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[RP Ouvert] Cailles & mari nés - projet X Y

Meleann
Ennui mortel.
Pas un rat mort dans la ville avant la nuit tombée. Pas un lavallois à taquiner, pas un riche pour payer à boire, pas même une fille facile à tripoter. Bon Dieu que c’est chiant ! La tête posée contre la table d’une taverne, Méléann s’ennuie royalement. Un soupir lui échappe, elle cherche désespérément quelque chose d’intéressant à faire. Elle attend. Elle regarde les heures passer. Elle se redresse, change de position, fait quelques pas avant de se rasseoir. Toujours personne. Sont-ils donc tous morts ? La blonde parcourt la pièce des yeux. Une chaise, deux chaises, trois chaises, un pigeon, quatre chaises, deux tables. Dans l’autre sens : Deux tables, quatre chaises, un pigeon, trois chaises, deux chaises et une chaise. Des chaises et … Un pigeon ? Un pigeon voyageur, attendant sagement qu’on le libère de sa mission. Nouveau coup d’œil à la salle, il n’y a toujours personne. Alors pour qui est-il ? Pour elle ? Certainement pas, elle ne connait personne. Mais dans le doute …

Elle l’ouvre. La lit. Elle n’est décidément pas pour elle mais … C’est très intéressant. Un festin, en Alençon ? A deux pas d’ici, le calcul est vite fait : en partant maintenant, elle peut être à l’heure. Plus ou moins. L'aubaine est trop belle ... La décision est prise. On ne saura jamais à qui était véritablement envoyée cette lettre, mais elle aura au moins fait une heureuse qui s’en va gaiment se changer. On ne se pointe pas chez les ripailleurs en guenilles, voyons.
Dix minutes plus tard, cachant l’invitation dans le décolleté plongeant de sa ravissante robe rose, la jeune fille loue un coche. Il est hors de question d’y aller à cheval, à cette fête. S’installant donc confortablement, seule dans la voiture, Méléann monte son plan.

- Et si on ne te laisse pas entrer ?*
- On me laissera entrer. J’ai une invitation !
- Tu t’appelles Gustave, toi, peut-être ?
- Je suis la cousine de la belle-sœur d’une amie de sa femme, et malheureusement il n’a pas pu se joindre à nous.
- Tu ramènes donc la belle-sœur, l’amie et la femme de Gustave ?
- Elles sont malades.
- Et tu crois que ça va marcher ?
- Admire le travail.

Une parfaite inconnue est arrivée au château. La p’tite bourgeoise bêcheuse maquillée comme un carré d’As** descend de son carrosse. Faites sonner les trompettes et déroulez le tapis que je ne salisse pas mes chausses, de grâce ! Aurait-elle dû penser. Au contraire c’est plutôt …

- Beeeeeeeeuuuuuh …

Berk ! Voilà le sol du Manoir béni du contenu stomacal d’une blonde. La route a été agitée, qui aurait cru qu’elle aurait le mal des transports … La vue de son dernier repas ne réjouit pas l’enfant qui se remet à vomir. Mais tout ça ne serait rien sans l’odeur … Quelle horreur.

- Beeeeeeeeeuuuuuuh …


C’est d’un coup beaucoup moins classe, mais le bon côté des choses, c’est que la robe n’est pas tâchée, et que nous avons le ventre vide. Nous pourrons donc le remplir de tout ce qu’il y a de bon dans le coin …
Maintenant, trouvons Judas Von Frayner. C’est qui, déjà ?



* Dialogue de Méléann à ... Méléann.
** Marche à l'ombre.

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L_aconit
L'apparition du faciès du tenancier de bordel lui arracha un léger mouvement de recul contre le dossier. Ha! Le comptable de l'Aphrodite.

Alphonse. Quelle ... surprise.

Il comprit alors qu'il n'était pas au bout de celles-ci... Les yeux se posèrent sur la coupe remplie, puis revinrent sur le jeune homme à l'allure féline et au sourire félon. Cette vision lui remit immédiatement en tête un malheureux fait: le comptable lors de leur dernière entrevue n'avait pas su lui apporter d'éléments nouveau concernant leur petite affaire Choletaise... Peut-être même avait-il profité que l'attention du seigneur soit détourné par la Roide pour en réchapper. Il ravala soigneusement sa surprise, et face à cette constatation se drapa de son flegme le plus froid en saisissant le hanap qu'il porta à ses lèvres, tandis que ses yeux noirs s'égarèrent sur la faune qui avait empli le manoir. Les lèvres se tordirent en une moue modérée pour ajuster les intentions du jeune homme, d'un calme olympien.


Vous ne m'avez jamais vu ivre.Vous n'avez pas idée.

Non, il n'avait pas idée. Heureusement et dieu merci, Sabaude et Rosalinde n'étaient pas là pour lui souffler la teneur de ladite idée...


Et donc, vous seriez venu jusque chez moi pour me voir sous l'inspiration d'une tirade rocambolesque? Ah.. Alphonse, Alphonse, Alphonse. Je.. Ho seigneur. La blonde là bas vient de rendre sur mon tapis de perse! Et le premier jour de ripailles vient à peine de commencer !

