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[RP Ouvert ] Dol, funérailles du Grand Duc Lemerco

L_aconit
𝕯𝖊𝖇𝖚𝖙 𝖉𝖊 𝖑𝖆 𝖈𝖊́𝖗𝖊́𝖒𝖔𝖓𝖎𝖊



Des bonnets rouges. Des fleurs. Des prières, et une foule d'inconnus.

Faust, le coeur battant, chassa d'un geste à la nuque les tensions et l'appréhension de la cérémonie. C'était jour de funérailles. Pas n'importe quelles funérailles. L'évêque, si jeune, enterrait son père. Pas n'importe quel père. Et pourtant... Là haut, face à Dieu, tous égaux.

Il posa ses mains sur les trognes blondes, enfants de choeurs dépéchés pour l'occasion et les invita d'un mouvement à le suivre pour aller au devant des fidèles rassemblés dans un silence sans écho. Une ambiance plus lourde que le banquet qu'avait souhaité l'Ours avant de passer de vie à trépas. Une musique résonnait pourtant aux tempes de l'épisco-pâle.

A l’entrée se trouvait un panier d’osier avec des objets, les amis venus en nombre avaient pu y déposer un fruit ou un pain. Parfois quelques écus ou d’autres choses. Le contenu de la corbeille serait distribué aux mendiants après la cérémonie . Lorsque tout le monde serait en place, un enfant de choeur prendrait la corbeille et une partie des offrandes pour le moment du signe des amis.

Le jeune prélat prit la parole pour saluer les rassemblés, se plaçant devant le cercueil du Grand Duc.


- Chers fidèles, frères, soeurs, amis, simples passants venus rendre un dernier hommage à Lemerco de montfort Toxandrie, Grand duc de Bretagne... Soyez les bienvenus. J'officie ce jour, moi Faust Nicolas de montfort Toxandrie en lieu et place de son Eminence Cathelineau avec son aimable accord, pour rendre à Dieu l'âme de notre Grand Duc. Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.


Les fidèles murmurèrent en écho : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.


- Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’est la tienne Seigneur.

Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.


- Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.

Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.


- Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles. Amen


Amen


- Frères, soeurs, si nous sommes ici, c'est pour entourer de notre amitié une famille qui est dans la peine. C'est aussi pour nous rappeler que Dieu se souvient de tout ce qu'il y a eu de bien dans la vie de notre ami, notre compagnon, notre père, notre Grand Duc et de lui demander de lui faire bon accueil.

Les petits enfants aux joues roses, aux cheveux blonds comme les blés entourèrent le cercueil et allumèrent en silence sous l'oeil bleu de Faust les cierges autour.


L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route de notre Grand Duc qui le conduit maintenant au Royaume de Dieu...


Il tourna le visage vers l'Ovate, restée en retrait.
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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
Cathelineau.
Le Cardinal était présent pour rendre un dernier hommage au Grand Duc. Il n'officiait pas ce jour, il avait trouvé normal et légitime la demande de Mgr Faust et espérait que le moment n'était pas trop dur à vivre pour le jeune homme. Il ne connaissait pas vraiment le Grand Duc, il l'avait rencontré pour divers réunions liées au sujet religieux, mais n'était pas proche de lui.
Les gens affluaient et la cérémonie suivait sa bonne marche, lui installé à la place désignée observait l'office.

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Aziliz.
Quand s'arrêteraient les mauvaises nouvelles en Breizh, la Rousse de Roc'Han ne quittait plus son unique robe d'apparat noire, depuis le décès de son Suzerain Guyhom de Brocéliande son moral était au plus bas et maintenant c'était au tour du Grand Duc Lemerco, deuxième monument à ses yeux représentant la Breizh qui faisait sa révérence au Peuple qui l'avait élu et dont il s'était acquitté de sa lourde charge avec tous les honneurs.

Comme tout le monde enfin la plupart, elle l'avait rencontré plusieurs fois il était même le premier qu'elle avait croisé en taverne lors de son arrivée, c'était un homme entier, droit dans ses bottes... un meneur pour résumer en un mot.

