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[RP] Si tu meurs, j'te tonds !

Armoria
(Ces messieurs postent pas, faut tout faire soi-même ma bonne dame, pffff)

La chambre demandée était prête, et le nécessaire y avait été disposé. Rebaile fut portée avec maintes précautions, et déposée sur le lit. Armoria demanda à Snell et Forrest de rester à proximité, au cas où elle aurait besoin d'aide.

Les bandages retirés pour la dernière fois, elle ôta avec précaution le cataplasme d'orties, et examina la plaie de près : celle de la poitrine était la plus inquiétante, purulente et manifestement infectée. Elle toucha doucement la blessure, et ce qu'elle sentit sous ses doigts confirma ses observations.


Bien... Comme je le craignais, je vais devoir retirer les points, et nettoyer cette plaie. Mais pour vous éviter toute douleur supplémentaire, je me suis fait apporter un produit qui, versé sur un mouchoir, vous endormira : vous aurez mal au réveil, mais au moins, pas pendant les soins. Le tout étant de savoir si vous me faites suffisamment confiance pour me laisser faire, avec... ce qui s'est passé l'autre nuit à Nevers.

Elle ne fut pas sans songer à la dernière fois où elle avait utilisé ce produit, sauvant ainsi les titres d'Asterius, et un voile passa sur ses yeux, les assombrissant l'espace d'un instant.

Puisque je dois retirer les points, j'en profiterait pour tenter d'amoindrir la cicatrice qui en résultera.
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Vous pouvez utiliser mes lettres RP.Héraldique
Rebaile
Bon... Ca ne c'était pas si mal passé après tout... C'est qu'ils se sont révélés fort doux, ces messieurs, derrière des apparences de... d'hommes. Elle ne sait pas très bien où elle est, à Cosne, mais ces deux hommes qui accompagnaient Armoria l'ont déposée dans une chambre, et sur un lit dont le confort n'a rien à voir avec la cabane où elle est restée un moment.

Pensée fugace vers une autre Li, se demander si elle avait réussi à fuir, où elle était partie, et si tout se passait bien pour elle. Mais la Baile revient à l'instant présent quand la Princesse se met à l'examiner. La douceur de sa main sur sa peau est totalement occultée cette fois par la douleur qu'elle ressent. Elle grimace en redressant légèrement la tête pour mesurer l'étendue des dégâts. Elle se demande si elle a bien fait de choisir des études militaires plutôt que médicales, puisque les premières ne l'ont pas rendue plus efficace au combat dernièrement, et que le manque des secondes la fait s'angoisser devant le spectacle franchement pas beau de sa blessure.

Elle lève un visage un peu inquiet vers la Princesse.

D'façon, si j'devais mourir de votre main, ç'aurait été ce soir-là...
J'ai mal en ce moment, et au réveil ça ne sera pas pire, si?... Je n'sais pas pourquoi j'vous fais confiance


Ptêtre paske vous êtes une femme et moi incorrigiblement attirée et rassurée par elles.. 'fin la plupart... Mais elle évite de partager le fond d'sa pensée avec la GMF à ses côtés, car il est des vérités qu'il ne faut pas dire à tout l'monde

mais je préfère que ça soit vous qui me soigniez en attendant mes amis, plutôt que quelqu'un que je ne connais pas du tout...


Mais ne mettez pas trop d'ce produit, hein? J'veux me réveiller, j'veux les revoir, toutes ces femmes de ma vie, mon cavalier aussi...

Et si vous pouvez réduire ma cicatrice, ça n'est pas plus mal...

Pas qu'elle est particulièrement coquette, la Baile, loin s'en faut, mais elle a bien l'intention de se retrouver nue d'vant une femme encore, et si elle peut éviter d'avoir de trop laides séquelles, elle ne dira pas non...

Bien je suis prête... pour vous cette fois.

Blurp... Tais-toi et dors, la Baile...


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Armoria
Elle hocha la tête, reprenant déjà son air lointain et concentré. Se levant, elle laissa ses instruments dans la besace - pas besoin de montrer couteau acéré et aiguille longue - pour ne prendre que le mouchoir et la fiole, renversant l'une sur l'autre pour l'imbiber.

La douleur sera moindre que ces derniers jours, parce que l'infection aura été chassée, fit-elle doucement. Avec l'aide de Dieu, ajouta-t-elle en pensée avant d'appliquer le mouchoir sur le nez et la bouche de Rebaile. Allons, dormez, à présent.

Elle attendit un peu, le temps d'être sûre de l'effet produit. Puis elle reposa le mouchoir, déploya un linge propre pour y poser les affaires dont elle aurait besoin. Elle se lava soigneusement les mains, et se mit à l'ouvrage.

Nul besoin de détailler ce qui suivit : que l'on se contente de savoir que, puisant dans les connaissances transmises de génération en génération, plutôt que du fil, elle utilisa les propres cheveux de Rebaile, garantissant couture fine et sans risque d'infection, après avoir rouvert et bien débridé la plaie. Que l'on se contente de savoir qu'elle pria tout du long, se mordant les lèvres de peur d'échouer, que les poignets de ses manches se tachèrent du sang de sa victime, et pour la seconde fois. Que l'on se contente de savoir qu'elle eut soin, après avoir débridé, recousu, nettoyé, d'appliquer une généreuse dose de son baume qui aiderait à cicatriser et désinfecter.

Que l'on se contente de savoir qu'après en avoir terminé, pensant veiller la blessée, qu'elle avait dû rendormir au milieu de ses soins, elle s'était assise dans un fauteuil près du lit, épuisée par la tension nerveuse qu'elle venait de s'infliger.

Sur son front, sa main avait laissé une trace de sang quand, à un moment où à un autre, elle avait repoussé une mèche de ses cheveux.

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Rebaile
Elle se laisse faire, échangeant appréhension toute naturelle contre pensées plus douces, les fantasmes concernant la belle blonde à ses côtés étant de nature à calmer en ce jour ses angoisses et sa douleur, bien que la Baile sache, ou du moins en soit convaincue, qu'la Princesse est tout ce qu'il y a de fortement croyante et franchement pudibond...

