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[RP Ouvert] On m'a pété le carafon.

Gaetan
C'est beau le roux, qu'elle dit... c'est si beau qu'on lui a coupé un bras pour ça. Il en profite pour répondre à l'insupportable adolescente qui s'est incrustée. Non pas qu'il l'aime pas, mais il ne sait pas encore que l'adolescence le touchera lui aussi, un jour, s'il survit jusque là, bouclier humain d'un Irlandais.

- on m'a coupé un bras parce que j'étais roux. si j'avais pas eu de cheveux j'aurais deux bras.

Il dit ça comme il dirait qu'il a pensé à acheter du pain, sauf qu'il en souffre encore, et qu'un homme en armure est toujours un manchoteur potentiel. Qu'une épée lui donne envie de vomir. Que de ne rien pouvoir faire comme tout le monde lui permet d'accepter me traitement différent que lui offre son mentor.

Des fois il aimerait hurler au monde qu'il en chie, que parfois son bras absent lui fait mal, que parfois il aimerait cueillir des choux comme tout le monde, que son baudet ne tourne pas constamment à droite, qu'il ne dort presque pas parce qu'il dort à gauche et qu'il manque un appui, qu'il aimerait être brun ou blond, mais que roux, il supporte pas. Il aimerait hurler, et plutot, il regarde Astana.


- non, je veux comme toi.

Vers Alienor.

- mes oreilles sont très propres.

Pour le reste il en revient à la Danoise. Qu'il n'a pas lâchée, même pendant le relooking. Il ne l'a pas lachée d'un oeil et pas d'une main.

- si tu dors ici, alors moi aussi...

Il s'abstient de dire "cette nuit". Parce qu'elle le sait aussi bien que lui, il appartient à Finn. Il dort devant la porte de Finn. Il lui obéit, et c'est sa vie. Mais de l'Irlandais ce soir il n'est pas question. Ni pour l'une ni pour l'autre. Ce soir, y'a sa gueule cassée, et son manchot à elle. Ce soir, elle est à lui.

- je tiendrai chaud, promis. en plus j'ai une couverture.

On imagine pas ce qui tient dans une besace tenue par un bras.
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Astana
L'enfant se voit gratifié d'un regard franc en guise de promesse silencieuse. Nul besoin de mots. On s'occupera de ta tignasse aussi, puisque tu le veux. Comme moi avec l'entaille en moins, parce qu'on t'a déjà assez charcuté comme ça. Même si l'autre gueulera sûrement. Tu verras qu'on se sent plus léger. Et ça repousse, hein. Si fait que ça repousse. Vite même.

- « Vrai qu'on a tous qu'à pioncer là. Ouais. »

Ça fait longtemps que j'ai pas fait de beach party. La dernière remonte à Narbonne plage, deux années en arrière. Trois tarées, deux pervers et des champignons vénéneux dans l'eau. Des méduses. Depuis, la blonde s'est bien gardée de foutre les pieds dans la mer passée l'heure du crime.

Et soudain, ça percute là-haut. Dans la carafe.
L'Astana tire une gueule de trois pieds de long.

Le peu de vie qu'il restait sur son visage s'évapore tout net.


- « Enfin. Vous, vous dormez et moi je... »

Angoisse. Et si j'me réveillais pas ? Et si j'me réveillais mais trois mois plus tard, voire six ? Et si, et si... Ferme-la et ronge tes ongles. Mazette, t'en a plus. C'est sans même s'en rendre compte que la sénestre s'arrime à la première chose venue. La main de Gaetan qu'elle broie pour faire passer sa détresse. La loque se fait raide comme les transis de froid alors qu'on crève de chaud. Juste un instant.

- « Bois ? »

Question rhétorique. Car déjà la Danoise se sent reprendre quelques couleurs. La douce promesse de la boisson s'avère salvatrice. À ceux qui disent que l'alcool est mauvais pour la santé : voyez-y la preuve de votre étroitesse d'esprit. M'enfin quand même, c'est un peu le comble pour une demi-marmotte de devenir hypnophobe, ho.

Il va falloir beaucoup, beaucoup de bouteilles. Et il va falloir que tu libères sa main, aussi.
L'entrave se desserre, sans pour autant lâcher prise. Accrochée comme une moule à son rocher.

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Y'a un cadeau quand tu cliques sur la bannière.
Alienor_de_sabran
Dormir au bord de l'océan ? L'idée était délicieusement décadente. A coup sûr, Mateù se ferait un sang d'encre en voyant le lit intact de sa fille lorsqu'il viendrait la réveiller, le lendemain matin. Et cette perspective mettait en joie la boutonneuse peste, qui ne rêvait que d'une bonne engueulade pour pouvoir passer ses nerfs. Faites des gosses, qu'ils disaient...

- J'en suis.

Ça lui rappellera les rudesses de la vie militaire, les camps et le voyage à Lourdes auprès d'Aimbaud. Elle rêvasse éveillée, avant de se reprendre.

- Et puis on a qu'à faire un tour de garde au cas où y'aurait des violeurs, ou... mon paternel.