Elle était triste et inquiète pour l'avenir du Duché redoutant les prochaines grandes élections, malgré la disparition divine de certains, la Breizh restait divisée. L'horizon s'assombrissait et nul ne pouvait connaître l'avenir et fort heureusement quelque part.

Pénétrant dans la cathédrale l'office ayant déjà commencé, de loin elle reconnu certaines têtes mais prit place au fond étant venue rendre un dernier hommage à l'homme pour qui elle avait voté, sachant qu'il était le seul capable de régner dans l'honneur et la droiture durant ces derniers mois. Et c'est ce qu'il avait fait sans se défiler assumant jusqu'au bout ses actions.

Tout en fermant les yeux le temps d'une prière pour l'Ours des Bretons et aussi pour Guyhom de Brocéliande..... qui maintenant avaient rejoint le sidh éternel.

"Ô Source entends mes prières et guide ces deux âmes vers la lumière."

Une fois sa méditation personnelle terminée elle suivit l'office émouvant de l'Evêque son fils.
Ysaure_
Un de plus...

Son père et maintenant, celui qui fût un de ses plus grands amis...

Les deux compères étaient partis pour rejoindre le Sidh éternel...
Et pourtant ce n'est pas l'eau, qui les aura fait rouiller l'un et l'autre de leur vivant...

Deux des seules vraies figures de la vraie Bretagne celle droite, fière et honnête venaient de quitter le ciel breton à jamais.

Restaient les souvenirs, des moments de rire, des moments plus graves de la balade Irlandaise...

La cérémonie débutant ,vêtue du sombre qui se devrait être de rigueur pour tout breton, deuil national oblige, elle prit place auprès de son époux en tentant de ne pas se laisser trop aller... Lemerco de Montfort ainsi que Guyhom d'Olon n'appréciaient pas vraiment les effusions des pleureuses...
Un brin surprise et choquée de constater que tout le monde n'ait pas ce minimum de décence encore une fois, vis à vis de la Couronne Bretonne.

A la main elle tenait son unique et dernier chef d'oeuvre. C'est décidé, avec la fin de Lermerco, elle met définitivement fin à sa prometteuse carrière artistique qui n'avait de prometteuse que pour lui en fait...
Il avait quand même vachement mauvais goût quand on y pense... ça aussi, était un des signes distinctif du Bon Homme...

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Kachina..
[A mille lieues de là... Marseille. En Provence]

La Camarde est une garce. Une chienne nauséabonde et perverse. Elle vous surprend par une belle matinée d'été, vous rappelle à votre triste condition d'humain. Vous pouvez la défier, lui cracher à la face, la frôler ou la fuir. Un jour ou l'autre elle vous rattrape. Vous ou l'un de vos proches...

Vous êtes là à paresser au soleil, dans le décor magique des calanques. A vous dire que la vie n'a jamais été aussi belle, jusqu'à ce qu'un pli vous parvienne.
Et vous lisez… ce mot de Khaleb.


« Je vous annonce ce jour que Sa Majesté Lemerco « .....

Vous passez sur les titres ronflants. Parce que vous savez qu'ils ne sont que façade et apparat...
Et vous savez déjà que vous n'allez pas aimer la suite.
Une lame de glace dévore déjà vos tripes. Une chappe de plomb vient peser soudain sur vos épaules. Le cœur se serre et s'affole sous le corsage de percale blanche et fine.
Vous vient aux lippes quand même un léger sourire fugace, en lisant les surnoms, "poutre", "étalon" "collectionneur de culottes", "vainqueur"....
Jusqu'à ce que les mots redoutés vous percutent en plein cœur...
Vous les aviez déjà devinés bien sûr, et puis c'est pas comme si vous saviez que ça n'allait pas arriver. Ana avait prévenu...
Lem lui-même avait fait ses adieux.

Mais bordel, les recevoir comme ça........ Comme un coup de poing au visage...


"...... N'est plus."
    Foutre Dieu !!!!

Et il y a soudain comme un goût amer en tout. Foutu ciel bleu de Provence flirtant avec la mer en fond de roches blanches malmenées par les vagues. Foutu soleil, foutue mouette, foutue journée....

