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(RP) quand fleurissent les vignes, récit d'une renaissance

Williamss
(rp ouvert)

Quelle soirée!!!
Cela faisait bien longtemps que Gilly n'avait pas autant rit, ni autant bu d'ailleurs...
Si c'était vrai qu'il avait pris coutume de prendre une caisse à chacune de ses rare sorties, ce coup ci, il avait fait très fort!
Trois tavernes asséchées, ses acolytes et lui y avait laissé une petite fortune...
Enfin, par on ne sait quel miracle, Will avait quand même retrouvé le chemin de sa demeure.
Ivre mort, il s'était écroulé sur son lit, sans prendre le temps de se déshabiller et sans surprise, il avait ronflé.

L'aube était passé depuis longtemps quand il rouvrit les yeux. Curieusement, sa bouche était pâteuse et son crane battait l'enclume. Bref, l'homme était encore saoul de la veille.

Après une courte pause en position assis, il prit son courage a deux mains pour se lever.
Dans un coin de sa chambre, posée sur une commode, une bassine pleine d'eau faisait office de rince main ou tout autres toilettes d'appoint. Williamss y plongea la tête tout entière avant de la redresser pour se regarder dans le miroir accroché juste au dessus.
Sa tronche aurait fait peur à un mort... mais étrangement, il était content.
C'est donc dans la bonne humeur, sifflotant même, que l'homme se rendit au petit déjeuné.
Le bon vieux Gustave lui avait tout préparé. boissons, pain chaud cuit du matin, fruits et même quelques tranches de lard, rien ne manquait.
confortablement installé devant ce festin, il se remémorait la soirée d'hier tout en sirotant sa tisane, seule chose qui arrivé à passer.

n'ayant pas pu faire plus grand honneur à la table, Will s'en releva une dizaine de minute plus tard, les idées un peu moins confuses.


Gustave, sort moi une nouvelle cape, la sienne étant restée sur les épaules d'une damoiselle et prépare moi mes bottes, j'ai envie de faire le tour du vignoble ce matin.
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Les petits voleurs sont pendus, les grands sont salués.
Gustave_le_soiffard
Plait il? Qu’ouïe je? Qu''acoustiques ai'je?
Serait il possible que le vieux soiffard ai bien compris?
Des mois que son bon maître n'avait pas voulu mettre un pied dehors, délaissant sa propriété et toutes autres activités.
Et la, en deux jours, messire jouait au loto et maintenant voulait aller se promener!
Certes, messire williamss semblait encore bien aviné, mais le connaissant, l'alcool n'était pas seul responsable de ce saut d'humeur.
Gustave en aurait mis son litron à couper, quelque chose d'autre en était responsable...
Un mauvais coup sur la tête, la folie naissante, ou une femme peut être?

quoi qu'il en soit, le vieille ivrogne ne manquerait pas d'en remercier le responsable.
il s'empressa donc de s'exécuter, de crainte qu'il ne change d'avis, et voyant derrière l'absence du patron, une bonne occasion pour s’enivrer à son tour, passe temps favori du soiffard qu'il était.


voila, vot' cape et vos bottes. hips. et oui le vieux non plus n'était pas sobre à cette heure...
bonne ballade messire williamss et surtout, hips, prenez votre temps

ajouta t il en se frottant les mains.

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Pour que le vin fasse du bien aux femmes, il faut que ce soient les hommes qui le boivent.
Williamss
C'était une belle matinée du mois de juin. Le climat encore doux se prêtait à merveille pour la ballade.
Bientôt, l'été succéderai au printemps et avec lui arriverait ses chaleurs étouffantes.
Tout au long du chemin qui le mené à ses parcelles, Williamss contemplait la nature verdoyante et fleurissante. Que la Bourgogne pouvait être belle à cette saison.
l'air frais emplissait ses poumons, lui remettant petit à petit les idées en place.
Comment avait il pu oublier tout ceci?

approchant du coteau, il aperçu enfin ses vignes. Un feuillage dense se dressait au sommet des pieds.
Arrivé dans les rangs, Gilly s’arrêta pour observer.
Les nombreuses grappes en formation promettaient une récolte abondante si le temps voulait bien être de la partie. Les premières fleurs commençaient même à faire leur apparition, le moment était crucial.

