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[RP] Armez-vous. De patience, ou de gros sel.

Jean.de.cetzes
Forcément parmi toutes les réponses il a fallu que tu choisisses la plus insatisfaisante d'entre toutes. La plus irritante, la plus perturbante, la plus glaçante. Tu n'as pas ton pareil pour ça Astana. Alors forcément ça grince des dents, ça se crispe et surtout ça prend sur soi pour formuler un nouvel essai :

Je ne suis pas omniscient.

Roi mais pas Dieu.

C'est donc... moi ?

C'est plus clair, marquant, frappant là ? Ça t'en sape la fondation -le fondement ? Après tout pourquoi le saurait-il si ce n'était pas lui. Car il n'avait pas su vraiment ce qui était advenu entre elle et l'autre. Donc légitimement, s'il sait, c'est que c'est lui. Nécessairement. Indubitablement. Fatalement !
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Astana
C'est pas toi, c'est l'autre. Celui que tu crois encore poète, et que tu souhaites voir noyé sous un pont parce qu'il n'a pas eu la décence, selon toi, de crever plus tôt. Ou de rester loin. C'est celui que t'as bien failli faire enfermer par simple caprice, en fin d'année. Celui à qui j'ai interdit mes côtés, ce jour, pour ne pas écourter tant ses jours que les tiens. Je me le suis foutu à dos, par soucis d'honnêteté. Il est la raison pour laquelle t'as toujours le mors après moi. Et je ne t'en blâme pas. T'as même raison, parce que c'était moche. Et que je suis coupable.

Mais...

Je vais pas m'inventer une autre conquête juste pour la forme, pour éviter de payer les pots cassés et sauver la trogne de Blondin par la même occasion. Je peux pas faire ça. Comme je ne peux décemment pas te dire qu'il est de toi, quand il ne peut pas l'être. Tout du moins dans ma tête. Parce que je l'ai jamais conçu de la sorte, et que... non. Même si ça coïncide, c'est impossible. Fatalement. D'accord ? [...] Ma vérité fait mal, elle ronge, et j'en suis la première victime. Toi la seconde. La tension monte d'un cran. La nordique, se sentant foutue au pied du mur comme un animal que l'on piège déglutit difficilement, tout en fronçant les sourcils. Le ton s'efforce pourtant d'être convainquant.


- « Non. »

Il me faut à boire.

- « Il est de Johannes.»

Je viens peut-être de signer son arrêt de mort.
Et toi, tu vas sûrement me foutre à la porte.

Ou pire.

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Jean.de.cetzes
Soupire. De soulagement ?

En êtes-vous vraiment certaine ? Vous n'avez pas l'air parfaitement sure ?

Marque un temps. Esprit logique que celui de Jean.

A vrai dire je crains que vous ne vous trompiez. Où comment prendre le contre-pied de son interlocuteur. J'aimerais vous croire. Songez ... un Cetzes chez les Assay... Mais tout concorde terriblement.

Souvenez-vous.
Il ne va pas ? Si. La dernière fois. C'était il y a six mois. Tout pile. Ce moment où... justement... nous parlions de cela. Depuis quand êtes-vous dans cet état ? Le savez-vous ? Jean mène l'enquête. Car suite à cela vous êtes partie en Anjou et n'avez pas, ou alors je ne sais pas tout, vu cet homme sur la route mais à votre retour, soit longtemps après.

Le drame dans tout ça c'est que lui est presque convaincu d'être le père et qu'il va devoir se coltiner un gosse dans une famille de réformés avec Maleus pour oncle et que tout ça va constituer une sale affaire. D'autant que l'autre va vouloir en être le père. Oui. Sale histoire.
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Astana
Jean de Cetzes, Roi de France, toujours là où on ne l'attend pas.

À ce moment, la dépigmentée manque de défaillir, de s'affaisser. L'échine pourrait ployer, faible face à un comportement qu'elle n'entrave pas. Friable, le faciès en possible décomposition pour n'avoir pas prévu cette réaction. Elles les avait toutes imaginées, nuancées. Toutes. Sauf celle-ci. Or, Astana ne montre pas son désarroi, elle sait que ça n'a jamais rien apporté à leur duo. Non. Au lieu de ça, elle force un sourire et dévie légèrement le sujet.


- « Vous n'avez pas à vous inquiéter, puisque je vous dis qu'il n'est pas le vôtre. »


Elle pose une main sur son ventre. Le sourire s'élargit.

T'as vu ça, comme je suis hyper détendue ?


- « Et puis imaginez un peu la catastrophe que ce serait. Non, vraiment. Le bâtard d'un roi dans une famille de mercenaires qui s'avèrent être des réformés notoires, dont les têtes sont mises à prix dans les terres vendues aux Pape. Horrible. S'il avait été vôtre, vous auriez eu mon cousin sur le râble sans cesse pour que vous vous convertissiez à défaut de m'épouser. Et mine de rien... Oh, d'ailleurs il vous envoie ses salutations. Il vous a adressé une lettre, je crois. »

Ce qui n'est pas tout à fait exact. Puisque par « salutations » Maleus entendait plutôt le fait de lui clouer un exemplaire de sa lettre sur le front.