Parce que si possible, elle préférait faire sa scène en privé, en fait. Non et puis pas certain que Mateù serait ravi de la voir cuver (parce qu'elle comptait pas rester sobre, té !) en compagnie de parfaits étrangers à l'allure pas spécialement convenable. Rapport qu'elle était supposée être vicomtesse, toussa toussa, et les vicomtesses sont pas censées pioncer dans le sable.

Et puis se tourne vers Mimosa. Lui sourit, et finit par lâcher, en désignant sa propre tresse :


- Coupe aussi. A la nuque.

La solidarité féminine... Et l'envie de faire le mal. Mais de bien le faire.
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Gaetan
ça fait mal... Très mal. Une seule main, et toute la douleur du monde pour la broyer. Il a mal aux doigts, au poignet, mais au coeur surtout, qu'elle souffre tant pour avoir besoin de tant d'étreinte, de serrer si fort... S'il tient à Astana, il tient aussi à sa main, sa dernière, pas de rechange...

Il lève son minois crasseux, et tant pis pour les remarques d'Alienor, vers la Danoise.


- tu peux boire, mais après tu peux dormir, moi je surveillerai, je peux pas trop boire, après j'ai mal à la tête et je suis tout mou et je peux rien faire le lendemain...

Plus bas.

- je te réveillerai. pas comme la dernière fois. j'étais pas là, c'était nul, mais là si.

Il pense aussi au fait de ne pas dormir sur le pas de porte, aux conséquences que ça pourrait avoir si Finn se rendait compte qu'il avait découché. Puis il balaie ça d'une pensée. Il ne sait rien des liens d'adultes, des mesquineries, des jalousies, des discussions sérieuses. Il ne sait rien du ressentiment, de la rancoeur. Il ne sait rien, et pense que l'Irlandais sera surement content qu'il ait pris soin de son Ecrin comme il dit. Alors, encore plus heureux d'être là qu'Astana a enfin relaché la pression sur sa menotte, il hoche la tête.

- c'est toi qui coupe mes cheveux hein... je la connais pas...

Dit-il en parlant d'Aigneas. Personne n'a semblé avoir envie de se présenter ce soir, et il s'en moque. Il ne connait personne et personne ne le connait. Ombre d'un Pommières, il est toujours resté discret, et l'indifférence ne le touche pas.

- on fait ça, après tu bois, et après je te surveille ? demain je peux dormir, parce que personne surveille si je travaille ou pas à la mine...

Et se tournant vers les deux autres.

- les cheveux c'est rasé, sinon c'est rien d'abord c'est pas un pacte... et puis faut être gentilles avec Astana parce qu'elle a eu mal d'abord.

Et dire qu'il n'imagine pas le quart de ce qu'elle endure...
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Aigneas
Egalise, rase, coupe à la nuque et masse moi les épaules tant que tu y es ?

C'est qu'elle allait refuser en plus, sauf que le petit roux, qui semblait la snober mais bien de chez bien quoi, elle digère pas qu'il veuille pas non plus un coup de coupe-coupe, alors sans attendre une seconde de plus, elle accepte, s'empare de la chevelure de l'adolescente qui doit avoir quoi ? Trois ans à peine de moins qu'elle et elle tire.
Elle tire pour que ça descende bien jusqu'en dessous de la nuque, parce que lorsqu'on coupe, ça remonte après, y'a du volume toussa-toussa, alors autant faire les choses bien.
La lame aurait dû réussir dès le premier essai, trancher la lourde mèche en un seul coup, mais non... la lame est pourrie, alors la scène ne se déroulera pas comme lorsque... euh.. Mulan coupe sa longue chevelure avant de partir au combat dans le disney qu'on aime tous, non non. Là, Aigny elle galère, agite la dague, d'avant en arrière, tourne et gratte plus qu'elle ne coupe. Le résultat est le même, mais la façon de faire est ridicule.

Les cheveux tombent sur le sable et viennent rejoindre ceux d'Astana.
Le club des têtes à poil-sans poils. La classe à la Aigneas.
Un oeil mauvais en direction du rouquin, et à son tour elle s'empare de sa propre tresse qu'elle coupe de manière à s'offrir un nouveau carré, mi-machoire.


Tout le monde a été sectionné par mes soins, alors à toi aussi, l'rouquin.

Quoi mais mer de hein ! On forme un gang presque là, il ne peut pas dire non.
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Gaetan
- ouais, mais t'as fait que la moitié.

C'est vrai. Astana, elle n'a plus que... rien. Qu'un peu. Que dalle. Elle n'a qu'un poil sur son caillou rapé, et le môme il a dit, c'est tout le monde pareil ou c'est rien. C'est facile de se faire couper un carré quand on sait que ça repousse. C'est moins simple d'adhérer vraiment au clan des gueules cassées, ou des corps sans bras.

Un souvenir.. un mec en bourgogne qui se dit manchot... en fait, il lui manque que la main. Tu parles d'un manchot, Falco, juste un moignon, de rien du tout, avec lequel il peut faire tant de choses que le rouquin ne se rappelle même plus avoir su faire, s'il a jamais su.