Alors qu'il continuait son inspection, Will se rappela soudain avoir promis à dame Wendoline une barrique de son vin pour la venue au monde de son enfant.
Pour l'occasion, il lui ferait une cuvée sur le millésime à venir, trouvant bonne l'idée de mettre un fût de côté de l'année de naissance du bambin.

Il sélectionna donc quelques pieds, commençant par les épamprer. Chose faite, il s'attaqua à réaliser une vendange en verre, sélectionnant les grappes les plus jolies et faisant tomber les autres. Le vigneron voulait le meilleur pour cette cuvée spéciale et cette pratique lui permettait ainsi de concentrer au maximum les arômes et le sucre dans ses fruits, ce qui se retrouverait ensuite dans son vin.

il y passa du temps, du courage et du coeur... et quand il eut terminé, la sueur lui coulée par grosses gouttes sur le front. Du revers de sa manche il s'essuya avant de lever la tête vers le ciel.
le soleil, bien haut déjà, commençait à le griller gentiment. Absorbé par son travail, il n'avait pas vu le temps passer, mais à présent, son ventre, commençant à gronder, lui confirma que l'heure du déjeuné devait être dépassée.
Peut être devrait il rentrer pour manger. Pourtant, l'envie n'y était pas et à la place, il se dirigea vers un arbre pour se mettre à l'ombre. Là, assis dans l'herbe, il se laissa aller...

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Les petits voleurs sont pendus, les grands sont salués.
Gustave_le_soiffard
Le vieux s'en était donné à coeur joie.
Débarrassé de son despote pour quelques heures, il avait bu jusqu'à plus soif, enfin jusqu'à épuisement de ses réserves...
La sieste oblige derrière, le soiffard était comme un coq en pâte, vautré tel un pacha dans le fauteuil de son maître.
les heures passèrent ainsi, jusqu'au moment ou un éclair de lucidité lui traversa l'esprit.
L'après midi était maintenant bien avancé et Gilly, parti dans la matinée, n'avait toujours pas remontré le bout de son nez.
Étrange tout de même, car la n'était pas dans ses habitudes... lui qui même au contraire, était plutôt du style casanier depuis maintenant bien des années.

Intrigué et inquiet, Gustave en avait même perdu la pépie...
Sa décision était prise, il devait se mettre à sa recherche.
Ni une ni deux, l'homme quitta la demeure pour se diriger vers le village, ce disant qu'il y trouverait bien , Williamss ou quelqu'un qui l'aurait vu.

Ne suivant que son instinct, l'ivrogne pénétra dans la première taverne qu'il croisa

b'jour tout l'monde, balança t il en se dirigeant vers le comptoir.
une fois accoudé, regardant la tavernière, il enchaina

Un godet d'marc de bourgogne et une gueuse pour étancher ma soif
Chassez le naturel et il revient au galop...

La binouze sifflée bien vite, il allait enchaîner sur la suite, quand, portant son verre aux lèvres, la raison de sa visite lui revint soudain.


Ah au fait, j'oubliais
z'auriez pas vu messire Williamss de Gilly sur Loire? l'patron à disparu d'puis que matin
Williamss
Au près de mon arbre, je vivais heureux, j'aurais jamais dû m'éloigner d'mon arbre...

Williamss rouvrit les yeux. Fatigué de sa nouba de la veille, il s'était assoupi, tranquille pépère...
Combien de temps avait il dormi? Une heure, deux, peut être trois? Il était bien incapable de le dire et s'il n'y avait eu cet faim maintenant intenable pour le réveiller, sûrement qu'il y serait encore!

De mémoire, il se rappeler un petit ruisseau coulant paisiblement un peu plus loin en contre bas. S'il n'était pas poissonneux et ne résoudrait en rien son problème actuel, il avait souvenir qu'en le longeant sur quelques centaines de mètres, il trouverait sur sa berge un ancien verger laissé à l'abandon.
Vu la saison, il y trouverait à coup sûr quelques fruits pour se rassasier, l'envie de rentrer n'étant toujours pas d'actualité...

Il descendit donc le coteau, s'éloignant un peu plus de Sémur.
Arrivé au bord du cours d'eau, l'homme retira ses bottes et ses bas, retroussa ses braies et sauta à pieds joints dans l'eau.
Il rit tout seul de sa bêtise. Tel un enfant, il redécouvrait ces petits plaisir simple de la vie.
Et oui, car la vie était si belle sans contrainte ni responsabilité...