Estomaqué. Judas s'était redressé, sourcils froncés et bouche bée pour mieux graver dans sa mémoire le visage de cette femme là, la pointant d'un index libéré de son hanap. Il avait fini par détourner ses yeux du massacre et invectiver Alphonse.

J'espère que vous savez boire, vous!


La remarque sonna comme une menace. Non pas que vomir ses tripes n'était pas coutume pendant trois jours d'orgie, mais en général, les premiers tapis étaient baptisés au moins lorsque la première nuit était avancée. Il s'enfonça de nouveau dans son siège, croisant les bras, maugréant.

J'aurais du mettre la paille au sol dès l'ouverture des portes...
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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
Alida.
    Devant le manoir, avec Calyce


- C'est pas très courageux comme espèce l'Archiduchesse. J'dirai même plus, c'est vraiment pas courageux.
- Shhhhht, elle est chouette quand même.

Elle fait deux fois le tour du coche et ne repère rien d'anormal.
Un peu plus loin, de la musique, un air qu'elle connaît même. C'est qu'elle se met presque à chantonner le second couplet. La journée commence bien. En faisant davantage attention, elle aurait reconnu trois silhouettes connues : un nain, un vieux et une jeune femme. Mais elle n'y prête pas attention, toute excitée à l'idée des ripailles.

Elle retourne dans le coche.


- On peut y aller ! Tout va bien, tout est parfaitement nor-mal !

Elle tire Calyce par le bras pour la faire descendre et se pare de son plus beau sourire à faire chialer les gosses.

- J'suis belle avec votre robe hein ?! Mais juste, c'est dommage que les deux poulaines soient de la même couleur, vous trouvez pas ? Faudra y penser pour la prochaine fois.

Et blablabla jusqu'à l'entrée du manoir, Calyce accrochée au bras en prime.
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Merci à JD Rosalinde pour la ban' !
Elvy_lee
Les voitures n'en finissent plus de se garer dans un ballet anarchique. Un joyeux brouhaha s'installe. Les invités rivalisent d'élégance et de froufrous colorés. Les femmes sont pimpantes, les hommes plus dans la retenue.
Main sur la taille, dans un savant déhanché perfectionné durant cette folle nuit avec Manuel et Roberteo, Elvy remonte l'allée, entrainant dans son sillage... n'entrainant personne à vrai dire mais il lui plait d'imaginer qu’une sorte de chenille humaine lui emboite le pas.

Les portes s'ouvrent sur des tables dressées, quantité de tables couvertes de mets raffinés. Un fumet délicat la prend aux narines. Bizarrement attablé, un peu raide et guindé, les traits taillés au couteau, déconcerté, dédaigneux, maussade et désabusé en dépit d'un sourire spécieux figé sur ses lèvres minces, le maitre des lieux. Il a déjà commencé à ripailler et on se presse autour de lui, emplissant son verre à peine en a-t-il terminé un.

Le visage de l’homme ne lui est pas inconnu. Elle l'a croisé en Berry avec cette femme silencieuse et blessée qu'il couvait du regard et entourait de gestes tendres et possessifs. S’était-il présenté ? De toute évidence, elle n’a pas retenu son nom. Elle se souvient simplement de celui de sa compagne : Suzanne.
Voici donc le Seigneur de Courceriers !

Les festivités commencent. Les convives se succèdent en flot continu. La foule bariolée se dandine et chantonne tandis qu’on joue de la musique et que, plus loin, un troubadour jongle. C’est l’effervescence. Certains se saluent.


Beeeeeeeeuuuuuh …


D’autres vomissent sur les tapis, voire sur les tentures.
Elvy n’a que le temps de faire un saut de côté. Chiabrecul ! Elle n’aime rien moins que porter des vêtements souillés. Si elle a réussi à sortir immaculée des geôles immondes de Chambéry, ce n’est pas pour se faire surprendre par les estomacs fragiles des grands de ce monde.

Elle jette un regarde alentour. Personne ! C’est clair, elle ne connaît personne !

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Rosalinde
Ripailles. Chez Judas. Ça la changerait des banquets qu'elle avait à présent la charge d'organiser au Louvre. Et pour une soirée, Son Altesse Royale de Foulletorte cesse de faire la gueule, se la pintant plutôt à l'aide d'un hypocras bien tassé sorti de derrière les fagots. Elle serait en retard, la fête ne l'attendrait pas pour commencer, alors elle n'attendrait pas non plus la fête pour s'entamer. Ça et un énorme sachet de chouquettes, bien poisseux de gras, posé au sommet de son ventre légèrement arrondi, le trajet jusqu'à Courceriers ne peut se dérouler que sous les meilleurs auspices.

Le rouge aux joues et la joie au cœur, l'ancienne reine de France de s'avancer très (peu) dignement, pendue au bras de son cocher à qui elle racontait en riant une histoire à dormir debout à propos d'un collier en or qui n'en était pas vraiment. Et de le relâcher enfin en entrant dans la salle du banquet. Rosa prit son élan, pied d'appel et compagnie, et traversa la salle en courant pour mieux venir sauter dans les bras de Judas, suspendue à son cou, et l'embrassant comme un enfant embrasserait sa mère après une longue journée de séparation.