Et elle se retrouve là.... Sans trop savoir comment elle a fait le chemin pour rentrer... Immobile devant la psyché, mâchoires serrées.... Avec ce bonnet rouge qui a connu de meilleurs jours, mais qu'elle ne jetterait pour rien au monde. Qu'elle vient de ressortir du coffre où il était rangé, et qu'elle triture entre ses doigts en le regardant de ses prunelles assombries de chagrin.


Et le souvenir des dernières missives échangées. ...

Citation:
À Lemerco
Marseille, le 22 de juillet, an de grâce 1466

Lem,

L'aube s'invite à Marseille et par la fenêtre devant laquelle je vous écris, la mer m'offre ses gris argentés du matin. La journée sera belle à en juger par ce ciel si bleu que seule Provence sait offrir. Pourtant mes pensées sont en Breizh, alors que je prends plume et vélin pour vous écrire.

Pourquoi donc vous écrirais je, dites-le-moi ? Alors que j'ai quitté la Bretagne depuis si longtemps à présent ?
Pour vous engueuler que diantre.... Figurez-vous qu'Ana est passée dans l'auberge que je tiens avec mon époux, pour savourer ce cognac hors d'âge que nous servons ici. Et elle m'a appris que vous êtes en prise avec un mal implacable qui ronge votre esprit et vos chairs.

Alors me revient le temps des Bonnets Rouges. Quand nous marchions avec vous, essoufflés par l'ennui qui ronge parfois ces royaumes décadents. Quand vous avez - ne vous en déplaise et pas seulement d'un vent issu de votre céleste cul - soufflé l'espoir dans tous ces cœurs vaillants. Me revient aussi ces échos de cette contrée qui berce Brocéliande et ses charmes.... D'une Bretagne que vous auriez su faire renaitre ces derniers temps....

Et quoi.... Vous baissez la garde ? Vous courbez le dos et rendez les armes à cette chienne de Camarde qui vous montre sa petite culotte souillée et moche.

J'ai tout d'abord songé qu'il était impensable de vous laisser partir sans un "Merci". Pour ce souffle que vous avez un jour insufflé dans nos veines. Parce que nos royaumes ne vivent que de gens comme vous, ceux qui osent et qui bougent. Et non pas de ces pâles figures politiciennes qui balancent des décrets à 10 sous à un peuple qui ne les lit même pas. Ce que veulent les gens de ce royaume, vous le savez comme moi Lem.... C'est du rêve et du frisson, de l’envie, de la niaque, de l'aventure et du compagnonnage. Et plus si affinités évidemment....

Alors Merci, ça c'est dit. Eternel roupilleur en taverne. Mais meneur d'hommes hors pair, chef de guerre oh combien respectable et admirable... Homme sensible se cachant derrière des galéjades et l'humour, poète à ses heures, charmeur de ces dames et j'en passe......

Mais pour la suite, j'ai envie de vous secouer et de vous dire. Vous n'avez pas le droit. De les lâcher tous là-bas.... Et même moi qui suis loin, j'aime à savoir qu'il existe un Lemerco, prêt à toujours secouer la poussière et réveiller les peuples....

Alors, foutre dieu, z'avez intérêt à rester en vie. Sinon, je prierai le Sans Nom de vous envoyer tous les korrigans du coin, pour vous mordre les orteils, vous agacer de mille et une façons pour vous punir de nous abandonner.

L'ours est à lui seul l'image de Breizh. Autant que l'hermine et Brocéliande. Vous n'avez juste pas le droit.
Et je vous refuse de le prendre ce droit-là, insoumis que vous êtes.

Mayeline est à mes côtés. La veuve de Guy. Nous l'emmènerons surement à la fin de l'été revoir Breizh.
J'espère y revoir ma sœur, et bien d'autres encore... Et vous bien sûr.

A vous revoir... Debout, sur pieds et non pas couché à jamais au pied d'un arbre centenaire....

Kachi


Citation:


Kachinamour,

Il y a des combats qu'on ne peut gagner.
Celui contre la mort en fait partie.

Ma vie s'achève le 28 juillet.
Ça se trouve, le temps que le pigeon vous arrive, j'aurai déjà rendu mon dernier souffle.

