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[RP] Cérémonie funéraire en l'honneur de Rotule Baccard

Plumenoire..


Plume leva doucement la tête lorsqu’elle senti la main de son père prendre la sienne. Elle avait plus ou moins écouté ce qu’il avait dit à la … Cousine ? Elle haussa doucement les épaules, elle ne connaissait pas du tout cette branche de la famille.

La louve écouta donc sagement … silencieuse, serrant la main paternelle. Elle écoutait l’officiant dans une attitude silencieuse, en plein recueillement … Elle Lui demandait pardon … C’était peut-être pas le moment, mais au moins, elle faisait quelque chose qu’elle jugeait utile, plutôt que de venir s’encombrer la tête de questions !

Enfin, la louve leva la tête et écouta les personnes qui avaient connu l’homme, essayant de s’en faire une idée, elle serrait la main de son père. Elle aussi, elle pouvait le soutenir dans cette épreuve ! Elle ne le laisserais pas seul.


Elisa.baccard
    « Que l'on soit séparés par des montagnes, des forêts, des océans ou des armées, tu seras encore là pour moi et je serais là pour toi, mon amour…»


C’était peut-être cela la vie… Un sourire, un rire, des mots, beaucoup d’amour, des promesses et puis finalement les pleures, la souffrance, le noir, le vide, l’abandon. Mais après ? Que vient-il après ? Une fois que les larmes n’existent plus car le cœur et le corps sont asséchés à force d’avoir trop pleurés ? Que devenir après mise à part le fantôme de sois même. Que faire ? Qui être ? Où aller ? Peut ont réellement se remettre de la perte d’un être si cher ? D’un Père, d’un frère, d’un ami ou d’un époux ? Peut-on réussir à oublier pour tenter de vivre de nouveau ? Peut-on réussir à mettre sa peine de côté pour tenter de revoir la lumière ?
En cet instant précis, la belle en doutait. Il serait sa lumière, cette étoile qui brille dans le ciel pour éclaire ses nuits. Ce soleil qui réchauffe sa vie, son corps, son cœur quand les jours n’y sont pas. Quand la pluie a prit possession de son corps et de ses yeux. Quand la tristesse et le mal sont trop grands. Quand le manque ce fait si immense que l’on a l’impression de perdre pied.

Le silence régnait dans la pièce. Personne n’avait osé s’avancer pour parler du défunt. Trop discret ? Trop triste ? Trop ému ? Trop tout à la fois ? Qu’importe, la belle parlerait pour eux. Elle dirait tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Elle parlerait au nom de tous.
La Baccard se leva, prenant place près de l’archevêque, sur le pupitre qui lui était désormais offert pour parler de lui… Ses yeux étaient rivés sur le bois, elle n’avait pas encore le courage de relever la tête et de faire face.


Mon étoile, Mon époux, Mon tout. Comment pourrais-je parler de toi, où dois-je commencer ? Que dois-je dire ? À qui dois-je m’adresser ? À toi ? À eux ? À nous ? Ou alors peut-être à tous en même temps ?
Alors peut-être devrais-je commencer par le commencement. Ce moment que nous aimions nous rappeler et qui nous faisait tellement rire après coup : Notre rencontre.


Les yeux se lèvent regardant le fond de la Cathédrale, personne en particulier. Juste les portes, dans l’espoir de les voir s’ouvrir et le voir entrer lui annonçant que cela n’était qu’une horrible plaisanterie.

Tu vivais en Lyonnais Dauphiné, et moi en Limousin Marche. Tu venais tout juste d’arriver à Limoges car Lizzie avait décidé de s’enfuir pour rejoindre la tombe de la Reyne Nebisa, ma chère et défunte Mère. Quel ne fut pas ce destin.
Tu entras dans cette taverne si bien nommée L’Arastoth II, appartenant à ma sœur, Aldraien. Tu l’as saluée et là, tu t’es retourné vers moi en me demandant en tant que tavernière de vous servir à boire. Je me souviens encore que mon sang ne fit qu’un tour et que rapidement j’ai pu te renvoyer dans tes quartiers en te faisant non pas sans douceur, rappeler que je n’avais rien d’une tavernière et que si tu avais soif, ta chère maternelle t’avait fait des jambes et des bras pour te servir. Et par la même occasion en profiter pour nous servir à tous à boire.
Aldraien et moi avons bien rit, pendant que tu t’exécutés et que tu versais du vin dans nos verres.
Notre Rencontre mon tendre amour, nos premiers regards et nos premiers mots.