- Mon Judas !

Et puis, sans relâcher le cou ami, voilà sa tête qui se tourna vers l'interlocuteur, à qui elle sourit en le reconnaissant. Elle était gaie, et rien ne pourrait altérer son humeur délicieuse, pas même le gérant du lupanar le plus côté de Paris. D'ailleurs, elle en profita. Comme le bras droit était libre, en un geste leste, elle l'avait passé également autour du cou d'Alphonse, et claqué un baiser sonore sur la joue du Chat. Voilà qui donnerait encore à ce dernier l'occasion d'un long colloque intérieur pour tenter de percer la personnalité - ou son absence - de la Wolback.

- Je suis bien contente de vous voir ici tous les deux ! Surtout vous Judas-chéri, ne vous vexez pas vous savez que vous êtes mon préféré, mais enfin j'ai envie de rire et de picoler et...

Le regard se porta un peu plus loin, sourcils froncés.

- ... Je crois que quelqu'un a vomi sur le tapis.
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Pour de vrai !
Astana
    [Vous avez demandé de l'hérétique ?]

Tiens, là, deux pour le prix d'un. C'est cadeau.

Hélas, la Musteille lui ayant fait faux-bond, c'est au bras d'Athelstan qu'on aperçoit la danoise. Un couple sapé de noir aux tifs criards. Tenue d'enterrement ? Non non. Des grands jours même, plutôt. Pour l'occasion, Astana a ressorti cette robe au lourd passif : la « robe aux clavicules », qui comme son nom l’indique dénude lesdites clavicules. Offerte par l'ex-mari de Rosalinde quand ils étaient encore amants, puis retenue en otage par l'actuel Roy de France avant qu'elle ne lui soit rendue à contrecœur - avec un trou qui n'est plus. C'est toute une institution, ce grand bout de tissu fait de velours et de soie. D'ailleurs chaque fois que tu l'enfiles il se passe des choses pas nettes, Sa Blondeur. Enfin.

Les deux huguenots en sont à faire un briefing pré-bordel quand l'une des invitées se lâche sur le tapis. Juste devant eux.
Ils louvoient pour éviter la catastrophe, la nordique ne pouvant retenir un petit ricanement foireux, étouffé dans l'épaule voisine.


- « Si tôt ? Certains sont moins résistants que d'autres. »
- « Tu riras moins quand ça sera à ton tour de gerber sur le mobilier. »
- « Jusqu'à preuve du contraire : je suis enceinte, pas bonne à rien. »


Et comme elle vient de lui couper la chique, il la ferme. Il connaît suffisamment la bestiole pour savoir qu'elle a le taquet facile et le verbe meurtrier pour peu qu'on la taquine de trop près. Tout au plus, le roussâtre hausse une épaule nonchalante en pressant sa cavalière plus en avant dans la salle. Au milieu des robes colorées, pour détonner.

- « Il ressemble à quoi, le maître des lieux ? »


Demande la grande perche, le cou tendu en mode suricate.


- « Cherches le brun le plus précieux de la salle. Et si jamais il y en a plusieurs, opte pour celui qui sera crispé.
Sachant qu'on vient de bousiller son tapis, et qu'il a dû le voir, je doute qu'il soit très jouasse. »


Astana ne cherche pas Judas. Pas encore. Pour le moment, elle avise simplement l'assemblée en quête de trognes connues. Il n'y en a pas.

- « ... un peu comme toi lorsque la Glaviotte est dans les parages, en somme. »
- « Ho ! Là-bas ! Avec une rousse et... HEIN !?! OÙ ÇA LA VIEILLE ?! »

Il accuse un mouvement de recul, la gueule paniquée. Ce qui fait marrer la blonde.

- « Détends-toi. Je doute que la vieille timbrée soit invitée. Et le cas échant, t'auras qu'à te trouver un tendron à qui raconter des horreurs au creux de la nuque... derrière un rideau. Commence à faire du repérage, tiens. »

Ce sur quoi elle l'abandonne pour filer droit vers Judas &cie. Non sans grappiller un verre posé sur la table au passage. L'entrée est nettement plus sobre que celle de Rosalinde. Pas de bises affolantes, ni d'étreintes non désirées. À peine un hochement de tête pour les trois convives réunis. Tout juste une esquisse de sourire. Astana dans un bon jour, quoi : un glaçon. Bien qu'il lui faille admettre intérieurement le fait d'apprécier de les voir. Tous les deux. Oui, même la Wolback.

- « Bonsoir. Judas, je dois admettre que je suis intriguée. Qu'as-tu mis dans le vin pour que certains vomissent déjà ? »

Rictus accroché au coin des lippes. Oh quoi, allez, ne t'agace pas.
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Cali
Percheval aux écuries, bien à l'abri, Cali n'avait plus qu'à penser à elle dans le temps imparti qui lui était donné. La petite marche de cette fin de journée jusqu'à la carriole lui permit de se défouler les guibolles. Et surtout de songer à la tenue qu'elle allait enfiler.