L'espèce d'anesthésiant qu'elle lui applique sur le visage la plonge progressivement dans une torpeur agréable, la pensée des mains princières sur son corps blessé l'accompagnant mieux qu'une amante dans c'qu'elle espère être la dernière ligne droite des soins qu'elle doit recevoir pour vivre. Elle ne sait pas l'utilisation faite par la Princesse de ses cheveux. Et si elle ne dormait pas, elle n'aurait pas manqué d'en prendre conscience, histoire de rendre un hommage indirect et anticipé au petit-fils à venir de cet autre grand maitre de France qu'était la Palice, à qui elle a emprunté sa devise personnelle.

Elle ne sait pas non plus qu'elle a manqué se réveiller pendant la délicate opération, et que la Princesse l'a renvoyée au milieu de ses rêves. Ce qu'elle sait, c'est qu'elle a ouvert les yeux, quelques heures plus tard, et qu'elle les a posés sur son infirmière vanillée, perdue dans un fauteuil et dans ses pensées, ou peut-être simplement endormie de fatigue. Elle toussote légèrement pour retrouver sa voix et avertir la Bourguignonne de son réveil.

Hmm... Si j'suis encore en vie, c'est que je ne suis pas morte...

Ou comment rendre encore un hommage aussi inconscient que l'autre au petit-fils à venir etc... Elle se sent reposée et d'humeur badine, un léger mal de crâne lui rappelant toutefois qu'elle n'a pas encore recouvré l'intégralité de ses moyens. Confirmation apportée par une main droite qu'elle tente machinalement de serrer, mais qui ne lui renvoie à la figure qu'une immobilité désespérante. Elle ne se laisse plus abattre par cette réalité qu'elle espère temporaire, et se redresse maladroitement sur son lit, pour mieux faire face à la Princesse. Effet d'auto-persuasion ou miracle d'la médecine actuelle, même sa poitrine la fait moins souffrir, ce qui accentue le sourire qu'elle adresse à la jeune femme.

J'vous remercie du temps et des soins que vous m'avez consacrés...

Elle occulte volontairement les causes de la présence princière dans la même chambre. Elle sait que si elle y pense, certaines choses négatives parasiteront son esprit. Et elle ne veut que s'accrocher au positif, là de suite. Même qu'elle hésite un court instant à r'mercier la Princesse pour les idées un p'tit peu lubriques qu'elle a fait naitre en elle et qui lui ont permis de s'accrocher à son corps, à la vie. Elle a quand même encore une demande à lui faire.

J'imagine que si vous êtes encore là c'est qu'il n'y a pas d'urgence actuelle qui vous rappelle dans le Duché...

Ne pas lui demander ce qui s'est passé, ni comment se sont déroulés les combats éventuels. Elle préfère en parler avec d'autres, plus tard. Ne pas lui demander non plus si elle a des nouvelles de Linon, une réponse négative la décevra inévitablement. Non. Lui demander simplement ce qu'elle est incapable de faire seule pour le moment.

J'imagine aussi que vu vos fonctions, vous ne pourrez rester ici très longtemps, bien que votre présence soit... hmm.. particulièrement apaisante pour moi.

J'voudrais simplement, avant que vous ne soyez obligée de partir, envoyer trois courriers, 'fin le même en trois exemplaires si vous voulez, à Na.. ma GA, ma Cap' ainsi qu'Alethea, pour les avertir que je suis à Cosne maintenant, si elles me cherchent encore ou veulent envoyer quelqu'un pour me récupérer...

J'aurais bien évité d'vous solliciter encore une fois, mais j'suis incapable de rédiger une lettre pour le moment...

Elle n'a aucune envie d'exiger quoi que ce soit de la blonde en face d'elle, non parc'que c'est une femme ma foi fort attirante, mais elle n'a aucune envie d'exiger quoi que ce soit non plus d'aucun de ses com-pères ou pairs qui ont participé à la mettre dans cet état. Simplement, elle a besoin de son assistance, là. Se taire alors, pour lui laisser le temps de répondre. Mais quand la Princesse bouge légèrement, la Baile remarque ce qui lui a échappé jusqu'ici. Elle tend un doigt hésitant vers la jeune femme.

Vous avez, euh, du sang sur le front.. c'est normal?

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Armoria
La tête était lourde, et la nuque douloureuse... Fichu fauteuil. Elle mit quelques secondes à réaliser où elle était, et pourquoi : curiosités des incessants voyages, toujours un temps de flottement au réveil. Elle s'étira, comme tout bon félin qui se respecte.

J'aurais préféré ne pas avoir à vous soigner... Sauf dans d'autres circonstances. Comment vous sentez-vous ?

Elle se leva, testa la température, poignet sur le front de sa blessée - dans tous les sens du terme, hélas. Fièvre moindre... Bonne chose.

Je puis être appelée d'un moment sur l'autre : nous avons toujours hérétiques et mercenaires sur le feu...

Des courriers... Elle se leva, ouvrit la porte, et envoya Forrest lui chercher de quoi écrire. Le temps qu'il revienne, elle l'occupa à oindre de nouveau les plaies d'une généreuse couche d'onguent.

Votre blessure à la poitrine ne devrait plus laisser une trop large cicatrice. Je n'ai rien pu faire, en revanche, pour la main : cela dépasse mon maigre savoir.

Forrest était revenu, porteur de parchemins vanillés, d'une plume et d'encre : Armoria se mit en place, devant la table, et se tint prête.

Je vous écoute.
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Rebaile
Elle laisse passer le toujours agréable moment où sa princière infirmière effleure sa peau de la sienne pour vérifier sa température. Elle n'a plus froid, son mal de tête est indéniablement moindre, elle sait qu'la fièvre a baissé. Elle réprime avec le sourire cette pulsion propre à elle qui voulait lui faire poser ses lèvres sur le poignet vanillé. Le mot "hérétique" sonne encore fort dans ses oreilles, et elle ne tient pas à c'que ses penchants, bien qu'acceptés par la plupart des gens qu'elle connait, la rangent dans cette catégorie s'ils en arrivaient à des oreilles plus haut placées.

J'me sens mieux, plus.. légère je crois. J'ai des envies de bouger mais je sais que mon corps ne répondra pas encore.


