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[ RP]...Le Sanctuaire Gitan...

Sandino


…Il y a quelques années de cela, lors d’un premier séjour de la Kumpania sur une plage perdue au sud d’Arles pour y célébrer des noces tsiganes, le patriarche s’était fait la promesse qu’un jour prochain ils y reviendraient pour y établir un sanctuaire.

Au départ l’idée s’était imposée à lui sans qu’il n’arrive à déterminer de quoi participait cette évidence.

Certes la beauté du lieu les avait tous touché. Ignoré des Provençaux, ce coin inhabité du marquisat collé au Delta du Rhône avait des airs de début du monde. Le peu d’hommes qui fréquentaient l’endroit à certaines saisons n’y imposaient pas leurs lois et la nature sauvage s’y exprimait sans contrainte.

Ce n’est que bien des mois plus tard sur les routes du royaume, à la faveur d’un caprice de sa mémoire, que le vieux gitan a découvert ce qui rendait évident le choix de ce lieu pour y établir un sanctuaire.

Si un air de déjà vu l’avait effleuré le jour de leur arrivée sur place la première fois, il n’avait pas fait cas de ce sentiment à l’époque. Pourtant la piste était la bonne et s’il n’avait jamais vu un paysage semblable de ses yeux, il avait lu des descriptions sur un endroit similaire situé dans le delta d’un grand fleuve se jetant dans la mer.

Ce coin frère il le connaissait sans pourtant jamais y être allé, et pour cause, il était situé en Orient dans la partie la plus à l’Est de la terre d’origine des Tsiganes.

Là-bas le Gange, le fleuve le plus sacré de l’Hindoustani, se jetait dans la mer en faisant un delta comme le Rhône, et comme celui du Rhône ce delta était une terre sauvage de marais et de canaux naturels peuplés d’une myriade d’oiseaux et d’animaux. Nature vierge quasiment inhabitée que seuls troublaient parfois les hommes, venus en petit nombre lors de pèlerinages afin de baigner dans le golfe du Bengale des statues de « Kali Mâ » la déesse à la peau noire, la Divine Mère.

A la lumière de tout cela, la volonté de Sandino d’établir un sanctuaire dans ce coin perdu de Provence n’a cessé de grandir. Les mois passant, il en a parlé autour de lui, restant vague sur la forme mais déterminé à ce que la Kumpania agisse dés que l’occasion se présenterait.

Puis un jour, à l’occasion d’une invitation des autorités Provençales pour participer aux fêtes de l’indépendance du Marquisat, invitation à laquelle il avait répondu favorablement, la Kumpania s’est à nouveau installée sur cette même plage déserte qui les avait vus fêter des noces gitanes presque trois ans plus tôt.

Pour le patriarche c’était l’occasion attendue.

Confiant il s’est laissé guider et la providence lui a fait rencontrer en la personne de « Bédigue » un berger des Baux de Provence, le nécessaire coup de pouce du destin. Grâce à ce dernier le sanctuaire avait trouvé un lieu.

Suite à cette rencontre déterminante avec le « Pâstre », Sandino a décidé de mettre en place au plus vite le sanctuaire avec l’aide de sa compagne Zézé et d’Oxan leur fille la plus jeune.

Le jour même de l’établissement du sanctuaire une première cérémonie dirigée par le vieux gitan s’est déroulée.




Le trio a installé la statue de pierre noire dans sa demeure, puis entourée de ses parents Oxan a été présentée à la divinité, le lien de fille à Mère et de Père à fille a été consacré, suite à quoi la gamine a reçu de ses parents le nom Gitan de « Chandra » la Lune en sanskrit.

A cette première cérémonie ont succédé d’autres. La seconde a consisté en un pèlerinage, les membres du groupe guidé par le patriarche ont investi le lieu, le chargeant de leurs présences, lui donnant ainsi symboliquement la vie.

Dés lors, deux autres cérémonies s’y étaient déroulées, Sandino avait officié et consacré par deux fois des unions. La première interne à la Kumpania, entre Samsha et Zalome, la seconde plus intime pour un couple d’amis, Eudoxie et Soren.