    [ Alençon, la veille ]


Arpentant les ruelles, la Poitevine qui ne connaissait absolument pas Alençon, s'était dit qu' elle trouverait sans doute une petite tenue à se mettre au goût régionale. Dans l'échoppe, la tisserande lui avait demandé de lui faire confiance. C'est donc les yeux fermés, face à un grand miroir, que Cali se laissa enfiler une robe.... Ah les caprices de la mode.
Les yeux démesurément ouverts, la bouche happant l'air comme un poisson hors de son bocal, elle dut plaquer ses mains sur le miroir, à moitié asphyxiée, quand la couturière, cette mégère, serra les lacets du corset en s'aidant de son genou contre les reins de sa victime afin de récupérer un pouce de plus. Cette folle en plus applaudit, sa face suintant comme du saindoux.


- Vous êtes ravissante. Quelle taille de guêpe!

Juste avant que se vue ne se trouble, l'image reflétée lui renvoya plutôt la vue d'une sorte de brioche dégoulinante en couches successives de crème fouettée, ceinturée à la taille et prête à exploser.

- Haaan... pu... res...pir...pirer.

Malgré son cerveau qui commençait à ne plus être irrigué, Cali eut la présence d'esprit d'attraper ses braies et d'en sortir son coutelas pour sectionner les lacets meurtriers. Penchée en avant puis se relevant en aspirant une grande bouffée d'air, elle pointa plusieurs fois le couteau en direction de la face lunaire, avec des envies de piquer cette saucisse pour en extraire tout le jus adipeux. La voix hachée elle la tança.

- Vous... Vous savez.. que vous êtes une..... GRANDE MALADE !!

Furieuse elle se défit du vêtement, le piétinant copieusement avant de le balancer à la tisserande et de s'habiller vite fait.

- Gardez votre choucroute garnie, et moi mon dernier souffle de vie! Euh....Gourgandine!


    [ Camp improvisé au domaine ]


Elle prenait son temps la brunette. Le temps de faire sa toilette et d'enfiler une tenue. Débarrassée de la poussière des chemins, cheveux lissé et lâchés, la jeune femme déambulait dans la carriole au milieu de ses fiole et en choisit une dont elle prit deux trois gorgées qui lui permettraient de tenir un peu mieux l'alcool. Après l'épisode chez la couturière, Cali avait décidé de faire simple et printanière. Un petit chemisier blanc en soie sauvage avec des boutons nacrés aux poignets, une longue jupe de lin écrue , la taille ceinte d'une large ceinture de cuir marron aux entrelacs ornementés de petites perles blanches. Un petit tour aux écuries pour voir Percheval et la jeune femme arriva dans le sens opposé des invités, inclinant la tête vers deux jeunes femmes qui s'apprêtaient aussi à entrer. Elle ne vit pas la tâche de vomis sur le tapis persan, sans pour autant marcher dedans non plus. Tout le monde n'allait pas s'extasier sur la carte de France étalée sur le tapis, y cherchant son comté entre bout de barbaque et lait écaillé.

Visiblement Judas trônait, impérial, sur l'empire de sa tablée regorgeant de victuailles alléchantes et de vins dont la Thouarsaise se doutait qu'il ne s'agissait pas là de picrate à deux écus la bouteille. Tant mieux. Le vin de qualité ne la rendait jamais malade.
Tout en s'approchant du quatuor formé également d'un homme élégant, d'une femme vêtue de noir aux épaules dénudées et d'une autre jeune femme, Cali la regarda plus attentivement, semblant reconnaître en elle quelqu'un aperçu lors d'une soirée. En soleil elle rayonnait déjà, en Ceinte elle n'avait pas perdu son éclat. Elle les salua puis le regard bleuté de la Poitevine se posa sur le roi de la soirée en souriant.


    - Judas, c'est un plaisir de vous revoir.
Puis avec une petite pointe taquine:
    - Vous pouvez bien vous étouffer à présent, je ne serais pas loin.

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Agnesina_temperance
D'un mouvement délicat, Ina démêlait ses cheveux, réprimant une grimace naissante sur son faciès. Elle ne se faisait pas belle pour séduire le Visconti, puisqu'elle l'avait déjà séduit. Elle ne comptait pas non plus séduire un autre homme, car la fidélité était un code d'honneur auquel elle tenait. Jeune Corleone avait reçu une invitation qui l'avait surprise. Un noble qui organise une ripaille. Un haussement de sourcil circonspect plus tard, elle avait fini par se dire qu'une ripaille ne lui ferait pas de mal et si en plus, c'était offert, autant en profiter ! Et ouais. Les nobles d'nos jours, c'est plus ce que c'était, surtout depuis qu'Ina avait vu la Duchesse d'Artois entamer une danse de la dinde en taverne, donc plus rien ne l'étonnait. Un noble qui invite le Royaume de France, dont une Corleone, membre de la Spiritu Sanguis ? Pourquoi pas. A moins que ce soit un piège. Piège audacieux et original, de surcroit. Avec le nouveau roy, elle se méfiait, même si au final, les roy se succèdent et les jours se ressemblent. Elle irait à la ripaille mais armée, donc. Toujours élégante, elle opta pour la sobriété, sans chichi et froufrou; elle se para d'une chemise de couleur violette et des braies de couleur noire avec des bottes de couleur sombre, une dague placée à l'intérieur.