Elle fit une pose, pour que ses prunelles retrouvent sa fille Lizzie, elle lui lança un sourire d’une tristesse mortelle. Mais qui venait pourtant du cœur, avant de reprendre.

Mon tendre amour. Tu m’as offert la vie dont j’ai toujours rêvé, tu m’as offert une famille merveilleuse, des enfants, et le droit d’aimer. Tu m’as prouvé que la vie vaut la peine d’être vécu autant qu’il nous est permis d’y croire. Tu m’as simplement ouvert les yeux sur le bonheur qui l’est possible de toucher du bout du doigt. Mais si tu savais aujourd’hui comme je m’en veux de ne pas t’avoir cru avant. J’ai ce sentiment qui me hante de n’avoir pas su t’offrir le quart du bonheur et de l’amour que tu méritais. Tu étais en tout point parfait, un caractère horrible qui rejoignait le mien et que nous oublions en nous perdant l’un pour l’autre, l’un avec l’autre.
Nous avons tous eu la chance et l’honneur de pouvoir te connaître, te côtoyer, t’apprécier et t’aimer. Tous à notre rang tu nous as offert tellement. Nous serons te rendre fière et nous serons poursuivre ce en quoi tu croyais, ce que tu souhaitais.
Mais un Baccard ne meurt jamais. Un Baccard vit toujours car tu as inscrit ton nom dans la pierre mon bel amour. Tu as fais grandir ta province en lui offrant prestige, gloire et reconnaissance. Tu n’as jamais hésité un instant à te battre pour des causes que tu pensais juste, peu importe qui tu pourrais te mettre à dos, peu importe les conséquences. Tu étais à la fois sérieux et tellement fou.


Elle fit une pause, serrant sa mâchoire pour retenir les larmes qui remontaient dans ses yeux. Ses doigts vinrent glisser sur cet anneau qu’elle portait à son annulaire gauche. Cette alliance qui les liait à tout jamais, dans l’éternel.

Merci d’avoir été toi, d’avoir été nous, d’avoir fait tout cela. Merci mon époux. Merci…

Ses doigts viennent se serrer sur le bois… Elle ne pouvait plus, Sa deuxième main vient se poser sur son ventre arrondi et elle ponctua d’un ton plus bas.

…Mon étoile.

Elle ne pu en dire plus. Baissant alors la tête, la Duchesse alla rejoindre le premier rang, retrouvant son fils sur ses genoux. Une main dans celle d’Emelyne, l’autre dans celle de Lizzie. Ils seraient une famille pour lui, ils seraient ce qu’il avait tout voulu qu’ils soient : Des Baccard de Malemort.
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Endymion
L'archevêque écouta attentivement la veuve, ses paroles sincères transmettant une émotion certaine à l'assemblée réunie en la cathédrale, ou au moins au prélat.
Il laissa à Élisa le temps de reprendre sa place et aux autres de s'imprégner de ce qu'elle avait dit, puis il se mit derrière le pupitre où était disposé le Livre des Vertus, l'ouvrit à la page précédemment choisie et déclara,

J'aimerais vous lire un court, très court passage sur la mort d'Oane, Livre I, la Pré-Histoire, Partie I.
Citation:
5 Oane était ravi que sa quête soit enfin arrivée à son terme. Il admirait la plaine du regard lorsqu’il s’effondra. Tous s’attroupèrent autour de lui pour lui venir en aide. Quelques-uns tentaient de le maintenir dans une position presque assise, mais il était clair pour tous qu’il vivait ses derniers instants. Mais, malgré le tragique de l’événement, alors que tous étaient effarés, Oane arborait un sourire plein de sérénité.

6 Il dit: “N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservée dans le monde et ai accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu. Alors, que vos larmes ne soient pas de tristesse mais de joie, car le Très Haut me fait le plus beau des cadeaux. Aimez Le et Il vous aimera. Adorez-Le et Il vous bénira. Vivez dans la vertu et Il vous accueillera à Ses côtés.”

