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[RP] Chez l'vieux d'la montagne, juste au d'ssus du Lac.

Izaac
Il était bien ce petit Sforza, hein Préboist ?

Le fidèle bossu besogneux grommela en s'approchant.

Quand même ! C'est bien que l'AAP rétablisse quelques vérités objectives, hein Préboist ! Ici, les gens sont souvent trop hargneux pour soulever le pif de l'edelweiss.

Tiens je vais présenter une requête en Yodeuleu posthume à Berne, moi. Une minute de silence et l'écho des yodeleu partout dans les vallées, ça l'fait non, pour un grand homme ?

Citation:
2009-04-20 05:47:55
Dernier hommage à notre rédacteur en chef, Francesco_Sforza
Paris(AAP)- Notre rédacteur en chef Francesco_Sforza n’est plus.

Fransesco, rédacteur de l’Agence Acilion Presse (AAP) lorsque celle-ci fut mise hors d’état de publier lors du grand tremblement de terre (la V3), il en reprit les rennes et en relança la publication malgré de nombreux soucis technique et financier. En effet, il n’avait pas de quoi payer les rédacteurs qui travaillaient pro bono, les presses étant endommagées, les articles sortaient truffés de symboles cabalistiques et aucun crieur n’annonçait la sortie des nouveaux articles qui passaient donc inaperçus ! Malgré tout cela, il se découragea pas et réussi à développer l’AAP au point d’avoir besoin de recruter deux co-rédacteurs en chef. Et c’est aujourd’hui, maintenant que l’AAP fonctionne à nouveau parfaitement grâsce aux nouvelles presses enfin livrées par le Roy lui-mesme, que Francesco_Sforza est frappé par le sort.

Au delà du rédacteur en chef de l’AAP, c’est aussi un hommes aux multiples facettes qui disparaît. Francesco sforza était un théologien réformé. Il a lutté pour la défense des libertés là où il vécut. D'abord en Provence, puis en l'abbaye de Tastevin, où il défendit les moines contre les persécutions de l'Eglise. Rejeté improprement de cette institution, il passa par le Languedoc pour s'établir en Confédération helvétique, où il joua un grand rôle. Ses décisions permirent à la Confédération de croître et prospérer jusqu'à l'état où on le connaît aujourd'hui. Combattant farouchement les ingérences étrangères, il combattit pour la dernière fois en faveur de la liberté lorsque Pontarlier fut prise par l'armée nobiliaire franc comtoise.
Au cours de sa vie, Francesco combattit également des groupes séparatistes, comme la fameuse "noblesse noire".

Au delà de l’homme public connu et reconnu qu’il fut, sa face sombre affleure au travers de son histoire. Il aurait en effet trempé dans une affaire obscure où il fut accusé d’un vol spectaculaire de 38.000 écus dans les caisses confédérales helvètes, en octobre de l’an de grâsce 1456, avec la complicité du bailli confédéral helvète Mittys, également appelé M. Schmitt.

Homme d’ombre et de lumière, Sforza restera pour nous tous, l’homme qui a relancé l’AAP.

Cyann, pour l’AAP



Izaac soupira et suivit son vieux compagnon au puits. C'est que Préboist, vraiment, en avait ras le pakol de faire le boulot tout seul. Tout ça passke Môssieur a ses ragnouts, tout ça passke Môôôsieur a perdu des potes... J'vous jure !
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P4.
Izaac
Genève, phare de l'univers connu et inconnu.

Citation:
Expéditeur : Levan
Date d'envoi : 2009-04-23 22:43:18
Bonsoir Maître Izaac,

J'ai ouï dans mes palais des nouvelles de protestations contre la bonne foy Aristotélicienne et la bienveillante Église. Ces protestations et placards mettent certains de mes sujets dans des troubles intérieurs forts fâcheux. J'entends que ces paroles de réformation de la foi viennent de Genève. Je vous invite à venir me rejoindre en mes palais afin que vous nous éclairiez.

Je vous attends

Sa Majesté, Roy de France


Mmmm, ça sent le poisson, cette histoire, moi j'dis.
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P4.
Izaac
Ahhhh, ben voila une petite qui m'invite pour les vacances, c'est bien ça...

Izaac, les doigts des pieds en éventail, était affalé sur la chaise longue de bois que lui avait vendu jadis Nekroman, "en bon bois de Fribourg, c'est d'la qualité", qu'il avait dit... La palombe fleurait bon la lavande, le thym et la garrigue.