Le sanctuaire que le vieux gitan avait voulu qu’il soit dédié à la Mère Universelle, comme ceux établis sur les rives du fleuve sacré « Ganga », ouvert ici à tous et à toutes les croyances, ce temple gitan, simple hutte de calcaire lovée dans les bras du delta du Rhône était né par le corps de la terre Provençale et le souffle des fils du vent.

Suite à cette implantation les choses auraient pu en rester là, mais c’était sans compter sur l’intervention de Chandra, la plus jeune de la Kumpania. Cette dernière avait alors insisté pour s’établir près du sanctuaire, puis avait insisté pour que ses parents en fassent de même. Par ailleurs avant même l’établissement du sanctuaire deux membres de la Kumpania Samsha et Zalome souhaitaient déjà prendre adresse en Provence.

Il n’en fallait guère plus pour enclencher le mouvement et l’argument final de Chandra en fut le déclencheur. Comme tout le monde les gitans doivent avoir une adresse donc un logis fixe, tant qu’à faire enregistrons-nous près du sanctuaire avait-elle soutenu avec justesse.

Les doyens convaincus du bon sens des paroles de leur petite dernière qu’ils ne voulaient pas quitter, avaient alors fait comme elle avant de quitter le marquisat.

Proche du sanctuaire dédié à la Mère Universelle, un fief Gitan allait voir le jour.

Un royaume caché ayant pour capitale « Chandranagar »…
Ladyday
" bohémiens du ciel
énamourés dans le vent
gazouillent Bobby "



c'est après avoir enterrer son coq " Prince Bobby " dans les dunes , que lady se rendit au sanctuaire , elle venait se recueillir ,et elle déposa au pieds de la divine mère , les plus belles plumes de son coq , elle alluma aussi une petite bougie et face a la divinité elle murmura .

___ voilà les plus belles plumes sont ici ce n'était que un coq , mais je l'aimé !

lady fit un petit Haïku en son honneur aussi

""" ♥ Bobby mon bobby
te voilà au paradis
des animaux d'or " ♥


le coeur moins en peine , lady sortit du sanctuaire et cheminant vers le camp ,elle réfléchissait au nom qu'elle allait donner au petit flamant rose qui allait bientôt naitre .
elle l’appellerai " Maurice "
_________________

Brodeuse de Haïkus ...et confiturière
Sandino

...A la faible lueur d'une lanterne, en milieu de nuit Sandino a quitté à pied le monastère pour emprunter la voie Romaine jusqu'à l'embranchement menant au delta, puis parcouru le sentier menant au sanctuaire Gitan devant lequel il a allumé un petit feu pour se réchauffer.

Au-dessus de lui pas un nuage ne trouble le ciel nocturne, le froid est vif et va gagner en intensité au lever du soleil avant de doucement refluer si le Mistral ne se met pas de la partie.

Venu pour vérifier que le sanctuaire n'a subi aucun dommage durant leur absence et ce avant de rejoindre sa compagne, sa fille et le reste de la Kumpania qui à cette heure dorment encore, le vieux gitan en a profité pour s'y rendre avant l'heure bleue, moment de la journée qu'il affectionne, instant suspendu entre deux cycles, bref moment durant lequel la seule loi est celle du silence, comme si rien n'était établi, comme lors d'une éclipse totale du soleil quand soudain tout se fige, laissant planer une incertitude sur la suite.

Ces moments fugaces où le réel n'a plus sa consistance habituelle, le vieux gitan les savoure, Certes, passée l'heure bleue et l'éclipse, le soleil revient et il loue son retour à chaque occasion, toutefois se fondre dans cette parenthèse silencieuse est une plongée en soi-même qui l'aide à mieux faire face au tumulte de la vie.

Les yeux fermés le patriarche a laissé ses pensées dériver, ne leur laissant aucune aspérité à laquelle se fixer, les regardant passer comme on regarde l'eau d'une rivière couler. Plus encore qu'ailleurs, dans ce coin de Provence sauvage l'expérience l'a transporté et ce n'est que sous la caresse des premiers rayons de soleil qu'il est sorti de son état méditatif, surpris d'être parti si longtemps au point de penser s'être peut-être assoupi.

