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[RP] À la chasse aux oeufs, on ne trouve pas que du chocolat

Hivar

_________________
Hivar
La vie, c’est comme une boite de chocolat: on ne sait jamais sur quoi on va tomber. *Forrest Gump

    Et encore moins sur qui...

    L’amour a fini par s’inviter dans sa vie, bousculant son existence toute entière, s’insinuant en son être, profondément. Lui, le Scandinave, forcé à l’exil et devenu breton d’adoption. Lui pour qui le bonheur n’avait jamais fait partie de son vocabulaire et encore moins de sa vie, lui qui apprit avec stupéfaction que même lui avait droit à ce bonheur. Qu’il avait le droit d’être aimé et d’aimer en retour. Aimer d’un amour inconditionnel.

    C’est ainsi qu’aujourd’hui, vous allez pouvoir assister à une tranche de sa vie et pas n’importe laquelle...

    Mais, avant cela revenons quelques mois en arrière, sur les terres bretonnes, terres d’adoption et terres d’abandon.


      [Flashback]


    Tout débuta un jour banal du mois d’avril, enfin ça c’est ce que croyait Hivar, lui qui pensait que sa journée serait banale, comme toutes les précédentes. Juste réussir à trouver le courage et la motivation suffisante pour se lever tôt le matin et aller miner toute la journée, ne revoir le ciel breton qu’une fois le soleil se couchant à l’horizon.

    Mais… parce qu’il y a un mais!

    Il n’en fut rien, ce jour-là fut le jour du changement, de l’oubli, de la béatitude, ce jour qu’il n’osait plus espérer, dont il s’était fait une raison.
    Lui, ce jeune homme dont la perspective de vivre enfin heureux s’était évanouie dans la noirceur d’une nuit, lui qui ne croyait pas qu’il puisse à nouveau ressentir cette explosion à l’intérieur de sa poitrine.

    Et pourtant ce matin-là il s’était levé tôt par obligation, il était allé sur le marché de Reoz parce qu’il le devait mais ce qu’il y trouva eut le mérite d’éveiller sa curiosité et c’est toute sa vie qui allait en être chamboulée, mais ça il ne le saura que plus tard. Une journée pleine de surprises allait se dérouler sous ses yeux azurs comme le ciel dégagé d’un jour d’été.

    Il écouta son instinct, sa petite voix intérieure et au lieu d’aller à la mine comme à son habitude, il alla à la rencontre de ce Eliossz dont le nom était inscrit sur cette affiche lue au détour d’une ruelle, cet animateur de talent qui lui était encore inconnu, et pourtant, grâce à qui son destin allait changer radicalement.

    S’engageant alors dans une folle poursuite dans un immense parc joliment arboré où la vie reprenait doucement ses droits en ce printemps naissant, une course à qui trouverait des oeufs en chocolat!

    Eh oui, Pâques oblige!

    Mais quelle ne fut pas la surprise du nordique, qui, absorbé par la quête de son trésor, se fit arracher à sa concentration, à l’écoute d’une voix féminine hélant le nom d’un homme.
    Passé l’étonnement de se rendre compte qu’il n’était pas seul dans ce coin reculé du parc, la sonorité dudit nom l’interloqua plus que de raison et le fit se retourner soudainement ainsi croisa-t-il le regard d’une flamboyante rouquine qui le dévisagea instantanément. Elle se tenait tant bien que mal debout face à lui, les jambes flageolantes, la mine déconfite et pâle comme si elle venait de voir …... un fantôme!!

    LA rencontre venait d’avoir lieu, leur rencontre, leurs premiers pas dans la même direction, le début de leur idylle car malgré tout, très vite, elle reprit ses esprits et les mots s’enchaînèrent, les glaciers se mêlèrent intensément, les frôlements plus ou moins involontaires s’opérèrent puis la main masculine vint se poser délicatement sur sa jumelle féminine qui entremêla timidement ses doigts à ceux du jeune barbu, le coeur s’emballa en un instant.
    A ce moment précis plus rien n’existait autour du couple en devenir, plus rien d’autre qu’elle pour lui, lui pour elle… Les mots devinrent surperflus, inutiles. Il sut que c'était elle!



    “You could be my unintended choice to live my life extended

    Tu pourrais être mon choix involontaire de vivre ma vie plus longtemps.
    You could be the one I'll always love
    Tu pourrais être celle que j'aimerai toujours.
    You could be the one who listens to my deepest inquisitions
    Tu pourrais être celle qui écoute mes interrogations les plus profondes.
    You could be the one I'll always love
    Tu pourrais être celle que j'aimerai toujours
    I'll be there as soon as I can
    Je serai là dès que je le pourrai
    But I'm busy mending broken pieces of the life I had before
    Mais je suis occupé à réparer les morceaux cassés de la vie que j'avais avant
    First there was the one who challenged all my dreams and all my balance
    D'abord il y a eu celle qui a défié tous mes rêves et tout mon équilibre
    She could never be as good as you”
    Elle ne t'arrivera jamais à la cheville!

    Muse - Unintended




    La journée s’acheva doucement et il leur fallait déjà repartir chacun de leur côté, comme si de rien n’était, mais les jours suivants, loin d’elle, le rongeaient lentement de l’intérieur. Impossible pour lui de rester à des lieux d’elle, ne pas savoir, ne pas être certain, se triturant l’esprit afin de savoir s’il avait rêvé ou était-ce bien la réalité… Décidant de n’écouter que son coeur et faisant taire sa raison, le voilà en chemin pour Roc’han, aller la retrouver, il n’avait plus que ça en tête. Savoir… enfin.

