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[R.P] " De tout mon corps, je t'adore"...

Brygh_ailean
Je peux quoi ?

Etait-elle vraiment là ? Oui, certes, physiquement, rien n'était plus évident que la présence de la grande orcadienne dans cette petite chapelle.

Parce que si vous, prêtre aristotélicien, venez à me parler à moi, archidiaconnesse de l'évéché de Nouvelle-Calédonie... parce que non, le nabot il est évêque de rien du tout ici, et oui, c'est encore moi la cheffe ici, naméo !!!

Oui, elle était bien là. Il n'y avait plus à douter à présent.

Donc si vous venez de me parler des rites anciens, dont vous ne devriez pas avoir connaissance du tout... vu que vous êtes ancien certes, mais pas escote du tout... hein !

Notez : le 29 juillet allait devenir la "Saint Blaise". Je vous laisse inventer la maxime qui va avec.

Vous ne pouvez pas parler de ça maintenant... Sinon, ça ne servirait à rien que nous ayons attendu plus d'un an pour pouvoir nous marier devant le Très-Haut, si même les officiers du Très-Haut parlent d'autres choses pendant qu'ils officient... C'est vraiment n'importe quoi la formation, chez les prélats de nos jours !

Ses taches de son étaient réapparues sur tout son visage, son cou et son décolleté, sombres comme la colère qui montait en elle.

Alors, NON, je ne peux pas... maintenant... parce que VOUS avez décidé, alors qu'aujourd'hui et maintenant c'est NOUS qui décidons... VOUS n'aviez qu'à savoir tenir votre chapelle, mon père... C'est pas compliqué c'est une chapelle, pas la sixtine, ni la cathédrale de Périgueux, non, juste la chapelle d'un tout petit couvent d'un tout petit pays... P'tain !!!

Elle leva l'index vers le haut en tançant le prêtre.

Je viens de prononcer mes voeux de mariage, et mon épousé n'a même pas eu le temps de s'en rendre compte tellement c'est le désastre, dans cette chapelle ! Et MAINTENANT, pour VOUS faire plaisir, JE devrais les répéter ? Bah, de toutes manières, c'est pas à vous qu'ils s'adressent alors je les répète pas... Et MAINTENANT... c'est moi qui vous dit qu'il faudrait peut-être penser que c'est un mariage aujourd'hui...

MAGNEZ-VOUS LE TROUFFION, BLAISE !


Une veine palpitait dangereusement dans son cou. Heureusement que le chignon n'avait pas tenu, sinon, on aurait vu que ça. Mais qu'on le voit ou non, ce n'était pas bon signe. Oh ça, non...
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Pere_blaise


Le front du tonsuré se plisse en écoutant la tirade de la grande...
- MAGNEZ-VOUS LE TROUFFION, BLAISE !
'Faudrait p't'être voir a ne pas pousser mémère dans les oubliettes !! Allez hop ! On pose le livre sacré sur le lutrin, en prenant soin de ne pas perdre la page, et vient se replanter face a la elle, la tonsure ébouriffée .

D'abord, le ton se veut posé :
- Que je sache mener ma chapelle....puis un peu plus fort...QUE JE SACHE MENER MA CHAPELLE !!!....il montre d'un geste de la main la nef...parce que vous croyez que ça ressemble a une chapelle là ? ...On se croirait au marché aux fleurs !!! Puis levant les bas au ciel, comme pour implorer le Très-Haut...mais j'imagine qu'on a frôler le pire hein?! Nous avons échappé à la venue de l’Évêque : La présence de guirlandes de saucissons aurait sûrement accentuer le coté « Fête Agricole » de la chose...Le Père Blaise, se retourne vers l'autel, et, histoire de se calmer un peu se sert un ciboire de vin de messe qu'il s'enfile cul-sec.
Il reste a savoir si c'est là pour se étanche une soif relative ou pour se donner le cran de poursuivre plus avant son impertinence devant ce qui était, il faut bien l'admettre, l'autorité ecclésiastique de la Nouvelle Calédonie
.

