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[rp] L'arbre à Poème

Exael
Exaël jamais à court d'idée décida de s'adonner aux poèmes , chacun pouvait venir près de cet arbre non loin de la mairie et y déposer le sien (pas de flood , du rp merci) .

Si l’amour n’existe pas, O Dieu, alors qu’est-ce que je ressens?
Et si l’amour existe, quelle chose est-il, qui n’est pas le néant?
Si
Et si j’y consens, elle est à ma charge
Ma plainte, vraiment: Ainsi ballotté de long en large
Sans gouvernail _dans un bateau je suis;
Au milieu de la mer, deux risées essuie,
Qui toujours l’une contre l’autre, soufflent batailleuses.
Hélas! Quelle est cette maladie merveilleuse?
De la chaleur du froid, de la froidure du chaud, mourant je suis..
l’amour est bon, d’où vient mon malheur?
S’il est mauvais, une merveille, il me semble, en demeure,
Quand chaque adversité et tourment
Qui viennent de lui, me semblent nectar gourmand,
Car plus j’en ai soif, plus j’en suis buveur.

Et s’il vient de mon propre désir que ma brûlure jamais ne soit extincte,
D’où viennent mes gémissements et ma plainte?
Si mes maux m’agréent, alors à qui est-ce que me plains?
Je ne sais pourquoi, infatigable, je n’en défaille pas moins.
O mort vivace, O doux coup, aux si désuètes arrière-pensées,
Comment, se peut-il, de toi, y avoir, en moi, si grande quantité,
A moins que je ne consente que tu sois ainsi invité?


*Geoffrey Chaucer ( 1340-1400 )
_________________



"Nec Proditor, nec Proditur, Innocens Feret "
Asselyne
Une conversation, une soirée, une nuit étoilée et avant de s'en retourner la voilà à suivre ses pas vers l'arbre. Lyne s'approcha discrètement et profitant d'être seule, laissa sa plume se dégourdir. Elle sourit en se relisant, laissant sécher l'encre en secouant doucement le papier. Elle laissa le texte parmi d'autres et s'en retourna à ses affaires.



S'enfuit le sommeil, s'étirent sans heurts
D'une nuit paisible, les longues heures.
Et je veille toujours, confiant à la lune
Mes bonnes ou mauvaises fortunes.

Oreille amie de cette blonde silencieuse,
Coquette nocturne à la peau laiteuse
Dont les doigts fins et froids de lumière
Caressent toutes les âmes qui errent.

Aujourd'hui s'attardent avec regret,
S'effaçant lorsqu'enfin demain parait.
Hier n'est plus, dans l'étreinte du passé,
Qu'un souvenir qu'on aime à ressasser.

S'étirent les heures, s'enfuit le sommeil
Les paupières ouvertes au lever du soleil,
Naissance du jour et d'un léger sourire,
Premier pas joyeux d'un nouvel avenir.

_________________
Baltair.mac.cann
Baltair vint avec son luth, pour chanter au pied de cet arbre, en pensant fortement à sa Sorcha ... Il avait fière allure avec son surcot propre, la barbe taillée et les cheveux coiffés. Il se souvint des ballades Gaéliques et Françoyses qu'il chanta, accompagné de luth ou de clarsarch, pour ravir la promesse de sa belle ... qui avait du mal à lui pardonner ses nombreuses incartades. Mais nul doute qu'il aima sa belle...



Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.

Qu'adès sans tricherie
Chierie
Vous ay et humblement

Tous les jours de ma vie
Servie
Sans villain pensement.

Helas! et je mendie
D'esperance et d'aïe;
Dont ma joie est fenie,
Se pité ne vous en prent.

Douce dame jolie...

Mais vo douce maistrie
Maistrie
Mon cuer si durement

Qu'elle le contralie
Et lie
En amour tellement

Qu'il n'a de riens envie
Fors d'estre en vo baillie;
Et se ne li ottrie
Vos cuers nul aligement.

Douce dame jolie...