    You're just too good to be true, can't take my eyes off you
    Tu es trop bien pour être vraie, je ne peux détacher mes yeux de toi.
    You feel like heaven to touch
    Tu es douce comme le paradis lorsqu'on te touche.
    I wanna hold you so much
    J'ai tellement envie de te prendre dans mes bras.
    At long last love has arrived and I thank God I'm alive
    L'amour a fini par arriver et Dieu merci je suis en vie.
    You're just too good to be true, can't take my eyes off you
    Tu es trop bien pour être vraie, je ne peux détacher mes yeux de toi.
    Pardon the way that I stare, there's nothing else to compare, the sight of you makes me weak
    Pardonne la manière dont je te fixe, il n'y a rien d'autre qui fasse le poids, à ta vue je faiblis.
    There are no words left to speak so if you feel like I feel, please let me know that it's real
    Il n'y a rien à ajouter alors si tu te sens comme je me sens, s'il te plaît dis-moi que c'est réel.”

    Muse - Can't Take My Eyes Off You


    Mais très vite les doutes s’envolèrent quand ses yeux se posèrent à nouveau sur elle, elle qui désormais faisait battre son coeur plus vite, plus fort, elle qui le faisait chavirer à chacun de ses regards. Elle qui d’un coup de baguette magique éclaira son existence, balayant tout sur son passage tel un tsunami.
    Ils n’arrivaient plus à se quitter, ils ne le voulaient plus, passant tout leur temps libre ensemble, s’apprivoisant, se scrutant, se parcourant, s’appréciant, se murmurant, s’aimant tout simplement.
    De cet amour dont tout le monde rêve en secret, cet amour fou et si intense qui envahit chaque instant de la vie, chaque parcelle du coeur, de l’être, cet amour tellement vrai et pur que ça en devient une évidence.


    "You're the light, you're the night, you're the color of my blood
    Tu es la lumière, tu es la nuit, tu es la couleur de mon sang.
    You're the cure, you're the pain
    Tu es le remède, tu es la douleur.
    You're the only thing I wanna touch
    Tu es la seule chose que je veux toucher.
    Never knew that it could mean so much, so much
    Je n'aurais jamais cru que tu serais si importante”

    Ellie Goulding - Love me like you do


    Leur amour les embarqua dans un tourbillon vertigineux les menant en Normandie pour vivre leur vie à eux, rien qu’à eux loin du tumulte, loin …. tout simplement.
    Et c’est donc tout naturellement à Honfleur que le jeune couple décida de s’unir devant les dieux, devant mère nature et devant les hommes.
    Et le bois du Breuil sera l’écrin de cette union druidique tant attendue.

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Marihna
[J - 4 avant le mariage]


Elle réessaye sa robe pour la millième fois, elle attache encore et encore les perles dans ses cheveux… pour s’entraîner ! Elle veut que pour ce jour, tout soit parfait !
Elle repense aux cinq mois qui viennent de s’écouler… Si lointain déjà ce moment où leurs regards se sont croisés et pourtant si proche, ce moment où tout a basculé ! Du jour au lendemain, de cette vie calme, sans amour à cette vague déferlante s’abattant sur elle, qui changea tout en un bref instant :



I don't know just how it happened,
Je ne sais pas comment c'est arrivé
I let down my guard...
J'ai baissé ma garde...
Swore I'd never fall in love again but I fell hard
J'avais juré que je ne tomberais plus jamais amoureuse mais je suis tombée éperdument
Guess I should have seen it coming,
Je suppose que j'aurais dû le voir venir
Caught me by surprise...
Prise par surprise...
I wasn't looking where I was going,
Je ne regardais pas où j'allais
I fell into your eyes.
Je suis tombée dans tes yeux*




Du choc initial lui rappelant Arnvald, elle tomba au fin fond du regard bleu azur de celui qui allait devenir en aussi peu de temps qu’il ne faut pour le dire, le centre de son univers… sa moitié, son tout, son amour, sa vie ! Elle qui avait été une femme indépendante, même mariée, il y a longtemps, elle était souvent seule… Elle devint soudain accrochée comme jamais elle ne l’aurait imaginé :


I'm addicted to you,
Je suis accro à toi
Hooked on your love,
Accrochée à ton amour
Like a powerful drug
Comme une drogue puissante
I can't get enough of,
Je ne peux en avoir assez,
Lost in your eyes,
Perdue dans tes yeux,
Drowning in blue
Me noyant dans le bleu
Outta control,
Hors de contrôle,
What can I do?
Que puis-je faire?
I'm addicted to you!
Je suis accro à toi!*


Les premiers temps furent pour le moins déstabilisants, perdant tout contrôle sur ses émotions, ses sentiments grandissant très rapidement ! Leurs sentiments, à l’unisson… Tout les rapproche, tout les accroche, tout les réuni… Au bout de quelques semaines, ils se marièrent à la sauvette dans une petite église vide, juste pour le bonheur d’échanger des vœux qui leur tenaient à cœur ! Le vrai mariage serait pour plus tard mais qu’importe… Ils se sont liés, enchaînés dès le premier moment où leurs mains se sont frôlées !


Revenant dans le présent, elle s’assied, vérifie qu’elle sera prête pour le grand jour… Ses pensées lui échappent à nouveau…


Leur rencontre bouleversante… Elle sourit…

Leurs premiers moments seul à seul… Son sourire s’élargit…

Leur premier voyage… Un premier pas hors de Bretagne…

Un déménagement à Rohan… Une nouvelle vie les attend…

Le drame, les déchirements avec des personnes qu’elle croyait sincères… Démarrage d’une toute nouvelle vie, ailleurs…

Un voyage de « noce »… Brigandage et retour à la maison…

Installation à Honfleur… Enfin le bonheur…

Le mariage, le vrai, à l’horizon… Le bonheur pour de bon !