Il revient face aux mariés, toise la grande brune avec sa couronne de fleurs de travers, et après une légère inspiration.
- Vous êtes peut-être en temps normale l'archidiaconesse seulement là,...aujourd'hui...il ressert le nœud de la corde qui sert de ceinture à sa bure... Vous n'êtes que la mariée !! et moi l'officiant !! Alors je ne sais pas si, vu le bordel ambiant...un regard au Nessien et au Danois.... qui règne dans cette chapelle vous avez déjà ou non prononcé vos vœux, mais je vous conseille de le réitérer...il montre le marié...ne serait-ce que parce qu'il est venu me tirer des mes enluminures à l'aube pour préparer VOTRE mariage !! ...il grimace...sans compter que je voudrais bien remplir le registre avant la fin de la journée pour ne pas m'user les yeux a faire des enluminures à la lueur des chandelles !!

Et pour finir, l'estocade...
- Maintenant, si le fait que je sois pas escot vous défrises plus que la couronne qui vous ceint la crâne...il lui tend le livre des vertus qu'il vient de retirer pour ne pas dire arracher du lutrin.....je peux aussi vous faire la version Angloyse :...It's up to you !! (*)

(*) C'est a vous !!....(en gros, débrouillez-vous!!)
Brygh_ailean
La première réaction qui lui vint à l'esprit, c'était de lui en décoller une bonne.
Sauf qu'avec la camisole collée à la peau, elle était également un peu "scotchée" (ce qui ne veut pas seulement dire acoquinée à un escote, je vous le rappelle) niveau mouvements.
Et puis ce n'était ni le lieu ni le moment, ce qui compte au moins autant que les embarras de camisole, normalement.

La deuxième réaction, c'était de croiser les bras violemment sur sa poitrine, menton relevé en signe de défi, lèvres pincées pour bien montrer qu'elles resteraient closes.

Mais ce n'était ni le lieu, ni le moment de ne rien dire. C'était un mariage et elle était la mariée.

La troisième réaction fût donc la bonne. Celle de la femme mariée, ou presque : regarder son promis, avec des yeux effarés, les mains en avant en signe d'impuissance.


Et tu vas le laisser continuer comme ça, sans rien dire ? Arth... Fais quelquechose... j'ten prie.
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Arthanagor
{...Pax vobiscum ? Mon œil ouais...}

Le premier qui ose lui redire qu'un couvent est un havre de sérénité propice a la méditation et au voyage intérieur menant à la quête de soi....prend une mandale dans les gencives direct !!
Non parce que...Bon, sans avoir fait une étude comparative, il y a de fortes chances que la vie dans un couvent autre que Les Cordeliers ressemble a ça !


Calme et reposant....tu parles !!
D'un autre coté tu t'attendais a quoi ? Tu te maris dans le seul couvent qui sert accessoirement de terrain de soule...D'un autre coté, ils sont escots....et c'est bien rare là-bas quand deux clans se réunissent que ça ne finisse pas avec quelques bourre-pifs échangés fraternellement. Est ce qu'on va en arrivé là ?
Arth soupire, et se pince l'arête du nez, la relâchant sous la surprise lorsque la Grande, couronne de fleurs de guingois lui dit, presque énervée:

- Et tu vas le laisser continuer comme ça, sans rien dire ? Arth...bon pas si énervée que ça sinon il aurait eut droit a « Urquarth »...fais quelques choses...j't'en prie.

Alors là, pour le Nessien, il y a deux écoles qui, on s'en doute, sont diamétralement opposées.
La première, c'est celle issue de l'éducation Gilmorienne et qui prendrait appuie sur le principe du « Il ne faut pas que tes problèmes deviennent mes problèmes » et vice et versa...ce qui dans la bouche de L’Écossais deviendrait ici : « Mo rùin, c'est toi son chef hein...Archidiaconesse ». Seulement, ça, ça ne se fait pas dans un mariage, surtout le sien.
La deuxième, tient plus du réflexe, et consisterait à pousser une gueulante mémorable et de quitter les lieux en disant qu'on vienne le chercher quand tout le monde aura retrouvé son calme. L'ennuie, c'est qu'il n'avait pas sa forge a porté de main pour s'y réfugier.
Et puis de toutes façons, ça non plus, ça ne fait pas
..