Mais ne vous en faites pas.
Je vais rejoindre ainsi la lune opaline, qui ressemble furieusement à vos deux fesses dénudées.
En tout cas, même si je n'ai jamais vu votre derrière, je l'imagine ainsi.

Le vent n'appartient à personne, pas même son créateur, et chacun peut hisser les voiles pour prendre la brise pour naviguer à son tour.

A galon,

Lemerco


Elle n'est pas en Breizh.
Mais elle peut imaginer tous ceux qui entoureront l'ours pour un dernier hommage...
Des visages familiers, jamais oubliés s'invitent sous ses boucles sombres que le mistral a décoiffées.
Sa gorge est sèche, elle déglutit...
Elle voit comme si elle y était l’officiant, la dépouille, les proches et les amis réunis.

Elle voudrait en être.
Elle est loin.

Alors elle se coiffe du bonnet rouge, se perd dans le reflet que lui renvoie le miroir.
Et elle se souvient de tout.
Tout a été dit déjà.
L’ours n’est pas mort. Il vit dans l’hermine, dans chaque rire d’un korrigan farceur et dans les bruissements de feuilles des arbres de Brocéliande…
Il est Bretagne à jamais.

Kachi laisse échapper de sa bouche au pli amer, quelques mots désuets :
A galon Lem !


(Merci à Jd Axelle pour la bannière)
Clodeweck
Montforzh n'avait pas donné son nom à beaucoup d'hommes, un seul en vérité, ce n'était pourtant pas les lèches-culs et autre suceurs de braies qui avaient manqué autour de sa famille. Certains s'étaient même approprié le nom sans en avoir le droit. Quant aux lèches-culs, ils se portaient très bien aujourd'hui, idiots et fiers de l’être on voyait même encore la fiente sur leur langue.

Si donc le père avait accepté que Lemerco portât son nom devenant ainsi son petit neveu, c'est qu'il avait de l'estime, beaucoup d'estime pour cet insoumis irrévérencieux mais si attachant.

Aujourd'hui, il venait dire sa colère à cet inconvenant.
Quelques soient les raisons invoquées, Clodeweck ne donnait pas le droit de mourir Lemerco.

Tout nous laisse une Bretagne peuplée de tricheurs malsains et revanchards, pédants et orgueilleux comme des paons et tu meurs ! Comme ça ?
De quel droit vas tu te reposer ad patres ?
Sais tu que tu étais quasiment le dernier des Grand Bretons ?
De ceux la qui ont construit Breizh, qui reste-t-il aujourd'hui ?
T'étais une quasi relique !
En fait, tu ne t'appartenais plus mais tu nous appartenais, tu n'avais pas ce droit de partir ainsi.

Je suis ici pour te rendre hommage Lem, et je me tairai, je t'en donne ma parole.
Mais P....Que ton geste est inique.

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Zabou_d_avallon
Il l'avait toujours fait damner!

De ce jeune homme qu'elle avait un jour rencontré alors qu'elle était Fougeraise, elle gardait le souvenir de celui qui avait conquis le coeur de son amie Azilliz : un pédant cul nu, qui s'obstinait à ne vouloir passer une culotte. Très rapidement, il lui avait fourgué ses mômes en nourrice. Azarelle, Nao... deux bons bouts de chou qui savaient lui meubler les journées.

Plus tard, ils avaient eu l'occasion de faire joujou avec la politique et le temps passant, leur rencontres s'étaient espacées. Mais une règle était de mise entre eux: à chaque retrouvaille , en envoyer plein la face l'un à l'autre.

Ce triste jour, elle ne faillirait pas à cette tradition.
Assise, visage fermé, moue rageuse, elle invectivait mentalement son vieux copain. La décence me porte à ne pas énumérer la liste des noms d'oiseaux qu' elle envoyait au Grand Duc. Mais seul, le silence de l'intéressé lui répondait.
Amarante_
Elle l'avait vue, elle avait passé du temps avec lui. Elle était revenue à Rieux juste pour Lui, simplement pour Lui, parce qu'elle l'aimait. Elle l'aimait comme un père, comme ami, comme un amour. Tout cela à la fois et pourtant elle lui en avait voulu aussi, mais là, après avoir reçu le courrier de Khaleb, son cœur, c'était mis en berne. Elle s'y attendait, il lui avait dit lui-même qu'il n'en avait plus pour longtemps ... Mais comme Saint-Thomas qui ne croyait que ce qu'il voyait, elle prenait en plein face la réalité de la chose quand elle vit là, le cercueil exposé.