A l'intérieur du sanctuaire qu'il a rejoint à la faveur d'un soleil maintenant entièrement levé, Sandino a tout d'abord salué la représentation de la Mère comme il l'a fait juste avant d'entrer en direction du soleil. Salutations sacrées aussi évidentes à ses yeux que le bonjour profane échanger avec ses semblables.

Des plumes déposées là et dont il est certain de la provenance témoignent du passage de sa cousine Ladyday il y a peu. Cette dernière plus pieuse que lui va aider à donner corps à l'atmosphère du sanctuaire, le rapport au lieu que les Gitans ont voulu ouvert à toutes les formes de spiritualité a besoin d'être incarné par une diversités de présences, de prières muettes ou de chants sacrés, de traces, comme une terre à semer de sillons.

Assis maintenant en tailleur face à la statuette de pierre noire, le vieux gitan lui parle sans formuler le moindre mot, un monologue sans réel objet, mélange de faits rapportés et de commentaire qu'il livre en pensées à la divinité comme si elle était une amie lui ayant demandé ce qu'il avait fait ces derniers temps.

Son monologue terminé, Sandino a salué la Mère puis a touché la tête de la statuette à l'aide d'un coquillage qu'il a déposé entre deux pierres plates du plafond avant de sortir et prendre le sentier de Chandranagar pour y retrouver la vie.
Sandino



…Le départ approchant, les dernières journées promettent d’être agitées et il ne sera alors plus question de faire autre chose que de préparer le voyage, c’est pourquoi le patriarche a programmé sa visite au sanctuaire tant qu’il est encore temps.

Sans se presser, il a cheminé dans l’écrin sauvage du delta, faisant s’envoler les oiseaux et se cacher d’autres animaux surpris par son passage. Ce coin de Provence n’en finit pas de le surprendre par sa beauté étrange et l’atmosphère qui s’en dégage.

Une fois atteint le sanctuaire, Sandino a déplié une petite tapisserie brodée devant la statuette, a posé dessus une petite tablette de bois de rose puis a allumé un feu de copeaux de santal dans une coupelle de cuivre posée sur la tablette, suite à quoi après avoir dispersé des pétales de fleurs séchées, les yeux fermés s’est mis à psalmodier une prière en sanskrit, langue natale des premiers tsiganes.





- Om Bhur bhuvah svahah
Tat savitur varenyam
Bhargo Devasya dheemahi
Dheeyo yonah prachodayaat !


Répétée en boucle la prière prend les accents d’un chant lancinant au rythme duquel le vieux gitan se balance doucement d’avant en arrière.

C’est finalement la sècheresse de sa bouche qui le stoppe, le rituel est achevé, cette fois c’est sa salive qu’il a offert à la Mère des Mères, une offrande comme une autre qui n’a comme unique objet que celui d’un échange symbolique.

Revigoré par la parenthèse mystique qu’il s’est accordé, Sandino reprend le chemin du fief Gitan pour y retrouver la Kumpania à nouveau réunie et prête à prendre la route.
Zeze5
Il était encore tôt quand le convoi arrive en Arles. Le soleil se levait à peine annonçant une journée agréable en ce début mai. Tout le monde dormait encore quand la plus âgée des femmes quitte le camp, pas encore aménagé.

Depuis leur séjour en montagnes alpines, puis leur passage en Bourbonnais-Auvergne, via la Bourgogne, les gitans et leurs amis n'avaient pas eut l'occasion de faire halte très longtemps.

Même si ils habitaient en Provence depuis peu, ce coin du delta était devenu ... du moins pour le couple de patriarche et la plus jeune de leurs filles ... leur chez eux.
Comme si cette terre avait été créée pour eux.

La matriarche avait laissé sa roulotte après avoir pris le soin d'attacher les mules et sans hésité avait pris le chemin vers le sanctuaire. Un châle sur les épaules en cette matinée que la froidure le l'hiver avait peine à laisser sa place au printemps, la vieille gitane prend le chemin du delta sauvage.
Les oiseaux dans le marécage, cherchaient leur nourriture, certains s'envolaient en montrant leur mécontentement d'être dérangé. Les flamants rose, eux grattaient sous l'eau pour chercher leur précieuses crevettes qui leur permettrait de garder leur belle couleur rose.