Je me console en me disant que tel Oane, notre frère a atteint le but que le Très Haut lui avait donné et qu'il l'a rejoint pour jouir d'une félicité éternelle. Alors ne pleurez pas pour celui que vous avez perdu mais soyez heureux pour lui. Espérez qu'au jour de votre mort, vous aussi puissiez être fiers de l'héritage que vous laisserez, que vous puissiez quitter ce monde en paix avec la satisfaction du travail accompli, et que, de là-haut, vous regardiez ceux que vous avez laissé en les attendant car vous leur aurez ouvert la voie en ayant eut une vie vertueuse dont ils pourront s'inspirer.

Il se remit derrière l'autel et choisit de conclure la cérémonie avec le Credo,
Avant de nous quitter et d'aller, je vous convie à le faire, vous recueillir là où est enterré ce grand homme que fut Rotule, réaffirmons notre confiance, notre foy en le Très Haut. Avec respect et affection, confions Rotule à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de lui.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.
Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.
Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.
Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie éternelle.

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Cardinal-Archevêque de Vienne & Primat du SRING
Maycka_baccard_gardacan
May n'arrivait pas à dire à haute voix ce qu'elle ressentait en ce moment.Elle se contenta de dire à son frère en regardant l'endroit dans lequel il reposerait pour son dernier repos..

Rotule, je sais que les mots que je te dirais la j'aurais du te les dires de ton vivant mais jamais je n'aurais cru que la vie t'arrache si vite à nous. Malgré ta tête dure et ton sale caractère, beaucoup savaient qu'ils pouvaient compter sur toi.. Tu étais un homme droit qui n'avait pas peur d'avancer. Même malgré les échecs, tu te relevais et jamais tu n'abandonnais. Je t'ai toujours eu en admiration pour ça.Je me rappel déjà quand j'étais petite tu étais la alors que j'apprenais a marcher et quand je trébuchais, déjà tu étais la à m'aider et a m'encourager à continuer. Je me rappel les fois ou j'étais triste, tu étais la à me consoler et à écouter les pourquoi de mes pleurs sans jamais me juger. Aussi ridicule que ça pouvait l'être, le grand frère en toi séchait mes larmes d'un frottement de pouce. Tu étais la et tu me souriait et voila ma peine se dissipait. Je me souviendrais toujours les batailles de boules de neige, toi qui me prenait toujours pour cible et dès que je simulais que tu m'avais fait mal tu te précipitait et la je me mettait à rire et du coup tu suivais. Un autre souvenir, l'arrivée de Lizzie, comment tu te pavanais avec TA petite puce minuscule dans tes bras, comment tu en étais fière, combien de fois tu as dit c'est MA fille, MA fierté. Chaque fois ton sourire de papa et tes yeux qui se remplissaient de larmes tellement tu était heureux.
Tu sais Rotule beaucoup de gens ont pus te détester mais aussi beaucoup t'on apprécier et aimer. Peu importe , tu laisseras à jamais dans le coeur des gens une partie de toi. Ils verront bien un jour que malgré tout tu étais formidable.
Sache Rotule que tu manqueras à chacun de nous et de la haut vieille sur ta petite famille. Chaque fois que je regarderais l'étoile la plus brillante dans le ciel, je dirais à tes enfants qu'ils regardent car la haut papa les aiment plus que tout et qu'il est la dans cet étoile!
Bon repos bien mériter mon frère et ou tu seras , travaille un peu sur ta patience le temps qu'on vienne à nouveau t'embêter!
Ce fût un plaisir de t'avoir comme grand frère jamais je ne t'oublierais ..Repose en paix mon frère
Chouquette
discréte ... petite présence a peine visible ... ne voulant parler a personne , ne voulant regarder personne .. elle n'avait pas su .. on ne l'avait pas prévenu .. c'est donc toute enjouée qu'elle avait sauté sur eli et aprés un calin demandé aprés lui le cherchant derriére elle même ... et puis ce visage terne .. en berne .. elle avait glissé sur ses pieds .. se sentant minuscule .. avait elle dit une bêtise .. et le couperet etait tombé ...il .. n'est plus .. il est partit .. innocement elle avait demandé .. partit . ou ? loin ... et les mots s'etaient ancrés dans son esprit ... comme un gong sonné a l"oreille qui raisonne et qui laisse sourd ... un vide ... avant que le chagrin ne prenne place ... et c'est dans les bras de la veuve qu'elle avait pleuré .. voulant la consoler mais finalement .. c'est eli qui consolait la gamine ..
tule . tonton tule .. ce qu'elle l'aimait .. il faisait partie du cercle dhomme qui etait une référence pour elle .. si elle n'etait pas tombé dans les bras du chevalier en premier .. sur qu'elle aurait aimé que ça soit tule qui soit son papa ... quand elle baladait d'embrun a valence .. toujours elle allait le voir .. il n'etait pas calin se reservant pour ses propres enfant mais il taquinait et aimait la chou , la protegeait et la conseillait .. souvent il la consolait aussi de ses histoires avec marraine , et l'appelait grande petite demoiselle chou ... et ils riaient tout deux , elle se pendait a son cou , il lui tapotait le dos paternellement et la regardait filer a nouveau sur les routes ...