Mélissandre l'avait accompagné. Soutien inestimable en ce moment précis. Accrochée à son bras, elle avait déposé quelques pièces, pour les miséreux dans le panier mis à cet effet, puis elles avaient traversé la nef et pris place dans le grand édifice. Elle avait salué çà et là quelques personnes de sa connaissance, mais c'était arrêté devant Cathelineau, lui adressant un petit sourire et fit un geste qu'elle ne faisait que rarement. Elle plia le genou et tendit sa main libre pour prendre la sienne et y déposer un baiser sur son anneau ecclésiastique. Nul besoin de parole entre eux. Ils se connaissaient depuis presque la nuit des temps et il savait très bien ce qu'elle ressentait ...

Elle invita alors Mélissandre à prendre place non loin du "père" Cathelineau, comme elle le nommait toujours et après un petit moment, la cérémonie commença. Les yeux de la brune se posèrent alors sur le jeune évêque et non moins fils du vieil ours ... Dôn lui en avait parlé, souvent, mais il avait fallu telle occasion pour qu'elle puisse enfin mettre un visage sur ce frère que son amie s'était découvert ...

Alors qu'il parlait pour que le grand voyage du Grand Duc se fasse sans encombre, elle prononça les mots à sa suite ...


Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.
Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.
Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.
Amen ...


Sa voix basse était serrée et sa vue se brouillait ... Elle avait du mal à accepter cet état de fait ... Pourtant, c'était bien la réalité. Lemerco était parti ...


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Peter_kerdren
Le vieil ours avait rendu l'âme.

L'homme à collants verts avait fait le déplacement pour constater de ses propres yeux ce qu'il avait du mal à croire.

Ainsi allait il rejoindre pour un sacré banquet sans doute Amalric, Mat, Elfyn et les autres. Et passer du temps à picoler et à s'echarper pour l'éternité.

Peter songea que la Bretagne avait perdu tous les anciens de l'époque de Nathan, si on exceptait Meriadoc et lui même.

Et que le jour approchait où son tour viendrait.

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L_aconit
Joignant le geste à la parole, l'épisco-pâle poursuivit le sacrement des funérailles. Qu'il était étrange de le voir là, allongé depuis plusieurs jours, paré de ses beaux atours... Sans doute qu'il se serait ennuyé à ses propres funérailles. Aurait trouvé cela trop pompeux. Trop protocolaire. mais Faust était un jeune garçon qui avait été élevé dans les protocoles. Dans les règles. La croix fut déposée sur la poitrine de l'ours.



- Lermerco. nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle. J'invite les amis qui le désirent à déposer dans le cercueils leurs derniers présents; signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur.


Il descendit d'une marche pour observer les présents. Le visage jeune, le teint clair, les yeux marines n'avaient rien de commun avec ceux de de son père. Pour ceux qui avaient connu sa mère; Pelotine, peut-être que ces traits s'éclairaient un peu d'une autre vérité. Il reconnut dans la foule son Eminence Cathelineau à qui il fait une révérence discrète. Puis reprit la parole.



- Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses... Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme qui avait une histoire, unique, avec Dieu et avec vous. Qui était entouré de tendresse par Dieu, et par ses amis. Ses subalternes. Ses compagnons d'armes. Nous voici nombreux autour du Grand Duc, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.
La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".
Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis.


Je laisse la parole maintenant ceux qui l’on connu et souhaitent parler de lui.




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(En Bleu italique, les pensées Laconiques.) galerie d'avatar-Recueil
Marguerite__
C'est difficile pour Margot d'être là aujourd'hui. C'est admettre que son père est mort, et qu'il ne reviendra jamais. Il ne pourra pas faire comme quelques années auparavant, en réapparaissant soudainement pour dire "et ouais je n'étais pas mort je vous ai fait une bonne blague!". Les frasques de son ours paternel sont bel et bien terminées, pour toujours.

