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[RP]Tréguier l'indomptable

Rico3713
A Tréguier...

Par une chaleur écrasante, Rico se baladait dans le village en placardant des affiches, il rejoindra les défenses de la ville à la nuit tombée comme chaque jour. Quelques villageois le suivaient tout en posant des questions. Il comprenait leur inquiétude suite aux événements et révoltes de mercenaires mais aussi aux diverses déclarations de chefs militaires qui voulaient en découdre.

Dites messire, c’est quoi ces révoltes ?

Un petit sourire.

Rico messire, je suis Rico…

Puis tout en tenant l’affiche, le marteau et le clou au bout des doigts.

Des brigands, des mercenaires qui voudraient piller la ville, alors on leur fout une toise chaque nuit mais ils aiment ça et reviennent.

Mais pourquoi ? et pourquoi nous sommes en ville franche ?

Si vous n’avez pas vu l’affichage du maire, Duc du Trégor, je vous explique en deux mots.

Quelques coups de marteau et hop une autre de posée.



A tous les habitants et ami(e)s
Nous sommes attaqués par des brigands et bientôt par des armées.
Prenez les armes et défendez Tréguier
Nul n’a le droit de nous imposer leurs idées par la force et quiconque le fait sera repoussé par la force
Une liste écarlate est dressée, les noms de ceux qui ont été reconnu par les défenseurs suivent. Ils ne seront jamais tranquille car gravé à jamais et si ce n’est demain se sera un autre jour.
La ville sera prise, mais nous la reprendrons si ce n’est par la force ce sera par les élections, unis, nous sommes intouchables
Citation:
La liste écarlate de Tréguier

Stpeh67
Kiezs
Hyro
Moea
Tit_squaw

Dskali
Goliath


Belle affiche hein ! Bon tout ça pour un désaccord politique et là, je ne suis pas fort la dessus mais si on attaque notre ville, je défends.

Sans comprendre ?

Petit sourire.

Ah mais faut peser le pour et le contre et je n’ai pas trouvé de contre. Pat, enfin Monsieurpatate à toujours tout fait pour Tréguier comme beaucoup d’entre nous alors que le Duché et d’autres s’en foutaient voir ironisaient sur Tréguier. Malheureusement pour eux, l’unité de Tréguier est plus forte qu’ils ne le croient.

Mais on va perdre contre des armées.

Posant la main sur l’épaule du villageois.

Demain ou après demain ils prendront la ville, ce sera le blocus, on laissera le minimum sur le marché, les tavernes sous contrôles, faudra d’ailleurs passer en taverne pour la nourriture.

Respirant un peu…

Puis comme écrit là, on reprendra la ville, si ce n’est par la force ce sera par les élections. Guerre d’usure, nous on est sur place eux s’affaibliront et ça leur coutera trop cher

Regardant les villageois qui l’entouraient.

Alors, on y va ?

Et comme écho…

Vive Tréguier libre
_________________

Hoeldetrajanlablanche
Les braves avaient entendu l'appel !
Déjà dans les rues, on pouvait voir fleurir les vélins!

--Alen
[Quelque part en rase campagne, Camp de l'armée de Bretagne]

Il courait encore vite pour un vétéran dans la fin de quarantaine bien tassée.
Si il était encore en vie, il ne le devait pas au hasard après avoir survécu à tant de campagnes pour Bretagne.

Il arriva à la tente du Maréchal et s'annonça:

Vostre grâce, les hommes vous attendent, vous aviez promis de leur parler .
Coldtracker
[Quelque part en rase campagne, Camp de l'armée de Bretagne]

Le colosse leva le nez de la missive qu'il venait de finir, la scella et la remit à un messager.
Il avisa Alen sourit gentiment et dit:

-"J'arrive."

Calmement, il leva sa grande carcasse et ceignit son baudrier d'espée avant de sortir de la grande tente de commandement.

Il marcha aux cotés d'Alen jusqu'à l'armée qui s'était mise en rang pour l'écouter.
lentement il passa dans les rangs et regarda chacun d'entre eux, cela prit du temps mais il le fit.

Puis il vit se positionna devant eux et partit d'une voix basse:

-"On se connaît les gars, on a été de toutes les guerres, ensemble dans les mêmes merdiers dans la fange et les tripes jusqu'au cou.

On a tous souffert ensemble pour la Bretagne .

Mais ce coup là ce n'est pas pareil, ce sont ceux qui sont censés être nos propres frères qui nous trahissent et essaient de découper la Bretagne en villes franches comme on coupe un gâteau pour un quartier de viande pour une bande de hyènes."


Le son de sa voix augmenta:
-"Vous avez vu Brest quand on es arrivé après que la population se soit débarrassée de pet51 et sa bande?
Des gens malades, des gens affamés..."