L'Highlander regarde sa promise...puis le tonsuré...et de nouveau sa promise avant de soupirer de lassitude. Une main nerveuse passe dans son éternelle barbe naissante.
- Mo Athair, uill (*) ...dit-il, puis se tournant vers la Grande...Thusa cho (**)...il marque un temps...Je sais que, comme on dit chez nous « douze Highlanders et une cornemuse font une révolution »....il commence à lever les bras en signe d'impuissance et les rabat...mais là !...ça dépasse l'entendement.
Il renifle, cherchant ses mots...et pointe un doigt vers le Tonsuré:
- Considerez que vous m'avez posé la question...
- Hein ? Namé c'est pas comme ça que ça se passe dans le ritu...
- Blaise...Arth soupire de colère...Encore un mot de travers et je vous envoie évangéliser le Berry...

Sans lui demander son avis, le Nessien attrape la main gauche de la brune tandis que de la dextre, il fouille son sporan, et en sort un anneau qu'il lui glisse a l'annulaire en disant, les émeraudes plantées dans les perles grises.
- De cet anneau, je t'épouse...de mon corps, je t'adore...il marque un temps, et accompagné d'un signe de tête la désignant,...A toi !

Traduction du Gaélique d'Ecosse.
(*) Mon Père, écoutez
(**) Toi aussi..

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Princekris
Que dire oui que dire.
Kris s'est avancé à la demande de Père Blaise.
Il observe et écoute les uns et les autres
Enfin surtout les mariés
Le reste il s'en foutait un peu
Profitant d'être au côté du curé il lui chuchote

Mon Père faites comme les mariés ont décidé sinon le doigt que vous avez l'habitude de pointer ainsi que peut être les autres des deux mains risquent de se retrouver au milieu des morceaux de viandes sur le marché de Castillon.
Vous savez que j'ai laissé tombé la boulangerie ?
Je suis boucher maintenant , c'est sympa la boucherie

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trophé d hiver 1461
21v/1n/13d
1597 selo au 31/10/1461
Pere_blaise


Un instant surpris de l'intervention du témoin de la Grande, le Père Blaise lève un sourcil dubitatif. Est-ce que par le plus grand des hasards, l'ancien maire de Castillon ne serait entrain de le menacer a demi-mots ? Ici ? ...dans une chapelle ?....dans la chapelle de SON couvent ?

Le père Blaise hoche la tête au dires du brun Castillonais, non sans, une fois qu'il a fini sa tirade, lever les yeux au ciel en disant, joignant pieusement les mains :
- Pardonnez- lui Ari...il ne sait pas ce qu'il dit...puis reportant son attention sur le Castillonais, il répond presque sur le ton de la confession pour ne pas troubler la cérémonie...Mon fils, si c'est vous qui officiez, je vous conseille de faire vite avant de les prendre sur le groin en moins de temps qu'il n'en faut pour cuir une botte d'asperges...il désigne l'endroit d'un discret signe de tête...j'vous préviens, on est dans une chapelle, et la multiplication des pains c'est un peu mon domaine...

Puis resserrant d'un cran la ceinture de corde de sa bure, il demande l'air de rien, tout en jetant un œil a l'échange de vœux...
- Et sinon la soule ? Vous commencez a y jouer quand ?..'fin je veux dire : pour de vrai , pas en dilettante?!
Princekris
Ouais...bon...
Il sait bien que le Père Blaise a de la répartie et ne s'en laisse pas compter.
Il avait tenté picétou

Bon d accord on laisse tomber la boucherie mais va bien falloir que ca se termine tout ça.
Parce que justement le prochain match de soule de Castillon c est contre Sarlat.
Et il me semble que vous retenez ici une partie de leur équipe et pas des moindres.
Puis vous n avez pas faim et soif ?

