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[RP fermé] Intimité ..... dévoilée II

Hegide_iliard
- Regarde Hégide, regarde ce que tu aurais pu être !

Je lève les yeux vers elle, étonnée qu'elle m'adresse la parole. Elle agite une fiche d'identité avec mon portrait devant mon nez et je me recule, les sourcils froncés. Cette idée me déplait déjà.

Au commencement, il est clair que j'ai un peu cafouillé, mais Dieu lui même a fait des erreurs non ? Il a même créé la femme, dire s'il est loin d'être au point !

Elle ricane.... Elle regarde cette fiche et s'attarde un moment sur la description.

Déjà que je ne suis pas celle qu'on voit au quotidien, comment voulez vous que je sois encore une autre fille ?

Tais toi Hégide. Tu es ce que tu es. Je n'ai pas maîtrisé ni l'image que les gens connaissent de toi, ni ce que toi tu es ici, sous ton masque bleu.
J'ai été tributaire des aléas comme on dit, des rencontres et de l'air du temps !


La voilà qui philosophe et qui s'embarque dans des considérations qu'elle imagine poétiques ou inspirées sans doute... "Des rencontres et de l'air du temps"... Si elle pouvait cesser de tourner autour du pot...

Que me voulez vous ?

Rien ! Te montrer ça. J'ai fait le tour rapidement des gens qu'on voit ici et la majorité des gonzesses ont un portrait d'elle flatteur... Alors je me suis dit que j'aurais pu faire des portraits moi aussi... Après tout ya bien des gens qui font des bannières?
Pis là... j'ai eu une idée. Disons que ça en jette ! Allez, écoute donc Hégide, je te lis le début et tu me dis ce que t'en penses. Tu vas voir, c'est la claasse... Je suis sure que ça va se vendre c'truc là.
Ecoute, écoute !


Elle prend une profonde inspiration et prend un air théatral, très prétentieux. Seigneur qu'elle est imbue d'elle même... J'ai honte d'être sa chose.

Silence Hégide ! Cesse de penser ! J'entends tout !

J'étouffe de cette impuissance. Je n'ai d'autre choix que d'obéir.

La fiche d'identité idéale selon Jd

Je me trouvais dans l'hiver de ma vie et les hommes que je rencontrais tout au long de ma route étaient mes seuls étés. Le soir je m'endormais avec en tête une image de moi-même dansant, riant et pleurant avec eux.
Il y a eu trois ans durant lesquels ma route est devenu une sorte de tour du monde sans fin, et les souvenirs de ces hommes, étaient la seule chose qui me permettait de tenir debout, mes seuls vrais moments de joie.

J'étais une chanteuse pas vraiment connue qui avait jadis rêvé de devenir un magnifique poète - mais depuis une succession inopinés d’évènement ont détruit ces rêves et les ont divisés comme un million d'étoiles dans le ciel de la nuit en apportant un de mes souhait dans chacune d'elle - scintillant et brisé.


T'as vu ? un poète scintillant et brisé.... Tu trouves pas ça romantique ?

La succession d'évènements inopinés ça laisse le lecteur dans le vague et moi ça me repose les doigts. Je me casse pas la tête à imaginer des conneries comme une mère ivrogne assassinée par son mari en traversant le channel depuis l'Angleterre ou un père pédophile qui t'a violé jusqu'à ta majorité et lâchement vendue à un marchand de femmes.

Elle me regarde un instant, pensive. Elle n'attend pas de réponse à ses questions stupides.... Me voit elle seulement, toute à la lecture de la fiche d'identité et de son histoire ?

Elle reprend sa lecture.

Mais je ne m'en souciais pas vraiment parce que je savais ce que ça coûtait d'avoir tout ce que tu as toujours voulu et puis de tout perdre pour comprendre ce que signifie le mot liberté.
Quand les gens que je connaissais avant ont découvert ce que je faisais, comment je vivais, ils m'ont demandé pourquoi. Ca n'a aucune utilité de l'expliquer à des gens qui ont une maison, un chez-soi... Ils ne savent pas ce que c'est, eux, de chercher de la sécurité à travers une autre personne, d'avoir pour maison n'importe quel endroit où tu peux poser ta tête.


Ca c'est pour l'effet un peu tragique, Hégide. Tu vois, ça te met en position de la pauvre-fille-abandonnée-genre-Rémi-sans-famille tu vois ? Tu crois que je met un L majuscule à Liberté ou ça fait trop pompeux ?

... Avec un tel pedigree, t'aurais eu un succès fou auprès des types. Ces cons là aiment bien sauver la veuve et l'orpheline. Surtout sauter l'orpheline hin hin.... Au fait... Comment il va le tien ?


Je la regarde bêtement. Si elle avait tant voulu que je me trouve un autre type que lui, c'était à elle de choisir non ? C'est moi la pantine, c'est elle la marionnetiste !