Elle se retourne et regarde…



« Devant son miroir, elle se fixe droit dans les yeux
Elle n’y voit, n’y décèle que son regard amoureux
Elle cherche le reste d’une trace du moindre doute
Il n’y a rien, elle l’a laissé derrière, sur la route…

Celle qu’elle était avant, est partie à jamais
Toute la souffrance en elle, qui pesait…
Soulagée, réparée, toute douleur effacée
Elle est comme neuve, choyée et comblée…

Oubliés la souffrance, le chagrin et les peines
Oubliés les conflits, les traitrises et la haine
Une nouvelle ville, une nouvelle vie qui s’offre à eux
Ils ont absolument tout, désormais, pour être heureux !

À présent, le bonheur inonde son cœur
Le chemin sera heureux et sans heurts
Car l’homme le plus merveilleux qui soit
D’être avec elle, à jamais, a fait le choix !




* Extraits de "Addicted to you" de Avicii

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Marihna
Ils avaient choisi de s’unir druidiquement et non comme la plupart des gens à l’église devant un prêtre et surtout devant Ari… Non non, très peu pour lui comme pour elle, pour ça, ils n’avaient aucune divergence d’opinion. Il faut bien dire qu’ils en avaient très peu, d’ailleurs… en avaient-ils seulement?! Peut-être un détail par-ci par-là mais jamais rien d'important... Ils étaient ce qu'on pouvait appeler des âmes soeurs! Les deux moitiés d'un tout, les deux faces d'une même pièce : assez semblables pour se correspondre sur tout ce qui comptait et juste assez différents pour être complémentaires quand il le fallait.

Pour le reste il leur fallait encore choisir l’endroit qui les accueillerait pour leur grand jour. Des choix ils avaient dû en faire depuis qu'ils avaient décidés de s'unir... Une ribambelle de questions se posaient quand on voulait se marier et les choix n'étaient pas toujours aisés. Celui du lieu de la cérémonie était peut-être le plus important!


Le lieu de la cérémonie se devait d’être au coeur de la nature, ça ils en étaient bien conscients et ils n’ont pas pris à la légère cette particularité qui a une grande importance pour eux également. Ils ont cherché et cherché, ils en ont évoqué des lieux qui pourraient plus ou moins faire l’affaire, mais rien ne les avaient entièrement convaincu jusque là. Jusqu’à ce qu’on leur parle du bois du Breuil*… ni une, ni deux ils partirent à sa découverte.

Un joli bois accroché au littoral, balayé par les vents et les embruns. Mais en son coeur l’on pouvait se croire dans un lieu féérique, magique et où l’ambiance y est si paisible que seuls les bruits des animaux qui le peuplent se font entendre ainsi que les pas du couple marchant sur l’un des chemins. Ils s’enfoncent en son sein espérant trouver l’endroit idéal, explorant de plus en plus profondément et la magie commence à opérer...




Ils décident de prendre un sentier montant légèrement et devinant qu'il mène vers un endroit plus ouvert. Le soleil, comme une étoile, les guide...




Avant que se dévoile enfin sous leurs yeux ébahis l’endroit dont ils rêvaient tous les deux, une clairière assez vaste pour accueillir tous leurs amis et invités, mais également protégée tel un cocon douillet dans lequel on ne peut que se sentir bien.



Magnifique! S’enthousiasma Hivar, sa main serrant un peu plus celle de sa moitié et se tournant vers elle, son regard plonge dans le sien. C’est ici, n’est-ce pas?! Qu’en dites-vous? Un large sourire vint illuminer le visage du jeune homme, il en était persuadé, c’était le lieu idéal. Vous aimez aussi? L’on aurait dit un jeune gamin, il en sautillait presque sur place de contentement d’avoir trouvé ce coin si merveilleux. Il n’attendit pas réellement de réponse il savait qu’elle aimait aussi, nul besoin de se parler pour savoir.

Oui, c'est ici! Répondit-elle gaiement c'est parfait! Absolument parfait! On ne peut trouver mieux...
Elle lui sourit amoureusement, lui serra la main et contempla la magnifique clairière qui serait très bientôt le lieu inoubliable où ils uniraient leurs destinées...


RP écrit à quatre mains avec jd Hivar


*Le bois du Breuil, situé tout près de Honfelur, existait déjà, historiquement, depuis le XIIème siècle, appartenant alors aux Ducs de Normandie...

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Mortemer
… en chemin...

La Normandie ! Odeur de pommes, odeur de Calva ! Ses premiers pas, jadis, dans le monde civilisé des villes. Il se souvint et le passé arriva au galop.
Il était né dans une sombre forêt du nord, empreinte de magie, il avait longtemps erré sur les chemins avec une troupe de comédiens itinérants, jouant du violon et puis, Fécamp l’avait accueilli et il y avait vivoté.
Plus tard, bien plus tard, il avait rencontré Nannou.
Ensemble, partageant les mêmes convictions, ils avaient forgé et entretenu leurs croyances, aux confins de la forêt, dans leur sanctuaire. Ils aimaient la Nature et la Nature les aimait.
Depuis, ils vivaient ensemble leur druidisme.
Au départ, cet élan intérieur, cette intuition d'un besoin spirituel, cette recherche d'une réponse, cet appel vers un monde plus harmonieux, plus vrai...
Leur chemin était simple et empruntait sa modestie à la Terre, à ses ombres à ses lumières, qui mettait l'accent sur l'être plutôt que le paraître et qui s’appuyait sur le mythe et ses symboles, plutôt que sur le dogme. Un choix de vie, beau et tranquille !
C'est ainsi que souvent ils devenaient les officiants dans des mariages de personnes qui voulaient retrouver leur authenticité première, revenir à la Source, la Source Sacrée qui est à l'origine de tout, leur Source.