Attendre qu'elle revienne auprès d'elle après qu'elle a demandé de quoi écrire à celui qui semble ne jamais la quitter. S'demander si c'est son garde du corps, comme elle avec l'Ange. Mettre cette question de côté quand celle de sa main invalide est abordée par la Princesse. Sans qu'elle n'y puisse rien pour les arrêter, les battements d'son coeur s'accélèrent dans une bouffée d'angoisse aussi soudaine qu'imprévue. L'impuissance de celle qui l'a soignée à savoir ce dont elle souffre à ce niveau la remet d'vant ses peurs de handicap permanent.

Calmer peu à peu son palpitant en s'forçant à respirer lentement. Ne pas parler de sa main, réfléchir aux mots qu'elle voudrait envoyer à ses amies. Regarder enfin la GMF.

Bien.. Ma GA d'abord..



Citation:
Nanny,

Je ne sais pas si la Cap' ou quelqu'un d'autre t'ont mise au courant d'ma situation. Je n'ai de nouvelles de personne. Je suis à Cosne maintenant, toujours blessée, mais j'ai été soignée par la Princesse et ça devrait aller mieux dans quelques jours. Ou s'maines...
Je suis désolée de n'avoir pas réussi à répondre à ton appel. J'aurais tout donné pour.

Baile



Laisser un moment ses pensées se porter vers cette femme, présente dans sa vie depuis pratiquement le début, et qui, par son immense compassion, l'a ramenée sur ce chemin qu'elle n'aurait jamais dû quitter mais que son impulsivité et irrationalité l'ont empêché de comprendre plus tôt, avant de faire du mal... Se secouer mentalement et se concentrer sur les mots à envoyer à la Licorneuse.

Citation:
Thea,

Je ne sais si la missive que Linon m'a dit vous avoir envoyée a bien trouvé sa destinataire. Cette fois c'est Armoria qui me prête sa plume, en espérant que ce pigeon vous rencontre. Je ne suis plus en forêt, mais quelque part à Cosne, où je commence à me remettre de l'infection qui m'a touchée. Rixende est normalement en sécurité à Ménéssaire, et je vous la rendrai dès que je serai sur pied pour aller la chercher.
J'ai envie de vous voir je crois.
J'imagine que votre Ordre s'est rendu en Bourgogne, et j'espère simplement que vous allez bien, vous.

Baile


Claquer involontairement sa langue contre son palais, avant d'se lancer pour le courrier suivant.

C'est l'dernier... Merci de m'aider...


Citation:
Cap',

Suis à Cosne, pour un bout d'temps encore, je pense. Armoria m'a soignée, mais je crois qu'elle va partir bientôt. J'ai été blessée à la poitrine, mais ça va mieux. Seulement ma main droite ne fonctionne toujours pas. J'ai envie que tu viennes me tirer d'là, même si je sais que c'est difficile...
Si t'as besoin d'un garde du corps en remplacement, j'comprends, mais fais-lui bien comprendre que c'est temporaire, j'renonce pas à ce poste, moi, meme si j'suis bonne à rien là, de suite.

Baile


Hop, au moins elle vient d'exprimer sa principale inquiétude, et quelque part ça la soulage grandement.

Ca y est, c'est fini Princesse, j'ai dit c'que j'avais à leur dire...

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Armoria
Elle rédigea scrupuleusement, au détail près, ce qui lui était dicté, aussi appliquée que l'enfançonne auprès de son précepteur. Cependant, une fois la dernière missive rédigée...

Ahem... Je manderai tout ceci, cela va de soi, mais... Des noms ? Des adresses où envoyer les missives, peut-être ?

Au bas de la lettre, elle ajouta l'adresse de l'auberge, et le nom de la personne qu'elle avait trouvée pour veiller sur la dame blanche quand elle devrait partir.
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Lady_antlia


[ Route depuis le Dauphiné ]

L'Etoile se souvenait lors du départ du Baron de La Salle ...

Citation:

Surtout prenez soin de vous mon ami ... je vous souhaite de trouver ce que vous chercher .

Mon Etoile, si je pouvais trouver le dernier endroit où Alienor d'Avencourt a été vue, je pourrais sans aucun doute connaître la raison de sa disparition . Mais promettez moi une chose ...
Laquelle Guidel ?
Prenez soin de vous et de l'enfant à naitre. Que cette mission soit la dernière ..


Ces mots raisonnèrent en sa tête. Elle était bien rentrée de son excursion en Bourgogne au sein de l'armée Praetoria, elle avait eu plaisir à retrouver la demeure, les quelques commodités, une couche digne de ce nom... mais des vélins l'attendaient également.

Après un long moment à tenter d'ôter la couche de crasse de son visage et de ses longs cheveux blonds, elle s'installa devant la table. La bougie formait de douces ombres sur els murs de la chambre et c'est ainsi qu'elle se mit à décacheter méthodiquement les sceaux et lu les premiers plis ... du courant: les affaires de Grignan, une lettre d'Azure, l'ancienne nourrice d'Appolline sa fille puis un plis venant de Bourgogne.
Antlia ne connaissait personne résidant en Bourgogne, et nerveusement déplia le vélin : une missive d'Alethéa.
La licorneuse.... elle avait une sympathie toute particulière pour celle ci depuis leur entrée à l'ordre. Mais il n'était pas dans son habitude de lui écrire ainsi . Fébrilement elle lu, parcourant les quelques lignes, explications et au fur et à mesure de celles ci, le teint de l'Etoile blanchissait à vue d'œil . Seul un mot franchit ses lèvres : Baile.

Citation:
Très chère sœur,

Ce pli vient vous rapporter un triste évènement. Baile que j’attendais pour le premier de ce mois à Moulins n’est jamais arrivée. Je n’ai pas osé vous donner cette mauvaise nouvelle avant d’en savoir plus, mais bien que je ne sois toujours pas rassurée sur son état j’ai, à présent, quelques bribes d’informations. Elle a été blessée par une armée à Nevers. J’ai pu
m’y rendre dès le lendemain mais je ne l’ai trouvée nulle part. Depuis ce jour je la cherche en vain mais je dois aussi répondre à l’appel lancé par notre Ordre et ça ne me facilite pas la tâche. Cette première mission aura malheureusement donné tout son sens à notre récent serment. J’ai su par le prévôt de Bourgogne, il y a peu, quelle était probablement dans la
région de Cosne et un pli de Linon m’a annoncé hier que cette dernière tentait de la soigner en forêt.