Le cheval fût sellé et carte en main, elle prit le chemin du Domaine annoncé sur l'invitation. Mâchonnant un brin d'herbe sèche, elle appréciait la seule compagnie qui lui manquait ces derniers temps : La solitude. Doux sentiment qui amène à la réflexion et qui laisse le temps d'apprécier le paysage, même si Ina n'était pas une sensible de la nature, donc elle ne trouvera pas que tel ou tel arbre est plus gros que l'autre ou ressemble à un grand barbu. Elle apprécie juste ce laps de temps avant la grande ripaille. Aura-t-il du monde ? Ho et puis, ça n'avait pas d'importance. Elle allait là-bas pour y grailler, picoler un peu et peut-être aurait-elle la chance de reconnaître quelqu'un au milieu de tout ce beau monde.

Arrivée sur les lieux, Ina constata qu'il y'avait du monde et flatta son encolure avant de descendre, travsersant le jardin du domaine. Très joli. Elle entendit un vieil homme qui chantait une chanson paillarde et la jeune femme haussa les sourcils, esquissant un sourire amusé. Elle aussi, était connu dans son clan pour chanter quelques chansons paillardes. Elle voudrait rester là, peut-être entamer une discussion avec ce vieil homme mais elle préféra continuer sa route. Plus tard, peut-être. Elle entre à l'intérieur du château où les tables sont dressée et elle esquiva de justesse du... vomi.


« - Hum. C'est dégueulasse !

Non ? Tu jures ?

Des personnes sont présentes et son regard les détaille les uns après les autre jusqu'à ce qu'elle aperçoit Elvy.


« - Tiens donc. La mangeuse de saucisse ici. Quelle surprise !

Elle était contente de la voir. Si si, c'est vrai. Elle appréciait l'Hydreuse car c'était une femme dont la compagnie était agréable et fraiche.

« - Toi aussi tu viens grailler aux frais d'un nobliot ? D'ailleurs, tu sais à quoi il ressemble ?
L_aconit
    [Non loin donc...]


- Humpf!

Sous le poids doublement appuyé de la Tortefolle qu'il n'attendait plus, il tenta de reprendre se sa superbe en se décontractant un peu. La Numéro trois de la Triade était arrivée, Judas pouvait enfin respirer, roter et boire pour de vrai, vu qu'elle aurait toujours une longueur d'avance. Il se détendit jusqu'à esquisser un sourire, un vrai, un de ceux qui lui vont mal parce que tout le monde les croit faux.

- Rose, ma Rose, ma douce fleur de...

On ne sût pas si ce fût son attitude décomplexée ou son haleine de vin qu'il remarqua en premier, pour conclure qu'elle était ivre.

- ... Bourgogne.

Puis Astana apparut.Voici la mort. Il lança un très nerveux et surpris:

- Haaa...Stana. Toujours le mot doux.


La réformée, toute de noire vêtue semble tout droit sortie d'un conte d'horreur, du genre que l'on raconte aux enfants avant de les envoyer dormir chez quelqu'un que l'on n'aime pas. Et pour couronner le tout, grosse comme une araignée prête à éclater et à répandre ses oeufs sur l'assemblée, une araignée sexuelle, avec des épaules nues, et des yeux qui... Bref. En somme, Judas la trouvait toujours aussi lumineuse, Blondie. Il murmura à voix très basse à une domestique qui passait près d'eux de lancer de l'eau bénite sur la blonde durant son séjour à l'orgie et à Rose un: Pourvu qu'elle ne soit pas venue me réclamer une dette de jeu... Car c'est bien connu, Judas joue, et Judas laisse gagner les femmes. En général, l'idée est de les mettre dans sa couche après, mais il fallait croire que celle ci, il n'avait jamais pu la souler assez pour honorer ses habitudes. Regard en coin de la rousse à la blonde - Tout le monde ne pouvait pas en dire autant! -. Il remarqua qu'elles ne s'étaient pas encore sauté dessus.


- Vous vous êtes réconciliées? Vous êtes assorties... Un dénominateur commun cette fois encore ...?


Et de rire cyniquement. Mine de rien, il se signa, histoire que la plaisanterie ne soit pas une sinistre réalité, comme lorsque l'on demande à quelqu'un qui fait la gueule "qui est mort?", alors que sa grand-mère-par-alliance-du-coté-de-son-cousin-germain a passé l'arme à gauche la veille. Astana... Astana! Manquait plus qu'elle. Heureusement, comme tout se rééquilibre naturellement, UNE personne attendue se pointa encore, en la personne de la seule femme qui avait posé ses mains sur lui pour le faire souffrir et le guérir à la fois. Il lui ouvrit les bras, Laissant Alphonse se démarder avec Rosalinde, - ce dernier n'était-il pas réputé pour s'émouvoir devant les grosses et leurs engeance après tout? - soulagé, un brin théâtral.