Et quant ma maladie
Garie
Ne sera nullement
Sans vous, douce anemie,
Qui lie
Estes de mon tourment,

A jointes mains deprie
Vo cuer, puis qu'il m'oublie,
Que temprement m'ocie,
Car trop langui longuement.
Douce dame jolie...




Douce Dame Jolie - Guillaume de Machaud ( XIV e s)
En français moderne :

Douce dame jolie,
Pour (l'amour de) Dieu, ne pensez pas
Qu'en dehors de vous seule
Une autre règne sur moi
(et songez) Que toujours sans tricherie
Chérie
(je ) vous ai humblement
Servie
Tous les jours de ma vie
Sans viles arrière-pensées.
Hélas! Et je mendie
L'espoir d'un réconfort
Et ma joie va s'éteindre
Si vous ne me prenez en pitié
Douce dame jolie
Mais votre douce domination
Domine
Mon cœur si durement
Qu'elle le contrarie
Et le lie
En amour grandement
Qu'il n'a d'autre envie
Que d'être en votre compagnie
Mais votre cœur
Ne me donne aucun signe despoir.
Douce dame jolie.
Et ma maladie
Guérie
Jamais ne sera
Sans vous, douce ennemie,
Qui vous régalez de mon tourment.
À mains jointes, je prie
Votre cœur, puisqu'il m'oublie,
Qu'il me tue, par pitié,
Car il a trop langui.
Douce dame jolie...
Asselyne
Sur le chemin pour rentrer au domaine, Lyne s'arrêta devant l'arbre sur la place, prit de quoi écrire de sa besace et rédigea ces quelques lignes



Tant que mes yeux pourront larmes espandre,
A l'heur passé avec toy regretter :
Et qu'aus sanglots et soupirs resister
Pourra ma voix, et un peu faire entendre :

Tant que ma main pourra les cordes tendre
Du mignart Lut, pour tes graces chanter :
Tant que l'esprit se voudra contenter
De ne vouloir rien fors que toy comprendre :

Je ne souhaitte encore point mourir.
Mais quand mes yeus je sentiray tarir,
Ma voix cassee, et ma main impuissante,

Et mon esprit en ce mortel sejour
Ne pouvant plus montrer signe d'amante :
Prirey la Mort noircir mon plus cler jour.

_________________
Malty


Ce promenant de part le village le jeune homme faisait plus emple connaissance avec sa ville il toucha un tronc et fut surpris d'y trouver une collection de texte poétique il en lut quelques uns puis ce sentis inspiré le hazard voulu qu,il eu de quoi écrire dans sa besace

Citation:
La tige verte
que l'été me laisse naître
n'as que peu de sens certes
elle ne cherche qu'a connaitre

touche un mur ici
ce bute a un arbre là
aveuglé par le ciel di
bercé par noct



Faramouss
Saute saute, petit bateau
Cours, cours petite limace
Vole vole joli coeur
Pleurs, pleurs, homme de pierre
Mais souris, oui souris
Devant tant d'appétit.
J'ai faim, faim depuis des années
Mais je ne sais pas manger.
Alors, je vais me taire
Et retourner cultiver ma terre.
Asselyne
Lyne revint comme tous les matins laisser une trace de son passage. Sortant de sa besace, une plume, un encrier et un velin, elle prit appui sur une pierre plate lui servant de pupitre et laissa courrir sur le papier l'encre qui dessinait lentement les courbes de chaque mot.



O mon bon tavernier, dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !
Et je crie tout joyeux vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers où gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.
C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orage !

Femmes ! je bois à vous qui riez du chemin
Ou l'Idéal m'appelle en ouvrant ses bras roses;
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main !
Pendant que tout l'azur s'étoile dans la gloire,
Et qu'un rythme s'entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant je n'ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire !
Les cloches ont chanté; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis envolé dans mon rire sonore,
Et si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

_________________
Lefaluf
Alors qu'il se promenait dans la ville, pensant à diverses choses et se sentant quelque peu gagné par un sentiment étrange, de vide ou de nostalgie... Il se rappelait comment il était arrivé là où il est et divers évènements de sa vie qui n'avaient pas forcément de connexions les uns aux autres. Il s'arrêta devant l'arbre et pensa à un lieu similaire qui existait il y a longtemps. Il aimait bien les arbres, et trouvait que c'était une merveilleuse idée de lier la poésie à quelque chose d'aussi majestueux.

