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[RP fermé] Intimité ..... dévoilée II

Hegide_iliard
Leçon n° 1810.00



- Hégide ! Vous savez la dernière ?!
- Non..
- Allez devinez la dernière !! Faites marcher vos méninges !
- Votre régulière ?.... C'est par rapport à vous ? ... Elle a fermé sa taverne et s'enferme dans une grotte !
- Oh non non !
- Elle arrive et elle veut mourir à vos pieds ?
- Noon ! Cherchez encore !
- ... Je sais ! On lui a dit avec qui vous étiez et elle arrive pour me faire la peau ?! ... Allez, dites moi que c'est ça ! Rien ne pourrait plus m'amuser là !
- Eeeet non, désolé, mais je suis déçu, vous ne trouvez pas ! Allons... Je vous aide... Elle s'est confondue en excuses, elle a détruit sa taverne, elle part... .... Enfin Hégide ! Que fait une femme désespérée ?
- .............. Elle est enceinte ?!!!
- Bingo !
- Fichtre.... Quel manque d'originalité....
Hegide_iliard
Mes sourcils se froncèrent et je baissai mon regard sur toi.

Une feuille de chêne s'était prise dans tes cheveux. Mon regard fasciné par cette feuille ne te quittait pas tandis que tu t'affairais sur mes paumes et les tournais en tous sens.

Puis, très lentement, mes doigts glissèrent entre tes mèches emmêlées, retirèrent la feuille et je descendis ma caresse vers ta nuque, dessinant son relief pour remonter contre ton cou et ton oreille.
Plus que je ne l'entendis, je sentis un grondement sourd vibrer sous mes doigts lorsqu'ils atteignirent ton cou.
Mon attention était entièrement tournée vers ton visage concentré qui ne me regardait pas. Je détaillais ton front barré d'une ride d'inquiétude. Les sourcils froncés et cet autre pli, en forme de V, qui se forme lorsque tu es en colère. L'entaille sur l'arcade ne saignait plus et le sang s'était coagulé sur ta tempe et la ligne de ta machoire.

Lorsque tu eus terminé de soigner mes mains, tu retiras ma chemise et détailla mon corps nu.

Montre moi.

Mon visage, ma gorge, mes seins et mes épaules, mes flancs et puis mon ventre... Mes jambes, pour remonter à nouveau et s'attarder sur mon plexus. Ton regard me brûlait plus encore que ne l'auraient fait mes blessures.
A quoi pensais tu ?
Tes doigts couraient sur mon corps.
Chaque marque fut inspectée, tatée, évaluée de façon méthodique. Chaque bleu étudié avec la plus grande attention, pressé. Chaque plaie examinée.

Tourne toi.

Les bras ballants, je me laissais faire et j'obéissais. Je n'étais pas si mal en point que cela. Bien que contusionnée, aucune blessure réelle n'exigeait de soins particuliers. Tout fonctionnait correctement et aucun membre ne semblait fracturé ou démi. J'étais juste blessée... dans ma fierté.

Tu me fais mal.

Sans doute te faut il cela pour comprendre ?


Tu insistas et la douleur devint plus vive encore, à chaque pression de tes doigts. Je n'avais de cesse de tressaillir à mesure de ton avancée, avec l'impression d'avoir été rouée de coup. Tu insistais sur chaque parcelle meurtrie, sous prétexte d'examen, tu me rappellas chaque contusion, suivis les contours des hématomes, les redessinas. J'avais l'impression que tu éprouvais un plaisir certain à me manipuler ainsi. Tu alternais rudesse avec douceur, tantôt malmenant mon corps, tantôt en lui accordant une extrême attention.

Tourne encore.
Hegide_iliard
Leçon n° 1811-00.2


- Ah ils veulent des métaphores ! J'vais leur en filer moi ! L'prochain coup j'dirai que l'abricot était trop mûr, qu'il coulait sous ma langue, doux et sucré ! Que la banane...
- Non. Pas banane... ça n'ex......
-... était dure à souhait et qu'elle croquait délicieusement ... !
- Vous êtes vulgaire.
- Et j'ai envie de te baiser. Faut il user de "dextre", "senestre", "lippes carmines" et autres mots pompeux pour le faire ?
- N'utilisez pas "pompeux".
Hegide_iliard
Je rechignai à t'obéir.