Une bestiole du midi, à l'heure de la sieste ?

Citation:
Le 24 avril 1457,

Maître Izaac,

je suis une Genevoise partie vivre ma vie au soleil de Provence, et nous n'avons jamais eu l'occasion de nous croiser en Hélvétie, mes parents étaient bien trop sévères pour me laisser déambuler dans les ruelles de la cité Phare. A peine arrivée ici, j'entends déjà parler de vous par un certain Tancrel, qui me dit avoir été un temps Réformé avant de devenir diacre... De plus, savez vous qu'ici seul l'Aristotélicisme Romain est accepté ? Un certain évêque Uterpendragon croisé en taverne a commencé à m'expliquer tout ça. Bien sur, je ne l'ai pas ramené avec ma Foy Réformée... je les sens bien capable de me faire des méchancetés.

Si je vous écris, c'est surtout pour savoir si vous n'auriez pas connaissance de groupes de Réformés en Provence, que nous puissions nous faire des lectures tranquillement sur la plage, au coucher du soleil, en écoutant le clapotis des vagues sur le sable fin. Ah oui aussi, la pêche en mer c'est aussi agréable que sur le lac de Genève, puis aussi surtout, ça pèle moins. Si l'envie de morue vous vient un jour, passez donc me voir dans ma maisonnette au creux d'une calanque.

Que le Très Haut vous empêche de devenir trop vieux trop vite.

Lea


Préboist !!! viens voir, j'ai des nouvelles du petit Tancrel !!!
Tu te rappelles, le gars de chez toi qui avait monté un temple du temps où, même à Genève, on devait se cacher dans les caves...

Izaac se revoyait jeune et fringant, traçant sur le linteau le poisson, l'ichthus, par lequel les premiers croyants se reconnaissaient. Les jeunes, ça peut jamais s'empêcher de taguer sur les murs...
Le Skald... Adhémar aussi... Ceux là était partis rejoindre leur Créateur. Tancrel, lui, avait été tourmenté. Des supplices atroce qu'on lui avait dit. Les provençaux n'y avaient pas été par quatre chemin. Même Tchantches en aurait rêvé moins. Le pauvre petit, à l'âme encore tendre, n'avait pas supporté. Diacre qu'il était devenu... La crise des vocations, ça rendait l'Église imaginative, c'est sûr.


Elle aurait pu mettre un petit portrait, la demoiselle, quand même... tsss...
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P4.
--Preboist


Le bon Préboist a toujours gardé l'arme à l'œil quand on lui parle des calanques. Vigilant donc, il passa l'autre, œil, par dessus l'épaule du vieux, devenu un peu tendre, faut dire.


Bonne Mère, c'est des carabistouilles, ça !

Je connais très bien là bas. Il n'y a que des graviers. Pour les plages de sables fins, il faut aller plus par derrière les montagnes des maures. Où alors du coté des flamands roses. Mais, là, vous prenez le moustique qui vous fiche les cloques et les fièvres à vous vider de haut en bas, pendant trois jours.
Izaac
[le bruit des cloches dans les oreilles, et c'est assez énervant]

Izaac était descendu du pèlerinage pour squatter le presbytère, comme à son habitude. Faut dire qu'il y avait eu les élections, et le vieux ne manquait jamais de mettre son petit bulletin dans l'urne. En plus, il y avait celle de Petitced qui traînait. D'urne. Et il n'aurait jamais manqué un dernier hommage à l'homme qui venait le trouver dans les caves au poisson pour causer comme deux vieilles devant une tasse de tisane. Hélios ??? non, pas Hélios... c'était comment, déjà, son nom de proscrit réformé... Adhémar... Le vieux perdait la mémoire.



Ding Ding Dong Ding Ding !


C'est en basse ville qu'il avait appris la présence de ces spadassins dans les faubourgs. Des soldats perdus, qui erraient depuis la Bourgogne, depuis Nevers semblait-il.

-Triste époque, hein Préboist... les porteurs de casque se transforment en traine-savates... Je te dis que dans peu de temps, on les accusera aussi de porter des pestes d'outre-mer.

Préboist haussa les épaules. Il s'en fichait lui, il avait toujours le nez bouché. Alors, c'était pas une grippe de goret qui l'allongerait.


-Passe moi du papier, je te prie. Tu porteras cela là où il faut. Tu trouveras bien.