le coeur gros dans son coin elle avait tiré la dague de sa botte .. dague faite par ses mains , façonnée pour elle rien que pour elle avec son nom dessus ... il lui avait glissé dans les mains et les avait refermé dessus , lui disant d'un ton solonnel et mysterieux qu'elle devrait s'en servir un jour pour sauver sa propre vie .. elle avait dit mais .. tule tu sais bien que jpeux pas faire ça .. et il avait sourit et murmuré .. un jour peut etre que tu devras ..ça sera ta vie ou celui de ton adversaire.. en ça ce jour je serai la et cette dague te protegera ...

elle ne l'avait jamais sorti pour se battre juste pour la montrer fiérment a ses amis en disant c'st tule qui l'a faite rien que pour moi d'abord ....
entre ses doigts elle caresse la lame et ses larmes coulent .. silencieuse ..un papa disparu chez les moines .. un tonton defunt .. une maman quelque part ... petit a petit son cercle de proche s'amenuisait .. elle finirait seule comme elle a commencé errant sans but .. sans famille .. sansplus personne ..

il l'avait accueilli en son domaine , il lui avait offert l'amour d'un pére sans en etre un .. ettouffe un sanglot et rentre sa tête dans ses epaules ecoutant la cérémonie en son honneur .. un grand homme ...il etait .. grand homme il resterait .

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chou et maric
Maccornell
Il était venu assisté à la cérémonie d'adieu organisée pour l'Impatient. Le Maistre Armurier avait côtoyé son prédécesseur bien avant qu'il ne porte cet épithète. Et déjà, il faisait preuve de son empressement. Lors de son deuxième mandat, son impatience avait conduit à l'implosion de l'ost. Les tensions internes de ce fleuron du Duché ne résistèrent pas à l'inconstance de son chef et les réformes nécessaires se retrouvèrent arrêtées. D'ailleurs, c'était sans doute là le dernier conseil ducal qui se soit vraiment intéressé au devenir de l'ost. Et perdus (lost) furent les principes fondateurs et les soldats. Mais cela est une autre histoire qui fera l'objet d'autres chroniques.

Pour l'heure, MacCornell repensait à cet homme qui avait connu les joies de jouter et qui en un tournoi avait, avec la chance du débutant, remporté le tournoi et marqué autant de points que lui en vingt tournois. Pour peu, ils auraient pu partager cette passion plus longtemps. Aristote en avait décidé autrement.


Loiset
Amaigri par des mois de monastère, reclu, Loiset entra dans la cathédrale. La foule était nombreuse ; il aperçu Elisa, sa fille Lizzie, et d'autres gens connus.
Il resta en retrait, sur le côté gauche du transept , et écouta en silence les uns et les autres.
Rotule Baccard avait la réputation d'un homme de pouvoir, il avait croisé le fer à de nombreuses reprises, et il aimait son duché comme une femme. Il aurait bien aimé le servir directement.
Il était maintenant trop tard, et cet hommage silencieux était la dernière chose que Loiset pouvait faire.
Elisademalemort.