Le son augmenta encore:
-"Je vous préviens si patate et consorts ne reviennent pas à la raison, il faudra prendre d'assaut la ville.

Ils ont une armée plus nombreuse et font commerce de sorcellerie, nos espions ont vu des morts qui leur servent pour remplir leur armées et d'autres choses encore appelées 'clones' par l'autre camp.
Je ne sais pas ce que cela peut être.
On a même vu la dépouille mortelle de feu le Grand Duc Riwan de Brocéliande se trainer dans cette armée.

J'ai fait appel à l'église pour nous aider mais ils ne seront pas là à temps.

Alors les risques sont majeurs pour nous, on a pas d'atout de notre côté, juste le devoir à accomplir pour sauver la Bretagne.

On a quasiment pas une chance de s'en sortir aussi, je ne veux que des volontaires.
les autres pourront rentrer chez eux sans être inquiétés, le danger n'est pas que physique cette fois , il est aussi spirituel"




Il fit une pause, la mine sévère et inquiète pour ses hommes puis dit d'une voix forte:
-"les volontaires, un pas en avant!"

Et comme un seul homme tous avancèrent d'un pas, du plus jeune au plus vieux, du gueux aux plus hauts nobles...
tous.

Bretagne unie et indivisible.

Le colosse fit un signe d'assentiment et recula d'un pas en dégainant son éspée bâstarde et la leva au ciel en criant:

-"kentoc'h mervel eget bezañ saotret"(1)



(1) "Plutôt la mort que la souillure" devise de la Bretagne
_________________
https://www.youtube.com/watch?list=PL01C9D3CD185686B8&feature=player_embedded&v=6yj49byt7h8
Hoeldetrajanlablanche
A une semaine de marche.

Le soir. Entre les gardes, les hommes discutaient. La traversée du Poitou s'était faite sans dommage. On laissait passer les Bretons.
Là-bas sans doute, la guerre faisait déjà rage dans le Trégor. Le jeune chevalier, avait pesé le pour et le contre et avait décidé d'en parler à ses hommes.


Mes frères. Nous marcherons sur la Bretagne, nous marcherons sur nos terres dans le Trégor. Nous n'avons pas suivi Patate dans son projet. Mais nous irons pour Tréguier. Battons nous pour notre ville notre peuple !

Nous ne pouvons pas laisser une terre sans roi dominer les autres pays de Bretagne et bafouer l'honneur ! Nous avons de grandes choses à écrire !

Les patriotes de Tréguier ne se rendront pas ! Ce sont des femmes et des enfants qui gardent la ville ! Ce sont des boulangers ! Des artisans ! Ce sont nos voisins !

Nous n'acceptons pas d'être victimes des princes ! Pour Saint Yves, pour le Trégor en avant mes frères !


Puis priant Saint Yves.
Espérons ne ne pas arriver trop tard. L'espoir fait vivre.
Myrdinn
[camp militaire dans la banlieue de Saint Brieuc]

C'est bientôt l'heure du départ. Le pire moment qui soit. Celui où l'attente - et je ne supporte pas l'attente déjà à la base - devient insupportable parce qu'on sait qu'on va enfin bouger mais que le temps ne passe pas assez vite.

C'est aussi le temps de la parlote. Le moment où les chefs militaires galvanisent les troupes pour regonfler le moral et exciter un peu tout ce beau monde avant le moment fatidique. Avec moi ça ne marche pas vraiment. En bon commerçant, le discours vendeur et accrocheur, je le reconnais de trop loin pour que ça me fasse de l'effet. Et puis surtout je sais pourquoi je me bas. Pas besoin de me vendre un truc clé en main. Ceci dit il va falloir aussi que je me fende de quelques mots à mes propres compagnons de voyage, je n'y sacrifierai pas.

Mais pour l'heure je trompe mon ennui autrement. J'admire l'effet chatoyant de mes bannières que j'ai fait lever pour qu'elles flottent au vent. Un mélange bigaré, une moitié toutes herminées de Bretagne et une autre au lapin rose sur fond noir de mes terres trégoroises. L'effet est incontestablement magnifique. La classe quoi. Parce qu'il faut en mettre plein la vue avant le combat. Je vous ai déjà raconté que c'était une forme de parade amoureuse la bataille non ? Pour ceux qui auraient loupé la leçon, je ferai un cours de rattrapage dans les prochains jours une fois au pied des murailles trégoroises, promis juré.


Satisfait, je me rend auprès de mes compagnons de voyage histoire d'à mon tour poser les enjeux de ce qui va arriver.

Compagnons !

Je dis ça, juché sur une caisse qui traine là pour prendre un peu de hauteur.