Citation:
Genève, aujourd'hui.

Cher monsieur Vrael, et vos amis.

Je me permets de vous écrire simplement. J'entends que vous escomptez constituer trois armées franches dans ma cité. Je vous confesse que je suis surpris. Vous devez connaître la loi. Genève est un sanctuaire que je protège. Je me permets donc d'être un peu ferme, d'autant plus que vous n'avez point daigné venir me trouver. J'attendais pour le moins une petite bouteille de vin de la Loire. A défaut un boite de petits gâteaux secs de Nevers. Je sais bien qu'il faut que jeunesse se fasse et que j'appartiens à un temps révolu. La vieille école, comme on dit dans les grottes sombres et alcoolisées, peuplées de jeunes hommes et de jeunes femmes extatiques.
Vous comprendrez donc, vous, ou vos frères - je n'ai plus l'âge de faire dans la demie mesure -, je l'espère sans vous froisser, que je souhaiterais que vous ne troubliez pas l'onde pure près de laquelle je souhaite vieillir doucement, et en paix. Genève n'a pas à être troublée. La loi est la Loi. Vous la connaissez. Respectez-la.


Je finis comment...

Citation:
Veuillez agréer, patati patata...
Izaac


Bah, allez ! comme ça, ça ira. de toute manière, ils s'en moquent. Ce sont des jeunes. Mais ils pourront pas dire qu'ils n'ont pas été prévenus.

Tout fout'l'camp...

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P4.
Shera


Le repos à l'auberge avait fait du bien à Shera ; enfin le repos ... L'alcool à flot surtout. Voilà qui soulageait sa gorge, endormait la blessure de la nuit, et rendait son coeur moins lourd à porter. Saleté de brigande Aliette, ou aliguette ... L'homme avait prononcé le prénom, mais sa mémoire faisait défaut. La garce avait failli lui transpercer le sein droit. Pour un peu, elle serait devenue amazone. La plaie qu'elle lui avait faite avec une lame mal taillée ne demandait qu'à s'infecter. De l'épaule à la base du sein, tssss elle aurait du l'achever tient pour la peine !

Un peu d'eau sur la plaie, et un peu de bourbon qu'elle avait volé aux mécréants cette nuit, et voilà qu'elle s'était empressée de cacher tout ça sous une de ses longues robes aux couleurs gitanes. Rouge sang, voilà qui lui allait à merveille aujourd'hui. Elle avait caché ses lames, un peu partout sur elle et avait laissé dans la chambre son écu et son épée.

L'alcool l'ayant rendu guillerette, elle fit bonne connaissance en la taverne et appris des choses très intéressantes. Alors comme ça le vieil Izaac ne sortait plus guère de chez lui. On disait qu'on y voyait des tas de colombes, tourterelles et pigeons y passer tout au long de la journée, mais pas d'Izaac en ville. Il devait se faire ravitailler.
L'homme au regard qui louchait sur le décolleté, lui apprit qu'on pouvait le trouver au presbytère. Il y avait contait il, en hésitant à porter sa grosse main sur sa cuisse, il y avait ... derrière l'église Saint Pierre, une ancienne cathédrale où un évêque, dont elle s'empressa d'oublier le nom, qui y avait dressé une taverne.
C'était par là bas que le vieil Izaac avait élu domicile. Et c'était là aussi qu'elle comptait se rendre. Justement, Zeph fit son apparition, et après avoir tenté le môssieur louche, elle s'envola avec le colosse. L'accueillant chaleureusement, ivrement, aurait été le mot :

Ahhh ! mon mari ! je ne vous le présente pas, hein ... Il est d'un jaloux, je crains qu'il ne fasse qu'une bouillie de vous ...

Petit sourire ravageur et moqueur, et voilà qu'une minute plus tard, elle était au côté du Sénéchal et l'entrainait tout sourire vers l'extérieur. La grande gentillesse dont elle faisait part à son égard pouvait laisser à penser à une reconnaissance pour la bagarre de cette nuit ; en fait, il n'en était rien. La bohémienne souriait car elle savait déjà quel mauvais tour elle allait lui jouer.

Zeph ... vous permettez que je vous appelle ainsi ... je ... je voudrais *hips* vous présenter quelqu'un. Je suis certaine que vous allez beaucoup l'apprécier, et sera vraie *hips* la réciprocité ... C'est trES important que nous le rencontrions ... vraiment ça me tient à coeur.
Oh non, laissez votre monture, marcher nous fera le plus grand bien ... vous n'estes pas blessé au moins ...