J'étais fatiguée et j'avais la hantise de devoir affronter la suite des évènements. Je m'étais engagée auprès de l'ibère. Nous partions le soir même et il était hors de question que je revienne sur cette décision. Qu'irais je expliquer à cet homme ? Que mon garde du corps m'avait fait une scène ? Que j'étais faible et manipulée ? Qu'il modelait ma volonté à sa guise ?

De l'extrémité des doigts, tu claquas ma fesse et je sursautai, surprise dans mes pensées.

J'ai dit, tourne toi !

J'allais mieux maintenant que la peur était passée. Le naturel revenait au galop et je ne cachais pas mon mécontentement.
C'était plus fort que moi. Je ne savais pas céder. Je n'avais jamais cédé à quiconque et n'avais pas l'intention de commencer maintenant. Mais alors que je pestais contre cette obstination qui était la tienne, à vouloir me diriger, j'aimais te provoquer et te tenir tête pour que tu n'aies, justement, pas d'autre choix que de t'imposer à moi.

Monte dans ce cuvier.

Tu poussas mes reins du plat de la main pour me faire avancer vers le cuvier rempli d'eau brûlante.

Monte !

Je te sentais dans mon dos. Je pris appui sur le bord du cuvier et l'enjambais à contrecoeur. Un pied s'enfonça dans l'eau tandis que je me hissais sur la pointe de l'autre pour ne pas retomber en arrière. L'eau brûlante mordit ma jambe du pied jusqu'au haut du genou.
Penché sur moi, tu fis glisser ta main de ma cheville restée en retrait à l'extérieur du bain, le long de l'arrondi du muscle de mon mollet et lentement tu remontas ta paume sur l'intérieur du genou. Tu t'attardas un instant sur le coté de la rotule puis reprit ton ascension vers l'intérieur de ma cuisse, plus tendre.

Ne bouge pas !

Je me figeai, à demi entrée dans l'eau. Ma jambe tendue, prête à se soulever pour passer de l'autre coté, à l'intérieur du bain. L'eau me cuisait ! Sa morsure sur les écorchures et la plaie de mon genou m'arracha un cri de douleur.

Aaah ! C'est brûlant !

Ne bouge pas ! Tu vas t'habituer.


Une nouvelle tape sur la hanche me rappela à l'ordre.
Dans un grognement sourd, tu griffas le creux de ma fesse de la main qui l'avait claquée l'instant d'avant.
Tu t'accroupis ensuite pour mieux voir la progression de l'autre main, celle à l'intérieur de ma cuisse et poursuivis sa progression sans lâcher du regard la chair de poule qui se formait à son passage.
Je sentais ton souffle contre ma jambe, puis plus haut, vers le pli de la fesse. Je ne pus maîtriser une contraction du muscle lorsque tes cheveux effleurèrent mon cul.
Partagée entre deux brûlures, l'une aussi douloureuse que l'autre était délicieuse, je basculais ma tête en avant, accrochant tant bien que mal les rebords du cuvier de mes mains écorchées.

Arrête...


Nouveau rappel à l'ordre. Ce furent tes dents qui s'imprimèrent dans ma peau cette fois, m'arrachant un nouveau cri.

Aaaah !!!

Je fais ce que je veux. Tu es à moi. Quand l'admettras tu ?


Un grognement sourd enfla dans ma gorge.

- ...... grmffjamais... marmonai-je

D'une impulsion soudaine j'arrachais ma jambe du sol et entrai dans l'eau fumante, avant que tes doigts n'aient le temps d'aller plus avant. Le cuvier était assez profond et debout, l'eau m'arrivait à mi cuisses et la chaleur meurtrissait mes muscles douloureux. Je ne laissais toutefois passer aucune plainte - j'aurais préféré crever - et je fléchis mes genoux pour entrer dans l'eau tout en te toisant du regard.

Tu me laissas faire, une lueur amusée dans ton regard. Tu avais parfaitement compris ma réponse. Tu renouvelas pourtant la demande.

- Quand ?
- ... Jamais !
dis je d'une voix plus affermie, campée face à toi.

Le commis frappa à nouveau et on entendit un remue ménage dans le couloir. Des bruits de discussion animée et enfin la porte s'ouvrit d'un coup pour voir le gamin propulsé à l'intérieur.

Tu bondis, te dressant sur tes jambes.

- Et alors ! Qui t'a permis d'entrer ?

L'éphèbe rougit violemment en me voyant dans le bain. Tu le foudroyas de tes jais. Il me découvrit plantée dans ce cuvier, nue et recouverte de traces et contusions boueuses.