Beau temps, vent léger, quelques timides cirrus flottaient à l’horizon et le galop incertain de leur cheval soutenait les pensées de Mortemer.
La frontière de la Normandie arriva bien vite et Mortemer sortit son plan. Il ne reconnut pas la Normandie jusqu'à ce que Nannou, patiente, se pencha vers lui en souriant et retourna la carte dans le bon sens.


-Haaa ! Dit-il ! Nous arrivons à Honfleur ! Tu sens ce parfum de hareng et de morue mêlé à celui de la pomme mûre ? Nous passerons la nuit dans une auberge pour nous dépouiller des poussières et de la fatigue du voyage.


...Le lendemain, le Bois de Breuil...


Au milieu de la campagne, ils découvrirent le bois de Breuil. Chênes, hêtres, charmes, frênes et pins les engloutirent dans leur verdure. Les rhododendrons par milliers se fondaient dans la végétation dépouillé de leur floraison mauve. Un pic noir les accueillit par un tambourinage énergique. Un écureuil roux curieux leur fit un petit bonjour et disparut.
Imprégnés de ces splendeurs, ils arrivèrent enfin à l'orée d'une clairière dont la beauté et l'harmonie les éblouit. Il restèrent un instant silencieux observant les deux silhouettes qui se dessinaient.
Une voix féminine scandait un poème, un poème d'amour et Nannou et Mortemer se regardèrent, émus et enchantés.
Quand elle eut terminé, ils s’avancèrent, tous deux revêtus de leurs vêtements de cérémonie très simple fait de lin écru et portant un bâton richement décoré, emblème de leur charge sacerdotale.


-Boujour ! Bonjour ! Nous sommes Nannou et Mortemer et heureux de partager ce grand moment avec vous !
Hivar
    [J-1 avant le mariage]

    Les préparatifs allaient bon train, il fallait que tout soit prêt pour le lendemain. Habiller la clairière de tables qui seraient, dès le lendemain, remplies de victuailles, des mets les plus fins aux viandes rôties, du calva au jus de fruits non fermentés pour les enfants, des légumes, des fruits, des gâteaux… il fallait que rien ne vienne à manquer surtout.
    Puis décorer tout ce qu’il y avait à décorer, installer les arches, tout pour que les invités puissent loger leur popotins plus ou moins confortablement pour un moment de repos mérité. Bref y avait du boulot et pourtant...

    Au lieu de poursuivre ses préparatifs de son côté comme il le devait, le regard du barbu s’était fixé sur sa dulcinée qui chantonnait, elle avait l’air tellement guillerette, tellement épanouie et pourtant tellement impatiente en même temps, il le savait car il ressentait exactement la même chose qu’elle.
    Il ne pouvait décrocher son regard amoureux d’elle, il la mangeait littéralement des yeux avec la furieuse envie d’aller l’embrasser, lorsqu’elle stoppa net son mélodieux chant, à l’entente d’une voix masculine.


    -Bonjour ! Bonjour ! Nous sommes Nannou et Mortemer et heureux de partager ce grand moment avec vous !

    Surprise alors qu’elle récitait ces quelques vers, elle se retourna vivement et sourit largement en voyant le couple de druides qui approchait…

    A son tour Hivar tourna la tête et aperçut la raison pour laquelle sa Marihna venait d’arrêter son chant.

    Hivar, jamais loin d’elle, c’était une règle d’or entre eux : jamais loin l’un de l’autre ! vint aussi à leur rencontre.


    Et c’est donc main dans la main qu’ils se postèrent devant Nannou et Mortemer pour se présenter à leur tour. Il y avait eu de nombreux échanges épistolaires mais ils ne s’étaient pas encore rencontrés !



    Nous sommes Hivar et Marihna répondit la rousse sur le même ton enjoué que leurs officiants.

    Hivar souriait, heureux de faire enfin la connaissance du druide Mortemer avec lequel il avait eu moults échanges pigeonnesques pour se mettre d’accord sur la cérémonie à venir. Enfin pouvoir mettre un visage sur son nom.

    Marihna fit un grand geste du bras pour montrer l’endroit…
    Voici la splendide clairière que nous avons dénichée pour la cérémonie, nous espérons qu’elle vous plaît ? Vous avez encore un peu le temps pour vous approprier le lieu et préparer ce que vous devez préparer. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, surtout n’hésitez pas…

    Et se rendant compte qu’elle ne s’était pas préoccupée de ce « détail », elle leur dit : Êtes-vous bien logés au moins ?


RP écrit à quatre mains avec jd Marihna

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Mortemer
Une herbe tendre frissonnant sous un soleil d'un automne naissant, une couronne d'arbres étreignant l'espace, la nature sauvage qui déborde de vie, où les bêtes naïves ne sont pas traquées, où leurs murmures et leurs caquetages se coulent dans la pénombre heureuse.
Mortemer se retourne, observe, ses pas délicatement posés, ses yeux étourdis de vert.