L'heure est venue. Demain nous serons au pied des murs de Tréguier. Là où se retranche le dernier félon à la couronne. Celui qui foule au pied tous les principes et toutes les valeurs bretonnes pour son seul intérêt personnel !

Ca c'est pour les patriotes bretons

La Bretagne ne se plie pas en quatre pour satisfaire ses délires mégalomaniaques de magouilleur, alors il décide de sacrifier sa ville, d'affaiblir le pays et d'aller au bras de fer sans se soucier des conséquences. La Bretagne ne peut tolérer qu'on tente de lui forcer la main !

Ca c'est pour ceux qui aiment l'ordre et les rapports de force

Ils ont cru bon de pourrir le règne de mon père parce qu'ils ont compris qu'ils perdaient leur petit pouvoir personnel ! Ils refusent que la Bretagne changent ! Ils s'asseyent sur le choix des bretons !

Ca c'est pour les pro Kerdraon et tous les loyalistes au sens large

Il est complice des félons qui ont franchisé Brest avant de prendre la fuite après avoir pillé la ville et volé les biens du duché ! Il ne vaut pas mieux qu'eux et encore maintenant il tente de les défendre !

Ca c'est pour les honnêtes gens

Il a osé tenter de me destituer ! Mais jamais l'ile aux lapins ne se rendra !

Ca c'est pour moi

Il ment en disant qu'on a attaqué Brest alors que les pilleurs se sont fait la male avec pognon et biens. Ce sont les brestois qui par eux même ont mis fin à l'infâme dictat !

A notre tour de mettre fin au joug illégitime qui prive la Bretagne du magnifique Trégor !

Depuis quatre jours nombreux sont les trégorois qui se rebellent et se révoltent encore et encore ! Jamais leur soif de liberté n'a été si grande ! Et face à l'oppresseur ils ne reculent pas ! Ils se révoltent jour après jour en attendant qu'on vienne les aider à se libérer du tyran qui veut voir couler le sang !

Car c'est lui par ses menaces, par ses mensonges, par son entêtement coupable, par ses actes odieux qui pousse à ce que les bretons de Tréguier prennent les armes pour empêcher que cette magnifique terre reste bretonne ! Et avec lui ceux qui s'aveuglent et préfèrent suivre un homme dans son délire que de voir l'intérêt breton !

Je tend un doigt libérateur en direction d'une cité de Tréguier encore à une journée de marche mais qu'on imagine sans peine devant nos yeux.

Nous ne faillirons pas à notre mission. Nous sommes la Bretagne et la Bretagne est indivisible !

Sur la route nous prierons tous pour qu'un éclair de lucidité lui revienne et qu'il comprenne qu'il n'y a pas d'issue dans son entêtement. Qu'il réalise que son intérêt personnel ne vaut pas le sang qu'ils s'apprête à faire couler. Qu'il ne retirera rien de tout cela !

Et si jamais il ne renonce pas. Si jamais il s'entête encore...

Je laisse un maigre suspense et je conclue

alors mes amis nous l'enverrons fourrer des chèvres en enfer ! Et nous nous régalerons de quartiers de patate frits !

Un grand hourra s'élève des troupes massées devant moi.

Et on aggrandira les terres des lapins au passage.

Oui je ne perd pas le nord, il ne faut pas déconner.

Allons il est temps. Que chacun se prépare nous avons de la route qui nous attend. Fournbissez vos armes et vos armures. Hissez haut mes... nos couleurs !

Et vive la Bretagne !

Et tout le monde de répondre en choeur derrière moi: vive la Bretagne.

C'est chouette une armée qui se prépare pour une noble mission.
_________________
Wilhelm.magnus
    Le vicomte de Pleubian était là à écouté d'un air distrait le discours du Maréchal, bien qu'il le rejoignait sur certains points, il ne l'était pas pour d'autre mais un homme comme le Nauériels avait ses raisons.

    Détournant la tête, il fixa son gonfanonier qui portait les couleurs de Pleubian, des couleurs du Trégor, des couleurs connues et reconnues depuis des années sur ces terres.

    Alors que l'armée se mit en marche d'un seul homme, les volontaires qui croyaient encore à une Bretagne unie s'avançait mais est-ce que la cause était la bonne ? Est-ce qu'il fallait encore croire à une Bretagne unie à l'heure d'aujourd'hui ? N'était-ce pas l'heure d'un changement tant attendu depuis des années ? Il se posait des questions depuis le départ mais fidèle à ses engagements, il aillait combattre pour la Bretagne ou du moins ce qu'il en restait.