Rien n'avait bougé dans ce lieu qui serait dans l'avenir leur point d'encrage.
Devant la statuette noire, une coupe contenant de la cendre.
Zézé s'assied en tailleur devant la divinité noire, la fixe et mentalement lui parle. Ce qu'elle dit, restera entre la Mère éternelle et elle.

La vieille gitane reste là, comme si le temps s'était arrêté pour elle.
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Marcova
Tancrède freine des quatre fers. Sa maitresse le lui ordonné, elle s'exécute. C'est ça ou pas d'avoine. On obéit et c'est tout.
L'endroit est beau, brut et sauvage. De drôles d'oiseaux en bordure de marécage, perchés sur des pattes à l'aspect si fragile qu'on s'attend à les voir choir. Certains, téméraires, n'en utilisent qu'une seule. Etonnant. Mais le plus surprenant reste leur couleur, rose. Marco n'a jamais vu ça auparavant.
Surprise. Quel est donc cet oiseau ?

Quelques temps auparavant, la jeune femme a décidé de prendre l'air, du bon air de la Provence. Après tout elle ne connait pas le coin, Yara a besoin de se défouler les pattes, Et la petite dernière, la Renarde, manifeste des besoins de … hummm … reproduction ?
Marco ne se sent pas le droit de la garder contre son gré. Pas qu'elle comprenne bien, c'est une humaine. Pas bien imprégnée de la sagesse de la nature mais assez proche quand même de ses compagnons à quatre pattes pour - au moins – déceler chez eux ce qui va ou pas.
Le cœur gros bien sûr, la brune décide de s'éloigner de la ville pour rendre sa liberté à sa rousse amie.

C'est le matin même qu'elle a pris sa décision, après deux ou trois jours à ne pas vraiment savoir comment réagir au comportement pour le moins étrange de La Goupil.
Et puis, lentement une sorte de .. comparaison idiote avait germé dans son esprit :

- Renarde, tu l'as été Marco. Toi, tu as pu décider, envisager ta vie, voir plus loin que le bout de ton nez mais elle ?
Ne sois pas égoiste, à quoi ça sert de parader avec elle à tes côtés alors que ses aspirations ne sont que … procréer ? Rends- lui sa liberté, c'est ce qu'elle veut.
Observe Marco, sois pas con.


La réflexion avait fait son chemin. C'est pourquoi ce jour, elle avait réuni sa fratrie animale, prenant la première route à dos de Tancrède, au gré des chemins, par çi, par là. Seul Rahan, son faucon est resté à la maison, elle ne le maîtrise pas encore suffisament pour prendre le risque. Faudrait qu'elle trouve un maître Fauconnier qui accepterait de les former.
Apprentissage d'une entente cordiale.

Tancrède freine donc des quatre fers.

A quelques encolures, de dos, une femme assise en tailleur semble se recueillir devant ..
Là Marco doit se dresser sur le dos de Tancrède, elle ne distingue que partiellement ce qui fait face à la femme aux cheveux d'argent. Une statue ?

Marco saute, abandonne le licol. Elle sait que sa jument ne s'enfuira pas.

Elle chuchote, à l'attention de Yara.

Reste avec elle, ne fais pas de bruit.

La Renarde hésite un instant.
La brune la carresse une dernière fois.

Il est temps, va.
Dans ses yeux, des larmes. C'est Marco qui est triste, pas la bête. Sans un regard, cette dernière s'en va d'un pas tranquille, sûre de sa décision, certainement.
Fais attention à toi …
Les mots s'envolent, soufflés.

Marco tourne la tête, se concentre de nouveau sur la statue. Intriguée. Elle s'approche, à pas qu'elle veut discrêt et reconnaît Zeze, matriarche des Gitans.
Sans façon aucune, sans réfléchir, elle prend place, s'assoit légèrement en retrait pour ne pas déranger.
Cette statue et ce lieu l'intriguent et déjà, mille questions viennent tocquer à son esprit curieux.
Zeze5
La gitane était toujours assise en tailleur, les yeux fermés. Pas besoin de voir la statue pour savoir qu'elle était là.
Mentalement Zézé parlait avec elle, lui disait ses joies, ses peines, enfin tout ce dont elle ne pouvait parler avec personne quand le besoin s'en faisait sentir.