L'eau était fraiche, mais elle semblait le revigorer à chaque pas qu'il faisait.
tout en marchant, Gilly se remémorait sa vie d'avant. Quand il n'avait que les chemins comme foyer, ces guerres qui l'avait tant fait voyager, mais aussi ces longues promenades avec sa femme. Sentant un brun de mélancolie l'envahir, il chassa bien vite toutes mauvaises pensées pour profiter de l'instant présent. Ce qui était fait était fait, personne ne pouvait rien y changer et il en assumer à présent l'entière responsabilité...

Sans s'en rendre compte, il était déjà arrivé à destination, de vieux arbres fruitiers surement centenaires l'entourant. Et à seulement quelques pas de lui, un énorme cerisier lui tendait les bras!
Dès qu'il l'aperçu, l'envie fût trop forte et il s'entreprit à l'escalader, branches après branches, jusqu'au plus haut point qu'il pouvait atteindre... le gavage commença!

Quand il redescendit enfin, le soleil déclinait déjà fortement dans le ciel. L'après midi devait toucher à sa fin, voir même, la soirée commençait.
Rentrer ne lui disait toujours rien. Il était si bien, si vivant!
C'est alors que lui vint une idée saugrenue comme lui seul pouvait avoir.
Pourquoi ne pas passer la nuit à la belle étoile, ici, comme il l'avait si souvent fait lors de ses voyages.
Décision prise, il allait le faire, mais pour ça, il lui fallait faire un feu, les nuits pouvant encore être froides.
Le bois mort n'était pas ce qu'il manquait ici. Il aurait vite fait d'en ramasser assez pour tenir la veillée.
Sans plus attendre, il se mis en quête...

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Williamss
Allumer le feu avait été un jeu d'enfant pour le vieux baroudeur qu'il était. tel Mac Gyver, il aurait pu le faire d'un simple claquement de doigt, alors imaginez avec quelques brindilles, des herbes sèches et une pierre à feu...
Le crépuscule commençait lentement à s'installer, mais son brasier lui garantissait chaleur et lumière pour au moins une bonne partie de la nuit.
Régulièrement, Will rechargeait une grosse bûche sur les flammes et l'écouter grésiller alors qu'elle se faisait dévorer.

il s'était installé confortablement, sa cape roulée en boule sous la tête, et contemplait le ciel dégagé où apparaissait les une après les autres les étoiles.
Seul l'hululement d'une chouette et quelques craquements, certainement provoqués par quelques petits rongeurs voulant lui échapper, se faisaient entendre.
Il régnait ici un calme presque surnaturel... Rien n'aurez semblé pouvoir venir troubler la quiétude du moment.

GROOONNGNAGROOOMAL

Son ventre venait de rugir et troubler l’atmosphère si sereine.
Non qu'il ait faim, vu comme il s'était goinfré. Mais quel ballot d'avoir mangé autant de cerises. N'importe qui savait ça et lui le premier! En grande quantité, ce fruit pouvait avoir un effet dévastateur... et pour ceux qui ne l'auraient pas su, et bien retenez le!

Coup de chance dans son malheur, le ruisseau n'était pas bien loin de son campement. Williamss y couru donc rapidement tout en baissant culotte.
En quatrième vitesse il s'accroupit, juste à temps...


AAAAHHHHHHH

Soulagé, un peu d'eau lui assura une hygiène correcte pour la situation.
Bien que le ridicule ne tue pas, Gilly remercia quand même Aristote d'avoir été seul en ce moment délicat.
Espérant en avoir fini de son petit souci, il repris sa place, tout en resserrant son mantel sur lui...

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Gustave_le_soiffard
Hips, BROOOOOOOOO

S'exclama le soiffard, sortant de la dernière taverne.
Il avait fini l'après midi à œuvrer de troquet en troquet, mais ses recherches avaient fait chou blanc.

Personne ne semblait avoir vu messire Williamss, ni même le connaitre pour la plus part.
Où diantre pouvait il donc être passé?
Une journée entière, ça faisait long pour une simple ballade dans les vignes.
Peut être était il rentré chez lui pendant sa quête infructueuse en ville. Oui à coup sûr, il en était ainsi se dit il. Les deux hommes avaient dû se croiser, l'un cherchant l'autre et l'autre ne cherchant rien!

D'un pas légèrement chancelant, Gustave s'empressa de rejoindre la demeure...