- Monsieur... C'est que....
- Et bien quoi ?! Parle donc maintenant que tu es là !
- C'est qu'il y a un client. Il dit qu'il veut voir madame pour savoir pour ses malles... Pour le départ de ce soir... Est ce qu'il peut les mettre dans la charr.........


Hegide_iliard
Leçon 2003.01



- oui.......ben elle en m'nait pas large
- ça va aller, t'en fais pas
- mhmm.......tu as l'impression que j'ai l'air de m'en faire ....?
- ben ouep !
- j'avoue là pour le coup....
..... *sourit*
......*sourit*
- et pis ma femme est là avec elle, donc ne t'en fais pas
- oui.......elle va la porter qu'elle a meme dit... j'ai confiance en ta femme... elle sait l'apaiser
Hegide_iliard
Un broc traversa la pièce et vint s'écraser contre la porte que le commis eut tout juste le temps de refermer derrière lui.

Je sursautais et d'un geste péremptoire de l'index, levé à hauteur de mon visage, tu m'intimas l'ordre de ne pas bouger.

Toi, tu restes tranquille !

Puis à travers la porte, tu rugis à l'attention de ceux qui attendaient derrière.

Foutez le camp ! Je ne veux voir personne !! Dehoooors !!!!


En deux pas, tu atteignis le loquet de la porte et le verrouillas. En deux autres pas, tu fus devant le cuvier.

Plonge ! Fous toi dans cette flotte qu'on en finisse !

Ma réponse fusa, comment pouvais tu oser me parler ainsi ?!

Va te faire foutre ! Il n'y a rien à finir ! Dans moins de dix minutes, je suis habillée, dans l'entrée de l'auberge et je pars comme prévu !

Ah oui ?! Dix minutes ?... Parfait !

Aussitôt tu retiras ta chemise dans un élan rageur et avanças vers le baquet. Tu pris appui sur le rebord et avant même que j'ai eu le temps de réagir et te penchas au dessus. En réflexe défensif, je fis un pas en arrière et buttai contre le bord du baquet, manquant de basculer par dessus la lisse de bois. L 'eau gicla et déborda, inondant le plancher de la chambre.

Cinq minutes suffiront ! Largement !


Ta main accomplit un arc de cercle vif pour venir crocheter ma jambe au niveau du genou et l'attirer vers toi. Sous l'effet de la surprise, un cri bref sortit de ma gorge, mon pied glissa et je fus fauchée en l'arrière dans un moulinet des bras. Ma tête vint heurter le rebord du baquet dans une gerbe d'eau fumante qui vida une nouvelle fois le bain. L'eau me submergea totalement, un hoquet fit entrer de l'eau à la fois dans ma gorge et mes poumons. Un étourdissement voila ma vision l'espace d'un instant et si je ne perdis pas connaissance, c'est uniquement grâce à la violente quinte de toux qui me fis recracher l'eau brûlante que j'avais avalée.

Le baquet tangua ; tu le rattrapas en saisissant fermement l'arrondi du cerclage de bois. Ce qui restait d'eau teintée de terre était répandu tout autour, rendant le parquet glissant.
Tu manquas tomber à ton tour, fou de colère et vacillas jusqu'à ce que tes pieds trouvent du bois suffisamment sec pour qu'ils puissent y trouver prise.
Je tentai de reprendre mes esprits, assise au fond du cuvier, écartai les cheveux collés sur mon visage, toujours prise d'une toux rauque. Lorsque la quinte fut passée, je me hissai hors du baquet et m'emparai d'un geste rageur d'un drap de bain avant de me frictionner promptement.

Encore humide, j'enfilais tant bien que mal mon corsage, m'empêtrant dans les manches. Je sautai dans mes braies, furieuse qu'elles soient si collées à mes jambes mouillées. Dressée sur mes pieds, je redressai ma poitrine pour boutonner la braguette et je partis à la recherche de mes bottes, contournant le cuvier. Aucun regard pour toi, j'aurais pu te tuer tant ma rage était immense.
Tu ne bougeas pas d'un pouce, emporté par la même rage que moi, les poings serrés le long de ton corps. Une forte inpiration remplit tes poumons et gonfla ta poitrine. Tes jais étaient rivés sur moi, plus noirs que jamais.

Tu es allé trop loin Siffl... ! Cette fois ou tu me laisses passer ou je t'arrache les yeux !