Etre matriarche demandait de se monter forte, mais comme tous, elle avait ses faiblesses qu'elle ne montrait pas .... qu'elle ne montrait plus. C'était bien ou pas ? peu importe, elle ne se posait pas la question, juste ce sentiment, se besoin, de venir ici.

C'est pourquoi elle était là en ce sanctuaire.

Son dos, petit à petit se réchauffait avec la venue des rayons de soleil qui entraient et la caresseraient doucement mais sûrement.

Elle en était dans ses pensées quand un sentiment de présence la fait se retourner et afficher un sourire.

Là assise non loin, une femme qu'elle venait de rencontré quand elle était passé en taverne manger un morceau avant de venir au sanctuaire.

- Bonjour Marco ! bienvenue dans ce lieu de paix et de sérénité !
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Selena_d_alaric
Si elle s'était enfin décidée ce matin là c'est que Séléna avait discuté avec son ami Sandino devant une bonne bière bien fraîche la veille et qu'il l'avait encouragée à venir jusqu'au sanctuaire alors qu'elle hésitait à le faire depuis déjà pas mal de temps .

Séléna avait donc allongé sa balade matinale pour faire un détour vers le delta

Dire qu'elle s'attarda serait un euphémisme....Elle resta en contemplation devant les parades amoureuses des flamands roses si longtemps que c'est la chaleur du soleil qui la fit réagir

C'est que ,si les matinées étaient encore fraîches on sentait vite que le printemps était là et bien là lorsque les rayons venaient vous caresser la peau....Et quand vous avez une peau de rousse...ça devient vite douloureux!!
Bref hors toute considération dermatologique ...Il lui fallait continuer son chemin.

Elle vit de loin que le lieu n'était pas du tout aussi désert qu'elle aurait pu le croire et la comtesse resta donc immobile au bout du chemin qui menait au sanctuaire
Un mouvement dans les joncs lui fait deviner le passage d'un animal furtif et là bas piaffe un cheval alors que sa cavalière s'entretient avec Zézé

Séléna regrette un peu qu'il n'y ait aucun arbre à cet endroit...Elle aurait bien apprécié un peu d'ombre et si ses joues et ses bras ne la chauffaient pas autant ça n'en serait que mieux..
Pfffff.....
La rouquine rêve d'une fraîcheur que les marais eux mêmes ne lui offrent pas !!
Main en visière elle attend un moment puis n'y tient plus...ça chauffe trop...

Qu'à cela ne tienne...C'est que ce n'était pas le jour....Pas le moment.....

Elle reviendra
Et doucement elle retourne vers le village en s'éventant de la main ,geste bien illusoire et symbolique s'il en est...

Elle a trop de choses en tête...Ce mariage.....Le retour d'un ami qu'elle croyait perdu....Le moulin.....La cérémonie ....

Peut être que cet endroit mérite une visite sinon nocturne du moins vespérale et surtout un état d'esprit bien plus calme et serein.

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Marcova
Marco sourit largement à la gitane et s'autorise un rapprochement, plus aisé pour échanger.
Je ne vous dérange pas trop ? J'ai vu que vous étiez en recueillement alors ...

Elle tourne la tête vers la statue en même temps qu'elle parle.
D'un mouvement du menton, elle désigne la Dame Noire 

Qui est-ce ? Elle semble si … réconfortante alors qu'elle n'est même pas réelle !

Intriguant. Ou alors l'esprit quelque peu imaginatif de la brune lui joue encore des tours.
Après tout, ce n'est peut-être que ce lieu qui dégage cette sensation de calme, pas une statue.
Ce qui serait compréhensible par tous alors que croire qu'une statue a ce pouvoir de …


Arrête Marco !
D'accord Marco.


Puis elle tend le cou et tente de voir ce que contient la coupe placée devant la Dame Immobile.
N'aperçoit rien de plus qu'une couleur grisâtre.
Qu'est-ce que ça peut bien être ?

L'impression d'une présence soudain. A force de cotoyer plus souvent les animaux que les hommes, elle s'est comme imprégné de leur instinct.
Mimétisme.

