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La gargote Helvétique : [RP] le grand Tournoi de Genève - 27 et 28 mai 1457

Nattascha
petite pause champêtre en bord de lac


Petite pause détente bien méritée après ces deux jours de rigolade. Les bords du lac, c’est l’idéal… à l’ombre d’un arbre déjà plus que centenaire, à l’abri des regards, et des fourmillements du marché.
Elle est nature la vagabonde, et c’qui peut déranger certains, elle s’en cogne. Elle a donc retiré les trois quarts de ses vêtements, n’gardant sur elle que l’minimum. Prendre le soleil, parait qu’c’est bon pour la santé. On va quand même pas s’gêner pour quelques pudibonds. Sont pas contents, dégagent, pis c’est tout.
Allongée dans l’herbe, elle mange son andalou des yeux. Torse nu, il profite des bienfaits de l’astre du jour lui aussi. Bordel c’qu’elle l’aime…

Dis ?

Quelques secondes dont elle profite pour venir déposer sa tête sur les jambes de son autre…

Tu sais les deux jours là, qu’on vient d’passer… j’espère qu’ça va pas mettre en péril ta descendance mi amor… r’garde…

Lui montre la cicatrice sur son flanc droit, souvenir des combats en Périgord l’an dernier…

Ben elle m’tire vachement.. m’fait mal.

Pense à c’qui pousse dans son ventre et espère qu’il n’aura pas morflé d’leurs derniers jours d’ballade, d’marave et d’fatigue. S’promet qu’à compter d’maint’nant, elle va l’laisser grandir au chaud tranquillou.
Les souvenirs du Périgord remontent les uns après les autres, l’poutrage d’la p’tite et d’la chandelle, l’injustice du truc. C’qu’avait décidé d’la suite, l’combat contre l’armée d’Saintes, l’Théodebert qu’elle avait rétamé, les corps étendus, les s’maines de souffrances et les blessures à réparer. Angoulême, les rencontres, les souv’nirs… et les cicatrices. Avait les poitevins dans l’nez depuis. Et d’puis l’annonce du p’tit bout qui grandit en elle, la trouille qui va avec. Pas envie d’mourir connement… juste envie d’voir grandir sa famille…
.
Faudrait qu’on prévienne Sel et l’colosse tiens… histoire d’leur d’mander s’ils s’raient d’accord pour prendre en charge notre gamin si quelque chose doit nous arriver. Faut être prévoyant moi j’dis. Après tout, sont nos meilleurs potes, j’pense qu’ça leur fera plaisir qu’on leur d’mande ça nan ? Moi en tout cas ya qu’à eux que j’pourrais faire confiance…

Le visage se tourne un instant pour regarder le butin de leurs deux jours. Elle sourit davantage en voyant les sacs qui s’étalent un peu partout.
Va falloir tout vendre hein… pas envie d’me trainer ça jusqu’à la prochaine étape mi amor. Ça pue la mauvaise foi ces trucs là… j’sais pas, ya une odeur spéciale qui m’retourne l’estomac… faut s’en débarrasser vite fait.

Un léger rire s’échappe de ses lèvres en imaginant l’dépit des deux du dernier combat… vache c’qu’ils trimballaient sur eux…
S’souvient d’la surprise qu’elle avait cru voir dans l’œil du bonhomme planqué sous un casque, quand il avait reconnu l’andalou.

Tu veux bien m’raconter ? Hein dis ? On est bien là, on a l’temps… j’voudrais bien connaitre ton histoire avec l’étalon qu’t’as cogné ya deux jours… avait l’air de t’connaitre aussi bien qu’tu sembles l’connaitre toi-même…

Se retourne sur le côté, visage posé sur les cuisses musculeuses qu’elle enserre d’un bras… s’souvient en souriant d’un truc que Selene lui avait dit un jour alors qu’ils s’fendaient la poire tous ensemble… qu’les p’tits sont souvent teigneux pour compenser l’manque de hauteur. L’avait l’air teigneux çui là, mais ça n’avait pas suffi à l’sauver. La baffe que l’andalou lui avait mis résonnait encore dans les oreilles vagabondes… p’tain il avait du douiller quand même. Bah, les joies du brigandage, des rencontres impromptues…
Les yeux brillants elle fixe son autre, plongé certainement dans ses souvenirs… elle attend, espère… qu’il lui raconte..