-Que c'est beau ! Répond-il ! Il y a aussi ce parfum d'écume et de sel, cette légère brise du Nord !
Le large n'est pas loin ! Nous allons nous embarquer pour l'aventure de l'amour, ce sera comme le premier jour de votre nouvelle vie. Regardez les branches ! N'évoquent-elles pas la carène d'un navire inversée ? Mais, voilà que je me laisse déjà emporter !
Votre lieu est idéal, un lieu prédestiné et je ressens en moi comme un frémissement, une palpitation, peut-être les battements du temps !


Il trempa un peu ses yeux dans l'émeraude des feuillages, déjà la forêt entrait en lui et le laissait rempli d'idées nouvelles et il allait entraîner cette noce avec lui.

-Oui, Marihna et Hivar, merci de nous avoir sollicités pour vos noces, merci de votre accueil. Et nous sommes parfaitement logés non loin d'ici. Maintenant nous allons vous laisser préparer le lieu. De notre côté, Nannou et moi, nous allons faire aussi nos préparatifs.

Mortemer s'inclina devant le couple puis saisit la main de sa femme, car eux aussi ne se séparaient jamais. Puis il dit à Nannou :

-Viens, mon cœur, j'ai entendu le murmure d'un ruisselet, la source ne doit pas être bien loin, tu pourras y puiser de l'eau. Sort ta serpe aussi, nous en aurons besoin pour le bois.

Ils furent engloutis par le vert ...


Peu après, ils revinrent avec leur gourde pleine d'une eau limpide et les bras chargés de branchages. En silence, concentré, chacun s'affairait à sa tache.
La première action de Mortemer fut de créer un petit foyer au centre de la clairière.
Quelques branchettes des arbres sacrés des druides, l'if, le coudrier, le sorbier, un peu d'amadou pour que le feu prenne. Il sera allumé demain dès l'aube, jute avant la cérémonie. Les autres bûches furent entassées pour alimenter le foyer peu à peu.
Nannou, pendant ce temps, installait trois coupelles d'argent disposées en forme de triskell.
Ces coupes étaient destinées à recevoir trois des éléments, l'eau, la terre et l'air, le feu étant au centre, le foyer qui allait animer le tout.

Demain, à l'aurore, ils reviendront tous les deux, ils allumeront le feu sacré et traceront le cercle de protection invisible et consacreront le lieu pour le mariage. En attendant, ils disparurent laissant les promis à leurs préparations.
Belisaire
    Non loin d'Avranches - 1 jour avant le mariage.


Il avait passé la nuit à Avranches ne souhaitant pas faillir à son engagement de venir la chercher. Elle avait accepté de l'accompagner au mariage d'Hivar et de Marihna tout en se réjouissant d'une telle réponse. Seulement, il voulait faire bonne impression. Trop ? On ne le changerait pas. Il s'était repassé la journée ; comment il allait se vêtir ; comment ... enfin il y eut beaucoup trop de questions ... Alors, logiquement, le tout vint contrarier un sommeil qui se révéla bien léger mais pour un réveil heureux, rassuré d'avoir suffisamment organisé les choses afin que le court voyage se passe au mieux. Face à lui, les deux tenues; l'une à dominante bleue nuit sera choisit ce jour ; l'autre présentant une association rouge et crème conviendra pour le lendemain.

La vue depuis le Relais de Poste du Mont Saint Michel était somptueuse. Face au lever du soleil, s'offrant à brise légère Bélisaire attendait avec une impatience difficilement dissimulable pour le plus grand amusement, certainement, de Ferdinand et Martine qui le jaugeaient à travers l'un des nombreux ajour. Le carrosse était prêt et le cocher n'attendait plus que les ordres pour se diriger vers Honfleur. Une halte nécessaire avant de pouvoir ensuite se rendre au Bois de Breuil.

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Marihna
[La veille…]

Se préparer… tout préparer…

Hivar s’occupait à merveille avec un peu d’aide, d’installer les tables, les chaises, les arches magnifiquement décorées, par lesquelles ils devraient passer pour se rejoindre et « officiellement » s’unir ! Ils étaient déjà unis depuis un bon moment, à leurs yeux…

La cérémonie était seulement l’occasion de le faire parmi leurs amis, anciens et nouveaux et d’avoir le bonheur de vivre une cérémonie sacrée avec des druides dignes de ce nom. C’était l’occasion de se connecter à la Terre-Mère, d’offrir une prière aux Dieux, à la Nature pour être accompagnés au jour le jour, par cette force mystique qui ne pouvait que renforcer leur amour !

Ils allaient dans quelques heures, à présent, se vêtir de leurs splendides tenues, qui n’avaient aucun rapport avec le druidisme mais ils aimaient tous deux n’en faire qu’à leur guise et ils étaient sur la même longueur d’ondes, même dans leurs paradoxes !

Telle que cette « manie » de se vouvoyer… Cela ne les quittait plus. C’était Lui qui avait voulu, au début, garder ce « vous » entre eux et la rousse trouvait cela bizarre mais que n’aurait-elle accepté pour être auprès de son beau, son charmant viking. Puis, l’habitude ayant été prise, ils ne pouvaient plus imaginer faire autrement. Eux qui aimaient les choses simples, se disaient « vous » comme les plus péteux des bourgeois mais ce n’était pas ça, bien sûr… Pour eux, c’était ainsi qu’ils aimaient se parler, tout simplement, sans raison précise, juste parce qu’ils aimaient ça ! Il n’y a que dans la plus proche intimité que le « tu » prenait sa place entre eux mais seulement pour mieux les réunir dans ces moments où l’amour immense qu’ils partagent, se fait gestes tendres ou passionnés et mots qu’on ne dit que tout bas, dans le creux de l’oreille…


Ils avaient eu d’ailleurs, une de leurs interminables discussions comme ils les aimaient, ce matin même et Marihna, un peu nerveuse à l’idée d’être le centre de l’attention en ce grand jour, avait exprimé ses craintes à son presqu’époux… Il n’était, effectivement, pas dans leurs habitudes de se mettre en avant mais son homme lui avait répondu, tout naturellement, qu’il serait dans sa bulle où il n’y aurait qu’elle, sa future femme, qui en ferait partie ! Non point que la présence des autres n’aurait pas d’importance ou ne serait pas souhaitée, loin de là ! Mais face à l’appréhension de ce moment unique, le besoin de rester concentrés sur ce qu’ils allaient vivre, se faisait sentir par notre couple fusionnel.