Heu... je vous rappelle que c'est vous qui tirez les ficelles....et puis, celui là me va bien

Hein ? Ah oui...... ... Ta gueule Hégide, t'as pas à me rappeler qui fait quoi. Ecoute plutôt la suite et après j'ai prévu une chanson. Tu vas voir, ça jette.

J'ai toujours été une personne peu commune, ma mère me disait que j'avais une ''âme caméléon''. Pas de ''boussole-morale'' pointée en direction du Nord, pas de personnalité fixe. Juste une profonde indécision aussi vaste et ondulée que l'océan. Et si je disais que rien de tout ça n'était prévu, je mentirais parce que je suis née pour être cette autre fille - celle qui n'appartient à personne, ce qui fait d'elle la possession de tout le monde, qui n'a rien - et qui pourtant a envie de tout avec un désir ardent de tout expérimenter et une obsession de la liberté qui me terrifie au point de ne pas pouvoir en parler - qui me pousse à la folie, une folie nomade qui m'éblouit et à la fois m'étourdit.

Erfff.... La phrase un brin longuette hein... J'avoue que là, j'aurais pu faire mieux. Les gens vont devoir relire pour tout comprendre, on dirait du Stradivarius...

Non non.... On comprend. Enfin moi je comprends à peu près. Mais c'est vrai qu'il faut relire...


Ouais. Ben je vais laisser comme ça, juste pour faire chier. Et puis quoi ? C'est moi qui commande non ? Ca écrèmera le lecteur !

Pourquoi vous me montrez cette fiche Jd ? Ce que vous avez fait de moi ne vous plait pas ? Je l'aime bien ma vie moi finalement. Je vis un truc pas commun. Je me mouille chaque jour ou presque. Et puis je suis toujours vivante ! Preuve que je me démerde pas trop mal non ?

Ah si ! Ca me plait oui ! Mais j'aime bien la chanson. Et puis la chanteuse est belle ! Ecoute là plutôt que de l'ouvrir sans cesse.... Tu vas finir par faire croire que tu maîtrises quelque chose et ça me plait pas. Tais toi !

La chanson se passe et je me tais. J'ai bien trop peur qu'elle ne la coupe d'un coup et que je me retrouve sans plus rien que le silence. Je suis déjà abasourdie qu'elle déboule ainsi, d'habitude c'est pas à moi qu'elle parle.
Elle regarde le vide là... le regard perdu.
Je me demande si elle se rend bien compte que, souvent, c'est moi qui mène la barque. Que le temps qu'elle passe à me faire agiter les bras, les jambes et ouvrir la bouche, c'est moi qui lui vole.

Je te vois Hégide.... et je connais tes pensées.

Elle me sourit. Merde... c'est vrai qu'elle sait tout. Moi aussi j'oublie parfois que sans elle je ne suis rien.

Chut !

Le silence se fait un moment encore et lorsque la chanson se termine, elle s'ébroue.

Chouette hein ? Ya tout la dedans ! La belle nana, les mecs un peu mauvais garçons, l'idée de famille, l'amour, la loyauté, l'idéal... La tendresse aussi, important ça la tendresse.

Cette femme est folle. J'en suis persuadée désormais. Il faut que j'avertisse le monde !

Et voilà le final ! L'apothéose de l'histoire. Ecoute Hégide plutôt que dire des conneries !


Avant je priais toutes les nuits afin de trouver mes ''gens'' - les personnes avec qui je pourrais partager le même monde - et je les ai trouvés, sur cette autoroute. Nous n'avions rien à perdre, rien à gagner, et plus rien à désirer - à l'exception de faire de notre vie une oeuvre d'art.

Vivre Vite. Mourir Jeune. Être Effréné. S'amuser.

Je crois à l'ancienne Amérique. Je crois en la personne que je veux devenir. Je crois en la liberté de l'autoroute. Et ma moto n'as jamais changé. Je crois la bonté des étrangers, et quand je suis en guerre avec moi-même, je roule, encore, et encore...

Qui êtes-vous? Vous tenez-vous à l'écoute de vos désirs les plus noirs? Avez-vous créé une vie où ils pourront s'exprimer? Moi, je l'ai fait. Je suis une putain de tarée, mais je suis Libre.

Elle me regarde, un sourire satifait sur le visage et ouvre ses bras en tenant la fiche entre ses doigts.

On transpose tout ça à la sauce début renaissance et le tour est joué !

Alors Hégide ? Tu crois qu'on la vendrait cette histoire ?



* en bleu : texte de "Ride" de Lana del Rey, en background. Chanteuse rpiste à ses heures.