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Après une heure de marche silencieuse, retenant le suspens et mettant de l'ordre dans ses idées, Shera et Zeph arrivèrent enfin. Cette marche n'avait pas manqué de lui faire penser à son passé de fantassin. L'armée de Franche Comté, c'était là que tout avait commencé.
Observant la cathédrale éboulée et en piètre état, elle réprima un frisson de dégoût en pensant ce que les hommes étaient capables de faire en nom et place de la religion. Combien des siens avaient fini aux galères pour vénérer et servir les cieux ? pas le bon Dieu ...

Qu'est ce qu'Izaac pouvait venir faire en tel endroit ? Pas de doute, cet homme avait réellement la foi. Du regard, elle cherchait sans le voir. Où donc se cachait il ? Elle ne pouvait pas hurler son nom, Zeph aurait rebroussé chemin. Elle se demandait bien comment l'ex sénéchal allait réagir. La surprise viendrait bien assez vite.

Ce fut alors qu'elle le vit. L'homme, grand et sec, toujours vêtu de noir, avec ce col si serré qu'il finirait un jour étranglé, se tenait raide comme une pique à cinq mètres tout au plus d'eux. Shera s'arrêta et s'appuya sur l'épaule de Zeph pour murmurer discrètement :

L'homme que je cherche, c'est Lui. Il saura me dire où se trouve Fabulous. En temps normal, il est assez ... pacifiste. Alors quoiqu'il se passe, je vous demande d'en faire autant. Quoiqu'il se passe, vous avez bien entendu ?

Haussant un sourcil, elle lui lança un regard noir qui n'admettrait pas d'exception, ni même de question.

Allons y, il me tarde de savoir et de continuer ma route ...

Elle avança lentement, prenant soin d'écraser quelques brindilles pour annoncer son arrivée et ne pas surprendre celui qu'on appelait à tort le Vieux. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il était pâle comme un mort et se remettait difficilement d'une blessure qui l'avait considérablement affaibli. Aujourd'hui, il avait repris des couleurs et se concentrait à bêcher le petit jardinet. Méticuleusement, il bêchait, arrachait, et binait.

Des géraniums ? Hum intéressant. Je ne suis pas une fleur, mais permettez que je pose le pied dans votre humble jardin, messire ... Bien le bonjour, je suis venue suite à votre missive. Je ... je voudrais vous présenter quelqu'un ; j'ai cru comprendre qu'il était important pour vous que je choie l'artilleur, alors je vous l'apporte sur un plateau. Messire Izaac, permettez moi de vous présenter en personne Messire Zephirin, aventureux comtois de réputation. Zeph, messire Izaac, je pense que ... enfin qu'il n'y a nul besoin que je vous dise qui IL est ...

Offrant son plus beau sourire à Izaac, elle passa sa main à son front et essuya les gouttes de sueur qui apparaissait sur son visage presque aussi rouge que sa robe. Et hop un point partout. Izaac voulait faire le malin dans sa missive en parlant de Zeph et Lothilde, hé bien l'y voilà devant le grand ! Quant à Zeph et ses intentions douteuses ou hasardeuses, voilà qui le calmerait certainement. Au moins, peut être allait il apprendre à comprendre comment des Comtois avaient pu se retourner contre ce qu'était devenue la Franche Comté.

La rencontre promettait d'être épicée... Et voilà qui plaisait définitivement à l'Andalouse !
Izaac
[dans le jardinet squatté du presbytère]

A l'ombre du chantier de la cathédrale, encore noircie par endroit des traces de l'incendie, Izaac avait élu domicile. Non point qu'il apprécie l'ombre. Quoi que. Des fois. Izaac bronze rouge, très vite, quand il est exposé à la Lumière. Depuis le temps qu'on lui attribuait la réformation du Lion de Juda, la surproduction des marchés de l'Aristotélité, la mort de dizaines de gens, l'attaque de Pontarlier, La conquête de Constantinople par les turcs, la bouillabaisse à Marseille et deux ou trois enfants aujourd'hui cardinaux de l'Église de Rome... Il y avait quoi devenir rouge, des fois. Pour les enfants cardinaux, là, c'est un mensonge éhonté, vous savez. L'Église n'a pas besoin d'Izaac pour se corrompre.