Pourtant elle est là, flanquée de ses enfants, eux-mêmes représentatifs de la graine vigoureuse de la lignée de Lemerco, qui aura marqué le monde par sa présence… Et aussi par sa semence! D'ailleurs, elle écoute religieusement son frère, qu'elle ne connait pas, et apprécie le ton de la cérémonie. C'est simple et sans chichis, c'est adapté.

Margot observe un peu l'assemblée, ils sont nombreux, ceux qui sont venus lui rendre un dernier hommage. Et ils représentent bien, la personnalité de son père. La foule vient de tout horizon, de tout bord. Il y a des personnalités multiples, comme son père fut lui même. Il savait se faire aimer de tous, peu importe leur genre, leurs inclinaisons politiques ou spitiruelles, et Margot apprécie ce moment pour ce qu'il est : un moment de partage à l'unisson, autour du corps d'un homme qui aura marqué le monde positivement. Resserrant ses enfants contre elle, elle prie intérieurement pour Lem.


"Dieu, accueille Papa comme tous tes fils. Donne lui une armoire pour ranger les culottes qu'il volera à tes anges. Enfin si les anges sont des filles. Je crois que la question n'est pas bien tranchée. Et offre lui du vin et du sanglier. Apporte lui la paix, et amène le aux côté de son épouse, la seule de sa vie, que je n'ai jamais rencontrée mais qu'il semble avoir aimé vraiment, la Maman de Nao. Et à son arrivée chez vous là haut au paradis solaire, fais coiffer tout le monde d'un beau bonnet rouge, pour l'accueillir. Ca la fera rigoler. Fais le rire, beaucoup, il ne riait plus assez. Et puis dis lui que je l'aimais, et que je l'aimerai toujours, et qu'il a contribué à faire de moi la femme que je deviens. Il a été une figure paternelle pas toujours parfaite, mais présente. Il m'a aidée à avoir confiance en moi, et j'espère que je le rendrai fier par mes actes futurs. Et puis laisse le diriger ton armée si tu en as une, pour qu'il s'amuse à fomenter des coups contre l'enfer lunaire. Tu verras, il va mettre de l'animation par chez toi. Amen!"

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Axelle_casas.
La France pleurait Alvira. La Bretagne pleurait Lemerco. Existait-il un lieu, dans ce fichu Royaume, où l'on ne pleurait pas ?

Les mains jointes sur ses genoux, le dos rond, la manouche écoutait sans les entendre les paroles de l'officiant, à mille lieux d'imaginer qu'il était cet homme dont Alphonse lui avait tant et tant parlé. Alphonse, pensée bannie de ses tempes gitanes. Plus tard peut-être s'y perdrait-elle, mais chaque sanglot avait son heure.

Que vous est-il arrivé, Grenouille ? Je ne sais même pas comment vous êtes mort.

Il était Grenouille. Elle était Grillon. Grenouille quand dans les fourrés de la campagne toulousaine, il avait su gonfler ses joues avec un talent fabuleux. Elle était Grillon. Pas pour ses chants, la chose était certaine. Mais elle avait beau réfléchir, le pourquoi s'échinait à lui échapper. Ce n'était pas grave, l'histoire avait été écrite. Il était Grenouille, elle était Grillon. Le reste, finalement, importait peu. Oh, combien cet Ours là lui avait plu alors, avant que les chemins ne se séparent et que les lettres s'égarent.

Vous souvenez-vous, vous, pourquoi Grillon ? Pardonnez-moi, j'ai la mémoire qui flanche ces derniers temps. Oh ne pensez pas que je vieillis, quoique, mais c'est juste plus confortable.