La mobilisation sur Dijon se termine et je me rends donc le plus rapidement possible sur place pour la retrouver et la faire soigner correctement. J’aurai aimé vous donner de meilleures nouvelles mais cela m’est encore impossible et je ne veux pas vous laisser dans
l’ignorance plus longtemps.

Amicalement

Thea



Son poing se serra, sa mâchoire se crispa et l'on pouvait voir alors les muscles de son visage, contracter, formant une grimace guère plaisante, faite de douleur et de colère.
Prestement elle se leva. Il lui fallait y aller, la retrouver, être a ses côtés.
Elle sortit de sa chambre, trouva l'homme à tout faire de la demeure de Guidel :


Que l'on prépare un des étalons, des vivres pour une personne pour une dizaine de jours ainsi que des rations pour le cheval.
Que l'on prévienne ma fille de venir me trouver au plus vite à l'écurie.


Se faisant elle ré entra dans sa chambre, s'habilla prestement oubliant tenue d'apparat et autre, trouvant braies, bottes et chemise. La belle noua ses cheveux d'un lien de cuir puis fit un bagage de quelques effets.
La nervosité se lisait aussi bien sur son visage que sur la crispation de ses muscles. Ses gestes la trahissaient également.
Fin preste, elle descendit rapidement aux écuries où la jeune femme l'attendait:

Appolline, je dois me rendre de toute urgence à Cosnes.

Mais... maman, nous venons juste d'arriver !

Oui je le sais mais certaines choses ne peuvent attendre.
Prends bien soin de toi en mon absence.


Les au revoir ne fusèrent pas, peu enclines toutes deux à s'épancher ainsi, elles savaient ce qu'elles avaient dans le cœur l'une pour l'autre.
Antlia évita le sujet de l'escorte: elle partirait seule mais elle s'était bien gardée de le dire.

Sortie des écuries..... Lyon dans la nuit...puis les portes de la ville . Elle mit Syrius alors au galop et c'est sans se retourner qu'elle prit la route vers son amie.

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Citation:








































Rebaile
[Auprès de ma blonde..]



Elle n'a pas besoin de réfléchir bien longtemps à la question d'la GMF. Pour elle, certaines choses vont de soi.

Et bien Princesse, si vous pouviez les faire porter toutes trois en la Commanderie des Dames Blanches, j'vous en serais reconnaissante. Là-bas on trouvera moyen de les leur envoyer si elles n'y sont pas. La première sera adressée au nom de Wonderanny, la deuxième à Alethea, en précisant "aux bons soins de Zya d'Arduilet", et la troisième ben à la même Zya du coup.

Elle cherche instinctivement à retenir le bras d'sa scribe de fortune avant qu'elle ne cachète les missives, une pensée s'imposant à elle sur le tard.

Faudrait ptêtre que je prévienne ma Cap' quand même...
Pouvez-vous rajouter ces quelques mots sur la dernière lettre?




S'mord la lèvre inférieure avant de dire doucement

J'vous remercie, vraiment...

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Alethea
[Cosne, 13 juillet]

L’Auvergnate est arrivée avec du renfort mais les autres membres de la lance ne peuvent rester et c’est seule qu’elle cherche une chambre et commence à se renseigner. La mission est terminée et puisque dans deux jours ils doivent se disperser, ils ne monteront pas de campement cette fois.

Sac à l’épaule elle part en quête d’une auberge. Elle n’a sans doute jamais été aussi près mais elle n’a plus de nouvelles de Baile depuis la lettre de Linon reçue à Dijon et l’angoisse commence à remonter, perturbant ses sens et son habituelle rationalité. Elle ne peut s’empêcher de vérifier si certaines silhouettes entraperçues ne sont pas celle du garde du corps blessé ou si les bruits de sabots au loin ne sont pas ceux de Rixende. Elle le fait sans illusions, mais elle le fait quand même, au moins jusqu’à l’entrée de la taverne municipale dont elle pousse la porte d’un geste las.

Commander une chambre ne prend pas trop de temps, la loi martiale a repoussé les habituels voyageurs hors de Bourgogne et la femme qui l’accueille se lamente sur le vide que ça a créé. Mais la brune ne se sent pas de lui répondre et elle monte rapidement et silencieusement prendre possession des lieux pour redescendre aussitôt après avoir jeté son sac sur le lit, sans se changer. Le temps de revoir une vieille carte elle s’installe à une table. Un peu plus loin un couple en pleine discussion s’interrompt pour se présenter. Théa répond tranquillement aux habituelles questions et lorsque l’homme comprend qu’elle compte partir seule en forêt il propose une aide que la brune ne peut refuser. Même si la forêt de Cosne n’est pas immense, ça ne l’empêche pas d’être désespérante pour une écuyère seule en terre inconnue.

Le soutien du brun s’avère précieux mais la recherche reste infructueuse. Trois jours durant il l’aide à ne pas se perdre ou revenir sur ses pas, il lui explique les risques et lui indique les parcelles dont les propriétaires sont plus nerveux. Les deux jeunes gens essaient d’être méthodiques. Ils trouvent plusieurs emplacements dans lesquels des fugitifs auraient pu se cacher, certains portent encore les traces d’une occupation récente. Chaque fois Thea désespère un peu plus et ses craintes d’apprendre que Baile n’a pas survécu s’accroissent.

Le départ de ses frères d’armes lui laisse un sentiment d’impuissance et les doutes commencent à s’immiscer. Peut-être qu’elle se trompe après tout, peut-être que la personne qui a eu besoin d’un laisser-passer pour soigner une amie n’est pas Linon. Frim n’a pas précisé son nom et peut-être que c’est à Nevers qu’elle devrait reprendre les recherches.

Elle est de plus en plus fermée et maintenant que la forêt a été entièrement quadrillée, elle se rend compte qu’elle n’a même pas remercié le garçon qui a pris tant de temps pour l’aider. La brune se prépare pour une dernière nuit avant de reprendre la route. Le lendemain elle plie ses affaires et s’apprête à descendre lorsque quelqu’un frappe à sa porte. Derrière, un messager lui tend un pli timidement en expliquant :


ca vient d'la Vicomtesse de Roubaix, qui vous l'transmet, parce qu'on lui avait envoyé avec la sienne, de lettre

Thea le lit rapidement en se dirigeant vers la petite table qui côtoie son lit…



Thea,

Je ne sais si la missive que Linon m'a dit vous avoir envoyée a bien trouvé sa destinataire. Cette fois c'est Armoria qui me prête sa plume, en espérant que ce pigeon vous rencontre. Je ne suis plus en forêt, mais quelque part à Cosne, où je commence à me remettre de l'infection qui m'a touchée. Rixende est normalement en sécurité à Ménessaire, et je vous la rendrai dès que je serai sur pied pour aller la chercher.
J'ai envie de vous voir je crois.
J'imagine que votre Ordre s'est rendu en Bourgogne, et j'espère simplement que vous allez bien, vous.