Izaac, donc, sortait ses géraniums. Les petits pots de terre cuite rouge prenaient l'air devant le seuil de la petite maison. Un sac de crottin de cheval trônait à coté du puits. Les mains dedans, Izaac vit arriver la charmante bohémienne qui était venue le trouver jadis au pèlerinage. Le bon sang du vieux avait eu raison du vil poison qui l'avait alité alors.


Shéra, quelle bonne surprise ! Quel bon vent vous amène ? Je vous pensais à Grandson, chez l'ami Yoyo. Vous m'amenez de la cancoillotte, je vois.

Monsieur Zephirin, si je ne m'abuse. Vous n'avez point trop changé depuis l'an passé, où vous veniez sous nos murs tourmenter mes nuits de vos bombardes.


Le grand Siège...
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P4.
Shera


Impression ou non, Shera eut l'impression que le silence du Comtois ne présageait rien de bon. Aussi jeta t-elle un rapide regard vers lui, puis vers le vieux, et saisit ce dernier par le bras pour l'emmener un peu plus loin. Il ne s'agissait pas que l'ex Sénéchal lui tombe dessus, comme il était tombé sur Servane ...

Hum ... peut être n'aurai je point du l'emmener ici ... arf je ne sais quelle mouche l'a piquée .... Enfin, bref. Voilà ce qui m'amène ici. Dans votre courrier, là, ..., et elle joignit le geste à la parole sortant de ses jupons le courrier au papier jauni ...
Fabulous ... vous disiez qu'il était tombé au combat, mais je ne peux le cr..., enfin quoiqu'il en soit, il faut que je sache, que je le vois. Aussi je souhaiterai faire appel à vous ... pour savoir où il est tombé. J'irai le chercher, lui ou son corps. Passer de juge en Franche Comté à réformé contre la Franche Comté, ça mérite au moins une tombe digne. Beaucoup des vostres ont été amnestiés et ont pu quitter sereinement la FC, grâce à lui ... Acceptez vous de me renseigner ; bien sûr, votre prix sera le mien ...

Contrôlant du mieux qu'elle pouvait l'intonation et les vibrations de sa voix, elle tentait de rester distante. Elle avait pris soin de serrer ses mains dans son dos pour cacher la tension qui l'animait.
Demander un service, un renseignement, était à mille lieues de ces pratiques, mais pour Fabulous, elle ne pouvait agir différemment. Il en aurait sûrement fait autant. Toutefois, et c'était là son inquiétude quant à sa présence ici, qui justifiait par là même la présence du gros, c'est qu'elle ignorait totalement comment était perçu l'engagement de Fabulous dans le camp des réformés ...

Elle s'arrêta à l'ombre de petits arbustes odorant, humant le léger parfum, fermant les yeux pour en percevoir tout l'arome subtil, et en profiter pour ravaler les larmes qui lui montaient. Alors, elle rouvrit ses yeux noirs et les posa sur Izaac.

Ah mais comme je suis pressée et impolie. Je n'ai même pas songé à vous demander comment vous alliez ... Bien mieux, il me semble ...
Izaac
Ma chère Shera, je suis bien ennuyé, mais voyez-vous, je n'en sais pas un mot de plus. Fabulous a été allongé au champ du Salut devant Pontarlier. La bataille a été féroce, une vraie curée. A trois contre un, nous n'avions pas la moindre chance. Nous nous sommes fait tailler en pièce par les dolois et l'armée fribourgeoise.

Que vous a-t-on dit à Grandson ?


Izaac s'interrompt.

Voulez-vous entrer, il doit me rester du fromage et du vin.
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P4.
Shera


Devant Pontarlier vous dites ? Bien, alors c'est là que j'irai. J'avais osé espérer que ... oh Grandson ?! A Grandson, on ne m'a rien dit, voilà pourquoi je suis ici. Je ne sais ce que font ces réformés, mais dans mon clan, quand on partait au combat, sur les uns et les autres on veillait. Là on dirait simplement, que ... le temps passe, a passé, et que certains ont trépassé et que du même coup les autres les ont oublié. Je ne comprendrai décidément jamais votre Royaume. Mais qu'importe si je dois faire seule au nom de l'amitié et de la loyauté, je ferai.