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trophé d hiver 1461
21v/1n/13d
1597 selo au 31/10/1461
Brygh_ailean
De cet anneau, je t'épouse...de mon corps, je t'adore.. avait-il dit. Et la réponse qui affleurait ses lèvres, c'était simplement oui. Mais ce n'était pas de mots à l'instant qu'elle voulait lui répondre. Elle regardait cet homme dont elle partageait les joies et les peines depuis si longtemps désormais,dont elle partageait le quotidien depuis plus d'un an, et elle n'avait qu'une envie, l'adorer de son corps, aussi, là, au pied de l'autel, au point que le puissant soupir de concupiscence qu'elle émit en fit craquer quelques fils sur cette p'tain de camisole à la noix, qui ne finirait pas la journée d'façons, c'était mort. Alors, "oui", elle les imagina unis bien plus que par un simple anneau, fût-il le plus beau du monde car forgé par ses mains qu'elle vénérait pour leur force et leur minutie, la rugosité de leurs cals, la douceur de leur pulpes. Oui, elle imagina la chaleur en ce lieu si froid, elle imagina leurs gémissements dans ce lieu si propice au silence, elle imagina...

des trucs quoi, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il y aurait beaucoup trop de témoins pour ce qu'elle imaginait. Des témoins oui, à commencer par le sien. Elle avait bien fait de choisir Kris comme témoin, té. Parce que si y'en a un qui n'a pas peur du grand méchant Blaise sur cette terre de désolation, c'est bien Kris de Castillon. Encore que... après avoir promis une jolie entaille au tonsuré, il se rétraque légèrement pour des histoires de gonfle. Han.... L'aut' !

Alors elle glisse doucement, en direction du prélat.


Si mon témoin vous loupait avec son coutelas, mon cher confrère, je vous écraserais le bras avec ma meule... Meunier c'est bien aussi, savez ? Pis les meuniers sont un peu benêts, hein ? On peut rien leur reprocher... niveau responsabilité... Et un accident est si vite arrivé... Alors... LA FERME, PAR LES SAINTES BRELOQUES DE SAINT MICHEL !

Puis de se retourner vers son promis, les yeux brillants, les lèvres rosies en un immense sourire.

Anam Cara... Tugaim mo chroí duit go síoraí... Ádhraím thú...°

De déglutir un instant et de reprendre avec un accent atroce, pire que celui qu'elle traînait habituellement, comme un souvenir d'un temps passé, loin d'ici.

Arthanagor, de cet anneau, je t'épouse et de tout mon corps, je t'adore...*

° Mon âme soeur, je te donne mon coeur pour l'éternité et je t'adore.
* Phrase traditionnelle des mariages écossais, toujours dite en français.

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Arthanagor
A aucun moment, les émeraudes n'ont quittées les deux écrins gris de l'Orcadienne.
Il y a des mots...des phrases....des intonations de voix que l'on oublie jamais.

A celles que le vieux Gilmore lui avait répété dans sa jeunesse, l'Highlander y ajoute, dés ce moment là les mots qu'elle vient de prononcer.
Lentement, au fur et a mesure qu'elle glisse l'anneau a son doigt, ses mains se resserrent sur les siennes, comme si, en bon cartésien qu'il est, il voulait s'assurer que la scène et tout ce qu'il ressentait était bien réel.
Lorsqu'elle a finie de prononcer ses vœux, il marque un temps.
Un peu comme si il se disait : « Bon, … et maintenant ? On fait quoi ? » .Il reste comme tétanisé. Dans son esprit, le moindre geste, la moindre parole pourrait briser la magie de l'instant.

Mais, il lui faudra bien faire une action, dire une phrase...
Seulement voilà... on ne dirait pas comme ça, a première vue mais le Nessien est un pudique.
Pudeur des gestes, ...pudeur des sentiments...pudeur des mots. Mais c'est sans compter sur ce qu'elle peut déclencher chez lui.
Imperceptiblement d'abord, puis avec un peu plus d'assurance, ses deux mains enserrent les siennes, et les amènent à ses lèvres, pour qu'il y dépose un baiser dans chaque paume.
Son regarde accroche de nouveau le sien, et il prononce dans un souffle
:
- Mu dheureadh ….(*)

Traduction du Gaélique Ecossais
(*) Enfin....