Elle se retourne discrètement et croit apercevoir une silhouette au loin, femme ou homme.
Un rayon de soleil fait flamboyer l'une de ces mèches.
L'éclat disparaît, vite.

Marco reporte à nouveau son attention sur la statue, comme hypnotisée.
Zeze va certainement lui expliquer.
Patience.
Zeze5
Zézé suit le regard de Marcova, elle aussi voit une personne repartir, puis sourit à la question de la visiteuse. Avant de lui répondre, la gitane sort une pierre de sa poche qu'elle dépose contre la statue.

- Avant toute chose, Marco, tu dois me tutoyer, comme moi je te tutoie !

Cette demande ne saurait accepter aucun refus, Zézé continue en désignant la statue noire.

- Elle représente la mère universelle, chacun peut y voir qui il veut en fonction de ses croyances ... Isis en Egypte, Nerthus en Germanie, Gaïa, Ishtar, Kali, Vénus ou encore la Mère de Christos, peu importe le nom que tu lui donnes, elle est là et sans elle nous ne serions pas là ! elle sait écouter, conseiller, protéger ! Je vais citer Sandino pour la suite, de mémoire il dit " c’est l’énergie que j’ai voulu honorer, l’énergie féminine qui permet aux rêves de l’homme de s’incarner en offrant un futur à l’humanité, sans cette énergie le jour ne connaîtrait pas de nuit et de nos hivers nous ne connaîtrions jamais les étés !"

Zézé désigne le caillou qu'elle venait de déposer.

- J'ai offert ce bout de rocher que j'ai pris dans les montagnes Alpines pour faire une offrande là aussi je cite Sandino qui dit qu'en se délestant d’une part de soi-même matérielle et en l’offrant à la part divine qui habite la statuette, l’énergie spirituelle dispensée par l’intermédiaire de la divinité rempli le vide en nous qu’a laissé le don, comme un troc entre de la matière et de l’énergie, cette énergie n’ayant pas de prix, la valeur de l’offrande ne compte pas…L’important n’est pas ce que l’on fait, mais comment on le fait, un simple galet, offert avec sincérité, vaut plus que des tonneaux d’or offert avec l’idée de se payer de l’indulgence à volonté !

Zézé s'interrompt pour sonder Marcova, n'allait-elle pas la prendre pour une folle ou tout autre béni oui oui ?

- Et puis entre nous, même si on ne croit en rien, le lieu est calme et frais, l'été arrive et venir ici quand le soleil tapera fort, sera un plaisir ! tu ne crois pas Marco ?!
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Marcova
Va pour le tutoiement alors.

Elle rit un peu, acquiesse et regarde la pierre tout en ouvrant grand ses oreilles, les deux.

Marco comprend un peu même si c'est encore un peu nébuleux dans son esprit. Ce qui lui plaît d'abord, c'est de savoir que la Dame Noire accepte tous les noms. Sauf qu'à priori, ce sont des noms de femmes.
Pas qu'elle est quelque chose contre l'idée mais la brune a tendance à invoquer Thor ou Odin, des hommes donc. Pourquoi, ça elle ne l'a jamais bien compris, un truc de famille d'après le peu qu'elle en sait. Une sœur qui jurait comme un charretier. Une histoire de transmission natuelle en somme.
Ah Alfie ! Si tu étais à mes côtés, tu m'aurais conseillée.

Mais si c'est l'énergie féminine qui est l'essence même de cette façon de penser, elle est bien dans la m....e !
Ou alors, elle mettra mentalement une jupe à Odin …

Ecoute toujours, attentivement.

Se délester. Troquer. Matérialité contre spriritualité. L'idée est belle, attirante.

Marco sent la chaleur du soleil lui taper dans le dos. Dans quelques minutes, elle sera en eaux.
Quand on vient d'Helvétie, apprivoiser l'astre royal est un peu compliqué.
Patience, encore.