Esquisse de sou... Non. Stop. À trop sourire tu vas devenir suspecte, Sa Blondeur.

- « Là. Vous êtes sauvé. »

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Jean.de.cetzes
Roi de France et de Navarre non ? Haha. En fait, si la Navarre existait il le serait dans la mesure où son prétendu souverain à donné sa réédition, formellement, accompagnée de l'oriflamme dudit pays.

Alors Astana ? Touchée ? Mais jamais coulée. Astana l'insubmersible. Mieux que le cuirasser Potemkine en pleine révolution russe. De toute façon elle est danoise alors rien à voir.


Las. Comment pourrais-je ne pas m'en inquiéter. Derrière votre beau sourire de façade je crains le pire. Toujours quand vous souriez. Cela vous va si ... ma...bien.

Tu sais qu'avec des tifs, et malgré tes ratures t'as toujours d'beaux yeux ?

Et si je me fais un sang d'encre - bleu forcément l'encre - c'est justement parce que j'imagine cette catastrophe que vous décrivez parfaitement. Mon ventre en fait des noeuds. Il n'y à qu'à écouter pour s'en rendre compte. A moins que ce ne soit la faim. Ou les restes de la dysenterie béarnaise qui avait frappé toute son armée.

Imaginez qu'il soit brun...
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Astana.
- « Brun ? Vous déraillez, mon cher. C'est impossible. »

Eh, quoi ! T'as vu mes cheveux ? Ma couleur bouffe tout, je te jure.

Astana lui sourit à nouveau, quitte à être regardée de travers, la grisaille teintée d'amusement. Car non, tout n'est pas gelé chez la mercenaire, et il lui arrive parfois de lâcher la bride pour y aller franco. Plus détendue qu'à l'arrivée, elle se laisse un poil aller. Ça fait des longes qu'on s'est pas bidonnés tous les deux. C'est moche.


- « Tranquillisez-vous, et mangez quelque chose. Le cri agonisant de votre estomac me file la nausée. N'aimeriez pas que je repeigne le sol en gerbant, hein ? »

Bref. Les prunelles dévient, cherchent une cruche où s'abreuver. Parce qu'il fait soif. Elles en repèrent une non loin et la danoise s'applique à foncer dans sa direction. Deux verres sont servis, et ramenés sur le bureau. Blondeur y prélève une gorgée, pensive.

- « Et puis hypothétiquement, même si l'enfant naissait brun, il ne serait pas vôtre pour autant. »

Si ça se trouve, Johannes a des ancêtres bruns et je ne le sais pas. J'ai jamais demandé.

Mais tu vois où je veux en venir, de Cetzes ? Tu ne reconnaîtras pas l'enfant.


- « ... Ce qui ne doit pas vous donner une raison supplémentaire d'en vouloir à la vie d... de mon mari ? Non, faut pas dire ça. Du blond. Après tout, l'on dit que vous cherchez à prendre épouse. Peut-être l'avez-vous déjà trouvée. Sous peu, vous aurez un héritier à la tignasse noire de jais. Du moins je l'esp... - ce mot fait toujours grimacer - l'espère pour vous. Vous devriez être jouasse rien qu'à l'idée, non ? »

Bon, il sera moins beau qu'un croisement de Cetzes-d'Assay, j'en conviens.
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Jean.de.cetzes
Vous savez bien que je ne déraille jamais. Le brun a toujours pris sur les couleurs fades. Tout le monde le sait. Sourire : hiiii J'ai juste un peu faim, voilà tout. - même pas en fait. Je vous aurais bien croqué pour me contenter, mais je doute que vous ne vous laissiez faire. Dommage. - Sonne, du coup, de la petite cloche pour qu'un valet apporte de quoi se sustenter. Oui, un Roi ne bouffe pas. Il se sustente. Voulez-vous quelque chose ? Autre que du vomi j'entends. Vous êtes tellement.. délicate...

Pendant l'attente, il rédige vite fait un papelard sur lequel il griffonne quelque chose du genre : Moi, Jean III de France, reconnait l'enfant d'Astana Sorensen d'Assay comme étant le mien.

Vous avez raison il ne serait pas mien pour autant qu'il soit brun... S'amuse avec son petit papier, sur lequel il dessine une croix aristotélicienne, juste histoire de la faire braire, puisque l'heure est à l'amusement.

... et cela ne serait pas une raison supplémentaire d'en vouloir à la peau de votre Jules. Pourquoi en voudrais-je à sa vie d'ailleurs ? Tant qu'il n'est pas dans les parages, il ne risque rien. Ce n'est que sur un coup de sang et de turban qu'il risquerait de perdre quelque chose.

Glisse le papelard vers la danoise, juste pour voir, avant de s'avaler le verre de pif posé sur la table.

Pas forcément sa vie en fait.
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