[Bonjour, suite à une décision de plusieurs modérateur, je vais vous demander de modéré les parties que je vous mets en taille 0 afin de retiré la partie HRP(c'est à dire tout les passages qui parle du JD) qui se trouve dans votre RP comme le demande les régles d'or. En cas d'incompréhension, de questionnement, ou autre, merci de m'envoyé un MP.
Modo Tord]
Hegide_iliard
Leçon n° 1004.00

- j'étais content bien entendu de cette agreable surprise. l'reste a été un fiasco monumental... J'sais sans doute pas m'y prendre avec toi
- Je ne veux plus recommencer ça. Tu n'imagines pas le pouvoir que tu as sur moi... je .... tu me fous la tête à l'envers !
- Tu m'as manqué .......comme jamais ..... on n'sait pas .......faire les choses simplement....c'est comme une boule de neige que tu roules et qui devient énorme ......c'est impressionnant
j'ai envie de te baiser pour te faire taire et évacuer cette rage que tu fais naître en moi.
j'ai envie de te repousser au plus loin de moi la minute suivante
j'ai envie de hurler en te voyant ailleurs
j'ai ensuite l'désir de te voir loin et d'être ailleurs
c'est monstrueux !

- ça me fait la même chose... je ne peux pas etre sans toi ... et ni avec toi.. c'est insensé. Il faut que ça s'arrête.. on ne tiendra jamais comme ça..
- je me suis retenu mille fois aujourd'hui entre te sortir de taverne comme un sauvage et mille fois de te maudire !
- Bon sang et moi je t'attendais ... je me disais... il va bien venir m'attraper par les cheveux oui ... et en même temps, je me disais s'il débarque, je le quitte....
.... on ne sait pas s'aimer

- Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme ça
Hegide_iliard
C'est le printemps. La nature commence à revêtir des couleurs tendres. Le soleil se fait plus présent et les rayons ardents de ce début d'après midi réchauffent tout ce qui est vivant dans ce monde. Je crois que c'est en Touraine, ou au Poitou, je ne sais plus.

Nous sommes trois. Trois femmes, ni des enfants, ni des grand-mères. Dans la fleur de l'âge dirais je.

Le jardin qui nous entoure appartient à une tavernière qui l'entretient avec soin, chaque jour, afin que ses clients puissent y prendre un verre en toute quiétude. Il y a des iris mauves et jaunes, un lilas blanc et quelques pieds d'hortensias dont les tiges vert tendre ont poussé d'un coup en quelques jours.

Je suis allongée sur le coté, sur une couverture de laine qu'on a étendue pour ne pas que l'humidité vienne rendre l'endroit inconfortable, ma tête est appuyée sur mon coude. J'arrache des brins d'herbe que je porte à mes lèvres pour les mordiller paresseusement.

Mes compagnes sont, quant à elles, installées sur des fauteuils de toile. L'une d'entre elle abrite son teint sous une ombrelle de dentelle et le soleil troue la toile pour venir dessiner des arabesques d'ombres sur son visage. Elle fait tourner l'ombrelle entre ses doigts et un caroussel s'anime sur sa peau diaphane.
La seconde, a la peau plus mate et est habituée à l'ardeur du soleil. Elle a renversé sa tête en arrière contre le dossier de son fauteuil et elle offre, au contraire de la première, son visage à l'astre lumineux, les jambes allongées devant elle et les paumes tournées vers la chaleur, ses yeux sont clos pour ne laisser filtrer que le rouge du soleil à travers ses paupières.

Je suis silencieuse pendant que les deux femmes discutent de choses futiles. De robes si je me souviens bien, de fleurs, de cuisine je crois aussi, à moins que ce soit du prix des denrées au marché, je ne me souviens plus tout à fait. De sujets féminins en tout cas. Des hommes. De leurs attentes à leur égard... De leurs espoirs et de leurs échecs aussi.
J'écoute une de mes compagnes nous confier ses recherches, ses désirs, sa frustration aussi de ne pas trouver un homme à la hauteur de ses espérances. D'hésitations en phrases qu'elle ne termine pas, l'aveu de son échec a mis du temps à venir mais dès le moment où elle l'a exprimé, le débit s'est fait plus rapide, comme si cette confession était urgente et ne souffrait aucune interruption.

J'ai l'impression que si je la regarde avec trop d'insistance, elle va s'arrêter. Alors je regarde l'autre femme, celle dont la peau est plus dorée. Je la détaille, impudique, remonte ses jambes offertes au soleil. La robe s'est ouverte et je peux voir une fourmi grimper le long de son mollet.
D'un geste négligeant, elle la chasse pour se réinstaller ensuite et poser sur moi un regard bienveillant.
Elle est belle et le sait, alors elle se laisse faire et je continue de la regarder.