- Cali! Faites comme chez vous, vous. Et restez dans les parages... Hein?

Voilà.
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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
Astana
Astana, avoir le mot doux ? Toujours. Caresser les gens à rebrousse poil est un domaine dans lequel elle excelle, tant et si bien que s'en est presque devenu une seconde nature. Et que le monde s'inquiète quand elle ne charrie pas, ou ne jure plus dans sa langue paternelle. Comme quoi, certains finissent par se faire au caractère de la ferrailleuse, ainsi qu'à sa grande gueule. Un peu comme on finit par accepter Rose avec ses côtés tape-sur-les-nerfs de type précieuse, parce qu'il s'avère qu'elle en a dans le bide, en fait. Ce qu'elle ne dira pas, c'est qu'elle la respecte pour ça, l'ex-femme du Régicide. Bien que la rousse doive s'en douter, puisque les baffes ne pleuvent plus depuis des longes. Puis une baston de femmes enceintes, ça ferait mauvais genre. Voyons.

La pique à leur encontre est accueillie par un rire franc, à la plus grande surprise de l'intéressée. Ce doit être l'effet Judas - ne jamais sous-estimer ce dernier, sous peine de s'y perdre, et dieu sait qu'elle aurait pu s'y paumer, si elle ne s'était pas juré de ne jamais figurer sur son tableau de chasse -, ou Rosalinde. Ou bien un combo des deux. Peut-être que c'est le grand machin à la belle gueule dont elle ne connait pas le nom, aussi. Quoique non, elle l'a à peine reluqué. Il en aurait fallu plus. Il est loin le temps où la mercenaire pouvait s'émouvoir rien qu'à la vue d'un beau faciès. T'essaies de nous dire que t'es devenue aigrie, Sa Blondeur ? Nenni. Je suis réaliste. Les belles gueules sont les plus perfides. Y'a qu'à voir notre brochette de quatre. Même Rose l'est à ses heures, sans parler du Von Frayner. Alors je parie qu'il l'est aussi, perfide, c'est tout. Je me méfie. Une épaule se hausse.


- « Réconciliées... si on veut. »

Bah ouais, planifier le meurtre d'un ex commun, ça crée des liens, hein.

- « En revanche pour le dénominateur commun, tu oublies.
On ne fait pas dans la redondance. Ça serait moche. »


Le nez dans son verre, elle marmonne quelque chose à propos de laisser ça à « ce cloporte prénommé Finn ».

Ce qui lui fait penser qu'elles ne sont jamais allées au bout de leur échanges à ce sujet. Mais sûrement que l'endroit est mal choisi pour causer vieux régicide et assassinat. D'autant plus qu'elle a l'air sacrément pintée, la rouquine. Et qu'il ne faudrait pas qu'elle se mette à beugler ça dans la salle. Parce que les informations que la danoise possède valent de l'or, et au moins une tête. Alors, bien que l'idée de kidnapper Rose le temps d'une discussion soit tentante, la blonde juge préférable de la laisser au cou du bellâtre.

Avec un peu de chance, ça sera drôle à voir.

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Cali
La cage aux oiseaux était grande ouverte. Sauf qu'au lieu d'en sortir, ils y entraient. De drôles d'oiseaux à vrai dire. Certains très colorés, d'autres ébouriffés. Une fois le vin absorbé, les langues allaient se délier. La soirée promettait d'être riche en surprise, ponctuée d'éclat de rire, de bons mots et sans doute de dualité. C'est ce qui faisait le charme de tout ce petit monde qui ne cessait d'entrer par les grilles de la cage dorée.

Et au beau milieu de tout ça, Judas. Centre d'intérêt, Seigneur des lieux et maître du jeu. Les bras gracieusement écartés de façon théâtral, il accueillit Cali de la plus simple des façons, comme elle aimait.


    - Cali! Faites comme chez vous, vous. Et restez dans les parages... Hein?


La jeune femme rit doucement et ramena les bras de Judas à un écart où pouvait justement tenir un verre.

    -Si je trouve quelqu’un qui me sert du vin, il se peut que les parages se réduisent à une main. Car voyez-vous, même chez moi j’aime assez les gestes courtois.


