas trop avec le genre de sœur Hélène-Brigitte...
- Si vous le dites, ma fille

Quelques pas plus tard il s’arrêta à nouveau devant le confessionnal et demandant à la jeune encornetée un avis sur :
- Et si on chantait tous en chœur « et il a crié....CRIE- E.....Ailean !! pour qu'elle lui revienne »
- Mon Père...depuis le temps je crois qu'elle l'a entendu
- Certes...vous avez raison ma fille.
- Une autre idée ?
- Hm....le tonsuré réfléchit, et, sous les yeux médusés de la jeune nonne se lance dans une chorégraphie étrange en chantant sur un air syncopé... « Viens, dans les Highlands, y'a le printemps...qui chante tatatata taniiiiiiin taniiiiiiinnn »
- Trop enjoué mon Père...grimaça la nonne.
- Arf….une autre page, un regard interrogatif en demandant... « ça s'en va et ça revient »?
- Ils ont déjà eut un enfant....
- je sais...le tonsuré soupire...vous ne m'aidez guère.
- J'suis novice hein...
- Certes...


Puis la jeune nonne le tira par la manche de la bure en lui disant avec un regard complice:
- Et si simplement, vous vous contentiez de les marier ?
- Oui !! dit le moine...mais j'ai une réputation à tenir moi !!
Bikko
Bikko et sa petite famille arrivèrent ensemble il attache son âne, Fringant, et entend sa douce râler après le chien, qui le fait sourire puis salue tout l monde qui voit eeeeet : Bonjour Jehan
Bonjour Kildara
Bonjour Stelliem
Bonjour Bikko
Bonjour Mely
Bien si j ai bien compris les femmes vous suivez la soeur pour aller voir la future casse pied
Bikko et moi on suit le gamin voir le futur malheureux se saouler avec lui
Ca convient à tout le monde ?
Et ben moi sa m va hein hmhmhm et de suivre Kris et le gamin[/b]
Kildara
Pourquoi fallait-il donc que tout tourne au pathéticomélodramatique chez les MacFadyen... ? Soupir de circonstance et levage des yeux au ciel en entrant. Stupéfaction en voyant Bryn.

Ciosan, tu es... certes bien peu vêtue il faut dire mais superbe! Les soeurs ne se sont-elles pas trompées? Ces... dentelles te vont à ravir, j'en connais un qui se fera un plaisir de les enlever. Pardon, je m'égare. petit sourire entendu vite disparu devant la mine de la Grande.

Je ne peux pas garder ça pendant la cérémonie, je ne pourrais pas regarder un prêtre avec ça sur le corps... Je pourrais encore moins regarder Arthanagor....

Mais allons, Ailean, cesses de te morfondre. Ne fais pas ta mijaurée. Aujourd'hui est un grand jour et tu es belle comme tout.

De grâce j'espère que la robe m'habillera davantage !

Moi aussi... sinon on court à la révolte du mari.
Stelliem
Stell tenant la main de Mely. embrasse Bikko amusée. A tout a l'heure mon coeur soit gentil avec Arth hein !!

Puis elle se laisse entrainer en riant avec Vanu par une Kildara bien décidée dans les couloirs du couvent. Ne lachant surtout pas la main de sa fille pas sur de la retrouver tellement c'est grand.

Mais bordel, où sont mes vêtements ? Faut-il que je les tisse moi-même ? Croyez-vous que j'ai vraiment le temps ?

Elle retient un eclat de rire en ecoutant la remarque de Kildara et en voyant la tete de la soeur qui les a guidé jusque la puis jette un oeil a sa fille.

Toi interdiction de repeter

Puis la porte s'ouvre sur Una qui semble au bord de la crise de nerf et elle lui sourit gentiment et la salut chaleureusement.

Bonjour Una, je n'aurai manqué ce mariage pour rien au monde.

Elle laisse la place en entrant dans la piece et fait un immense sourire a la grande quand elle les invite a entrer. Lachant enfin la main de sa fille, Stell s'approche un peu de Bryn et admire la camisole. Elle rit doucement en écoutant Bryn faire ses simagrées.

On dirait ma fille qui vient de faire une bétise attrapée sur le fait. Bonjour Bryn. Tu es magnifique et biensur que tu vas la porter, elle est superbe cette camisole et elle te va très bien. Les soeurs ont du travaillé de longues heures pour te la faire.

Puis passant pres de Kildara, elle entend sa remarque par rapport a la robe et eclate de rire puis murmure taquine : oui esperons.

Puis normalement pour toutes.

Alors ou est la suite ? la robe ? tu l'as caché ou ?

Puis sautant du coq a l'ane en regardant sa fille bien trop sage dans la pièce.

Hum dit Bryn tes fils Hady et sofiene sont dans le coin ? je pense que mely préferera aller jouer avec eux plutot que rester ici avec nous toutes.
Princekris
( A L'Hospital)

Bien le bonjour L'écossais.
Au vu des derniers matchs les "castagneurs" vont bien merci
Mais là n 'est pas le sujet en ce jour


Kris sourit

Te mater le fessard certes non
Mais si tu pouvais passer cette liquette


Kris montre la chemise grise sur la chaise

et qu'on aille se dégourdir au bon air un godet à la main oui effectivement on a mieux à faire

Sur ce, Kris tire une chaise , s assoit

Prends ton temps, je ne suis pas pressé.
Personne m attend je suis déjà marié.

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trophé d hiver 1461
21v/1n/13d
1597 selo au 31/10/1461
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