Baile


Le soulagement d’avoir enfin des nouvelles mêlé à l’inquiétude diffuse de voir que Baile ne semble pas assez remise pour écrire elle-même pose un sourire triste sur son visage. Rapidement elle retient le messager le temps de rédiger un mot de remerciement et lui demande de le transmettre en retour.



Vicomtesse

Merci pour ce message... je cherchais Baile depuis plusieurs jours en forêt mais ce fut vain et je m'apprêtais même à quitter Cosne pour reprendre mes recherches vers Nevers, lieu de son attaque.

Avec ces nouvelles j’espère rapidement la retrouver maintenant et pouvoir vous en dire plus.

Respectueusement

Alethea


Finalement son sac restera là. Elle dévale l’escalier et reprend ses recherches, mais en ville cette fois. Si la Princesse Armoria a copié la lettre c’est qu’elle a pris le relais de Linon et quelqu’un doit forcément savoir où Baile se trouve. Il reste à trouver un de ses proches…
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Rebaile
Armoria de Mortain dit:
**Le temps avait passé depuis qu'elle avait dû laisser sa blessée aux bons soins de l'aimable mais bavarde Joséphine, venue tout exprès de Saulieu, et ayant reçu des recommandations à n'en plus finir. Elle avait eu des nouvelles de façon régulière. De retour à Cosne pour la traque à l'hérétique, elle se rendit dans l'auberge pour voir Baile, et se fit annoncer dans sa chambre*


Baile dit:
**Et voilà, la blonde vanillée est partie sous d'autres cieux, 'fin toujours celui de Bourgogne, mais plus celui d'la chambre dans laquelle elle repose... Bien qu'ce soit elle, en partie, à l'origine d'son état, la Baile a appris à l'apprécier, au-delà du fait qu'elle soit une femme, et une plutôt belle ma foi, et elle ne sait plus lui en vouloir... Laissée aux soins d'une femme, beaucoup moins attirante celle-ci, elle ne cesse d'attendre des nouvelles de sa Cap', ou de Thea... Et pendant une fraction d'seconde, en ce jour, elle espère que c'est l'une d'elles qu'on vient lui annoncer. Sa déception est réelle, mais son sourire non feint quand elle se tourne vers la porte pour y voir entrer de nouveau la Princesse*



Armoria de Mortain dit:
**pousse la porte avec un sourire qui sans oublier d'être aimable, n'en a pas moins ce côté inquisiteur de qui cherche à voir le résultat de ses soins* Le bonsoir, dame Rebaile
*Joséphine, tu peux nous laisser, va donc te restaurer *lui lance une petite bourse*


Baile dit:
**se dit que ladite Joséphine va louper la bourse, mais non, elle l'attrape avec dextérité, ptêtre l'entrainement... La Baile attend qu'elle sorte pour lancer un* 'soir Princesse *aussi enjoué que possible*



Armoria de Mortain dit:
**tire une chaise vers le lit et s'installe sans façon* Comment vous portez-vous ?


Baile dit:
**la r'garde s'installer et s'demande quel effet ca doit faire de l'avoir pour amante...s'mord la lèvre avant d'répondre* Et bien je me porte beaucoup mieux. Mon infection n'est plus qu'un mauvais souv'nir. Des fois j'respire difficilement, mais ça va beaucoup mieux. *Eviter de lui parler d'sa main qu'elle n'arrive toujours pas à bouger, comme ça elle évitera d'y penser aussi*



Armoria de Mortain dit:
*Bien... *rapide regard vers la main, qu'elle voit inerte. Si Rebaile n'a rien dit, c'est qu'il n'y a rien de nouveau de ce côté* J'ai apporté de la pulmonaire, cela devrait réduire les douleurs à la respiration : vous en prendrez en infusion. Joséphine vous sert-elle correctement ? C'est une brave femme, mais un rien bavarde


Baile dit:
**Ca coute combien, d'engager une Princesse comme infirmière à domicile? Calculer rapidement que c'est hors de prix pour elle, et soupirer imperceptiblement* En infusion quand j'veux? *Pas qu'elle a l'impression d'etre redevenue une gamine, mais presque* Joséphine est... parfaite, avec des soucis qui ne sont pas les miens, mais au moins ca occupe mon temps et meuble le silence... Vous êtes revenue à Cosne pour rester?



Armoria de Mortain dit:
**sourit* Las non... Un hérétique est allé jusques à me provoquer : figurez-vous qu'il prétend m'imposer d'instaurer sa secte comme religion officielle en Bourgogne, ce fol !
*Me voici en chasse, de nouveau, par conséquent


Baile dit:
**Flûte, un rêve de moins... Apprendre à s'accomoder de Joséphine, c'est tout c'qui lui reste à faire en attendant d'éventuelles nouvelles de celles qui sauraient lui redonner le sourire.. Opiner du chef aux paroles d'la Princesse, en s'disant que ce gars était ptetre fou, mais qu'il devait certainement jouir littéralement d'avoir la vanillée elle-même à ses trousses* Chassez-le de jour hein? Paske la nuit, on ne voit pas très bien... *Lui adresser un franc sourire qui voulait dire "Pardonnez moi Princesse, c'est sorti tout seul, j'vous en veux plus, promis"*



Armoria de Mortain dit:
**s'empourpre* C'est peu cher payé pour ma faute, bien peu cher payé... **regarde ses mains*


Baile dit:
**change de lèvres pour s'mordre la supérieure en observant son interlocutrice* Je ne suis pas très versée en matière de fautes, mais j'crois que j'ai dû en faire plus que vous et que c'est ptêtre mon prix à moi qui n'est pas très élevé finalement. *suit son regard et s'attarde plus que la normale sur ces mains blanches,avant de toussoter pour se reprendre* Vous savez si les courriers que j'vous avais demandé d'envoyer il y a quelques jours sont bien arrivés?... Joséphine est très bien, j'le redirai encore s'il le faut, mais.. j'avoue que le temps commence à me paraitre bien long sans mes amis...