    Il était en deuil, en deuil de cette Bretagne qu'il a connu et qui a tant changé. Nostalgique d'une période passée, nostalgique d'un état d'esprit breton toujours prêt à se chamailler mais faute d'avoir trouvé d'ennemis, celle-ci s'était encrouté et l'affrontement d'une génération qui n'a jamais, en réalité, vécu la moindre guerre et celles composés de guerrier.

    Lui même, même si il n'avait jamais réellemement combattu pour la Bretagne, dans une vraie guerre, comprenait cette opposition,, il avait vécu maint combat ailleurs, dans les quatres coins des royaumes, et cette génération de bureaucrate lui tapait autant sur le système qu' à ceux qu'il allait affronter mais la grande question était de savoir si il n'aurait pas fallut s'adapter à cette Bretagne. Lui même, avait essayé, sans jamais réellement y parvenir, préférant un départ pour vivre de la seule chose qu'il savait réellement faire : La guerre.

    La guerre, ce mot prenait lentement sa signification à cet instant précis. Il l'avait voulu, peut-être pas dans les termes que l'on définit habituellement, il avait voulu rêgler cette situation directement par les armes, anéantir toutes les espérances naissantes des rebelles comme il avait toujours eu l'habitude de faire mais on avait voulu négocier, et vu au vu des retours qu'il y avait eu des négociations, celle-ci n'en avait que l'appélation, celle-ci n'aurait pas dû être mené de cette façon et en attendant, la volonté des adversaires s'étaient renforcés et ils s'étaient organisé à un tel point qu'une fracture pire encore que si ils avaient tout simplement usé de la force directement : On se tape fort sur la gueule et on fait la paix ensuite.

    Il quitta ses pensées méditatives pour écouter un de ses lieutenants...Tréguier était en vue, dans quelques heures, on dresserait le siège et les épées s’aiguiseraient pour prendre l'assaut sur le bastion rebelle.

    Des bretons vont mourir, des femmes se trouveront veuve, des enfants perdront leurs pères, sans compter les dommages collatéraux.

_________________
une bannière est attendue ci-dessous.
--Bourrel
[Pendant ce temps là].

Tout le monde s'affairait joyeusement à préparer échafaud sur la place public.

On dit que le boudin de sang de cochon est très bon, et que les flamands en sont friands.

Encore heureux que ce soit du cochons.

Le bourrel était relativement impatient qu'on lui apporte les traitres, mais il fallait attendre que les armées fassent leur œuvre pour les ramener enchainés.
Le peuple breton étaient excité à l’idée de venir voir le bourrel décapiter un ancien Grand Duc, et voir les armes de ses sbires brisées.
Et une belle allée bordée de trous avait été tracée pour empaler les traitres.

Déjà certains badauds criaient.


A mort le cochon, à mort l'imposteur, vive le Grand Duc !

Et d'autres ...

A mort le suppôt de Satan, à mort le sodomite à chèvres, à mort le tyran !

L'ambiance était plutôt joyeuse, et les gens confiants.
Bientôt la Bretagne serait libérée des félons.


Et si ils meurent pendant le combat ?

Bah on les empalera au bon souvenir du peuple.

Et ses catins ?

Qu'on les rases, et qu'on leur enfonce un tison chauffé à blanc dans leur séant.

Et oui en l'an 1463 on ne faisait pas dans le détail.
Emeric
On parlait de propagande. On parlait de manipulation. On parlait de complot. On parlait de trahison. On parlait de guerre civile. On parlait de combats, de révoltes. On parlait de siège. On parlait de sorcellerie. On parlait de chair à canon. On parlait de Bretagne. Surtout, on parlait de Tréguier. Tréguier, qui un jour, a décidé de se lever. Tréguier qui a décidé de lever sa bannière. Tréguier qui a décidé de crier sa liberté au grand jour, pour le plus grand déplaisir de quelques pantins. Mais personne ne connait Tréguier mieux que Tréguier. Et aujourd'hui, c'était elle qui se trouvait jugée.

La guerre était maintenant à ses portes. D'un côté, Tréguier, mené par Patate, l'ancien Grand-Duc. Derrière cette bannière, quelques bretons venus soutenir leur suzerain. Et puis les trégorrois, toujours patriotes. Un peuple qu'il est difficile de connaître. Surtout sans les fréquenter... De l'autre côté, des bretons armés, dans l'intention de marcher sur la ville. Peut-être des ignorants, des tyrans, des conquérants, ou juste des gens plus intelligents. ou peut-être encore simplement des gens comme vous et moi, convaincu par leurs propres idées. Mais le Très-Haut le sait bien : rien n'est plus tenace qu'une idée. Les guerres viennent de la bêtise de l'homme, trop sûr de lui pour avoir tord.