Elle cogite un instant, prend sa besace et en sort un caillou, terne et gris. Pas le souvenir de comment il est arrivé là, mais peu importe. La brune le regarde : elle est pareil quand elle est en colère, terne et grise à l'intérieur.
Ce qu'elle voudrait, c'est déposer cette colère qui la ronge comme des asticots dans un vieux morceau de barbaque abandonné au soleil. Pas tout le temps mais trop souvent.
Mais ce n'est pas ce que vient de lui expliquer Zeze.
Du matériel contre du spirituel.


Zeze, je crois avoir compris mais je dois alors faire quelques « aménagements je crois.
D'abord, j'invoque souvent des dieux plutôt nordiques et des hommes.


Elle sourit.
Ca commence mal … ou mâles !

Pas que ce soit un vrai choix de genre mais c'est comme ça.
Odin et Thor ne portent pas de robe. Ou alors dans le secret de leur demeure ...


Maroc regarde Zeze, guettant sa réaction.

Tu sais, je veux bien moi, déposer ce caillou et élever mon esprit dans la spiritualité, me débarrasser du matériel mais je cherche aussi comment me sortir du carchan de certaines émotions qui me rendent … comment dire ...con ?

Regarde la Dame Noire et soupire. Elle sert tellement fort son caillou qu'il lui laisse une empreinte dans la paume de la main. Elle le lâche, il tombe.

Je sais pas si j'ai bien tout compris, à la réflexion … Et du coup, je ne sais pas trop quoi faire, tu me conseilles quoi ?

Marco est convaincue que le destin n'a pas placé cette femme pleine de sagesse et d'enseignements sur son chemin pour rien. Marco croit dur comme fer au destin. Mais Marco sait aussi qu'il n'y a pas de recette miracle.

Elle murmure enfin plus pour elle -même

Même sans soleil, ça tape fort … Trop.
Zeze5
Petit à petit le soleil montait dans le ciel et éclairait l'intérieur du sanctuaire. Zézé, toujours souriante écoute et répond aux questionnements de Marcova.

- Marco ! peu importe le nom que tu lui donne, je te l'ai dis ! mais si je me souviens bien, Odin aurait-il eut un fils sans Jörd, sa femme qui lui a donné, entre autre, Thor comme fils ?!

Zézé regarde la réaction de Marcova, puis continue.

- Mon beau-fils est Vicking, il nous parle parfois de son pays nordique et dernièrement, en Savoie, nous avons participé à une chasse pour qu'il présente son fils aux Dieux ! Tu vois chez nous on est bien représenté chez les Dieux ! on a même une cousine qui va à la messe tout les dimanches !! alors que ton dieu soit femme ou homme, il est juste là pour t'écouter, non ?

Le soleil entrait de plus en plus, comme pour écouter ce que la vieille gitane disait.

- Tu sais Marco ! en fait nous avons tous en nous tout ce dont nous avons besoin pour comprendre ce qui est bien ou pas !
Je ne te conseille rien, je sais que ce n'est pas la réponse que tu attendais mais pour ma part, quand j'ai besoin de parler de dire mes maux ou mes joies, je sais qu'ici je peux le dire et souvent en posant les questions j'ai les réponses, comme une évidence ... c'est ce qu'on appelle surement le destin ! et puis en quoi c'est gênant d'être con ? le regard des autres t'importe ?! de toute façon quoique tu fasses, tu seras toujours le con de quelqu'un !

_________________
Marcova
Ah ! Alors, si je peux lui donner un nom de garçon, ça me va.

Imagine l'ambiance de la chasse Viking et sourit.

La réponse est en toi …


Tu le savais Marco
Ben oui Marco.
Alors démerde- toi Marco.
Oui, on va faire comme ça Marco.


Rit.

Nan le regard des autres ne me gène pas en effet. Il peut-être parfois pesant mais je m'en débrouille.
Et être le con de quelqu'un, j'en accepte l'augure. Ce que je ne veux pas, c'est …


Sa main virevolte dans l'air, comme pour signifier que ce n'est important que pour elle.
Intime.

Elle a beaucoup appris dans cet échange.
Le soleil se fait de plus en plus insistant. La brune pose ses yeux noisettes une dernière fois sur le paysage, ferme les yeux et respire à plein poumons.

Puis elle se lève et sourit à la gitane.

Merci beaucoup Zeze, vous m'avez été d'une grande aide et je tenterai de mettre à profit vos conseils.
Je dois maintenant vous quitter hélas ! des affaires à régler ...