Armoria de Mortain dit:
*Oh... Mon messager est fort fiable : qui sait s'il ne va pas revenir porteur d'une réponse?
*J'avais ajouté l'adresse en bas de lettre, celle de l'auberge


Baile dit:
*Décidément, vous pensez à tout...J'espère juste que ma Cap' pensera, elle, à partager c't'adresse.. *grimace en s'disant qu'l'Ange a mille choses à gérer en même temps à la Commanderie et qu'la bonne initiative princière pouvait tomber à l'eau pour cause d'inattention temporaire* J'vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi, Princesse. Et j'espère que vous sortirez indemme de votre chasse, également...



Armoria de Mortain dit:
**sourire serein* Dieu y pourvoiera s'Il le juge bon
*Je lutte contre l'hérésie, et pour Lui : c'est la meilleure des protections


Baile dit:
**Elle ne tient absoluement pas à approfondir le terme hérésie, là, et se contente d'acquiescer silencieusement...s'retient de se signer quand même, paske bon, ça l'fera pas, et retourne son sourire à la GMF* Votre foi est impressionnante...



Armoria de Mortain dit:
*C'est peut-être que je l'ai acquise, et non héritée *air apaisé et oui, presque lumineux, quand elle parle de sa foi* J'étais païenne, voyez-vous, mais l'on m'a un jour guidée sur cette route qui est devenue mienne, et cela a changé ma vie du tout au tout... Je n'ai nulle science théologique : je crois, et c'est un grand bonheur dans les heures les plus sombres


Baile dit:
**la dévorerait encore plus des yeux si elle n'avait cette crainte irrationnelle que la foi pouvait se transmettre en pensée, et elle n'a aucune envie de croire, elle, pour le moment. Ce que lui raconte la Princesse l'interesse pourtant beaucoup, et elle ne peut s'empêcher de la relancer* Vous étiez vraiment païenne? Pardonnez ma curiosité, mais qui donc a été votre guide sur cette.. voie?



Armoria de Mortain dit:
*Des rencontres... J'ai eu la chance de croiser des gens de Dieu incomparables, dont deux saints, et un qui devrait l'être, selon moi... Illinda, Jeandalf, Bynarr... Et ensuite, Monseigneur Hludowic, Monseigneur Tony... Que Dieu garde leur âme radieuse


Baile dit:
**c'est son visage à elle qui est radieux et rayonnant quand elle parle de ces rencontres, et la Baile se d'mande si elle devra renoncer aux femmes un jour, au cas où la même foi la heurterait de plein fouet.. grimace à cette idée et secoue la tête vigoureusement* Je ne connais pas ces personnes, mais j'vous crois sur parole qu'elles étaient incomparables, vu la force de votre croyance.. enfin foi. *laisse passer un ange qui n'a rien à voir avec le sien avant de redonner parole à sa curiosité* Et c'est quoi cette secte que cet homme veut imposer sur vos terres?



Armoria de Mortain dit:
**geste de la main prouvant le ridicule de la chose* une déviance, une hérésie soufflée par le sans-nom à l'oreille des âmes égarées, des esprits faibles et saisis par le doute


Baile dit:
**hoche la tête* une déviance, oui.. *se promettre de ne jamais souffler mot à la Princesse des fantasmes qui l'habitent la concernant, ni d'ailleurs de ses autres déviances.. elle n'est pas très chaude à l'idée de passer sur le bûcher... dévier le sujet par contre, l'air de rien* Quand donc repartez-vous en chasse, alors?



Armoria de Mortain dit:
*Eh bien, cette nuit-même, pardi ! Ce sera notre troisième sur la route... Deux autres groupes vont patrouiller, gageons que nous saurons trouver le faquin, même si je vous avoue que j'aimerais assez le cueillir moi-même


Baile dit:
*Je ne doute absolument pas que vous saurez comment le cueillir... Vous en ferez quoi, une fois qu'il sera pris? Paske bon, à trois groupes contre un homme, il n'a pas beaucoup de chance de s'en tirer...



Armoria de Mortain dit:
*Oh, je compte bien que nous le ramènerons en vie : un hérétique doit être soumis à la question, puis au bûcher, c'est la seule façon de tenter de purifier son âme éternelle, qu'il a souillée


Baile dit:
**ne pas blêmir, non ne pas blêmir, afficher le sourire de façade*.. je compatis... euh, je comprends! *la r'garder fixement quand même, les mots se bousculant dans sa tête.. il lui faut du temps pour tout calmer et parler clairement* la question et le bûcher, c'est quand meme incompatible avec le pardon dont vous m'avez parlé un jour, en Orléans, non?...



Armoria de Mortain dit:
*Le pardon, en ce cas précis, est divin... La tolérance issoit du doute, et le doute n'a nulle place en moi : le pardon sied à qui a mal agi, mais point à qui a vendu son âme, parce que c'est d'une âme à l'autre que le pardon existe


Baile dit:
**logique imparable, du moins avec le peu d'arguments qu'elle a en sa possession, la Baile* bien.. je n'essaierai pas de contester, puisque ca me laisse une chance...j'espère juste que ce gars mourra sur le coup, paske ben la question et le bucher, ca n'est pas très enviable, comme sort...



Armoria de Mortain dit:
**sourit, patiente* Ce n'est qu'une enveloppe... L'âme n'y est plus, ou racornie : une pierre souffre-t-elle d'être brisée sous la roue d'une voiture ?
**se lève* Le jour se fait vieux.. Il me faut prendre un peu de repos devant la nuit qui s'annonce
*Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-le moi savoir par Joséphine. Ah, au fait, votre monture se porte à merveille


Baile dit:
**t'ain pourquoi elle n'arrive pas à avoir le dernier mot quand il s'agit de discussions de ce genre.. l'accompagne du regard quand elle se lève.. Décidément non, elle ne saurait renoncer aux femmes..* Reposez-vous bien Princesse, et merci, au nom d'Alethea, la propriétaire d'la jument en question..