A Tréguier, le vent sifflait dans les airs, emportant avec lui le cri des guerriers. Tous sous une même bannière s'étaient regroupés pour faire face aux pressions extérieures. Tandis que les troupes se préparaient, Emeric sortit de sa tente où il avait revêtu son armure. Grimpant sur un tonneau pour attirer l'attention, il prit la parole d'une voix forte pour s'adresser aux soldats, mais aussi aux curieux qui étaient venu voir ce qu'il se passait sur le campement.

Trégorrois, bretons ! Beaucoup d'entre vous le savent : Tréguier est forte ! Tréguier est belle ! Mais surtout, Tréguier est indomptable ! Les voyageurs témoigneront de l'hospitalité de notre ville, de la convivialité de notre peuple. Notre peuple, une entité soudée et indivisible ! Une grande famille dans laquelle j'engage chaque jour ma confiance ! J'ai quitté toute une vie pour renaître à Tréguier, et jamais je ne le regretterais. Elle m'a offert la plus belle des vies. Tréguier a toujours été un paradis et un havre de paix, pour moi. Mais voilà que la paix se trouble. Et pourquoi ? A cause d'un ancien Grand-Duc qui se rebelle ? Qui cri trop fort pour le duché ? Non ! Si seulement c'était si simple... Aujourd'hui, nous prenons les armes. Pour ceux d'en face, ça sera pour une raison évidente : parce que nous sommes des traîtres, des terroristes, des agitateurs. Cela leur suffira pour nous condamner, pour nous qualifier de menace pour la Bretagne. Mais là encore, si seulement c'était si simple !

Nous ne sommes pas des terroristes. Nous sommes Tréguier, et nous portons fièrement nos couleurs. Nous sommes ses amis présents pour la soutenir. Nous nous battons contre des menteurs, des diffamateurs. Mais surtout, nous nous battons contre l'oppression. Patate a acquis la liberté de Tréguier avec le soutient de Tréguier. Alors cette guerre ne se dirige pas contre Patate, mais bien contre Tréguier elle même et sa liberté ! Que diraient-ils si l'armée française venait en force pour annexer la Bretagne ? Ne lutteraient-ils pas ? Ne crieraient-ils pas à la tyrannie ?

Tréguier n'a agressé personne. Son seul crime est d'avoir décidé d'être libre, et de l'avoir proclamé. Peut-on en dire autant de ses nouveaux ennemis ? Aujourd'hui, ils se tiennent là, sur le point d'attaquer. Et pour quels motifs ? Parce que Patate est un traître ? Mais oui, Patate a libéré une ville du joug bretonne, il a donc trahit la Bretagne. Alors il faut raser cette ville qui se satisfait de sa situation ! Attention, ce n'est pas tout... Il paraît que nous sommes des sorciers, des nécromanciens. De très graves accusations, pas plus fondées que cohérentes. De la diffamation. Jusqu'à peu, ils répandaient encore leur propagande dans nos rang. Nous avons en face des rats bornés, convaincus de leur supériorité. Nous affronterons des menteurs, des manipulateurs.

Ils veulent nos terres, vos terres, et ils veulent les prendre par la force ! Camarades, certains d'entre vous sont venus de loin pour soutenir cette bannière. Comme vous, je me battrais devant ces envahisseurs, qui sans doute se vanteront de nous avoir "libérer". Libérer du joug d'un dictateur, d'un traître. Qu'ils ravalent leur langue ! Ils ne savent rien de qui nous sommes, de ce que nous voulons. Mes frères et sœurs, montrons-leur qui nous sommes ! Montrons-leur que nul ne s'attaque impunément au Trégor. Bientôt, le sang coulera. Le nôtre, celui de nos agresseurs. Mais n'oubliez jamais une chose. Nous ne nous battons pas contre la Bretagne. Nous nous battons pour Tréguier, contre l'oppression !

Alors, vive Tréguier, vive la Bretagne, et merde à ceux qui fouleront notre sol pour nous imposer leur loi et leur justice !
Barelius
--Emeric a écrit:
vive la Bretagne