L'idée d'un succulent vin et d'un appétissant fromage lui chatouillait les papilles, mais compte tenu du silence de l'homme derrière elle, elle ne préféra pas prolonger la rencontre inopportune. De même, Izaac n'avait pas répondu sur lui ; peut être ne méritait elle pas d'avoir des nouvelles de ces personnes.Peut être même était ce indélicat de s'en quérir ....
Encore une fois, elle s'était trompée. Elle n'avait plus le temps d'attendre, ni même de trainer si elle voulait avoir une chance de retrouver Fabulous vivant.

Je vous remercie de vostre sens de l'hospitalité, mais mon appétit n'est pas bien grand. Et amener cet homme ... n'a pas été ma plus brillante idée. Aussi, permettez nous de nous retirer. Je vous remercie pour ces quelques informations. Portez vous bien.
Izaac
[crépuscule genevois]

Izaac regarda longuement la femme qui s'éloignait. Que de désespoir dans ces pas emmêles de crinoline. Pas de danse, pourtant. Comme l'hallali sonné ce matin brumeux de mars. Au seuil de la bataille. La musique de la Grande Faucheuse lui revenait doucement aux oreilles. Il avait flirté avec elle tant de fois jadis. Danse avec moi...


Danse avec moi
Poupée de crinoline
Deviens ma proie
Libertine

Vierge aux abois
Va et viens
Défais-moi donc ce lit à baldaquin
Qu’en deux temps trois mouvements
L’on badine

Sonnez l’hallali
Sonnez ma mise à mort
Sonnez l’hallali
Sonnez ma mort

Sous mes verrous
Tu perdras ta vertu
Précieux atout
Ridicule

Sous mes yeux verts de galant
Délace-moi ce balconnet de soie
Que l’on morde enfin
Ton fruit défendu

Sonnez l’hallali
Sonnez ma mise à mort
Sonnez l’hallali
Sonnez ma mort...

Danse avec moi... Le vol de Shera annonçait souvent la mort. Triste Cassandre. Qui mourrait cette fois ? Izaac murmurait.

24ème article...
Il est rare de trouver en ce monde, aujourd’hui, un homme vraiment pénitent. Fabulous en était. Là où il est, il est bienheureux, sans nul doute.
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P4.
Zephirin
Souriant en coin, l’artilleur commençait à trouver le jeu de la bohémienne un peu...long, mais de la voir d’un coup souriante et agréable lui chassait derniers mois plus sombre. Voilà qu’ils marchaient depuis…non..voià qui la soutenait dans sa marche depuis 1 heures, elle à lui papoter sans cesse comme ces politiciens qui parlent et qui parlent pourtant de rien jusqu’au jour du scrutin. Et après ? Et après, ils oublient même jusqu’à votre nom. Lui présenter qui ? Arff…S’arrêtant un moment aux murmures, l’artilleur plissa les yeux. Qui s’était ce …cet homme ? Rester pacifique ? Serrant les dents, il regarda autour et posa la main à sa spathe. C’était quoi du coup ce piège ?? Pourquoi il devait être…pacifique ? S’arrêtant deux pas derrière l’ébène, le large artilleur resta immobile à la présentation. Izaac ?? Izaac le poissonnier ?? Saprisiti…Genève.
Fronçant les sourcils, il s’évita de hocher la tête et toisa Shera en serrant fermement le manche de sa lame. Arfff !! Elle fesait quoi la Shera ?? Elle venait le balancer en échange de…

Monsieur Zephirin, si je ne m'abuse. Vous n'avez point trop changé depuis l'an passé, où vous veniez sous nos murs tourmenter mes nuits de vos bombardes.

Ouais…c’était bien lui. Celui du siège lors de la campagne avec la Maxima. Laissant sa lame en soulevant un sourcil, il regarda en direction du vieil homme et croisa les bras en bombant un peu le torse.

Vous non plus, messire.

Restant silencieux en les voyants s’éloigner, le sénéchal observa les alentours. Tant pis pour le premier qui sortait en sa direction au jardin, il serait pourfendu. Le pire endroit sur terre, pour le moment, c’était, cet endroit. Shera devrait lui offrir explications sur mieux, qu’un fond d’alcool, et tant pis si il devait la traîner à son épaule au retour. Enfin, s’ils en revenaient. S’éloignant un peu au jardin, il revient doucement à son point de départ après un temps . Rhaaa..mais..elle allait y passer toute la nuit à discuter avec cet ennemi de la FC ?? Plissant les yeux, il vit le vieux affairé à ses fleurs. Seul. Mais ? Où elle était passée ?? Tournant la tête partout, il posa de nouveau la main à sa lame en faisait quelques enjambées. Mais…elle n’était pas partie en l’oubliant là ?? Enlevée ?? Il revint prestement en martelant le sol sur l’homme qui chantonnait. Lorsqu’il se redressa doucement tout en se retournant, l’artilleur étira le bras gauche d’un coup et empoigna l’homme au collet, lui posant le poing sous le menton lui postillonnant au visage en évitant le rammener à lui. Le bras droit replier avec la main à hauteur d'oreille, il serra le poing.