- tu fais... Astana elle finira.

D'un regard levé vers l'ex-Blonde il lui sourit, en signe d'accord tacite. Elle sait, elle, elle doit le savoir.

- mais avant de boire... parce que j'ai déjà qu'un bras, je veux pas ta tête, sinon personne il m'achètera rien si un jour j'arrive à avoir une échoppe...

Il ne se rend même pas compte s'il fait mal, de toute façon, entre massacrés, on se fout du niveau du handicap. Normalement. Soudain il se dit que peut-être, il a été un peu... comment on lui dit en taverne... un peu trop "franc", un peu trop "direct". Oui, bah vu les détours que prennent les gens pour dire la même chose, il aime autant être ça. Au moins, il a pas à réfléchir douze ans avant de parler.

- comme ça, au moins, je serai plus roux.

Allez expliquer à un enfant que ses cheveux repousseront de la couleur qui lui a attiré les foudres de cavaliers éméchés ?
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Astana
Abasourdie par les mots qui sortent de la bouche de Gaetan, Blondeur se tait. Comment fait-on pour mettre autant de justesse dans un si petit corps ? Comment se fait-il que toi tu veuilles prendre soin de la vieille carcasse qui est mienne ? ... Avec un air concerné, Astana observe leurs touffes de cheveux se joindre aux siennes. Pour sûr que ça change de la déco habituelle. Elle ne cherche pas à savoir, néanmoins, les raisons qui les ont poussées à la suivre dans sa folie. Crise parentale, effet de mode, envie passagère... peu importe. Elle contemple juste les différentes nuances qui repeignent le sable. Elle ne veut pas dormir, et pas non plus semer des bouts d'elle un peu partout. J'ai changé d'avis. La dextre s'empare du crin le plus clair, le plus blanc, et fourre le tout dans une poche intérieure.

- « Coupez ce que vous pouvez, Aigneas. Je m'occupe du reste. »

Parce que c'est un honneur, un peu. La blonde lance un regard entendu à la Mimosa, une esquisse de sourire lui barrant à moitié le faciès quand surviennent les mots. Ces mots : "Je veux pas ta tête". Et vlam. Ébranlée, la danoise déglutit et se voit obligée de cligner plusieurs fois des yeux pour ne pas perdre pied. Par la force des choses et à grands coups de paroles innocentes, l'enfant vient de lui enfoncer la tête sous l'eau. Avec ça surgit une autre certitude : un jour tu me feras chialer, gamin. Vraiment. À grosses larmes chaudes et salées. Comme celles que j'ai versées pour le Blond fut un temps et que je lui réservais. Un jour tu prendras ces larmes, et je sais pas si j'ai envie de voir ce que ça donnera.

- « Hum. »

Raclement de gorge.

- « T'as raison. Faut pas avoir ma tête. Ça apporte que des emmerdes. »

Feindre un amusement pour cacher son malaise. Ce jeu qui était auparavant si aisé pour la mercenaire n'est plus.
On les voit bien toutes tes fissures là. Elles pètent toutes unes à unes, gaffe. T'as l'air maligne tiens...


- « Aliénor ? »

L'appel reste en suspend dans l'air durant quelques secondes.
Secondes durant lesquelles la rasée cherche une connerie à dire.


- « T'aurais pas dû couper. Avant ta tignasse cachait tes boutons, au moins... Hinhin. »

Pitoyable pour pitoyable, hein..
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Y'a un cadeau quand tu cliques sur la bannière.
Alienor_de_sabran
Elle grimace quand la Wolback-Carrann saque sur la tignasse blonde pour mieux couper. Mais bon, tant qu'à faire, elle tente de garder la tête droite. Histoire qu'elle coupe pas de travers. Parce que des cheveux coups de travers, c'est moche. Et hop, elle regarde ses boucles tomber au sol, sans un pet de regret. Et tripote sa nuque dégagée, pour la première fois depuis des années. Ça fait de l'air, c'est étrange.

Puis le regard dévie vers Aigneas elle-même, qui sectionne sa tresse, puis Gaetan. Le museau se fronce.


- Non mais je suis déjà assez moche comme ça hein.

Faut pas abuser non plus hein ! Chauve ET boutonneuse c'était un peu plus qu'elle ne pourrait en supporter. Elle n'avait certes pas la gueule cassée, mais l'adolescence l'avait suffisamment gâtée pour qu'elle puisse rivaliser au concours de sale tronche. Mais les paroles du rouquin l'interpellent. Ali prend donc soudain son air sérieux, tout en se laissant retomber le cul dans le sable.

- C'est ton rêve, d'avoir une échoppe ? Et t'aimes pas être roux ?

Et puis voilà que la dépigmentée s'en mêle. Elle tourne la tête, attend qu'elle ponde sa phrase. Et n'est pas déçue. Ça pique, et l'ex-naine sent la moutarde lui monter au nez. Qu'elle-même dise qu'elle était laide, c'était une chose, mais l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre... Différent. Grrrr.

- Prout.

Voilà. Tout ça, quoi.
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