Ça non désolé mon coco, vive Tréguier si tu veux, mais pas vive la Bretagne, vous n'en faites plus partie.
Vous êtes devenu une bande qui êtes tenue par les couilles pour un titre, et ça sonne vachement faux de proner la Bretagne.
Elle était très bien votre ville avant, c'était pas la peine de vous faire influencer par un gros con.
Et votre connerie humaine vous allez la payer très cher, et ne me montrés pas du doigt car j'ai souvent vanté Tréguier comme une des meilleurs ville de Bretagne, mais c'est vous qui avez changés dans votre choix, vous avez pas besoin de lui pour briller.
Revenez vite à la raison , il en est encore temps et je vous assure que je défendrais vos intérêts pour que plus jamais on vous oublie, autant que je le faits pour ma ville.
Il vous baise autant qu'il m'a baisé ainsi que l'opposition de l'époque pour être Grand Duc, donc ne tombez pas dans ce piège, d'ailleurs vos anoblissement c'est grâce a moi et au Nation Bretonne et ses 30 membres, et Douchka vous le confirmera sans nous jamais Patate n'aurait été Grand Duc. Il est le chef d'orchestre principale de cette crise, et non Pit, ce dernier n'est qu'un sbire de patate, non c'est une organisation bien au dessus de tout ça qui désire la chute de la Bretagne.
Par contre je l'ai dis, je suis pour la liberté des villes, et que leur port leur appartienne, donc je ne vous empêcherai jamais de faire votre arsenal, tout comme nous augmentons nos pontons.
Révoltez vous et rendez Tréguier à la Bretagne, il en est encore temps et revenez bretons on vous écoutera.

_________________
Liocea.
Elle avait tenté tout ce qu'elle était en mesure de tenter de sa petite personne.
Elle avait porté et soutenu, la position de St Brieuc, elle avait rencontré son suzerain pour lui expliquer son point de vue qu'il avait compris et soutenu aussi
elle avait ensuite essuyé pendant de longues journées les insultes, les dénonciations abusives dans le même but de faire entendre raison, de faire comprendre que seule la troisième voix était la bonne. Elle avait discuté, elle avait échangé, elle avait tenté.
Elle avait échoué sous une pluie de sarcasmes.

Et pour cela, pour cette volonté, elle avait été dénoncée et blacklistée, pour avoir exprimé des paroles de libre pensée, pour avoir refusé la pensée unique.

Alors oui ce soir là, en apprenant qu’elle était devenue ennemie de son pays par des gens qui se sentaient juges sans même faire de procès, alors oui, elle avait pris à contre coeur, son épée pour choisir de mourir en liberté et elle avait rejoins le camp de Treguier.

et ce matin là elle écouta Emeric et Rico
Equemont_du_salar
Equemont était troublé ce matin-là. Troublé par une nuit d'amour qu'il avait passé avec son épouse revenue en catimini, troublé par la tournure des évènements. Bientôt, ils se feraient lyncher comme des renégats. Ils porteraient les armes jusqu'au bout et mourraient probablement au combat. La mort ne l'avait jamais effrayé. La fuite un peu plus, de laisser ses enfants. Et si ces va-t-en guerre faisaient du mal à sa famille ? Et si ils violaient sa femme et tuaient ses enfants, ou l'inverse. Equemont du Salar sentit son estomac se retourner, ulcéré d'une rage mêlée à la rancœur.

Il écouta Rico, avec un mince sourire, il avait appris ces derniers jours la valeur de l'homme. Vint Emeric qui pour le coup, le stupéfia. Il ne l'avait jamais vu aussi prolixe et engagé.

Le Salar s'approcha d'eux et se tint à leurs côtés de sa haute stature. Bien sûr il ne put entendre les propos de Barélius qui n'était pas à Tréguier. Il salua Liocéa, qu'il redécouvrait sous un autre jour, aussi. La réciproque devait être vraie. Son petit doit lui indiquait qu'il n'était le genre de lascar qu'elle appréciait de prime abord. Mais avec Equemont, il fallait gratter un peu le vernis pour toucher le bingo !


- Mes frères, il n'y a plus de noblesse ou de titres désormais. Il y a un bain. Celui du sang dans lequel ils vont nous plonger pour nous reprendre notre liberté.

Ils ne savent pas qui sont les Trégorois, ils ne savent pas que ce n'est que le début de leurs ennuis.

Nous sommes indomptables !

_________________
Cold
[Camp dressé]

Il s’était levé tôt et dans la fraîcheur matinale était parti s'entraîner une dernière fois avec ses hommes.
Il était ensuite revenu à sa tente et avait fait une toilette avec un peu d'eau chaude.

La chose faite, il avait enfilé des chausses noires sur des braies banches neuves, sur lesquelles un chirurgien serait à même de détecter des tâches de sang et un doublet armant rouge sur une chainse blanche prévue au même effet.

Au lieu de ses sempiternelles grandes bottes, il enfila des bottines réservées au port du harnois.

Il fit ouvrir les coffres contenant son harnois noir et en sortit les jambes qu'il sangla sur lui et installa son colletin de maille autour du cou, pas lus, le reste il allait le mettre bien assez tôt ce soir.


Il sangla son baudrier d'épée et sortit.

Au lieu de manger seul comme son rang le lui permettait, il vit s'installer près d'un feu avec des hommes de toutes les villes de Bretagne, même de Treguier car il ne fallait pas croire que la majorité des gens de Treguier cautionnait la franchisation de la ville.