Il se dit donc, tiens, je n'ai qu'à écrire un poème sur les arbres! Il prit de quoi écrire et se mit à la tâche. Il réunit ses idées dans sa tête et écrit ce qui suit:





Les âmes passent, les corps trépassent
La vie créée, l'amour donné
Dans le souffle de temps, tout s'efface
Témoins millénaires, les arbres restent muets

Réceptacles de beauté et d'horreur
Les stries imprégnées d'amour et de haine
Abandonnés dans la joie ou la douleur
les souvenirs coulent dans leurs veines

Les écorces craquelées nous chantent
Les mélodies de la vie
Lorsque les larmes brillantes
Se meurent dans l'oubli


Satisfait, il leva la tête pour observer les branches, autant de bras menaçants ou protecteurs, tendus au dessus de lui. Il respira l'odeur de l'arbre et le serra fort contre lui. C'était sa façon de montrer son amour à la nature. Puis il s'assit près de l'arbre et joua une petite mélodie avec son luth en pensant à son père et sa mère. Il finit une bouteille de whisky qu'il avait depuis son voyage en Angleterre et se dit qu'il devrait y retourner, histoire de faire des réserves.

Il s'assoupit près de l'arbre pendant quelques heures. Ensuite, il se leva et partit en direction des tavernes.
Exael
Un franc succès cet arbre , les gens venaient y déposer leur mots , c'était plaisant de pouvoir s'exprimer et d'y laisser la trace , de nouveau le jeune brun prit sa plume , un vélin et se laissa guider par l'inspiration

Au pied du mur je me voy sans eschelle

Au pied du mur je me voy sans eschelle,
Plus je ne sçay de quel boys faire fleches,
Faulte d'Argent m'en donne les empesches,
Triste j'en suis, jà ne fault que le celle.

Durant ce temps mon corps d'ennuy chancelle,
Mes joues sont mesgres, palles et sèches,
Au pied du mur.

Si ayde n'ay du bon Dieu et de celle
Devant lesquelz a deulx genoulx me fleches,
De ma vie je ne donne troys pesches,
Car de vertu j'ay moins qu'une estincelle
Au pied du mur.


Il l'accrocha sur une branche tombante et file plein d'entrain .
_________________



"Nec Proditor, nec Proditur, Innocens Feret "
Asselyne


Je l'appelais "mon Cœur", il m'appelait "mon Ange"
Le parfum de ces mots enflammait ma raison
L'amour en filigrane ourlait nos doux échanges
Et nous enveloppait de troubles et de frissons

Comme j'étais son Ange et qu'il était mon Coeur
J'avais ce désir fou d'illuminer sa vie
Et d'offrir à ses pas un tapis de bonheur
Afin que chaque instant lui soit un paradis.

Je devrais l'oublier, conjuguer au passé
Mes sentiments pour lui, cet amour tellement fort,
Malgré tous mes efforts rien ne peux l'effacer
Je ne puis l'oublier puisque je l'aime encore

J'erre sans but, sans foi, dans ce monde ennuyeux
Dévorée par l'amer du bonheur qui s'effrange
J'ai la gorge nouée, les larmes pleins les yeux
Car je ne suis plus rien... Je ne suis plus son Ange..