... Où crois tu aller...... Où crois tu aller Princesse... ?
Hegide_iliard
Leçon n°1204.01



- Arrête ! Si tu continues je vais partir trop vite !
- On a dit presque ! Tu te retiendras...
- Han ! .... Putain.... Je pourrais mourir là...
- ... On ne crève pas. Retiens toi... retiens toi... Je...
Hegide_iliard
Ta voix, assourdie par la colère, rendue plus rauque que jamais par la tension me fit frissonner. J'eus un instant de surprise durant lequel je te regardais incrédule.

Comptes tu réellement me retenir par la force ? Comptes tu réellement m'interdire le passage ?
Comptes tu vraiment m'empêcher, moi, de quitter la pièce comme bon me semble ?


Mon regard n'avait jamais été aussi sombre que ce jour là. Personne ne m'avait jamais tenu tête de cette manière si insolente. Tu profitais de la situation en utilisant l'avantage de ta force physique !

... Et de quelle manière... Campé sur tes jambes légèrement écartées, ton torse s'élevant au rythme de ta respiration que la colère rendait courte, tu me transperçais du regard, adossé à la porte. J'étais fascinée par les muscles qui se tendaient sous la peau de tes épaules, par la veine qui pulsait dans ta gorge, ta paume d'Adam mouvante à chaque déglutition exaspérée.

Foutre dieu........ Une vague de désir violent m'envahit à cette idée mais pour rien au monde je t'aurais laissé t'en apercevoir, aussi, j'évitais ton regard, tout en cherchant ma besace.

... Hégide ...

Quoi ?!


Je levai mon regard sur toi. Tu me tendis la besace que tu venais de ramasser à tes pieds en ultime démonstration de mépris.
Je l'arrachai avec rage, défis le loquet et ouvris la porte qui fut aussitôt bloquée par ton pied placé en travers.

... C'est ce que tu veux, Hégide... ?

J'étais incapable de parler.
Aucun son ne pouvait sortir de ma gorge nouée.


Alors avec une lenteur qui me parut une éternité,tes yeux rivés aux miens tu t'écartas, me laissant le passage libre.
Hegide_iliard
Leçon n°2302.01


- ... Arrête... ne bouge plus........... si tu bouges là... j'explose.

- ... D'accord...........


... Même un doigt ...?





- Putain, je ... vais te tueeer !
- Oooooh pardon, pardon, pardon...! j'ai bougé pardon ! Pardonne moi !!
Hegide_iliard
La nuit était tiède pour un mois de novembre. Un léger voile brumeux adoucissait la lueur de la lune et derrière moi, la ville disparaissait peu à peu. Les roues de la charrette résonnaient sur la voie pavée qui s'étirait vers l'Anjou. L'ibère était assis à l'arrière, les jambes pendantes dans le vide, le corps détendu. Sa tête dodelinait au gré des cahots du chemin et il somnolait, se rattrapant de justesse à chaque fois qu'emporté par le sommeil, il manquait de basculer vers le sol.

A l'avant, mes pas calés dans ceux de l'attelage qui tirait la charrette, je tenais la bride d'une main molle. Des mots murmurés, rassuraient les chevaux dont les oreilles attentives au moindre bruit, ne cessaient de s'agiter.

Le rythme était pris, la cadence donnée et nous nous éloignions de la petite bourgade.

En quittant la ville, je t'avais vu, assis sur le parapet près de la porte principale de la cité. J'avais fait un grand détour pour ne pas avoir à passer devant toi. Je savais trop bien comment se serait passée une nouvelle confrontation et j'étais épuisée ; notre dispute m'avait vidée mais, à ce moment là, ma fierté était plus forte que la fatigue et je ne voulais pas céder, une nouvelle fois.
Nous sortîmes par la porte Sud et contournâmes les remparts pour rejoindre la route du Nord. Loin de toi.

Bon sang.... y repenser, même après tout ce temps, me met dans tous mes états. Mes mains en tremblent et cette foutue plume perd de son assurance. J'ai besoin de boire, ma bouche s'assèche comme elle le fit ce soir là.

Je me maudissais de m'être engagée à accompagner cet ibère. J'aurais voulu ne jamais l'avoir croisé, ce type, pouvoir être libre de me terrer quelque part, de me cacher pour pleurer mon désarroi de mauvaise fille trop orgueilleuse pour reconnaître que...