La Malemort écouta l'Archevêque parler. Il venait de lire un passage du livre des vertus. Elle hocha légèrement la tête. La cérémonie était pratiquement terminée. Cette cérémonie qui était le point virgule de cette hommage qu'il lui était rendu. Cette aide pour faire son deuil. Bien que calme, la Malemort ne pu que penser que chacun s'étaient recueillit dans son soi intérieur. Chacun avait décidé de lui rendre hommage par le silence, ce qui n'était pourtant pas l'habitude de son défunt époux.

Elle baissa alors la tête, fermant les yeux, joignant ses mains et elle se mit à réciter le Crédo à voix haute.


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant, créateur du ciel et de la Terre, des Enfers et du Paradis, juge de notre âme à l'heure de la mort. Et en Aristote, son prophète, le fils de Nicomaque et de Phaetis, envoyé pour enseigner la sagesse et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés. Je crois aussi en Christos, né de Maria et de Giosep. Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis. C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce, il est mort dans le martyr pour nous sauver. Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut. Je crois en l'Action Divine; En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible; En la communion des Saints; En la rémission des péchés; En la Vie éternelle.


Serrant ses mains l'une contre l'autre, la Malemort se leva accompagnée de sa famille, elle s'approcha Endymion.

Merci pour cet hommage et pour le temps que vous y avez accordé. Je ne doute pas un seul instant que mon époux est aussi touché que nous de là-haut.

Une main posée sur son ventre qui portait la vie, la jeune femme se pencha en avant pour le saluer. Et elle partie. Longeant les bancs qui mèneraient tous les invités, les amis, la famille en dehors de la Cathédrale. A sa droite se trouvait Lizzie marchant tout près d'elle, comme Emelyne le faisait à sa gauche en tenant la main de sa mère. Emery lui s'était réfugié dans les bras de sa mère qui malgré son ventre arrondi le portait, pour qu'il puisse glisser son petit visage dans le cou de celle qui était désormais sa vie.

C'est ainsi, que tous les quatre, les Baccard de Malemort descendent les marches du perron pour rejoindre leur voiture et rentrer dans leur domaine.


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Kye
Déjà.

C'est le mot que vint en premier dans l'esprit de Kye. Il était surpris que la cérémonie soit déjà fini. En réalité, elle avait duré longtemps, plusieurs minutes voir quelques heures, c'est juste qu'il pouvait attendre cette femme pendant des heures et des jours sans s'en rendre compte.
Il s'était amusé à regarder les passants, à trouver qui ils étaient. Il s'était amusé de voir les gens monter les marches du perron plus vite que leurs jambes parce qu'ils étaient en retard. Il espérait même voir quelqu'un chuter.

Il s'amusait donc à trouver qui était quoi, comment se passait leur vie. Certains n'étaient que simple mineur, d'autres de grands commerçants et puis il y a celui dont la femme le trompait en ce moment même et celui dont la femme était en train d'accoucher sans qu'il ne le sache. Il y avait aussi le jeune noble qui se rendait à l'université et enfin...La Duchesse qui sortait.

Elle était magnifique aujourd'hui, le soleil lui donnait un teint radieux bien que légèrement entaché par le sentiment que procure la perte d'un être cher. Elle descendait le perron, la tête haute essayant de cacher maladroitement sa tristesse. Les enfants l'aidaient à le faire, c'était surement pour eux qu'elle essayait de garder se visage souriant. Mais ce n'était qu'un masque. Mais pour l'heure, le vieux Loup devait aller la voir, mais pour lui dire quoi ?

ça fait des minutes qu'il poirote de l'autre côté, qu'il attend qu'elle sorte enfin et pas une seconde il a réfléchit à ce qu'il allait lui dire. Tant pis, il improvisera comme il a l'habitude de le faire.
Il la fixe du regard et avance vers elle. Traversant la route sans même regarder ni à gauche ni à droite, les voitures le frôlent. Il écarte les gens de son passage avec la patte droite, certains râlent d'autre non. Peut importe, il la fixe toujours du regard. Ce n'est même plus un simple regard, à ce stade c'est de la contemplation, de l'admiration. Plus rien n'avait d'importance pour Kye si ce n'est cette femme qui descendait les marches. Il était dans sa bulle et rien n'y personne ne pouvait la détruire. Sauf peut-être la personne qui faisait que cette bulle s'était créée.
Il arrive seulement à la moitié de la rue, qu'elle a déjà atteins sa voiture. Les enfants sont en train de monter. Le loup sait que ce serait le moment idéal pour l'aborder, il devrait accélérer le pas mais elle fini par tourner la tête et le regarda. Le remarquait-elle réellement ou contemplait-elle juste la foule qui passait, qui ne se souciait pas de ce qui venait de se passer ? Peu importe, Kye se plaisait à croire qu'elle l'avait vu et qu'elle le regardait, lui. Il s'était alors arrêté et c'était les autres maintenant qui l'évitait, les voitures passaient de chaque côté, le flot de personne le contourner comme l'eau contourner un rocher dans une rivière.