C'était juste de la propagande.

Il aimait être parmi ses soldats, il avait été soldat bien avant de devenir un haut noble.

Certains étaient des professionnels, des vétérans de toutes les guerres bretonnes, des gueules cassées couturées de cicatrice , il leur manquait parfois un ou deux doigts mais rien qui ne les empêchaient de combattre.

Rhuys et sa balafre sur la joue faisaient couleur locale avec eux.

Et d 'autres étaient des volontaires, révulsés, outrés de ce qui avait été fait à la Bretagne.

Le peuple breton en somme, des potiers, tisserands, forgerons charpentiers, tout les métiers étaient là et les vétérans faisaient au mieux pour les encadrer.

On sentait de la peur non seulement physique mais spirituelle à la connaissance de la sorcellerie employée à Treguier.

Le colosse lui-même se posait des questions....
Il aurait aimé avoir un prêtre de l'inquisition pour lui poser des questions.

Pouvait-on tuer un mort vivant? A quoi ressemblait un clone? Qu'est-ce que c'était? Comment devait on le tuer?

Autant de questions qui n’avaient ps de réponses sauf une...

Ils étaient bien plus nombreux en face avec ses renforts et c'était sans compter tout les amis brigands, dépouilleurs et égorgeurs d'enfants que pouvaient avoir patate et pet51.

Il prit donc place et on luis servit un peu de viande, du pain et du fromage avec quelques fruits.

Un repas de luxe pour un début de siège; il savait que cela n'allait pas être la même si le siège devait durer.
Il se rappelait bien en avoir été réduit à manger des rats pendant la guerre du Ponant quand lui et ses hommes n'avaient pas été ravitaillés et qu'ils tenaient coute que coute....

Il savoura d'autant plus ce simple repas.

La chose faite, il se leva et partit inspecter les troupes à cheval.

Il se mit en selle et mit le destrier au pas.
Lentement il parcourut le camp.
Les défenses avaient été bien faites, le tour du camp avait été pourvu d'un fossé et la terre déterré avait été érigée en arrière et des pieux y avaient été plantés face à l’extérieur.

Il parcourut les équipages d'arstillerie, tout était prêt et en ordre de combat.

Peu à peu il passa chez les piquiers, arschiers, arbalestriers couleuvriniers, hommes d'armes montés et démontés, sapeurs et autres corps de spécialité.

Tous avaient grise mine de devoir aller prendre d'assaut une ville bretonne pourrie de sorcellerie qui plus était mais la détermination se lisait sur les visages.

Il passa aussi voir les chirurgiens qui avaient ordre de soigner les bretons mais aussi les rebelles et les civils....

Son regard se leva et il aperçut les bannières des nobles et des casernes bretonnes mais plus haut que les autres, il sourit en voyant la bannière aux hermines.

Le simple fait de penser à son pays lui réchauffait le cœur et lui redonnait espoir.

Peu importait finalement les rebelles, leurs morts déterrés pour les faire combattre, leurs clones, leurs brigands...
S'ils avaient besoin de cela pour se battre grand bien leur faisaient.

Si ce soir l'armée bretonne était mises en déroute, ils recommenceraient encore et encore...

Car servir la Bretagne excluait le renoncement..

Ils n’avaient quasiment aucune chance de réussir mais ils devaient tenter.
Myrdinn.
[Tréguier terminus. Tréguier, terminus. Tous les militaires sont invités à descendre.]

Jolie maçonnerie. Pierres taillées bien en ordre, c'est de la belle ouvrage.
C'est juste un tas de cailloux ordonné, ça n'a aucun intérêt sauf pour l'esthétique.
Un bon coup de chamboule tout et il n'y paraitra plus.


Il rit. Mais je le fais taire bien vite.

Ca n'est pas drôle. Il y a des amis de l'autre côté. Des gens qui se fourvoient dans leurs allégeance, mais des amis quand même. Et des innocents aussi qui n'ont rien demandé et qui vont subir ce qui va suivre.
Oui, pardon.


Je frappe dans mes mains vivement pour mettre fin au moment de recueillement. Amis ou pas amis, quand il faudra donner un coup d'épée, tout ça ne comptera plus. C'est ta vie contre celle de l'autre, le choix est alors simple à faire.

Il est temps de s'organiser. On déploie les tentes là bas sur la droite du campement, c'est le plus proche de la route qui mène à Tréguier.
On va dormir près de la route ?
Pas nos tentes ! Celle du bordel mobile.


Le bordel mobile. Une fière invention née d'une des nombreuses et fructueuses discussions qui ont émaillées la vie ennuyeuse du camping nantais l'hiver dernier autour du Marquis et des berrichons. Une idée que je n'avais pas encore eu le temps d'expérimenter.