Que quoi ?!

Tu ne vas pas, en plus, te foutre à chialer ?!


D'un geste rageur, j'essuyai les larmes qui coulaient sur mes joues, une branche avait craqué sur le bord du chemin et toute mon attention se braqua sur l'origine du son. Une forme furtive passa dans mon champ de vision, puis jaillit du fossé pour venir m'accoster. Mon coude fut saisit fermement et je sentis la pointe dure d'une dague piquer mon flanc entre deux cotes.
Les chevaux, surpris par l'irruption soudaine eurent une hésitation.

Un homme surgit de derrière un arbre. Sa voix, étouffée, s'adressa à moi dans un souffle.

Un mot de ta part, une plainte, un pas de travers et tu es morte.....

Marche, avance !


Un faible cri, aussitôt réprimé, s'échappa de ma bouche.

Es tu seule ? Ne me dis pas que ton foutu garde du corps roupille !

La voix chuchotée ne pouvait être entendue que par moi. L'ibère dormait et si un complice de l'homme qui me tenait en respect se glissait dans la charrette, il l'aurait occis sans difficulté. Je sentis une sueur glacée couler le long de ma colonne et un frisson de panique parcouru mon corps.

La charrette est presque vide, mon garde n'est pas avec moi, c'est un voyageur que j'escorte. Il n'a pas un denier en poche...


Faux ! Je vous ai vu à l'auberge, j'ai vu le bois dans la charrette. Ne me mens pas ou cette dague je la plante entre tes côtes...


Un oeil rivé sur moi, le brigand ralentit le pas pour laisser la charrette venir à notre hauteur. Sa main rude écrasait mon bras à me faire pleurer, du bout de la dague, il souleva la bâche de la charrette et put constater mes dires.

Sal0pe !... Où est le reste ?!


Je vous l'ai dit, cette charrette est presque vide ...


Un sourire mauvais étira ses lèvres jusqu'à laisser apparaître des dents pourries jusqu'à la gencive.

Mmh... Il est malin ton garde... Il t'envoie devant pour appâter et pense qu'on est assez cons pour ne pas rester deux jours embusqués...
Je vais l'attendre alors... Dégage ! Tu ne m'intéresses pas !


Il relâcha mon bras en me repoussant vers l'attelage et mimant un égorgement de la dague contre sa gorge, il ajouta

Et tâche de ne pas ralentir le pas. Si je te vois dans les parages, tu y passes en premier !


L'homme disparut aussitôt, comme il était apparu, ombre dans l'obscurité, me laissant à l'effroi d'imaginer le pire pour toi.
Tremblante de peur, je repris la bride et tout en guettant autour de moi.
J'étais incapable d'aligner deux pensées cohérentes.

Devais je t'écrire ? ... Trop nuit, trop sombre et surtout, pas le temps !
Devais je faire demi tour ? .... Et retomber sur le brigand qui se ferait un plaisir de me saigner avant de te faire la peau à toi ... hors de question !
Et si au final, tu n'avais que foutre du bois et décidais de rester pour le revendre sur place ? C'était sans doute pour cette option que tu avais opté.

A l'heure où le brigand m'avait surprise, tu devais certainement davantage être occupé à lutiner une fille facile qu'à calculer le prix de la stère de bois !
Hegide_iliard
Leçon n° 2204.02



- Je ne suis pas maleable ! Pas le plus facile à vivre... Mais je ne triche pas !

- tout ça pour dire que vous vous êtes gauffré autant que moi dans vos histoires.

- Non !!

- je me souviens encore d'une fois où vous êtes entrés ici en me disant "HEGIIIIDE ! JE VAIS CREVEER !"

- fallait bien que je sorte, moi aussi, un melodrame !
Hegide_iliard
J'accélérais toutefois mon pas, à mesure que j'approchais de la ville. Aucune garde pour vérifier mon entrée à la porte de la cité et nous franchîmes l'entrée de la cité angevine.
Ce qui ne dérangeait pas habituellement, habituée à me débrouiller seule, m'exaspéra, à l'aube de ce matin là. Personne pour me prêter main forte, un ibère fragile et endormi dans la charrette, un malfrat prêt à en découdre derrière moi... Et toi ! A deux lieues de là, qui avait sans doute dû retrouver cette libertine si affriolante et te vautrer dans ses draps...

La haine croissait en moi et j'enrageais de mon impuissance !
La jalousie distillait son poison dans mes veines, la colère faisait battre mon sang avec force et, par dessus tout, la peur viscérale de ...