Maintenant il fallait voir, après une ou deux bouteilles dans le nez, ce que deviendrait la courtoisie. Rendrait-elle l'hôte qui s'abreuvait en verve de bons mots ou bien la courtoisie , devenue cramoisie, serait reléguée au rang des dépassées, dépecées de ses couches d'amabilité. Le vin rendait mauvais ou gais, désinhibant les plus coincés. En même temps les ventres bien remplis satisfaisaient les esprits. La première soirée des trois annoncées ne faisait que commencer, tous les invités n'étant pas encore arrivés. Cali se demandait si parmi eux elle retrouverait une connaissance, un visage familier dont elle chercherait la provenance. Et si ce n'était pas le cas, le brassage de la volière avait de quoi alimenter sa curiosité et son esprit d'observation.
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June
Une invitation. Drôle de courrier que celui-là, mais pourquoi pas.
Il n'avait pas reçu d'invitations à des ripailles, conférences et autres baux (un bal, des baux. Si si.) plus ou moins diplomatiques depuis qu'il avait quitté son glorieux poste de Chancelier. Il aimait pourtant assez ce genre de sorties, mais avait bien la paresse et la fainéantise de les organiser chez lui, et lui-même. Aller boire et manger chez les autres et à leurs frais donner encore plus de plaisir à la chose.
De qui était-elle signée, déjà, cette lettre ? Ah, oui : Judas von Frayner. Une sorte d'ami, en somme. Cela faisait un bon bout de temps qu'il ne l'avait pas vu. Une des dernières fois, le fils aîné du blond, Nathan, avait ennuyé Judas à un tel point qu'il était reparti de Bourges quelques jours avant la date de départ prévu. Le père avait copieusement rabroué son enfant pour cette erreur, et l'incident depuis était clos. D'ailleurs, June ne s'en souvenait plus à présent, et puisque l'invitation l'autorisait à ramener quelques convives de plus, Nathan serait aussi de la partie.

Sur la route de l'Alençonnais donc, le grand blond aux yeux bleus était juché sur son fidèle étalon pie et précédait un fastueux coche dans lequel était son fils. June s'était peu à peu habitué à l'égocentrisme et au besoin exacerbé de montrer ses richesses de son aîné. Puisqu'il était comme ça - il tenait ça à coup sûr de sa pingre de mère -, il l'acceptait comme ça. Et il espérait que son invitation lui faisait plaisir et qu'il serait heureux de participer aux ripailles.

Le temps de réfléchir à tout ça, et les voilà arrivés à l'adresse donnée. Il mit pied à terre, flatta l'encolure de son cheval et le confia à un écuyer, tandis que Nathan allait descendre - à son rythme - de sa voiture. Faisant signe à son fils qu'ils se rejoindraient à l'intérieur, il se rendit à la poste d'entrée, lissa une dernière fois les manches de son élégant manteau et entra à son tour dans l'arène.
La plupart des invités présents étaient connus de vue ou de réputation ; il remarqua Calyce et Rosalinde qu'il se promit d'aller saluer après, et puis une présence plus étonnante : l'Elvy_lee a l'air perdu.
Mais avant toute chose, éducation et respect oblige, il alla saluer Judas.

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Elvy_lee
Ina !

Elégante, froide, hautaine, la compagne du Visconti vient d’entrer. Elle relève le menton et embrasse la salle du regard. Ses yeux se posent sur l’Hydreuse et les traits s’adoucissent. Elle semble surprise de la trouver là.


Toi aussi tu viens grailler aux frais d'un nobliot ? D'ailleurs, tu sais à quoi il ressemble ?


Elvy indique d’un bref mouvement de tête le Seigneur de Courceriers, assis un peu plus loin, la mine morose. Elle vient de se souvenir du nom qui s’était échappé des lèvres réticentes, de tout ce que dévoilaient d’intime les deux syllabes prononcées avec retenue.

Judas…

La tablée a commencé à prendre forme et c’est autour de lui qu’elle s’organise. Un homme au sourire affable est penché sur son hôte, une bouteille à la main. Bel homme au demeurant, à la démarche souple et féline, aux manières courtoises. Ses longues mains servent le vin dans un geste gracieux, un peu trop raffiné pour Elvy, habituée à la fréquentation des rustres.
Une jeune femme primesautière dans un chemisier blanc et une jupe claire, la taille serrée dans une large ceinture, s’avance puis s’éloigne. Une autre, volubile et affectueuse est pendue au cou des deux hommes. Une dernière, plus sombre, le visage fermé, se tient plus en retrait.
Les deux la sont enceintes. Les pensées de la Cavalière vont à Dae, à l’affront infligé par le Corleone. Au petit Giani et à Livio, le Champlain à venir. Bordiau, qu’est-ce qu’elles ont toutes à pondre ? De la paume de sa main, elle caresse sous la chemise de soie son propre ventre martyrisé.

Le maitre des lieux affiche un sourire tour à tour forcé, crispé et presque radieux. Un sourire qui varie en fonction de la personne à laquelle il l’adresse.
Elvy saisit le bras de l’Hermine.


Viens Ina, allons saluer le maitre de maison.


Et de la pousser en avant, soucieuse de retrouver Lili et le chanteur impénitent tandis que... ben mince ! Qui les devance ? June !
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Gabriele.
Invitez un Corleone, vous en verrez dix arriver.