J'arrache des brins d'herbe pour occuper mes doigts et j'ai un peu froid là où ma hanche repose sur le sol. Soudain, le babil s'interrompt dans une montée de ton. La première femme pose une question que je n'ai pas écoutée. Ca n'a aucune importance, la belle lui répond. Je peux en profiter pour regarder ses lèvres bouger, enveloppant les mots comme on le ferait de sucre, d'une voix flutée. Moi je me laisse porter par le son de ses paroles et je laisse mes pensées vagabonder .

La conversation s'anime et l'esprit de la première femme s'échauffe. il n'y a aucune animosité cependant et surtout, peu de pudeur. Rien de ce qui se dit ne sortira du cercle, de toutes façons ça n'intéresserait personne.

Ils en veulent plusieurs. Il faudrait qu'on se démultiplie pour que ça marche. Avez vous déjà imaginé qu'on inverse les rôles et que ce soit nous qui ayons plusieurs amants ?


Elle rit. L'audace de son aveu la surprend elle même.

Je souris. Ma main vient caresser la cheville de la belle et mes doigts, jouant avec la lanière de sa sandale, dégagent la malléole pour venir l'encercler en un doux mouvement circulaire

La poignée de l'ombrelle tourne entre les doigts de la femme. Elle s'amuse.

On ne le voit pas au premier abord mais derrière ses airs empruntés, cette femme est une redoutable meneuse de soldats. On dit que ce ne sont que des femmes qu'elle dirige mais peut être est ce une légende. On dit aussi qu'elle a des maîtresses parmi ses troupes et que parfois, la nuit, lorsque la lune a bien avancé dans sa course nocturne, on peut entendre des soupirs s'échapper de sa tente.
On dit tant de choses.

Je m'assoupis un peu, bercée par la conversation devenue paresseuse. J'ai des fourmis dans le poignet qui soutient ma tête et j'évite de bouger de peur de ne pas pouvoir supporter la multitude de piqûres que le flot sanguin ne manquera pas de m'infliger lorsqu'il pourra à nouveau circuler à sa guise. Mes paupières sont lourdes et la quiétude me rend molle. Je n'aperçois plus ce qui m'entoure que par intermittence et dans l'éblouissement de la lumière solaire.

Mes doigts se promènent sur le coup de pied de la belle, sans même que je m'en rende compte. Elle n'a pas bougé sauf pour tressaillir imperceptiblement lorsque mon index effleure le creux sous la plante et s'immisce entre sa peau et la sandale.

Je m'endors. Les mots se perdent dans les brumes de mon sommeil.

A ce moment là, un parfum de bois vert vient titiller mes narines et je lache le pied de la belle allanguie pour me frotter le nez. L'odeur de fougères se fait plus précis pour finir en notes de santal, plus épicées, m'arrachant à ma somnolence.

Lorsque mes yeux s'ouvrent c'est pour découvrir des braies sombres, des genoux et une ombre à contrejour qui me surplombe et fait écran au soleil.

Señorita. Disculpe por favor... Me dijeron que usted entendía el Castellano.*

*Damoiselle. Excusez moi s'il vous plait... On m'a dit que vous compreniez le Castillan.
Hegide_iliard
Leçon 1404.01



- Ouvre la bouche.
- ....
- Plus grand, je veux voir ta langue. Sors la.
- .....
- Referme et mâche... goute... Tu sens comme c'est sucré ? acidulé ?.......... Et maintenant, ouvre les jambes.
Hegide_iliard
Je papillonnai des yeux et sortis de ma langeur lentement. Les femmes s'étaient tues et la belle brune s'était redressée dans son fauteuil tandis que l'autre avait cessé de faire tourner l'ombrelle et détaillait l'homme campé face à moi.

Me llamo Stuart. Soy abogado en España. Acabo llegar con un grupo de señoras que me acompañaron hasta aquí. Busco compañeros para seguir recto y escortarme hasta Inglaterra.

Je m'appelle Stuart. Je suis avocat en Espagne. J'arrive tout juste avec un groupe de dames qui m'ont accompagné jusqu'ici. Je cherche des compagnons pour m'escorter et filer droit sur l'Angleterre.

Je m'étais redressée, l'esprit encore un peu embrumé par le sommeil, puis époussetant ma jupe, avait fini par me lever et lui sourire.

Es que... bueno ! Vaya viaje ! Normalmente saldremos esta noche. Si usted quiere subir sus maletas en el carro. No veo ningún inconveniente en que ud nos acompagne.

C'est que ..... Bon ! Quel voyage ! Normalement nous partirons cette nuit. Si vous voulez monter vos malles sur la charrette. Je ne vois aucun inconvénient à ce que vous nous accompagniez.

Un sourire éclatant naquit sur ses lèvres, illuminant son visage halé. D'un geste du pouce vers l'arrière, il m'indiqua que ses malles étaient juste là et qu'il les chargerait dès que possible. Puis il me prit le coude et m'invita à le suivre.