Un dernier regard appuyé à la Dame Noire.
Puis elle fait quelques pas et siffle.
Yara la rejoint aussitôt, elle n'attendait que ça. Elle non plus ne supporte pas bien la chaleur.
Dans sa gueule, le licol de Tancrède.

Une souche .. Lui faut une souche pour grimper sur sa jument. C'est bien beau de vouloir monter à cru mais quand on est pas très grande, ça pose quelques problèmes.
Zeze5
Et voilà que le vouvoiement est revenu, comme quoi tutoyer n'était pas vraiment dans les moeurs des gadjé. Ou alors c'est son age qui faisait cet effet et là c'était pire pour Zézé, même si elle assumait son age.

Elle regarde la jeune femme s'éloigner du sanctuaire.

Le soleil était déjà haut, il était temps pour la gitane d'aller retrouver les siens, au camp.
_________________
Selena_d_alaric
La nuit avait été très courte mais Séléna ,de toutes façons, avait trop de choses en tête pour se reposer correctement

C'est donc avant l'aube qu'elle passa prendre Shadow aux écuries et qu'elle quitta le moulin ,non sans avoir jeté un coup d'oeil aux installations et à l'effet qui serait garanti lorsque les invités arriveraient

Satisfaite et rassurée au moins sur ce sujet elle talonna sa monture dès franchi le large portail et fila en direction des marais ,là où elle avait repéré le sanctuaire la dernière fois.

La comtesse laissa brouter son étalon gris ,les rennes lâchement posées sur un vieux tronc mort suffisait à ce qu'il sache qu'il devait attendre
"Sois sage toi...Je reviens vite..."

Elle continua sa progression à pieds le long de la petite sente de mieux en mieux tracée au fur et à mesure des visites .
Cet endroit était vraiment idéal pour retrouver le calme dont elle avait tant besoin

Malgré sa discrétion elle effraya sans le vouloir un petit groupe de flamands qui entraîna avec lui quelques aigrettes
Dans le silence profond et l'ombre qui régnait encore cela ressembla à une bourrasque et c'est la rouquine qui sursauta le plus.

Et puis ...Le silence.
Tout redevint calme alors qu'elle approchait du lieu sacré pour ses amis
Dans la lumière encore diffuse Séléna ne distinguait pas bien ce qu'il y avait dans la petite niche mais ,respectueusement quand même, elle s'arrêta et s'assit sur ses talons ,un peu en retrait

Le principal pour elle n'était pas une éfigie quelle qu'elle soit.
C'était l'endroit....L'ambiance...L'atmosphère du lieu

Et ça elle savait le retrouver partout où la nature et elle pouvait communier en paix.
Les yeux fermés elle respira l'air salé et s'emplit des sons et des odeurs environnantes

D'abord chasser les idées parasites.....Les soucis que lui causait ,comme à beaucoup , les tracas de la vie ordinaire...Les élections...L'avancée de certaines personnalités qui faisaient craindre pour la Provence, cette terre miraculeuse où elle avait choisi de vivre en paix avec les siens....
Souci aussi du retour de Mathieus qui la remplissait de joie mais posait soucis pour le couple qui allait se former

Quelques minutes suffirent à "nettoyer" son esprit
Il fallait mettre tout ça entre les mains du Grand Architecte
Lui saurait mettre de l'ordre....Ou pas...Selon les obstacles que devraient vivre chacun.

Elle, Séléna d'Alaric, ne serait que celle par qui Sa Parole viendrait jusqu'aux hommes qui assisteraient à l'union de Alena et Enguerand
A eux deux ensuite de s'unir devant Lui, d'échanger leurs promesses comme habituellement on le faisait à la Grotte du Mas d'Azil
C'était la première fois qu'une union cathare ne se faisait pas là bas pour leur famille mais après tout ,du moment que tous étaient là, le ciel était le même au dessus d'eux et la terre sous leurs pieds la même aussi.

Les yeux fermés la matriarche communiait.......

Seule la lumière du ciel devenu céruléen aurait pu la prévenir que le jour allait se lever....
Mais pour elle, le temps avait fait une pose.....

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