M'SIEUR? M'SIEUR WILLIAMSS! OU QU'VOUS ETES DONC? cria t il après avoir poussé la porte.
C'T'Y UNE BLAGUE QUE VOUS M'FAITES LA? hips. Z'ETES PLANQUE?
Mais pour seul réponse, il n'eut que le silence d'une maison vide...

La nuit commençait à tomber maintenant et l'absence du sieur devenait vraiment anormal. Bien longtemps que l'homme n'était plus cavaleur, ni même du style à découcher.


L'aurait quand même pas capoté au milieu d'qu'es les vignes l'animal!

bien qu'un chouïa imbibé, mais guère plus qu'a son habitude, l'inquiétude grandissait chez le vieux.

J'vais être obligé d'y monter voir sur que bute. M'ménagera jamais que sir.

toujours partisan du moindre effort, notre ivrogne avait commencé sa recherche à l'envers, préférant la proximité des bistrots à l'éloignement des champs...
Pas courageux mais prévoyant, Gustave se munit d'une lanterne, indispensable par ce temps de nuit noire. Il attrapa ensuite sa besace dans laquelle il jeta pain et charcuterie, sans oublier bien sûr deux ou trois litrons, des fois que sa reconnaissance s'avérerait plus longue que prévue. C'est qu'il faudrait pas non plus se déshydrater pardi!

Maintenant fin prêt et décidé, il se mit en route. Direction, la bute aux vignes comme il l'appelait...

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Pour que le vin fasse du bien aux femmes, il faut que ce soient les hommes qui le boivent.
Williamss
Will commençait à s'assoupir quand un bruissement grossier s'éleva de derrière un fourré.
D'instinct, il se redressa, brandissant son épée jusque la posée à son côté.


Qui va là? Montrez vous si vous tenez à la vie!

Euhh m'sieur Williamss, c't'y vous?
Répondit le vieux soiffard, glissant sa figure rougeote au travers la végétation.

Gustave??? Mais que fais tu là?

ben, c'est p'tôt à vous qui faut d'mander ça! Des plombes qu'j'vous cherche mouai.
Reusement qu'j'ai vu que feu d'loin ou j'tournicoterais encore sur que butte
.


Gilly sourit amusé
Tu t'inquiétais pour moi mon brave, fallait pas, tu sais bien que je suis un grand garçon...

Z'êtes mignon d'dire ça! Des mois qu'vous mettez plus un pied dehors et la qu'par on n'sait quel mystère vous vous décidez, on vous voit plus rentrer.

Williamss connaissait bien le vieux depuis le temps, mais rarement il l'avait vu ainsi. Inquiétude ou colère, il n'aurait su dire, mais l'intention le toucha forcément.

Excuse moi mon bon, perdu dans mes pensées, j'en ai tout oublié, même de te prévenir.
Mais maintenant que tu es là, viens donc t'assoire avec moi.

Comme pour l'y obliger, Will s'était rassi en finissant sa phrase.
Peu coutumier de si longue marche, Gustave ne se fit pas plus prier pour le rejoindre.


Z'avez pas faim tout d'même depuis que matin qu'vous galopez?
Un peu si, mais j'y survivrai.

hé hé! Reusement qu'vote bon bougre pense a tout. Marmonna l'ancien, fouillant dans sa besace. Premier réflexe sans surprise, il en tira deux bouteilles de vin dont une qu'il lança au patron.

Williamss explosa de rire.

Sûr qu'avec ça, mon p'tit creux va se caler...

Hannn mais l'ssez moi l'temps, y'a aussi du pain et du saucisson dans que sac!

ainsi campés près du feu, les deux hommes commencèrent à casser la croûte.

Merci d'être venu me retrouver l'ami.

le vieille ivrogne releva la tête, regardant son maître étonné. Jamais au grand jamais, l'homme ne l'avait appelé ainsi. L'heure devait être plus grave qu'il n'y paraissait et pour une fois, ça lui en avait coupé la chique.

depuis combien de temps me connais tu?

Euhh d'puis qu'vous êtes gamin m'sieur

Oui, déjà tu servais mon père et à son décès, tu n'as pas voulu me laisser, préférant rentrer au mien

Gustave affirma de la tête alors que Gilly s’enfilait une gorgé de vin directement à la bouteille

Et depuis tout ce temps, jamais tu n'as failli, jamais je n'ai eu à me plaindre tu sais..
.