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Soren
Enfin!!!! Ils en avaient mis du temps à se marier ces deux-là! A un moment, j'ai même cru que le cureton allait passer dans la haggis de fin de soirée. Pauvre gars! Sait-il au moins dans quelle galère il avait embarqué en acceptant de célébrer un tel mariage? Quelque part dans le royaume, il devait pourtant exister des tas de familles plus facile à servir que les MacFadyen. En le regardant, une question me vient à l'esprit : combien de temps tiendra t-il?

Contrastant avec le brouhaha déclenché il y a peu par Jehan (si! si! Par Jehan!), la chapelle est désormais silencieuse. Aucun bruit. Pas même un raclement de banc contre le sol. Personne qui ne s'étonne avec sa salive ou qui siffle pour faire passer le temps. Ce moment est à eux deux et à eux seul. Pour tous les autres, il est temps de se fondre dans la pierre, de disparaître dans les limbes de l'éther, d'être et ne pas être à la fois. Et c'est pour être témoin de cet instant-là que je suis venu ici aujourd'hui.

Printemps 1460... Sarlat... Aux Amazones. Ce soir-là, il y avait Arth. Il y avait Brygh. Il y avait Kamyl et moi. Ouais... La table était remplie de chopes de bières, de godet d'hypocras et d'autres boissons alcoolisées. Ce soir-là, ils avaient l'air de deux gamins. Ce soir-là, j'avais bu plus que de raison une fois de plus. Et Kamyl, observait amusée. Elle était le témoin d'une scène de famille typique des MacFadyen et associés : Arth timide comme s'il n'avait jamais touché de femmes avant, Brygh le laissant venir, moi saoul comme un rus et virevoltant à droite à gauche telle une abeille dans un champ de bleuets. Ce soir-là, il avait résisté. Il ne l'avait pas avoué ses sentiments, même pas embrassé ou pris la main. Ce soir-là, j'étais bien trop fait pour terminer dans le lit de Kamyl. Des chausses étaient éparpillés aux quatre coins de la pièce, un peu comme ma conscience qui s'étiolait dans des vapeurs alcooliques.

Finalement, il avait franchi le pas. Je ne sais pas comment elle y était arrivé, mais elle l'avait convaincu. Au sept! Devant tout le clan! Elle avait fait coup double ce jour-là. Elle avait présenté son fils retrouvé et celui qui partagerait désormais sa vie, ses bonheurs et ses soucis. Oui... J'avais ma place ici! J'avais le droit moral d'être présent. Soyez heureux Brygh Ailean MacFadyen et Arthanagor Urquhart. Même si je ne suis pas cureton, vous avez ma bénédiction... quand bien même c'est celle d'un damné! Pour moi désormais, il est temps la famille entre eux.

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Pere_blaise


Alléluia !! Amen et tout le tralala....
On y était les vœux étaient enfin échangés, les anneaux glissés aux doigts respectifs des époux, il ne lui restait plus quelques détails a mettre au point, et tout ce petit monde rentrerait chez lui, ...et surtout...SURTOUT ...on virerait ces saleté de Tournesols ;

Le tonsuré s’avançât un peu entre les mariés d'une façon on ne peut plus prudente, craignant que la mariée est un mauvais réflexe en le voyant arriver, et fit lentement un signe de bénédiction en lisant à haute voix la formule consacré dans le livre des Vertus
:
- Aristote....et toi Sainte Kyrène, jetez dans l'intelligence de ces deux jeunes ...il marque un temps...jeune ?...le tonsuré les regarde en levant un sourcil ...mouais, passons...et de reprendre...Jetez dans l'intelligence de ces deux jeunes gens les semences de la vie éternelle...puis prenant leurs mains dans les siennes...Soyez bénis, et que le Très Haut vous apprenne lui même à lui être agréables,...le tonsuré grimace ayant du mal a imaginer comment le grand Brun pourrait être agréable ou Tout Puissant...voir agréable tout court...dans vos corps et dans vos âmes .
Avisant le Nessien, qui semble perdu dans les brumes si ce n'est Avalon, ne serait-ce que dans celles de l'île de Mull :
- Mon fils....pas de réponse...mon fils ?!....bon, c'est pas gagné...MON FILS !!
Ah ben quand même, il se retourne !