Marihna ne pouvait se détacher totalement de ses craintes de ne pouvoir se mettre dans la bulle. Il lui répondit simplement: « Je vous emmènerai avec moi ». Comme toujours, Hivar était là pour elle, rassurant, protecteur, présent pour s’occuper d’elle, pour lui offrir son soutien… Toujours !



C'est au bout du regard
Là ou les bateaux quittent la mer,
Là où l'horizon est tellement plus clair,
Sous la belle étoile, celle qui te dit que la vie ici
Ne sera jamais rien que ton amie

C'est au fond de tes yeux
Là où le monde effleure tes rêves
Là où le bonheur n'est plus un mystère

C'est là que je t'emmènerai sur la route
Et si le soleil le savait
Mais j'en doute, il viendrait
Là, où je t'emmènerai
Aucun doute, il s'inviterait
Pour nous éclairer.

Nous longerons la mer
Nos vies couleront sans un hiver
Comme un matin d'été, un courant d'air

Et tout au long de ta vie

Que s'écartent les nuages,
Je serai là à chaque fois que tu auras besoin de moi
Regarde là-bas

C'est là que je t'emmènerai sur la route
Et le soleil s'il le savait
Mais j'en doute, il viendrait
Là où je t'emmènerai
Aucun doute, il s'inviterait
Pour nous réchauffer
Nous accompagner

Là où je t'emmènerai
Aucune peur, ni aucun doute
Le monde est toujours en été
Pas de douleur et pas de déroute
C'est là que je t'emmènerai
Sur ma route
Pour te réchauffer et te protéger
Sans t'étouffer
Je t'emmènerai


Florent Pagny (Là où je t’emmènerai)

_________________
Hivar
    [13 septembre]

    La nuit précédant leur union avait été courte, trop courte même pour les futurs époux, la veille fut dédiée à tout préparer dans la clairière comme à la maison, vérifier encore et encore leurs tenues, s’assurer que tout était en ordre et prêt pour le lendemain matin. Qu’il ne manquait rien.

    La soirée avait été plus qu’agréable en compagnie de sa douce Marihna, le couple avait discuté des heures durant de tout et de rien, mais surtout de leur union imminente.

    Hivar sentait bien que sa rouquine était encore quelque peu anxieuse pour le lendemain, elle avait déjà eu quelques appréhensions le matin-même.
    Il souhaitait plus que tout l’apaiser et eu des gestes doux et attentionnés envers elle puis leurs lèvres avaient fini par s’effleurer doucement, se mêlant dans de tendres baisers. Il leur est difficile de ne pas succomber l’un à l’autre, il y a comme une force impalpable, invisible qui les attire irrémédiablement l’un vers l’autre comme deux aimants, tels deux amants dont l’amour qu’ils partagent ne pouvait plus s’éteindre, semblable à un brasier ardent.

    Puis l’épuisement de cette folle journée les avait cueillis, ils s’endormirent plus ou moins paisiblement, la nuit avait fini par les engloutir totalement dans son enveloppe rassurante, baignant dans cet univers étincelant, où ils avaient leur place.


    Shine bright like a diamond
    Brillons ardemment comme un diamant
    You’re a shooting star I see
    Tu es l'étoile filante que je vois
    A vision of ecstasy
    Une vision de l'extase
    When you hold me, I’m alive
    Lorsque tu me tiens, je suis vivant
    We’re like diamonds in the sky
    Nous sommes comme des diamants dans le ciel
    I knew that we’d become one right away
    J'ai tout de suite su que nous ne ferions qu'un
    A right away
    Tout de suite
    At first sight I felt the energy of sun rays
    Au premier regard j'ai ressenti l'énergie des rayons du soleil
    I saw the life inside your, eyes
    J'ai vu la vie dans tes yeux
    Rhianna - Diamonds

    Après à peine quelques heures de repos bien mérité le sommeil l’abandonnant déjà, l’impatience et le stress aidant, Hivar s’éveille alors que le soleil joue toujours à cache-cache avec la lune.
    Il ne peut se résoudre à déjà quitter sa moitié qui, toujours endormie, est allongée tout contre lui... il profite encore un instant de ce moment magique que lui octroie la vie.

    Puis l’envie irrésistible d’aller vérifier encore une dernière fois que tout allait bien à la clairière, que tout serait fin prêt pour que cette journée soit la journée inoubliable qu’ils espéraient. Que tout soit parfait!

    Il se lève doucement en essayant de ne pas réveiller sa moitié, remontant le drap sur elle et dépose un baiser affectueux sur son épaule dénudée avant de quitter la maison, une fois n’est pas coutume, il part sans elle...