Armoria de Mortain dit:
**sourit* Et vous, soignez-vous bien... Et tisane, trois fois par jour, j'ai cueilli les plantes moi-même et les ai mélangées de mes mains itou
**inclinaison de la tête et sort en refermant doucement la porte*


Baile dit:
**s'murmure à elle-même, après que la princesse est sortie* ah ben, me v'là bien avec des tisanes vanillées...

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Alethea
Un proche de la Princesse… sans doute une chose à la fois facile et difficile à trouver. Probable qu’un certain nombre de personnes doit tourner autour pour s’en réclamer, mais Thea a besoin d’en trouver un qui saura où est Baile ou pourra le lui demander. Un vrai proche. Sauf que pour une simple paysanne auvergnate ce n’est pas si facile à distinguer dans la forêt de ses courtisans.

L’écuyère avance d’un pas rapide. Elle a choisit de commencer par une visite du dispensaire, non sans maugréer contre sa bêtise qui lui a fait visiter tous les dispensaires de Nevers à Dijon et oublier celui de Cosne pour se concentrer sur la forêt. Mais Baile n’y est pas plus que dans les abris délabrés qu’elle a visités les trois jours précédents. Elle recommence alors le tour des médicastres dont on lui a donné les noms mais aucun n’a soigné Baile non plus. Lorsqu’elle en a terminé la journée touche à sa fin et elle n’est pas plus avancée. Déambulant dans les rues, un peu au hasard, elle lit et relit la lettre de la Blanche pour s’assurer qu’elle n’a pas mal compris, mais les mots « Je ne suis plus en forêt, mais quelque part à Cosne » n’ont pas changé de sens.

Alors elle se pose sur le bord d’une petite fontaine et essaie de chercher un lien entre elle et la princesse. La Moulinoise connaît peu de nobles et encore moins proches de la GMF. Elle n’a, elle-même, aucun titre et depuis qu’elle a quitté son poste de prévôt elle n’a plus, non plus, de fonction particulière. Mais l’évocation de ce poste lui rappelle une jeune femme qu’elle avait rencontrée à la maréchaussée. Damisella à qui elle avait confié des veilles lors d’alertes en Auvergne. Elle faisait également parti de la garde rapprochée d’Armoria, une 45 comme ils se nomment. La jeune licorneuse a trouvé son lien et elle rentre rapidement dans son auberge pour rédiger et envoyer le pli qui devrait enfin lui permettre de trouver son amie.



Chère Damisella,

Je m’adresse une fois de plus à vous pour un service. Mais point de garde sur les remparts de Murat ou d’Aurillac cette fois-ci. J’ai besoin d’une information. La Princesse aurai emmené une de mes amies blessée pour la soigner dans Cosne. Il s’agit de Baile. Mais je ne sais que cela et je n’arrive pas à la retrouver.

Vous serai-t-il possible de trouver le lieu exact afin que je puisse me rendre auprès d’elle ?

Quelle que soit votre réponse, je vous en remercie d’avance.

Amicalement

Alethea

Levée à l’aube le lendemain elle attend le coursier qui doit apporter la réponse, du moins l’espère-t-elle, dans la salle du bas devant une tisane. Mais rien ne vient et les jours suivant non plus. Alethea continue ses recherches pourtant mais sans succès. Puis, enfin, le matin du 22 la réponse qu’elle attendait.



Chère Alethea,

Votre amie se trouve en convalescence dans une auberge de Cosne en Bourgogne.
Laquelle je ne sais exactement, mais je pense qu'il sera aisé de la retrouver, le village n'est pas si grand.

Amitiés
Damisella


Oui le village n’est pas si grand et pourtant, c’était pire qu’une forêt pour elle pendant toutes ces journées qu’elle vient de passer à l’arpenter. Damisella vient heureusement d’en faire un bosquet. Thea entreprend donc le tour des auberges. Et rapidement, elle trouve la bonne. Un peu anxieuse elle monte l’escalier derrière la femme qui l’accompagne puis elle attend que cette dernière frappe et la laisse entrer…

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Lady_antlia


[Comment se faire la Baile ou trouver la meule autour de l'aiguillon ?]

Enfin elle voyait Cosnes, la dernière ville ... enfin. Son ventre commençait à lui tirailler, il lui faudrait prendre des précautions quand à la suite de son voyage si elle souhaitait que l'enfant se porte bien ... et elle aussi par la même occasion.
Mais rien ni personne n'avait jamais réussi à la raisonner : trop de caractère, envie de se sentir libre à jamais ...

Les premières bâtisses se dressaient et grandissaient à mesure qu'elle approchait, au pas . Pas mécontente, envie de se tremper dans l'eau afin d'oter cette poussière qui la couvrait, imperceptible besoin de savoir où et dans quel état se trouvait Baile.
Sa soeur l'avait elle trouvée ?

Une auberge .... se poser d'abord. Elle glissa de son cheval et le confia au bons soins d'un garçon d'écurie puis , sacoches sur le dos, elle poussa la porte de l'auberge.


Le bonjour aubergiste !


Elle s'avançait vers l'homme, d'un pas ferme époussetant ses épaules de la poussière du voyage.

Une chambrée, au calme, et un baquet d'eau chaude s'il te plait.


UN jeune garçon vint à sa rencontre, et la devança afin de l'y emmener ....escaliers un peu sombres, un palier puis des silhouettes devant une porte. En s'avançant, elle se planta à côté de celle qu'elle avait reconnue alors qu'une jeune femme tapait à la porte d'une chambre.
Elle resta un moment interdite là, dans ce couloir, n'osant y croire tout d'abord puis réalisant la chose. Un coup du sort? Une chance phénoménale? Elle ne savait puis en fin de compte s'en ficha . Thèa se trouvait dans le même couloir que l'Etoile et c'est tout ce qui comptait .

Bonjour ma Soeur, heureuse de vous revoir en dehors des murs de la forteresse .

Elle lui décocha un sourire, une œillade puis la prit dans ses bras sans détour puis la relâcha un peu gênée par son geste .


Vraiment contente de vous revoir .... l'avez vous trouvée ?
Sa voix s'était faite un peu plus basse et grave, laissant son dernier mot trainer .