_________________
Malty


Revenant a l'arbre Malty ce torturai l'âme

termite tu me ronge
mon cœur de bois endormi
ce tord dans les ronces
contre les épines tu m'appuis

La douleur me torture
comme une vielle blessure
et ce mal animal
me seras fatal

si je sort je porterai ma croix
comme tout les autre avant moi
si je reste tu me déteste
et pour toi j'aurai la peste

Je ne suis rien qu'un morceau de vielle arbre
planté au fond de moi
un vieux chêne bien dur
qui m'as toujours servit d'armure

et voilà que toi jeune fleurette
tu viens ébranlé mes ramures
tu fouille au fond de mon âme vieillit
comme tu défait un grand lit

le sol en lequel je croyais s'est dérober sous mes pieds
et toutes les certitudes qui me restait sont a jamais envolé
et je reste seul dans un monde sans repère a chercher la sortie
un chemin où je te retrouverais si tu veux d'un ami






les pensées ce sont envolé sans forme bien précise ,comme volé par cet arbre gourmand de comblé ses désirs
--.asselyne


Abandonnée par l'amour,
Sentir l'explosion de haine,
Pour faire mal à son tour,
Se défaire des ses chaînes.

Trahison de l'amitié,
Ressentiment orgueilleux,
Et devenant sans pitié,
Pour haïr encore mieux.

Dériver dans la rancœur,
Etre une abomination,
Imaginer des horreurs,
Se complaire en déraison.

Souhaitant ta mort la nuit,
J'attends ton retour le jour,
Crevant de mal et d'ennui,
La haine est sœur de l'amour.
Exael
Exaël retrouva l'arbre ou il eut la bonne idée d'y mettre des poèmes , il lu chacun des vers , certains étaient vraiment beau , il y a du talent,d'autres par contre passaient leur temps à ruminer alors que cela ne servait à rien , tourner la page était la seule solution ...Il prit sa plume et écrivit ses humeurs .



Oh toi que j'aime depuis l'aube de ma vie
Quel bonheur de te retrouver
Tu es à jamais celle qui berce mes nuits
Celle que j'aime pour l'éternité
Tu es en moi à chaque moment de la journée
Tu brûles à l’intérieur et tu ne te consumera jamais
Oui Kem tu es la flamme qui me fait vivre
Sans toi je ne suis rien, plutôt mourir

_________________



"Nec Proditor, nec Proditur, Innocens Feret "
Domenika
Kem vint à l'arbre, alors qu'elle visitait le village, écrasé par la chaleur. Elle parcouru les poèmes inscrits sur le recueil, et sourit à la lecture du dernier... A son tour, elle rédigea un petit poème ...




Depuis le premier instant,
Liés par le destin, hasard enivrant,
J'entends le bruit sourd,
De mon cœur éperdu d'amour,
Par deux fois séparés,
Ô destin cruel,
Nos pas se sont recroisés,
Hasard providentiel,
Au fond de moi, j'ai toujours su,
N'appartenir qu'à toi, même t'ayant perdu
Je resterai la lumière de tes nuits,
Et toi le prince que j'ai séduis...


_________________
Lefaluf
Lefaluf courait vers l'arbre à poèmes pour se réfugier, il espérait trouver un remède après avoir été exposer à trop de haine... il espérait que la poésie pourrait l'aider à se débarrasser de ce sentiment désagréable qui lui restait. Pourquoi? pourquoi fallait-il toujours detester.. tant de haines, il souffrait trop.. C'est comme si la haine avait été une lance en fer et lui transpercé maintenant le corps. Il aurait préféré une torture physique à ça, être exposer à l'affreuse conception de l'esprit humain, dans toute son horreur...





Les mots, toujours les mots,
trahissant un état d'esprit,
le fond de la pensée
Leur violence est de trop
Pourquoi souffrir ainsi?
pourquoi autant détester

Se libérer, à tout prix
Trouver, ce que l'on veut
Ce dont on a besoin
peut être un peu d'amour,
même beaucoup
Oui, voila la réponse,
à ces maux terribles

répandus avec un souffle,
transperçant l'espace,
pénétrant l'esprit
comme une lame vicieuse
dans le coeur d'un innocent




Il s'arrêta d'écrire. Ca ne ressemblait à rien, mais au moins il avait laisser l'encre emporté un peu de la douleur. Il sourit à la lecture de quelques poèmes laissés par d'autres et s'en alla, fatigué et triste.
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