Perdone señoritas... Les robo su amiga, pero unicamente para que me enseñe donde tiene su carro... Se las remitiré tan pronto hayamos arreglado la cosa.
Excusez moi mesdemoiselles.... Je vous emprunte votre amie, mais uniqument pour qu'elle me montre où se trouve sa charrette... Je vous la rendrai aussitôt que nous aurons réglé l'affaire.

J'avais accompagné cet homme et l'avais écouté raconter son histoire. Comme il ne parlait pas français il n'avait pu converser qu'avec peu de monde depuis son arrivée dans le royaume et il se rattrapait avec moi. C'était un véritable moulin à paroles et il m'avait raconté son pays avec passion, se levant parfois pour mieux appuyer son récit de gestes.

Je sus qu'il te déplairait à l'instant même où j'entamais la conversation avec lui.
Hegide_iliard
Leçon n° 2811.00



- Ne me dis pas que tu es jalouse Hégide !

- Non, pourquoi le serais je ? Tu voudrais que je sois jalouse ?

- Là y a pas matiere ! Mais j'aime te savoir jalouse en effet.

- Ah... ben, je ne le suis pas.

- Mince.... j'aurais pu la baiser alors.

- C'est ce que tu as envie de faire ?

- Non j'en ai aucune envie ... Mais comme tu n'es pas jalouse j'disais que j'aurais pu...


- ......




- Tu n'es pas jalouse et tu souris de savoir que tu m'ennuies à rester froide. Deux points !
Bravo tu as gagné ! Je sors faire un tour !
Leçon suivante !
Hegide_iliard
Des leçons il y en eut plein d'autres.

Des raisons de tout envoyer en l'air aussi.

Je ne continuerai pas l'histoire.
Lit il encore ? Suit il seulement les détails de ces souvenirs, si présents encore en moi ?
Ce n'est pas grave, n'est ce pas ?

Ca n'a évidemment aucun intérêt pour vous qui vous êtes amusés à lire ces histoires mal fagotées. C'était juste essentiel pour moi.
Mais moi ce que je ressens là, quand il m'anéantit, ça n'a aucune importance.

Vous direz ....
"Allez ! Encore un coup de sang d'Hégide. Putain qu'est ce qu'elle est conne celle là avec ses histoires ! On la connait par coeur ta sérénade connasse ! Mais cesse donc à la fin, t'es lourde ! Tu le vois pas ?!"

Foutez moi un coup de pioche à travers la gueule.
Demandez aux gardiens du temple de déchirer ce qu'ils n'ont pas encore détruit de ce bouquin.

Tout ici était sincère et vrai.
Et poursuivre est juste inutile et lourd... et obscène sans lui.
Hegide_iliard
D'accord... Je suis colérique. Emportée. Même dans ce récit qui pourtant raconte des faits qui se sont passés il y a longtemps maintenant. Mais j'ai l'impression que c'était hier et lorsque tout revient à ma mémoire, il me semble que je le revis.

Malheureusement, traduire par des mots ce que furent ces moments n'est pas toujours aisé. J'aimerais tant que tout coule naturellement et que les mots me viennent sans mettre des heures à réfléchir à la tournure, à l'atmosphère que tout cela m'inspire. Mais ce n'est pas le cas.
Jamais l'épithète idéal ne me saute à l'esprit, du moins, celui qui est précis et qui claque une image instantannée aux mots. Il arrive même que quelquefois, je me relise et que je déchire la page sur laquelle, j'ai passé du temps pourtant. Alors je range tout, je sors en ville, je m'aère et je cherche, le nez au vent, cette inspiration qui me fera continuer.
Sans forcément la trouver non plus.

Mais tout cela a t il une importance ? On fera avec. TU feras avec. Et tant pis si tu en loupes, de toutes façons, l'histoire tu la connais.

Quant à ceux qui lisent, et bien je crois qu'au stade où on en est, ils commencent à me connaître et, soit, auront laissé tomber la lecture, soit me pardoneront mes coups de sang.

... Nous parlions donc de l'ibère...
Hegide_iliard
Mon amour sauvage est folle, elle crie comme un oiseau



- C'est une blague ?

Je venais de quitter l'ibère pour rejoindre les deux femmes que j'avais laissées au jardin et tu fis irruption, furieux d'apprendre que l'espagnol avait chargé ses affaires dans la charrette.
Tu attrapas fermement mon bras et me retournas, face à toi.

- Sortons !

Entraînée par ta poigne qui écrasait ma chair, je dévalais les marches du perron. Le soleil, si piquant une heure avant, s'était caché. Un vent mauvais s'était levé et des nuages sombres obscurcissaient déjà le ciel dans l'attente d'une averse comme il en tombe en mars.