Y'a pas a dire, dans la vie, il parfois savoir se faire entendre.
Le moine invite l’Écossais à faire un pas dans sa direction
.
- Qu'est-ce que j'ai fais ?
- Euh rien...le moine montre le livre de Vertus...c'est pour continuer le rituel...
- Ah...mais...il montre la Grande...vous venez de nous marier là...c'est pas fini ?
- Non je dois encore vous embrasser..
- Pardon ?
- Oui...'fin c'est dans le rituel : je vous embrasse, et après vous embrasser la mariée...explique-t-il...on appelle ça le baiser de paix.
- Mo Athair...réplique l'Highlander...avec tout le respect que je vous dois. Arth fronce les sourcils...tentez seulement la chose et je vous passe direct du statu de saggart à martyre..
Devant la menace, le Tonsuré préfère s'abstenir se contentant de dire :
- Moui..bon...évidemment on peut adapter la cérémonie selon les cas hein....bref, passons !
Tandis que le Nessien regagne sa place, c'est a dire a coté de la mariée, le père ouvre légèrement les bas, paumes en l'air :
- J'invite maintenant les témoins de cette Union a venir dire quelques mots....puis devenant plus pragmatique... que je puisse remplir le registre et donner tout ça a l’Évêque.
Princekris
A l'invitation de père Blaise, Kris se présente devant les deux unis désormais.
Quelque peu embarrassé, c'est qu'il n'avait rien préparé.

Brygh Ailean
Arthanagor
ne vous inquiétez pas je ne vais partir dans un long discours.
Je ne sais pas faire.
Sachez juste que je suis fier d'être présent à cet instant et que vous pouvez croire en toute mon amitié.
Je vous laisse à tout vos plus beaux moments à venir et j'espère, bien que je ne vous le souhaite pas, que vous n'hésiterez pas à me solliciter en cas de mauvais moments.


Un peu ému, le castillonais les sert fort brièvement dans se bras chacun leur tour

Soyez heureux.

Puis il reprend sa place
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trophé d hiver 1461
21v/1n/13d
1597 selo au 31/10/1461
Una_agnes
C'était mon tour visiblement. Si Kris ne savait pas quoi dire, je trouvais qu'il l'avait très bien dit au contraire. Je ne voyais pas trop ce que j'aurais pu rajouter par des mots. J'étais soulagée surtout.

Soulagée que ces deux là aient enfin souscrit à une autre voie que celle du péché, parce que quoi qu'ils en disent, quoi qu'ils en pensent, ce n'était pas ainsi qu'Aristote avait préché l'Amour entre les hommes. Alors oui, j'étais soulagée.

Soulagée aussi de voir Père, puisque c'est ainsi que je l'appelerai toujours désormais, si heureux, soulagée de n'avoir pas brisé par ma maladresse habituelle et mes emportements inconvenants ce qui semblait être son bien le plus précieux : se tenir à côté de mère pour toujours.

Soulagée aussi, pour elle, en quelques sortes. Je n'avais rien à souhaiter à mère car elle n'était pas du genre à se laisser aller à l'apathie de la destinée. Les Parques, Mère les avait sûrement matées, un jour de printemps, il y a bien longtemps... Mais j'étais soulagée qu'elle soit désormais auprès de quelqu'un qui lui ressemble et la comprenne sans doute un peu.

Soulagée enfin que Kris ait fait le discours en premier, oui, parce que moi, je n'avais rien à dire encore une fois, et surtout peur de tout détruire.

Je me retournais pour prendre le linge sur le banc et je le tendais vers père en l'ouvrant les replis, dévoilant l'étoffe floconneuse. Je me repaissais de lire ces lignes qui s'entrecroisaient comme autant de destins, comme tout ceux de ceux réunis ici. Je souriais naïvement à tout ce que cela représentant pour moi, pour eux aussi. Mes yeux s'embuaient mais qu'importait.