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Kirkwood
Kirkwood-Esclandres, repos des Guerriers, préparation de la prochaine marave, entre J1 et J2

Bon, incontestablement, le bilan n’était pas terrible. Deux bastons, deux maraves indiscutables…

Kirkwood, comme son compagnon, tombait de haut…


De très haut…

Il avait l’impression qu’un arbre lui était tombé sur la tronche, refaisant la déco façon steak mongol…



Rien à dire, le moral n’était pas au rendez-vous. de quoi aurait-il l’air face aux autres ? Ah, ils allaient bien se foutre de sa gueule, Skiid, Nicbur et Nefti. Sans compter Grumuk… Ou Izaac.
Ou l’esprit de Reg, qui devait s’éclater là-haut, à la droite du Très-Z’Haut, avec son rire, son rire, de, de… Impossible de trouver le mot juste… Ça devait être les coups…

Mais bon, Esclandres avec ses airs de se plaindre, redonna le goût de l’effort à Kirk, le sens du devoir, de l’abnégation, de la volonté, de la gloire…
Bref, la niake, version « le prochain qui passe, je lui explose la devanture façon Tir de catapulte »,
Le truc qui soulage de s’être fait humilié, quoi…


Alors, les idées revenaient, coups fourrés, arnaques à deux thalers, PAC (Pièges-A-Chevaliers) de troisième catégorie, escroqueries à la petite semaine, constats d’adultère pour époux pressé d’hériter, annonce de fin du monde pour dans deux jours…

Pas grave, le bon sens d’Esclandres, comprenez celui de la survie, lui permit d’écarter judicieusement la proposition d’attaquer des arbres en s’accrochant à des cordes pendues aux branches, sous prétexte de vertige familial…

Bon, il avait prétendu ne pas en avoir de famille, mais ça, Kirk, encore groggy, ne s’en souvenait pas…

Le bon de la famille, c’est souvent quand elle n’est pas là pour vous contredire…
Eilith
[Genève - Fin de la séance rafistolage]

Elle sourit quand il lui parle de son talent à se retrouver maire, même sans le faire exprès.
Bah, si je me débrouille bien, je vous rejoindrai peut-être à temps, hein. Mais là, je me suis déjà engagée ailleurs.

Ben oui, elle a souvent quelque chose sur le feu, ces derniers temps. Ce qui convient très bien à son tempérament de pyromane amateur.


Et t'en fais pas pour la hache, d'ailleurs, j'en profiterai peut-être pour te demander un peu d'entraînement, pour voir si je me suis améliorée et tout, hein. Depuis le temps qu'on se loupe sur les routes...

Oui oui vous avez bien entendu. Le gascon, c'est même pas encore remis de ses blessures que ça parle déjà de se cogner dessus.
Mais en toute amitié. Ce qui est une nuance de taille, hein.

Nan parce que bon, ces derniers temps...
Un léger temps, celui d'un flash-back concernant son combat contre Nicbur et Kartouche

*Vlouf* (ça c'est le bruit du flash-back)

Lorsqu'elle s'élançait, armée d'un bâton et d'une grappe de raisin, contre le Issime, et qu'il s'est mis à courir en hurlant à son tour. D'ailleurs, elle en avait été stoppée dans son élan, en ayant une image qui lui venait à l'esprit.
Vous avez déjà vu un aurochs lancé en pleine course ?
Bah voilà, imaginez un lapin qui se trouvait sur un passage de bovidé. Puis on transpose : Eilith en lapin, Nicbur en aurochs. Oui bon, vous l'auriez deviné tout seul, l'inverse c'était trop gros, mais on sait jamais.
Donc, l'aurochs Nicbur contre Châtaigne habillée avec une queue de lapin, des oreilles, des bas résilles, et... tsss, bande de pervers, ça vous va pas de penser des choses pareilles, hein ?

Donc, on disait. Oui, là on se dit "aïe". C'est ça. En gros, c'est ce qu'elle avait pensé très très fort quand le bras a atteint la tête.
Ensuite, elle avait pensé "oh les jolies lumières", puis "oh, tiens, je tombe", et puis "...".
Plus rien avant le réveil, quoi.