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Rebaile
Des fois, les heures ont la durée d'une éternité, et l'éternité autorise et encourage même le ressassement des choses quand l'esprit n'est pas tranquille. Laissée à elle-même après le départ d'Armoria, la Baile ressasse donc allègrement les pensées négatives qui ne la quittent pas depuis un certain temps, qui vont et viennent sans rythme particulier. Peu habituée à ces états d'âme permanents, plutôt heureuse de vivre dans l'absolu, elle a mis ça, les premiers jours, sur le compte de l'attaque qui lui avait littéralement coupé les ailes. Mais les jours passant, de survie en convalescence, son humeur ne s'est pas améliorée.

Sans nouvelles d'aucun de ceux qui comptent pour elle et qui font sa vie, elle se raccroche à l'incessant bavardage de Joséphine, seul présence humaine dans ce qui n'est pour elle qu'un trou perdu. Mais cette brave femme, mandatée pour la soigner par celle qui a tout fait pour atténuer sa douleur autant physique que morale, ne peut la sortir complètement du marasme dans lequel elle s'enfonce de plus en plus. Elle en vient à se dire et redire qu'elle aurait préféré mourir sur le coup plutôt que de vivre ce calvaire d'isolement qui la ronge de l'intérieur. Et à chaque fois que ses yeux se posent sur cette main qui ne veut toujours pas bouger, quoi qu'elle fasse, elle a envie de hurler son désespoir à la face du monde.

Mais son monde se résume depuis des jours déjà à ces quatre murs blancs et sourds, et ce monde ne l'entendra pas, aussi fort qu'elle puisse crier. De rage, elle saisit la tasse qui contenait la tisane vanillée qu'elle a sagement bue à son réveil, et la balance contre le mur d'en face. Sa main gauche n'étant pas encore aussi forte que la droite, la tasse vient s'abattre au pied du mur qui la nargue, se brisant en un peu moins de mille morceaux, mais de sa place, elle ne peut les compter. Alors elle se contente de serrer le poing en fermant les yeux, consciente du ridicule de la situation, mais n'y pouvant rien, sa colère et sa frustration étant trop importantes pour que sa raison les contrôle en cet instant.

Elle sait ce qui l'aurait défoulée, là, maintenant, de suite: se battre. Se dire qu'elle n'est pas invalide, se dire que la seule action qui peut la retenir à la vie parce qu'elle la gardera proche d'un Ange lui est encore autorisée.
Si elle avait su que quelques temps plus tard, un borgne de sa connaissance la menacerait, par personne interposée, de mettre un contrat sur sa tête parce que ben, c'est un gars qui ne réfléchit pas, elle aurait d'abord éclaté de rire, puis aurait retrouvé cette énergie qui lui manque aujourd'hui pour lui crier "vas-y je l'attends, ton tueur à gages, puisque t'es même pas cap' d'te battre toi-même". Elle aurait eu un but, la perspective de se lâcher sans retenue et de se vider de la haine qui l'aurait emplie à ce moment. Mais dans ce lit, à moitié redressée, elle ne sait rien de tout ça encore et ne l'imagine même pas.

Des coups discrets la font sortir de sa morosité et lui font porter le regard en direction de la porte. Sa première réaction est de lancer un "laissez-moi tranquille", mais elle se mord la lèvre comme on se tournerait la langue dans la bouche, pour ne pas réagir impulsivement, Joséphine ne lui ayant jamais rien fait de mal, se démenant même de bon coeur pour lui faciliter la vie.

J'suis réveillée, Joséphine. Vous pouvez entrer hein?

Elle soupire un bon coup, pour évacuer un peu de sa tension, et sent la fatigue prendre le dessus maintenant qu'elle n'est plus concentrée sur ses pensées négatives . Elle réalise que la faim commence à la tenailler, et qu'elle n'a pas touché au repas que lui a préparé la femme de Saulieu la veille. Mais elle n'esquisse aucun geste pour prendre l'assiette encore pleine et peu ragoûtante parce que moins fraiche. Elle se masse machinalement le poignet droit en regardant la porte s'ouvrir.




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Lady_antlia
Plantée devant la porte, des fourmillements se manifestent au bout de ses doigts, signe d'une impatience certaine. A côté d'elle Thea ne dit rien mais ses yeux sont fixés sur la porte. Elle n'allait pas s'ouvrir ainsi cette porte , il allait falloir avancer .
C'était plutot l'état dans lequel elles allaient retrouver Baile qui les arretait ainsi devant cette porte, sorte de séparation devant un spectacle qui leur ferait mal .... peut être .
Et puis l'odeur de l'auberge ne lui plaisait pas . couloir sombre, la poussière qui prend à la gorge . Oui sans doute son odorat est il un peu plus sensible . Quels changements encore cette grossesse allait elle amener? Son corps commençait déjà à changer ... Il allait falloir penser à rentrer et cela contrariait ses projets.
Esprit qui vagabonde alors, film de sa vie, sa grossesse passée, le dispensaire, le sang. Un frisson se propagea le long de son échine tel la morsure du vent d'hiver sur la peau .
Elle secoue délicatement sa tête blonde pour échapper à ces désagréables sensations et redevient attentive à cette porte, obstacle entre Baile et les deux femmes.


J'suis réveillée, Joséphine. Vous pouvez entrer hein?


Antlia sourit en l'entendant, posa sa main sur le loquet de la porte puis la poussa . Chambre rangée à son grand étonnement, elle aurait cru y voir un bordel sans nom, en phase avec son caractère quelques fois volcanique.
Porte grande ouverte, elle entra , sourire aux lèvres rassurée par le ton de sa voix, et la voir ainsi bien confortablement installée sur sa couche .


Tu ne nous en voudras pas de t'avoir privée de la présence de cette Joséphine ?

Petit sourire taquin, elle fit un pas sur le côté afin de laisser entrer Théa, Antlia s'approcha du lit.

Je ne t'embrasse pas ni ne te prends dans les bras, mais le coeur y est Baile. Je n'ai point envie de t'abimer un peu plus encore.


L'Etoile était rassurée à la vue de son amie. Il semblait qu'elle était sur la voie de la guérison. A la vue de l'assiette encore pleine :


Tu nous attendais afin de partager ton repas, c'est cela ?

L'assiette allait avec le cadre de l'auberge .... Il allait falloir lui dégoter de la viande et des fruits ... du vin ? Oh peut etre pas encore... Elle tira sur une chaise près du lit , regarda Théa faire de même puis vint la question ou plutot les questions fatidiques:

Alors.... Comment vas tu ? et comment as tu fait ton compte bon sang !

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