    À la lueur de sa lanterne, il s’empresse de rejoindre le bois du Breuil. Il aurait pu y aller les yeux fermés tellement ils y avaient passé du temps, tellement ils aimaient ce lieu qui serait bientôt chargé d’émotion, inondé d’amour.
    Alors que le soleil, enfin, se décide à quitter les bras de Morphée abreuvant la terre de ses rayons encore timides. Mortemer et Nannou ne tarderont plus alors qu’Hivar, après son inspection, retourne à grands pas vers les falaises rejoindre l’amour de sa vie avant qu’elle aussi ne s’éveille.

    Tout était prêt pour accueillir leurs invités…

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Hanna_de_la_serna
        [Mont Saint Michel - J-1]

    De bon matin, Maman m'a réveillé pour que je lui donne mon avis sur sa tenue pour la fête, je ne sais pas si ce jeu va me plaire, je ne suis pas habituée à ce que l'on me demande mon avis... Elle a enfilé une robe prune, et défile devant moi, cherchant mon approbation en me souriant, ce que je lui refuse en éclatant de rire, elle ressemble à sœur Marthe, attifée ainsi.

      "Mija, tu ne m'aides pas..

      - La 'ouge ! P'ends la 'ouge.

      - Elle est trop petite la rouge.. Et c'est ta faute !

      - Même pas v'ai !"


    Elle grogne en levant les yeux au ciel, avant de disparaître derrière le paravent, je me laisse glisser de son lit et je vais ouvrir le coffre interdit, celui des vraies robes que maman ne portent jamais, des héritages, des cadeaux, et je veux qu'elle mette ma préférée, elle ne l'a porté qu'une fois, je l'attrape reconnaissant la douceur du tissu, je la porte à mon nez en souriant.

      "Hanna, je dois m'en aller.. avant que..argh fichue botte... La marée ne redescende. Tu me rejoins pour la fête demain. Tu es sage et obéissante.

      - Oui-oui, mais p'ends ça, peuplé !"


    Maman sautille d'une jambe sur l'autre pour enfiler ses bottes, puis peigne ses cheveux avec ses doigts pour les rassembler dans un chignon lâche. Elle s'approche de moi, inspecte la tenue choisie, hausse une épaule et incline de la tête, avant de m'embrasser sur la joue bruyamment et de me serrer à m'en étouffer.. Je me remet au lit, enfin dans le sien, et agite la main.

    Les bras croisés derrière ma tête, je songe à quelle bêtise, je vais pouvoir faire de si bon matin, quelque chose d'original.. Mais finalement se sera un classique - Faire courir Suzon et Ronan !



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Carmen_esmee.

        [Le Relais près D'Avranches - J-1]


    Le bout des doigts sur les lèvres, la brune se recroqueville dans la barque du passeur afin de ne point trop subir le roulis de la marée.. Pourtant calme, mais suffisant pour lui faire fermer les yeux.. Elle dresse la liste de ce que contient son bagage, priant de n'avoir rien oublié.. Hors de question de faire demi-tour. Carmen sentira l'arrêt de la barque contre la bute de sable bien vite, quittant la brume matinales du Rocher, ce n'est qu'alors qu'elle ouvrira les yeux, on lui tendit une main et elle fila, direction les écuries, il lui fallait préparer sa jument.. Sauf que.. Bien vite elle aperçu le carrosse mais également la silhouette de Bélisaire.

    Les mains glissent sur ses bras pour se réchauffer, elle porte une tenue cavalière, il y est habitué.. Mais elle pensait naïvement qu'il serait en retard comme tous les hommes et qu'elle aurait le temps de se changer avec l'épouse de Ferdinand.. Eh non... Elle remonte donc la plage jusqu'à lui en souriant, à la fois confuse et surprise..

      "Bonjour Bélisaire, je ne pensais pas que vous seriez si ponctuel... Je me changerai à Honfleur, si nous en avons la possibilité ?"

    Elle portait ses braies prunes préférées, une paire de bottes un brin fatiguée, mais à sa convenance, une chemise blanche lacée sur le devant, un gilet bordeaux et un col, la tenue parfaite pour chevaucher de bon matin, mais Bélisaire avait prévu davantage de confort pour leur petit voyage.. Les émeraudes naviguent du jeune homme au relais de poste, le couple Porsche en faisait autant les détaillant tout deux, sans vergogne à travers leur vitrine de collection de chausses perdues dans la baie.. Pourquoi se priver, pour une fois qu'il se passe quelque chose.. elle les fixa, le rouge aux joues..

      "Hum.. Nous devrions y aller.. Je suis véritablement ravie de vous revoir." plus bas, en touchant son avant bras, "Vous m'avez manqué."

    Dans moins de deux jours les montois aurait une histoire de plus à conter et échanger, elle dodelina de la tête, avec un fin sourire.. Michel remonta la barque sur la plage et installa le bagage de la brune à l'arrière du carrosse, ne cachant pas son sourire moqueur.. Encore un.. Le rouge ne quittera point ses joues tant qu'ils ne prendraient pas le départ. Elle implora presque du regard son cavalier pour qu'il les soustrait à leurs regards.

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En deuil de sa Reyne
Harmony__
Harmony c'était lever de bonne heure , laissant Chris ronflé encore quelques minutes, elle en profite pour préparé leur affaires pour la cérémonie, une fois terminé, elle fait chauffé de l'eau pour le bain, une fois le bac remplis, elle y ajoutes des huiles , et vas réveiller son homme.

Aller chéri , debout, il est l'heure , j'ai fait coulé un bon bain chaud , si tu veux en profité.....En tout cas moi, j'y vais.........

Elle le bouscule encore un peu, et fil dans le baquet.