Légèrement gêné du compliment, le serviteur bafouilla un merci

Mais aujourd'hui, tu n'es plus tout jeune, ta dette envers ton seigneur est acquittée, et tu continus à prendre soin de moi comme d'un enfant dont tu aurais la charge.
N'as tu jamais aspiré à autre chose? Vivre pour toi?


Mais nan, dites pas ça, j'suis la, c'est tout.
Avec le temps, le sexagénaire s'était attaché à son dirigeant, un peu comme le fils qu'il n'avait jamais eu...

tu sais, moi aussi j'ai vieilli. Aujourd'hui, je n'ai même plus que toi, tu es et tu resteras ma seule famille.
Mais...


le vieille homme sentit sa gorge se serrer face à l'air sérieux de Williamss

Ces dernières années, je me suis oublié, préférant me terrer plutôt que de réagir, cela ne me correspond pas.
J'ai bien réfléchi, je vais reprendre la route, voyager, comme autrefois...


Z'avez raison et ça nous f'ra l'plus grand bien d'revoir du pays. Trinquons donc à c'te bonne nouvelle!
Ne voulant comprendre ou son interlocuteur voulait en venir, le serviteur avait levé son litron.

Non Gustave, je suis désolé, mais tu ne feras pas parti du voyage. J'attend de toi tout autre chose...

Mais, mais...

Je te laisse la propriété, tu en seras responsable. Je veux que tu t'occupes de tout ça pour moi et si par malheur, je ne devais pas revenir, tout ceci serait à toi.
tu ne manqueras de rien...

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Les petits voleurs sont pendus, les grands sont salués.
les frères Dalton, incarné par Williamss
Tagada, tagada, voila les Dalton

Les Dalton, brigands de grands chemins, étaient une fratrie de quatre garçons.
S'il n'y eu leur différence de taille pour les départager, bien difficile il aurait été de les authentifier, tant leur ressemblance au niveau du visage était troublante.
brun, moustachu, les traits assez carrés et les chicots gâtés,on aurait pu les prendre pour des phénomènes de foires...
Joe, le plus petit, était leur tête pensante. Méchant comme une teigne et colérique, c'était certainement le plus redoutable de tous.
venait ensuite par ordre croissant William et Jack, de bons hommes de main sans plus d'envergure.
Et enfin, le plus grand de tous, mais aussi le plus bête, Averrell, qui aurait bien été incapable de se débrouiller seul.

recherchés dans bon nombre de duchés, ces lascars avaient pour l'heure jeté leur dévolu sur la campagne bourguignonne.
Toujours à l’affût du moindre petit larcin pouvant les enrichir, leurs pas les avaient conduit ce jour la aux environs de Sémur.


Dit joe, c'est quand qu'on mange?
Tait toi Averrell

Guettant là depuis la nuit tombée, tout comme Gustave, le feu de camp n'avait pu leur échapper, brillant tel un phare sur son rocher.
Lentement il s'étaient approchés jusqu'à pouvoir y observer deux hommes, dont un vieillard, tranquillement en train de discuter.
La proie était trop tentante de facilité...
C'est donc naturellement joe qui sorti de l'ombre en premier.


On vous dérange pas messieurs j'espère annonça t il en s'avançant, sourire mesquin aux lèvres et les trois autres lui emboitant le pas comme de bons petits toutous.
Williamss
Absorbé par leur discussion, Gilly avait relâché son attention et n'avait rien vu venir.
S'il en avait connu des marauds, ceux si en avaient plus que l'allure...
Trois étaient armés de dagues et le plus grand ne portait qu'un bâton.
S'assurant d'avoir bien son épée à porté de main, Will répondit aux visiteurs.


Du tout messieurs, et si vous voulez vous joindre a moi pour partager le pain, mon ami ici présent allait justement se rentrer.

C'est gentil ça Joe, j'ai faim moi
Averrell tais toi!

Le vieux soiffard regardait Williamss, l'air interrogateur alors que les deux hommes n'ayant pas encore dit un mot commençaient à les contourner pour les encercler.
Rapidement, Will réagit, bondissant tel un loup et stoppant net les deux truands, sa lame posée sous la gorge de l'un d'eux.