- J'arrive et j'apprends que ce type se joint à notre groupe ?! J'ai été fortement surpris ! Vous oubliez que c'est moi qui suis chargé de votre sécurité ?!

- J'ai dit à cet ibère que j'allais vous en parler.


Surprise à mon tour, agacée que tu m'aies arrachée à la compagnie des deux femmes, je n'étais plus d'humeur à supporter une scène. Le vent se fit piquant et j'étais frigorifiée. Un frisson parcourut mon échine et me fit claquer des dents.

- Ah ? et un pigeon serait trop demander ? Vous, qui n'accordez votre confiance à personne, vous rencontrez cet ibère et vous allez l'prendre dans notre groupe ?! Incroyable !!!

Ta voix se fit sourde et ma respiration s'accélèra, l'adrénaline, libérée dans mes veines, pulsait dans ma gorge tout comme je savais qu'elle fusait dans les tiennes. Mon visage s'empourpra avant de blémir.

- Bon d'accord j'ai compris, je vais lui dire que c'est non. Et Pour votre gouverne, je ne lui ai pas accordé ma confiance.

- Bien. Faites comme bon vous semble, comme je vous l'ai dit, c'est vous qui menez la charrette.
Quand partons nous ?!


- ... Je vais faire comme je veux oui. Déjà vous travaillez depuis deux jours à défendre stupidement une ville qui n'est pas la nôtre. Ensuite, tout à l'heure, vous me faites une scène devant une dame que j'ai en estime, et tertio vous me reprochez je ne sais quelle connivence avec un sire qui veut juste qu'on l'accompagne sur deux noeuds pour ne pas avoir à voyager seul alors que nous allons emprunter le même chemin.
... Et maintenant vous exigez des pigeons aussi ! ça commence à bien aller ! ..........

......... Et je ne sais pas quand je pars !


Ta main se reprit, abandonnant mon bras marqué de stries rosacées là elle avait serré et tu broyas mon poignet. Ca me fit un mal de chien ! ... Cependant, pour rien au monde je n'aurais montré que j'avais mal et je serrais les dents.

- ... JE ? Vous me dites "JE" ?

Tu blémis, menaçant.
Tu serras les dents et les muscles de ta machoire se crispèrent. Ta fureur était palpable et communicative. Je sentis la rage monter dans mes veines, ma colère enfler. J'étais incapable de contenir ma colère. Me prenais tu pour ta propriété ? Ma fierté me poussait à répondre tout en sachant qu'en le faisant je courais à ma perte.

- ... Dois je vous rappeler que VOUS avez quitté le groupe ?

D'une voix blanche que je connaissait bien désormais, tu sifflas entre tes dents découvertes sur un sourire cynique que ton regard glacial rendit plus mauvais encore.

- Vous me dites..... JE fais ce que je veux. ...... JE vais voir quand JE pars !!.... Dois-je en conclure quelque chose ?
Hegide_iliard
Leçon n° 2901.01


- Ne recommence jamais ça !
- Tu m'as poussée à bout.
- Tu me provoques, tu sais ce que ça implique... Ferme la porte.
- Quoi ?! Et que comptes tu faire ? Disparaître ?
- Ca serait la dernière des lâchetés. Me prends tu pour un chiot ? Ferme la porte.
Hegide_iliard
D'un geste vif, je me dégageai de ton emprise et instinctivement massais mon bras endolori. Mes yeux brillèrent d'un éclat sombre et ma voix se fit grave et menaçante pour te répondre.

- Tu en concluras ce que tu veux...... Quoi que je dise, tu ne m'entends plus...
Quoi que tu me dises à partir de ce moment, je ne t'écouterai plus.


Sans te laisser le temps de répondre, Je me débattis pour libérer mon poignet de ton emprise.
Je pris mon baluchon, le jettai dans la charrette, bien décidée à quitter la ville sur le champ. Le froid cristalisait mon souffle saccadé dans des volutes blanches mais je ne sentais plus l'air glacial.
Plus rien n'avait d'importance. Ni ce que tu pouvais penser, ni mes engagements auprès de l'ibère pour l'accompagner, ni les risques que j'encourais à prendre la route seule.

L'instant d'après je fis claquer le fouet au dessus de la croupe de l'attelage et la charrette fut projeté en avant. Ivre de colère, plus rien n'avait d'importance. Juste libérer ma rage, décharger cette fureur.

L'attelage dût faire le tour de la place pour rejoindre la large entrée qui s'ouvrait sur l'extérieur de la ville, l'empatement des essieux ne permettant que cette issue.
les chevaux, affolés par les claquements du fouet, se ruèrent vers la porte.
De ton coté, tu avais bondi directement vers l'issue dans le but de t'interposer. Fou que tu étais ! Quel homme normalement constitué oserait se planter devant un attelage lancé pour l'arrêter ?!