*Vioum* (bruit de fin de flash-back).

La jeune fille secoue la tête, et flanque une dose généreuse d'alcool sur le crâne de Cesaire. Bah là au moins, il sera pas infecté, c'est sûr.


Liam, je l'ai perdu en cours de route. Pourtant j'avais essayé de le rattraper et tout, hein. Mais bon, apparemment, vu ce qu'il m'a dit en taverne ce matin, il s'est attaquer sur le chemin, et il a tout perdu. Quelqu'un qui a pas du comprendre que fallait rentrer, hein.

Tiens, si pendant l'entraînement à la hache on pouvait le croiser, ce serait marrant.

Elle s'écarte ensuite, ayant fini pour de bon le rafistolage.

Voilà, c'est tout propre. Tu peux aller surveiller mieux la Fourmi, là. Puis fait attention, hein, juste avant qu'on parte, y avait quelqu'un qui nous regardait du haut d'un arbre.

Comment ça c'était pas le truc à dire ?
Bah tant pis, il doit avoir l'habitude qu'on reluque la Fourmi, à force, maintenant. N'est-ce pas ? ^^

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Fablitos
Halte Lémantine

R’tour au calme… ballade pédestre et champêtre, main dans la main sur les rives du Léman… une envie d’se poser dans c’t’écrin d’verdure et d’profiter des chauds rayons du soleil, d’profiter l’un d’lautre surtout…. L’temps d’trouver l’endroit l’plus approprié et l’dessapage n’avait pas tarder à suivre… c’est donc dans l’herbe grasse, au pied d’un saule d’taille respectable, qu’leur choix s’est porté. Jouxtant un buisson en fleur qui d’vait proposer d’puis longtemps l’asile d’sa grotte à des générations d’amoureux, l’endroit semble calme et propice au glandage intense. Après avoir mêlé leurs souffles, s’être goinfrés d’baisers ils profitaient d’cette pause amoureuse pour envisager l’après tournoi, l’avenir… il laisse ses doigts dériver dans l’cou et sur les épaules d’la vagabonde, douc'ment ils arrivent à la lisière de sa poitrine…

Dis ?

Court instant dont elle profite pour v’nir étaler sa crinière de jais sur les cannes andalouses…

Tu sais les deux jours là, qu’on vient d’passer… j’espère qu’ça va pas mettre en péril ta descendance mi amor… r’garde…

les mirettes suivent le mouv’ment du doigt qui désigne la scarification barrant son flanc… dernière trace visible d’une virée hivernale et périgourdine qui avait pris brutal’ment fin en Poitou…

Ben elle m’tire vachement.. m’fait mal.

Grimace qui s’affiche sur l’visage de l’andalou et réminiscence d’un passé proche qui tape l’incruste sous sa sombre et épaisse tignasse… l’Périgord… l’Périgord Angoumois pour les puristes… vieille boule qui grimpe en gorge, échine qui s’noue… il sent son corps s’tendre, ses muscles saillir... la mâchoire s’ crispe faisant grincer ses crocs sournois'ment... il r’voit l'armée avancer en silence, se jouant sans sourciller d’un bataillon poit'vin croisé de près... la ruse libertadienne pour terminer c'qu'ils avaient entrepris dans l'Périgord, la destruction des faucheuses locales... avec la bande à Cartel, les Vilains, deux armées avaient d'jà été dématées, la moitié du travail effectué... le taf était à finir, histoire d'éviter d'pourrir le sens d'la mobilisation collective... un passage calme et discret dans les terres poit'vines... rien d'plus amical, on emprunte vos routes en loucedé jusqu’à Bergerac pour s’porter au d’vant d’un groupe gascon empêtré comme à son habitude... on est presque pas là, vous nous avez pas vu, nous non plus... Puis d’un coup les cris d’sa mioche et d’la p’tite chandelle qui l’accompagnait… elles suivaient juste l’armée… cinq ans… p’tain !