Gustave, j'ai dit que tu devait t'en aller! Dit il sur un ton autoritaire.
Rouillé comme il était, loin de lui l'idée d'arriver seul a se débarrasser des quatre hommes, mais que pouvait il espérer de plus aidé par un vieillard...
L'initiative à son profit, il lui laissait au moins une chance de s'en tirer indemne.
Le vieux ne réagissant pas,se contentant de bougonner son désaccord, il insista.


Allez, part maintenant et fait comme je viens de te dire, c'est un ordre.
Ici tu ne me sera d'aucune utilité et me gênera plus qu'autre chose!

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Gustave_le_soiffard
Conscient du sacrifice réalisé, mais aussi de son impuissance, Gustave avait détalé tel un lapin de garenne devant un chasseur.
Le vieux courait aussi vite qu'il le pouvait, enfin, que son age et sa condition physique lui permettaient, en direction du village.

Combien de temps Williamss pourrait il tenir face à ces types? Il avait certes était un grand maître d'arme par le passé, or, depuis bien longtemps il n'avait exercé, et ça, le soiffard était bien placé pour le savoir...

Son palpitant s'emballait sous sa poitrine, mais qu'importe, il devait tenir bon jusqu'à Sémur, trouver de l'aide, même s'il devait en capoter par la suite.

Le trajet lui parut interminable, ses idées en ébullitions se bousculant dans son crane bien plus vite qu'il ne pouvait avancer. Pas beau de vieillir... si seulement il avait eu quelques années de moins, il aurait pu rester là bas et se battre au côté de Gilly comme il l'avait fait mainte fois au côté de son père.

enfin, les lumières de Sémur apparaissaient au milieu de la nuit. Cette vision l'encouragea. Plus que quelques minutes et il y serait...

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Williamss
Ébahis par l'aplomb de l'homme se dressant devant eux, les quatre malfrats se reprirent bien vite, vexés d'avoir déjà laissé échapper un de leur gibier...
Armes au point, ils se jetèrent en coeur sur l'arrogant.

La première estocade transperça la cape de Williamss, ce dernier esquivant d'un mouvement habille.
Une, deux parades, déviant de sa lame les attaques, Will reculait sous la violence de l'assaut, ne trouvant aucune ouverture, déjà trop occupé à se défendre.
Ne pas se faire prendre à revers et garder les hommes face à lui, était sa seule et unique chance.
Malgré le manque d'entrainement, jusqu'ici, le combattant tenait bon.
Feintes, sauts sur le côté, carrousels, et tout autres subterfuges étaient bon pour faire front.
d'une botte habille, il parvint même à faire voler une des dagues de ses assaillants. Celui ci hurla de douleur, un ou deux de ses doigts ayant suivi l'objet.
Courte pause comme pour juger leur adversaire, il n'en fallut pas plus à Gilly pour rouler jusqu'au feu, saisissant au passage une bûche enflammée.
D'un mouvement circulaire de sa nouvelle arme, il maintenu quelques instant ses ennemis à distance. Précieuses secondes lui permettant de récupérer...

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Gustave_le_soiffard
A cette heure tardive, la plupart des rues étaient désertes, Morphée ayant commencé son travail foyer après foyer.
Seule la place principale, regroupant bon nombre des tavernes, connaissait encore un semblant d'activité, fêtards et amoureux nocturnes n'ayant pas encore pris le chemin de leurs lits.

Priant Aristote de croiser quelqu'un, le vieux y déboula, promettant en échange de ne plus jamais rater une seule messe de sa vie.
Respiration haletante, main posée sur le coeur, Gustave s’arrêta, essayant de récupérer. Quiconque l'aurait observé à cet instant aurait juré que le vioc allait passer l'arme à gauche...
La tête lui tournée tellement il avait couru et s'il n'avait déjà été question de vie ou de mort, certainement se serait il écroulé.
Rassemblant tout ce qui lui restait encore de souffle, l'homme s'époumona dans un cri de désespoir.


A L'AIDE! AU SECOURS!

Plus lui était impossible. Ses jambes le lâchant, il se retrouva assis sur le pavé...
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Williamss
Le cliquetis des armes raisonnait seulement depuis quelques minutes, pourtant, il lui semblait combattre depuis des heures...
Petit à petit, il s’essoufflait, et sa précision s'en faisait sentir.
Comme dopés par cette marque de faiblesse, ses trois antagonistes encore en arme, redoublaient d'élan dans leurs offensives.