... Et si finalement tu avais pris la route à ma suite ?


... la peur de te perdre !

Arrivée devant les écuries de l'auberge, je n'y tins plus.
Je laissais l'attelage à un garçon d'écurie, lui abandonnant une poignée de pièces, griffonnai quelques mots d'explications à l'attention de l'ibère toujours endormi et repris le chemin inverse, seule.

Je n'avais rien reçu de toi suite à mon départ, pas un mot, pas un signe même lorsque je t'avais aperçu aux portes de Thouars, assis sur le bord du parapet. Si on avait été raisonnables, je ne me serais pas inquiétée outre mesure. Mais nous n'étions jamais raisonnables ! Et ce noeud qui s'était formé dans mon estomac me criait que tu avais forcément fait le mauvais choix, toi aussi.

Arrivée non loin de l'endroit où j'avais croisé le brigand, je ralentis le pas, prenant soin de ne faire craquer aucune branche sous mes pieds.
Tous mes sens en éveil, tendue vers le moindre mouvement, je progressais lentement, fléchie pour masquer ma présence du mieux que je pouvais. Au bout de quelques minutes d'observation, j'aperçus l'homme assoupi près des cendres d'un feu de camp.
Dans ma précipitation je n'avais emporté qu'un stylet à la lame effilée certes, mais qui nécessitait que je m'approche de l'homme au plus près pour l'atteindre. En examinant les abords avec attention, je pus me rendre compte qu'il avait installé son bivouac dans une trouée de végétation tapissée de mousse épaisse.
A pas de loups, prenant appui sur les troncs d'arbres qui masqueraient ma présence, j'avançais vers lui, surveillant la moindre altération de ses ronflements.

J'étais maintenant à moins d'un pas derrière lui, silencieuse. Seul un halo de buée, fruit de ma respiration fébrile, pouvait me trahir.

Lentement, je tirais ma dague hors de son fourreau à ma ceinture, aussi silencieusement que je pus et la fit pivoter pour que ma main vinse la saisir à l'envers, lame vers le bas. Mon pouce se plaça naturellement sur l'extrémité du manche et s'y appuya fermement de façon à pouvoir l'enfoncer avec force.
Avec une extrème précision, je vis les palpitations de son sang battre contre la peau de sa gorge. Mes yeux hallucinés fixaient ce point précisément et il me sembla que le temps ralentissait sa marche tandis que les battements de mon propre coeur chuintaient dans mes tympans jusqu'à m'en assourdir.
Hildegardeii
D'accord. Continue.


_________________
Hegide_iliard
Leçon 1212-02




- Chut ! ... Tu es une vilaine fille.


- Et toi un méchant garçon !

- Efface moi ça !

- Je croyais qu'on ne devait pas raturer ? Que c'était mal ?

"s'agace"

"s'énerve"

- Tu t'énerves pour rien. Suis je énervé moi ?


"sourit en coin"

- Je doute que ce soit mieux, te connaissant.

"lève les yeux au ciel"


- Dis moi que tu m'aimes.................
................. j'te déteste.


- Moi aussi..... Un peu
Hegide_iliard
[Apaise moi]

La lune fit briller un éclat blanc sur sa fine lame lorsque mon bras se leva jusqu'au niveau de la gorge de l'homme.
Mes muscles tendus s'apprêtaient à plonger la lame dans sa gorge quand je fus brutalement tirée en arrière par une main puissante. Je n'avais pas senti l'attaque venir et n'eus pas le temps de réagir.
Un souffle brûlant dans mon oreille finit de me réduire à l'obéissance.

Que comptais tu faire Princesse ?



D'où sortais tu ? Comment n'avais je pas pu te voir ? J'étais stupéfaite et fulminais de m'être faite surprendre aussi facilement.


... Ne t'a-t-on pas appris qu'il ne fallait jamais déranger un innocent pendant son sommeil ? ... Il pourrait se réveiller de très méchante humeur...


Le baillon de ta main empêcha mon gémissement de franchir mes lèvres. J'étais terrifiée d'avoir été si facilement bernée. Ta main libre vint se plaquer contre mon ventre et je sentis le renflement de ta raideur contre mes reins.


Pensais tu, ma Pucelle, que j'allais abandonner aussi facilement la partie ?