Le repos du guerrier est notre objectif majeur en dehors des combats. Le repos de l'esprit mais aussi du corps ! Ca n'est notre partie. Comme ça ils pourront aller se détendre.

Et je précise pour Hilde

Une fois les tentes dressées, faites lever les bannières publicitaires. Que depuis la route et les remparts on voit bien qu'il s'agit d'une annexe mobile des Fleurs du Mâle. Et que chaque fille soit bien munie du tract qui rappelle les bienfaits de la Bretagne et les méfaits du félon trégorois et de sa cour de sbires. Si des trégorois viennent jusque là, un peu d'information ne peut nuire. On peut tenter de ramener dans le droit chemin certains d'entre eux.

Puis j'embraye

Il faut aussi que l'équipe de nettoyage se prépare à se mettre à pied d'oeuvre. Y aura du sang et de la tripe à ramasser la nuit prochaine. Qu'ils n'oublient pas de s'équiper de la belle tenue qu'on a préparé pour eux aux couleurs des Balais du Mâle. Avec les drapeaux blancs de la neutralité bien sûr.

Cette idée là est nouvelle. Un artisanat spécialisé dans le domaine du nettoyage des champs de bataille. Parce que saigner les traitres et tuer du félon c'est sympa, mais on oublie toujours qu'après faut laver tout ce bazar. Les tripes ça pue et le sang ça tâche. Y a une fortune à faire dans le nettoyage, j'en suis convaincu.

La guerre c'est moche. Alors quitte à faire un truc moche autant essayer d'en retirer quelques bénéfices.


Et qu'on dresse ma tente, je dois innocemment me reposer avant la charge de la Bretagne pour la liberté de Tréguier.

C'est l'avantage de ma position, je ne suis plus obligé de me fatiguer à planter ma tente. Et ça... c'est le pied croyez moi.

Je finis par prendre à part mes deux gardes du corps personnels tandis qu'on s'active pour monter mes appartements provisoires.

Sodome, Gomorrhe... Je veux que vous tâchiez de vous infiltrer dans la cité tant que vous le pouvez. Localisez moi ma soeur. Je veux confirmation qu'elle est là et avoir la certitude qu'elle est en sécurité.

Quand l'assaut sera donné, si on passe les portes, vous massacrez tout ce que vous pouvez s'il le faut, amis ennemis nobles ou gueux on s'en fiche, mais avant tout vous me la gardez en sécurité.


Les deux colosses maures opinent du chef à l'unisson. D'une loyauté sans faille, je sais que je peux compter sur leur dévouement aveugle. Dana ne risquera rien s'ils la trouvent à temps. Et j'ai bon espoir qu'ils y parviennent. Le plus difficile pour eux sera de passer inaperçus à Tréguier. Mais ils ont plus d'un tour dans leur sac, je leur fais confiance.

Allez y, ne perdez pas de temps.
--Dana_de_kerdraon



Bien sur qu'elle est déjà en sécurité !

Maryane veut sa survie, une vassale morte à un mariage épique, ça fait tout de suite un peu tâche, et des tâches il y en aura assez avec ce qui se prépare aux frontières de la ville.
Une idée de la comtesse la veille ? Portons tous du blanc ! Le blanc c'est beau, c'est éclatant et c'est impossible à nettoyer, il n'y aura plus qu'à jeter l'ensemble à la fin de la cérémonie.
Esprit de consommation la Kerdraon, oui oui. C'est de famille faut il croire.


En attendant, donc. Elle est en sécurité, mais là tout de suite ça ne lui sert pas à grand chose de rester enfermée à attendre que les deux camps s'affrontent.
Deux camps, dont elle n'a rejoint les rangs d'aucun d'entres eux au passage. Il est important de le préciser. Dans l'un se trouvait une amie - La princesse - ainsi que bon nombre de personnes qu'elle affectionnait et dans l'autre il y avait sa famille et d'autres membres aimés ou appréciés. Et que faire quand l'envie de transperçer un ami ne vous botte pas ? Vous ne transpercez pas ! Voilà, tout simplement.
Alors Dôn sera peut être considérée comme une sans opinion, sans couilles ou juste paumée, mais tout ce qu'elle est en réalité c'est un coeur sur pattes. De l'amour ambulant. Déambulante dans les rues de Tréguier présentement, à la recherche de... rien. L'esprit est tracassé, mais l'espoir vif. Tout se passera bien, oui. Tout.

Et si la comtesse doit prendre les armes bientot, ce sera pour se défendre... Seulement se défendre et défendre tout ceux qui l'entoure.

Utopique ? Oui.
Suicidaire ? Inconsciemment, oui.
Téméraire ? Pas vraiment, mais quand il le faut ! On fait.


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