Elle est où ???
Dites moi où elle est !!! Ou je vous jure que je vais pas attendre mon armée pour mettre à mal le lion, judas et les amis des amis
de ses amis !!!! Je répète. Où...est... Shera ...Messire ?
Izaac
[le col accroché à la pogne du comtois]

Parlez moins fort, Monsieur Zéphirin. Vous allez m'éborgner de vos postillons.


Shéra annonçait donc sa mort à lui, cette fois ? Izaac eut un petit sourire intérieur, qui ne se voit pas. Ce qui est normal s'il est intérieur. Là, il demeurait pantois, pendu au poing du planton qui le plaquait prestement, sans complaisance aucune pour le pépé du Lion. Plastronnant comme un plantigrade pontissalien, Zéphirin allait emplâtrer le poissonnier genevois.

Pfffff....


Mon Sieur Zéphirin, inutile de vous préciser, je crois, que ce n'est pas en me secouant comme un noyer que vous ferez réapparaître la bohémienne. Je ne mange pas les petits enfants, ni les jeunes femmes. Quoi qu'on en dise chez vous.
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Zephirin
Fronçant le nez aux paroles du maigre moustachu, l’artilleur relaxa sa mâchoire et délia doucement ses doigts de la droite en évitant bien de trop relâcher sa prise aux étoffes du guerrier… jardinier. Se passant lentement le revers de la main au nez, il resta un moment hésitant regardant autour. Et si les enfants ne venaient pas des choux, ni des cigognes mais bien…des géraniums hein ?? Un bouffeur d’enfants… Secouant la tête en reprenant ses esprits, il relâcha sa prise en soufflant à une mèche à son nez avant de le pointer du doigt. Tournant le regard aux environs, en reprenant plus calmement, il ramena le regard sur l’homme, reposant le pouce à son ceinturon.

Je suis pas...sieur. Je suis..artilleur. Auriez-vous l’obligeance…. de me dire….ou est passé la bohémienne, je vous prie ?

Restant fixé sur l’homme, il ne pu s’empêcher de penser en effet aux légendes qui courraient de par delà la frontière. Un homme de 9 pieds !! Avec des moustaches jusqu’aux genoux !! Celui qui s'offre les robes de bure et les soutanes helvétique et…qui attirent comme un sorcier toutes les donzelles à des lieues à la ronde en de occultes rites, farfouillant des doigts aux entraîlles de poissons attrapés à la pleine lune. Psfff…à croire que la moitié des Comtois étaient débile !!! Toujours avoir l’adversaire en respect, même s’il est …enfin …euh…plutôt court et maigrichon. Relevant le menton marquant son insistance à une réponse il soupira.
Izaac
[quelques jours plus tard]

Le vieux grommelait. Mais qu'allait-il faire dans cette galère... ?


Bon, je prends la petite laine ? A berne, il fait frisquet quand même. Préboist, tu en penses quoi ? je prends la noire, où je tente la couleur ? Comme bourreau, le noir c'est mieux quand même, non ?


Izaac emménageait pour quelques temps dans une grosse tour cossue, celle du bourreau des helvètes.

Quand même, Préboist, ça jette, bourreau des helvètes, non ? Si Humbert et Guillaume voyaient ça...


Izaac eut sa petite pensée nostalgique. Kurian... ahhh, le bon temps du juge Kurian... avec les potes, on avait fait les quatre cent coups, à l'époque. On s'en était pris des raclées, à l'époque. C'est qu'il était un tantinet grognon, Kurian. Fallait pas l'emmerder. Il avait le hachoir facile. Définitivement, c'est lui qui lui avait donné la vocation. Depuis ce temps là, Izaac voulait faire juge et défendre la veuve et l'orphelin. Merci Kurian, paix à ton âme.

Tu te rappelles du vieux juge Kurian, toi, Préboist ? Nan, bien sûr, tu ne te rappelles plus...


Vieux con... Ajouta discrètement Préboist.
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