Quelle belle journée cela avait été... Pourquoi fallait il que sa fin s'écrive à la couleur du sang versé?
Williamss fit un pas en arrière, sa main gauche attrapant son bras opposé. sa garde venait de céder, l'un des poignard ayant mordu la chair.
Si l'excitation du combat minimisait sa douleur, maintenir son épée correctement lui était devenu impossible...

Cent fois au moins il avait affronté des adversaires bien meilleurs que ça... Combien de ses frères avait il vu tomber sur des chants de bataille digne de ce nom...
Jamais il n'aurait cru finir ainsi... abattu par la main de simples coquins

Seul la rage occupait maintenant son esprit.
Rassemblant ses dernières forces, le regard fière malgré sa position peu envieuse, Gilly se jeta en avant pour se fendre dans une ultime attaque.

Surpris par la contre attaque inattendue, sa lame avait réussi à trouver le ventre du plus petits alors que le bâton du plus grand s’abattait sur ses côtes.
La violence du coup le fit mettre genoux au sol, le benêt tapant aussi fort qu'il avait l'air bête...
Will n'eut le temps de réagir, qu'un autre coup rapide vint le toucher sur l'arrière du crane, le projetant au sol.
la correction qui s'en suivit fût terrible...la douleur parcourant son corps meurtri, il tenta bien de se mettre en boule, mais en vain
Lentement, le mal s'estompa, ses idées se brouillèrent, sa vue se troubla, c'était donc ça la fin...

Incapable de bouger, étendu par terre, Williamss perdit connaissance...

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les frères Dalton, incarné par Williamss
Les deux Dalton restant, rapidement rejoints par le troisième à qui il manquait désormais deux doigts, s'étaient acharnés sur l'homme, le rouant de coups de pieds jusqu'à ce qu'il ne bouge plus.
Seul Joe, n'avait pu participer au lynchage, appuyé contre un arbre, tenant l'épée encore planté en lui


Ce chien m'a planté! N’arrêtait il pas de répéter, le visage se tordant de douleur.

Et Joe, t'as mal?
Tait toi Averrell et retirez moi plutôt ce truc
Euh non pas t...
ARRRHHHHHHHHH


Trop tard, avant que son frère ne l'en ait empêché, le grand sot s'était exécuté, tirant sur l'arme sans ménagement et libérant ainsi l'hémorragie.
le blessé s'écroula, la plaie saignant abondamment. Sans médecin, il n'en avait pour guère plus que quelques heures, au mieux un jour ou deux, hargneux comme il était, mais il mourait à coup sûr.


Ça va Joe?
Grr tait toi Averrell marmonna t il en serrant les dents.

Détroussez le moi, toutes fringues comprises et ligotez le, je veux saigner ce porc moi même quand il se réveillera. Qu'il souffre, qu'il pleure, qu'il me supplie,, j'aurais sa peau! pestait la fripouille, sa main sur sa blessure et essayant de se relever.

Connaissant les colères légendaires du ch'tiot et préférant le voir passer son courroux sur un autres, les trois s'étaient empressés d’obéir, attachant l'homme solidement à un arbre, nu comme un ver.

La prise avait été plus difficile que prévu, mais à en croire les vêtements de bonne facture, sûrement devait elle être bonne. Certainement un notable en voyage qui avait été pris par la nuit et obligé de camper ici. Au moins, leurs maux n'auront pas été vain...
L'heure des comptes arrivait donc et c'était à Averrell à qui il en incombait la tache, son autre frère indemne s'occupant des soins, bien que piètre médicastre, mais simplement un peu moins limité...


alors Averrell, ça donne quoi? grogna Joe alors qu'on s'efforçait de le faire tenir en place pour lui poser un bandage avec sa chemise ensanglantée.
Le grand nigaud se détourna la bouche pleine


Un d'mi pain, du chauchichon et une bouteuille du vin.... miam, miam
Et les écus Averrell, les écus???
Diche ocus...miam, miam
Que dix? tu te fiches de moi, me suis pas fait trouer pour dix écus?

Une vrai boule de nerf, le mourant s'était redressé, traînant derrière lui son guérisseur et se dirigeant vers l’abruti. Sa fureur surpassant son mal, il arracha la bouteille des mains du grand.

Apportez de l'eau, faite ce que vous voulez, mais réveillez moi c'te bâtard!
J'vais les lui couper, mais va l'cracher où qu'il a planqué son magot!
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