Tes doigts forcèrent le passage de mes lèvres et écartèrent mes dents. De l'index, aussitôt suivi du majeur, tu pénétras ma bouche avec lenteur, tandis que ton souffle dans mon oreille éveillait mes sens avec violence. J'imaginais ta machoire crispée, ton regard noir acéré. Tes cheveux frôlaient ma joue contrastants de douceur avec l'irritation que ta barbe provoquait sur ma peau.
La tête basculée en arrière, mes yeux se fermèrent à demi et mon bras s'amollit jusqu'à lacher mon arme qui tomba sans bruit à nos pieds, amorti par la mousse qui recouvrait le sol. Ma main rencontra l'extérieur de ta jambe puis remonta sur ta hanche pour y trouver une accroche. Mes doigts aggrippèrent la chair de ta fesse à travers le tissu des braies et je te sentis tressaillir. Tu ne te départis pas pour autant de ton calme et continuas sur le même ton voilé.


Croyais tu que je te laisserais partir sans réclamer mon dû ?


Ta main comprimait mon ventre, me contraignant à ressentir avec intensité le frottement de ton aine contre mes reins. Je crus m'évanouir tant la violence du désir qui me traversa fut puissante. Tes lèvres parcoururent mon cou, y déposant des baisers fiévreux.

J'aurais dû faire volte face, me soustraire à ta maîtrise virile, te gifler pour ton arrogance. A la place, je refermais mes lèvres sur tes doigts et en goutais la saveur salée, tout en mordillant la fermeté de tes phalanges.
Ton autre main s'infiltra sous la ceinture dans mes braies. Elle était glacée, autant que moi brûlante. Un flot moite incendia mon ventre, me fit grogner d'impatience.
Cependant, mes jambes, devenues molles, ne me portaient plus et si je n'avais pas été plaquée contre ton torse dur, je me serais tout bonnement effondrée. Faibles femmes que nous sommes ! Soumises à la tentation et uniquement délivrées de ce bouillonnement par la force d'un glaive. Le pas que je fis en arrière donna de l'aisance à mon vêtement et tu en profitas pour atteindre ton but, malmener ce mont de Vénus et fouiller mon intimité jusqu'à ce que...

Un imperceptible gémissement fit bouger le brigand dans son sommeil. Il se tourna, chercha une position plus confortable.

...jusqu'à ce que j'accepte de m'ouvrir.


... Retiens toi Princesse... on y est presque.



Je ne quittais pas l'homme du regard, respirais avec peine, le plus silencieusement possible, tes doigts plongés dans ma bouche, maintenaient ma tête renversée pour mieux chuchoter à mon oreille.

J'ai cru devenir fou.... Ne pars plus jamais ainsi... ma pucelle.


La chaleur de ton souffle contrastait avec le froid de l'air... Nos respirations s'unissaient dans un nuage de vapeur blanchâtre. L'homme pouvait, à tout moment, se réveiller, nous découvrir et se jeter sur nous sans que nous n'ayons le temps de réagir.
J'en avais presque envie.
La perspective d'être surprise par cet homme qui aurait pu me tuer en un instant, envahit mon esprit et un courant d'adrénaline traversa ma colonne jusqu'à me faire contracter autour de tes doigts.

Serre moi ... et sers moi. Maintenant.


Ma main parcourut ton avant bras, caressa le poignet tendu qui plongeait dans mes braies et je fis sauter la boucle de ma ceinture.
Ta prise se raffermit pour me soulever du sol et nous soustraire à la vue du brigand, dans l'épaisseur des halliers qui bordaient la petite clairière. Hors de portée d'un réflexe de l'homme mais totalement à la merci des tiens, je dus me rendre à l'évidence : rien ne t'arrêterait plus. Et d'ailleurs, je ne le voulais pas. Arquée contre toi, j'étais entravée par mes braies qui glissaient lentement et découvraient mes fesses contre ta virilité. Lorsque tu me déposas, je n'eus le temps que d'arrimer ma main contre le premier tronc d'arbre à ma portée et prendre une grande inspiration. Tes doigts quittèrent ma bouche lentement pour enserrer mon cou avec fermeté. Un long frisson traversa mon échine tandis que mon sang pulsa sous tes phalanges.


Un feulement sauvage accompagna les coups de reins qui me clouèrent contre le tronc. Nos corps trop tendus explosèrent à l'unisson, emportés par une vague scélérate si puissante qu'il nous sembla que nous ne touchions plus terre.
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