Elle avais choisi pour ce jour exceptionnel, t'en pour elle que pour Chris , une jolie robe en velours vert émeraude, avec quelques liserais dorés, une robe simple qui rappelé la nature par sa couleur . C'était la première fois qu'ils allaient assistaient à un mariage druidique qui plus est, celui de leur amis, qu'ils apprécier beaucoup l'un et l'autre.


Il était temps de partir, les deux amoureux prennent la route direction la foret. Une fois arrivé, Harmony alla saluée Hivar et Marihna, ainsi que son futur parrain Belisaire et d'autre personnes qu'elle ne connais pas.

Bonjour , Bonjour, alors les futurs mariés comment allez vous ? Bonjour parrain.....

Elle leur fait une bise avec un grand sourire, et laisse Chris les salué a son tour.
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Nannou
Et en effet ils ne tardèrent pas.

Cela faisait plusieurs mariages qu'ils célébraient, et Nannou avait remarqué que les mariés ne choisissaient pas vraiment le lieu de la cérémonie, mais qu'à l'inverse il s'imposaient à eux. Il semblait y avoir une force supérieure qui les emmenaient là où tout devait se dérouler.
Et bien souvent, l'endroit était éloigné de la civilisation et réclamait un peu d’effort pour le rejoindre. Le lieu se méritait.
Nannou était sensible aux vibrations de la terre. Un vertige survenait parfois, comme cette première fois, à Carnac. Elle avait été surprise, et même incommodée, mais petit à petit elle apprenait à se maitriser. Et pas de doute, le lieu était chargé ce cette sensation qu'elle avait bien du mal à nommer.
Elle senti venir le déséquilibre et s'adossa à un gros chêne. On aurai pu croire qu'elle avait le souffle coupé, mais ce n'était pas exactement ça. Au lieu de contrer, elle se laissa aller, tentant de maitriser cette sensation, car elle avait compris que c'était ainsi qu'il fallait agir.

Son mari ne s’inquiéta pas, il savait ce qui se passait.
Ayant retrouvé une certaine stabilité, elle prit le bras de son époux et il s'avancèrent vers Hivar déjà présent.


Bonjour Hivar!
Tu es bien matinal! Tout va bien?


Oui elle le tutoyait alors qu'ils ne s'était réellement rencontrés que la veille. Mais ils étaient d'ors et déjà liés, sinon amicalement, du moins spirituellement, et le tutoiement de la prêtresse exprimait cela.
Libres aux promis d'en faire autant.

La clairière était déjà installée, il ne leur restait qu'a préparer le cérémonial.

Nannou versa l'eau récoltée la veille dans l'une des coupelles, puis de la terre légèrement recouverte de mousse, dans une autre, et enfin dans la troisième, une plume, sans doute celle d'une mouette, qu'elle avait ramassé la veille sur la plage.
Enfin, elle alluma un petit feu et déposa une branche de frêne à côté, arbre symbolique non seulement chez les celtes mais aussi chez les scandinaves. Elle allumera le foyer au centre des trois coupelle avec lorsque les invités seraient arrivés.

Nannou songea aussi qu'il faudrait expliquer ces symboles à l'assemblée, composée sans doute de non initiés.

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Mortemer
Brumes sur l'aurore estivale, tendre matinée en prémices d'automne... La vie donnait rendez-vous à la vie.
Les yeux encore embrumés de la nuit, Nannou et Mortemer foulaient l'herbe humide de rosée. L'air frais de l'aube les enveloppait. Les oiseaux lançaient leurs louanges au soleil naissant, à ce nouveau commencement.




Nannou frémit et s'adossa à un chêne. Un léger malaise qui survenait quand le lieu était trop chargé d'énergie et cette clairière en était riche. Un lieu prédestiné pour cette célébration !
Elle reprit vite son souffle et ils se mirent à l'ouvrage.
Nannou et Mortemer se tournèrent ensemble vers l'est et délivrèrent leur silencieux hommage à la Nature.
Puis Nannou alluma le foyer central, prépara les éléments dans les coupelles et Mortemer chanta :


-Feu éclatant,
Feu somptueux,
Feu irradiant.
Feu où se mêlent les vœux de ceux qui s’aiment

Les mots fleurissent en ma paume
Puis, la pomme s'en vient au pommier
Qui nous offre la connaissance

Entre mes doigts, coule l'eau de la Source
L'eau va dans la rivière,
Va dans l'estuaire et rejoint le grand Océan

Sous les souffles du vent,
Le plumage de l'oiseau s'ébouriffe
L'oiseau offre sa plume en sacrifice

Les feuilles frémissent sur la branche
La branche est sur le tronc
Le tronc est dans ses racines
La sève dans ses racines l'inonde de la vie
La sève monte de la terre et descend du ciel

Mémoire de feu, d'eau, d'air et de terre
Secret qui ouvre les portes de la cérémonie
Initiés ils sont pour une nouvelle naissance


Puis, il observa la clairière. En elle-même elle formait déjà un cercle, mais, prenant son bâton de coudrier, patiemment, longuement, avec une extrême attention et douceur, avec ferveur et ardeur mêlées, il concrétisa l'endroit sacré de la cérémonie par ce cerne invisible, commençant par l'est, puis le sud, puis l'ouest, puis le nord pour rejoindre ensuite l'est.

Tout était prêt, promis, famille et invités pouvaient arriver. Mortemer se mit en retrait et prenant son tambour, lança "l'appel", l'invitation à l'amour, la création, la joie, la nature, l'esprit, la beauté, la tendresse, l'inspiration, la poésie, le chant, la musique...
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