Si elle le voyait, alors elle le verrait faire un léger geste : Passer son bras droit en travers de son torse, la main sur le cœur et s'incliner légèrement. C'était surement ce qu'il y avait de mieux à faire. Etait-elle prête pour qu'il s'approche plus d'elle ? Voulait-elle lui parler ? Lui laisserait-elle le temps de dire un mot ? Bref, il se disait que c'était la meilleure des solutions et si elle ne l'avait pas vu alors soit, c'était qu'Aristote l'avait voulu.
Le Noircastel profita du passage d'une voiture qui le dissimulait aux yeux de La Duchesse pour disparaitre, comme à son habitude. Un loup noir, une ombre, un maitre dans l'art de se dissimuler.

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Elisa.baccard
Tout doucement la Malemort descend les marches du perron. Prenant soin de déposer un pied après l'autre sur chaque marche pour ne pas tomber. Son fils dans ses bras, son ventre arrondi et ses filles autour n'aidaient pas vraiment mais elle tentait de garder le peu de dignité qu'il lui restait. Elle tentait de rester "La Courageuse" comme le peuple Dauphinois avait décidé de la nommer après on mandat de Duchesse du Lyonnais Dauphiné.
Mais l'était-elle vraiment ? Elle avait perdue une pièce maîtresse, lui permettant de garder cet équilibre qu'elle s'était créé. Alors comment faire maintenant ? Elle n'avait pas la réponse, pas encore, pas tout de suite en tout cas.

Arrivés devant la voiture, le valet ouvra la porte, Lizzie monta la première, suivie d'Emelyne aidée par sa mère puis enfin Emery qui alla directement rejoindre les bras de sa plus grande soeur, Lizzie. Installés tous les trois dans la voiture, la Veuve releva alors ses prunelles noires sur la route face à elle. Peut-être espérait-elle réaliser que tout cela était une plaisanterie, peut-être que cette idée était encore possible. Mais cela ne fut pas le cas, et c'est une silhouette rencontré la veille au soir qu'elle croisa. Ses onyx ne s'attardèrent pas vraiment dessus jusqu'à ce qu'elle entende les coches crier car un homme se trouvait au milieu de la route. La jeune femme vient alors reprendre sa vision, le retrouvant bel et bien en plein centre du chemin, voyant les calèches lui passaient de part et d'autre du corps. A dire vrai, elle n'aurait aucun remord à le voir se faire renverser devant ses yeux. Il était l'homme le plus odieux du monde, sans cœur, sans cervelle, sans sentiment. Alors à quoi bon lui apporter de l'intérêt.

Mais que faisait-il là finalement ? Voulait-il rajouter une couche ? Voulait-il la faire souffrir un peu plus malgré les épreuves ? Malgré la cérémonie ? Malgré la perte ? Malgré la veille au soir ? Elle observa la scène comprenant qu'il était entrain de se ficher un peu plus d'elle. Ses yeux se tournèrent vers son garde afin de l’interpeller, tandis que son index pointait la rue où le Noircastel se trouvait. Mais le temps que ses onyx se posent de nouveau sur la route et que sa bouche s'ouvre, la voiture était passée et le corps n'était plus là. Tournant la tête de droite à gauche, le cherchant désespérément, son index finit par se replier et un soupire né entre ses lèvres. Le garde ne pu comprendre et elle non plus à dire vrai. Elle fini alors par monter dans la voiture, retrouvant ses enfants. C'est sa fille, Emelyne qui pu avoir le privilège de retrouver les genoux de sa mère durant le trajet...

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