Toi oui !
Personne d'autre n'aurait eu cette inconscience !

Dans ma volonté de fuite, je ne te vis même pas.
J'invectivais les chevaux de plus belle et ils firent une embardée pour franchir la porte, terrifiés par les claquements au dessus de leur tête.
Le charriot passa la porte qui clôturait la place, dans un fracas terrible, lorsqu'une des roues heurta une des piles angulaires qui protégeaient le bois de l'imposante huisserie. Le charriot fut projeté vers le coin opposé et les chevaux, rendus fous de terreur firent un écart prodigieux pour t'éviter.

Sous la force de l'impact, je fus éjectée du siège de cocher et je vins rouler dans le fossé où tu gisais déjà, t'y étant jeté pour éviter d'être piétiné.
Hegide_iliard
Leçon n°0202.01



- Quelquefois, quand tu m'embrasses, j'ai envie de te mordre.
- Me mordre ?
- ... oui. Pas gentiment, fort... Pour que tu aies mal.
- Mords moi... ... et vous verrez la suite Hégide
Hegide_iliard
Une main rude me souleva du sol en tirant sur le col de mon manteau. A demi inconsciente, étranglée par le bouton qui fermait la capuche et m'écrasait la gorge, je suffoquais.

Hégide ! ... Hégide !


Mes mains, mes bras et mon visage étaient striés de griffures rougeâtres, les ronces ne m'avaient pas épargnée. Je réprimais un gémissement plaintif quand l'une d'entre elles s'accrocha dans mes cheveux qu'elle arracha douloureusement.
Ma tête tournait et je luttais contre l'obscurité qui menaçait de m'engloutir. Hors de question que je m'évanouisse maintenant.
Tes mains vigoureuses m'arrachèrent du fond du fossé dans lequel toi même, tu avais roulé, pour me hisser vers le bord du chemin. Nous étions trempés, recouverts de morceaux feuilles mortes, de brindilles de ces buissons ardents et de boue. Les ronces lacéraient la peau de nos bras. Les épines, plantées dans mes paumes me firent hurler de douleur lorsque tu saisis mes mains pour me tirer de là.

Reste là !

Je rampais encore sur mes genoux écorchés tandis que tu avais déjà rattrapé l'attelage qui s'était arrêté quelques mêtres plus loin et t'emparais de la bride pour calmer les chevaux.
Une douleur sourde martelait mes tempes, j'avais l'impression d'avoir été rouée de coups. J'étais frigorifiée et tout mon corps tremblait sans que je ne puisse le maîtriser.

Lorsque je parvins enfin à me redresser, tu étais face à moi, le visage exangue et tu me fixais froidement de tes yeux noirs. Une vilaine plaie saignait sur ton arcade gauche et le sang barbouillait toute ta joue pour venir s'étaler sur ta chemise déchirée.

Sais tu ce que tu fais là ?

Je clignais des yeux une fois tentant de soutenir ton regard, puis ma vue se brouilla et je me sentis partir en arrière. En un bond tu fus sur moi et me saisis le bras pour me retenir avant que je ne bascule à nouveau dans le fossé. Tu attrapas fermement mes jambes sous les genoux et me soulevas pour me porter jusqu'à la charrette. Ma tête brinquebalait contre ton cou, je sentais l'odeur de ta peau, mêlée à cette de la boue et du sang. Tout se mélangeait dans ma tête, je ne savais plus si j'étais en colère ou terrifiée ou si j'avais simplement mal. Un faible gémissement s'échappa de ma gorge alors que j'aurais voulu grogner.

Furieux, tu me chargeas sans ménagement dans la charrette puis, m'enjambant, passas sur le siège à l'avant pour faire repartir les chevaux d'un claquement de rênes sur leur croupe. Ma chute sur le bois dur me tira un cri étouffé mais je n'eus pas la force de bouger. Le contact rude du bois contre ma joue et le froid m'empêchèrent de sombrer dans l'inconscience, le temps que dura le trajet jusqu'à la maison que nous venions de quitter.

Sans prêter attention aux regards effarés des présents, tu traversas l'entrée et m'emportas jusqu'à la chambre que nous occupions le temps de notre séjour. Un cuisinier, alarmé par le tapage tenta de protester quand nous passâmes devant son fourneau.

Mais ! ... Mais !

Fais monter le commis. Je veux un bain brûlant et de quoi manger !
Hegide_iliard
Leçon n° 1312.00


- et toi ?! Tu ne dis rien ?!!
- Quoi moi ?... Ah non ! J'pensais avoir tout dit
- A qui ? tu savais qu'elle dirait ça ?!
- ... Que j'aimais la complicité que vous aviez toutes les deux... Non, j'en savais rien !
- Alors tu acceptes ?!! De moi tu n'acceptes rien mais là oui !
- Parce que toi tu encaisses ! Cesse !
- Et ben moi je refuse ! Cesse aussi !
Hegide_iliard
Le seuil franchi, tu me déposas sur le bord du lit. Ma tête me faisait mal. Mes genoux écorchés saignaient encore et mes mains plantées d'épines n'étaient plus que brûlure.