C’est la voix d’la sauvageonne qui l’ramène sur les bords du lac, évitant à l’esprit d’sombrer plus profondement dans des souv’nirs lointains et douloureux…

Faudrait qu’on prévienne Sel et l’colosse tiens… histoire d’leur d’mander s’ils s’raient d’accord pour prendre en charge notre gamin si quelque chose doit nous arriver. Faut être prévoyant moi j’dis. Après tout, sont nos meilleurs potes, j’pense qu’ça leur fera plaisir qu’on leur d’mande ça nan ? Moi en tout cas ya qu’à eux que j’pourrais faire confiance…

L’sourire s’étire à l’évocation d’la lune et d’El Diablo… vrai qu’il les porte haut dans son estime et dans son palpitant l’andalou…

J’plussoie mi corazon, c’t’une excellente idée… qui d’autre qu’eux pour faire pousser d’la graine d’andalou et lui permettre d’s’épanouir ? qui d’autres qu’eux pour lui apprendre à s’défendre et à s’battre pour la liberté ? qui d’autres qu’eux, pour lui inculquer les valeurs qui sont chères à nos cœurs ? faudra ‘ffectiv’mment qu’la question leur soit officiell’ment posée dans un av’nir proche…

L’écoute encore, en s’marrant cette fois, flipper sa race à l’idée d’se balader avec les marchandises saisies dans la nuit et dont elle soupçonne l’origine douteuse…

Hé, hé, hé… m’dame a la trouille d’être prise pour une rec’leuse ? t’sais quoi ? on peut toujours envoyer un pigeon à la fourmi et l’étalon… c’marrant ça, on dirait l’titre d’une fable… bref, on leur balance une demande de rançon… genre « ‘lut à vous, on détient toujours vos sacs d’céréales. Aucun mal ne leur sera fait et leur intégrité préservée si vous faites exactement c’qui suit…. Bla bla bla…. Rendez vous sur l’marché afin d’procéder à l’échange en toute discretion… » nope ? qu’est ce qu’t’en pense ?

L’éclat d’rire qui suit est interrompu par une nouvelle question d’la part de son autre moitié, toujours étendue, la tête posée sur sa cuisse s’inclinant légèrement de façon à permettre à l’onyx d’ancrer l’émeraude…

Tu veux bien m’raconter ? Hein dis ? On est bien là, on a l’temps… j’voudrais bien connaitre ton histoire avec l’étalon qu’t’as cogné ya deux jours… avait l’air de t’connaitre aussi bien qu’tu sembles l’connaitre toi-même…

L’sourcil se hausse en même temps qu’les épaules andalouses,

Bien sur qu’j’veux bien t’raconter… mais j’te préviens, ça va être relativ’ment court et inintéressant au possible… En fait, c’plutôt la fourmi que j’connais l’mieux… on a fait connaissance l’an dernier sur les remparts d’Labrit, l’trou du cul d’la gascogne et fief des comiques d’chez Cartel… t’rappelles des branques qui s’étaient débinés la queue entre les jambes du Périgord, pendant qu’on en ferraillait contre l’armée poit’vine… t’sais, celle qu’tu as privée d’son cap’taine d’un joli coup d’lame dans la trogne ?

‘fin bref, donc, c’est en Gascogne qu’on s’est connus… lui, c’t’une p’tite frappe sans envergure qui trainait ses bottes du côté d’la Zoko, l’rasé avait eu pitié d’lui et l’avait pris sous son aile… mais final’ment il a du avoir peur d’venir jouer dans la cour des grands, pis il a capté qu’Libertad c’pas une garderie et opté pour les guignols du cartel… r’marque qu’il a bien fait, y’avait d’jà bien assez d’gigolettes dans l’groupe, … donc une d’plus ça f’sait beaucoup…. Vala, t’sais tout…

jusqu’à cette nuit j’ai jamais vraiment su c’qu’il a entre les jambes… ni les valeurs qu’il défend… l’principal, il en parle pas… j’lui fais pas confiance… à part l’ouvrir pour emberlificoter les donzelles… ses mots sont du vent… j’lui propos’rais pas à boire, ça s’rait gâcher d’la gnôle… l’a rien dans l’bide… et il mérite pas à mes yeux d’pouvoir y verser que’qu’chose…t’vois, y’a vraiment rien d’intéressant…


l’andalou croise le r’gard d’sa brune sur son ch’min… un sourire terne aux lèvres… un clin d’œil balancé à l’arrache… s’passe la main dans les ch’veux… dégage d’un geste les meches rebelles qui lui barrent l’front… reste un instant pensif… sait qu’il d’vrait passer à autre chose … rien à foutre… l’cœur et les valeurs, y’a qu’ça qui compte pour lui… pis il aime pas qu'les marioles qu’en ont pas les moyens s’paient sa trogne.
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Cesaire_h
[Genève - Fin de la séance rafistolage]