Père, je crois que Mère aura besoin de ceci maintenant...

Mes yeux cherchaient à capturer les siens, mais il me sembla qu'il était encore loin, tout près d'elle, donc forcément à des lieues de nous. J'attendais néanmoins de voir dans son regard si éloquent sa réaction devant ce présent des nonnes.
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Arthanagor
Ça doit être ce qu'on appelle passer de Charybde en Scylla...

Après avoir échapper de justesse à une sorte de roulage de pelles liturgique, voilà qu'il se retrouve dans les bras du Castillonnais. Et puis pas la peine d'essayer de se débattre ! de toutes façons Kris a bénéficié de l’effet de surprise...et on est dans une chapelle, pas sur un terrain de soule.
Tandis que l'étreinte, même brève, lui coupe un peu le souffle, le Nessien tente de lui rendre la pareille cherchant a vérifier le théorème disant que deux forces opposées s'annulent.
Les tapes dans le dos hachent quelques peu la fluidité de sa réponse, mais il arrive quand même a dire
:
- Tu...profites...de....la....situ...a...tion...sniper !!..enfin il le relâche...c'est pas juste !
C'est à la grande de subir le même traitement, peut être un peu plus doux pour elle, du moins l'espère-t-il, sinon, remontée comme elle est, il a de grandes chances que sniper ou pas, il finisse avec un ciboire sur la tronche.

- Père, je crois que mère va avoir besoin de ceci maintenant...
Les émeraudes nessiennes se posent d'abord sur le regard gris perle de celle dont la voix vient de le tirer de ses pensées. « Père »....P'tain même Sofiène est pas foutu de prononcer ce mot en parlant de lui. Quant à elle :...la dernière fois qu'elle l'a fait...il retient un soupire et lui fait un sourire, espérant caché, ses pensées du moment.
- Taing mhòr, Una (*)...dit-il, prenant l'écharpe en mains. Il la touche, laisse lentement glisser ses doigts dessus. Hochement de tête approbateur de l'Highlander en reconnaissant la qualité du travail accompli par les nonnes...tu les remerciera pour mo...il corrige...pour nous.
Un regard vers la mariée par dessus l'épaule, puis il s'approche d'Una, et lui glisse a l'oreille:
- Tu es la McFadyen en devenir Una...nouveau regard par dessus son épaule...peut être que, symboliquement, histoire de lui montrer que tu es...prête a ça un jour...il grimace et lui tend l'écharpe... la lui remettre, toi ?
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Una_agnes
Un flottement. Voilà ce qui me retînt de m'évanouir. Je ne parle pas de ces pertes de conscience qui sont si chères à tant de mes congénères. Je parle de disparaitre, dans le premier trou de souris auxquelles notre chapelle à ciel semi-ouvert ne pouvait échapper.

Un vent glacial, surtout pour un mois des moissons, s'infiltra dans mon cœur et dans mon esprit, me laissant un instant incapable du moindre mouvement. C'est sans doute cela, le froid lunaire, après tout.

M'étais-je trompé à ce point ? J'avais tant espéré de ce jour, souhaité recréer cette famille qui m'avait tant manqué, que dis-je : la créer tout simplement, car Soren et moi ne pouvions prétendre avoir jamais eu de familles, avant. Pourquoi était-il là, lui-même  ? Certainement pour cela aussi. M'étais-je trompé sur l'homme devant moi à qui je servais de témoin en ce jour ? Il faut croire que oui.

Mais mon seul souci à cet instant était de me montrer le plus discrète possible afin que ni les soeurs, ni ma mère, affairée avec Kris, ne se rendent compte de ce qui venait de se passer. D'un geste lent, je repliais le linge sur l'écharpe et je glissais le tout, tant bien que mal, dans ma manche.

Je sentais les larmes qui n'avaient plus rien à voir avec l'émotion. La déception et le choc... oui, voilà, ce que je ressentais à ce moment. Pouvais-je me sentir plus insultée ? Moi oui, sans doute. Elles, et surtout Elle, j'en doute.

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