Les yeux rivés à la pointe de ses bottes encore poussiéreuses du voyage précipité depuis Paris, elle interdisait au moindre de ses regards de s'abîmer vers le corps défunt, refusant de troquer les joues gonflées d'air pour un masque mortuaire au creux de sa mémoire. Puis le roulement des tambours avait tonné en Anjou. Oh, qu'il avait pu l'agacer à prêcher le faux pour savoir le vrai, cherchant à faire vaciller ses convictions et son engagement. Pourquoi donc s'était-il entêté à choisir le mauvais camp ? Mystère à jamais irrésolu, ou peut-être que si, mais le Grillon s'était bouché les oreilles avec entêtement. Sauf quand, après les culottes, ce furent les bustiers royalistes qu'il s'était amusé à gagner. Un du moins. Réputé pour sa générosité.

Qui avez-vous désigné pour hériter de vos petits trésors, Grenouille ? Ou bien les garderez-vous bien précieusement dans la tombe ?

Et il y avait eu ce procès. Si le breton avait étincelé d'imagination pour mettre toute la garde de feue sa Majesté Lafa en accusation, Reine comprise, la manouche n'avait pas été peu fière de son plaidoyer tout aussi tiré par les cheveux, et les larmes bordèrent ses yeux quand elle dû se rendre à l'évidence. Ces détails aussi, se perdaient confusément dans sa caboche trop petite.

Merde, Grenouille, z'ont beau nous rebattre les oreilles avec leur histoire d'éternité à la mords-moi le nœud, z'aviez pas l'droit de partir comme ça ! Même dans la mort, bordel, qu'vous êtes agaçant ! Parce que mine de rien, vous allez foutrement me manquer. Promis, même si là, j'peux pas cracher

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Veneny
L'homme de Dieu était bien présent, bien que se faisant le plus discret possible. Il n'aimait guère les funérailles, et cela se voyait. Il n'avais pas vraiment connu Lemerco, et avait su garder une image assez négative de lui dans sa petite tête. Faut dire qu'entre les pillages et les tripots, c'était pas très aristotélicien au goût du Ven. Il aurait donc pu totalement s'en tamponner l'oreille avec une babouche. Et pourtant, il était bien là. Par respect ou par bonne conscience, Veneny ne le savait probablement pas lui-même. Il assista donc à la cérémonie, d'un air de marbre, froid, presque glacial, murmurant très légèrement ce qui semblait être des prières aristotélicienne.
_________________
Lanaelle.du.chastel
La rousse était rentrée en Bretagne depuis peu et elle apprit la triste
nouvelle Le Grand Duc Lemerco venait de quitter le sol breton
pour rejoindre le paradis solaire.

elle s'était dirigée vers l'église, entra et s'installa dans le fond
pour suivre la cérémonie.

Elle n'avait pas bien connu Lemerco, mais le peu de fois où elle lui
avait parlé, il l'avait toujours fait rire.... elle se rappelait son sacre
auquel elle avait participé, là aussi, il l'avait fait sourire.

Tous ceux qui avaient fait de la Bretagne ce qu'elle était aujourd'hui
s'en allaient les uns après les autres, que le Très Haut protège la
Bretagne, ses anciens défenseurs ne sont plus là.....

Elle murmurra doucement....


Ma Doué, accueille ton fils Lemerco auprès de toi, ce n'était pas
une mauvaise personne, il avait juste un humour un peu spéciale
mais il a toujoursdéfendu ses idées, et surtout la Bretagne qu'il aimait ...


* Ma Doue = Mon Dieu
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Wyrn
Qui aurait cru que le moins mortel des mortels meurt un jour, sûrement pas le blond. Il prêtait à cet homme des pouvoirs divins, alors qu'il n'en est malheureusement rien au final. Alors aujourd'hui et discrètement le blond vint lui rendre hommage, accompagné d'une amie retrouvée grâce à une guerre où Lemerco et ses bonnets se trouvaient, lui aussi l'avait porté en Anjou. Et c'est à deux bonnets qu'ils sont venus.

Un grand homme venait de partir, rejoindre d'autres grands noms bretons que le blond n'a jamais croisé, un héritage laissé qui saura lui rendre honneur, et un nom à jamais gravé dans le Grand-Duché, en France et même ailleurs. Une dernière prière pour l'accompagner dans son dernier voyage, en retrait écoutant la cérémonie se dérouler.

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