Césaire s'ébroue laissant le feu de l'alcool disparaître, rafistolé de près, y a plus qu'à reprendre le cours des choses.Un courant d'air passe lui chatouillant les oreilles et comme elles sifflent légèrement il se gratte. Profondément indifférent en fait, c'est un gars tranquille Césaire, n'ayant rien à prouver.

Il se redresse lentement n'ayant pas que ça à foutre de perdre son temps, et si on l'a affublé souvent de jolis quolibets type affameurs, assassin, infâme, ordure, enfoiré, la liste est longue et ça l'a toujours laissé froid. Par contre menteur quelque soit l'angle de vue, nope, jamais.
La chose est entendue et il va falloir rallier les candidats au départ.
Ils ont remplacé les denrées envolées, 6 miches et 4 fruits pour lui, ajoutés les écus de l'inscription au tournoi et les gains.
Pas de quoi fouetter un chat donc...

Il soupire longuement, sans se départir de ce calme qui le caractérise. Il cogite comment placer ce petit intermède ludique avec Eilith au milieu de l'organisation au départ à venir...Evidement il n'est pas sans penser qu'emporter la hache et démonter ce putain d'arbre dans la foulée pourrait lui offrir diversion à ce profond ennui qui l'a saisi.


On va tacher de faire au mieux. On se retrouvera plus tard donc. Merci pour la couture. On va monter la lance de départ près du Lac.


Il se dirige récupérant heaume et armes vers la porte, il a été assez prolixe jusqu'ici, la Fourmi pourra pas lui reprocher de pas avoir été aimable avec son amie. Ils ont le campement à organiser et l'accueil des sympathiques Suisses à assurer. Pas mécontent d'avoir fait connaissance avec ceux qu'il était venu rencontrer précisément. Les autres, hors gens de la troupe, il connait personne ni de près, ni de loin. Juste que certaines couleurs flottant en cours de tournoi sont reconnaissables...


Il passe la porte sans se sentir plus fort, ni supérieur à quiconque. Si Césaire est sérieux de nature, il ne se prend pas au sérieux trop conscient de la précarité des choses. Il laisse à l'orgueil et l envie le soin de baffrer avec appétit, ça l'arrange même, avec une subtilité de fin gourmet. Il mate un instant les yeux levés ce qui lui passe à quarante mille au dessus de la trogne. Césaire peinard prend la direction des rives, ignorant deux cleps hargneux tenus en laisse par une bourgeoise, leurs jappements criards et steriles. Lançant la pièce à une vieille qui s'égosille gaiement sur la place.


Vive le vent, Vive le vent au léman...

Le pas sûr s'allonge, lui il se marre, songeant que si la Chataigne gagne, ça peut être marrant.
La taille comme la défaite ne lui posent aucun problème.
L'âge sans doute. Et y a de la route à faire.
Raoulleglabre
[là]

un, deux, trois, quatre...

Glaber, assis en tailleur dans l'herbe du pré de la joute, comptait ses écus.


Cinq, six [...] C'est quoi ça ? une pièce de "ein thaler" ? c'est de la monnaie de teuton, ça, non ? Mahaud ! Regarde, tu connais ? Au revers, y'a un joli oiseau. Une sorte de grosse poule.

Raoul croque.

Ça se tord pas, c'est lourd, c'est de l'or.


Il la tient plein soleil. L'observe, la soupèse.

Le titre me semble correct. Pas d'plomb. D'la qualité, je garde. [...] quatre cent septante cinq, quatre cent septante six [...] nonante quatre Mahaud ! Quatre cent nonante quatre écus, trois deniers et un caillou. Belle affaire ce tournoi, j'reviendrai.

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Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
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