Bouffer et picoler à l'oeil, c'est déjà une chose. J'aime la bonne nourriture, mais ce que j'aime encore plus, c'est me mêler aux gens pour, qui sait, nouer de nouveaux contacts. Me montrer, Gabriele Corleone, dans toute ma beauté. On ne se refait pas, mon égo est toujours là, même si je sais à présent le mettre de côté pour l'intérêt de ma famille. J'y pense d'ailleurs aujourd'hui, montrer les Corleone dans une réception mondaine ne peut qu'être bénéfique pour la famille.
Il y a ça, et il y a mon grand besoin de me changer les idées après les derniers événements. L'accouchement de ma compagne après la blessure qui nous a fait craindre pour sa vie, ma réaction complètement idiote et décalée par rapport à cet enfant qui pourtant porte tous les traits Corleone, bien que ce ne soit pas les miens propres. La blondeur d'or de feue Rodrielle, mais aussi de la petite Lili, les yeux bleus du Nord, de celle qui deviendrait peut-être, un jour, une Corleone à part entière.
La déception de Daeneryss, celle de ma famiglia. Je souhaite oublier tout ceci, le temps de quelques heures.

Ma tenue, sobre, n'en dessine pas moins l'élégance à l'italienne. Des braies sombres, une chemise claire pour contraster avec elles, un gilet à manches courtes par-dessus le tout, des bottes hautes, tout rappelant le style italien.
Mes cheveux longs sont ramenés en arrière, dans une queue de cheval, libérant mon visage et surtout, le tatouage d’Ouroboros qui trône autour de mon œil gauche. Tout ça en place, je récupère ma rapière, cadeau de mon père, que je passe à ma ceinture, et le stiletto italien est glissé dans son fourreau.
Je retrouve ma monture, un cheval rapide, originaire de Naples. Un alezan brûlé, à la tenue parfaite. La direction est prise, la demeure du fameux noble qui avait semble-t-il envoyé des invitations à tous les vents. C'est qu'il semble y en avoir, du monde, par là. Du beau, et du moins beau. Du pouilleux, du noble, du bourgeois sûrement aussi.

Pied à terre, je traverse les jardins. Je n'ai jamais vraiment pénétré dans une demeure de ce genre. Du moins, pas de façon légale, en plein jour.
Je me joins à la foule déjà présente, j'observe de ci-de là. Et finalement, je remarque une autre Corleone, aux côtés de l'Hydreuse que j'ai appris à apprécier de par ses bons conseils, et son abnégation à m'ouvrir les yeux sur certaines choses. Enjambant une flaque de vomi – c'est dégueulasse quand même ! -, je rejoins le duo. Les seules que je connais dans les environs, et, posant ma main sur l'épaule de ma sœur, j'esquisse un léger sourire à leur attention à toutes les deux.


- « Saluti, toutes les deux. Je vois qu'on a la même adresse pour la bonne nourriture, et l'alcool gratuit. Au fait, qui régale ? »

Pas que ça m'inquiétait plus que ça de savoir qui payait pour la luxure offerte, mais bon. Question de politesse, dire bonjour, avant de faire picoler ma frangine pour qui sait, la voir chanter des chansons paillardes en grimpant sur la table. C'est qu'elle faisait ça tellement bien, ce serait dommage d'en priver les convives.

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Sabaude
Cheval ou attelage?
A ses pieds deux paniers, l'un contient un canard à perruque rose, l'autre un chaton noir au cou orné d'un ruban tout aussi rose. S'il les place de part et d'autre du canasson... ou empilés dans son dos....? Le plus simple serait de voyager dans le coche, mais simplicité rime ici avec tape cul de Renard irrité. Non, il a un principe, plusieurs en fait mais là peu importe, : tant que tu peux écarter les jambes et te dresser, place entre elles flancs et croupes racés. Il tient cela d'un homme fin poète dont plus personne n'a entendu parler depuis des années. Certains disent qu'il aurait souffert lors d'une représentation des élans d'une marmite.
Va pour la jument!

C'est donc en selle et fier de l'être que notre vicomte cabotin et fraîchement libertin se présente aux grilles du domaine. Et de la réception au sol à l'introduction en demeure seigneuriale il ne laissera personne toucher à ses précieux paniers! Précieux qu'il déleste de leur occupant avant de les reléguer dans un coin, ceux en osier pas ceux à plumes et poils. Le palmé finira en laisse à sa dextre et le quatre-pattes dans un bras contre son torse.
Toujours soigner ses entrées et ne jamais faire honte à son hôte!
C'est donc bien droit, le geste maniéré et le sourire narquois aux lèvres qu'il approche de Judas non sans repérer lieux et invités. Fichtre certains lui sont inconnus, mais d'autres non, bien plaisantes retrouvailles.

Parvenu à hauteur de Courceriers, voix claire et perchée, assuré de la proximité de la dame de Fouille-tarte , le bonjour est donné à grand renfort de chaton déposé d'office dans le giron du larron de ces dames.


Von Frayner, voyez comme la petite chatte est assortie à votre chevelure. Triade oblige, son petit nom est Rosita, vous pourrez l'éduquer à loisir. Attention elle griffe.

La main désormais libre vient titiller son menton à la pilosité disciplinée en fine bande verticale et centrale. Malice fait place.

Un petit incident de cave... le vin que je vous destinais en présent a vu sa part des anges curieusement grossir.

Plus discret il se penche pour glisser à oreille de maître d'oeuvre:

L'angevine est-elle là? Que je me débarrasse du palmipède.
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