D'un geste vif, tu te débarrassas de ton mantel détrempé pour le jeter sur le dossier d'une chaise qui chavira sous son poids. Tu grognas, exaspéré.
Je tentais de reprendre mes esprits et je me frottais le front d'une main encore tremblante, mon regard hébété ne te lâchant pas.
Tu vins t'agenouiller face à moi. Tes mains se posèrent de part et d'autre de mes jambes.

Te rends tu compte de ce que tu fais ?! Tu te rends compte........... de c'que tu FAIS ?!!

... Je ... me fiche de savoir ce que je fais...
Je me suis engagée auprès de l'ibère pour partir ce soir. Je ne peux pas revenir en arrière...


... et moi j'ai renouvelé mon engagement de maréchal pour cette nuit... Bordel......


D'un geste las, ta main vint tenter de chasser la tension qui crispait ton visage. Le commis frappa à la porte.

Messire ?

Tu bondis pour faire face à la porte.

Quoi ! aboyas tu, furieux d'être interrompu.

Il entra dans la chambre, sans un mot et commença à charrier des seaux d'eau chaude dans le cuvier. En quelques aller-retours, l'adolescent eût tôt fait de le remplir ; tu ne le quittais pas du regard.

Je réalisais peu à peu ce que je t'avais fait. Les chevaux lancés à pleine vitesse... Sans ton réflexe, tu aurais été piétiné. Je me demandais jusqu'où j'aurais pu aller...
Une vague de honte et de dégout de moi-même m'envahit et un gout amer inonda ma bouche. Un haut le coeur me retourna l'estomac et je vomis mon repas dans un des seaux vides qu'il avait laissé là.

Madame ?.... ça ira ?

Tu ne me laissas pas le loisir de répondre.

Oui ça ira ! Sors ! Laisse nous donc et emporte ces seaux foutre Dieu !

Surpris, le commis s'arrêta, rougit, ramassa les seaux et quitta la pièce en haussant les épaules.

Du revers de la main, j'essuyais ma bouche et tentais de reprendre mon souffle. La bile dans mon estomac tordu par les efforts me brûlait le ventre.

Laisse moi faire...

Tu détachas le bouton de mon manteau et massas la marque rouge qu'avait fait l'attache sur mon cou. Je déglutis douloureusement, mon regard rivé sur ton visage ensanglanté.

Un à un, les crochets de mon corset cédèrent sous tes doigts habiles. Tu le fis glisser lentement contre mon corps et le laissas choir près de nous. Tes mains étaient glacées lorsqu'elle rencontrèrent la peau de ma gorge. Un frisson parcourut mon cou et je réprimai un gémissement plaintif.
Ta voix faiblit, devint sourde et du bout des doigts, tu continuas ta progression sous la clavicule, au dessus de ma gorge.

Tu ne vas pas partir. Je vais te donner un bain et nous resterons ici... Nous partirons demain.

Le dos de tes phalanges parcouraient ma peau rougie par les griffures.

Je ne peux pas... j'ai...


Ta main s'empara de mon épaule avec force et ton regard se fit dur.

Fais donc ce que je te dis pour une fois ! .... Lève toi !

D'un geste sec, tu délias le lacet de mon corsage et tiras dessus sans ménagement pour l'ouvrir. Tu t'attaquas ensuite à ma ceinture et libéras ma taille.
J'obéissais.... me laissais bousculer, vidée de toute volonté propre.
Le bouton qui fermait mes braies sauta et tu les retiras sans prendre soin d'épargner mes genoux écorchés.
La douleur me tira une grimace.
Mes bras étaient labourées de stries rosacées. La boue maculait mes mains. Tu t'approchas du cuvier et trempas l'extrémité d'un linge propre pour nettoyer mes plaies. Les genoux d'abord. Quelques minuscules graviers étaient encore fichés dans la peau et tu essuyas lentement le pourtour, puis appliqua le linge par dessus, sans appuyer, pour faire fondre la boue et dissoudre les traces de sang caillé.

Ensuite vinrent les épaules, les avant bras et les paumes plantées d'échardes et de ronces.

Donne moi ces mains.


Avec délicatesse, tu retiras les pointes noires de chaque épine. Je te regardais faire, le silence de la pièce uniquement troublé que par le souffle de ma respiration. Lorsque tu terminas la première main, tu t'emparas de la seconde.
Je me laissais faire, serrant les dents lorsqu'une épine était prise à contre sens.

Tu as mal ?
Oui
Tant mieux
grondas tu.
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